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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 20 décembre…

C’est arrivé un 20 décembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 20 décembre 69 : Vespasien seul empereur à Rome.

L’empereur Vitellius est égorgé au cœur de Rome par des mécontents. Cet assassinat livre l’empire au général Vespasien, qui a fait la preuve de ses capacités en réprimant brutalement une révolte en Palestine…

  • le 20 décembre 827 : élection du pape Grégoire IV.
  • le 20 décembre 1192 : Richard Cœur de Lion prisonnier en Allemagne.

Richard Cœur de Lion est fait prisonnier par l’empereur Léopold. Ayant fait naufrage sur la côte italienne à son retour de la IIIe croisade, le roi tente de gagner l’Angleterre en traversant les terres de ses ennemis sous un déguisement, accompagné de seulement deux compagnons. Mais il est reconnu en Autriche, et livré au duc, lequel le vend contre rançon à l’empereur d’Allemagne. Son absence prolongée, pendant trois ans, va être mise à profit par son frère Jean sans Terre…

  • le 20 décembre 1334 : Benoît XII est élu pape.

Durant son pontificat, Benoît XII lutte activement contre les hérésies et reprend avec vigueur les ordres mendiants tentés par les déviances et le relâchement des mœurs. Rigoureux, il ne cède pas au népotisme courant à l’époque. Son œuvre politique est moins brillante. Benoît XII ne peut pas s’opposer au conflit entre les royaumes de France et d’Angleterre qui mène vers la Guerre de cent ans. Il tente par deux fois de ramener la papauté à Rome, mais l’échec de ses projets le décide à demeurer à Avignon. Il débute en 1340 la construction d’un palais plus grand et mieux protégé que l’ancien palais épiscopal, c’est le début de la construction du palais des papes.

  • le 20 décembre 1462 : acquisition des comtés de Roussillon et de Cerdagne par Louis IX, qui vient à Bayonne et réconcilie les rois de Castille et d’Aragon.
  • le 20 décembre 1522 : Soliman le Magnifique s’empare de Rhodes.

Après cinq mois de siège, le sultan ottoman Soliman le Magnifique, avec le concours du vizir Ibrahim Pacha, s’empare de la forteresse de Rhodes que défendaient les chevaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Ces chevaliers quittent l’île pour une autre, Malte, au cœur de la Méditerranée. Ils en seront chassés trois siècles plus tard par un autre conquérant, Bonaparte.

  • dans la nuit du 9 au… 20 décembre 1582 : la France adopte le calendrier grégorien. 

 

La Séance de la Commission pour la réforme du calendrier en présence de Grégoire XIII (Registre de Sienne)

Les Romains, les Portugais et les Espagnols qui se couchent le soir du jeudi 4 octobre 1582, se réveillent non le… 15 octobre. La raison de cette anomalie est que le pape Grégoire XIII avait décidé de supprimer les dix jours suivant le 4 octobre 1582, pour rectifier une bonne fois pour toutes les erreurs du calendrier antérieur et permettre l’entrée en application de son propre calendrier. Auparavant, l’Occident suivait le calendrier julien, ainsi nommé d’après Jules César, premier grand ordonnateur de la mesure du temps. La France passe au nouveau calendrier dans la nuit du 9 au 20 décembre. Voir les chroniques du 4 et 15 octobre et des 9 et 11 décembre.

  • le 20 décembre 1590 : mort d’Ambroise Paré.

Né vers 1510 à Bourg-Hersent, Ambroise Paré est issu d’une famille modeste : son père était agriculteur. Ambroise Paré deviendra tout de même chirurgien du Roi. Il rédige de nombreux ouvrages sur la médecine, et est ainsi considéré comme le père de la chirurgie (Cf. la chronique du 08 décembre dernier).

  • le 20 décembre 1664 : Fouquet est condamné au bannissement perpétuel.

