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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 16 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

Le 16 octobre : fête de Sainte Marguerite-Marie Alacoque.

Née le 22 juillet 1647 à Verosvres en Bourgogne, Marguerite Alacoque est attirée par la vie religieuse dès l'âge de cinq ans et dès neuf ans, elle s'inflige de sévères mortifications avant d'être paralysée. Pendant son adolescence, le Christ lui apparaît. Malgré sa santé fragile elle entre au Monastère de la Visitation de la Très Sainte Vierge Marie, ou Visitandines, ordre fondé par Saint François de Sales et Sainte Jeanne de Chantal.

En 1689, le Christ lui apparaît et lui délivre ce message :

«Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu'il n'a rien épargné jusqu'à s'épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu'ils ont pour moi dans ce sacrement d'amour. »

Le premier message s'adresse au Roi : " Il désire entrer avec pompe et magnificence dans la maison des princes et du Roi, pour y être honoré, autant qu' il y a été outragé, méprisé et humilié en sa passion " Mais plus spécifiquement à Louis XIV :<< Fais savoir au fils aîné de mon Sacré-Cœur que, comme sa naissance a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte enfance, de même il obtiendra sa naissance de grâce et de gloire éternelle par la consécration qu' il fera de lui-même à mon cœur adorable qui veut triompher du sien et, par son entremise, de celui des grands de la terre. "

Le deuxième message : " Le Père Éternel voulant réparer les amertumes et angoisses que l'adorable Cœur de son divin Fils a reçues dans la maison des princes de la terre veut établir son empire dans le cœur de notre Grand monarque, duquel il veut se servir pour l'exécution de ses desseins. "

Le Roi est fils aîné du Sacré-Cœur en qualité de chef d'État de même que la France est fille aînée de l'Église.

Le troisième message demande au Roi : " d'être peint sur ses étendards et gravé sur ses armes pour le rendre victorieux de tous ses ennemis, en abattant à ses pieds les têtes orgueilleuses et superbes, afin de le rendre triomphant de tous les ennemis de la Sainte-Eglise ".

Le quatrième message est : de " faire construire un édifice où sera le tableau de ce divin Coeur, pour y recevoir la consécration et les hommages du Roi et de toute la cour. Dans cet édifice le chef de la nation française reconnaîtra l'empire du divin Coeur sur lui-même et la nation, il proclamera sa royauté, se dira lieutenant du Christ ".

Elle est aidée par Saint Claude de Colombière (cf. les chroniques du 15 février et du 17 juin) pour faire connaître la dévotion au Sacré Cœur. Elle meurt épuisée par les mortifications le 17 octobre 1690 et est béatifiée en 1864 par le Bienheureux Pape Pie IX, puis canonisée en 1920 par Benoît XV.

  • le 16 octobre 708 ou 709 : dédicace du Mont St Michel, premier sanctuaire élevé sur le mont Tombe

Aubert, évêque d'Avranches, consacre une 1ère église au Mont-St-Michel.

  • le 16 ou 22 octobre 741 : décès de Charles Martel, maire du palais d'Austrasie.

Voir la chronique du 23 aout.

  • le 16 octobre 1094 : concile d'Autun.

Y sont réunis trente-deux évêques, le concile prononce l'excommunication de Philippe Ier, Roi de France.

  • le 16 octobre 1311 : le pape Clément V ouvre le concile de Vienne.

En présence du Roi Philippe IV, de 20 cardinaux, 4 patriarches, d'environ 100 archevêques et évêques : la question des Templiers, la question de la Terre Sainte, la réforme de l'Eglise sont abordées. L'ordre du Temple est dissout, les biens passent à l'ordre des Hospitaliers.

  • le 16 octobre 1471 : Giuliano della Rovere, futur pape Jules II, est nommé évêque de Carpentras.
  • le 16 octobre 1588 : les Etats Généraux ouvrent à Blois.
    • le 16 octobre 1591 : le pape Grégoire XIV meurt à Rome.
  • le 16 octobre 1628 : mort du poète français François de Malherbe.

François de Malherbe est un poète français classique. Toute sa vie il cherche à épurer et à discipliner la langue française. Considéré comme le premier théoricien de l'art classique, il bénéficie un temps des faveurs d'Henri IV et de Marie de Médicis. Il est mort à Paris.

  • le 16 octobre 1760 : fin de la bataille de Clostercamp, le Chevalier d'Assas est tué.

    La mort du chevalier d'Assas.

