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Histoire du christianisme

c’est arrivé un 19 février…

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 19 février 197 : début de la bataille de Lugdunum, actuelle ville de Lyon, qui avait embrassé la cause de Clodius Albinus.

Lyon, la capitale des Gaules, est le théâtre d'une bataille sanglante entre deux armées romaines. Septime Sévère, chef de l'armée du Danube, affronte le gouverneur de Bretagne, Clodius Albinus pour la conquête du pouvoir à Rome. Septime Sévère l'emporte et va devenir empereur. Pour punir la ville, il la dévaste et extermine 18 000 chrétiens.

  • le 19 février 356 : l'empereur romain Constance II impose la fermeture des temples païens.
  • le 19 février 607 : Boniface III est consacré pape à Rome.
  • le 19 février 1122 : l'abbé Adam meurt et Suger est élu abbé de St-Denis, sans demander l'avis du roi Louis VI.

Le Roi lui confiera le Royaume à son départ en croisade. A son retour il lui confèrera le titre de « père du peuple »

  • le 19 février 1350 : mariage de Jean II le Bon et de la veuve de Philippe de Bourgogne, Jeanne d'Auvergne
  • le 19 février 1493 : Florence fait alliance avec la France en vue d'un partage de Milan.
  • le 19 février 1512 : les Français prennent Ravenne.

Les Français, confrontés à une contre-offensive de la Sainte-Ligue, battent avec l'artillerie alliée du duc de Ferrare les troupes espagnoles lors de la bataille de Ravenne. Mais Gaston de Foix meurt cependant durant cette bataille et Jacques II de Chabannes, son successeur, n’a pas ses talents de général. Menacés au nord, les Français doivent se replier vers le Piémont.

  Ravennes

Mort de Gaston de Foix à la bataille de Ravennes

  • le 19 février 1578 : l'armée du duc d'Anjou envahit le sud des Pays-Bas.
  • le 19 février 1701 : Philippe V fait une entrée solennelle dans Madrid.
  • le 19 février 1783 : le second Pitt, William, aussi appelé Pitt le jeune, est nommé Premier ministre.

Il a vingt-quatre ans. Soutenu par le parti des tories, c'est le premier des Premiers ministres qui ne soit pas seulement responsable devant le roi, mais aussi devant les Communes.

  • le 19 février 1790 : le marquis de Favras est exécuté par pendaison.

Il paie de sa vie une intrigue visant à libérer Louis XVI et sa famille de Paris. C’est en recrutant des soldats qu’il sera dénoncé.

  • le 19 février 1795 : la France et la Toscane signent un traité de paix.

Le grand-duc Ferdinand III avait adhéré à la première coalition.

  • le 19 février 1796 : les planches à assignats sont brûlées en place Vendôme.
  • le 19 février 1797 : traité de Tolentino.

Par le Traité de Tolentino, Pie VI cède Avignon, la Romagne, Bologne, Ferrare et le Comtat Venaissin à la France, tandis que l'armée de Bonaparte marche sur Vienne, en passant par le Tyrol. Il doit verser 30 millions de livres à la France, en plus des versements décidés lors de l’armistice de Bologne. Tout cela pour éviter une occupation militaire de Rome. Ce traité ne conteste pas (pas encore) le pouvoir temporel du pape.

  • le 19 février 1800 : Bonaparte, premier Consul, s'installe aux Tuileries.
  • le 19 février 1807 : l'Espagne adhère au blocus continental.
  • le 19 février 1858 : Napoléon III et la liberté.

Napoléon III durcit son régime par l'adoption de loi de sûreté générale qui permet d'interner ou de déporter toute personne ayant déjà subi des condamnations politiques. Environ deux mille Français sont inquiétés et quelques centaines déportés en Algérie. Cette loi est votée suite à l’attentat du 14 janvier.

  • le 19 février 1915 : offensive des Dardanelles.

Les forts des Dardanelles sont bombardés par les flottes française et britannique. Il s'agit de forcer le détroit des Dardanelles et le Bosphore pour créer un autre front au sud-est de l'Allemagne. C’est tellement mal fait que cela coute très chèrement payé en vies humaines. Le but des Anglais est surtout de protéger l’empire de la progression des Ottomans vers l’Egypte.

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The war illustrated juillet 1917

  • le 19 février 1918 : la Russie soviétique abolit par décret la propriété privée de la terre, de l'eau et autres ressources naturelles.
  • le 19 février 1921 : Lyautey est fait maréchal de France.

  Liaut

  • le 19 février 1942 : ouverture du procès de Riom

Le gouvernement de Vichy assigne en justice les anciens dirigeants politiques et militaires français : Edouard Daladier, Guy La Chambre, Maurice Gamelin, Léon Blum et Robert Jacomet. Le procès se déroule à Riom dans le Puy-de-Dôme. Ils sont accusés d'être responsables de la défaite de 1940. Plus de 400 témoins sont appelés à comparaître. Les juges ont pour instruction de juger les coupables sur la période allant de 1936 à 1940. Ce dernier sera suspendu par Hitler !

