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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 2 octobre…

C’est arrivé un 2 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 2 octobre : saints du jour français ou en France.
    • Sts Anges Gardiens

Le pape Paul V, en 1608, a établi cette fête en leur honneur. C’est une vérité de foi que les anges, tout bienheureux qu’ils sont, reçoivent une mission de Dieu auprès des hommes ; les paroles de Notre-Seigneur, l’enseignement des Docteurs et des saints, l’autorité de l’Église, ne nous permettent pas d’en douter. Si les démons, en légions innombrables, rôdent autour de nous comme des lions prêts à nous dévorer, selon la parole de saint Pierre, il est consolant pour nous de songer que Dieu nous a donné des défenseurs plus nombreux et plus puissants que les démons.

C’est au plus tard dès sa naissance que tout homme venant au monde est confié à la garde d’un esprit céleste ; les païens, les hérétiques, les pécheurs eux-mêmes, ne sont pas privés de ce bienfait de Dieu. Il est même certain que divers personnages, en raison de leur situation, comme les rois, les pontifes, ou en raison des vues spéciales de Dieu sur eux, comme nombre de saints, ont parfois plusieurs anges gardiens. Il semble indubitable que non seulement les individus, mais les sociétés et les institutions, sont confiées aussi spécialement à la garde des anges ; l’Église, les royaumes, les provinces, les diocèses, les paroisses, les familles, les ordres religieux, les communautés, ont leurs angéliques protecteurs.

Les anges nous préservent d’une foule de maux et de dangers, ils éloignent de nous les occasions du péché ; ils nous inspirent de saintes pensées et nous portent à la vertu, nous soutiennent dans les tentations, nous fortifient dans nos faiblesses, nous animent dans nos découragements, nous consolent dans nos afflictions. Ils combattent avec nous contre le démon et nous prémunissent contre ses pièges ; si nous tombons, par fragilité ou par malice, ils nous relèvent par le remords, par les pensées de la foi, par la crainte des jugements de Dieu, et nous procurent divers moyens de conversion : ils portent nos bonnes œuvres et nos prières à Dieu, réparent nos fautes, intercèdent pour nous auprès de la divine miséricorde, suspendent la vengeance céleste au-dessus de nos têtes ; enfin ils nous éclairent et nous soutiennent dans la maladie et à l’heure de la mort, nous assistent au jugement de Dieu, visitent les âmes du purgatoire.

Saint Bernard résume nos devoirs en trois mots : « Quel respect, quel amour, quelle confiance de notre part ne méritent pas les anges ! Respect pour leur présence, amour à cause de leur bienveillance, confiance en leur protection. » Ajoutons un quatrième devoir, la docilité à leurs bonnes inspirations.

  • St Gérin frère de st Leger, martyr († 677)

Sur le territoire d’Arras, en 679 ou 680, la passion de saint Léger, évêque d’Autun. Il fut en butte à la haine d’Ébroïn, maire du palais du roi de Neustrie Théodoric, qui le fit assassiner, après lui avoir fait crever les yeux et subir d’autres tortures. Avec lui on vénère la mémoire de son frère saint Gérin, martyr, lapidé deux ans auparavant sur l’ordre du même Ébroïn.

  • St Léger (Leodegarius) : évêque et martyr († 679)

La Complainte de saint Léger raconte comment il s’est livré volontairement à son ennemi, Ébroïn, qui assiégeait Autun, pour épargner d’autres souffrances à la ville. Le cruel maire du palais martyrisa l’évêque d’Autun, auquel il fit arracher les yeux et couper la langue, avant de le faire assassiner.

Après la mort du Roi Clovis II, Léger avait assisté le gouvernement de la reine Bathilde dont le fils, Clotaire, futur Clotaire III, était encore mineur. Son influence sur la régente lui avait attiré la haine du tyran. Léger avait été abbé de Saint-Maxence, dans le Poitou, où il avait introduit la règle de saint Benoît. Au cours de ses vingt ans d’épiscopat (659-679), il avait ensuite étendu l’observance bénédictine à tous les monastères de son diocèse.

