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C'est arrivé un... / Histoire du christianisme

C’est arrivé un 21 octobre…

C’est arrivé  un 21 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 21 octobre : saints du jour français ou en France.
    • Sainte Céline : Mère de saint Rémi de Reims († après 458)

Elle avait épousé, très jeune, Émile, le comte de Laon. Elle lui portait une grande affection et, par son caractère aimable et modeste, ils vécurent dans une grande union de cœur et de foi chrétienne. Ils prirent grand soin de l’éducation de leurs enfants qui devinrent tous trois prêtres.

Le dernier nous est le plus connu, Rémi, né sur le tard, dont ils donnèrent le soin aux clercs de l’église Sainte-Marie de Laon. Il devint saint Rémi, l’archevêque de Reims.

  • Sainte Céline : Vierge consacrée (†530) Fête locale

Céline, admirant la vertu de sainte Geneviève, de passage à Meaux où elle habitait, lui demanda de prendre l’habit des vierges. Son fiancé, furieux, voulut s’opposer à ce projet. Geneviève et Céline, dit-on, se réfugièrent dans l’église dont le baptistère se referma miraculeusement sur elles et Céline put garder toute sa vie la virginité et se dévouer aux bonnes œuvres. Sainte Geneviève ne manqua pas de guérir une de ses servantes malade et qui, depuis deux ans, ne pouvait plus marcher.

Si l’on ignore la date de la mort de sainte Céline, on peut situer sa rencontre avec sainte Geneviève entre 465 et 480. Elle fut ensevelie près de Meaux. Un prieuré bénédictin élevé sur son tombeau dura jusqu’à la Révolution où ses reliques, apportées à la cathédrale de Meaux, furent mélangées avec celles d’autres saints et enfouies dans le cimetière. Ses reliques sont encore dans la cathédrale de Meaux et son culte est resté localisé dans le diocèse de Meaux. Il est possible qu’elle ait été vénérée ailleurs (à Troyes), mais on l’a confondue avec la mère de saint Remi, vénérée le même jour, bien que l’une soit vierge et l’autre veuve.

  • St Séverin : évêque († VE S.)

À Bordeaux, au Ve siècle, saint Séverin, évêque, que l’évêque saint Amand reçut avec honneur, venant des régions d’Orient, et qu’il voulut comme successeur.

  • St Viateur : lecteur de l’église de Lyon († 390)

À Lyon, commémoraison de saint Viateur, lecteur, qui fut le disciple et le ministre de l’évêque saint Just, qu’il suivit dans sa solitude en Égypte et dans sa mort.

  • St Mauront : évêque de Marseille († V. 782)

À Marseille, vers 782, saint Mauront, évêque, qui fut aussi abbé du monastère de Saint-Victor.

  • le 21 octobre 686 : élection du pape Conon.
  • le 21 octobre 1066 : soumission des Saxons.

Ecrasés à la bataille d’Hasting, les Saxons se soumettent officiellement au duc Guillaume de Normandie qui conquiert toute l’Angleterre. Officiellement seulement car le Français doit pacifier son royaume par des combats qui durent jusqu’en 107O.

  • le 21 octobre 1096 : les troupes de la croisade populaire de Pierre l’Ermite sont massacrées par les Turcs.

La Terre Sainte est depuis le VIIe aux mains des musulmans. Mais la situation s’aggrave lorsque les Fatimides (dynastie musulmane qui règne en Afrique du Nord, en Egypte, puis au Proche-Orient) prennent la ville sainte en 996. Le Saint Sépulcre est détruit et l’arrivée des turcs musulmans en 1078 bouleverse encore cet équilibre précaire : la destruction du symbole chrétien et les persécutions répétées imposent l’idée que seule une guerre peut délivrer Jérusalem.

  • ·         le 21 octobre 1187 : élection du pape Grégoire VIII.
  • ·         le 21 octobre 1239 : lettre du pape Grégoire IX au Roi de France Louis IX.

“Dieu, auquel obéissent les légions célestes, ayant établi ici-bas des royaumes différents, suivant la diversité des langues et des climats, a conféré à un grand nombre de gouvernements des missions spéciales pour l’accomplissement de Ses desseins.

Et comme autrefois Il préféra la tribu de Juda à celles des autres fils de Jacob et comme Il la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi Il choisit la France, de préférence à toutes les autres nations de la terre, pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, la France est le Royaume de Dieu même, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ.

