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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 19 février…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 février: saints du jour français ou en France.
    • St Georges, moine au pays de Rodez († 877)

Au monastère de Vabre, au pays de Rodez, vers 877, saint Georges, moine.

  • le 19 février 197 : début de la bataille de Lugdunum, actuelle ville de Lyon, qui avait embrassé la cause de Clodius Albinus.

Lyon, la capitale des Gaules, voit s'affronter deux armées romaines : Septime Sévère, chef de l'armée du Danube, affronte le gouverneur de Bretagne, Clodius Albinus pour la conquête du pouvoir à Rome. Septime Sévère l'emporte et va devenir empereur. Pour punir la ville, il la dévaste et extermine 18 000 chrétiens.

  • le 19 février 356 : l'empereur romain Constance II impose la fermeture des temples païens.
  • le 19 février 607 : Boniface III est consacré pape à Rome.
  • le 19 février 1122 : l'abbé Adam meurt et Suger est élu abbé de St-Denis, sans demander l'avis du Roi Louis VI.

Le Roi lui confie le Royaume à son départ en croisade. A son retour il lui confère le titre de « père du peuple ».

  • le 19 février 1493 : Florence fait alliance avec la France en vue d'un partage de Milan.
  • le 19 février 1783 : le second Pitt, William, aussi appelé Pitt le jeune, est nommé Premier ministre.

Pour lui l'Angleterre est entrée depuis l'indépendance des Etats-Unis dans « une guerre d'extermination » contre la France affirme-t-il dans son discours aux Communes. Pour que la première vive les Bourbons doivent disparaître de France.

  • le 19 février 1790 : le marquis de Favras est exécuté par pendaison.

Il paie de sa vie une tentative visant à libérer le Roi Louis XVI et sa famille de Paris. C'est en recrutant des soldats qu'il est dénoncé.

  • le 19 février 1793: l'île Bourbon devient La Réunion.

Française depuis 1649, l'île Bourbon est rebaptisée par la Convention, 'île de la Réunion. L'île de l'Océan Indien retrouve son nom d'origine lors de l'occupation anglaise de 1810 à 1815. La IIème république lui réimpose le nom d'île de la Réunion.

  • le 19 février 1795 : la France et la Toscane signent un traité de paix.

Le grand-duc Ferdinand III avait adhéré à la première coalition.

  • le 19 février 1796 : les planches à assignats sont brûlées en place Vendôme.
  • le 19 février 1797 : traité de Tolentino, imposé au pape par la maçonnerie française.

Le Traité de Tolentino voit Pie VI céder Avignon, la Romagne, Bologne, Ferrare et le Comtat Venaissin à la France, tandis que l'armée de Bonaparte marche sur Vienne, en passant par le Tyrol. Il doit verser 30 millions de livres à la France, en plus des versements décidés lors de l'armistice de Bologne (voir la chronique du 23 juin). Tout cela pour éviter une occupation militaire de Rome. Ce traité ne conteste pas (pas encore) le pouvoir temporel du pape formellement mais l'ampute grandement dans les faits. Bonaparte est l'instrument de la politique maçonnique de Paris.

Voici un extrait de la dépêche que Bonaparte adresse au Directoire, le jour même de la signature du traité de Tolentino. « Mon opinion est que Rome, une fois privée de Bologne, Ferrare, la Romagne et des trente millions que nous lui ôtons, ne peut plus exister ; cette vieille machine se détraquera toute seule. Je n'ai pas parlé de religion, parce qu'il est évident que l'on fera faire à ces gens-là, par la persuasion et l'expérience, beaucoup de démarches qui pourront être alors vraiment utiles à notre tranquillité intérieure. Si vous voulez donner vos bases, je travaillerai là-dessus. »'

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie (page 47; Editions Desclée de Brouwer)

Dans les instructions qu'il remit en 1814 à M. de Pressigny, nommé ambassadeur extraordinaire à Rome par Louis XVIII, le prince de Talleyrand s'exprima en ces termes : « Bonaparte essayant déjà les atteintes qu'il porterait plus tard au Saint-Siège, occupa militairement les trois Légations de Bologne, de Ferrare et de Ravenne, et Pie VI fut réduit à consentir au traité de Tolentino, qui le dépouillait de sa souveraineté. Dès la signature de cet acte le Saint-Siège n'était plus libre. »

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie (pages 59 et 60; Editions Desclée de Brouwer)

Ce traité fut inique et rompu unilatéralement par les Française quelques mois après son entrée en vigueur:

Dans une note, en date du 23 juin 18 14, envoyée de Londres aux ministres des grandes puissances, le cardinal Consalvi établit victorieusement l'iniquité et par suite l'invalidité du traité du 19 février 1797.

