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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 2 novembre…

C’est arrivé un 2 novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 2 novembre : saints du jour français ou en France.
    • St Ambroise : abbé en Suisse († 520 ou 521)

Au monastère d’Agaune en Suisse, en 520 ou 521, saint Ambroise, abbé. Moine d’abord, puis abbé du monastère de l’Ile-Barbe à Lyon, il fut appelé à Agaune en raison de l’excellence de son mode de vie religieuse et il y établit l’usage de la louange perpétuelle.

  • St Domnin : évêque à Vienne († avant 538)

À Vienne en Gaule, avant 538, saint Domnin, évêque, ami des pauvres et libérateur des prisonniers.

  • St Georges : évêque de Vienne en Dauphiné († V. 675)
  • St Malachie d’Armagh archevêque en Irlande († 1148)

Au monastère de Clairvaux en Bourgogne, l’an 1148, la mise au tombeau de saint Malachie, évêque. Depuis l’abbaye de Bangor qu’il restaura, il dirigea le diocèse de Connor, mettant en œuvre le programme de réforme grégorienne. Archevêque d’Armagh, il se heurta aux traditions insulaires et ne put tenir ce siège; il retourna à son diocèse de Connor, qu’il divisa en deux, se réservant le nouveau siège de Down. Alors qu’il se dirigeait vers Rome, il mourut à Clairvaux en présence de saint Bernard.

  • Bse Marguerite de Lorraine : duchesse d’alençon, puis clarisse († 1521)

Marguerite de Lorraine nait en 1463 : elle est la fille de Yolande d’Anjou et du dernier comte de Vaudémont Ferri. Elle était la sœur du duc René II, le vainqueur du Téméraire.

La vie de Marguerite de Lorraine est en tout point admirable. Elle vécut un temps de son enfance en Provence auprès du bon roi René. À la mort de ce dernier, elle revint en Lorraine et en 1488, son frère, le duc de Lorraine, René II, lui fit épouser le duc René d’Alençon (fils du célèbre compagnon de Jeanne d’Arc).

Un fils aîné, nommé Charles, et deux filles, Françoise et Anne, naquirent en l’espace de quatre ans. Hélas, René d’Alençon mourut en 1492 en la fête de la Toussaint.

Pendant les vingt années de régence du duché d’Alençon, Marguerite va révéler que la gestion des affaires temporelles n’est pas incompatible avec l’idéal évangélique. Elle assainit les finances du duché, réforme les coutumes, humanise la vie sociale en assurant une aide aux « pauvres honteux » (ceux qui n’osaient pas mendier), refait l’unité du diocèse de Séez divisé entre deux évêques, réforme les abbayes d’Almenèches et de Saint-Martin de Sées et fonde un monastère de clarisses à Alençon, Mortagne, Château-Gontier, Mayenne et Argentan où elle se retirera après vingt-deux ans de règne. Elle restaure ou embellit aussi de nombreux monuments civils et religieux, entre autres les églises de Mortagne, Argentan et Alençon. Ainsi, est achevée en 1505 la construction de l’église Saint Léonard d’Alençon, et en 1515 le porche de la basilique Notre-Dame. Elle élève enfin chrétiennement ses trois enfants et transmet le pouvoir à sa majorité, à son fils aîné Charles, l’époux de celle qui allait devenir Marguerite de Navarre, la sœur du Roi François 1er.

Douairière, elle se consacre plus pleinement au service des malades et des plus pauvres qu’elle appelait « ses seigneurs ». Vision sacrée de la pauvreté qui s’enracinait dans l’Évangile et la tradition franciscaine. Lorsqu’elle s’installe dans le « petit hôpital » de Mortagne, elle veille aussi à la tenue des hôpitaux qui, aux soins, ajoutent l’accueil « des pensionnaires ayant plein vivre ou demi vivre à l’hôpital » et l’hébergement « pour la nuitée » des indigents de passage.

Ainsi a-t-elle mis en œuvre avant la lettre, cette spiritualité des laïcs décrite dans la constitution sur l’Église du Concile Vatican II : « Suivant les conditions de vie de chacun : vie conjugale et familiale, célibat et veuvage ; état de maladie, activité professionnelle et sociale… exercer ses propres charges sous la conduite de l’esprit évangélique, manifestant le Christ aux autres avant tout par le témoignage de vie, rayonnant de foi, d’espérance et de charité… » (Lumen Gentium 4).

Marguerite choisit de terminer sa vie simple religieuse au couvent des sœurs Clarisses d’Argentan où elle meurt le 2 novembre 1521, couvent qu’elle avait elle-même fondé et où elle avait prononcé ses vœux en 1520. Elle montrait ainsi la haute opinion qu’elle avait non seulement de la vocation de laïque mais aussi de consacrée.

Marguerite de Lorraine fut déclarée bienheureuse par le pape Benoît XV le 20 mars 1921, l’Église reconnaissant en elle un « modèle pour ceux qui gouvernent les peuples ».

Elle est la protectrice des familles et la patronne des dentellières, car on doit à cette pieuse duchesse la création du point d’Alençon dont le couvent des Clarisses de cette ville conserve deux superbes pièces de broderie de sa main.

  • le 02 novembre 676 : élection du pape Donus.
  • le 02 novembre 998 : saint Odilon, abbé de Cluny célèbre pour la première fois une commémoration de tous les morts de son ordre.

Cet usage s’est ensuite étendu à toute l’Église catholique.

