C’est arrivé un 17 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 septembre 821 : le Roi de France accorde sa protection à l'Abbaye Sainte Marie d'Arles-sur-Tech.

Une charte de Louis Ier le Pieux ou le Débonnaire accorde la protection royale à Castellanus et à sa communauté de l'Abbaye Sainte Marie d'Arles-sur-Tech, dans le Roussillon reconquis sur les Sarrasins par son père Charlemagne.

  • le 17 septembre 879 : naissance de Charles III de France, dit le Simple, Roi de France.

Charles III, dit le Simple, Roi de France, par Georges Rouget, musée national du Château et des Trianons de Versailles.

Il est le fils posthume et légitime de Louis II « le Bègue ». Il est sacré Roi des Francs le 28 janvier 893 par l'archevêque de Reims Foulques. Il meurt le 7 octobre 929 à Péronne.

  • le 17 septembre 1549 : le pape Paul III suspend le Concile de Trente après l'intervention de Charles Quint.
  • le 17 septembre 1562 : la 22è session du Concile de Trente adopte le décret sur le sacrifice de la messe De sacrificio missae.
  • le 17 septembre 1577 : signature de la paix ou traité de Bergerac.

Protestants et catholiques signent le traité de Bergerac pour mettre un terme à la sixième guerre de Religion, déclenchée. Vaincus à la bataille de la Charité-sur-Loire, puis à Issoire, les protestants n'ont d'autres choix que de signer un traité diminuant considérablement les avantages qu'ils avaient acquis. Cependant, ils obtiennent la liberté de culte pour un bourg par bailliage et leurs huit places de sûreté ne restent valables que temporairement. En octobre, le traité est confirmé par l'édit de Poitiers.

  • le 17 septembre 1793 : vote de la Loi des suspects pendant la terreur, sous l'instigation de Merlin.

Suite à l'instauration du régime de la Terreur, le 5 septembre, les Montagnards votent une loi visant à arrêter le maximum de contre-révolutionnaires ; elle leur permet de rendre les procédures judiciaires plus expéditives. Tous ceux qui sont tièdes sont suspects. L'arbitraire règne en maître.

  • le 17 septembre 1836 : décès d'Antoine-Laurent de Jussieu, botaniste français.

Antoine-Laurent de Jussieu, célèbre botaniste français, nait le 12 avril 1748 à Lyon, où il débute ses études avant que son oncle Bernard de Jussieu le convainque de venir finir ses études de médecine à Paris. En 1770, il prend la suite de Louis-Guillaume Le Monnier au poste de démonstrateur au Jardin du Roi. Trois ans plus tard, il est élu membre de l'Académie des sciences ; puis en 1794 il est nommé directeur du Muséum national d'histoire naturel. Il meurt le 17 septembre 1836 à Paris.

  • le 17 septembre 1863 : décès d'Alfred de Vigny, poète français.
  • le 17-19 septembre 1871 : inauguration du tunnel ferroviaire du Fréjus reliant la France à l'Italie.
    • le 17 septembre 1878 : décès d'Antoine de Tounens, aventurier français, éphémère roi de Patagonie sous le nom d'Orllie-Antoine Ier.
  • le 17 septembre 1922 : naissance d'Agnès de La Barre de Nanteuil, une Chouanne du XXème siècle.

Née le 17 septembre 1922, à Neuilly sur Seine, Agnés de La Barre de Nanteuil compte dans ses ancêtres directs Alfred, Laurent, Justin, de La Barre de Nanteuil, tué sous les ordres du général de Lamoricière commandant les Zouaves Pontificaux, le 18 septembre 1860, lors de l'ultime combat de Castelfidardo.

