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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 1er novembre…

C’est arrivé un 1er novembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 1er novembre : saints du jour français ou en France.
    • St Bénigne de Dijon : prêtre et martyr († 178)

À Dijon, saint Bénigne, vénéré comme prêtre et martyr.

  • St Austremoine : premier évêque de Clermont-Ferrand († V. 300)

Chez les Arvernes, vers 300, saint Austremoine, évêque, qui fut, croit-on, le premier à annoncer dans la cité la parole du salut.

  • St Marcel de Paris : évêque († IVE S.)
  • St Romble : prêtre et abbé († VE S.)

Dans le Berry, saint Romble, prêtre et abbé.

  • St Vigor : évêque de Bayeux († après 538)

À Bayeux, après 538, saint Vigor, évêque, qui fut disciple de saint Vaast.

  • St Lézin : évêque d’Angers († V. 606)

À Angers, vers 606, saint Lézin, évêque, à qui le pape saint Grégoire le Grand recommanda les moines romains qui gagnaient l’Angleterre.

  • St Mathurin de Larchant : prêtre († IVE S.)

À Larchant dans le Gâtinais, saint Mathurin, prêtre.

  • St Audomar de Thérouanne : évêque (600-670)

À Thérouanne, en France aujourd’hui, saint Audomar, qui fut un disciple de saint Eustache abbé de Luxeuil, et, nommé évêque de Thérouanne, renouvela la foi chrétienne dans cette région.

  • le 1er novembre 610 : fête de la Toussaint.

Toussaint est un raccourci qui désigne la fête de « tous les martyrs et de tous les saints ». Cette fête a été instituée le 13 mai 610 par le pape Boniface IV, afin d’honorer les martyrs romains, dont il avait fait transférer les corps des catacombes au panthéon d’Agrippa, reconverti en église. L’Occident a fixé la Toussaint au 1er novembre et fait du lendemain, 2 novembre, la Fête des morts. Par cette disposition, l’Église place symboliquement l’ensemble des défunts sous la protection des saints.

Les Américains d’origine irlandaise ont acclimaté dans leur pays d’adoption la fête de Hallowe’en (contraction anglaise de la Veille de la Toussaint). Ces réjouissances autour de motifs macabres sont le dernier avatar d’une très ancienne fête celte dédiée au dieu des ténèbres et de l’hiver, Samain.

En Europe, l’Église catholique a riposté à l’introduction de la fête de Hallowe’en dans les années 1990 par des festivités mieux accordées à la spiritualité chrétienne. Elles mêlent le rock et la prière sous le nom de… Holywins (la Sainteté gagne).

  • le 1er novembre 846 : naissance de Louis II, fils de Charles le Chauve et futur Roi de France.

Voir les chroniques du 10 avril et du 8 décembre.

  • le 1er novembre 1179 : sacre de Philippe II dit Philippe Auguste.

Le fils de Louis VII est sacré Roi de France, du vivant de son père, Louis VII « Le Jeune », en la cathédrale de Reims et prend le nom  de Philippe II. Le cardinal archevêque de Reims Guillaume aux Blanches Mains, assure la cérémonie. Philippe Auguste commence son règne moins d’un an plus tard, à la mort de son père.

 

Couronnement de Philippe Auguste Grandes Chroniques de France (de Jean Fouquet),

  • le 1er novembre 1269 : ordonnance monétaire du Roi Louis IX qui limite la circulation et la frappe de monnaies seigneuriales.
  • Le 1er novembre 1347 : la peste est à Marseille.

Les responsables du port de Marseille acceptent un bateau génois dont ils savent pourtant qu’il est porteur de la peste… L’épidémie va se développer dans toute l’Europe et tuer en quelques mois jusqu’à 40% de la population de certaines régions européennes. Elle ressurgit par épisodes ici ou là. En quatre ans, 25 à 40 millions d’Européens vont néanmoins mourir de la «Grande Peste» ou «Peste noire».

