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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 16 juin…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 juin : saints du jour français ou en France.
    • Sts Ferréol et Ferjeux, martyrs († 211)

Besançon, les saints martyrs Ferréol et Ferjeux.

 

 

 

  • St Similien, évêque à Nantes († IVe s.)

Nantes, au IVe siècle, saint Similien, évêque, à qui saint Grégoire de Tours donne le titre de grand confesseur.

  • St Aurélien, évêque d'Arles († 551)

À Lyon, en 551, la mise au tombeau de saint Aurélien, évêque d'Arles. Nommé par le pape Vigile son vicaire en Gaule, il fonda à Arles un monastère d'hommes, et un autre de femmes, en les dotant d'une Règle propre à chacun.

  • St Jean-François Régis, prêtre de la Compagnie de Jésus  « Apôtre du Velay et du Vivarais». († 1640)

Fête liturgique : le 16 juin en France ; le 31 décembre (dies natalis) pour l'Église Universelle.

Jean-François Régis fut l'un des plus illustres missionnaires de la Compagnie de Jésus et l'émule de saint François Xavier ; toutefois son apostolat ne s'exerça pas hors de France. Jean-François Régis naît à Fontcouverte, dans l'Aude, le 31 janvier 1597. Il grandit dans le cadre d'une famille foncièrement chrétienne.

Il entre au noviciat de la Compagnie de Jésus, à Toulouse, le 8 décembre 1616. Après ses premiers vœux en 1618, il poursuit la longue formation des Jésuites. Il fait ses études théologiques à Toulouse où il est ordonné prêtre en mai 1631. En 1632, il est envoyé à Montpellier comme missionnaire. Il y prêche beaucoup et s'occupe des pauvres. En 1634, il est mis à la disposition de l'évêque de Viviers, Mgr de la Baume de Suze, pour l'aider dans la visite de la partie sud de son diocèse. C'est dans les rudes montagnes des Boutières qu'il montre particulièrement ses qualités de missionnaire. Il attire les populations par sa grande bonté et sa parole simple.

En 1636, il est nommé au Puy. A la belle saison, il travaille au Puy et pendant l'hiver il reprend ses missions dans les montagnes, car il sait alors qu'il peut trouver les gens chez eux. En décembre 1640, le père Régis termine une mission à Montfaucon où sévit la peste. Il part en bénissant la ville et en annonçant la fin de l'épidémie. Il retourne secrètement au Puy où pendant trois jours, il fait retraite : « J'ai interrompu mes missions pour me préparer à mourir ».

Le 23 décembre 1640, il reprend la route par très mauvais temps. Il contracte une pleurésie. Au matin du 24 décembre, il se rend à la petite église de Lalouvesc et commence sa mission. Durant trois jours, il travaille sans relâche.

Le mercredi 26 décembre, après sa messe dite à deux heures de l'après-midi, il ne peut regagner son confessionnal tant la foule est dense. Alors, il s'assoit près de l'autel et se remet à confesser. Soudain, dans la soirée il chancelle et s'affaisse. On le transporte à la Cure. Pendant cinq jours encore, il lutte contre la maladie.

Le 31 décembre 1640, peu avant minuit, il dit au Frère Bideau qu'il « se trouvait au plus mal ». Et tout de suite après « Ah ! mon Frère, je vois Notre Seigneur et Notre Dame qui m'ouvrent le Paradis ». Puis il commença de dire la parole du Christ expirant « Seigneur, je remets mon âme entre tes mains ». Ayant fini, il finit aussi sa vie. Il était âgé de 43 ans et 11 mois.

La dévotion populaire pour le père Régis commença le jour même de sa mort ; il fut l'un des plus illustres missionnaires de la Compagnie de Jésus et l'émule de saint François Xavier même si son apostolat ne s'exerça pas hors de France. Jean-François Régis a été béatifié en 1716, par Clément XI et canonisé en 1737, par Clément XII. Saint Jean-François Régis est patron des Jésuites de la province de France. En raison de son action au Puy, il est aussi patron des dentellières.

  • Bx Antoine-Constant Auriel, prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Antoine-Constant Auriel, prêtre et martyr. Vicaire à Cahors à l'époque de la Révolution française, il fut arrêté en raison de son sacerdoce et interné sur un bateau négrier, où il se sacrifia pour ses confrères dans le périlleux emploi d'infirmier.

  • le 16 juin 956 : mort d'Hugues, comte de Paris, marquis de Neustrie, duc des Francs et comte d'Auxerre.

Hugues, père d'Hugues Capet, meurt à Dourdan.

  • le 16 juin 1549 : Henri II fait son entrée solennelle dans Paris.

