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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 16 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 janvier 1236 : mariage du duc de Bretagne Jean Ier le Roux avec Blanche de Navarre, fille du Comte de Champagne Thibaut IV le Chansonnier.
  • le 16 janvier 1581 : le Parlement anglais décide de sévères mesures contre les Catholiques.
  • le 16 janvier 1666 : la France, alliée de la Hollande, déclare la guerre à l'Angleterre.
  • le 16 janvier 1794 : un décret de la Convention rebaptise Marseille la "Ville-sans-Nom".
  • le 16 janvier 1804 : débarquement à Biville.

Les Anglais débarquent clandestinement, à Biville, le général Pichegru, Lajolais, le marquis de Rivière, Jules de polignac et Rusillon, l'aide de camp du comte d'Artois. Le chouan Georges Cadoudal les accueille, mais est dépité de l'absence d'un prince de sang, contrairement au plan.

  • le 16 janvier 1917 : une lettre de Claire Ferchaud est remise au président de la république Raymond Poincaré au nom du Christ.

Monsieur le Président,

Une humble fille du Poitou vient de recevoir du Ciel une mission qui fait frémir sa nature bien timide, mais qui, en but du salut de notre cher pays, ne peut reculer devant aucun sacrifice. J'ai donc l'honneur de m'adresser au chef premier de la nation française. C'est à vous, Monsieur le Président, que Dieu m'envoie. Le mot Dieu doit vous rappeler quelques souvenirs de notre sainte religion. Ce Dieu qui est chassé de notre pauvre France par la Franc-Maçonnerie, persécuté de toutes façons, est cependant jaloux de posséder ce pays qui est appelé la Fille ainée de l'Église.

Monsieur, veuillez s'il vous plaît me prêter votre attention. Ce que j'ai à vous dire n'est pas invention de ma part. La chose est grave pour vous d'abord, ensuite pour l'avenir de la France. C'est de la bouche divine du Dieu du Ciel que j'ai reçu l'ordre de vous transmettre le désir exprès de Jésus. Que la Très Sainte Vierge Marie vous assiste. Que Dieu vous donne sa lumière, Monsieur. De vous dépend le salut ou la mort de notre pays.

Vous aurez le salut d'abord, si vous renoncez à cette vie de luttes contre la religion. Vous êtes le chef, vous avez en main la clef du Gouvernement. Il vous appartient donc d'aller dans le droit chemin qui est la civilisation chrétienne, source de toute morale. Vous devez montrer le bon exemple en combattant contre la Franc-Maçonnerie.

La guerre est un châtiment du Ciel. Dieu n'a plus place en France. Lui seul est le Souverain Maître de tout ce qui existe. Un jour viendra où Il fera éclater sa puissance et tous ces préjugés de ces savants de l'heure actuelle tomberont en cendres comme un feu de paille. Officiellement, vous devez donc adorer le Seigneur votre Dieu, vous le reconnaîtrez sans lâcheté, sans respect humain.

En second lieu, et c'est là le but de ma mission, Jésus veut sauver la France et les Alliés, et c'est par vous, Monsieur le Président, que le Ciel veut agir, si vous êtes docile à la voix divine.

Il y a des siècles déjà, le Sacré-Cœur avait dit à sainte Marguerite-Marie : « Je désire que mon Cœur soit peint sur le drapeau national, et Je les rendrai victorieux de tous leurs ennemis ». Dieu semble avoir dit ces paroles pour nos temps actuels. L'heure est arrivée où son Cœur doit régner malgré tous les obstacles. Ce Cœur Sacré, j'ai eu la grâce d'en contempler la face adorable. Jésus m'a montré son Cœur broyé par l'infidélité des hommes. Une large plaie divise son Cœur. Et de cette plaie profonde, Jésus m'a dit : « C'est la France qui me l'a faite ». Cependant, malgré les coups dont le Cœur de Jésus est martyrisé, il s'avance vers vous, M. le Président, en offrant sa miséricorde. À plusieurs reprises différentes, entre autres le 28 du mois de novembre 1916, Jésus, dans une lumière spéciale, me fit voir M. le Président, l'âme fortement travaillée par la grâce d'abord à demi écoutant Dieu et votre conscience. Il m'a semblé voir Dieu vous adressant ces paroles « Raymond, Raymond, pourquoi me persécutes-tu ? » À cette voix, vous avez tressailli ; puis la grâce étant plus forte que vos passions, vous êtes tombé à genoux, l'âme angoissée et vous avez dit : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse ?… »

