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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 23 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 23 octobre 1295 : Phillippe le Bel et Jean de Balliol signent la Grand Auld Alliance.

Ce traité d'alliance qui a marqué les relations franco-écossaises durant l'Époque Médiévale. Conçue pour encastrer l'Angleterre entre deux royaumes qui lui sont hostiles, la Grand Auld Alliance devait être scellée par le mariage de Jehanne de Valois (nièce de Philippe le Bel) et d'Edouard de Bailliol, fils du Roi Jean. Ce projet n'aboutit pas après la mort de Jean en 1296. Mais l'alliance franco écossaise est plus ancienne ; elle date de 1165, quand Guillaume le Lion adresse une ambassade à Louis VII de France. On trouve ensuite le traité signé à Paris du 23 octobre 1295. Le traité prévoit que si l'un des États subit une attaque de l'Angleterre, l'autre État envahira l'Angleterre, comme c'est le cas à la bataille de Flodden Field en 1513. Aux XIVe et XVe siècles, le traité est appliqué à six reprises. Le 6 juillet 1560, le traité d'Édimbourg supprime officiellement l'alliance datant de plus de 250 ans.

  • le 23 octobre 1668 : conversion de Turenne au catholicisme.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 58 :

«Le protestant pourtant convaincu qu'est le vicomte de Turenne 81611-1675), Henri de la Tour d'Auvergne, abjure et devient catholique. L'unité doctrinale (que lui a enseignée Bossuet à travers son livre L'exposition) de l'Eglise de Rome l'a beaucoup frappé. Par ailleurs, il y eut l'incendie dans les appartements du Louvre. Le feu est arrêté par le Saint-Sacrement. Turenne témoigne de ce miracle en disant : «Je l'ai vu, je ne saurais en douter, je l'ai vu. »

La présence réelle de Jésus Christ dans l'hostie est aussi patente, comme tant de fois depuis la Cène et la Résurrection de Notre-Seigneur. »

Turenne, que Bossuet vient de convertir à la religion catholique, fait sa profession de foi en abandonnant ainsi son protestantisme. Petit-fils de Guillaume d'Orange et deuxième fils du duc de Bouillon, Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne, né à Sedan le 11 septembre 1611, est élevé dans un calvinisme austère. Jugé trop faible pour embrasser la carrière des armes, il obtient cependant de servir en Hollande sous les ordres de ses oncles, Maurice et Henri de Nassau 1625-1629. Il entre ensuite au service de la France et se fait remarquer en Lorraine, aux Pays-Bas et en Italie. En dépit de sa qualité de protestant et de la révolte de son frère, le duc de Bouillon, il commande en 1642 l'armée qui pénètre en Roussillon. Fait maréchal de France par Mazarin, Turenne jouit alors d'une grande célébrité et passe déjà pour un des meilleurs chefs de guerre de l'époque, tout en présentant un contraste absolu avec le prince de Condé. D'un abord bourru, mais adulé de ses soldats, il n'est pas l'homme des grandes inspirations sur le champ de bataille. Mais c'est par la sûreté du raisonnement, la prévision, qu'il prépare ses campagnes. Il mène, de 1645 à 1648, une brillante campagne en Allemagne du Sud avec les victoires de Nôrdlingen, et de Zusmarshausen qui hâtent la conclusion des traités de Westphalie 1648.

  • le 23 octobre 1812 : Napoléon Ier commence à évacuer Moscou.

En traversant le Niémen le 24 juin 1812, Napoléon a scellé son destin et celui du pays. Le refus d'une bataille par les Russes provoque un étirement très dangereux de ses lignes d'approvisionnement. Le 14 septembre, Napoléon arrive devant Moscou et s'installe au Kremlin, convaincu que le tsar Alexandre allait demander la paix. Il doit fuir la ville ravagée par l'incendie provoqué par les Russes ; le gouverneur Rostopchine avait fait enlever les pompes. Quand il donne l'ordre de la retraite le froid chaque jour plus rigoureux, le manque de vivres et le harcèlement des Cosaques déciment les colonnes d'une Grande Armée qui ne ressemble plus à rien. Arrivé en France Napoléon a perdu plus de 400 000 hommes, et plus de 100 000 sont prisonniers en Russie.

  • le 23 octobre 1909 : Blériot vole à Vienne devant l'empereur François-Joseph.

Pendant ce temps La baronne de La Roche obtient son brevet à Châlons-sur-Marne à bord d'un Voisin ; c'est la première femme pilote au monde.

  • le 23 octobre 1942 : début de la seconde bataille d'El-Alamein.

