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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 22 septembre…

C’est arrivé un 22 septembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 septembre : saints du jour français ou en France.
    • St Silvain, ermite dans le Berry († Ier s.)

À Levroux dans le Berry, saint Silvain, ermite.

  • Sts Maurice et compagnons, de la Légion Thébéenne, martyrs († 286)

Le 22 septembre 286 vit un spectacle à la fois sublime et épouvantable : une légion romaine entière, général en tête, immolée par un barbare empereur pour n’avoir pas voulu renoncer à Jésus-Christ. Cette légion était la légion thébaine ; ce général, saint Maurice, et ce tyran, Maximien. La légion thébaine portait ce nom parce qu’elle avait été recrutée en Thébaïde. Elle fut du nombre de celles que l’empereur emmena combattre la Gaule en révolte. Après le passage des Alpes, un sacrifice solennel fut ordonné. La légion chrétienne, ne voulant pas y prendre part, et apprenant qu’elle allait être employée pour persécuter des frères chrétiens, se retira près du lieu appelé aujourd’hui Saint-Maurice-d’Agaune (Suisse). L’empereur les enjoignit de se réunir à l’armée pour la fête. Mais Maurice et ses compagnons, se rappelant qu’il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, se virent dans la triste nécessité de désobéir.

Cette désobéissance, n’était pas, pour ces braves soldats, vainqueurs sur vingt champs de bataille, un acte de félonie, mais un acte d’héroïque loyauté. Aussitôt le prince barbare donna l’ordre de décimer la légion. À voir ce bataillon de six mille hommes rangés en ordre de combat, ayant à sa tête Maurice, à cheval, avec ses brillants officiers, Exupère, Maurice et Candide, il semble qu’on eût pu craindre une résistance par la force ; mais non, les disciples de Jésus-Christ ne cherchaient et n’attendaient qu’une victoire pacifique, la victoire sur le monde, et la conquête du ciel par le martyre. Les noms des soldats sont jetés dans les casques des centurions ; six cents sur six mille vont périr; les victimes désignées embrassent leurs camarades, qui les encouragent ; bientôt le sacrifice est consommé, et la plaine ruisselle du sang des martyrs.

Les survivants persistent à se déclarer chrétiens, et la boucherie recommence ; six cents nouveaux élus rougissent de leur sang les rives du Rhône. Les autres sauront mourir jusqu’au dernier ; mais ils envoient au tyran un message avec une lettre admirable : « Empereur, nous sommes vos soldats ; nous sommes prêts à combattre les ennemis de l’empire ; mais nous sommes aussi chrétiens, et nous devons fidélité au vrai Dieu. Nous ne sommes pas des révoltés, nous aimons mieux-être des victimes que des bourreaux : mieux vaut pour nous mourir innocents que de vivre coupables. » Maximien, désespérant d’ébranler leur constance, les fit massacrer tous en masse.

Une basilique fut élevée par saint Théodore dès le IVe siècle, puis une abbaye y fut créée. Le culte de saint Maurice se répandit en Suisse, en Savoie et dans les régions voisines. Dès l’origine de leur dynastie, les comtes et les ducs de Savoie le déclarèrent protecteur de leurs États.

  • St Florent, prêtre († VIe s.)

Au mont Glonne sur la Loire, au VIe siècle, saint Florent, prêtre, dont le nom fut donné au monastère élevé en ce lieu.

  • St Lô (Laudon), évêque de Coutances († après 549)
  • Ste Salaberge, abbesse à Laon († v. 664)

À Laon, vers 664, sainte Salaberge, abbesse. Jeune aveugle, elle aurait retrouvé la vue grâce à saint Eustase, abbé de Luxeuil, qui la dirigea vers le service de Dieu.

  • Bx Othon, évêque de Freising († 1158)

Au monastère cistercien de Morimond, en 1158, le trépas du bienheureux Othon, évêque de Freising, qui mourut sous l’habit monastique qu’il n’avait jamais quitté au cours de son épiscopat.

  • Bx Joseph Marchandon, prêtre et martyr († 1794)

Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Joseph Marchandon, prêtre sulpicien et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut déporté sur un bateau négrier et mourut de privation et de maladie

  • le 22 septembre 530 : décès du pape saint Félix IV.

Saint Félix IV est désigné par Théodoric et non pas élu; ce dernier avait martyrisé son prédécesseur, Jean Ier. Pape pendant un peu plus de quatre ans, du 12 juillet 526 au 22 septembre 530. Il est inhumé au lieu où se trouve l’actuelle basilique Saint-Pierre.

C’est sous son pontificat que Benoît de Nursie fonde le monastère du Mont-Cassin en Italie. Les bénédictins et la règle bénédictine, « Ora et Labora » « prie et travaille » vont civiliser et christianiser l’Europe.

  • le 22 septembre 530 : élection pape Boniface II.
  • le 22 septembre 1485 : le duc François II de Bretagne crée le parlement de Rennes.

Le Duc décide l’établissement d’une cour souveraine, le nom de Parlement de Bretagne, utilisé au début du siècle pour nommer les États de Bretagne, lui est rapidement donné.