Ce fait n’a rien d’anodin aujourd’hui et Jean Sévilla, une fois de plus nous aide à comprendre comme notre historie de France a été et est trafiquée, travestie par les « élites » qui nous « gouvernent », extrait :

« Le 5 septembre 1661, alors qu’il fête ses 23 ans, le roi Louis XIV, venu assister aux Etats de Bretagne, tient conseil au château de Nantes. Il y a là Colbert, Le Tellier et Fouquet. A l’issue de la réunion, le souverain fait passer des petits papiers par lesquels il donne ses ordres. Les scellés seront posés chez Fouquet. La veille, Louis XIV a prévenu d’Artagnan, le capitaine-lieutenant des mousquetaires : dès que ce dernier aura reçu le billet que Le Tellier lui remettra en mains propres, il devra procéder à l’arrestation du surintendant des finances. A la suite d’un imprévu, toutefois, Le Tellier est retenu et Fouquet quitte le château sans se douter de ce qui l’attend. Ce n’est que place Saint-Pierre, à côté de la cathédrale de Nantes, qu’il est intercepté. Emprisonné à Angers puis à Amboise, inculpé pour « péculat » (c’est-à-dire concussion), le ministre disgracié devra attendre plusieurs mois avant que s’ouvre son procès, qui durera presque trois ans. Alexandre Dumas, dans Le Vicomte de Bragelonne, brossera de Fouquet l’image d’une victime. On a beaucoup évoqué la jalousie que Louis XIV aurait ressentie au sortir d’une fête à Vaux-le-Vicomte, où Fouquet, maître des lieux, aurait voulu l’éblouir. Simone Bertière, à qui rien de ce qui concerne la France des Bourbons n’est étranger, relativise cet épisode devenu un mythe. L’historienne a repris le déroulement du procès Fouquet (dont le dossier original a été détruit) afin de remettre en lumière le cas de celui qui, condamné au bannissement, peine commuée en détention perpétuelle, finira sa vie, près de vingt ans après, dans la forteresse de Pignerol.  Le procès met en scène un souverain novice découvrant les limites de son pouvoir, un magistrat (Lefèvre d’Ormesson) que la défense du droit transforme en opposant, et l’accusé Fouquet qui sauve sa tête, mais qui n’a rien d’un innocent.

Simone Bertière analyse l’affaire comme une phase d’un processus visant à rétablir les finances de l’Etat mises à mal par le recours systématique à l’emprunt. La fuite en avant par l’emprunt ? Cela rappelle quelque chose… Hélas! Louis XIV nous manque. »

  • le 20 décembre 1669 : formation dans la marine royale française des régiments Royal-La-Marine et Amiral.

C’est en 1622 que le cardinal de Richelieu crée, sous la dénomination de “compagnies ordinaires de la mer “, cent compagnies qui sont destinées à former les garnisons des bâtiments.

Elles prirent quatre ans plus tard le nom de ” régiment de la Marine ” qui n’eut qu’une existence éphémère, car la plupart de ses éléments périrent dans un naufrage. Il ne fut reformé qu’en novembre 1635 et prit part à tous les conflits européens : il avait été créé pour se battre sur mer, les circonstances firent qu’il accomplit sa carrière sur le continent. Ce régiment sera suivi d’une dizaine d’autre parmi lesquels le régiment ” Royal-Marine ” et le régiment ” Amiral ” ce dernier devenant plus tard ” Vermandois “.

De ces régiments sont issus l’armée coloniale, puis les Troupes de Marine actuelles.

  • le 20 décembre 1765 : le Dauphin Louis Ferdinand meurt de tuberculose à Fontainebleau.

Louis de France, plus communément appelé le Dauphin Louis est le Fils de Louis XV. Le Marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie dans l’histoire de France, note que :

« le Dauphin ayant résisté à toutes les embuches que les Loges lui avaient tendues pour le faire tomber, on peut se demander si la Franc-maçonnerie ne cherchera pas à inoculer au Prince le microbe de la tuberculose dont il mourut… » (page 201)

N’oublions pas que Choiseul, véritable premier ministre de l’époque, est l’ennemi personnel du Dauphin ; il a été suspecté de l’avoir empoisonné. Choiseul ami et protecteur des philosophes dont il répand les idées en France ; Choiseul dont la vie licencieuse fait l’admiration de son disciple Talleyrand ; Choiseul dont le rôle inique joué dans l’expulsion des Jésuites de France ne peut être oublié.

