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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 18 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, RerumNovarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 août : fête de Notre-Dame de Liesse, sanctuaire du diocèse de Soisson lié à l'histoire de France.

Voir le 18 août 1857, plus bas et la chronique du 16 février.

  • le 18 août 1216 : décès du pape Adrien V.
  • le 18 août 1304 : bataille de Mons-en-Pévèle.

En 1296, le comte Guy de Dampierre, comte de Flandre depuis le Roi Saint Louis, se fait confisquer les principales villes de Flandre par Philippe le Bel, qui ensuite nomme Jacques de Châtillon gouverneur. Une révolte fiscale éclate à Bruges et dans la nuit du 17 au 18 mai 1302, une centaine de soldats français sont égorgés dans leur sommeil, ce sont les « Matines de Bruges », (voir la chronique du 18 mai). Toutes les villes se regroupent autour des révoltés ; les Français sont chassés.

Philippe le Bel rassemble son ost, qu'il confie à Robert d'Artois. Le 8 juillet les deux armées sont face à face. La lourde cavalerie française, sans appui des arbalétriers, charge et s'embourbe. Les Flamands ne font pas de prisonniers ; des centaines de chevaliers sont égorgés. La déroute est totale ; c'est la retentissante défaite lors de bataille de Courtrai le 11 juillet 1302, dite bataille des «Éperons d'Or». De plus, le Roi de France doit affronter aussi le roi d'Angleterre, qui veut se défaire du lien de vassalité.Deux ans plus tard, le 18 août 1304, le Roi prend sa revanche sur les Flamands à Mons en Pévèle.

Ces derniers, en fin de journée, fuient vers Lille, que le Roi assiège et conquiert au bout d'un mois. Philippe IV le Bel attribue la victoire à la protection de la Vierge et dans la nef de Notre-Dame de Paris, il fait dresser une statue équestre en bois en ex-voto face à l'autel de Marie qui se trouve à côté du premier pilier oriental côté sud.

La bataille de Mons-en-Pévèle, par Charles Philippe Larivière, Galerie des Batailles du château de Versailles

  • le 18 août 1503 : décès du pape Alexandre VI.

Voir la chronique du 11 août.

  • le 18 août 1516 : Concordat de Bologne.

Le pape Léon X cède Parme et Plaisance à la France par le Concordat de Bologne ;

Il est en réalité signé à Rome, lors du Ve concile du Latran. C'est le chancelier Antoine Duprat qui le signe pour le Roi de France, François Ier. Le concordat est fixé par la bulle pontificale : la Primitiva illa ecclesia,qui règle les relations entre l'Église et le Roi de France jusqu'en 1790. Le Roi de France exerce un pouvoir sur l'Église dans son royaume, que n'a aucun autre souverain catholique. Mais le pape l'accepte, car seul le Roi de France prête serment lors du sacre de protéger l'Eglise et de lutter contre les hérésies.

Le concordat est donc un compromis qui abroge la Pragmatique Sanction de Bourges du 7 juillet 1438, (voir la chronique du jour). La primauté du pape sur le Concile général est reconnue, contrairement aux affirmations du concile de Bâle, contre le pape Eugène IV en 1434. En contre partie, la pratique de Philippe le Bel concernant les bénéfices ecclésiastiques est officialisée sur plus de 150 évêchés et un demi-millier d'abbayes.Les deuxparticipent à la désignation des évêques : le Roi les nomme et le pape leur confère l'investiture canonique. Les évêques prêtent serment de fidélité au Roi de France. Il faut souligner que le duché de Bretagne et le comté de Provence, ne sont pas concernés dans un premier temps,par le concordat. En octobre, un indult les rattache au texte. Et il faut aussi souligner que le Roi doit forcer le Parlement de Paris à enregistrer le texte.

A chaque fois qu'un territoire sera rattaché à la France, un droit de nomination spécifique sera signé par le pape de l'époque pour le Roi régnant. C'est la révolutionqui met fin au Concordat avec la CCC, la constitution civile du clergé, condamnée par le pape Pie VI. Napoléon en reprendra l'idée avec le Concordat de 1801, qui n'a rien à voir avec celui de Bologne. L'absence de serment royal lors du sacre aboutit finalement à détacher la hierarchie de l'Eglise catholique en France de la tutelle de l'Etat.

  • le 18 août 1559 : décès du pape Paul IV.
  • le 18 août 1572 : le futur Henri IV épouse Marguerite de France.

Marguerite de Valois, la sœur du roi Charles IX de confession catholique, et Henri de Navarre futur Henri IV se marient à Notre-Dame de Paris. Une réception est donnée ensuite au Palais de la Cité, pour sceller la réconciliation entre catholiques et protestants.Catherine de Médicis va provoquer, dans la nuit du 23 au 24 août, le massacre de la Saint-Barthélemy.

