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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 16 juillet…

C’est arrivé un 16 juillet…

A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, RerumNovarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 juillet : saints du jour français ou en France.
    • BBses Marie-Rose de Gordon et 6 compagnes, religieuses et martyres († 1794)

Durant les troubles de la Révolution, 29 religieuses chassées de leurs couvents avaient trouvé refuge dans une maison de Bollène. Là, depuis dix-huit mois, elles partageaient une vie de prière et de totale pauvreté. Elles furent arrêtées en avril 1794 pour avoir refusé de prêter le serment de liberté-égalité exigé par la municipalité et que leur conscience réprouvait. Elles furent incarcérées le 2 mai à Orange, dans la prison de la Cure, près de la cathédrale, où étaient déjà détenues 13 autres consœurs.

Les religieuses s’organisèrent en communauté et passaient leur temps à prier. Elles furent condamnées à mort par la Commission populaire qui siégeait dans l’actuelle chapelle Saint-Louis, et transférées au Théâtre antique en attendant d’aller à la guillotine dressée sur le cours Saint-Martin. Trente-deux d’entre elles furent exécutées (16 ursulines, 13 sacramentines, 2 cisterciennes et 1 bénédictine).

Le 6 juillet : Sœur Marie-Rose, bénédictine de Caderousse (Suzanne Deloye, née à Sérignan en 1741) ;
le 7 juillet : Sœur Iphigénie, sacramentine de Bollène (Suzanne de Gaillard, née à Bollène en 1761) ;
le 9 juillet : Sœur Sainte-Mélanie, ursuline de Bollène (Madeleine de Guilhermier, née à Bollène en 1733) et Sœur Marie-des-Anges, ursuline de Bollène (Marie-Anne de Rocher, née à Bollène en 1755) ;
le 10 juillet : Sœur Sainte-Sophie, ursuline de Bollène (Gertrude d’Alauzier, née à Bollène en 1757) et Sœur Agnés, ursuline de Bollène (Sylvie de Romillon, née à Bollène en 1750) ;
le 11 juillet : Sœur Sainte-Pélagie, sacramentine de Bollène (Rosalie Bès, née à Beaume-du-Transit en 1753), Sœur Saint Théotiste, sacramentine de Bollène (Elisabeth Pélissier, née à Bollène en 1741), Sœur Saint-Martin, sacramentine de Bollène (Claire Blanc, née à Bollène en 1742) et Sœur Sainte-Sophie, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Marguerite d’Albarède, née à Saint-Laurent-de-Carnols en 1740) ;
le 12 juillet : Sœur Rose, sacramentine de Bollène (Thérèse Talieu, née à Bollène en 1746), Sœur du Bon-Ange, converse sacramentine de Bollène (Marie Cluse, née à Bouvantes en 1761), Sœur Marie de Saint-Henri, cistercienne de Sainte-Catherine d’Avignon (Marguerite de Justamond, née à Bollène en 1746) et Sœur Saint-Bernard, ursuline de Pont-Saint-Esprit ( Jeanne de Romillon, née à Bollène en 1753).
le 13 juillet : Sœur Madeleine, sacramentine de Bollène (Elisabeth Verchières, née à Bollène en 1769), Sœur Marie-de-l’Annonciation, sacramentine de Bollène (Thérèse Faurie, née à Sérignan en 1770), Sœur Saint-Alexis, sacramentine de Bollène (Andrée Minutte, née à Sérignan en 1740), Sœur Saint-François, ursuline de Bollène (Marie-Anne Lambert, née à Pierrelatte en 1742) et Sœur Sainte-Françoise, converse ursuline de Carpentras (Marie-Anne Depeyre, née à Tulette en 1756), Sœur Saint-Gervais, supérieure des ursulines de Bollène (Anastasie de Roquard, née à Bollène en 1749) ;
le 16 juilletSœur Aimée, sacramentine de Bollène (Rose de Gordon, née à Mondragon en 1733), Sœur Marie-de-Jésus, sacramentine de Bollène (Thérèse Charrensol, née à Richerenches en 1758), Sœur Saint-Joachim, converse sacramentine de Bollène (MarieAnne Béguin-Royal, née à Bouvantes en 1736), Sœur Saint-Michel, converse ursuline de Bollène (Marie-Anne Doux, née à Bollène en 1738), Sœur Saint-André, converse ursuline de Bollène (Marie-Rose Laye, née à Bollène en 1728), Sœur Madeleine, ursuline de Pernes (Dorothée de Justamond, née à Bollène en 1743) et Sœur du Coeur-de-Marie, cistercienne de Sainte-Catherine d’Avignon (Madeleine de Justamond, née à Bollène en 1754) ;
le 20 juillet : Sœur Saint-Basile, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Anne Cartier, née à Livron en 1733) ;
le 26 juillet : Sœur Saint-Augustin, sacramentine de Bollène (Marguerite Bonnet, née à Sérignan en 1719), Sœur Catherine, ursuline de Pont-Saint-Esprit (Marie-Madeleine de Justamond, née à Bollène en 1724), Sœur Claire, ursuline de Bollène (Claire Dubas, née à Laudun en 1727) et Sœur du Cœur-de-Jésus, supérieure des ursulines de Sisteron (Elisabeth de Consolin, née à Courthézon en 1736).