Avec la mort du Dauphin, c’est Louis Auguste qui devient l’héritier du trône de France à la succession de Louis XV. Sous le nom de Louis XVI, ce dernier accédera au trône de France le 10 mai 1774.

  • le 20 décembre 1798 : on constate que le calendrier révolutionnaire n’est guère utilisé que par les fonctionnaires.

 

  • le 20 décembre 1803 : les États-Unis achètent la Louisiane à la France pour une somme de 80 millions de francs.

Quand on voit ce qu’est devenu ce territoire, c’est qu’on appelle être visionnaire ; où comment sacrifier l’avenir au présent… Les émissaires américains ne sont venus que pour acheter le port de la Nouvelle Orléans. Ils n’ont pas d’autre mandat. Quand Napoléon, pour le même prix va leur offrir toute la Louisiane française, soit un peu moins de la moitié des Etats-Unis actuels, ils vont hésiter, car ils n’ont pas reçu de consignes pour une telle offre.

  • le 20 décembre 1837 : le gouvernement Molé augmente les budgets des Cultes et rétablit les crucifix dans les tribunaux.
  • le 20 décembre 1848 : Louis-Napoléon Bonaparte prête serment.

Elu le 11 décembre à la présidence de la République, Louis-Napoléon Bonaparte prête serment devant la tribune et jure :

“en présence de Dieu et du peuple français, représenté par l’Assemblée nationale, de rester fidèle à la République démocratique, une et indivisible et de remplir tous les devoirs que (lui) impose la Constitution.”

Le prince-président s’établira dans sa nouvelle résidence du palais de l’Elysée. En décembre 1851 le neveu de Napoléon Ier organisera un Coup d’Etat qui lui permettra de prendre le titre d’empereur en 1852, mais il échouera à se faire sacrer.

  • le 20 décembre 1886: Joseph Gallieni est nommé gouverneur général du Soudan français

Joseph Gallieni est nommé gouverneur général du Soudan français, qui correspond aujourd’hui au Mali. Ce militaire né le 24 avril 1849 revient d’une mission de trois ans en Martinique, et vient d’être nommé lieutenant-colonel. Durant son mandat, il parviendra à obtenir la rive gauche du Niger, en signant un traité avec Samori. Il quitte l’Afrique en 1891. Il meurt le 27 mai 1916 durant la Première Guerre mondiale.

  • le 20 décembre 1945 : l’or de la Banque de France.

Entre le 28 décembre 1944 et ce jour le stock d’or de la banque de France a diminué de 40%. Or entre le 7 mars 1940 et le 28 décembre 1944, ce stock est resté inchangé.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 220 et 225)

  • le 20 décembre 1974 : l’Assemblée nationale adopte la loi Veil qui légalise l’avortement en France.
  • le 20 décembre 1982 : l’IVG est remboursée par la Sécurité sociale, en France.
  • le 20 décembre 1983 : le jésuite François Xavier Chu meurt dans un camp de travaux forcés.
  • le 20 décembre 2001 : décès de Léopold Sedar Senghor.

Élève des missionnaires catholiques, Léopold Sedar Senghor entre en khâgne au lycée Louis-le-Grand (Paris), où il devient l’ami de Georges Pompidou, futur président de la République française. Tandis que ce dernier entre à l’École normale supérieure, lui-même échoue au concours et rejoint la faculté de lettres où il obtient une agrégation de grammaire.

Poète et président du Sénégal, Senghor est le Premier chef d’État d’Afrique francophone à quitter volontairement le pouvoir (1980), mais aussi le premier Noir élu à l’Académie française (1983). À sa mort, il est inhumé dans son pays d’origine en l’absence remarquée des hauts dirigeants français.

  • le 20 décembre 2005 : la première moitié de la galerie des Glaces Château de Versailles, restaurée, est rouverte au public.
  • le 20 décembre 2007 : le président français Sarkozy est fait Chanoine honoraire de la basilique St-Jean-de-Latran.

La nature ayant horreur du vide, serait-il toujours titulaire de cette fonction ?

  • le 20 décembre 2012 : le ministre Cahuzac dépose une seconde plainte en diffamation contre Médiapart avec constitution de partie civile.

« Les Yeux dans les yeux, je n’ai jamais eu de compte en Suisse ! »

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