De même qu’autrefois la tribu de Juda reçut d’en-haut une bénédiction toute spéciale parmi les autres fils du patriarche Jacob ; de même le Royaume de France est au-dessus de tous les autres peuples, couronné par Dieu lui-même de prérogatives extraordinaires. La tribu de Juda était la figure anticipée du Royaume de France.

La France, pour l’exaltation de la foi catholique affronte les combats du Seigneur en Orient et en Occident. Sous la conduite de ses illustres Monarques, elle abat les ennemis de la liberté de l’Église.

Un jour, par une disposition divine, elle arrache la Terre Sainte aux Infidèles ; un autre jour, elle ramène l’Empire de Constantinople à l’obéissance du Siège Romain.

De combien de périls le zèle de ses Monarques a délivré l’Église !

La perversité hérétique a-t-elle presque détruit la foi dans l’Albigeois, la France ne cessera de la combattre, jusqu’à ce qu’elle ait presque entièrement extirpé le mal et rendu à la foi son ancien empire.

Rien n’a pu lui faire perdre le dévouement à Dieu et à l’Église ; là l’Église a toujours conservé sa vigueur ; bien plus, pour les défendre, Rois et Peuples de France n’ont pas hésité à répandre leur sang et à se jeter dans de nombreux périls…

Nos prédécesseurs, les Pontifes romains, considérant la suite non interrompue de louables services, ont, dans leurs besoins pressants, recouru continuellement à la France ; la France, persuadée qu’il s’agissait non de la cause d’un homme mais de Dieu, n’a jamais refusé le secours demandé ; bien plus, prévenant la demande, on l’a vue venir d’elle-même prêter le secours de sa puissance à l’Église en détresse.

Aussi, nous est-il manifeste que le Rédempteur a choisi le béni Royaume de France comme l’exécuteur spécial de Ses divines volontés ; Il le porte suspendu autour de Ses reins, en guise de carquois ; Il en tire ordinairement ses flèches d’élection quand, avec l’arc, Il veut défendre la liberté de l’Église et de la Foi, broyer l’impiété et protéger la justice… “

NB : Cette lettre a été rappelée par saint Pie X, le 13 décembre 1908, lors de la béatification de Jeanne d’Arc, et reçue par le gouvernement anticlérical de l’époque, réuni à la cathédrale pour l’occasion.

  • ·         le 21 octobre 1363 : mort d’Hugues Roger.

Né en 1293, c’est un religieux français du Moyen Âge et le frère du pape Clément VI. Abbé de l’abbaye de Saint-Jean-d’Angély. Son frère le nomme cardinal-prêtre de Tulle en 1342. Camerlingue du Sacré Collège en 1361, il est élu pape par ses pairs le 13 septembre 1362, mais refuse la charge papale.

  • ·         le 21 octobre 1422 : mort de Charles VI dit « le Bien Aimé », par ses contemporains ou « le Fol », par les hussards noirs de la III république.

Son dernier acte en tant que Roi est de signer, sous la conduite de la Reine Isabeau, la traitresse, le Honteux Traité de Troyes de 1420 qui déshérite son fils le Dauphin Charles au profit du Roi d’Angleterre Henri V de Lancastre, lequel devient Roi de France et d’Angleterre et épouse la main de Catherine de Valois, fille du Roi.

Le Dauphin Charles, se proclame Roi de France sous le nom de Charles VII, mais n’a d’autorité que sur un petit territoire autour de Bourges. Le nord du royaume et la capitale Paris, sous la coupe des Anglais et de leurs alliés bourguignons, font officiellement allégeance au roi franco-anglais, un enfant de dix mois, Henri VI de Lancastre. Ce dernier est placé sous la régence du duc de Bedford, et sera couronné roi de France à Notre Dame. Le Dauphin, héritier légitime des Capétiens, et la France semblent sur le point de disparaître. C’est alors qu’une bergère de 16-17 ans Jeanne, la Pucelle, va en quelques mois libérer Orléans, faire couronner le Roi à Reims et chasser l’Anglais du Royaume.

Voir les chroniques du 04 novembre et du 03 décembre.

Charles VI en costume de sacre. BnF, Département des Manuscrits

  • ·         le 21 octobre 1440 : Gilles de Rais, maréchal de France et connétable, confesse ses crimes devant les juges à Nantes.
  • ·         le 21 octobre 1610 : le Roi Louis XIII procède au toucher des scrofuleux.

Suite à son sacre le 17 octobre, le jeune Roi touche et guérit les malades atteints de Scrofule ou écrouelles, nom ancien de l’adénopathie cervicale tuberculeuse chronique. Les archives de France attestent de guérisons miraculeuses des écrouelles. Ce jour-là le jeune Roi en touche près de 900.