En 1940, la famille se réfugie à Vannes, où dès 1941, Agnès de La Barre de Nanteuil participe à un réseau d'évacuation des pilotes anglais tombés en Bretagne fondé par sa mère. Sa fonction de cheftaine de Louveteaux lui sert de couverture pour camoufler ses activités et déplacements : transmission de messages, opérations de balisage de terrain, réception de parachutages, fausses cartes d'identité, soutien médical. Au retour d'un balisage dans la nuit du 12 au 13 mars 1944, pour un parachutage d'armes à destination du maquis de Saint-Marcel, elle assiste à la messe matinale chez les Frères Mineurs de Vannes. A l'issue, chez elle, elle trouve la Gestapo.

A sa maman et à sa sœur qui manifestent leur émotion elle dit :"On ne pleure pas devant ces gens-là".

Emmenée à la prison de Vannes, puis à celle de Renne, où elle est torturée, Agnès de La Barre de Nanteuil ne parle toujours pas. Elle est même pour ses codétenues un exemple de joie et de Foi. L'arrivée des Américains pousse les Allemands à embarquer dans des trains à bestiaux plus de  2000 prisonniers, parmi lesquels Agnès et sa jeune sœur Catherine. A Langeais, des avions anglais mitraillent le train qui va en Allemagne et le 3 août Agnès de La Barre de Nanteuil est grièvement blessée ; hospitalisée à Tours, les Allemands la réembarquent pour l'Allemagne. Le 13 mars, en gare de Paray Le Monial, elle rend son âme à Dieu, elle n'a pas encore 22 ans. Dans le wagon, le médecin de la Croix rouge découvre trente cinq jeunes femmes à genoux, sales, entourant le corps d'Agnès et priant. Or il y avait dans ce wagon des femmes qui se disaient incroyantes.

En 2002, elle est choisie comme marraine de promotion de l'EMCTA (Ecole Militaire du Corps Technique et Administratif*) des Ecoles de Saint Cyr-Coëtquidan.

  • le 17 septembre 1926 : naissance de Jean-Marie Lustiger, né Aaron Lustiger, archevêque de Paris, cardinal et académicien français.

Aron Lustiger [Jean-Marie] naît à Paris 12ème, fils de Charles et Gisèle Lustiger, bonnetiers juifs venant de Pologne. Voir la chronique du 5 aout.

  • le 17 septembre 1986 : attentat à la bombe rue de Rennes, à Paris.

Depuis le 4 septembre, une série d'attentats meurtriers terrorisent la capitale. Le dernier et le plus tragique est celui de la rue de Rennes devant le magasin "Tati". Revendiqués par le CSPPAC qui réclame la libération du chef libanais Georges Ibrahim Abdallah, ces attentats ont causé la mort de 11 personnes entre le 4 et le 17 septembre. Celui du jour fait 7 morts et 51 blessés.

  • le 17 septembre 1997 : le pape Jean-Paul II érige la Basilique du Sacré-Cœur de Marseille au rang de basilique mineure.

Construite par les Marseillais pour commémorer le vœu des Echevins lors de la peste de 1720 (voir la chronique du 25 mai), qui fait 30 à 40 000 morts à Marseille et plus du double dans toute la Provence, la basilique, dont la première pierre est posée le 7 novembre 1920, lors du second centenaire du vœu de Mgr de Belsunce, voit tous les ans la Chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence reprendre le vœu solennel de l'époque d'aller entendre, à chaque date anniversaire, la messe au monastère de la Visitation et d'offrir « un cierge ou flambeau de cire blanche, du poids de quatre livres, orné de l'écusson de la ville pour le brûler ce jour-là devant le Saint-Sacrement ». Et cela sans qu'il n'y ait plus eu d'interruption jusqu'à aujourd'hui.

  • le 17 septembre 209 : Jean Daniel dans le Nouvel Observateur du jour, à propos des Pieds-noirs et des Harkis.

« De Gaulle a abandonné les harkis : c'est son crime et le nôtre. »

Voir les chroniques des 19 et 26 mars, des 11, 13, 25 septembre, du 05 juillet, du 30 octobre.

 

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