  • le 18 août 1563 : décès d'Étienne de La Boétie, écrivain français.
  • le 18 août 1649 : entrée triomphale du Roi Louis XIV à Paris.

Ayant dû fuir Paris à cause de la journée des Barricades le 26 août 1648, le Roi y entre de nouveau après quelques mois de siège. La Fronde des Princes va alors commencer, car les Grands du Royaume rejettent l'autorité de Mazarin. Ce dernier décide de s'exiler pour faciliter le retour à la paix civile.

  • le 18 août 1662 : Pascal reçoit le Viatique et l'Extrême-Onction et entre agonie.

Malgré sa faiblesse extrêmeil se lève pour recevoir son Dieu debout.

  • le 18 août 1690 : victoire française à la bataille de Staffarde.

La bataille de Staffarde oppose le royaume de France au duché de Savoie, dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg.

  • le 18 août 1792 : dissolution en France des congrégations religieuses, surtout les congrégations enseignantes.
  • le 18 août 1813 : victoire du maréchal Davout à Lauenbourg.
  • le 18 août 1823 : décès d'André-Jacques Garnerin.

André-Jacques Garnerin, né à Paris le 31 janvier 1769, est l'inventeur du parachute et est devenu le premier parachutiste de l'histoire.

  • le 18 août 1850 : décès d'Honoré de Balzac, écrivain français.

L'Auteur de la Comédie humaine s'éteint avant d'avoir pu achever son immense œuvre. On y trouve :

Les Chouans, La Peau de chagrin, Le Médecin de campagne, Eugénie Grandet, Le Père Goriot, Le Lys dans la vallée

  • le 18 août 1857 : couronnement de Notre Dame de Liesse.

Statue de Notre dame de Liesse, vue du chœur de la basilique mineure.

Monseigneur de Garsignies confie, le 28 octobre 1851, le sanctuaire et l'organisation des pèlerinages aux Pères de la Compagnie de Jésus. Ayant demandé au pape Pie IX l'autorisation de couronner Notre Dame de Liesse, ce dernier donne son accord. Un triduum préparatoire est organisé ; une cloche offerte par Napoléon III. Une nouvelle statue de Notre Dame de Liesse, celle-là actuellement sur l'autel, représentant la Vierge assise tenant son Fils est portée solennellement dans la basilique. Les révolutionnaires avaient en effet détruit la statue miraculeuse en 1794, voir la chronique du 16 février.

30 000 pèlerins suivent la cérémonie à laquelle participent un peloton de cavalerie, plus de huit cents prêtres et cinquante chanoines, son altesse le prince de Monaco, le préfet de l'Aisne, le maire, les autorités civiles et militaires.

Après avoir posé sur la tête de la Reine des Cieux, le diadème d'or et de perles, Monseigneur de Garsignies s'agenouille et dit :

"O Vierge Marie, puisse votre Fils nous couronner là-haut de gloire, comme aujourd'hui nos mains vous couronnent ici-bas ! "

L'évêque consacreensuite le diocèse, et le maire offre à la Vierge un cierge.

Le culte de Notre Dame de Liesse se répand dans le monde : en Amérique, au Japon, en Chine, à Ceylan, et à plusieurs endroits de l'Afrique : Kabara, Grimari dans l'Oubangui (République Centrafricaine), au Gabon, à Betsiléo, à Madagascar. En 1934, pour le 800ème anniversaire de la construction du sanctuaire, ce sont 120 000 personnes qui participent aux festivités organisées.

  • le 18 août 1868 : découverte de l'hélium.

C'est en observant une éclipse du soleil que le Français Janssen découvre un gaz inconnu dans l'atmosphère du soleil.Il l'appelle hélium par référence au grec helios (soleil).En 1895 on découvre qu'il existe aussi en petite quantité dans l'atmosphère terrestre.

  • le 18 août 1870 : bataille de Saint-Privat, ou bataille de Gravelotte.

Les français sont écrasés par l'artillerie prussienne.

  • le 18 août 1944 : Laval démissionne et quitte Paris pour Belfort.

Le maréchal est toujours à Vichy où les Allemands font pression depuis la veille (voir la chronique du 17 août) pour qu'il parte pour l'Allemagne. Le 20 août le chef de l'Etat est fait prisonnier et emmené de force.

  • le 18 août 2008 : 10 soldats français sont tués et 21 blessés dans une embuscade en Afghanistan.
  • le 18 août 2011 : le pape Benoît XVI se rend aux Journées mondiales de la jeunesse à Madrid.

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