Bannière Salon Beige

Partager cet article

Histoire du christianisme

C’est arrivé un 17 mars…

 "A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 mars 458 ou 461 : décès et fête de Saint-Patrick (date présumée), saint patron de l'Irlande.

Patrick est né en fait au pays de Galles, à la fin de l'époque romaine. Enlevé par des pirates, l'enfant est emmené en esclavage en Irlande, où il devient gardien de cochons. Il réussit à s'évader, retrouve ses parents, puis gagne la Gaule. A Auxerre, auprès de l'évêque Germain, il reçoit la prêtrise. Devenu évêque, il obtient de revenir en Irlande pour convertir les païens. Le trèfle à trois feuilles lui permet d'expliquer le mystère de la Trinité (un Dieu en trois personnes). La plante deviendra le symbole de l'île. Infatigable dans son apostolat, il meurt en 461 ou 458 à près de quatre-vingts ans.

On dit aussi de lui qu'il convertit l'Irlande au catholicisme… et au whiskey. On raconte que des moines missionnaires, emmenés par saint Patrick, auraient rapporté de leurs voyages évangélisateurs l'art de la distillation en Irlande.

  • le 17 mars 1431 : sixième séance d'interrogatoire dans la prison pour Jeanne d'Arc.

Le procès a débuté le 9 janvier. Ont eu lieu jusqu'à présent 15 séances d'interrogatoires dont 6 publiques. Pour ceux qui souhaitent relire les minutes du procès, elles se trouvent en versions latine, français de l'époque et d'aujourd'hui, ici.

http://www.stejeannedarc.net/condamnation/proces_index.php

Interrogée si elle veut s'en remettre, en tous ses dits et faits, soit bien ou mal, à la détermination de notre sainte mère l'Église, Jeanne répond que :

«Quant à l'Église, elle l'aime et la voudrait soutenir de tout son pouvoir pour notre foi chrétienne : et ce n'est pas elle qu'on devrait empêcher d'aller à l'église ni d'entendre la messe ! Et quant aux bonnes œuvres qu'elle a faites, et de sa venue, il faut qu'elle s'en attende au Roi du ciel qui l'a envoyée à Charles, fils du Roi Charles, qui sera Roi de France:

– Et verrez, dit-elle, que les Français gagneront bientôt une grande besogne que Dieu enverra aux Français, et tant qu'Il ébranlera presque tout le royaume de France.   Et dit qu'elle le dit afin que, quand ce sera advenu, on ait mémoire qu'elle l'a dit.   Requise de dire le terme de cet événement, répondit : – Je m'en attends à Notre Seigneur. »

  • le 17 mars 1526 : le Roi François Ier est échangé, par les Espagnols, au milieu de la Bidassoa contre ses fils le dauphin François et Henri, futur Henri II.

Au Traité de Madrid signé le 14 janvier, contre sa libération, le Roi a laissé la Bourgogne et Tournais à l'Espagne, le milanais au connétable de Bourbon et abandonne sa suzeraineté sur la Flandre et l'Artois. Une fois en France, il dénonce le traité qu'il estime avoir été signé sous la contrainte.

 

Il se parjure et par là ne se grandit pas. Cependant, quand on relit la Constitution de l'ancienne France de Bernard Basse, il faut noter que le Roi n'est que le dépositaire du Royaume. La monarchie est légitime, c'est-à-dire que le pouvoir royal est limité légalement, limité par la loi.

La loi est le contre-poids au pouvoir royal. Le Roi détient tout le pouvoir, mais ne peut l'exercer que dans un certain cadre préétabli. Sa compétence est illimitée, mais à l'intérieur d'une zone limitée. La limite est ce qu'on a appelé les lois fondamentales qui sont l'œuvre et des Rois et de la nation. C'est cet équilibre entre l'autorité – le Roi, et la liberté – la loi, qui explique l'exceptionnelle longévité du régime.

Le Roi est à la fois le grand législateur, le grand policier et le grand justicier. C'est le « monarque ». Cette puissance est canalisée par la loi que le Roi ne peut changer seul, sans l'assentiment de la nation. Ces lois fondamentales sont les suivantes :

  • La couronne est indisponible: nul ne peut en disposer, ni le Roi, ni la nation. Elle ne peut être ni vendue ni cédée. C'est de là que la constitution actuelle interdit qu'une parcelle du territoire français soit cédée.
  • La couronne est indépendante: tant vis-à-vis de l'extérieur que des puissances intérieures (fiefs, corps d'Etats, villes corporations etc.). C'est aussi pour cela que seul le Roi de France avait avec l'empereur et le pape une couronne ou une tiare entièrement fermées. Au dessus d'eux, il n'y avait pas de suzerain, pas d'autre souveraineté supérieure. La France se soumet à la papauté dans le domaine spirituel, pas dans le domaine temporel. La royauté n'est pas une théocratie.
  • La couronne est dévolue suivant des règles précises; entre autres l'hérédité de père en fils. Cette hérédité est légale et non patrimoniale. C'est par la loi que le fils hérite du père, pas par la transmission d'un bien.
  • La loi de nationalité: seul un prince français peut recevoir la couronne. Le fait de partir à l'étranger pour une autre couronne ne lui retire pas ses droits, cas de Philippe V d'Espagne qui conserve ses droits à la couronne de France selon les lois fondamentales du royaume. Le traité d'Utrecht, imposé par les Anglais, est inconstitutionnel et donc non valide.
  • La loi de Catholicité qui impose au Roi d'être catholique et de prêter, lors du sacre, le serment de défendre la foi catholique.
  • le 17 mars 1560 : échec de la conjuration d'Amboise.