René Casin dans Pour l'honneur de la France, (Edition Résiac page 89-90) rapporte le fait d'armes qui lui coûte la vie :

« Sur le Rhin en 1760, près de Clostercamp, à la veille de la bataille, le régiment d'Auvergne bivouaquait auprès d'un bois touffu. Un capitaine de ce corps Louis chevalier d'Assas, eut soudain le pressentiment d'un mouvement silencieux de l'avant-garde prussienne pour surprendre les Français dans leur sommeil. Bondissant de son lit de camp, il prend son épée et seul, avec précautions, se glissent vers les fourrés. Seul, voilà bien l'individualisme français : en effet à peine avait-il fait quelques pas en écartant les branches qu'il se trouve environné de soldats ennemis qui lui mettent la baïonnette sur la poitrine. « Tais-toi ou tu es mort ! » Tout le monde connait l'épisode émouvant. N'écoutant que son devoir pour sauver l'armée d'un massacre, il se dresse et à le temps de hurler avant de tomber transpercé : « A moi Auvergne, ce sont les ennemis ! » il avait 27 ans. Mort héroïque qui sauva le régiment et qu'on a toujours donnée en exemple avec justice… »

  • le 16 octobre 1793 : le général Carnot remporte une victoire sur les Autrichiens à Wattignies.
  • le 16 octobre 1793 : la Reine de France, Marie-Antoinette, est guillotinée.

Après un procès expéditif entamé le 14 octobre, la Reine Marie-Antoinette est condamnée à mort pour haute trahison et exécutée place de la Révolution.

Trois chefs d'accusation ont été retenus :

– avoir épuisé le trésor national;

– avoir entretenu des intelligences et des correspondances avec l'ennemi;

– avoir tramé des conspirations contre la sûreté intérieure et extérieure de l'Etat

C'est avec courage et dignité qu'elle monte sur l'échafaud, laissant derrière elle son fils et sa fille. Emprisonnée depuis l'été 1792, elle meurt moins d'un an après l'exécution de son époux, le Roi Louis XVI.

Marie-Antoinette avant son exécution (William Hamilton).

Jusqu'au bout, elle fait preuve d'un courage exemplaire. Elle refuse de se confesser à l'abbé constitutionnel Girard. Et quand ce dernier, l'invite au courage, elle répond :

"Du courage ! Ah ! Monsieur, il y a plusieurs années que j'en fais l'apprentissage. Ce n'est pas au moment que mes maux vont finir qu'on m'en verra manquer. "

Lorsqu'elle arrive sur la plate-forme de l'échafaud, par mégarde son pied heurte celui du bourreau Sanson. " Monsieur je vous demande excuse, je ne l'ai pas fait exprès. "

  • le 16 octobre 1813 : début de la «Bataille des Nations».

Voir la chronique du 19 octobre.

  • le 16 octobre 1902 : première utilisation de la comparaison des empreintes digitales pour identifier un criminel par Alphonse Bertillon.
  • le 16 octobre 1911 : inauguration du monument Montcalm à Québec.

Inauguration du monument Montcalm à Québec. Ce monument s'élève dans le petit parc Montcalm à quelques centaines de pas de l'endroit où le héros fut tué, le 13 septembre 1759, en même temps que Wolfe; il s'agit d'une réplique exacte du monument Montcalm de Vestric-Candiac, près de Nîmes en France, où le Marquis de Montcalm vit le jour en 1712.

  • le 16 octobre 1925 : signature des accords de Locarno.

La conférence de Locarno, en Suisse, commencée le 5 octobre et réunissant Aristide Briand pour la France, Arthur Chamberlain pour la Grande-Bretagne, Gustav Stresemann pour l'Allemagne, Benito Mussolini pour l'Italie et Emile Vandervelde pour la Belgique, aboutit à la signature des accords de Locarno. Ils garantissent les frontières établies lors du traité de Versailles (datés du 28 juin 1919). L'Allemagne s'engage à respecter l'accord concernant la zone démilitarisée de la Rhénanie et à ne pas violer les frontières de la Pologne et de la Tchécoslovaquie. En envahissant la Ruhr en mai 1936, Hitler les violera.

  • le 16 octobre 1943 : depuis Alger, le Secrétariat Général des Mouvements de Résistance (M.U.R.) adresse une "Circulaire" à tous les "Comités départementaux de libération".

Extraits :

« Le jour J sera la crise décisive qui doit amener non seulement la libération du territoire, mais encore et surtout la disparition et le châtiment du régime de Vichy et de ses complices.

L'insurrection a pour but de garantir l'élimination en quelques heures de tous les fonctionnaires d'autorité, de garantir en quelques heures la répression de la trahison, conformément aux légitimes aspirations de représailles des militants de la Résistance. […] Pendant la période insurrectionnelle, les Comités disposeront d'une véritable délégation au nom du Peuple Français et du Comité National de Libération, de la Souveraineté Politique de L'Etat. Ils prendront les mesures révolutionnaires de répression de la trahison. Même si les conditions étaient telles que par l'écroulement du gouvernement de Vichy, la transmission de pouvoir au Comité National de Libération puisse se faire sans violence, il serait absurde et outrageant pour le peuple français d'imaginer l'absence de tout soulèvement de masse armé d'une juste volonté de vengeance.

Jamais des mots d'ordre de modération ne devront être donnés.

L'insurrection triomphante doit s'occuper d'abord de l'élimination des éléments hostiles. Ils doivent être immédiatement arrêtés ou abattus en cas de résistance; il s'agit des fonctionnaires d'autorité vichyssoise, des collaborateurs notoires […] Le plan d'insurrection doit comporter une liste complète de ces individus, avec adresse personnelle, bureau, propriété à la campagne en cas de fuite. Tous les journaux, à des degrés plus ou moins nets ont trahi: empêcher leur parution est une œuvre de salubrité publique. Il faut prévoir l'occupation des imprimeries.