Plusieurs fois, pendant l'auguste mystère de la sainte Messe, Jésus aspergea votre personne de son sang divin, signe de la miséricorde que son Cœur vous offre. Monsieur, voici les paroles sacrées que j'ai entendues de la bouche même de Notre-Seigneur : « Va dire au chef qui gouverne la France de se rendre à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre avec les rois des nations alliées. Là, solennellement, les drapeaux de chaque nation seront bénits, puis le Président devra épingler l'image de mon Cœur sur chacun des étendards présents. Ensuite, M. Poincaré et tous les rois alliés à la tête de leur pays, ordonneront officiellement que le Sacré-Cœur soit peint sur tous les drapeaux de chaque régiment français et allié. Tous les soldats devront être recouverts de cet insigne de salut ». D'accord, ensemble, la France et les alliés, le même jour, à la même heure, s'élanceront à l'assaut, munis de leurs insignes. L'ennemi prendra la fuite et ils seront repoussés au-delà de la frontière avec de grosses pertes. En peu de jours le Sacré-Cœur nous rendra victorieux. La France et les alliés ne seront vainqueurs que par le Sacré-Cœur. La paix signée solennellement, la France et les pays alliés reconnaissants viendront, sous la présidence en tête de M. Poincaré et tous les rois alliés, consacrer à Montmartre la France et les autres nations au divin Cœur de Jésus. Une consécration sera faite à Marie Immaculée, Mère de Dieu, et on devra faire vœu d'ériger un temple national en son honneur.

Voici les ordres de Dieu. Si vous refusez d'accomplir les lois divines, dans peu de temps vous serez renversé de votre place. De grands malheurs vous menacent. La France et son chef sera écrasée. Le feu du Ciel est annoncé pour la réduire en cendres. Ce serait déjà fait, Monsieur. Je rappelle à votre souvenir votre pieuse mère, décédée il y a quelques années. Sans elle, oui, vous seriez maintenant couché dans la tombe, et hélas ! votre âme, où serait-elle ? – Je l'ai vue dans les gloires du Ciel, parmi les saintes de Dieu, se distinguant par sa tristesse profonde. Pendant cette vision, elle pleurait, Jésus pleurait aussi, mais ses larmes étaient de sang. Votre mère suppliait Dieu de vous faire grâce encore ; alors, à sa demande, Jésus lui donna un délai. Le sang de Jésus et les larmes de votre mère se mêlèrent, et, mystiquement, se répandirent sur vous. Puis, cette mère que vous avez pleurée me montra son fils, ce cher Raymond, au jour de sa première communion, beau comme les anges du Ciel, embaumé de cette présence du premier baiser de Jésus à son âme. Le Ciel et la terre étaient en fête devant ce spectacle.

Mais hélas avec les années qui se sont succédé, les compagnies fausses et dangereuses ont été l'objet de votre recherche et, par ce chemin, vous êtes devenu ce que vous êtes à l'heure présente. Votre mère pleurait toujours. Elle me donna un regard de supplication et me dit « Va, va sauver mon fils, je suis sa mère ! » Monsieur, ne serez-vous pas touché quand je vous rappelle le souvenir de votre mère ? Votre cœur serait-il d'airain pour ne pas être attendri à la voix suppliante d'une mère qui, même dans la gloire du Ciel, pleure sur son fils égaré !

Monsieur, je vous l'ai dit : « De vous dépend le salut de tous. Vous avez sur vos épaules tout le poids du Gouvernement. N'entendez-vous pas aussi toutes les voix de ces glorieuses victimes tombées au champ d'honneur : ce sang pur de ces prêtres martyrs, tombés aux postes de leur dévouement ? Ah ! les prêtres, n'ont-ils pas été les premiers prêts à se ranger parmi nos soldats, les entraînant à la lutte pour Dieu et pour la France ? – En père que vous devriez être pour vos enfants de France, ne serait-ce pas votre devoir de les soutenir, au lieu de les laisser bafouer et insulter de toutes façons.

