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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 16 décembre…

C’est arrivé un 16 décembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 16 décembre : saints du jour français ou en France.
    • St Evrard, comte du Frioul en Italie et fond. († 867)

Saint Évrard, Comte du Frioul, il construisit à Cysoing dans l’Artois, un monastère de chanoines réguliers, où il est pieusement déposé, quelques années après sa mort en 867.

  • St Adon de Vienne, évêque († 875)

Dans le royaume de Provence, saint Adon, évêque de Vienne, qui fut moine auparavant et composa un Martyrologe, où il inscrivit pour chaque jour des éloges de saints meurt en en 875.

  • Bx Jean Wauthier, prêtre OMI et martyr († Laos, 1967)

Jean Wauthier naît le 22 mars 1926 à Fourmies, dans l’archidiocèse de Cambrai en France. Il y est élève au Petit Séminaire de Bon-Encontre, et son souvenir y reste très vivant. En 1944, il rejoint à travers un pays en désordre le noviciat des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée à Pontmain. Au scolasticat de Solignac, alors en construction, les travaux manuels les plus pénibles ne le rebutent pas. Homme au physique robuste et au caractère trempé, il fait son service militaire en Afrique du Nord comme élève-officier parachutiste : un missionnaire bien préparé ! Ordonné prêtre le 17 février 1952, il rejoint en octobre la mission du Laos.

Jean Wauthier est mis sans tarder au service de la mission chez les plus pauvres, les Kmhmu’. Durant les années de guerre et de guérilla, il accompagne les gens de ses villages à travers leurs déplacements à la recherche d’un havre de paix. Pionnier lui-même, il se met à leur service à travers ses connaissances médicales, techniques, linguistiques et catéchétiques. En 1961, il est sauvé in extremis en face d’un peloton d’exécution. Par prudence, ses supérieurs le rappellent comme éducateur au petit séminaire de Paksane, tâche dont il s’acquitte avec compétence et dévouement ; mais il n’aspire qu’à retrouver ses réfugiés dans la montagne, parmi lesquels la misère s’est installée : récoltes incertaines, attaques, mines le long des pistes, pénurie de médicaments, abus de toute sorte. C’est chose faite en octobre 1964.

Outre le soin des néophytes et des catéchumènes et le défrichage missionnaire, le P. Wauthier se consacre à répartir équitablement l’aide humanitaire. C’est là que se noue le drame, car même dans la pire misère il y a encore exploitants et exploités : il défend les pauvres Kmhmu’, sans pour autant les favoriser car il sait se mettre au service de tous. Il est désormais conscient que sa vie est menacée.

Le 16 décembre 1967 dans la nuit, sous le couvert d’une attaque simulée de la guérilla, il est exécuté de trois coups de feu en pleine poitrine. Le lendemain, un des catéchistes écrit à ses parents : « Le P. Jean est mort parce qu’il nous aimait et n’a pas voulu nous abandonner. » Son amour des pauvres continue de rayonner au Laos.

Jean Wauthier fait partie des 17 martyrs béatifiés, en un seul groupe, à Vientiane, capitale du Laos, le 11 décembre 2016.

