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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 15 mars…

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir »

Alors rappelons-nous :

  • le 15 mars : fête de Sainte Louise de Marillac.

Louise de Marillac naît le 12 août 1591 à Ferrières-en-Brie. On ne connaît pas sa mère mais on sait qu’elle est la fille de Louis Ier de Marillac (1556-1604), officier au service d’Henri III et d’Henri IV.

  Louise

Après le décès de son père, Louise songe à entrer chez les Capucines du Faubourg Saint-honoré (dites « Filles de la Croix »). Elle fait tout d’abord vœu de « servir Dieu et son prochain » mais est refusée par  le Provincial des Capucins.

Marié en 1612, veuve en 1625, elle vient de rencontrer le Père Vincent de Paul, qui a établi des confréries de Charité dans Paris. Elle se met sous sa direction. En 1628, son fils Pierre-Antoine entre au Séminaire de Saint Nicolas du Chardonnet. Louise dispose donc de davantage de temps pour se consacrer aux œuvres de Saint Vincent de Paul qui la charge de surveiller les Charités, de modifier leur règlement et de visiter celles des Provinces.

Le 5 février 1630, lors d’une messe, anniversaire de son mariage, en recevant la communion, elle fait l’expérience du mariage mystique avec le Christ. Elle la relate par ses mots :

 « Il me sembla que Notre Seigneur me donnait pensée de Le recevoir comme l’époux de mon âme. »

Le 25 mars 1642, Louise et les quatre premières sœurs font le vœu de s’offrir totalement au Christ en la personne des pauvres. Les Filles de la Charité naissent. Très appréciées dans la France de Louis XIII, elles bénéficient de la protection d’Anne d’Autriche et de grandes familles comme les Gondi, Condé et Longueville. Les Filles de la Charité se répandent très vite dans trente villes du Royaume de France. L’ordre essaimera même jusqu’en Pologne. Le 15 mars 1660, Louise de Gras née de Marillac s’éteint, quelques mois avant Saint Vincent de Paul. Elle repose à présent dans la Maison-mère des Filles de la Charité de la Rue du Bac. Son corps, intact, y est toujours visible. L’Ordre des Filles de la Charité continuera d’attirer bien d’autres vocations et rendra d’énormes services jusqu’à la Révolution et même au-delà. Le 11 mars 1934, Pie XI la canonise.

  • le 15 mars 1190 : Isabelle de Hainaut meurt en couches après avoir donné trois enfants à Philippe Auguste, dont Louis, père du futur Saint-Louis.

 

  • le 15 mars 1371 : siège de Bressuire.

Les forces françaises menées par Bertrand du Guesclin affrontent les Anglais à Bressuire dans le Poitou. Cette bataille, de la guerre de Cent ans, permet aux Français de récupérer la ville et son château fort mais surtout l'intégralité du Poitou. La stratégie visant à multiplier les sièges, Bécherel, Guérande, Soubise, etc.… porte ses fruits puisqu'à la fin de l'année 1373, Charles V a également récupéré l'Aunis et la Saintonge.

  • le 15 mars 1411 : la sentence d'excommunication de Jan Hus par le pape Grégoire XII est rendue publique.

L’excommunication du prêtre tchèque a été prononcée le 21 février. Ce dernier grand orateur, gonflé d’orgueil par son succès est allé jusqu’à s’opposer frontalement au pape et à rejeter plusieurs vérités de foi.

  • le 15 mars 1492 : naissance d’Anne de Montmorency, connétable de France.

Militaire et homme d’état, il servira deux Rois de France, François 1er et Henri II. Ce compagnon d’armes du chevalier de Bayard est fait connétable de France en 1538.

  Anne de

Anne de Montmorency, portrait par Léonard Limosin (1556), conservé au musée du Louvre

  • le 15 mars 1526 : le Roi François Ier est échangé, par les Espagnols, au milieu de la Bidassoa contre ses fils le dauphin François et Henri, futur Henri II.

Au Traité de Madrid signé le 14 janvier passé contre sa libération, il a laisse la Bourgogne et Tournais à l'Espagne, le milanais au connétable de Bourbon et abandonne sa suzeraineté sur la Flandre et l'Artois. Une fois en France, il dénonce le traité qu'il estime avoir été signé sous la contrainte.

