Bannière Salon Beige

Partager cet article

Histoire du christianisme

C’est arrivé un 24 avril…

« Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir."» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 24 avril 858 : élection du pape Nicolas Ier le Grand.

Il est élu pape, à la mort de Benoît III, grâce à l'appui de l'empereur Louis II. Pendant son pontificat, il s'impose comme patriarche d'Occident et s'immisce dans les querelles d'autorités du patriarcat de Constantinople. Il fait figure d'autorité morale : à ce titre, Charles le Chauve requiert son arbitrage quand son frère Louis le Germanique envahit la France. Il est considéré comme le premier pape à avoir revendiqué la supériorité du pouvoir pontifical sur le pouvoir impérial.

  • le 24 avril 1342 : décès du pape Benoît XII.

Pendant son pontificat il réforme l'administration pontificale, la Curie, les Ordres monastiques, dont la discipline et la ferveur dans les différents ordres religieux se sont relâchées. Dans crainte d'une intervention armée de l'empereur Louis de Bavière, allié de l'Angleterre, le pape se fait édifier un palais fortifié à Avignon.

  • le 24 avril 1450 : assassinat de Gilles de Bretagne.

Gilles de Bretagne, frère du duc François Ier de Bretagne, est assassiné en prison alors qu'il devait être libéré depuis un an. Enfermé depuis 1446, pour avoir proposé ses services au roi d'Angleterre, il est étranglé dans sa cellule le 24 avril 1450 par Olivier de Méel. Ce dernier et ses complices sont exécutés l'année suivante sur ordre de Pierre II de Bretagne.

  • le 24 avril 1581 : naissance de saint Vincent de Paul.

Né en 1580, dans une modeste famille de paysans des Landes, Vincent de Paul est ordonné prêtre très jeune, en 1600, à vingt ans, par l'évêque de Périgueux. Revenant de Marseille par la mer il est capturé par les Maures et réduit en esclavage à Tunis. Un Français qui a renié sa foi le rachète. En un an il convertit une des trois femmes de l'apostat ; cette dernière reproche avec tant de force l'apostasie à son mari qu'il décide de retourner en France avec saint Vincent. Nommé en 1610 aumônier ordinaire de la reine Margot, il arrive à la cour de France où il rencontre le cardinal Pierre de Bérulle, qu'il choisit pour directeur spirituel. Le cardinal le fait nommer curé de Clichy. La ferveur paroissiale est telle que les Parisiens appellent ses paroissiens les « anges de Clichy ». Monsieur Vincent est déjà décidé à se vouer au service des pauvres, en accomplissement d'un vœu qu'il avait résolu pour délivrer un malheureux théologien assailli de tentations contre la foi.

Monsieur Vincent fonda en 1617 à Châtillon-les-Dombes où il est curé, ses premières Confréries de la Charité afin de secourir les plus pauvres et les malades. Il y a alors beaucoup à faire car le fanatisme huguenot a saccagé un grand nombre d'églises et d'abbayes auxquelles était attachés les vieilles institutions hospitalières : hospices, maladreries, léproseries, désormais ruinés et abandonnés. En 1619, la rencontre de saint François de Sales est pour lui une révélation de la bonté de notre Père céleste. Nommé aumônier général des galères, il porte secours aux esclaves.

« Si suave était la bonté de Monsieur de Genève, écrira-t-il, que je répétais en moi-même : " Combien grande est la bonté divine ! Mon Dieu, que vous êtes bon ! Mon Dieu, que vous êtes bon, puisque Monseigneur de Sales, votre créature, est lui-même rempli de tant de bonté ! " »

Saint Vincent présente les Dames de l'Union Chrétienne de Saint-Chaumond, première congrégation féminine fondée par saint Vincent le 17 octobre 1653 avec Madame de Pollalion, à la reine Anne d'Autriche. Tableau de frère André, religieux dominicain, dans l'église de sainte Marguerite à Paris, XVIIIe siècle.

