C’est arrivé un 1er septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 1er septembre 827 : élection du pape Valentin.
  • le 1er septembre 1181 : élection du pape Lucius III.
  • le 1er septembre 1159 : décès du pape Adrien IV.
  • le 1er septembre 1271 : élection du pape Grégoire X.
  • le 1er septembre 1544 : la Compagnie de Jésus s'installe à Rome.

A Rome, Saint Ignace et ses compagnons prennent possession de la maison de Notre-Dame de la Route, qui devient la première Maison professe de la Compagnie de Jésus. Ils l'ont construite à côté une maison achetée le 15 août 1540. Le pape Paul III leur a confié la Chapelle de Notre-Dame de la Route, après avoir approuvé leur Constitution le 27 septembre 1540. De nos jours, ces lieux habités par saint Ignace se visitent toujours. C'est d'ailleurs là qu'il a écrit les Constitutions de la Compagnie. Travail qu'il n'a pas pu finir avant sa mort dans cette maison le 31 juillet 1556.

  • le 1er septembre 1557 : Jacques Cartier meurt à St-Malo.

L'explorateur français Jacques Cartier, découvreur du Canada, s'éteint dans sa ville natale de Saint-Malo. Né en 1491, il est l'auteur de cartes de navigation qui permettent d'aller au Canada, pays qu'il a découvert et baptisé. Successeur de l'explorateur florentin Jean de Verrazane, Jacques Cartier y mène trois expéditions. Il succombe de la peste qui ravage Saint-Malo cette année-là. Voir les chroniques du 20 avril et du 10 mai.

  • le 1er septembre 1715 : mort du Roi de France Louis XIV, le « Roi-Soleil ».

Après soixante-douze ans de règne et à soixante-dix-sept ans, Louis XIV meurt au château de Versailles. Son corps est exposé pendant neuf jours, puis transporté solennellement à la basilique Saint Denis. Son arrière petit-fils, âgé de cinq ans, lui succède sous le nom de Louis XV.

L'agonie du Roi Soleil commence dès le 10 août, lorsqu'il revient de sa dernière chasse au cerf en forêt de Marly. Il ressent une douleur à la jambe, le Roi consulte son médecin Fagon prend pour une sciatique ce qui est une gangrène sénile.

A partir du 25 août, jour de la Saint Louis, le Souverain doit rester alité, il déclare aux membres de la Cour : « Pourquoi pleurez-vous ? M'avez-vous cru immortel ? »

Puis, se tournant vers son arrière petit-fils, le Dauphin de France et futur Louis XV et seul héritier vivant de la Couronne des Bourbon, il lui déclare :

« Mignon, vous allez être un grand roi, mais tout votre bonheur dépendra d'être soumis à Dieu et du soin que vous aurez à soulager vos peuples. Il faut pour cela que vous évitiez autant que possible de faire la guerre : c'est la ruine des peuples. Ne suivez pas le mauvais exemple que je vous ai donné sur cela : j'ai souvent entrepris la guerre trop légèrement et l'ai soutenue par vanité. Ne m'imitez pas, et soyez un prince pacifique, et que votre principale préoccupation soit de soulager vos sujets. »

Le 1er septembre 1715, au Château de Versailles, après s'être confessé, Louis XIV s'éteint à 8h00. Le siècle de Louis XIV a d'abord été le siècle de Marie. Il découle directement de la consécration de la France à la Sainte Vierge faite par son père Louis XIII. Cette consécration a fait de la France le Royaume de Marie. Si le pays a atteint son apogée avec une prospérité économique remarquable, fondée sur une production, dont la qualité, le goût et l'élégance sont partout reconnus ; avec un rayonnement des Beaux arts, de la littérature, de l'histoire, de la philosophie et de l'art oratoire ; avec un développement scientifique incroyable ; et surtout avec un renouveau de la foi catholique, qui voit éclore une quantité incroyable de nouvelles congrégations, qui entreprennent la ré-évangélisation du pays, c'est d'abord parce qu'un homme a su insuffler au pays sa propre grandeur et sa propre noblesse de cœur. Et cet homme est le don de Marie à la France, Louis Dieudonné, le Roi Soleil.

Voir les chroniques du 7 juin et du 5 septembre.

Cénotaphe de Louis XIV dans la basilique des Rois de France de Saint-Denis.

  • le 1er septembre 1747 : seconde intervention française en Corse.

En 1737, par la Convention de Versailles, Louis XV s'engage à intervenir en Corse si la République de Gênes en fait la demande. Le Saint-Empire et le royaume de France sont des alliés de longue pour lutter contrer les flottes ottomanes en Méditerranée et la piraterie barbaresque. Moins de dix après la première intervention française en Corse, le colonel de Choiseul-Beaupré débarque avec son armée à Bastia afin de reprendre la ville à la coalition anglo-austro-sarde, qui l'occupe depuis 1745. C'est un succès, et Gênes récupère le contrôle de l'Ile.

  • le 1er septembre 1784 : décès Jean-François Séguier, botaniste français.

Jean-François Séguier est un botaniste et épigraphiste français. Il naît et meurt d'une attaque d'apoplexie à Nîmes respectivement le 25 novembre 1703 et le 1er septembre 1784.

  • le 1er septembre 1870 : défaite de l'armée française à Sedan.

La France, pays majeur en Europe, dont l'empereur était incontournable sur le plan diplomatique, est écrasée par la petite Prusse alliée aux états allemands coalisés. La défaite est humiliante pour les Français qui capitulent devant les Prussiens et Napoléon III est capturé le 2 septembre. Le 4 septembre, une révolution d'une journée met à bas le Second Empire et proclame la IIIe République. Les Prussiens atteignent Paris et l'occupent dès le 18 septembre. Le IIème Reich est proclamé à Versailles (cf. la chronique du 18 janvier). La France perd l'Alsace-Lorraine.

  • le 1er septembre 1966 : discours anti américain de De Gaulle à Phnom-Penh.

De Gaulle, en visite à Phnom-Penh, prononce un discours critique sur la politique américaine dans le monde et particulièrement au Vietnam, il en profite pour demander le retrait des troupes américaines et la neutralisation de la péninsule.

  • le 1er septembre 1970 : décès de François Mauriac, écrivain français.

Voir la chronique du 11 octobre

  • le 1er septembre 1974 : carte à puce.

C'est l'arrivée sur le marché des premières «cartes à puces» inventées par le Français Roland Moreno, qui en a déposé le brevet le 25 mars 1974.

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