L'Afrikakorps du maréchal Rommel recule à El-Alamein devant la VIIIe armée britannique du général Montgomery. C'est le premier coup d'arrêt infligé à l'armée allemande après une guerre éclair qui lui a valu d'occuper la plus grande partie de l'Europe continentale et du bassin méditerranéen. Il a été rendu possible par l'héroïque résistance d'une brigade française à Bir Hakeim, au sud du dispositif britannique… Ces 5.000 hommes placés sous les ordres de Pierre Koenig (44 ans) constituent la première Brigade Française Libre (BFL). Ils ont offert à la VIIIe armée les deux semaines indispensables à son regroupement sur sa seconde ligne de défense, devant l'oasis égyptienne d'El-Alamein. À Londres, Winston Churchill exulte :

«Ce n'est pas la fin, ni même le commencement de la fin ; mais c'est la fin du commencement».

  • le 23octobre 1954 : accords de Paris.

Ils sont signés entre la France et la République fédérale d'Allemagne, la RFA, et mettent fin à l'occupation de la Sarre ; par ailleurs ils autorisent la RFA et l'Italie à accéder à l'OTAN.

  • le 23 octobre 1958 : la « paix des braves » en Algérie.

De Gaulle, dans une conférence de presse à Matignon, propose au FLN "la paix des braves" et les appelle à se rendre "en hissant des drapeaux blancs".

  • le 23 octobre 1983 : 58 militaires français sont tués à Beyrouth.

Un attentat terroriste frappe le QG américain et fait 241 morts. Quatre minutes plus tard, à quelques dizaines de mètres, l'immeuble « Drakkar » où sont les soldats Français explose ! On compte 58 victimes parmi les parachutistes français, des 1er et 9ème RCP, basés à Pamiers. C'est le début de cette guerre de civilisation qui se développe aujourd'hui : guerre urbaine, terrorisme des « Fous de Dieu » islamistes, soutenus par la Syrie et l'Iran hier, par l'Arabie, le Qatar et les pays sunnites aujourd'hui.

Les ruines du Drakkar à Beyrouth, le 25 octobre 1983. | AFP/PHILIPPE BOUCHON

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4 commentaires

  1. Le fameux tableau de Meissonier illustre la Campagne de France. La neige est celle de février-mars sur les plateaux de Champagne, en 1814, année qui est d’ailleurs le titre de l’œuvre, et non celle d’octobre 1812 devant Moscou.

  2. « … D’un abord bourru, mais adoré de ses soldats,.. »
    adulé, pas adoré : on n’adore que le Bon Dieu 🙂
    Sinon, continuez Loïs, on adore… pardon… on aime beaucoup votre revue historique !

  3. D’après les études qui furent faites (sans aucune publicité) le Drakkar était déja entièrement piégé quand les troupes françaises s’y sont installées .
    Cela explique la façon dont il s’est effondré (comme un mille feuille) au moment de l’explosion .
    N’oublions pas non plus que même si le fils de Bachar el Assad nous est devenu “sympathique” c’est très probablement son père qui fut le commanditaire de cet attentat .

  4. 23 octobre 1956: déclenchement de l’insurrection de Budapest
    23 octobre 2006 : Un demi siècle après l’insurrection de 1956, les nationaux hongrois sont au premier rang de la contestation populaire qui aboutit au renversement du gouvernement social-démocrate.
    Budapest, 1956 :
    Je suis le fleuve qui traverse la Hongrie,
    Le Danube qui coule en Europe de l’Est.
    J’étais là lorsque le Pacte de Varsovie
    A réprimé l’insurrection de Budapest.
    Dans cette ville se dressaient les barricades.
    Les habitants révoltés faisaient face aux chars.
    Mes rives résonnaient du bruit des fusillades
    Tandis que le sang rougissait les boulevards.
    Des milliers de gens défendaient les avenues.
    Ils montrèrent qu’en l’Occident ils avaient foi.
    Mais de l’extérieur aucune aide n’est venue :
    L’Ouest ferma les yeux sur le sort du peuple hongrois.
    Il ne répondit pas à toutes ces souffrances.
    Les démocraties ignorèrent les blindés
    Qui écrasèrent tout désir d’indépendance
    Chez une nation qui cherchait la liberté.
    Mes bords ont vu défiler des siècles d’Histoire,
    De la défaite des Turcs à cinquante-six,
    Et pas un seul instant je n’ai cessé de croire
    Dans les Magyars qui de l’Europe sont les fils.
    Autour de moi : des idéologies malsaines.
    Mais comme le communisme elles tomberont,
    Car, moi qui irrigue la terre européenne,
    Je sens venir une nouvelle insurrection.
    Hommage à toutes les victimes du communisme.
    Si vous voulez découvrir d’autres poésies patriotiques rendez-vous sur:
    https://www.facebook.com/Gerfaut-Po%C3%A8triote-428463004020668/timeline/
    ou sur:
    http://gerfaut-poetriote.over-blog.com/

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