  • le 1er novembre 1414 : Concile de Constance.

Le 1er novembre 1414, un concile s’ouvre à Constance, sur les bords du lac du même nom, à l’initiative de l’empereur d’Allemagne. Il va mettre fin au Grand Schisme d’Occident qui dure déjà depuis un demi-siècle et voit papes et antipapes s’entredéchirer au grand dam des croyants.

  • le 1er novembre 1503 : élection du pape Jules II.

Voir les chroniques du 21 février et du 18 avril.

  • le 1er novembre 1636 : naissance du poète et écrivain Nicolas Boileau.

Nicolas Boileau est né le 1er novembre 1636 à Paris, il le quinzième enfant de Gilles Boileau, greffier au Parlement de Paris. Théologien de la Sorbonne et avocat, Nicolas Boileau choisit néanmoins le métier d’écrivain critique. Ses premiers écrits importants sont des “Satires” écrites de 1660 à 1668, dans lesquelles il s’attaque à d’autres auteurs qu’il juge de mauvais goût et s’attire leur haine. Théoricien de l’esthétique classique en littérature, il est du côté des Anciens dans la querelle des Anciens et des Modernes au sein de l’Académie française de la fin du XVIIème siècle. On lui doit également plusieurs poèmes comme “Le Lutrin” ou “L’Art poétique” (1100 alexandrins classiques) et la
traduction du “Traité du sublime” de l’écrivain grec antique Pseudo-Longin.

  • le 1er novembre 1661 : naissance de Louis de France, Grand Dauphin.

Fils aîné de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’Autriche, le Grand Dauphin est mort de la tuberculose en odeur de sainteté. La maçonnerie aura tout tenté pour essayer de le pervertir, sans succès. La secte tente ensuite avec le Régent, de supprimer la cérémonie du Sacre, tirée des lois fondamentales du Royaume, entre autre la loi de sacralité. Considérée comme un huitième sacrement cette cérémonie est un moment clé de la vie d’un souverain. Si ce dernier s’engage à faire régner la justice et la foi catholique, Dieu s’engage à soutenir le Roi et à lui prodiguer les grâces nécessaires à son nouvel Etat.

  • le 1er novembre 1677 : les Français du vice-amiral d’Estrées prennent Gorée aux Hollandais.

Le Sénégal devient français pour pratiquement 300 ans.

  • le 1er novembre 1700 : mort de Charles II d’Espagne.

Dernier roi d’Espagne de la dynastie des Habsbourg, Charles II meurt le 1er novembre 1700, à Madrid, après une longue agonie. Sa mort, à l’âge de 39 ans, entraîne une grande partie de l’Europe dans une guerre de succession au trône d’Espagne, puisque Charles était stérile et n’avait pas d’héritier. Ce conflit se terminera par le couronnement de Philippe V, issu de la dynastie des Bourbons.

  • le 1er novembre 1789 : Talleyrand propose la confiscation des biens du Clergé.

Elu comme député du clergé aux Etats généraux et nommé membre du comité de constitution de l’Assemblé Nationale, Talleyrand participe à la rédaction de la Constitution. Le 1er novembre, il suggère la confiscation des biens du clergé pour améliorer l’état des finances de la nation. Il joue un rôle important dans sa mise en place. Il prête serment à la Constitution Civile du Clergé puis démissionne de son poste d’évêque en 1791. Le décret est voté le lendemain.

Après avoir renié son Dieu, ce franc-maçon, reniera tous les régimes successifs qu’il servira. C’est lui, qui, le 14 juillet 1790, lors de la fête de  la Fédération, une journée qui se voulait de réconciliation nationale, pour effacer le sang versé un an plus tôt à la Bastille, célèbre la messe solennelle devant le Roi Louis XVI.  Il se vantait déjà de ne pas croire en la Présence Réelle ! Il est à noter que le 14 juillet de notre fête nationale est une commémoration du 14 juillet 1790 et non celui de 1789, comme les média et beaucoup d’enseignants le répètent.