LISTE DES 17 MARTYRS DU LAOS

  1. Joseph Thao Tiên, né le 5.12.1918 à Muang Sôi (Houa Phanh, Laos), prêtre diocésain taï-deng du vicariat de Thanh Hóa (Vietnam), mort le 2.6.1954 à Ban Talang (Houa Phanh), vicariat de Vientiane.
  2. Jean-Baptiste Malo, MEP, né le 2.6.1899 à La Grigonnais (44), missionnaire en Chine puis au Laos, mort le 28.3.1954 à Yên Hội (Hà Tĩnh), diocèse de Vinh (Vietnam).
  3. René Dubroux, MEP, né le 28.11.1914 à Haroué (54), prêtre diocésain de Saint-Dié puis missionnaire au Laos ; mort le 19.12.1959 à Palay, vicariat de Paksé.
  4. Paul Thoj Xyooj, né en 1941 à Kiukatiam (Louang Prabang), catéchiste hmong, mort le 1.5.1960 à Muang Kasy, vicariat de Louang Prabang.
  5. Mario Borzaga, OMI, né le 27.8.1932 à Trente (Italie), mort le 1.5.1960 à Muang Kasy, vicariat de Louang Prabang.
  6. Louis Leroy, OMI, né le 8.10.1923 à Ducey (50), mort le 18.4.1961 à Ban Pha (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.
  7. Michel Coquelet, OMI, né le 18.8.1931 à Wignehies (59) et éduqué à Puiseaux (45), mort le 20.4.1961 à Sop Xieng (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.
  8. Joseph Outhay Phongphoumi, catéchiste veuf, né en 1933 à Khamkoem, diocèse de Tha-rè-Nongsèng (Thaïlande), mort le 27.4.1961 à Phalane, vicariat de Savannakhet.
  9. Noël Tenaud, MEP, né le 11.11.1904 à Rocheservière (85), missionnaire en Thaïlande puis au Laos, mort le 27.4.1961 à Phalane, vicariat de Savannakhet.
  10. Vincent L’Hénoret, OMI, né le 12.3.1921 à Pont l’Abbé (29), mort le 11.5.1961 à Ban Ban / Muang Kham (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.
  11. Marcel Denis, MEP, né le 7.8.1919 à Alençon (60), mort le 31.7.1961 à Kham Hè (Khammouane), vicariat de Savannakhet.
  12. Jean Wauthier, OMI, né le 22.3.1926 à Fourmies (59), mort le 16.12.1967 à Ban Na (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.
  13. Thomas Khampheuane Inthirath, né en mai 1952 à Nong Sim (Champassak), élève catéchiste Lavên, mort le 12.5.1968 à Paksong (Champassak), vicariat de Paksé.
  14. Lucien Galan, MEP, né le 9.12.1921 à Golinhac (12), missionnaire en Chine puis au Laos, mort le 12.5.1968 à Paksong (Champassak), vicariat de Paksé.
  15. Joseph Boissel, OMI, né le 20.12.1909 au Loroux (35), mort le 5.7.1969 à Hat I-Et (Bo-likhamsay), vicariat de Vientiane.
  16. Luc Sy, catéchiste kmhmu’ père de famille, né en 1938 à Ban Pa Hôk (Xieng Khouang), mort le 7.3.1970 à Dène Din (Province de Vientiane), vicariat de Vientiane.
  17. Maisam Pho Inpèng, laïc kmhmu’ père de famille, né vers 1934 près de Sam Neua (Houaphan), mort le 7.3.1970 à Dène Din (Province de Vientiane), vicariat de Vientiane.
  • le 16 décembre 714 : décès de Pépin II de Herstal, dit « le jeune ».

Pépin II de Herstal, aussi appelé Pépin le Jeune, souverain des Royaumes francs de Neustrie et d’Austrasie meurt, le 16 décembre 714 à Jupille (près de Liège). Comme Pépin de Herstal n’a plus de fils légitime, Grimoald ayant été assassiné en avril par un Frison ; il a désigné pour successeur son fils illégitime de 26 ans, Charles Martel. Les nobles neustriens se rebellent avec le concours de Plectrude, l’épouse de Pépin II de Herstal, qui souhaiterait hisser sur le trône son petit-fils âgé de 7 ans.

Par précaution, Plectrude fait enfermer Charles, mais celui-ci s’échappe et prend les armes… Les Neustriens tirent d’un couvent un prétendu mérovingien et le proclament roi sous le nom de Chilpéric II. Charles arrache un nouveau mérovingien d’un couvent et le proclame roi de Neustrie et d’Austrasie sous le nom de Clotaire IV. Le nouveau roi fait de lui le maire du palais. Charles doit à son énergie au combat d’être surnommé Charles Martel, en particulier contre les musulmans à Poitier. Son fils Pépin le Bref de maire du palais deviendra Roi, et son petit-fils, de Roi deviendra empereur sous le nom de Charlemagne !

  • le 16 décembre 882 : mort du pape Jean VIII et élection du pape Marin 1er.
  • le 16 décembre 955 : élection du pape Jean XII. 

  • le 16 décembre 1431 : sacre d’Henri VI d’Angleterre en tant que roi de France.

En vertu du traité de Troyes (1420) et à la mort de son père, Henri VI d’Angleterre est sacré roi de France, à l’âge de dix ans, à Notre-Dame de Paris par le cardinal Henri de Beaufort. Et cela, en violation de la loi salique.