« En vain, disait le plénipotentiaire de Pie VII, voudrait on citer, à l'égard des trois Légations, le traité de Tolentino ; il n'est guère possible de trouver un motif plus inconsistant et plus dénué de fondement. Rien de plus aisé à prouver que ce traité, fruit de l'agression la plus inique, a été imposé par un ennemi tout-puissant au prince le plus faible, presque aux portes de sa capitale ; que ce prétendu traité de paix n'avait été précédé par aucun état de guerre, comme toutes les publications émises par Pie VI, à cette époque, en font foi ; que ce pontife protesta, lui-même, autant qu'il était dans ses moyens, contre ce traité ; que Sa Sainteté, actuellement régnante, renouvela ces protestations, à peine montée sur le Saint-Siège ; que des traités semblables n'ont pas préjudicié à la réhabilitation d'autres princes, par les souverains alliés, dans la possession entière de leurs pays, ou au moins à leur procurer des indemnisations ; que plusieurs de ces hauts souverains réclament et reprennent eux-mêmes, dans ce moment, des provinces cédées par des traités formels. Il serait facile d'ajouter mille autres motifs encore ; mais en a-t-on besoin, lorsqu'un argument seul, et qui coupe l'arbre à la racine, rend tout le reste superflu ? Le même gouvernement français, qui obligea Pie VI à signer le traité de Tolentino, l'annula peu de mois après par un décret solennel, le déclarant cassé, abrogé, et comme non avenu pour pouvoir s'emparer de tous les Etats du Saint-Siège, ce qui fut exécuté effectivement, en envahissant Rome, en détrônisant le même Pontife avec lequel le traité avait été conclu, et en le conduisant en France, où il mourut dans la captivité. C'est donc une erreur manifeste de croire que la France ait possédé dans les dernières années les trois Légations en vertu du traité de Tolentino qui n'existait plus. Elle les tenait sous sa domination comme le reste des États Pontificaux, uniquement par la loi du plus fort, et par la prépondérance de ses armes.

Cela étant indubitablement ainsi, comment pourrait-on disposer des trois Légations comme appartenant à la masse des possessions françaises en vertu dudit traité, la France elle-même n'ayant aucun titre légal à produire ? Sa Sainteté seule peut donc réclamer, et réclame ici ses trois Légations par les mêmes titres indestructibles et sans réplique, qu'elle a au recouvrement de la totalité de ses États. »

Cité par Charles Van Duerm dans Rome et la Franc-maçonnerie (page 61; Editions Desclée de Brouwer)

La France a donc volé le Comtat Venaissin et Avignon au Pape et à l'Eglise Catholique.

  • le 19 février 1800 : Bonaparte, premier Consul, s'installe aux Tuileries.
  • le 19 février 1858 : quatrième apparition de Notre Dame à sainte Bernadette.

Saint Bernadette vient à la Grotte avec un cierge bénit et allumé. C'est de ce geste qu'est née la coutume de porter des cierges et de les allumer devant la Grotte.

  • le 19 février 1858 : Napoléon III et la liberté.

Napoléon III durcit son régime par l'adoption d'une loi de sûreté générale qui permet d'interner ou de déporter toute personne ayant déjà subi des condamnations politiques. Cette loi concerne environ deux mille Français et quelques centaines déportés en Algérie. Elle est votée suite à l'attentat du 14 janvier.

  • 19 février 1876 : guérison d'Estelle à qui la sainte Vierge est apparue à Pellevoisin

Cf. chroniques du 15 février, et des 9 et 15 septembre.

  • le 19 février 1915 : préparation de l'offensive des Dardanelles.

Les forts des Dardanelles sont bombardés par les flottes française et britannique. Il s'agit de forcer le détroit des Dardanelles et le Bosphore pour créer un autre front au sud-est de l'Allemagne. C'est tellement mal fait que cela coûte très cher en vies humaines. Le but des Anglais est surtout de protéger l'empire de la progression des Ottomans vers l'Egypte.

