C’est arrivé un 22 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 juin : saints du jour français ou en France.
    • St Paulin, évêque de Nole en Campanie († 431)

Paulin naît à Bordeaux en 354, d'une des plus anciennes et des plus célèbres familles sénatoriales de Rome, qui avait d'immenses possessions en Italie, en Aquitaine et en Espagne. Ausone, le premier orateur et le premier poète de son temps, fut son maître ; et, sous sa conduite, Paulin devint lui-même un orateur et un écrivain fort remarquable. Ses talents, ses richesses, ses vertus l'élevèrent aux plus hautes dignités de l'empire ; il fut même honoré du consulat, l'an 378.

Paulin avait vingt-quatre ans quand il épousa Thérésia, opulente patricienne, pieuse chrétienne, dont l'influence rapprocha peu à peu son époux de la vérité et le conduisit au baptême. Ses relations avec le célèbre saint Martin, grand thaumaturge des Gaules, qui le guérit miraculeusement d'une grave maladie des yeux, contribua beaucoup aussi à tourner ses pensées vers la beauté de la perfection chrétienne. Il reçut le Baptême et goûta enfin la paix qu'il cherchait depuis longtemps. La mort de son jeune enfant, nommé Celsus, porta de plus en plus le nouveau chrétien au mépris des biens de ce monde.

Son immense fortune lui était à charge ; il s'en dépouilla en faveur des pauvres, croyant que " le véritable riche est celui qui compte sur Dieu et non celui qui compte sur la terre" et que " celui qui possède Jésus possède plus que le monde entier". Dès lors Paulin et Thérésia, tout en vivant dans une union parfaite, pratiquèrent la continence. Ces nouvelles jetèrent l'étonnement dans tout l'empire ; à l'étonnement succédèrent les dérisions, les reproches, le mépris. Paulin, en revanche, voyait sa conduite exaltée par tout le monde chrétien et recevait les éloges des Ambroise, des Augustin, des Jérôme et des Grégoire.

Il fut ordonné prêtre en 393, et alla se fixer à Nole, en Italie, où il fit de sa maison une sorte de monastère. En 409, le peuple de Nole l'acclama comme évêque. Son épiscopat est célèbre par un acte de dévouement devenu immortel. Une pauvre veuve avait vu son fils unique emmené prisonnier par les barbares ; elle va trouver Paulin, le priant de racheter son enfant : "Je n'ai plus d'argent - dit le pontife - mais je m'offre moi-même." La pauvre femme ne pouvait le croire, mais il l'obligea à se rendre avec lui en Afrique, où il se livra en échange du prisonnier. Au bout de quelques temps, la noblesse du caractère et les vertus de Paulin intriguèrent son maître ; il fut obligé de se découvrir, et le barbare, confus d'avoir pour esclave un évêque, lui donna sa liberté avec celle de tous les prisonniers de sa ville épiscopale. Sa réception à Nole fut un triomphe.

  • Bx Innocent V, pape o.p. (183e) en 1276

À Rome, au Latran, l'an 1276, le bienheureux Innocent V, pape, de l'Ordre des Prêcheurs. Après avoir enseigné la théologie à Paris, il fut nommé, malgré lui, au siège épiscopal de Lyon, où il fut, avec saint Bonaventure, modérateur des débats du Concile œcuménique convoqué en vue de réaliser l'union entre les Latins et les Grecs séparés. Élu ensuite à la chaire de Pierre, il mourut après cinq mois de pontificat, plutôt montré que donné à l'Église de Rome.

  • le 22 juin 431 : ouverture du Concile d'Ephèse.

Le concile est ouvert par le patriarche Cyrille d'Alexandrie. Ce concile rappelle l'affirmation de Marie Mère de Dieu.

  • le 22 juin 1276 : décès du Pape Innocent V.

Pendant son court pontificat de 5 mois, il a le temps d'apaiser la querelle entre guelfes et gibelins en Italie. Après sa mort, le peuple le vénère comme saint et Léon XIII le proclame bienheureux en 1898. Il repose à Rome en la basilique Saint-Jean-de-Latran.

  • le 22 juin 1372 : victoire Navale franco-castillane de la Rochelle.

Totalement oubliée, cette bataille permet à Charles V d'avoir la maîtrise des mers de Calais à la Guyenne contre les Anglais, Elle nous est en outre connue grâce à Jehan Froissart.