  • le 22 septembre 1503 : le cardinal Francesco Todeschini Piccolomini est élu pape et prend le nom de Pie III.

Il ne reste chef de l’Église que vingt-six jours et meurt de la goutte.

  • .le 22 septembre 1504 : le Roi Louis XII signe un des traités de Blois.

Ce traité prévoit le mariage de Claude, fille de Louis XII, âgée de huit ans, avec celui qui deviendra Charles Quint. Anne de Bretagne y est très favorable car elle ne souhaite pas voir sa fille épouser celui qui deviendra François 1er.

  • le 22 septembre 1703 : les Camisards, alliés aux ennemis protestants de la France massacrent des villages entiers.

La France est en pleine guerre de succession d’Espagne depuis un an. Un plan d’invasion du pays est mis en œuvre par les puissances protestantes qui s’appuient sur un ennemi de l’intérieur : les Camisards.

Dans Histoire partiale-Histoire vraie, (éditions Beau-Chesne-Croit, tome 3 page 66), Jean Guiraud rapporte les horreurs commises ce jour :

« On ne peut lire sans frémir le récit suivant des cruautés que commirent les Camisards « dans les lieux de Saint-Ceriez et de Saturargues, le 22 septembre 1703 ». « Au nombre de 400, ils se divisèrent en deux troupes qui allèrent piller chacune l’un de ces pays ». La première s’ouvrit, à coups de hache, un passage libre dans les maisons où pillant l’utile et le meilleur, elle ramassa tumultueusement le reste pour y mettre le feu, de sorte qu’en un moment, le château et le village brûlèrent de toutes parts… Ces sacrilèges profanateurs de la maison du Dieu vivant, entrèrent dans l’église, le fer et le feu à la main, renversèrent l’autel, brûlèrent le tabernacle… Ces inhumains ont tué dans Saint-Ceriez onze personnes et blessé deux». A Saturargues, «cette troupe infernale, se voyant maîtresse absolue de la vie et des biens des habitants, tua, massacra sans pitié et mit le feu dans tout le village. M. Pujol médecin arriva dans cette effrayante conjoncture ; il prit garde que la violence du feu était si grande que les voûtes même les mieux bâties ne pouvaient pas y résister. Il trouva d’abord 71 personnes massacrées, savoir 15 hommes, 26 femmes dont 6 allaient être mères qui furent éventrées, 30 enfants ; 15 blessés qu’on fit porter à Lunel-la-Ville pour les faire panser, dont six sont morts de leurs blessures… il vit sur le corps d’un pauvre homme un petit enfant à qui on avait déchiqueté le visage et coupé la gorge à coups de dagues ; il était encore emmailloté dans les langes ; il en aperçut six autres, depuis l’âge de trois ans jusqu’à six, à qui on avait coupé les bras et les têtes ; d’autres étaient grillés au milieu de leurs pères et de leurs mères. Il remarqua, entre autres choses, cinq femmes que ces meurtriers avaient ramassées autour d’une croix de pierre qu’ils abattirent sur elles : la terre est encore couverte du sang de ces illustres crucifiées ».

  • le 22 septembre 1711 : Duguay-Trouin s’empare de Rio de Janeiro.

Arrivé le 12 septembre, le corsaire malouin conquiert forts après forts, toutes les défenses de la ville. Minutieusement préparée cette attaque d’une audace incroyable lui permet de délivrer les survivants d’une expédition qui avait échoué l’année précédente. Malheureusement ses marins se livrent au pillage de la ville ; ce que lui reprochera ensuite le ministre de la Marine Jérôme Phelypeaux de Pontchartrain.

La France, en pleine Guerre de Succession d’Espagne, et le Brésil, une colonie portugaise alliée de l’Angleterre, vient d’essuyer une succession de revers. Cette victoire  réconforte le Roi, rapporte un colossal butin (1,35 tonne d’or et 1,6 millions de livres de marchandises), et démontre que les Anglais n’ont pas encore la maîtrise des mers. Ces derniers signent, le 17 juillet 1712, une suspension d’armes en partie à cause de cette défaite. Voir la chronique du 10 juin.

  • le 22 septembre 1774 : décès du pape Clément XIV, à Rome.

Voir la chronique du 19 mai, sur la suppression de la Compagnie de Jésus et la faiblesse du pape face aux ennemis de l’Eglise de l’époque.

  • le 22 septembre 1792 : la France vit à l’heure du châtiment : premier jour de la république.

Elle n’a jamais été officiellement proclamée, simplement la décision est prise, ce jour,  de dater les actes de l’an I de la République. Voir la chronique de la veille sur l’abolition de la Monarchie. Ce sont deux franc-maçons qui prononcent le mot république : Billaud-Varenne et Couthon.

Le premier demande :

« Qu’à compter d’hier on date l’an quatrième de la liberté premier de la République française. »

Le second « qu’on déclare la République française une et indivisible »

Et François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et de mœurs note, page 75 :

« La Convention révèle le caractère dictatorial de cette République toute neuve en demandant « la peine capitale contre tout individu tentant de rompre l’unité de la République française » ».