Toute la période précédant l'insurrection devra être marquée par une intensification progressive des exécutions de traîtres.

La question se pose de savoir s'il est souhaitable que l'insurrection triomphante soit marquée par des exécutions sans jugement. Les avis sont partagés. Dès maintenant dans chaque département, on dressera une liste des traîtres les plus notoires dont l'exécution sommaire sera considérée par toute la population comme acte de justice. Ces listes, avec exposé des motifs, seront adressées par l'intermédiaire des régions aux centres respectifs pour accord. Après accord, les incriminés seront immédiatement exécutés. […]

On n'allait pas tarder à savoir que ce n'était pas des paroles en l'air…Au nom du peuple une justice arbitraire et expéditive… Cela rappelle 1793 en France, ou 1917 en Russie !

  • le 16 octobre 1914 : première transfusion sanguine directe de la Première Guerre mondiale réalisé à l'Hôpital de Biarritz.

Isidore COLAS, un breton en convalescence à la suite d'une blessure à la jambe, sauve par le don de son sang le Caporal Henri LEGRAIN du 45ème d'Infanterie, arrivé exsangue du Front. Leurs sangs devaient être compatibles puisque l'opération réussit.

  • le 16 octobre 1978 : le cardinal polonais Karol Wojtyla devient souverain pontife sous le nom de Jean-Paul II.

A 58 ans Karol Jozef Wojtyla, prend le nom de Jean Paul II. Pour la première fois, depuis 455 ans, l'Eglise désigne un souverain pontife non italien, le dernier pape non-italien était le hollandais Adrien VI en 1522. C'est aussi le plus jeune pape qu'ait connu le Vatican en 125 ans.

Le matin de son intronisation, six jours plus tard, Jean-Paul II réussit, à Varsovie, ce que 33 ans de régime communiste n'a jamais pu obtenir : vider les églises le dimanche, car pour la première fois, la télévision diffuse une cérémonie religieuse, et toute la Pologne est rivée au petit écran.

  • le 16 octobre 1987 : l'association des « mères porteuses » est interdite en France.
  • le 16 octobre 2005 : monseigneur Raymond Centène, premier évêque nommé en France par le pape Benoît XVI, est sacré au sanctuaire de Sainte-Anne d'Auray en Morbihan.

Merci pour ces années de ré évangélisation du Morbihan…

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4 commentaires

  1. Pour l’histoire du chevalier d’Assas, je crois qu’en fait il n’était pas seul, il était avec Dubois, un simple adjudant. C’est même Dubois qui aurait crié “à moi d’Auvergne, ce sont les ennemis” et se serait fait occire sur le champ. Assas, blessé mais non encore mort aurait alors été récupéré par les siens, qui, le prenant pour le courageux héros qui n’avait pas craint de crier, se mettaient en demeure de le porter aux nues. Assas, honnête, et par là lui-même héroïque, aurait rectifié : “ce n’est pas moi qui ai crié, c’est Dubois”.
    L’histoire n’en est que plus belle.

  2. Marguerite-Marie ce n’est pas l’image guerrière relatée plus haut mais un message d’amour du cœur de Jésus
    1. Je leur donnerai toutes les grâces nécessaires dans leur état.
    2. Je mettrai la paix dans leur famille.
    3. Je les consolerai dans toutes leurs peines.
    4. Je serai leur refuge assuré pendant la vie et surtout à la mort.
    5. Je répandrai d’abondantes bénédictions sur toutes leurs entreprises.
    6. Les pécheurs trouveront dans mon Cœur la source et l’océan infini de la miséricorde.
    7. Les âmes tièdes deviendront ferventes.
    8. Les âmes ferventes s’élèveront à une grande perfection.
    9. Je bénirai même les maisons où l’image de mon Cœur sera exposée et honorée.
    10. Je donnerai aux prêtres le talent de toucher les cœurs les plus endurcis.
    11. Les personnes qui propageront cette dévotion auront leur nom écrit dans mon Cœur, et il n’en sera jamais effacé.
    12. Je te promets, dans l’excès de la miséricorde de mon Cœur, que mon amour tout puissant accordera à tous ceux qui communieront les premiers vendredis, neuf fois de suite, la grâce de la pénitence finale, qu’ils ne mourront point dans ma disgrâce, ni sans recevoir les sacrements, et que mon Cœur se rendra leur asile assuré à cette heure dernière

  3. En effet. Pie IX a été élu en 1846 à l’âge de 54 ans

  4. Le 16 octobre, c’est au Canada la fête de sainte Marie-Marguerite d’Youville (née Marie-Marguerite Dufrost de Lajemmerais), née le 15 octobre 1701 à Varennes, près de Montréal au Canada et décédée le 23 décembre 1771 à Montréal.C’est la fondatrice des Sœurs de la Charité de Montréal, communément appelées Sœurs Grises, une communauté très importante naguère au Québec, et fait à noter, la première personne née au Canada à être canonisée.

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