  • le 02 novembre 1389 : élection du pape Boniface IX.
  • le 02 novembre 1410 : paix de Bicêtre entre Armagnacs et Bourguignons.

La paix de Bicêtre est signée, près de Paris, dans la demeure du sieur Jean de Berry, elle stipule que les ducs de Bourgogne et d’Orléans doivent licencier leurs troupes et retourner dans leurs états respectifs. Le gouvernement du Royaume doit être confié à un conseil composé de seigneurs autres que des princes de sang. C’est un nouvel échec, après la réconciliation de façade de Chartres de l’année précédente ; les partis bourguignons et armagnacs reprennent les armes dès le printemps 1411.

  • le 02 novembre 1439 : naissance de l’impôt permanent, Charles VII instaure le paiement de “la taille” annuellement.

Le Roi Charles VII se dispose à bouter les Anglais hors du royaume. Il conclut à Arras en 1435 un traité avec le duc de Bourgogne, traditionnel allié des Anglais. Mais le traité met sur la touche des troupes de mercenaires que le Roi et le duc employaient à la guerre et qu’ils ne veulent ni ne peuvent plus payer. Le Roi a besoin d’argent pour mettre à la raison ces bandes de pillards, les sinistres Écorcheurs, et pour chasser définitivement les Anglais. Il fait une nouvelle fois appel aux états généraux. Mais les délégués, lassés de se réunir tous les ans pour renouveler l’autorisation de lever l’impôt, accordent à Charles VII, à Orléans, le 2 novembre 1439, la permission de renouveler la «taille» d’année en année.  Le Roi ne se fait pas prier et publie donc une ordonnance pour prélever annuellement la taille dans le pays. Par la même occasion, il se réserve le droit de nommer tous les capitaines, le nombre de leurs soldats et leur lieu d’affectation. Cette mesure qui vise les bandes d’Écorcheurs ne deviendra applicable qu’après la création d’une armée régulière, avec les ressources fiscales tirées de la taille.

  • le 02 novembre 1389 : élection du pape Boniface IX.

Boniface IX succède à Urbain VI. Son pontificat est marqué par la suppression de l’indépendance de la Commune de Rome et par un contrôle accru sur les villes et les châteaux des États pontificaux. A Avignon se trouvent les papes Clément VII et Benoît XIII. Il décède le 1er octobre 1404.

  • le 02 novembre 1699 : naissance de Jean Siméon Chardin

Autoportrait, Musée du Louvre. 

Jean Siméon Chardin ou Jean-Baptiste Siméon Chardin est considéré comme l’un des plus grands peintres du XVIIIe siècle, pour ses natures mortes, ses peintures et ses pastels. Il meurt à Paris le 6 décembre 1779.

Fillette au volant, collection privée 

   

La blanchisseuse Musée de l’Hermitage à Saint Petersbourg.

 

  • le 02 novembre 1755 : naissance de Marie-Antoinette.

Marie-Antoinette d’Autriche, archiduchesse d’Autriche et future reine de France est l’avant dernier enfant de l’empereur François Ier de Lorraine et de Marie-Thérèse d’Autriche. Elle est par son père l’arrière petite nièce du Roi Louis XIV, donc une descendante directe de Louis XIII.

Son mariage avec le futur Louis XVI a un retentissement énorme tant en France qu’en Europe ; c’est l’espoir d’un arrêt de la lutte entre la maison de Bourbon et la maison d’Habsbourg. Très vite elle va devenir la cible des encyclopédistes, philosophes et maçons qui cherche à la discréditer aux yeux de l’opinion. Le montage machiavélique de « l’affaire du collier » y contribue. Voir le 1 février, le 30 mai et les 1ers et 15 aout. Il faut dire que si la Reine fait preuve d’une certaine frivolité lors des premières années du règne de Louis XVI, elle va vite apparaître comme une femme de caractère et un sérieux obstacle aux manœuvres des révolutionnaires.

Après un immonde procès de deux jours (voir la chronique des 14 et 16 octobre), elle est guillotinée le 16 octobre 1793.

  • le 02 novembre 1687 : les jésuites français sont appelés à Pékin, par ordre impérial.
  • le 02 novembre 1789 : l’Assemblée constituante décrète la mise à disposition de la nation des biens ecclésiastiques.

Il faut rappeler que la constituante a terminé la révolution par le coup d’Etat législatif du 17 juin 1789. Elle est usurpatrice du pouvoir. Comme la majeure partie des bourgeois qui la constituent veulent éviter la banqueroute du royaume qui sera leur ruine, il faut aller chercher la richesse là où elle est. (Aujourd’hui dans les comptes bancaires des français ?)

La Constituante met donc les propriétés de l’Eglise à la disposition de la nation, ils vont être vendus aux enchères comme biens nationaux. En compensation les curés auront un salaire, un logement et un jardin. Compensation que les révolutionnaires vont s’empresser de supprimer.

  • le 02 novembre 1956 : l’Egypte décrète la loi martiale et saisit les biens français et anglais.
  • le 02 novembre 1999 : démission de DSK du gouvernement.

Dominique Strauss-Kahn, annonce sa démission du poste de ministre de l’Économie et des Finances du gouvernement de Lionel Jospin alors que la mise en examen dans l’affaire de la MNEF n’a pas encore été prononcée.

  • le 02 novembre 2005 : émeutes dans les banlieues

Après six nuits de violences urbaines en Seine-Saint-Denis, Jacques Chirac appelle au calme.

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