Le 17 avril 1625, La Congrégation des prêtres de la Mission est fondée, et à la mort de saint Vincent, en 1660, ses membres, les " lazaristes ", comptent déjà plus de huit cents " missions ", dans les diocèses de France et en pays étrangers. (…)

Mme de Gondi assure l'entretien des ecclésiastiques :

« qui iront de village en village, aux dépens de leur bourse commune, prêcher, instruire le pauvre peuple des campagnes qui demeure comme abandonné. Lesdits ecclésiastiques s'interdiront de s'occuper de ceux qui habitent dans les villes, et qui ont pour les catéchiser et les prêcher quantité de docteurs et religieux. Ils renonceront expressément à leurs bénéfices, charges et dignités de l'Église ; vivront en commun sous l'obéissance dudit sieur de Paul. »

Saint Vincent de Paul fonde avec sainte Louise de Marillac en 1632, la compagnie des Filles de la Charité, qui se consacrent totalement à Notre-Seigneur dans le service de ses pauvres.

« Vous avez pour monastère les maisons des malades, leur disait Monsieur Vincent ; pour cellule, votre chambre de louage ; pour chapelle, l'église paroissiale ; pour cloître, les rues de la ville ; pour clôture, l'obéissance ; pour grille, la crainte de Dieu ; pour voile, la sainte modestie. 

Le 14 mai 1643, jour de l'Ascension, il assiste le Roi Louis XIII rendant son âme à Dieu. Dès le lendemain, il écrit à l'un de ses confrères : « Depuis que je suis sur la terre, je n'ai vu mourir personne plus chrétiennement. »

Anne d'Autriche le fait entrer au Conseil de Conscience, lequel règle toutes les affaires ecclésiastiques du royaume, et décide notamment du choix des évêques et des abbés.

Le 27 septembre, il s'endort paisiblement en invoquant le saint Nom de Jésus, à Paris, dans la Maison-mère de la Congrégation Lazariste, à l'heure même où depuis quarante ans, il se levait pour faire oraison. Canonisé par Clément XII en 1737 et le Pape Léon XIII le déclara patron spécial, de toutes les œuvres de charité catholique.

Châsse de saint Vincent de Paul

  • le 24 avril 1585 : élection du pape Sixte V.

Felice Peretti est un prédicateur franciscain membre de l'Inquisition. Sacré évêque de Sant' Agata dei Goti puis de Fermo, il est ensuite élu pape la mort de Grégoire XIII sous le nom de Sixte V en hommage à Sixte IV, autre pape franciscain.

  •  le 24 avril 1611 : le Collège romain confirme au cardinal Bellarmin que les observations de Galilée sont exactes.
  • le 24 avril 1629 : Traité de Suse.

Les Rois de France Louis XIII et d'Angleterre Charles Ier tentent de mettre fin à la guerre dans le nouveau monde. En 1627, sans déclaration de guerre, les Anglais attaquent les établissements français du Canada et saisissent des vaisseaux de commerce français, ce qui engendre un conflit, auquel le traité de Suze, du 24 avril 1629, devait mettre un terme. Mais une expédition anglaise, dirigée par les frères Kirke, s'empare de Québec le 19 juillet 1629, près de trois mois après la conclusion de la paix. Les négociations se poursuivent jusqu'à la conclusion du traité de Saint-Germain-en-Laye, le 29 mars 1632.

(Cf. les chroniques du 5 décembre et des 1 (sur Samuel Champlain) et 29 mars, et du 19 juillet sur la chute de Québec.)

  • 24 Avril 1738 : l'encyclique In Eminenti du pape Clément XII condamne la maçonnerie.

«  Quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit dans la vérité vient à la lumière, pour qu'il apparaisse au grand jour que ses œuvres sont faites en Dieu. » (Jean III, 20-21)

  • le 24 avril 1849 : expédition de Rome.

Le corps expéditionnaire français du général Oudinot, chargé de rétablir Pie IX sur son trône, débarque à Civitavecchia.

  • le 24 avril 1849 : naissance de Joseph Gallieni, maréchal de France.

Après la guerre de 70, Gallieni part coloniser sur l'île de la Réunion. A partir de 1886, il devient gouverneur du Soudan français. Rentré en France avec le grade de colonel, il repart en Indochine et organise l'administration au sein du pays. Il est envoyé à Madagascar avec la même mission. En 1914, il devient gouverneur militaire de Paris et défend la ville contre les Allemands.

  • le 24 avril 1856 : naissance de Philippe Pétain, maréchal de France.