Il est le saint patron d’Autun (Saône-et-Loire), mais aussi de Murbach (Haut-Rhin) et du canton suisse de Lucerne. On l’invoque contre les maladies des yeux.

  • St Bérégise, abbé à Andain († après 725)

À Andain, dans un col des Ardennes, après 725, saint Bérégise, abbé, qui fonda en cet endroit un monastère de clercs réguliers et le gouverna avec soin.

  • Bx Georges-Edmond René, prêtre et martyr († 1794)

Sur l’île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Georges-Edmond René, prêtre et martyr. Chanoine de Vézelay, il fut déporté, sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, sur un bateau négrier, et mourut, épuisé par la fièvre.

  • Sainte Jeanne-Émilie de Villeneuve : Fondatrice de la Congrégation ‘Notre Dame de l’Immaculée Conception’ connue sous le vocable les ‘sœurs bleues’

Jeanne-Émilie de Villeneuve, appelée Émilie de Villeneuve, naît à Toulouse le 9 mars 1811. Elle est la petite-fille du comte de Villeneuve et la troisième des quatre enfants du marquis de Villeneuve et de la marquise, née Rosalie d’Avessens. Elle passe les premières années de sa vie au château d’Hauterive, à proximité de Castres, où sa mère doit se retirer en raison de son mauvais état de santé. À l’âge de 14 ans, Émilie perd sa mère et trois années plus tard sa sœur Octavie.

Après le décès maternel, elle vit quelque temps à Toulouse où sa grand-mère prend en charge son éducation et celle de ses sœurs. À 19 ans, Émilie est de retour à Hauterive, où elle gère la vie familiale, soulageant de cette tâche son père, alors maire de Castres (de 1826 à 1830). Ces problèmes familiaux vont marquer son existence, ainsi que le contact qu’elle entretient avec le père Leblanc, jésuite, auquel elle fait part des préoccupations de type social qui ont germé en elle (particulièrement la misère qu’elle découvrait autour d’elle, dans ces premiers moments de la révolution industrielle).

Après avoir envisagé de rejoindre les ‘Filles de la Charité’, et après un délai de réflexion imposé par son père, elle crée (avec l’accord de son évêque), et en collaboration avec deux compagnes, la congrégation de ‘Notre Dame de l’Immaculée Conception’, le 8 décembre 1836. La communauté religieuse est rapidement connue sous le vocable les ‘sœurs bleues’, en raison de la couleur de leur habit. Pourquoi ‘Notre-Dame de l’Immaculée Conception ?’ Émilie, depuis la mort de sa mère, a pris l’habitude de confier ses joies, ses peines, les choix à faire à Marie qui est devenue sa compagne de route. La 1ère communauté s’installe dans une petite maison sans confort à Castres. Attentives aux plus pauvres qui les entourent, elles accueillent des jeunes filles fragilisées par la misère liée au début de l’ère industrielle et s’occupent des prisonniers. Rapidement, elles ouvrent une 2e communauté où les sœurs sont chargées de l’éducation des enfants, du catéchisme et des soins aux malades. Toutes les communautés, dans les débuts, auront cette triple mission.

Puis la congrégation voit grandir le nombre de ses sœurs, et son rayonnement s’étend à l’Afrique (Sénégal, Gambie, Gabon).

