C’est arrivé un 24 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 juillet 1429 : la flèche de la cathédrale de Strasbourg est terminée.

Jusqu'à la fabrication de la tour Eiffel, monument maçonnique, cette flèche est le plus haut monument d'Europe.

  • le 24 juillet 1440 : signature du traité de Cusset, qui met un terme à la « Praguerie ».

Cette «Praguerie», a vu les grands vassaux de France se soulever contre Charles VII et Arthur de Richemont. Le seul qui n'accepte pas la paix est le Dauphin, le futur Louis XI, il est nommé au gouvernement du Dauphiné, en guise d'exil doré, avant de se réfugier à la cours du duc de Bourgogne.

  • le 24 juillet 1534 : Jacques Cartier prend possession du Canada au nom du Roi de France.

Parti le 20 avril 1534, de Saint Malo Jacques Cartier atteint le golfe du Saint-Laurent et débarque à Gaspé après s'être arrêté à Terre-Neuve. Accueilli par des Indiens avec qui il échange des cadeaux, il plante une immense croix portant les armes du Roi de France, le 24 juillet. Voir aussi la chronique du 5 septembre 1534, date à laquelle Jacques Cartier ramène de sa première expédition au Canada, deux Indiens qu'il présente au Roi François Ier.

 


  • le 24 juillet 1534 : François Ier décide la réorganisation de son armée en 7 Légions provinciales.
  • le 24 juillet 1671 : la tragédie-ballet "Psyché" de Lully et Molière est créée au Palais-Royal à Paris.
  • le 24 juillet 1702 : assassinat du grand vicaire de Mende par les Camisards.

Une soixantaine de Protestants des Cévennes tuent l'abbé du Chayla, grand vicaire de l'évêque de Mende. Les Camisards prennent les armes ; cette guerre civile ne se comprend que dans le contexte de la guerre de Succession d'Espagne. Voici ce qu'en écrit Jean Guiraud dans Histoire partiale-Histoire vraie, (éditions Beau-Chesne-Croit, tome 3 pages 65 et 66) :

« La guerre de la Succession d'Espagne, qui commença en 1701, fournit aux protestants une nouvelle occasion de se révolter avec le concours des ennemis de la France. Un grand nombre de « voyants » et de « prophètes » se mirent à annoncer le triomphe des persécutés et la destruction de l'Église romaine ; les assemblées interdites par les ordonnances royales, se multiplièrent tandis que de leur côté, les fonctionnaires royaux redoublaient de rigueur à l'égard des « nouveaux convertis », en arrêtant et en faisant mettre à mort un certain nombre d'entre eux. Le meurtre de l'un des missionnaires catholiques les plus détestés des « nouveaux convertis », l'archiprêtre de Chayla (mi-juillet 1702), donna le signal de la révolte générale sous la conduite de deux jeunes gens, Cavalier et Roland.

Rarement, guerre religieuse fut aussi cruelle que celle des Camisards ; c'est ainsi que se nommaient les protestants Cévenols. Six mois à peine après ses débuts, dans une lettre au ministre de la guerre du 28 décembre 1702, le P. de la Rue dressait ainsi le bilan de ses cruautés : « Quarante églises brûlées et pillées ; deux à trois cents abandonnées, le massacre de près de deux cents personnes : prêtres, gentilshommes, anciens catholiques et nouveaux zélés ; plus de cent lieues d'étendue de pays sans nul exercice de religion dans les campagnes… l'audace de cinq à six cents malheureux à qui quatre mois de massacres et leur férocité naturelle tient lieu de valeur». Le 6 mars 1703, l'intendant Bâville signalait au ministre de la guerre « du côté du Vigan, une bande de 1.500 révoltés qui ont brûlé des églises, tué des anciens catholiques et brûlé des maisons jusqu'à quatre lieues de Montpellier » ; le 13 mai, il mentionnait 208 le massacre à Fraissinet de 32 anciens catholiques et de beaucoup de femmes et d'enfants, par les Camisards. Un rapport adressé, le 30 août 1703, au ministre de la guerre déclare que, vers la fin de mai 1703, dix mois après leur révolte, les Camisards ont brûlé 409 maisons et 107 églises et que, depuis ce temps-là, ils ont bien achevé pour le moins le nombre de 500 maisons et de 150 églises. « Pour les meurtres, on ne saurait les dire au juste parce que le nombre en est si grand qu'on n'a pu tenir un compte exact ; mais on vous dira en plus qu'on a massacré des villages entiers sans épargner ni âge, ni sexe, ni condition, qu'on a été près de cinq ou six mois qu'il ne s'est guère passé de semaine qu'il n'aient fait deux ou trois meurtres. Et pour des soldats du roi, ils en ont tué presque autant qu'on leur a tué des leurs.., pour les prêtres, ils en ont massacré un grand nombre ; les autres se sont retirés en lieu de sûreté et la plupart des paroisses sont abandonnées dans ces quatre diocèses». »

Voir aussi la chronique du 22 septembre.

  • le 24 juillet 1712 : le maréchal de Villars remporte à Denain.

C'est une victoire inespérée sur les Austro-Hollandais, commandés par le prince Eugène de Carignan-Savoie, l'un des plus grands chefs militaires de son temps, que remportent les Français. Elle se déroule du 23 au 24 juillet 1712, vers la fin de la Guerre de Succession d'Espagne et fait suite à de nombreux revers français face aux Impériaux alliés aux Anglais et aux Hollandais. Voir les chroniques du 1er février, du 6 mars, du 12 juin (en particulier où le Roi Louis XIV lance un appel à la nation française), du 1er novembre, des 8 et 10 décembre. La réponse du Ciel, à cet appel royal, demandant aux Français un effort spirituel est la victoire inespérée de Denain, victoire décisive pour achever la guerre de Succession d'Espagne.

  • le 24 juillet 1802 : naissance d'Alexandre Dumas père.


Alexandre Dumas est l'auteur entre autre des Trois Mousquetaires, Le Comte de Monte-Cristo, Vingt ans après, La Reine Margot, La Dame de Monsoreau, Joseph Balsamo,

  • du 24 juillet : texte du vœu national pour la construction de la basilique Montmartre.

Sur les bas côtés est de la Basilique se trouve gravé le texte du Vœux national :

« En présence des malheurs qui désolent la France, et des malheurs plus grands peut-être qui la menacent encore ;

En présence des attentats sacrilèges commis à Rome contre les droits de l'Eglise et du Saint-Siège et contre la personne sacrée du vicaire de Jésus-Christ :

Nous nous humilions devant Dieu et, réunissant dans notre amour l'Eglise et notre patrie, nous reconnaissons que nous avons été coupables et justement châtiés ;

Et pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l'infinie miséricorde de Notre Seigneur Jésus-Christ le pardon de nos fautes, ainsi que les secours extraordinaires qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité, et faire cesser les malheurs de la France, nous promettons de contribuer à l'érection à Paris d'un sanctuaire dédié au Sacré Cœur de Jésus. »

  • du 24 juillet 1958 : Pie XII et son époque.

Le pape dénonce comme « racines de l'apostasie moderne : l'athéisme scientifique, le matérialisme dialectique, le rationalisme, le laïcisme, et leur mère commune : la Maçonnerie ».

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 253)

  • le 24 juillet 1967 : à Montréal, le général De Gaulle, lance au cours d'un discours:

« Vive le Québec libre ! »

  • le 24 juillet 1976 : le pape Paul VI prononce la suspension a divinis de Mgr Marcel Lefebvre, supérieur du séminaire traditionaliste d'Écône.

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