  • ·         le 21 octobre 1652 : le jeune Louis XIV rentre à Paris après l’échec de la Fronde des princes.

Paris fait un accueil triomphal à son Roi. Le souvenir que laisse la Fronde dans le cœur du Roi, alors âgé de neuf ans, font que les craintes et les vexations lui inspireront à jamais une méfiance irréductible envers les oligarchies de nobles et de parlementaires. Il s’installe au Louvre et proclame toutefois une amnistie, ordonne l’exil de Gaston d’Orléans et rappelle Mazarin.

  • ·         le 21 octobre 1680 : Louis XIV crée la Comédie Française, par ordonnance royale.

En fusionnant les deux seules troupes parisiennes de l’époque, la troupe de l’Hôtel Guénégaud et celle de l’Hôtel de Bourgogne, le Roi vise à promouvoir les arts et les lettres. La Comédie-Française présente principalement les pièces du défunt Molière, de Racine, ainsi que de Corneille.

  • ·         le 21 octobre 1790 : naissance d’Alphonse de Lamartine à Macon.

Elevé chez les jésuites, c’est un poète et un homme politique français. Dès 1820, sa poésie rencontre le succès. Grand voyageur, il se tourne vers le monde politique à la mort de sa fille. Député, il prend part au mouvement révolutionnaire des  « Trois glorieuses », journées de troubles parisiens qui renversent Louis Philippe. S’opposant aux révolutionnaires, il évite à la France d’avoir le drapeau rouge comme emblème en risquant sa vie face à la foule, s’écriant :

« Le drapeau aux trois couleurs a fait le tour du monde alors que le drapeau rouge n’a fait que le tour du Champ-de-Mars dans le sang du peuple “.

Quelle est l’origine des trois couleurs ? Si le rouge est la couleur de l’oriflamme de Clovis, reçu de Dieu, il est surtout connu comme étant originairement la bannière de l’abbaye de Saint Denis dont le rouge symbolisait le martyre de ce saint, premier évêque de Paris. Le rouge était aussi la couleur du pouvoir impérial divin des empereurs romains, dont ont hérité les papes (chaussures rouges auxquelles le pape François 1ervient de renoncer).

La couleur bleue est associée à celle des armoiries de France et des Rois. Clovis remplace ses armes (trois croissants ou crapauds) par un écu bleu azur parsemé de fleurs de Lys suite à la vision d’un ermite de Joye en Val près de Poissy qui précède sa victoire de Confluant Ste Honorine sur le roi Germain Audoc. Le bleu est également la couleur du manteau (la chape) de saint Martin de Tours, utilisé comme palladium par Clovis, et comme étendard des armées par de nombreux Rois ensuite, lors des batailles ; et c’est pour cette raison que le manteau du sacre royal est bleu. À cette époque l’azur est un symbole de grandeur spirituelle. Le bleu est la couleur du manteau de la Vierge.

Le blanc est devenu la couleur personnelle du Roi depuis Saint Louis, St Jeanne d’Arc et Henri IV. C’est la couleur du commandement sous la monarchie française.

  • ·         le 21 octobre 1805 : bataille de Trafalgar.

Pendant la bataille de Trafalgar, l’amiral Nelson, qui se trouve sur la dunette du Victory, est atteint par une balle qui lui brise la colonne vertébrale. Il remporte cependant la victoire et brise tous les espoirs de Napoléon d’envahir l’Angleterre. Du camp de Boulogne, la grande armée va traverser l’Europe en quelques jours pour triompher à Austerlitz de l’Autriche, et de la Russie en neuf heures de combat.

  • ·         le 21 octobre 1907 : mort du Serviteur de Dieu, Jules Chevalier.

Le 15 mars 1824, Jules Chevalier naît à Richelieu (Indre-et-Loire), en Touraine, au sein d’une famille pauvre qui n’a pas les moyens de lui payer l’entrée au séminaire. Il est baptisé le lendemain. « Peu de temps après mon baptême, ma mère me consacra à la Très Sainte Vierge et au Sacré-Cœur », écrira-t-il. Il souhaite apprendre le métier de cordonnier pour se payer lui-même ses études. Mais à 17 ans, la Providence veille déjà sur lui : son père se voit proposer le métier de garde forestier dans la région de Vatan (Indre), non loin d’Issoudun, dans le diocèse de Bourges. Cette nouvelle situation va permettre à Jules d’aller au petit séminaire du diocèse de Bourges puis au grand séminaire. Subitement, Jules Chevalier découvre que Dieu nous aime avec un cœur d’homme, celui de Jésus. C’est pour lui une véritable découverte, à une époque où l’hérésie janséniste, plutôt forte en France, insiste de manière excessive sur la justice de Dieu. Se jouant de son nom, il décide de créer un groupe de prière et de réflexion au sein du séminaire qui s’appellera les « Chevaliers du Sacré-Cœur ».

