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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 2 février…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 2 février: saints du jour français ou en France.
    • St Floscule, évêque d’Orléans († v. 480)

Saint Floscule ou Flou, évêque d’Orléans, il y fut célébré avec saint Aignan. On donna même son nom à une rue de la ville. C’est tout ce que l’on sait de lui.

  • Sainte Jeanne De Lestonnac, veuve et fondatrice (1556-1640)

Nièce de Montaigne, Jeanne naît à Bordeaux, aînée d’une famille très en vue de la ville : son père, Richard de Lestonnac est Conseiller au Parlement et sa mère Jeanne Eyquem, est la sœur de l’humaniste Michel de Montaigne, auteur des Essais.

Le Calvinisme envahit la France et les guerres de religion désagrègent le pays. Sa mère, séduite par la Réforme, tente d’y attirer sa fille. Jeanne trouve en son père et son oncle Michel qui ont l’intuition de son conflit intérieur, des défenseurs de la foi Catholique.

À dix-sept ans elle est mariée à Gaston de Montferrant Landiras. Sept enfants viennent combler cet amour qui sera partagé pendant vingt-quatre ans. Suivent des mois de douleur et de rupture : son époux et son fils aîné meurent. Ensuite son père et son oncle. Ses enfants n’ayant plus besoin d’elle, a quarante-six ans elle entre chez les Feuillantines, monastère cistercien très strict de Toulouse. Elle prend le nom de Jeanne de Saint Bernard. Elle invoque l’Esprit pour que la lumière brille dans ses ténèbres. Soudain une double vision : une multitude de jeunes en danger et Marie qui est là, présente. Et un double engagement de la part de Jeanne : tendre la main à cette jeunesse en danger et vivre avec les attitudes de Marie.

À son retour des Feuillantines, Jeanne se retire dans ses terres de La Mothe. Elle vit patiemment une longue et confiante attente. Elle projette le nouvel Institut qui, tentera de remplir un manque concret en France au XVIIe siècle : l’éducation féminine dans toutes ses dimensions.

En 1605 une peste envahit Bordeaux. Jeanne brave la contagion et aide dans les quartiers les plus démunis. Là elle découvre le mystère du pauvre, présence vivante de Jésus. Ce service lui facilite aussi la rencontre avec des jeunes qui, attirées par sa personnalité, s’engagent dans son projet apostolique. Elle prend contact avec les jésuites de Bordes et Raymond préoccupés eux aussi par l’éducation des filles.

Le pape Paul V approuve la première communauté de la Compagnie de Marie Notre-Dame le 7 avril 1607. Jeanne a cinquante ans.

Elle meurt le 2 février 1640 à l’âge de quatre-vingt-quatre ans laissant derrière elle une trentaine de Maisons de Notre-Dame.

Jeanne De Lestonnac est canonisée, le 15 mai 1949, par le Vénérable Pie XII.

  • St Jean-Théophane Vénard, missionnaire m.e.p. et martyr

Jean-Théophane Vénard, fils d’un maître d’école, naît à Saint-Loup-sur-Thouet (Deux-Sèvres), le 21 novembre 1829.

Il fit ses études classiques au collège de Doué-la-Fontaine, puis sa philosophie au petit séminaire de Montmorillon. Il entra au grand séminaire de Poitiers en 1848, reçut le sous-diaconat en décembre 1850 et demanda aussitôt après à entrer au séminaire des Missions Étrangères de Paris, où il arriva le 3 mars 1851. Sa vocation missionnaire remontait à l’enfance : il la trouva, à l’âge de neuf ans en lisant la notice sur la vie et la mort de Jean-Charles Cornay.

À Paris, Théophane fut dirigé par M. Barran, qui lui enseigna la voie d’enfance spirituelle.

Ordonné prêtre le 5 juin 1852, le jeune missionnaire s’embarqua le 19 septembre suivant, à destination de la Chine, car là Propagande avait demandé à la Société des Missions Étrangères de prendre la charge d’un nouveau territoire. Ce projet ayant été ajourné, Jean-Théophane, après un an et demi d’attente à Hong-Kong, fut envoyé au Tonkin, où il arriva en juillet 1854.