En effet, la couronne de France ne peut se transmettre par les femmes. Sa mère, Catherine de Valois, ne pouvait donc pas lui transmettre la Couronne. Cet épisode montre bien que la trahison des élites nationales n’est pas une nouveauté en France. Mais la promesse de Saint Rémi à Clovis s’est réalisée : «ce Royaume ne périra pas ». Dieu a suscité Jeanne, deux ans plutôt, pour libérer la France de ses chaînes. Lesquelles ne s’appellent pas, alors, franc-maçonnerie, atlantisme, marxisme, idéologies imbibant l’école, la justice, les média et le microcosme politique, mais plutôt : parti de l’étranger, l’Angleterre, Université, haut clergé, et Bourguignons, ceux que Jeanne surnomme « les Français reniés ».

  • le 16 décembre 1640: les Catalans, en révolte, s’allient à Louis XIII contre l’Espagne.
  • le 16 décembre 1641 : Mazarin devient cardinal.

Né dans les Abruzzes, à Pescina en Italie, le 14 juillet 602 Giulio Mazzarini, Jules Mazarin est d’abord employé dans l’armée pontificale, puis la diplomatie papale, est envoyée en mission en France où il rencontre Richelieu en 1630. Vice-légat d’Avignon, puis nonce extraordinaire à Paris, naturalisé français en 1639, il entre au service de Richelieu ; le chapeau de cardinal lui est accordé en 1641 à la demande de ce dernier. Entré au Conseil royal à la mort de Richelieu en 1642, il devient à la mort de Louis XIII, un an plus tard, le principal ministre de la régente Anne d’Autriche.

  • le 16 décembre 1773 : « Tea-Party » à Boston.

Le 16 décembre 1773 a lieu la « Tea-party » de Boston. En guise de protestation contre une décision arbitraire du gouvernement de Londres, le colon Samuel Adams et quelques amis déguisés en Indiens montent sur un vaisseau à l’ancre et jettent sa cargaison de thé à l’eau. Le roi George III réagit en promulguant cinq « lois intolérables ». C’est le début de la guerre d’indépendance américaine…qui ne réussira que grâce à la France.

  • le 16 décembre 1774 : mort de François Quesnay, médecin et économiste français.

Né en 1694, François Quesnay est un médecin et économiste. Après ses études de médecine, il devient maître dans la communauté des chirurgiens de Paris en 1718. Chirurgien royal en 1723, médecin de Madame de Pompadour en 1749, il guérit le Dauphin de la petite vérole et est anobli par Louis XV. Dans les années 1750, il se tourne vers l’économie et forme l’école des Physiocrates. Il quitte Versailles à la mort de Louis XV.

  • le 16 décembre 1792: la Convention décrète la peine de mort contre quiconque proposerait de rompre l’unité de la République.
  • le 16 décembre 1793: les Vendéens remportent une victoire à Ancenis.

En pleine retraite l’Armée Royale Catholique s’empare de Savenay, se reconstitue vaille que vaille et reprend des forces. La pause est de bien courte durée. Pourtant, c’est là que ce jouera le drame final.

  • le 16 décembre 1835 : le Gouvernement décide la création d’une nouvelle Légion étrangère.

La Légion étrangère est créée par l’ordonnance du 9 mars 1831 par le roi des Français Louis-Philippe, à l’instigation du maréchal Soult, ministre de la Guerre. Elle rassemble, à cette date, différents corps étrangers de l’armée française, dont les gardes suisses, issus de la paix perpétuelle signée après la bataille de Marignan, et le régiment Hohenlohe. Cette troupe nouvelle est destinée à combattre hors du Royaume particulièrement en Algérie. La Première Guerre mondiale en est la première exception.

Le 16 décembre 1835, après avoir cédé la Légion étrangère à la reine Isabelle II d’Espagne, pour l’aider dans sa lutte contre la rébellion carliste, Louis-Philippe décide de la création d’une nouvelle Légion afin de renforcer les troupes françaises en Algérie. Trois bataillons sont alors créés. En 1840, les 4e et 5e bataillons, sont formés à Pau et Perpignan avec les survivants de l’aventure espagnole. Ces bataillons sont immédiatement projetés pour renforcer l’armée d’Afrique.

  • le 16 décembre 1854 : Faidherbe part à la conquête du Sénégal.

Le 16 décembre 1854, le colonel Faidherbe est nommé gouverneur du Sénégal. Il entreprend la conquête de la vallée du fleuve pour protéger les arrières du comptoir de Saint-Louis-du-Sénégal, où les commerçants français se plaignent des exactions des indigènes.

