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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 22 mai…

C’est arrivé un 22 mai…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 mai : saints du jour français ou en France.
    • Ste Julie, vierge et martyre († Ve s.), Patronne de la Corse

L’Église célèbre le 22 mai, la fête de l’illustre martyre corse sainte Ghjulia (Julie) qui partage avec sainte Devota le patronage de la Corse. Comme toujours lorsqu’il s’agit des saints des premiers siècles, la vie de sainte Julie divise les hagiographes.

La version des Bollandistes fut adoptée par le propre des offices du diocèse d’Aiacciu, mais elle n’est pas sans contradictions : sainte Julie, selon eux, serait issue d’une noble famille de Carthage. En l’an 439, les Vandales, sous la conduite de Genséric, soumirent toute la population de la ville.

Julie devint l’esclave d’un négociant natif de Syrie appelé Eusèbe. La jeune chrétienne se soumit à son maître, effectuant les tâches ménagères qui lui étaient confiées avec un zèle extrême et un dévouement sans égal.

Lorsqu’Eusèbe s’embarqua pour la Gaule où l’entraînait son commerce, il ne voulut se séparer de sa servante et l’emmena avec lui. Leur bateau fit escale en Corse. Ils débarquèrent près de Nonza où précisément ce jour-là, on célébrait les dieux et l’on s’apprêtait à faire le sacrifice d’un taureau. Eusèbe, le maître de sainte Julie, se joignit donc aux habitants de Nonza qui célébraient la fête des dieux païens. Julie, elle, se tint à l’écart sans cacher néanmoins sa réprobation. Très vite, le gouverneur de la région en fut averti et demanda à Eusèbe qu’il lui livrât cette jeune chrétienne. Eusèbe tenait à sa dévouée servante et ne voulut à aucun prix la lui donner. Félix, le gouverneur, invita donc Eusèbe à partager son repas et l’enivra. Lorsque le marchand fut profondément endormi, il se fit apporter la jeune chrétienne et lui demanda de sacrifier aux dieux. La réponse hardie de sainte Julie signa son arrêt de mort. On lui frappa le visage jusqu’au sang, on la traîna par les cheveux, on la fouetta avec barbarie. Enfin, on la fit attacher à une croix sur laquelle elle mourut comme le Christ qu’elle avait servi pendant sa courte existence. On dit alors qu’une colombe s’échappa de sa bouche, symbole d’Innocence et de sainteté. Des religieux de l’Île de Gorgone (ou Marguerite) vinrent chercher son corps et le placèrent à l’abri dans leur monastère.

Plus tard, ses ossements furent transportés à Brescia et sainte Julie fut vénérée dans toute l’Italie septentrionale.

La seconde version de la vie de santa Ghjulia paraît plus vraisemblable ; de nombreux chroniqueurs tels que Vitale, Colonna ou Fra Paolo Olivese, l’ont soutenue.

Santa Ghjulia serait en effet native de Nonza, et contemporaine de santa Divota. Elle aurait donc été persécutée sous le règne de Dioclétien, au tout début du IVème siècle. Parce qu’elle refusait de sacrifier aux dieux, les Romains la torturèrent de multiples manières. Parmi ces supplices, il en est un qui resta légendaire : ses bourreaux lui coupèrent les seins et les jetèrent contre les rochers, en contrebas de la ville de Nonza ; deux fontaines jaillirent aussitôt de la roche. Le miracle ne fit qu’exaspérer la rage de ses bourreaux qui l’attachèrent à un figuier et la laissèrent mourir dans la souffrance. Lorsqu’elle rendit l’âme, une colombe s’échappa de sa bouche.

Les Nunzichi (habitants de Nonza) rendirent dès lors un culte fervent à leur sainte martyre. La Fontaine des Mamelles, qui ne s’est jamais tarie, attira très tôt une foule de pèlerins, venus de la Corse entière. Ses eaux miraculeuses opérèrent de nombreuses guérisons.
Autrefois, les femmes qui invoquaient la sainte contre le tarissement du lait maternel se rendaient en pèlerinage à Nonza, pieds nus. Aujourd’hui, chaque année encore, la fête de santa Ghjulia, patronne des Nunzichi mais aussi de tout le peuple corse, fait l’objet d’une très belle cérémonie. Sainte Julie fut proclamée patronne de la Corse (avec sainte Dévote) par un décret de la Sacrée Congrégation des Rites du 5 août 1809.

  • St Ausone, 1er évêque d’Angoulême († IV ou Ve s.)