Elles montèrent toutes joyeusement à l’échafaud, chantant et priant pour leurs persécuteurs qui admiraient leur courage : « Ces bougresses-là meurent toutes en riant ». Les dix autres religieuses détenues furent sauvées par la chute de Robespierre, le 28 juillet, et libérées en I795.

Les corps des martyres furent jetés dans des fosses communes, dans le champ Laplane (à Gabet), situé à 4 kilomètres de la ville, au bord de l’Aygues, et une chap elle y fut bâtie en 1832.

Les 32 religieuses ont été béatifiées par le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) le 10 mai 1925.

  • BBx Nicolas Savouret et Claude Béguignot, martyrs († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Nicolas Savouret et Claude Béguignot, prêtres et martyrs. Le premier, cordelier à Moulins, le second, chartreux près de Rouen, ils furent arrêtés sous la Révolution française, en raison de leur sacerdoce, déportés dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier et y moururent de maladie.

Ste Marie-Madeleine Postel, vierge († 1846)

À Saint-Sauveur-le-Vicomte en Normandie, l’an 1846, sainte Marie-Madeleine Postel, vierge. Sous la Révolution française, alors que les prêtres étaient exilés ou pourchassés, elle apporta toute son aide aux malades et aux fidèles et, quand la paix fut rendue à l’Église, elle fonda et dirigea, dans une pauvreté extrême, la Congrégation des « Filles de la Miséricorde », pour l’éducation chrétienne des jeunes filles pauvres.

  • le 16 juillet : fête de Notre Dame du Mont Carmel.

La fête liturgique solennelle de Notre-Dame du Mont-Carmel est probablement célébrée la première fois en Angleterre. Le but est de rendre grâces à Marie, la patronne de l’Ordre du Carmel, pour les avantages et la protection qu’elle avait accordés à l’ordre durant ses débuts difficiles.

  • le 16 juillet 1054 : le cardinal Humbert, légat du pape Léon IX, dépose sur l’autel de la basilique Sainte Sophie, la bulle d’excommunication, le grand schisme d’Orient est consommé

Outre le filioque du Credo, tous les prétextes sont bons aux Byzantins pour condamner Rome et lui reprocher d’avoir sacré un empereur le jour de Noël 800, en la personne de Charlemagne. Viennent ensuite « l’autocéphalie » où Byzance revendique l’égalité de Siège avec Rome, les disputes sur le pain levé, le pain azyme, le port de la barbe. Voir le Précis de l’Histoire de l’Eglise de Renée Casin aux éditions Résiac.

  • le 16 juillet 1216 : décès du pape Innocent III.

Giovanni Lotario de Segni est élu pape le 8 janvier 1198 sous le nom de Innocent III, à l’âge de 37 ans. C’est lui qui affirme l’indépendance et la suprématie du Saint-Siège par rapport aux souverains. Il distingue la pleine souveraineté (autoritas) que seul le pape détient, de la puissance politique (potestas) que les souverains reçoivent directement de Dieu.

La primauté romaine est d’origine divine, le Christ ayant conféré à saint Pierre la plénitude du pouvoir. Toutes les Églises nationales sont donc subordonnées au Saint-Siège qui les contrôle par ses légats. Il interdit tout mauvais traitement contre les Juifs de Rome, mais proscrit aussi toutes relations amicales avec eux.

  • le 16 juillet 1212 : bataille de Las Navas de Tolosa.

Les royaumes chrétiens d’Espagne remportent une victoire majeure sur les musulmans almohades en Andalousie, lors de la bataille de Las Navas de Tolosa. Près de 60 000 soldats arabes trouvent la mort dans les combats. Pour les catholiques, cette éclatante victoire marque une grande progression dans la reconquête de l’Espagne occupée par les musulmans depuis le VIIIème siècle.

  • le 16 juillet 1251 : apparitions de Notre Dame à saint Simon Stock.

La Sainte Vierge lui donne le scapulaire du mont Carmel avec comme promesse :

« Recevez, mon fils bien-aimé, ce scapulaire pour mon Ordre, c’est le signe particulier de ma faveur, que j’ai obtenu pour toi et pour mes fils du Mont-Carmel. Celui qui meurt revêtu de cet habit sera préservé du feu éternel »

Le privilège le plus considérable accordé à la Confrérie du Mont-Carmel, après celui que Marie fait connaître à saint Simon Stock, est celui qui est révélé au pape Jean XXII : la délivrance du purgatoire, le samedi après leur mort, des confrères du Mont-Carmel qui auront été fidèles à l’esprit et aux règles de la Confrérie. En dehors de ces deux privilèges, il y a de nombreuses indulgences attachées au scapulaire.

La Vierge remettant le scapulaire à saint Simon Stock. 1644 Avignon, Musée Calvet

  • le 16 juillet 1465 : bataille de Montlhéry.