Chef militaire durant la grande guerre, "vainqueur de Verdun", généralissime des armées françaises, ministre de la Guerre, ambassadeur de France à Madrid, membre de l'Académie française, l'assemblée du Front populaire, responsable de la débâcle de 1940, lui vote les pleins pouvoirs avant de fuir devant les Nazis. Lui, instaure l'Etat français et sa « Révolution nationale » que Maurras qualifie « de divine surprise ». Après la guerre, il est condamné à mort, de Gaulle commue la sentence en réclusion à perpétuité. Il meurt le 23 juillet 1951.

Il faut noter que si l'indignité nationale lui retirait sa place à l'Académie française de par les statuts de cette dernière. Cette place n'est réoccupée qu'après la mort du maréchal.

  • le 24 avril 1915 : début du génocide des Arméniens par la Turquie.

Le premier génocide du XXème siècle fait plus de 1 500 000 morts. Ce génocide vise à maîtriser le territoire de l'Arménie mais aussi à exterminer des chrétiens pour assurer l'unité islamique de l'empire ottoman. Voici le texte d'un télégramme transmis par le ministre aux cellules de Jeunes Turcs :

«Le gouvernement a décidé de détruire tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l'âge, ni du sexe. Les scrupules de conscience n'ont pas leur place ici.»

Ce sont à peu près les mêmes ordres qui ont été donné à Turreau et à ses colonnes infernales pour exterminer la Vendée et ses habitants.

Les principes non-négociables n’ont jamais été si attaqués. Aidez le Salon beige à contre-attaquer et à promouvoir la culture de vie !

Partager cet article

16 commentaires

  1. Merci Lois pour ce rappel du 24 avril 1915.
    Merci aussi pour le rappel du génocide des Vendéens. Un poète arménien disait : “Et s’il arrivait que nos fils oublient tous ces malheurs…alors, que le monde entier crache au visage de l’Arménien”.
    Nous n’oublions pas.

  2. A propos de Saint Vincent de Paul C’est l’occasion de (re)signaler l’excellent film “Monsieur Vincent” 1947 – texte de Jean Anouilh et interprété par Pierre Fresnay : un joyau !

  3. A propos du génocide arménien Erdogan premier ministre turc a présenté ses condoléances aux descendants ; on attend que Valls fasse de même avec les descendants des vendéens ….

  4. Amusant , le 24 avril c’est aussi la Saint Fidèle de Sigmaringen…le jour de l’anniversaire du Maréchal !

  5. Bonjour,
    Je pense qu’il y a une petite erreur sur la numérotation des papes Clément:
    Clément XII (Lorenzo Corsini, 1730-1740)
    Clément XIII (Carlo Rezzonico, 1758-1769)
    Cordialement et merci pour votre excellente rubrique.

  6. Pitié, écrivez “De Gaulle ” comme il se doit, avec un D majuscule !!!!

  7. Je me souviens avoir écouté une émission fort intéressante sur Radio Courtoisie il y a quelques années concernant St Vincent Depaul. Et j’ai, entre autre, retenu un détail: son nom est Depaul et non de Paul.
    Pourquoi cette erreur qui s’est tant répandue?

  8. Il est effectivement utile de rappeler que c’est bien l’assemblée élue en 1936, celle du Front Populaire, qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain, en 1940…

  9. “Des 569 votants en faveur des pleins pouvoirs, 286 parlementaires ont une étiquette de gauche ou de centre-gauche et 283 ont une étiquette de droite, de centre-droit ou sont sans étiquette.”
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Vote_des_pleins_pouvoirs_%C3%A0_Philippe_P%C3%A9tain_le_10_juillet_1940

  10. Merci d’avoir fait un exposé décent concernant le Maréchal Pétain .C’est tellement rare qu’il fallait le dire !
    Voilà un homme de Bien valeureux qui a toujours été consciencieux pour les vrais interets nationaux et ceux du peuple francais ,durant des décennies .
    Il a été calomnié, persécuté, par seux-là meme qui avait saboté leur va-t-en guerre arrogant ,et qui ayant perdu la guerre se sont enfuis comme des laches qu’ils étaient, pour revenir en résistants de la dernière heure pour les prébendes et les saccages de familles entières diffamées par les communistes qui assassinaient les patriotes en toute impunité dans le vain espoir de faire tomber la France dans l’escarcelle soviétique d’alors .
    Il faudra rétablir le nom de Pétain qui mérite mieux le Panthéon que certains imposteurs …..