Ausone est le patron du diocèse d’Angoulême qui le considère comme son fondateur. La tradition le fait disciple de saint Martial de Limoges, qui l’aurait dirigé vers la Saintonge. C’est ainsi qu’il est devenu le premier Évêque d’Angoulême. Ses restes, ensevelis en dehors des remparts de la ville, ont longtemps été l’objet d’un culte très populaire. Une basilique et un monastère édifiés près de son tombeau ont été incendiés avec ses reliques pendant les guerres de religion.  Sur le même emplacement, on a construit l’église paroissiale Saint-Ausone, consacrée le 8 avril 1896.

  • Ste Quitterie, vierge et martyre († 478)

Jeune gothe de puissant lignage, plongée dans l’époque troublée de la fin de l’empire romain, sainte Quitterie (ou Quiterie) connaît les derniers empereurs. ‘Princesse sage’ du monde victorieux des Goths installés en Gaule et en Espagne, elle ne partage pas la splendeur de ses pairs hérétiques. Elle reçoit, le 22 mai 478, le martyre que réserve aux Catholiques le puissant roi goth, Euric, à Aire-sur-l’Adour.

Inhumée dans un magnifique tombeau, elle est la sainte de tous les opprimés, prisonniers de chaînes physiques ou morales. Elle incarne le courage et l’espérance de l’Église persécutée. Et pour chacun, et pour tous, elle ouvre la voie lumineuse de tous les renouveaux.

  • St Loup, évêque de Limoges († 637)

À Limoges, en 637, saint Loup, évêque, qui signa la charte de fondation du monastère de Solignac.

  • le 22 mai 337 : Constantin est baptisé sur son lit de mort.

Constantin Ier est le tout premier empereur romain de foi chrétienne. Il a permis à la foi catholique de sortir des catacombes, se fait baptiser à l’orée de sa mort. C’est la coutume à l’époque de se faire baptiser le plus tard possible pour entrer directement au Paradis.

  • le 22 mai 987 : mort du Roi Louis V « Le Fainéant ».

Le Roi meurt d’une chute de cheval ; il est sans descendance. Avec lui s’achève la lignée des descendants de Pépin le Bref sur le trône de France

  • le 22 mai 1200 : Traité du Goulet.

Ce traité est conclu, selon le chroniqueur Rigord, le jeudi 18 mai 1200 à Gueuleton, actuelle île du Goulet près de Vernon. La plupart des historiens donnent cependant comme date pour le traité le 22 mai. Par ce traité, Jean-sans-Terre cède le comté d’Évreux à Philippe Auguste et reconnaît la suzeraineté du Roi de France sur les terres françaises des Plantagenêts. En contrepartie, le Roi Philippe II renonce à tout droit sur la Bretagne dont le jeune duc, Arthur, doit prêter hommage au roi Jean.

  • le 22 mai 1271 : Louis IX est inhumé à St-Denis dans un tombeau d’or et d’argent ciselé qui a disparu lors de la guerre de 100 ans.
  • le 22 mai 1526 : Ligue de Cognac.

Le 22 mai 1526 est constituée, à l’initiative de Louise de Savoie, mère du Roi de France François Ier alors emprisonné, une ligue contre l’empereur Charles Quint. Cette ligue regroupait le pape Clément VII, Henri VIII d’Angleterre, ainsi que les villes de Florence, Milan et Venise. La ligue de Cognac marque le début de la septième guerre d’Italie qui dure près de quatre ans.

  • le 22 mai 1542 : Paul III convoque le concile de Trente.

Voir la chronique du 13 décembre.

  • le 22 mai 1667 : le pape Alexandre VII meurt à Rome.

Voir la chronique du 7 avril.

  • le 22 mai 1703 : bataille du cap de la Roque.

Afin de compenser leur infériorité, au début de la guerre de Succession d’Espagne, les marines franco-espagnoles pratiquent la guerre de course qui oblige les anglo-hollandais à escorter les convois. Le 22 mai 1703, une escadre française commandée par Alain Emmanuel de Coëtlogon tente d’intercepter un convoi hollandais transportant du sel et du sucre. 110 navires marchands sont escortés par cinq navires de guerre. Ces derniers se portent au-devant des Français pour couvrir la fuite du convoi. Les navires de guerre hollandais, moins puissants, doivent se rendre, mais les navires marchands parviennent à s’enfuir. Victoire militaire, l’objectif français n’est donc pas complètement atteint.

gravure de la bataille du cap de la Roque, d’après le tableau de Théodore Gudin

  • le 22 mai 1765 : le Parlement de Bretagne démissionne en masse.

70 magistrats sur 86 démissionnent collectivement, pour s’opposer à la mise en place des impôts imposés par Louis XV.

  • le 22 mai 1794 : bataille de Tournai.

Les coalisés battent les armées révolutionnaires dans le nord de la France.

  • le 22 mai 1871 : les troupes versaillaises contrôlent les Champs-Élysées, les quartiers St-Lazare et Montparnasse, à Paris.

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