  • le 19 février 1984 : au cours d'une cérémonie solennelle sur la place Saint-Pierre, le pape Jean-Paul II béatifie 99 martyrs catholiques de la Révolution française.

Au cours d'une cérémonie solennelle sur la place Saint-Pierre, le pape Jean-Paul II béatifie 99 martyrs catholiques de la Révolution française.

Les martyrs des massacres d’Avrillé et d’Angers sont 99. Il y a parmi eux 83 femmes, dont 3 religieuses, et 17 hommes dont 12 prêtres qui sont guillotinés pour avoir refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé.

Il faut ajouter Noël Pinot, guillotiné à Angers le 21 février 1794 ; les 4 filles de la Charité des Ursulines guillotinées à Cambrai les 27 juin, 17 et 23 octobre 1794 ; les 32 Sacramentines et Ursulines martyres d’Orange, mises à mort entre le 4 et le 26 juillet 1794, les 16 Carmélites de Compiègne exécutées à Paris le 17 juillet 1794, qui furent les premières béatifiées.

Sans parler des massacres de septembre 1792, qui firent entre 1100 et 400 victimes, dont 187 prêtres et religieux… Et des 14 martyrs de Laval, prêtres, pour la plupart âgés et impotents, qui refusèrent de prêter serment à la CCC et qui moururent, le 21 janvier 1794 sur l’échafaud dressé place de La Trémoille… Et des martyrs des pontons de Rochefort, 598 victimes, dont 102 proposés à la béatification, sans compter les morts de Blaye, de Bordeaux, et de Brouage, sans compter ceux de Nantes… (*)

(*) 1600 Jeunes Saints, Jeunes Témoins  de François Marie Algoud (aux Ed de Chiré, pages 55-56 ; 67 à 72 ; 430 à 433 et 442 à 444.)

Les principes non-négociables n’ont jamais été si attaqués. Aidez le Salon beige à contre-attaquer et à promouvoir la culture de vie !

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2 commentaires

  1. Concernant Lugdunum, la ville aurait eu entre 50 000 et 80 000 habitants. Un certain nombre d’entre eux sont effectivement massacrés par les troupes de Septime Sévère, la ville ayant pris parti pour Clodius Albinus. Ce chiffre de 18 000 est tout à fait plausible.
    J’ai quand même un doute sur le fait qu’ils eussent tous été chrétiens. Il existe une communauté chrétienne (déjà frappée vingt ans plus tôt, en 177, dont les plus illustres victimes sont saint Pothin et sainte Blandine), mais la proportion de chrétiens par rapport au nombre d’habitants (entre un cinquième et un tiers selon les chiffres ci-dessus) paraît un peu forte : le christianisme avait-il autant d’adeptes dans la capitale des Gaules à la fin du IIe siècle ? Un lecteur “antiquisant” peut-il nous renseigner là-dessus ? Le site Wikipédia présente une fiche succincte mais bien renseignée sous le titre “Lugdunum”, avec des références aux ouvrages de Marcel Le Glay ou Christian Goudineau, spécialistes de l’Antiquité gallo-romaine.
    L’Histoire de l’Église (Fliche et Martin) dit au contraire que, Septime Sévère aurait été plutôt tolérant à l’égard des chrétiens dans la première partie de son règne, jusque 200 ou 201, où il promulgue un édit contre le prosélytisme chrétien (tome 2, Paris, 1935, De la fin du 2e siècle à la paix constantinienne, p. 113-117).

  2. Sur les Dardanelles : les Britanniques se sont probablement inspirés des Vénitiens qui, en 1657, au cours de la guerre de Candie contre l’Empire ottoman, forcèrent avec succès les Dardanelles pour aller attaquer Constantinople. La flotte de Lazare Mocenigo fut cependant arrêtée à mi-chemin par les galères turques et l’artillerie.
    En 1915, les tentatives navales de percement échouent surtout à cause des mines posées par les Turcs. L’idée de frapper au cœur de l’Empire ottoman était toutefois excellente au plan stratégique, mais la perte de plusieurs gros bâtiments (dont le cuirassé français Bouvet) inquiéta l’état-major allié, qui se rabattit sur le débarquement dans la presqu’île de Gallipoli.
    L’opération coûta fort cher en vies humaines. Joffre n’avait pas voulu y envoyer trop de troupes.
    Cependant, il faut noter que la fin de la guerre en 1918 fut hâtée par l’effondrement des fronts “périphériques” : l’Empire ottoman en Palestine devant les Britanniques d’Allenby, la Bulgarie à Skoplje devant les Français.
    Question : et si l’opération des Dardanelles avait réussi ? Messieurs les amateurs d’uchronie, à vos plumes !
    Ce

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