Deux seigneurs locaux Arnaud d'Albret et Jean d'Armagnac, acceptent mal une levée d'impôts du Prince Noir fils d'Édouard III. Ce dernier, à qui est présentée l'affaire, ne veut rien savoir. Les Français demandent justice et appui au Roi de France le suzerain d'Edouard III. Charles V saisit l'occasion pour relancer la guerre en 1369. Bien qu'en infériorité numérique, les franco-castillans ont des navires bien plus maniables. Ils tendent une embuscade aux Anglais dont la flotte approche de La Rochelle, anglaise depuis le Traité de Brétigny. A la fin de la journée, la victoire est totale. Pembroke, le chef anglais est fait prisonnier. Ayant la maîtrise des mers, Charles V va pouvoir lancer la reconquête du Poitou. Le lendemain, le connétable Bertrand du Guesclin réussit à pénétrer dans La Rochelle.

  • le 22 juin 1476: Charles le téméraire est battu à Morat.

Les alliés de Louis XI, les membres de la Confédération suisse infligent à Charles le Téméraire une cuisante défaite à Morat. Ce dernier perd la vie peu de temps après, à Nancy.

  • le 21 juin 1627 : Richelieu, par ordre du Roi, s'attaque aux duellistes.

Le comte de Montmorency-Bouteville, 27 ans comptant 22 duels à son actif, est décapité place Royale, avec son cousin, le comte de Rosmadec des Chapelles, 29 ans. Le cardinal veut ainsi mettre un terme à l'hécatombe que provoquent les duels chez les jeunes nobles, qui privent ainsi le Roi de ses meilleurs soldats. Au XVIIème siècle, huit édits royaux condamneront le duel. Il faut rappeler que la noblesse paie l'impôt du sang; la vie d'un noble ne lui appartient pas. Entre 1589 et 1608, les duels feront plusieurs milliers de victimes ! Aussi Louis XIII a refusé sa grâce, malgré les supplications de nombreux grands du Royaume. Le Roi écrit même pour clore les suppliques :

"Combien de nobles et bonnes maisons ont été éteintes ! Et que l'excès en fût arrivé à ce point que les plus grands de mon royaume fussent sujets à être provoqués au combat sans nulle cause ni fondement. Tous ces désordres parvenus à cette extrémité, faute de punition, m'ont forcé de laisser agir la justice, en quoi Dieu sait combien mon esprit a été agité et combattu…"

  • le 22 juin 1633 : procès de Galilée.

La sentence est rendue au couvent dominicain de Santa-Maria, ce jour là. L'affaire devient, avant même la révolution, un exemple de désinformation pour discréditer l'Eglise catholique et montrer que la science et la foi sont incompatibles. Qu'enseigne-t-on à l'école sur le sujet ? Jean Sévillia dans son livre Historiquement incorrect, (Ed. de la loupe, page 96 à 129) rappelle ce qu'écrivait Arthur Koestler dans Les somnambules en 1961 : « Galilée n'a pas inventé le télescope. Ni le microscope, ni le thermomètre. Ni l'horloge à balancier. Il n'a pas découvert la loi d'inertie ; ni le parallélogramme de forces ou de mouvements ; ni les taches du soleil. Il n'a apporté aucune contribution à l'astronomie théorique, il n'a pas laissé tomber de poids du haut de la tour de Pise, il n'a pas démontré la vérité du système de Copernic. Il n'a pas été torturé par l'Inquisition, il n'a point langui dans ses cachots, il n'a pas dit « Eppur si muove »(*), il n'a pas été un martyr de la science. »

(*) «et pourtant elle tourne » phrase apocryphe de l'italien Giuseppe Baretti écrite à Londres en 1757, selon Jean Sévillia.

En fait au XVème siècle, Nicolas Copernic, chanoine polonais et scientifique important, énonce une théorie sans la prouver : le mouvement des planètes s'expliquerait mieux s'il était ordonné autour du soleil plutôt que de la terre. Il construit un modèle mathématique, l'héliocentrisme. Ses travaux sont très bien accueillis à Rome. Seul Luther le traite de fou. D'ailleurs, tous les réformés s'opposent à ses travaux ! Et pourtant, c'est l'Eglise catholique qui se voit intenter un procès d'obscurantisme ! Pendant plus de cent ans, c'est l'Eglise qui défend les scientifiques contre les adversaires de l'héliocentrisme ! Elle va même jusqu'à protéger les scientifiques protestants, comme l'allemand Johannes Kepler, qui trouve refuge chez les Jésuites après des découvertes complémentaires à la théorie de Copernic. Alors pourquoi la condamnation de Galilée ?