  11. A propos du tableau sur saint Vincent de Paul et Anne d’Autriche
    J’aimerais vous signaler une erreur historique à propos du tableau illustrant la rencontre de saint Vincent de Paul avec Anne d’Autriche. Les religieuses présentes sur ce tableau ne sont pas des Filles de la Charité mais les Dames de l’Union Chrétienne de Saint-Chaumond, première congrégation féminine fondée par saint Vincent le 17 octobre 1653 avec Madame de Pollalion, née Marie Lumague.
    “L’événement figuré par cette peinture se déroule en juin 1656, à Paris, rue de l’Arbalète, à proximité immédiate du Val-de-Grâce, chez les Filles de la Providence et de l’Union-Chrétienne, en leurs locaux de l’Hôpital de la Santé, où leur installation avait été approuvée en août 1651 par des lettres patentes de la reine régente. Venue chez elles en visite officielle, Anne d’Autriche occupe le centre du tableau… Debout à sa droite, saint Vincent de Paul tient le livre des règles des Filles de la Providence et de l’Union-Chrétienne. Il les remet à une soeur agenouillée à ses pieds. Légèrement en retrait, Madame de Pollalion soutient ses proches collaboratrices en cette circonstance si émouvante…”
    Suite aux aléas de l’histoire et de la révolution, la maison-mère de l’Union Chrétienne de Saint-Chaumond (Congrégation religieuse enseignante de droit pontifical) est aujourd’hui dans la ville de Poitiers. La congrégation a d’autres maisons et établissements scolaires en France et à l’étranger (Espagne, Portugal, USA).
    Bien à vous.

  12. Où avez-vous pris que Philippe Pétain a été déchu de la nationalité française ?

  13. Pétain n’est pas le vainqueur de Verdun. Il en est le défenseur jusqu’en juin 1916, date où il prend le commandement d’un groupe d’armées.
    Le vainqueur de Verdun, après la reprise de Douaumont à l’automne, est Nivelle, avec l’aide de Mangin. Cette victoire finale sur un secteur si éprouvé vaut d’ailleurs à Nivelle son élévation au poste de généralissime après le discret renvoi de Joffre.
    Quand vous encensez un personnage historique, quel qu’il soit, il ne faut quand même pas en rajouter.
    Sur saint Vincent de Paul : le véritable patronyme est bien Depaul.
    Les érudits ne sont pas tous d’accord sur son séjour chez les Maures, au sujet duquel il a gardé une étrange discrétion.
    Sur les Arméniens : Erdogan a présenté ses “condoléances”, mais pas les excuses de son pays. C’est donc nul et non avenu.

  14. @g marie
    “Le crime d’indignité nationale est une faute d’une très grande gravité commise par un militaire ou un civil, elle est appliquée en France notamment durant la période d’épuration. La dégradation nationale en est la peine.”
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Indignit%C3%A9_nationale

  15. Monsieur Vincent s’appelait effectivement Depaul et c’est une erreur au moment de la canonisation qui a fait qu’il est maintenant vénéré sous le nom de St Vincent de Paul .
    Il parait qu’une fois la canonisation prononcée on ne peut plus rien changer au libellé .
    C’est du moins ce qui se dit dans les Landes .

  16. A la demande de Lois Spalwer, quelques précisions sur la “particule” du général De Gaulle:
    on m’avait toujours appris que c’était un nom d’origine flamande où le D majucule est courant et n’a pas la même signification qu’en France , cela signifie “Le”(ceci dit nombre de familles avec de jolies particules ne sont pas nobles, ayant acheté ou fait rajouter le “de”, et nombre de familles réllement nobles n’ont pas de particule!!) Il parait selon d’autres sources que ce ne serait finalement pas un nom flamand…
    Mais la coutume veut que les gaullistes purs lui accordent ce “d” minuscule, et légitiment donc une apparence de noblesse, tandis que ceux qui lui reprochent des choses prennent un certain plaisir à écrire avec un D majuscule…
    Après recherche dans le dictionnaire de la fausse noblesse, je lis ceci : “famille de marchands à Chalons sur Marne puis procureurs au parlement de Paris et avocats au XVIIème siècle” en tout cas c’est une famille ancienne certes, et sans doute grande bourgeoisie, mais certainement pas de noblesse avérée, cela est certain, ce dictionnaire est une source totalement fiable.

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services