La conjuration d'Amboise, montée par les Huguenots, échoue et le prince de Condé est emprisonné par le duc de Guise.

  • le 17 mars 1751 : Louis XV et le Sacré-Cœur.

La reine Marie Leckzinska suggère, en 1751, l'adoration perpétuelle du Sacré-Cœur dans le Saint Sacrement. Elle obtient du pape Clément XIII, la fête du Sacré-Cœur dans tous les diocèses de France le 17 juillet 1765. Une lettre de la Mère Marie-Hélène Coing, supérieure de la visitation de Paray-le-Monial, adressée le 17 mars 1744 relance le message de 1689. Louis XV serait resté sourd au message, mais son fils le dauphin Louis fait dédier, dans l'église du Château de Versailles, en 1773, une chapelle au Cœur de Jésus dans la tradition eudiste à laquelle la famille royale participe.

  • le 17 mars 1799 : le savant italien Alessandro Volta essaye avec succès la première pile électrique.

Volta met au point la pile voltaïque: un empilement de couples de disques zinc-cuivre en contact direct. Le 7 novembre 1801, il présente sa pile devant l'Institut de France et y énonce la loi des tensions, ainsi que la valeur des tensions de contact des métaux classés par ordre d'électropositivité décroissante.

  • le 17 mars 1805 : Napoléon se proclame roi d'Italie.

La République italienne est supprimée. Royaume héréditaire, l'Italie reste toutefois indépendante. Couronné à Milan le 28 mai, il nomme son beau-fils Eugène de Beauharnais, le fils de Joséphine vice-roi.

  • le 17 mars 1808 : création du Baccalauréat par Napoléon Ier.

L'empereur signe le décret organisant l'Université impériale. Pendant ce temps éclate à Aranjuez, au sud de Madrid, une émeute contre le ministre espagnol Godoy.

  • le 17 mars 1811 : Napoléon, aux Tuileries, interroge le Comité ecclésiastique.

« Comment punir un pape qui m'excommunie et ainsi pourrait pousser des Ravaillac.

Seul Emery intervient: "La réponse est dans votre catéchisme impérial. Les 4 articles gallicans demandent l'obéissance au pape. »

  • le 17 mars 1813 : Frédéric-Guillaume III de Prusse déclare la guerre à la France.
  • le 17 mars 1830 : Frédéric Chopin donne son second concert.

Chopin, sur une toile de Maria Wodzińska de 1835.

  • le 17 mars 1896 : la Cathédrale Notre-Dame de Grâce de Cambrai, dans le Nord, est érigée en basilique mineure par le pape Léon XIII.
  • le 17 mars 1948 : signature du Traité de Bruxelles.

Les représentants du Benelux, de la Grande-Bretagne et de la France signent le traité de Bruxelles qui institue l'UEO (Union de l'Europe occidentale). Il s'agit d'un pacte régional d'assistance militaire et économique valable sur une période de 50 ans auquel d'autres pays peuvent se rallier. A la demande de la France, l'Allemagne est désignée comme adversaire potentiel dans la partie du traité concernant la défense commune. Les instances militaires du traité de Bruxelles seront incorporées à celles de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) en décembre 1950.

  • le 17 mars 2006 : la béatification du pape Jean Paul II avance.

Le procès catholique du miracle de la religieuse française, guérie de la maladie de Parkinson en juin 2005, débute.

Le Salon Beige est visité chaque jour par plusieurs dizaines de milliers personnes qui veulent participer au combat contre la culture de mort et pour la dignité de l’homme.

Je ne souhaite pas que le Salon Beige devienne une galerie commerciale avec des publicités voyantes, mais au contraire qu’il reste un outil de combat culturel.

Le Salon Beige est un lieu où chacun trouve les informations et les argumentaires dont il a besoin pour sa réflexion personnelle. C’est un lieu gratuit et une bibliothèque de référence vivante.

Si chaque personne lisant ce message donnait, notre levée de fonds serait achevée en une heure.

Aujourd’hui, je vous remercie de faire un don de 5€, 20€, 50€ ou de tout autre montant à votre portée, afin que le Salon Beige puisse poursuivre son combat.

Merci,

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

Partager cet article

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Cookies nécessaire au bon fonctionnement du site.
  • wordpress_logged_in
  • wordpress_sec
  • wordpress_test

Refuser tous les services
Accepter tous les services