« L'an mil cinq cent quarante neuf, le seizieme jour de juin, le Roy feit son entrée en armes à Paris, la plus riche et magnifique, qui fut jamais veuë entre les françois, tant du costé du Roy que de la part de la ville, laquelle n'avoit en rien espargné ses trésors, ny ses bons esprits, pour rendre l'honneur deu à son Prince, tant en habits et ornements, qu'en theatres et belles inventions, dont je decriray en passant les plus singulières. »

Tirés de : Les antiquitez, chroniques et singularitez de Paris, 2nde édition, Paris, 1561, chap 12, p.166-173) de Gilles Corrozet,

  • le 16 juin 1659 : monseigneur François Montmorency de Laval arrive en Nouvelle-France.

Gravure de Rolland Boulanger représentant Mgr Laval.

Ordonné évêque le 8 décembre 1658, en l'Abbaye Saint-Germain-des-Prés à Paris, François Montmorency de Laval est choisi comme vicaire apostolique de la Nouvelle-France. Il arrive à Québec le 16 juin 1659 après trois mois de traversée sur le navire «Sacrifice d'Abraham».  Il y fonde la communauté des prêtres du Séminaire de Québec le 26 mars 1663, ouvre le Grand Séminaire de Québec et, en 1668, le Petit Séminaire de Québec, qui devient en 1765, après la Conquête anglaise, un collège ouvert à tous. Il est déclaré bienheureux par le pape Jean-Paul II le 22 juin 1980, et canonisé par le pape François le 3 avril 2014. Voir les chroniques du 30 avril, 6 mai, et du 22 juin.

  • le 16 juin 1687 : décès de François Honorat de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan.

Décédé à Paris, François Honorat de Beauvilliers, Duc et pair de France, chevalier des ordres du Roi, premier gentilhomme de sa chambre, membre du conseil du Roi, militaire, gouverneur de provinces, membre de l'Académie française a marqué son époque.

Il prend part à quatorze campagnes, et exerce de nombreux commandements. Protecteur des gens de lettres, il fait partie de l'Académie de physique fondée par Huet à Caen, de celle des Ricovrati de Padoue, contribue à la fondation de l'Académie d'Arles (1669), dont il est le protecteur. Il est élu à l'Académie française en 1663. Ses ouvrages n'ont pas été publiés. L'abbé d'Artigny le regrette dans ses Mémoires littéraires; on devait cet hommage, dit-il, «à un seigneur qui honora les beaux-arts et qui répandit ses bienfaits et ses largesses sur tous les poètes de son temps.» Il meurt à l'âge de quatre-vingts ans.

  • le 16 juin 1815 : victoire de Ligny.

Les troupes de Napoléon Bonaparte remportent une belle victoire à Ligny en Belgique contre les troupes prussiennes, la dernière victoire avant Waterloo.

  • le 16 juin 1846 : élection du pape Pie IX.

A la mort de Grégoire XVI, Mastai Ferretti est élu pape. Il prend le nom de Pie IX, en hommage à Pie VII. Le 8 décembre 1854, Pie IX proclame le dogme de l'Immaculée Conception. La Sainte Vierge le remercie en se présentant à Sainte Bernadette Soubirous sous ce vocable. Hormis le pontificat de Saint-Pierre, Pie IX a le plus long pontificat de l'Histoire (31 ans et 236 jours, de 1846 à 1878). Il est béatifié le 3 septembre 2000 par Jean-Paul II dont le pontificat est le troisième plus long de l'Eglise.

  • le 16 juin 1875 encore : pose de la 1ère pierre de la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

La consécration, initialement prévue le 17 octobre 1914, est reportée suite à l'entrée en guerre, et a lieu le 16 octobre 1919. L'église est alors érigée en basilique mineure. Le bâtiment est officiellement achevé en 1923 avec la finition de la décoration intérieure.

  • le 16 juin 1881 : l'école « publique »est désormais gratuite, pour les plus riches !

Jules Ferry fait voter une loi qui établit la gratuité de l'école. Depuis 1879, ce franc maçon violemment anticlérical, promulgue une série de textes promouvant l'école publique afin d'affaiblir le poids de l'Église dans l'éducation des jeunes français. Une nouvelle loi paraît encore le 28 mars 1882, rendant l'enseignement obligatoire pour les enfants de 3 à 6 ans, et définitivement laïc. L'instruction civique remplace dorénavant l'instruction religieuse et même les instituteurs devront être laïcisés au sein des écoles spécialisées. L'objectif est de retirer des mains des familles et de l'Eglise la formation des plus jeunes.

Or les écoles catholiques sont déjà gratuites, pour la plupart, et ce d'avant la révolution. Après l'empire, l'Etat les considérait comme « libres », suivant le terme de la loi Guizot de 1833 et de la loi Falloux de 1850. Depuis le Second Empire et la loi Duruy (1867), l'école publique est devenue gratuite pour les enfants des familles les plus pauvres, soit les 3/5e des enfants. En 1881 la loi Jules Ferry n'est finalement qu'un geste en faveur des plus riches.