En 1853 Émilie de Villeneuve démissionne de sa charge de Supérieure Générale pour être remplacée par sœur Hélène Delmas. En 1854, l’épidémie de choléra atteint Castres et la fondatrice des sœurs Bleues décédera le 2 octobre, entourée de ses sœurs. L’expansion de la congrégation s’est poursuivie en Europe en 1903, en Amérique Latine en 1904-1905, en Asie-Pacifique en 1998. Elle est présente aujourd’hui en France, en Argentine (1905), au Bénin (1988), en Bolivie (1992), au Brésil (1904), au Burkina Faso, en République Démocratique du Congo (1990), en Espagne (1903), au Gabon (1849), en Guinée Bisau, en Haïti, en Italie (1904), au Mexique (1982), au Paraguay (1939), aux Philippines (1997), au Sénégal, en Uruguay (1957), au Venezuela (1996).

Jeanne-Émilie de Villeneuve a été béatifiée le 05 juillet 2009, à Castres, par l’archevêque Angelo Amato s.d.b. et proclamée Sainte, à Rome, le 17 mai 2015 par le pape François.

  • Bx Antoine Chevrier, prêtre et fond. († 1879)

À Lyon, en 1879, le bienheureux Antoine Chevrier, prêtre, qui fonda l’ « Œuvre de la Providence du Prado », pour la formation de prêtres capables d’enseigner la religion chrétienne aux jeunes gens pauvres.

  • le 2 octobre : 640 : élection du pape Séverin.
  • le 2 octobre 1187 : Saladin reprend Jérusalem aux Croisés.

Le siège débuté le 20 septembre s’achève. La nouvelle va faire l’effet d’un coup de tonnerre en Occident. Une troisième croisade est décidée. Français et Anglais cessent leur lutte et s’unissent à l’empereur Barberousse.

  • le 2 octobre 1264 : décès du pape Urbain IV.
  • le 2 octobre 1370 : Bertrand du Guesclin devient connétable de France.

Le Roi Charles V le Sage décerne au chevalier Bertrand du Guesclin, Seigneur de La Motte-Broons, Chevalier de Pontorson et Comte de Longueville, le titre de connétable. Il devient commandant suprême de l’armée française. Charles V récompense ainsi les services rendus pendant la guerre menée contre les Anglais, en particulier son éclatante victoire à Cocherel (voir la chronique du 16 mai 1364) et pour avoir débarrassé le Royaume des Grandes Compagnies. Du Guesclin est fidèle au Roi et combat pour le Royaume de France jusqu’à sa mort en 1380.

  • le 2 octobre 1380 : Charles VI est déclaré majeur, fin de la Régence de Louis, Duc d’Anjou sur le royaume de France.

La famille royale trouve un compromis pour résoudre le problème posé par le jeune âge du Roi, mais l’arrangement ne tient pas compte des dernières volontés de Charles V. En effet, le 16 septembre 1380, Charles V meurt, à 42 ans, son agonie dure trois jours, pendant lesquels il pose ses derniers actes de souverain devant les représentants des trois ordres réunis dans la chambre royale.

Avant d’accomplir ses deux derniers actes, il se fait présenter la couronne royale apportée par l’abbé de Saint Denis. Puis le Roi affirme avoir toujours cru de bonne foi et croire encore que Clément VII est le vrai pape, mais, s’il a été trompé, il se soumet d’avance aux décisions de la Sainte Eglise catholique et du concile universel. Enfin, il abolit les fouages et remet à ses exécuteurs testamentaires un trésor de deux cent mille francs. Le Duc d’Anjou n’est Régent que moins de deux mois.

  • le 2 octobre 1461 : Villon est libéré, à Meung-sur-Loire, grâce à l’arrivée de Louis XI dans la ville.

Un des poètes les plus connus du Moyen Age est en prison à Meung-sur-Loire. Il a déjà fui Paris pour avoir tué un prêtre, puis Orléans pour un cambriolage. A son couronnement, le Roi Louis XI gracie un certain nombre de prisonniers, dont François Villon.

  • le 2 octobre 1535 : Jacques Cartier découvre Montréal.

Au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais, le Français Jacques Cartier trouve une île peuplée par des Indiens Hurons. Appelée “Hochelaga” par ses habitants, il l’a baptise ” Mons realis”, “Mont royal” en latin. Cette île devient le 17 mai 1642, la ville de Montréal.