En 1609, il s'attribue la découverte d'un opticien hollandais ; mais le plus grave est que malgré la protection du cardinal Barberini, futur pape, tous ses écrits sont polémistes. Il ne démontre rien, il affirme et met ses adversaires au défi de prouver qu'il a tort. Selon Jean Sévillia, son caractère hautain et méprisant est pour beaucoup dans sa condamnation.

Par deux fois, l'Inquisition affirme qu'elle ne trouve pas d'hérésie dans les écrits de Galilée (1615). Ses détracteurs s'attaquent alors aux écrits de Copernic et, à une époque où tout le monde croit que la terre est le centre du système solaire, l'Eglise demande simplement à Galilée de présenter ses écrits, non comme la vérité, mais comme une théorie, puisque ni Copernic, ni lui, ne sont capables de prouver ce qu'ils ont avancé. Les cardinaux qui le protègent lui demandent aussi de ne pas mélanger les saintes écritures à ses écrits.

Il accepte et tient sa promesse pendant 7 ans. Pendant cette période, non seulement il n'apporte aucune preuve à ses théories, mais se met à dos les jésuites, qu'il ridiculise sur le sujet du déplacement des comètes, alors que ce sont eux, en la personne du père Grassi, astronome du Collège romain, qui ont raison : « Vous n'y pouvez rien, il a été donné à moi seul, de découvrir tous les nouveaux phénomènes du ciel, et rien aux autres. » (*)

(*)Jean Sévillia Historiquement incorrect, (Ed. de la loupe, page 113)

En 1624, son protecteur, le cardinal Barberini est élu pape. Galilée lui expose un projet de livre comparant les différents systèmes : Ptolémée, Copernic, Kepler. Le pape l'encourage en lui conseillant de les présenter tous les trois comme des théories et surtout de ne pas y mêler la religion.

Le livre terminé Galilée demande l'imprimatur au Saint Office ; ce dont il n'a pas besoin pour un livre scientifique. Il l'obtient moyennant quelques modifications et rajouts qu'il accepte. L'imprimatur signifie que le livre doit être imprimé à Rome. Il le fait imprimer à Florence et en profite pour le faire paraître avec l'imprimatur, mais en ayant totalement changé le texte.

L'inquisition se saisit bientôt du sujet et, malgré l'amitié que le pape lui accorde toujours, Galilée passe en jugement. Les règles juridiques sont grandement adoucies à la demande du Saint-Père. Le jugement tombe qui lui reproche son manque d'obéissance et son mensonge, mais aussi l'absence de preuve, dans ce qu'il présente comme la vérité et non comme une hypothèse. L'utilisation des Ecritures dans ses écrits le fait condamner aussi pour hérésie formelle.

Jean Sévillia note que la sentence du 22 juin est modérée : interdiction d'enseigner et de se livrer à l'interprétation des Ecritures, mise à l'index de son livre le Dialogue, une peine de prison sans durée fixée (il sera assigné à résidence chez l'ambassadeur de Florence 5 mois !) et la récitation hebdomadaire pendant 7 ans des psaumes de la pénitence. C'est d'ailleurs sa fille aînée religieuse qui le fera à sa place !

  • le 22 juin 1636: bataille de Tornavento et victoire des Franco-Savoyards sur les Espagnols.

Durant la Guerre de Trente ans, en 1636, le cardinal de Richelieu persuade le Duc de Savoie Victor-Amédée Ier de lancer une offensive sur le duché espagnol de Milan. Une armée française rencontre l'armée espagnole à Tornavento. Mais cette victoire est sans lendemain.

  • le 22 juin 1786 : Louis XVI arrive à Cherbourg.

Les autorités de Cherbourg l'accueillent aux portes de la ville. Un arc de triomphe est dressé en son honneur sur la place du Calvaire, aujourd'hui place de la République. Il loge dans l'ancienne abbaye du Vœu, résidence du gouverneur de Normandie, le duc d'Harcourt.