The war illustrated juillet 1917

  • le 19 février 1921 : Lyautey est fait maréchal de France.
  • le 19 février 1925: première assemblée de la Fédération nationale catholique.

Voir les chroniques du 26 octobre, du 04 novembre et du 24 décembre sur le général de Castelnau.

  • le 19 février 1942 : ouverture du procès de Riom

Le gouvernement de Vichy assigne en justice les anciens dirigeants politiques et militaires français: Edouard Daladier, Guy La Chambre, Maurice Gamelin, Léon Blum et Robert Jacomet. Le procès se déroule à Riom dans le Puy-de-Dôme. Ils sont accusés d'être responsables de la défaite de 1940. Plus de 400 témoins sont appelés à comparaître. Les juges ont pour instruction de juger les coupables sur la période allant de 1936 à 1940. Ce procès sera suspendu par Hitler !

  • le 19 février 1984 : au cours d'une cérémonie solennelle sur la place Saint-Pierre, le pape Jean-Paul II béatifie 99 martyrs catholiques de la Révolution française.

Au cours d'une cérémonie solennelle sur la place Saint-Pierre, le pape Jean-Paul II béatifie 99 martyrs catholiques de la Révolution française.

Les martyrs des massacres d'Avrillé et d'Angers sont 99. Il y a parmi eux 83 femmes, dont 3 religieuses, et 17 hommes dont 12 prêtres qui sont guillotinés pour avoir refusé de prêter serment à la constitution civile du clergé.

Il faut ajouter Noël Pinot, guillotiné à Angers le 21 février 1794 ; les 4 filles de la Charité des Ursulines guillotinées à Cambrai les 27 juin, 17 et 23 octobre 1794 ; les 32 Sacramentines et Ursulines martyres d'Orange, mises à mort entre le 4 et le 26 juillet 1794, les 16 Carmélites de Compiègne exécutées à Paris le 17 juillet 1794, qui furent les premières béatifiées.

Sans parler des massacres de septembre 1792, qui firent entre 1100 et 400 victimes, dont 187 prêtres et religieux… Et des 14 martyrs de Laval, prêtres, pour la plupart âgés et impotents, qui refusèrent de prêter serment à la CCC et qui moururent, le 21 janvier 1794 sur l'échafaud dressé place de La Trémoille… Et des martyrs des pontons de Rochefort, 598 victimes, dont 102 proposés à la béatification, sans compter les morts de Blaye, de Bordeaux, et de Brouage, sans compter ceux de Nantes… (*)

(*) 1600 Jeunes Saints, Jeunes Témoins de François Marie Algoud (aux Ed de Chiré, pages 55-56 ; 67 à 72 ; 430 à 433 et 442 à 444.)

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2 commentaires

  1. Je rebondis sur le bourbier des Dardanelles et la 1ère GM :
    Connaissiez-vous Franchet-d’Esperey ?
    C’est lui qui fait capituler l’Autriche-Hongrie et aurait peut être même pu marcher sur Berlin
    si Clémenceau ne l’en avait pas empêché ( à creuser )… Il ouvre effectivement la route de Munich
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Dobro_Polje
    le Chancelier du Reich Max von Baden (1867-1929) avait justement évalué la situation en montrant que « l’effondrement du front bulgare a jeté bas nos dispositions. La liaison avec Constantinople est menacée ainsi que la voie du Danube, indispensable à notre ravitaillement. Nous avons été forcés, pour ne pas laisser à l’Entente les mains libres dans les Balkans et ne pas abandonner la Roumanie et la Mer Noire, d’engager là-bas des divisions allemandes et austro-hongroises destinées au front occidental… » A l’issue de la victoire dans les Balkans l’Empire allemand sera contraint de demander la paix. Le Kaiser Guillaume II dit alors, amer : « une poignée de serbes a décidé de l’issue du conflit. »

  2. Ce passage en force des Dardanelles ne pouvait réussir, car il fut saboté par les Anglais.
    En effet le commandement de la flotte alliée fut laissé aux Britanniques. Or ceux ci- édictèrent la règle suivante : “ne pas s’approcher à moins de “X” miles des côtes”.
    Or, en sa largeur la plus faible, ce passage à une largeur inférieure à deux “X” !
    C’est du moins ce que rapporte Claude Farrère, qui n’était pas seulement romancier et académicien, mais aussi officier de marine.

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