Après avoir étudié la langue dans deux chrétientés, il fut chassé par la persécution et se réfugia à But-Dong, où il tomba dangereusement malade.

En 1857, on lui confia la direction d’un district et, malgré une santé toujours chancelante, il traduisit la Concordance des Évangiles de l’abbé Migne, les Actes des Apôtres, les Épîtres et l’Apocalypse.

Les persécutions le contraignirent à une vie clandestine et incroyablement pénible dans d’obscures cachettes. Son évêque l’avait nommé supérieur du séminaire, mais la persécution ne lui permit pas d’exercer ces fonctions.

Dénoncé, il fut arrêté à Ke-Beo, le 30 novembre 1860, enfermé dans une cage et conduit à Hanoï où il fut décapité le 2 février 1861.

Dès 1864, l’abbé Eusèbe Vénard, frère du martyr, publiait un ouvrage intitulé : Vie et correspondance de J. Théophane Vénard, qui a connu quatorze éditions. Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus lut cet ouvrage, en fut très touchée et vécut dès lors dans une véritable intimité spirituelle avec le jeune martyr.

Théophane Vénard écrivait admirablement. Ses lettres si belles, manifestant la paix de son âme, et, d’autre part, la vénération que lui a manifestée sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus en ont fait le martyr le plus populaire de la Société des Missions Étrangères.

Jean-Théophane Vénard a été béatifié en 1909, par Saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914), avec plusieurs chrétiens du Tonkin, de Cochinchine ou de Chine.

Il a été canonisé, le 19 juin 1988, par saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005) avec cent-seize autres martyrs vietnamiens.

  • le 2 février : fête de la Chandeleur ou Présentation du Christ au Temple, quarante jours après sa naissance.

  • le 2 février 1439 : nomination de Jacques Cœur Grand Argentier de France.

Le négociant et homme d’affaires Jacques Cœur commence à gagner la confiance du Dauphin à Bourges, puis du Roi Charles VII, en finançant sa reconquête du territoire national contre les Anglais. Doué pour les affaires, il est investi par Charles VII de la charge de grand argentier du royaume de France. Il réorganise complètement les finances du pays, complètement ravagée par la guerre civile. Cela permet de financer l’effort de guerre du Roi pour bouter les Anglais hors de France.

  • le 2 février 1640 : décès de Jeanne de Lestonnac, religieuse française, nièce de Montaigne, fondatrice de la Compagnie de Marie Notre-Dame, sainte catholique.

Elle est la nièce de l’écrivain français Montaigne, qui parle d’elle en ces termes :

“Très pieuse, d’humeur joyeuse, intelligente et belle, la nature en avait fait un chef d’œuvre, alliant une si belle âme à un si beau corps et logeant une princesse en un magnifique palais.”

Sainte Jeanne de Lestonnac, une femme du 17ème siècle a vécu  plusieurs vocations : épouse, mère, éducatrice, veuve, contemplative, fondatrice d’une congrégation  de religieuses apostoliques de spiritualité ignacienne : la Compagnie de Marie Notre-Dame.

Elles sont aujourd’hui 2000 religieuses dans le monde, dont 180 en France, réparties sur deux Provinces : France-Belgique et France-Est. Leur mission est l’éducation des enfants dans les établissements scolaires, les paroisses, les mouvements chrétiens, les organismes de solidarité, les villes, les banlieues et le monde rural.

Implantions des communautés de la Compagnie de Marie Notre-Dame

  • le 2 février 1649 : naissance du futur pape Benoit XIII.
  • le 2 février 1660 : mort de Gaston de France, Duc d’Orléans.

Voir la chronique du 30 janvier.

  • le 2 février 1688 : décès d’Abraham Duquesne, officier français de la Royale.

Abraham Duquesne, baron d’Indret, puis marquis du Quesne, nait à Dieppe entre 1604 et 1610 et meurt le 2 février 1688 à Paris. C’est l’un des grands officiers de la marine de guerre française du XVIIe siècle. Il fait ses premières armes de marin sous les ordres de son père capitaine de vaisseau, sert Louis XIII pendant la guerre de Trente Ans et se distingue en plusieurs reprises, notamment aux combats de Tarragone et du cap de Gata.