  • le 22 juin 1812 : Napoléon déclare la guerre à la Russie. Ses troupes franchissent le Niémen le lendemain.
  • le 22 juin 1815 : nouvelle abdication de Napoléon.

Quatre jours après la défaite de Waterloo, Napoléon abdique pour la seconde fois; il est déporté à Sainte-Hélène, dans l'Atlantique Sud.

  • le 22 juin 1886: loi d'exil des familles ayant régné en France.

Une loi bannissant du territoire national tous les membres de familles royales ou impériales ayant régné en France est votée. Ces derniers ont également interdiction d'intégrer l'armée de terre ou bien la marine.

  • le 22 juin 1940 : la France signe la convention d'armistice avec l'Allemagne.

L'article 18 de la convention d'armistice fixe les frais d'occupation à 400 millions de francs par jour. Si la chose est autorisée par la convention de La Haye, cette dernière ne le prévoit que pour les troupes d'occupation. Le montant imposé permet d'entretenir plusieurs millions de soldats et ne respecte donc pas la convention. Le 30 novembre 1940 le gouvernement de Vichy suspend les paiements ; ils sont repris le 13 décembre, ramenés par les Français à 300 millions en juin 1942. Ces frais seront souvent payés en nature. La BBC parlera du pillage de l'économie française toléré par la collaboration de Vichy. Il ne s'agissait que de la dette d'une guerre perdue.

L'armistice ne prévoit pas de modification territoriale. Or les Allemands vont rattacher les départements du nord et du Pas de Calais à Bruxelles et l'Alsace et la Lorraine au Reich. Ces deux provinces françaises vont faire l'objet de cent douze protestations écrites* du gouvernement de Vichy à gouvernement allemand pendant l'Occupation.

Négocier demande de la discrétion, c'est pourquoi beaucoup de documents officiels n'ont pas été publiés pour couper l'herbe sous les pieds des Français de Londres dont les mensonges inondaient les ondes quotidiennement. Il eut été très facile à Vichy de le faire ; mais cela aurait été à l'encontre des objectifs de desserrer l'étau allemand sur le pays.

*Dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles éditions latines page 204) de l'amiral Auphan. Ce dernier raconte même que le chef de la Résistance, en Alsace sera reçu par le Maréchal à Vichy, pour l'encourager, alors qu'Alger l'avait rejeté car « pas assez gaulliste » alors qu'il venait chercher du secours.

Le général Charles Huntziger, le chef de la délégation française, envoyé par le maréchal Pétain, signe l'armistice à Rethondes, et à la demande d'Hitler dans le même wagon, où a été signé l'armistice allemand le 11 novembre 1918. L'armistice prévoit notamment l'occupation des 3/5 du territoire français et fixe le tracé de la ligne de démarcation qui coupe la France en 2 zones : occupation de l'Ouest, du Nord et de l'Est par la Wehrmacht aux frais de la France, maintien d'une zone libre au sud de la Loire.

Rethondes 1940

Cet armistice qui n'est pas une capitulation, arrête la ruée de la Wehrmacht, lui interdit d'atteindre les rives méditerranéennes et de poursuivre en Afrique du Nord; il crée une zone Sud sans laquelle les juifs de France auraient subi le sort de leurs coreligionnaires polonais, et sauve des camps de prisonniers de guerre quelque deux millions d'hommes ; il est considéré par les maréchaux allemands, dont Göring, comme la plus grosse faute du Führer.

Les Français ont tenté d'en faire modifier l'article 19 qui exigent que les ressortissants allemands réfugiés en France soient livrés au Reich. Le général Keitel refuse catégoriquement. Les premières arrestations seront retardées jusqu'à fin août pour laisser les intéresser fuir. Hitler a compris que les Français refuseraient toute injonction concernant la flotte. Par peur de la voir rejoindre l'empire et les Anglais renonce dans le futur traité de paix à toute revendication sur le sujet. La Marine doit simplement les désarmer. Les avions au départ confisqués par l'Allemagne, ne sont finalement qu'immobilisés. L'armée de terre réduite à 100 000 hommes, plafond imposé aux Allemands en 1918 à Versailles. Mais les deux millions de prisonniers ne seront rendus qu'après le traité de paix. Ils vont constitués un otage terrible sur lequel joueront souvent les Allemands face à Vichy. Une clause interdit à tous Français de prendre les armes contre l'Allemagne. Elle explique les quelques jugements et condamnations de Français libres par contumace. Ces procédures étaient doublées en sous main par des aides aux familles comme le souligne l'amiral Auphan son livre, Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles éditions latines, page 47).