Ordonné prêtre le 14 juin 1851, en septembre 1854, il reçoit sa nomination pour Issoudun qu’il rejoint en octobre avec l’un de ses compagnons, Émile Maugenest. Tous deux aiment se remémorer leurs rêves de séminaristes et leurs ambitions missionnaires. Ils décident d’en parlent au curé d’Issoudun, l’abbé Crozat, qui approuve leurs ambitions et leur promet aide et soutien. Nous sommes à la veille de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, le 8 décembre 1854. À Issoudun, on s’y prépare par une neuvaine de prière. Le Père Chevalier écrit un contrat avec la Vierge Marie dans lequel il spécifie qu’il la fera honorer d’une manière spéciale si elle donne un signe pour favoriser son projet missionnaire.

Le 8 décembre, au terme de la neuvaine, après la messe, une personne vient promettre au Père Chevalier un don de 20 000 francs or pour des missions, sans plus de précisions. Voilà que Marie a répondu favorablement à sa demande ! « Vous êtes l’envoyé du Ciel. C’est par vous que la Vierge Immaculée nous répond aujourd’hui ! », s’exclame le Père Chevalier. Il discerne avec l’archevêque de l’opportunité de créer l’institut missionnaire dont il a toujours rêvé. Mais le conseil épiscopal est sur la réserve, Mgr demande un temps de réflexion. Finalement, ce dernier reconnaît l’intervention de la Providence et accepte le projet du Père Chevalier, même si son conseil n’y est pas favorable. Début septembre 1855, la première communauté des Missionnaires du Sacré-Cœur est donc installée par le vicaire général de Bourges dans une modeste maison qu’on n’arrivait pas à vendre et qui deviendra l’actuel sanctuaire d’Issoudun. Le Père Chevalier transforme avec ses missionnaires une petite grange voisine en chapelle, mais l’effondrement de son toit convainc bientôt les Missionnaires de construire une église dédiée au Sacré-Cœur.

Il revient au Père Jules Chevalier de tenir sa promesse à l’égard de Marie. Il s’en acquittera en 1857, après trois ans de réflexion et de prière : « Dans notre église, la Vierge Marie s’appellera : Notre-Dame du Sacré-Cœur. » Pour répondre à l’étonnement de ses confrères à l’écoute de ce nouveau titre, il s’exprime dans la revue des Pères jésuites de Toulouse, Le Messager du Sacré-Cœur. Le Père Chevalier explique vouloir honorer les liens qui unissent Marie et le Christ, le Christ et Marie. Il fera faire une première image où Marie debout, les bras ouverts, a devant elle l’enfant Jésus âgé de 12 ans qui bénit. Ce statuaire combine l’attitude de Marie à la rue du Bac (Paris) et Jésus emprunté à un tableau de la Sainte Famille de M. L. J. Hallez. Plus tard, le Père Chevalier fera faire une statue en marbre de Carrare selon la même idée, avec une variante : Jésus ne bénit plus. Le Père demande que, de sa main droite, l’enfant désigne sa mère comme pour nous dire : « Si vous voulez connaître mon cœur (qu’il désigne de sa main gauche), demandez à Marie, elle vous indiquera le chemin. » Le 2 juillet 1864, par une cérémonie grandiose, Mgr de La Tour d’Auvergne inaugurait la nouvelle église à peine achevée, reconnue basilique mineure par un décret de Pie IX du 17 juillet 1874. La statue de Marie, en marbre de Carrare, sera rapidement placée dans une chapelle dédiée à Notre-Dame du Sacré-Cœur.

Ainsi, à Issoudun, Notre-Dame est liée à une personne (le Christ) et non à un lieu (Issoudun). Dans le sillage du Concile Vatican II et de son texte marial ( Lumen Gentium du 21 novembre 1964), et selon l’intuition spirituelle du Père Chevalier, une autre représentation de Notre-Dame du Sacré-Cœur voit le jour grâce au grand calvaire qui est dans le chœur de la basilique d’Issoudun. Marie debout au pied de la croix oriente nos regards et nos cœurs vers le Christ au cœur transpercé. De sa main droite, elle nous invite à aller à la porte de ce Cœur pour y puiser, nous aussi, les eaux vives du Salut. On se souvient que Jean-Paul II dira au terme du Jubilé de l’an 2000 : « Je viens de fermer la porte de l’année sainte mais la porte du Cœur du Christ demeure à jamais ouverte. » À la suite de saint Augustin, le Père Chevalier est sensible à cette notion de la « porte occasionnée par la blessure du soldat ».