Le sang des enfants de France est comme un cri qui s'élève vers vous. Ces voix retentissent plus fortement que le bourdonnement du canon qui gronde sur le front. Ces voix, je les entends vous dire : « Raymond, chef de la nation française, si tu veux obtenir la victoire, reviens à ton Dieu ». Ces paroles ne sont-elles pas plus pénétrantes que la voix des impies qui persécutent la religion ? La main de Dieu est levée ; sa puissance va donner pour une dernière fois, un dernier avertissement du Ciel. Monsieur le Président, vous êtes perdu si vous persistez dans les erreurs qui empoisonnent votre vie. Ah ! je frémis ! Pauvre France ! D'elle, nous n'aurons plus que le souvenir.

Claire de Jésus Crucifié

Claire Ferchaud est reçue par Poincaré le 21 mars. Sa visite n'a pas plus de succès que sa lettre. Voir la chronique du 29 janvier et celle du 1er mai.

  • le 16 janvier 1943 : Hitler ordonne la destruction des vieux quartiers de Marseille.
  • le 16 janvier 1945 : nationalisation de Renault.

La société anonyme des usines Renault Frères à Billancourt est dissoute sur ordonnance du Conseil National de la Résistance. Louis Renault, accusé d'avoir travaillé pendant la guerre pour les autorités allemandes, voit son usine saisie et liquidée. Tous les actionnaires recevront leur part sauf le fondateur. Ce dernier est mort en prison avant d'avoir pu présenter sa défense ! La nouvelle entreprise prend le nom de "Régie nationale des usines Renault".

  • le 16 janvier 1994 : défilé des « défenseur de l'école publique ».

Les manifestants, constitués surtout d'enseignants chargés de transmettre aux jeunes Français la culture par l'exemple, en donnent un large échantillon :

«-  A bas la calotte, libérez la capote ;

  • du fric pour les laïcs, des gnons pour les curetons ;
  • Qu'est-ce qui se cache sous Bayrou ? Bernadette.
  • Des sous pour l'école du diable.
  • Vade reto, soutanas ;
  • Couper les bourses aux curés.
  • Pour une école sans calotte et sans-culotte.
  • Des sous pour les laïcs, des lions pour les chrétiens.
  • Dieu s'est fait Marie, il ne se fera pas Marianne.

Source: Le Monde du 18 janvier 1994 et cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 404)

  • le 16 janvier 2004 : canonisation de 5 Russes.

Le patriarche de Constantinople procède à la canonisation de cinq saints russes ayant vécu en France dans la première moitié du XXe siècle : Alexis d'Ugine († 1934) et quatre martyrs morts en déportation. Ce sont les nouveaux saints russes de France.

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4 commentaires

  1. sur Claire Ferchaud : peut-on faire un parallèle avec le Mal Foch, qui a fait une neuvaine et à invoqué le Sacré Coeur, ce malgré la fin de vos écrits?

  2. Très honnêtement, est-ce possible que le Ciel ait voulu la victoire de la France maçonnique contre l’Autriche et la Bavière catholiques ? Le Ciel sachant que l’un des objectifs des alliés mais de la France plus que les autres était d’instaurer des républiques laïcardes sur les terres austro-hongroises ? La chute des empires centraux entraînant la victoire du bolchevisme ? Puis la montée du fascisme et du nazisme ? Mieux eût valu que les Lorraine-Habsbourg restassent sur le trône… Et d’ailleurs si la République avait été battue rapidement, les royalistes auraient eu le vent en poupe… Certes, il ne fallait pas souhaiter la défaite de notre pauvre patrie mais au moins que cette guerre ignoble s’arrête au plus tôt.

  3. merci pour votre magnifique et irremplaçable éphéméride !

  4. Concernant Claire Ferchaud et la fin de la première guerre mondiale, les plans de Dieu sont ce qu’ils sont.
    La France est fille aînée de l’Eglise, elle a apostasié, elle doit payer et elle paie très cher sa mauvaise conduite : une hécatombe durant les guerres mondiales, un ravalement total de sa grandeur vers la petitesse, un massacre de ses bébés dans le ventre de leur mère, un clergé collabo, etc…
    Elle est aux mains de la lie de l’humanité (les franc maçons), son peuple est abêti, elle n’a aucun avenir sinon la servitude, mais son cœur catholique bat toujours, des voix se lèvent, le levain prend.
    A la fin, mon pied écrasera la tête du serpent…
    Rien n’est perdu mais il faudra nettoyer les écuries sans faiblesse, sans haine mais avec la plus grande fermeté et la plus grande dureté sans aucune hésitation ni murmure.

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