L'armistice prévoit que l'armée occupante ne s'occupe pas de l'administration pourvu que les fonctionnaires acceptent une certaine collaboration (article 3 du texte signé à Rethonde).

  • le 22 juin 1942 : discours radiodiffusé de Pierre Laval.

Dans son discours il affirme : « Je souhaite la victoire de l'Allemagne, parce que sans elle, le bolchevisme demain s'installera partout. »

Quel aveuglement ! La défaite de l'Allemagne a certes facilité la diffusion des erreurs propagées par la Russie, comme l'avait annoncé la Sainte Vierge à Fatima. Mais si Pierre Laval avait lu et compris les deux encycliques du pape Pie XI : Divini Redemptoris, condamnant le communisme "bolchevique et athée" comme "intrinsèquement pervers", publiée le 19 mars 1937, et Mit brennender Sorge, écrite directement en langue allemande, et condamnant le nazisme, le 21 mars, il n'aurait jamais prononcé cette phrase.

Le surlendemain, le 21 mars, le Pape rendit publique une autre encyclique, datée du dimanche 14 mars, fête de la Passion du Christ, écrite directement en langue allemande, et portant condamnation du nazisme.

  • le 22 juin 1942 : création du STO.

Un discours radiodiffusé de Laval annonce la relève des prisonniers français par les travailleurs volontaires et souhaite publiquement "la victoire de l'Allemagne, car sans elle, le communisme s'installera partout en Europe."

  • le 22 juin 1980 : béatification de Kateri Tekakwitha, de Mgr François de Laval et de Mère Marie de l'Incarnation.

Kateri Tekakwitha, une Mohawk, est la première Amérindienne du Nord à être béatifiée. Sa mère, convertie au catholicisme, est algonquine alors que son père est agnier. À l'âge de quatre ans, elle perd toute sa famille suite à une épidémie de petite vérole. Elle désire devenir chrétienne, et est baptisée par Jacques de Lambertville, un jésuite, le jour de Pâques en 1676. Sa piété impressionne l'historien François-Xavier Charlevoix, en mission en Nouvelle-France, sous les ordres du Roi Louis XIV. Elle meurt le 17 avril 1680, à l'âge de 23 ou 24 ans. Voir la chronique du jour.

François de Laval est né à Montigny-sur-Avre, en France, le 30 avril 1623. Désigné évêque de la Nouvelle France, à la demande de Louis XIV, Mgr de Laval s'embarque pour la Nouvelle France le 19 avril 1659 et y arrive le 16 juin. Sa piété profonde, sa charité, son humilité sont connues par toute la colonie. Après 15 années de lourdes fonctions, en 1688, il se retire à Saint-Joachim, tout près de Québec, où il passe les dernières 20 années de sa vie. Mgr de Laval est béatifié en 1980 et canonisé le 30 avril. Voir les chroniques du 30 avril, 6 mai et 16 juin

Marie de l'Incarnation est née le 28 octobre 1599. En janvier 1631, elle entre au couvent des Ursulines de Tours. En 1639, elle part avec deux autres Ursulines pour fonder un monastère à Québec.

Elle meurt d'épuisement le 30 avril 1672 à Québec. Ses écrits remarquables et son œuvre de missionnaire au XVIIe siècle en font une de ces femmes pionnières sans qui la colonie française aurait périclité.

 

  • le 22 juin 1994 : opération Turquoise au Rwanda.

Le conseil de sécurité de l'ONU autorise l'opération française au Rwanda. Les casques bleus français ont pour mission de protéger les civils et de participer à la distribution de l'aide humanitaire. Depuis la mort du président Juvénal Habyarimana en avril, un génocide est en cours qui fait entre 500 000 et 1 million de victimes, pour une population de 7 millions d'habitants.

Une des rares voix à clamer la vérité sur cette période horrible est Bernard Lugan. Il défend en plus l'honneur des soldats français que le pouvoir rwandais actuel traîne régulièrement dans la boue, sans que les gouvernements français n'interviennent pour faire cesser ce scandale.

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