  • le 2 octobre 1629 : décès du Cardinal Pierre de Bérulle, religieux français, théologien catholique, cardinal, fondateur des Oratoriens.

Né en 1575, au château de Cérilly en Champagne, Pierre de Bérulle fait ses études chez les Jésuites. Doté d’une grande intelligence, il rédige avant son ordination un Discours sur l’abnégation intérieure.

En 1600, il sert le Roi Henri IV en participant aux négociations avec les chefs Protestants.

Ami et disciple de Saint François de Sales, en 1604, avec l’aide de Jeanne Barbe Acarie, il introduit en France les Carmes Réformées de Sainte Thérèse d’Avila. Grand artisan de la Réforme Catholique en France, il fonde la Société de l’Oratoire encore appelée les Oratoriens, dont la vocation est d’enseigner le Clergé pour former les prêtres en théologie. Soixante maisons seront fondées ainsi que quarante Carmels. Il s’est inspiré de l’Oratoire fondé par Saint Philippe Néri en Italie.

En 1627, il est créé Cardinal par le Pape Urbain VIII. Parmi ses célèbres écrits se trouvent :

– Le Discours de l’état et des grandeurs de Jésus

– La vie de Jésus

– Mémorial de direction

– L’élévation sur Sainte Madeleine

  • le 2 octobre 1700 : le roi d’Espagne Charles II se sentant diminué, rédige un testament attribuant l’Espagne au duc d’Anjou, petit-fils de Louis XIV.

Charles II d’Espagne n’a pas de descendance directe, aussi lègue-t-il toutes ses possessions au duc d’Anjou, deuxième petit-fils de sa sœur aînée Marie-Thérèse et de Louis XIV. Il désavantage ainsi son oncle l’empereur Léopold 1er, qui espérait l’héritage pour son second fils, l’archiduc Charles, le futur empereur Charles VI. La guerre de succession d’Espagne commence.

  • le 2 octobre 1754 : naissance de Louis-Gabriel de Bonald, écrivain français, académicien, et homme politique, philosophe, grand adversaire de la révolution française.

Portrait par Julien Léopold Boilly

  • le 1er ou 2 octobre 1792 : la statue équestre de Louis XIV, située sur le Place du Peyrou à Montpellier, est renversée sur ordre de la municipalité.
  • le 2 octobre 1804 : décès de Joseph Cugnot, inventeur du premier engin automobile.

Nicolas-Joseph Cugnot est un ingénieur militaire français connu pour avoir créé la première automobile à vapeur, le «fardier». Le véhicule, resté au stade de prototype, dispose de quatre commandes : le frein, les poignées de direction, une sorte de volant, une tringle, qui joue le rôle d’accélérateur en actionnant le robinet de vapeur, ainsi que deux cliquets inversant le mouvement à double effet des pistons, ce qui permet la marche arrière.

Modèle de 1771, conservé au musée des arts et métiers à Paris

  • le 2 octobre 1851 : naissance de Ferdinand Foch, Maréchal de France, Maréchal de Pologne et d’Angleterre, et commandant des forces alliées lors de la Première Guerre mondiale.

Voir la chronique du 20 mars.

  • le 2 octobre 1892 : décès d’Ernest Renan, écrivain, philosophe et historien français.
  • le 2 octobre 1931 : décès du prince Jacques de Bourbon, duc d’Anjou et de Madrid, aîné des Capétiens et chef de la maison de France.
  • le 2 octobre 1928 : fondation, à Madrid, de l’Opus Dei par Don José maria Escriva de Balaguer.

Le pape Jean Paul II le canonise le 6 octobre 2002; son successeur don Alvaro del Portillo est béatifié par le pape François 1er le 27 septembre 2014.

  • le 2 octobre 1986 : François Mitterrand refuse de signer les ordonnances sur le découpage électoral.

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