L’année 1465 voit le déclenchement de la Guerre de la «Ligue du Bien Public» créée par le Duc de Bourgogne Charles «Le Téméraire» et François II de Bretagne, appuyés par d’autres grands du Royaume mécontents de la politique du Roi de France, Louis XI. Si les troupes du Duc de Bourgogne assiège Paris, bien défendue par le Maréchal Roualt, les Bretons de François II tardent ; ils n’ont toujours pas dépassé Châteaudun, au début du mois de juillet. Louis XI décide alors de secourir Paris.

Au cours de la bataille, alors que la victoire française ne fait plus aucun doute, le comte du Maine, oncle du Roi de France, trahit ce dernier et quitte le champ de bataille alors qu’il commandait l’aile gauche royale ; au centre, la vie du Roi est alors dangereusement menacée. Il faut toute l’énergie de sa garde écossaise pour le sauver. Car depuis le renouvellement de la « Auld Alliance » en 1421, les Écossais forment la garde personnelle de Charles VII. Louis XI l’a conservée. Et les Compagnies écossaises continuent à servir les Rois de France jusqu’à la révolution).

Pierre II de Brézé, le fidèle Sénéchal de Normandie qui sert les Valois depuis 1433, commande l’aile droite. Une habile manœuvre lui permet de rapidement prendre le dessus sur les ligueurs. Sans la trahison angevine, la victoire eût été totale. Pierre de Brézé paie son courage de sa vie.Les Bourguignons en fuite, l’ost royal reprend la route de Paris.

Miniature tirée des Chroniques de Montlhéry du temps du Roi Louis XI, rédigées par Philippe de Commynes de 1489 à 1491

  • le 16 juillet 1639 : révolte des va-nu-pieds.

Exaspérée par l’empilement de nouvelles taxes, la population de Normandie s’agite. Lorsque la décision de rétablir la gabelle dans cette région est annoncée, les habitants d’Avranches se rebellent et assassinent un agent du fisc. C’est le début de la révolte des va-nu-pieds qui va secouer la Normandie pendant plusieurs mois, notamment dans les villes d’Avranches, Rouen ou Bayeux. Les violences prennent fin en janvier suivant.

  • le 16 juillet 1691 : mort de Louvois.

François Michel Le Tellier, marquis de Louvois, décède le 16 juillet 1691 à Versailles. Ayant succédé, en 1655,à son père au poste de secrétaire d’Etat de la Guerre, il devient ministre d’Etat en 1672 et remplace Colbert au poste de surintendant des Bâtiments, à la mort de ce dernier. Il s’occupe notamment des travaux au château de Versailles, François Michel Le Tellier de Louvois meurt subitement à Versailles, victime d’un malaise alors qu’il travaille avec Louis XIV.

  • le 16 juillet 1767 : Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal est canonisée par Clément XIII.

Geneviève Esquier, dans Ceux qui croyaient au Ciel (Editions l’Escalade, pages 211 à 219) résume la vie de la sainte, fondatrice de la congrégation de la Visitation, grâce aux conseils d’un autre saint : saint François de Sale.

  • le 16 juillet 1789 : l’émigration commence.

Suite au rappel de Necker ont lieu les premiers départs en émigration : le comte d’Artois, frère de Louis XVI, le prince de Condé, affolés par la tournure que prennent les événements s’exilent. Deux choses sont à souligner : la noblesse, qui ne payait pas d’impôts, car elle s’acquittait de l’impôt du sang en mettant sa vie au service du Roi, trahit le Roi et la couronne de France ; et ce,à commencer par les princes de sang ! De plus, l’histoire officielle parle d’une perte incalculable pour la France due à la révocation de l’Edit de Nantes, sans jamais souligner que l’émigration fut une perte encore plus importante pour le pays.

  • le 16 juillet 1796 : naissance de Jean-Baptiste Corot, peintre français.

Jean-Baptiste Camille Corot commence sa carrière de peintre dans l’atelier d’Achille Etna Michallon, puis auprès de Jean Victor Bertin. Il parcourt la France et peint de nombreux paysages ainsi que des monuments. C’est à partir de 1850, qu’il devient populaire et reconnu. A la fin de sa vie il partage ses biens avec les plus démunis. Il meurt à Paris en 1875.

  • le 16 juillet 1858 : la toute dernière apparition de Notre Dame à Sainte Bernadette.

C’est la dix-huitième apparition. Bernadette ressent le mystérieux appel de la Grotte, mais l’accès à Massabielle est interdit et fermé par une palissade. Elle se rend donc en face, de l’autre côté du Gave… Et elle voit la Vierge Marie, une ultime fois :

“Il me semblait que j’étais devant la grotte, à la même distance que les autres fois, jevoyais seulement la Vierge, jamais je ne l’ai vue aussi belle !”.

  • le 16 juillet 1995 : Jacques Chirac reconnaît la responsabilité de l’État dans les persécutions anti-juives de 1940-1944, lors de la commémoration de la rafle du Vel’ d’hiv’

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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