  • le 1er novembre 1814 : début du congrès de Vienne.

La France, l’Autriche, la Prusse et l’Angleterre se réunissent en Autriche afin de statuer sur le nouvel équilibre européen. Napoléon Ier ayant été évincé, il faut désormais régler le sort des territoires conquis par l’Empereur et établir une paix durable. L’acte final du congrès sera signé le 9 juin 1815. Notre pays sera représenté par… Talleyrand.

  • le 1er novembre 1885 : le pape Léon XIII publie l’encyclique immortale dei.

Il y écrit : « Il faut absolument admettre que l’origine de la puissance publique doit s’attribuer à Dieu et non à la multitude. »

  • le 1er novembre 1894 : la Libre Parole médiatise l’affaire Dreyfus.

Alors que le journal “le Figaro” a eu des renseignements, dès le 28 octobre, sur l’arrestation d’un officier de l’armée pour trahison, c’est son concurrent de la droite nationaliste proche de Charles Maurras, “La Libre Parole”, qui titre le même jour sur cette culpabilité. Le journal de Drumont met immédiatement l’accent sur l’origine juive d’Alfred Dreyfus et en fait un argument dans sa lutte contre le capitalisme, et affirme que l’Etat souhaite étouffer l’affaire parce que Dreyfus est juif. La crise qui secouera la IIIème république et divisera la France commence.

  • le 1er novembre 1914: Benoît XV publie l’encyclique Ad beatissimi.

Il lance un appel à la paix, qu’il associe à la question romaine, dénonce la société laïque et libérale.

  • le 1er novembre 1950 : le Pape Pie XII promulgue le dogme de l’Assomption.
  • le 1er novembre 1954 : début de la guerre d’Algérie.

Le 1er novembre 1954, en Algérie, des indépendantistes commettent plusieurs dizaines d’attentats, dont certains meurtriers. C’est la «Toussaint rouge». Une guerre sans nom – on parle pendant longtemps “des événements” -, qui durera huit ans, jusqu’à l’indépendance. Le conflit aura fait des centaines de milliers de morts. Elle aura surtout laissé des traces de part et d’autre de la Méditerranée. Surnommés « fellagha » (en arabe coupeurs de route ou bandits de grand chemin), les indépendantistes sont très minoritaires et sans soutien dans la population musulmane…

On compte au total dix morts. Les deux premières victimes, assassinées la veille de la Toussaint, sont deux Français d’Algérie : un chauffeur de taxi de confession juive, Georges-Samuel Azoulay et Laurent François, libéré depuis 6 mois du service militaire. Les autres victimes sont l’agent forestier François Braun, l’agent de police Haroun Ahmed Ben Amar et quatre appelés : le soldat Pierre Audat et le brigadier-chef Eugène Cochet, tués en pleine nuit dans le poste de Batna, dans le massif des Aurès, ainsi qu’André Marquet et le lieutenant Darneaud. Sont également tués le caïd Ben Hadj Sadok et Guy Monnerot, qui voyageaient ensemble.

La mort de ce dernier émeut plus particulièrement l’opinion. Ce jeune instituteur est venu de la  métropole avec son épouse pour instruire les enfants du bled. Leur autocar est attaqué dans les gorges de Tighanimine. Ils sont extraits du véhicule ainsi que les autres passagers et touchés par une rafale de mitrailleuse. Guy Monnerot succombe sur le champ, mais sa femme Jeanine survivra à ses blessures.

Le ministre de l’Intérieur, François Mitterrand, promet de mettre tout en œuvre pour arrêter les «hors la loi». Avec emphase, il déclare le 12 novembre 1954 : «Des Flandres au Congo, il y a la loi, une seule nation, un seul Parlement. C’est la Constitution et c’est notre volonté».

 

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