« Aimé soit partout le Sacré-Cœur de Jésus »

La société est approuvée par le pape Pie IX par des décrets du 12 juin 1874 et du 12 janvier 1877. Le 25 mars 1881, le Père Chevalier répond favorablement à l’appel du pape Léon XIII qui demande l’envoi de missionnaires en Mélanésie et en Micronésie (îles au nord de l’Australie). Ce nouveau champ missionnaire donne corps à son rêve qu’il synthétise dans la devise donnée à ses missionnaires : « Aimé soit partout le Sacré-Cœur de Jésus» (Ametur ubique terrarum Cor Jesu sacratissimum). Le pape François vient d’honorer cette dimension missionnaire, en choisissant parmi les cardinaux (le 19 novembre 2016), Mgr John Ribat, Missionnaire du Sacré-Cœur et archevêque de Port Moresby (Papouasie-Nouvelle-Guinée).

Après les Missionnaires du Sacré-Cœur (MSC), deux congrégations féminines ont vu le jour : les Filles de Notre-Dame du Sacré-Cœur (30 août 1874) et les Sœurs Missionnaires du Sacré-Cœur (25 mai 1900). Des laïcs MSC se sont aussi associés à la mission au sein de ce que nous appelons aujourd’hui la « Famille Chevalier » qui regroupe religieux, religieuses et laïcs. Les trois congrégations nées de l’ardeur missionnaire du Père Chevalier comptent aujourd’hui plus de 5000 membres dans 53 pays, sur tous les continents. Ils sont engagés dans la pastorale paroissiale, le monde des jeunes, les aumôneries d’hôpitaux, auprès des gens de la rue, à travers des pèlerinages et des retraites spirituelles. Un bulletin de liaison mensuel a été créé tant pour les pèlerins qui viennent nombreux découvrir Marie sous son nouveau vocable, que pour les membres de la Fraternité Notre-Dame du Sacré-Cœur (créée par le Père Chevalier) qui s’y rattachent. C’est ainsi que sont nées en janvier 1866 les Annales d’Issoudun qui existent encore aujourd’hui.

L’ensemble du sanctuaire d’Issoudun porte le nom de Basilique Notre-Dame du Sacré-Cœur. Aujourd’hui, le sanctuaire est ouvert toute l’année. Il accueille les pèlerins qui viennent nombreux de Pâques à octobre de manière individuelle ou en groupe. Chaque jour, il y a la messe à 11h30 (11h le dimanche) et la prière mariale de 17h à 17h30 qui allie, dans une lectio divina avec Marie, la dimension mariale et les vêpres. Il y a aussi un enseignement sur le thème de l’année et des rencontres missionnaires sont proposées pour les groupes. Chaque jour, un accueil dialogue-confession est aussi offert de 9h30 à 11h et de 15h à 17h. Un thème annuel permet de déployer la riche spiritualité du Sacré-Cœur au sujet de laquelle le Père Chevalier aimait dire : « La dévotion à Notre-Dame du Sacré-Cœur est le complément naturel de la dévotion au Sacré-Cœur. »

Le Serviteur de Dieu Jules Chevalier est mort le 21 octobre 1907 à Issoudun après une vie bien remplie et riche de promesses pour l’avenir. Sa cause en béatification a été déposée à Rome le 25 mai 2012. Sept de ses fils spirituels ont été déclarés martyrs en Espagne dans le contexte de la guerre civile de 1936-1939.

  • ·         le 21 octobre 1945 : rejet de la III république.

Un Référendum débouche sur le rejet de la IIIème République et la 1ère Assemblée constituante est élue. Il faut bien donner un vernis légal aux crimes de l’épuration qu’a très largement couverte le gouvernement provisoire de l’époque.

  • ·         le 21 octobre 1956 : début de l’affaire de Suez.

Britanniques, Français et Israéliens débutent une rencontre à Sèvres, sur la question d’une intervention militaire en Egypte. Cette rencontre secrète aboutit à la victoire militaire de Suez, donc une fois de plus à une défaite politique totale. C’est le début de la fin des empires coloniaux pour ces deux pays occidentaux.

  • ·         le 21 octobre 1999 : Hélène Carrère d’Encausse devient Secrétaire perpétuel de l’Académie française.

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
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On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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