Très estimé de Richelieu, de Mazarin puis de Colbert, il est l’un des très rares personnages de l’Etat à rester protestant, malgré l’Édit de Fontainebleau, en 1685.

Portrait d’Abraham Duquesne (1610-1688),
Huile sur toile par Antoine Graincourt, Cercle militaire de Versailles

  • le 2 février 1704 : décès de Guillaume François Antoine, marquis de L’Hôpital.

Guillaume François Antoine de L’Hôpital, marquis de Sainte-Mesme, comte d’Entremont, seigneur d’Oucques, La Chaise, et Le Bréau est un mathématicien français, connu pour la règle qui porte son nom : la règle de L’Hôpital. Cette dernière permet de calculer la valeur d’une limite pour une fraction où le numérateur et le dénominateur tendent tous deux vers zéro.

Il est aussi l’auteur du premier livre en français sur le calcul différentiel : Analyse des Infiniment Petits pour l’Intelligence des Lignes Courbes., publié en 1696. C’est un descendant du chancelier Michel de l’Hôpital.

  • le 2 février 1769 : mort du pape Clément XIII.

Né à Venise le 7 mars 1693, Carlo della Torre Rezzonico devient pape le 6 juillet 1758. Il est surtout célèbre pour le soutien indéfectible qu’il offre aux jésuites lors de règne, et cela malgré les pressions des différents pays européens qui les expulsent. Son successeur, Clément XIV plus faible signera le décret de dissolution de la Compagnie et s’écriera sur son lit de mort :

«  Je me suis coupé le bras droit ! ».

Les Jésuites avaient le double défaut de lutter efficacement contre les Philosophes et contre les négriers esclavagistes. Le duc de Choiseul est pour la France l’artisan de leur dissolution. Plus rien ne peut alors s’opposer à l’infiltration intellectuelle de la secte maçonnique et au dévoiement des esprits des élites françaises.

  • le 2 février 1797 : lettre du Directoire à Bonaparte lui donnant l’ordre de détruire l’Eglise catholique.

Le Directoire adresse au chef de l’armée d’Italie Bonaparte une lettre qui lui recommande avec insistance de détruire le “centre d’unité de l’Eglise romaine”.

Cette lettre, signée par trois des cinq Directeurs, ceux que l’on appelle les “triumvirs”, recommande avec insistance au chef de l’armée d’Italie :

“de détruire, s’il est possible, le centre d’unité de l’Eglise romaine et d’éteindre le flambeau du fanatisme. La religion romaine catholique sera toujours l’ennemie irréconciliable de la République”.

Reubell, Barras et surtout La Révellière-Lépeaux sont persuadés que les prêtres mettent en péril la république par leurs sermons et qu’il convient de réagir en frappant l’Eglise à la tête. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le Directoire fixe Rome comme objectif à l’armée d’Italie. Déjà, après l’entrée des troupes françaises à Milan, il avait demandé à Bonaparte de détruire l’Etat pontifical pour faire “chanceler la tiare du prétendu chef de l’Eglise universelle”, Mais le général avait refusé.

  • le 2 février 1808 : invasion des Etats pontificaux par Napoléon Ier.

Les troupes françaises du Général Miollis entrent à Rome et occupent le château St-Ange.

« A partir de ce jour, le tout-puissant guerrier n’épargna plus aucune avanie à Pie VII : impuissant à faire fléchir le pape devant ses volontés, il lui prodigua les manques d’égards et de déférence sous toutes les formes. A Rome le service postal fut placé sous la surveillance immédiate de ses agents ; la garde pontificale fut dissoute, l’armée incorporée de vive force dans les régiments envahisseurs, et son commandant interné au château Saint-Ange ; les imprimeries furent toutes occupées militairement et vingt-deux cardinaux expulsés de la ville.