  • le 22 septembre 1804 : la Grande Loge générale écossaise de France du rite ancien et accepté est fondée.
  • le 22 septembre 1875 : le Convent international maçonnique réunissant tous les Suprêmes Conseils du REAA sous la direction de Crémieux, souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de France, ouvre à Lausanne.

REAA : rite écossais anciennement accepté.

  • le 22 septembre 1914 : l’écrivain Alain Fournier tué au front.

L’écrivain français Henri-Alban Fournier, dit Alain Fournier, est tué au cours des combats des Eparges, au sud de Verdun. Il vient d’avoir 28 ans. “Le Grand Meaulnes”, son premier et unique roman, paru en 1913, a manqué d’une voix le Prix Goncourt. En 1914, il a commencé la rédaction d’un nouveau roman: “Colombe Blanchet” qui reste inachevé. Porté disparu, avec son capitaine et d’autres hommes de son régiment, il est jeté dans une fosse commune. Son corps est finalement identifié en 1991, soit 77 ans après sa disparition.

  • le 22 septembre 1928 : premier central téléphonique automatique à Paris.

Le premier installé en France l’est, le 9 octobre 1913, à Nice.

  • le 22 septembre 1960 : création du Mali.

L’indépendance du Soudan français est proclamée : il devient la République du Mali. Keïta devient président.

  • le 22 septembre 1981 : les débuts du TGV.

Le voyage inaugural du Train à Grande Vitesse s’effectue en présence du Président Mitterrand et de plusieurs ministres. La mise en circulation pour le public a lieu le 27 septembre.

  • le 22 septembre 1996 : messe célébrée à Reims par le pape Jean-Paul II, à l’occasion de la célébration du 1500e anniversaire du baptême de Clovis.

Extrait du sermon du pape :

« Cette grande célébration jubilaire du baptême vous donne l’occasion de réfléchir sur les dons que vous avez reçus et sur les responsabilités qui en découlent. Au cours des siècles, ces dons ont été, assurément, multipliés de nombreuses fois en tous ceux qui sont devenus dans votre pays le sel de la terre, en ceux qui ont fait resplendir et qui continuent à faire resplendir la grande lumière du témoignage chrétien, de l’apostolat, de l’esprit missionnaire, du martyre, de toutes les formes de la sainteté. Que l’on pense aux martyrs depuis Pothin et Blandine de Lyon, aux pasteurs comme Martin ou Remi, François de Sales ou Eugène de Mazenod, aux saintes femmes comme Jeanne d’Arc, Marguerite-Marie ou Thérèse de Lisieux, aux apôtres de la charité comme Vincent de Paul, aux saints éducateurs comme Nicolas Roland ou Jean-Baptiste de La Salle en cette ville même, aux fondatrices missionnaires comme Anne-Marie Javouhey ou Claudine Thévenet. Ce grand jubilé du baptême doit vous amener à dresser un vaste bilan de l’histoire spirituelle de « l’âme française ». Vous vous souviendrez certes de temps obscurs, de bien des infidélités et des affrontements, conséquences du péché. Mais vous vous souviendrez que toute traversée de l’épreuve est un appel pressant à la conversion et à la sainteté, afin de suivre jusqu’au bout le Christ qui a livré sa vie pour le salut du monde. C’est quand la nuit nous enveloppe que nous devons penser à l’aube qui poindra, que nous devons croire que l’Église chaque matin renaît par ses saints. « Qui l’a une fois compris, disait Bernanos, est entré au cœur de la foi catholique, a senti tressaillir dans sa chair mortelle… une espérance surhumaine ».

[…] C’est justement parce que vous avez derrière vous tant de siècles de christianisme que vous êtes appelés à agir de manière digne de la vocation chrétienne. »

L’intégralité se trouve ici :

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1996/documents/hf_jp-ii_hom_19960922_centenario-clodoveo_fr.html

  • le 22 septembre 2000 : “Le Monde” publie des extraits des déclarations posthumes de Méry, financier du RPR.

L’enregistrement d’une vidéo met en cause le président Chirac. Ce dernier juge l’affaire “abracabradantesque“.

Voir la chronique de la veille.

  • le 22 septembre 2000 : la France kafkaïenne.

Gilles Bernardi, maire du Lavandou dans le Var en France, prend un arrêté municipal insolite :

« Il est interdit (…) de décéder au Lavandou ».

La loi Littoral, interdisant l’extension du cimetière existant et la création du nouveau fondé sur un projet de style cimetière marin contesté par des écologistes, l’amène être aussi absurde que la loi.

  • le 22 septembre 2000 : création d’Euronext.

Les Bourses d’Amsterdam, de Bruxelles et de Paris fusionnent pour former l’Euronext, premier marché financier d’Europe continentale en capitalisation, devant la bourse de Francfort, mais derrière la City de Londres.

Deux ans plus tard, cette nouvelle bourse européenne rachète le marché de produits dérivés britannique LIFFE (London International Financial Futures and options Exchange) et accueille la Bourse de Lisbonne. Euronext Paris occupe en partie les locaux du palais Brongniart. Voir les chroniques du 30 mars et du 24 septembre)

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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