  • le 16 juin 1895 : naissance de l'AOF.

Un décret institue le gouvernement général de l'Afrique-Occidentale française (AOF). Il regroupe les colonies africaines françaises du Sénégal, du Soudan français, de la Guinée et de la Côte d'Ivoire. Par la suite, s'y ajoutent le royaume du Dahomey, futur Bénin, la Haute-Volta, futur Burkina Faso, la Mauritanie et le Niger. L'AOF est alors divisée en huit territoires, avec à la tête de chacun d'eux un gouverneur. En 1958, la décolonisation entraîne l'éclatement de cette fédération.

  • le 16 juin 1940 : Londres propose de faire de la France et de la Grande-Bretagne un seul Etat.

Après avoir lâchement abandonné les troupes françaises à leur sort à Dunkerque, malgré les engagements et les traités bilatéraux, Churchill, sur proposition de De Gaulle, tente d'empêcher les Français de déposer les armes. Réponse du Conseil des ministres au protégé de Reynaud : «  La France n'est pas un dominion… ».

De Gaulle atterrit à Bordeaux à 21H30, croyant avoir sauvé le gouvernement Reynaud avec sa proposition. Apprenant la chute de ce dernier, il retourne à l'ambassade anglaise pour organiser son retour à Londres. Le lendemain à 9h00 De Gaulle s'envole subrepticement.

Reynaud démissionne. Relaté par l'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy, (Nouvelles Editions Latines, page 32) .

  • le 16 juin 1940 encore : le maréchal Pétain, président du Conseil.

Paul Reynaud, premier ministre de la France qui s'oppose à un armistice avec l'Allemagne nazie mais souhaite une reddition des armées pour que devant l'histoire ce soient les militaires qui assument la défaite, démissionne. Pourtant son poulain, déjà à l'abri à Londres a proposé, ce même jour, que l'Angleterre et la France ne fassent plus qu'une nation ! Le maréchal Philippe Pétain est nommé à la présidence du conseil par le président français Albert Lebrun. Il a 84 ans ! Aucun politique de l'époque n'a ni le courage ni l'envergure pour la fonction, dont le côté sacrificiel effraie. La moitié de la France étant occupée par les Allemands, il installe son gouvernement à Vichy. En juillet, l'Assemblée nationale lui donne les pleins pouvoirs. Pétain met alors fin à la République et instaure, sous la devise "Travail, Famille, Patrie", l'Etat français. Philippe Pétain demande l'armistice à l'Allemagne.

Le général Weygand accepte de rentrer dans le gouvernement comme ministre de la guerre.

Ce 16 juin 1940, soit quarante-huit heures avant l'appel de Charles de Gaulle, le maréchal Pétain déclare: « II y en a pour longtemps. Les Américains gagneront, comme en 1918. Il faut tenir jusque-là.»

PÉTAIN à Albert RIVAUD – témoignage de celui-ci, cité par F. G. DREYFUS dans Histoire de Vichy (Éd. De Fallois p. 163)

  • le 16 juin 1946 : discours de Bayeux.

Après avoir démissionné du gouvernement, le général De Gaulle proclame, sur les lieux même de son débarquement en 1944, le discours de Bayeux dans lequel il énumère ses principes pour une nouvelle constitution française. Quelques mois plus tard il fonde le RPF sans réussir à mettre en échec le projet de constitution de ce qui devient la quatrième république. Le discours de Bayeux est la principale source d'inspiration de la constitution de la Cinquième République.

  • le 16 juin 2002 : canonisation de Padre Pio, moine Capucin stigmatisé.

Jean Paul II le canonise sous le nom de Saint Pio de Pietrelcina.

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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3 commentaires

  1. le 16 juin 1815 : victoire de Ligny.
    Les troupes de Napoléon Bonaparte remportent une belle victoire à Ligny en Belgique contre les troupes prussiennes, la dernière victoire avant Waterloo.
    Waterloo fut la dernière bataille livrée par la seule France contre unje coalition: ce fut une défaite, suivie de 1870, évitée de peu en 14/18, écrasante en 1940.

  2. On écrit ‘Jean-Paul II’ en français. Votre orthographe est un latinisme ou un italianisme (pas de traits d’union).

  3. La photo du Padre Pio me fait réagir, et je demande d’avance pardon à tous ceux d’entre vous que je pourrais choquer : s’Il nous aime, pourquoi Dieu laisse t-il souffrir physiquement aussi longtemps des personnes (comme Padre Pio ou Marthe Robin par exemple) qui témoignent de son Amour ?
    Que faut-il comprendre par ces souffrances subies (ou reçues) ? Comment les interpréter ? Comment faire comprendre l’Amour de Dieu pour tous les hommes avec des témoins souffrant dans leur chair ?

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