En vain le Saint-Père éleva-t-il la voix pour protester, comme il le devait, contre les traitements indignes qu’on lui faisait subir, l’usurpateur avait résolu la ruine du pontife et il continua avec sang-froid sa coupable entreprise. Le2 avril 1808, il signa à Saint-Cloud un décret qui réunissait irrévocablement et pour toujours au royaume d’Italie les provinces d’Urbin, d’Ancône, de Macerata et de Camérino, Elles devaient former désormais trois départements et une division militaire dont Ancône serait le chef-lieu. Napoléon étayait ce nouvel attentat sur les motifs suivants :

1° Le pape avait constamment refusé de déclarer la guerre aux Anglais et de se liguer avec les rois d’Italie et de Naples pour la défense de la péninsule.

2° L’intérêt des royaumes et des armées d’Italie et de Naples exigeait que leurs communications ne fussent pas interrompues par une puissance ennemie.

3° La donation par laquelle Charlemagne, son illustre prédécesseur, avait constitué l’État Pontifical, avait été faite pour le bien de la Chrétienté et non à l’avantage des ennemi de la Religion. »

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie pages 83 et 84 aux éditions Desclée de Brouwer

  • le 2 février 1831 : élection du pape Grégoire XVI.

Bartolomeo Alberto Cappellari, nait en 1765, en Italie. Il est élu pape au terme d’un conclave de 74 jours, et intronisé quatre jours plus tard sous le nom de Gregorio XVI. C’est un pape qui fait preuve d’autorité face aux mouvements révolutionnaires en Europe et défend les Etats pontificaux et l’indépendance de l’Eglise.

Il relance les Missions, en s’appuyant sur la France pour qui le XIX siècle est le siècle des missions. Il décède d’une crise d’érésipèle, à Rome le 1er juin 1846.

  • le 2 février 1860 : le père Henri-Dominique Lacordaire est élu à l’Académie française.

Quelques citations :

« On a besoin d’un cœur ami, Jésus lui-même avait saint Jean »

« Tôt ou tard, on ne jouit que des âmes. »

« Rien ne se fera de bon pour l’homme si on ne l’aime pas. »

  • le 2 février 1861 : le Prince de Monaco renonce au profit de la France aux villes de Menton et Roquebrune.

La Principauté perd plus de 80% de son territoire, mais son indépendance est reconnue par la France.

  • le 2 février 1889 : naissance de Jean-Marie de Lattre de Tassigny, maréchal de France français.

Blessé durant la Première Guerre mondiale qu’il termine avec cinq blessures, huit citations, la Légion d’honneur et la Military Cross. Il se distingue aussi pendant la seconde guerre mondiale. Après la débâcle il rejoint Vichy. Les Allemands obtiennent son arrestation tellement il leur est hostile. En 1943, il rejoint la France Libre et commande l’armée qui débarque en Provence. Il y intègre les FFI, il envahit l’Allemagne et conquière le nid d’aigle d’Hitler. Il meurt d’un cancer en 1952 après avoir commandé les troupes françaises en Indochine où il voit mourir au combat son fils Bernard.

Voir une chronique précédente.

  • le 2 février 1943 : les Allemands capitulent à Stalingrad.

Les troupes allemandes capitulent après des mois de combat. Friedrich Paulus, nommé Feldmarschal le jour même par Hitler, est le premier maréchal capturé par les forces soviétiques.

  • le 2 février 1945 : la 1ère armée française de de Lattre libère Colmar.

Cérémonie franco-américaine dans Colmar libérée.

(ecpad.fr)

  • le 2 février 1995 : décès d’André Frossard, journaliste, essayiste et académicien français.
  • le 2 février 2001 : Alfred Sirven, l’ancien numéro deux d’Elf recherché depuis quatre ans, est arrêté par la police des Philippines.

En fuite depuis 1997, Sirven est arrêté et transféré en France le lendemain. Il est alors soupçonné d’être au cœur d’une vaste affaire de corruption qui défraye la chronique depuis le milieu des années 1990 : l’affaire Elf. Aux côtés de Le Floch-Prigent, Tarallo ou encore de Deviers-Joncour, il sera condamné dans les années 2000 à de la prison ferme.

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