  • le 16 décembre 1897 : décès d’Alphonse Daudet.

Né à Nîmes en 1840, Alphonse Daudet est célèbre pour avoir écrit des œuvres comme “Le Petit Chose”, “Les Lettres de mon moulin” ou “Tartarin de Tarascon“. Ami de Frédéric Mistral, il est fortement inspiré par la Provence et ses légendes. Atteint de la syphilis, il meurt à Paris à la suite de complications.

  • le 16 décembre 1921 : mort de Camille Saint-Saëns.

Camille Saint-Saëns naît le 9 octobre 1835 à Paris. Dès son enfance, il se révèle être un virtuose, donnant son premier concert à onze ans, où il fait sensation avec un concerto de Wolfgang Amadeus Mozart. Il entre au Conservatoire à 13 ans. À l’âge de 18 ans, il est nommé organiste de l’église Saint-Merry, à Paris. Il acquiert très vite une très bonne réputation et suscite l’admiration de musiciens tels Hector Berlioz et Franz Liszt, qui le décrit comme le « premier organiste du monde ». Il compose douze opéras, cinq symphonies, des musiques de chambre et des concertos. Ses œuvres les plus célèbres sont l’opéra « Samson et Dalila », « La Symphonie numéro 3 avec orgue » et « Le Carnaval des animaux ». Camille Saint-Saëns est également le premier compositeur célèbre à composer une musique de film (L’Assassinat du duc de Guise).

Il meurt le 16 décembre 1921 à Alger.

  • le 16 décembre 1921 : la France rétablit ses relations diplomatiques avec le Vatican.
  • le 16 décembre 1929 : Eugenio Maria Giuseppe Giovanni Pacelli, futur Pie XII, est créé cardinal par Pie XI.
  • le 16 décembre 1944 : contre-offensive allemande dans les Ardennes.

Les Allemands, sous le commandement du maréchal Von Rundstedt, lancent une ultime et puissante contre-offensive contre les Alliés dans les Ardennes. Au cours de cet assaut, a lieu la bataille de Bastogne. Un certain nombre de SS sont infiltrés derrières les lignes alliées avec des uniformes ennemis pour désorganiser leur défense et faciliter la percée allemande. Dès le 26, les troupes allemandes sont contraintes à battre en retraite. Elles stoppent l’opération en janvier. Elles ont perdu des dizaines de milliers d’hommes dont leurs meilleures unités. Von Rundstedt lui-même est fait prisonnier par les Anglais.

  • le 16 décembre 1995 : le sommet de Madrid décide d’appeler la monnaie unique « euro ».

Cette monnaie devait s’appeler l’Ecu ; mais les Allemands opposèrent un veto car «ein Ecu , proche de « eine Kuh » signifie en allemand« une vache ».

  • le 16 décembre 2004: ouverture à la circulation du Viaduc de Millau.

Après quatre ans de travaux, le viaduc de Millau est ouvert à la circulation. Avec un pilier de 343 mètres et une chaussée de 270 mètres, c’est le plus haut pont du monde. Traversant la vallée du Tarn et long de 2 500 mètres, il complète le réseau autoroutier qui jusqu’alors faisait défaut, engendrant d’importants bouchons à Millau.

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3 commentaires

  1. Je croyais que le plus haut pont du monde était le Pont du Beipanjiang avec 565 mètres entre le niveau de la route et le fond de la vallée.
    https://www.google.com/search?client=ms-android-samsung-gs-rev1&hl=fr&authuser=0&ei=uAMWXNamKpCQsAXd96_YCA&q=pont+du+beipanjiang&oq=plus+haut+pont+du+monde&gs_l=mobile-gws-wiz-serp.1.1.0i71l5.0.0..

    • Inauguré en 2016 donc non, pas à l’époque de l’ouverture du pont de Millau. De plus on parle pas de la même hauteur, vous êtes sur une hauteur sous pont, nous on parle de hauteur du pont en lui même avec un pylône (pillier + pile) de 343 mètres pour 269 pour le pont de Beipanjiang.

      En revanche le pont de Beipanjing est bien celui que traverse le plus haut précipice avec une hauteur sous pont de 565 mètres

      Cela m’a prit 2 minutes à vérifier avec Google. Croire c’est bien, vérifier sois-même c’est mieux. C’est pas parce que vous croyez savoir quelque chose que ça vous empêche d’en apprendre de nouvelle en vous renseignant.

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