Il se parjure et par là ne se grandit pas. Cependant quand on relit la Consitution de l’ancienne France de Bernard Basse, il faut noter que le Roi n’est que le dépositaire du Royaume. . La monarchie est légitime, c'est-à-dire que le pouvoir royal est limité légalement, est limité par la loi.

La loi est le contre poids au pouvoir royal. Le Roi tient tout le pouvoir mais ne peut l’exercer que dans un certain cadre préétabli. Sa compétence est illimitée, mais à l’intérieur d’une zone limitée. La limite est ce qu’on a appelé les lois fondamentales qui sont l’œuvre et des Rois et de la nation. C’est cet équilibre entre l’autorité – le Roi, et la liberté – la loi, qui explique l’exceptionnelle longévité du régime.

Le Roi est à la fois le grand législateur, le grand policier et le grand justicier. C’est le « monarque ». Cette puissance est canalisée par la loi que le Roi ne peut changer seul, sans l’assentiment de la nation. Ces lois fondamentales sont les suivantes :

  • La couronne est indisponible: nul ne peut en disposer, ni le Roi, ni la nation. Elle ne peut être vendue cédée. C’est de là que la constitution actuelle interdit qu’une parcelle du territoire français soit cédé.
  • La couronne est indépendante: tant vis-à-vis de l’extérieur que des puissances intérieures (fiefs, corps d’Etats, villes corporations etc.). C’est aussi pour cela que seul le Roi de France avait avec l’empereur et le pape une couronne ou une tiare entièrement fermées. Au dessus d’eux, il n’y avait pas de suzerain, pas d’autre souveraineté supérieure. La France se soumet à la papauté dans le domaine spirituel, pas dans le domaine temporel. La royauté n’est pas une théocratie.
  • La couronne est dévolue suivant des règles précises; entre autre l’hérédité de père en fils. Cette hérédité est légale et non patrimoniale. C’est par la loi que le fils hérite du père pas par la transmission d’un bien.
  • La loi de nationalité: seul un prince français peut recevoir la couronne. Le fait de partir à l’étranger pour une autre couronne ne lui retire pas ses droits, cas de Philippe V d’Espagne qui conserve ses droits à la couronne de France selon les lois fondamentales du royaume. Le traité d’Utrecht, imposé par les Anglais est inconstitutionnel et donc non valide.

 

  •  le 15 mars 1560 : échec de la conjuration d’Amboise.

La conjuration d'Amboise, montée par les Huguenots, échoue et le prince de Condé est emprisonné par le duc de Guise.

  • le 15 mars 1573 : mort du Chancelier de l’Hospital.

Juriste de formation, le Chancelier de France Michel de l’Hospital a été conseiller de la Régente Catherine de Médicis pendant les règnes de François II (1559-1560) et Charles IX (1560-1574). Si sa politique de conciliation entre les partis a été un échec il est aussi à l’origine de l’Édit de Moulins (1566) qui limite le pouvoir de « remontrances » du Parlement et affirme le principe d’inaliénabilité du Royaume.

Mich

  • le 15 mars 1649 : le projet de paix de Rueil est accepté par l'Hôtel de ville de Paris.

 

  • le 15 mars 1765 : l'Ecole de la Marine est renommée l'Ecole du Génie maritime.

 

  • le 15 mars 1850 : vote de la Loi Falloux, sur l'instruction publique.

Cette loi restaure en partie la liberté de l’enseignement. Les congrégations se voient faciliter l’ouverture d’établissement et les municipalités peuvent choisir des religieux comme enseignants dans leurs écoles primaires.

  • le 15 mars 1874 : la France signe avec l'Annam un traité à Saigon.

Ce traité reconnaît la présence de la France en basse Cochinchine et lui accorde la liberté de navigation.

  • le 15 mars 1891 : Lyautey publie anonymement l'article "Du rôle social de l'Officier dans le service militaire universel" dans la "Revue des Deux Mondes".

 

  • le 15 mars 1894 : la France et l'Allemagne fixent le tracé de la frontière entre le Congo et le Cameroun, et le long du fleuve Chari.
  • le 15 mars 1939 : l'Allemagne occupe la Bohème Moravie.

Après les accords de Munich, l’annexion de territoires par la Pologne et la Hongrie, puis la sécession de la Slovaquie qui adopte un régime fascisant, Hitler poursuit son expansion territoriale. La Bohème Moravie est envahie par l’Allemagne nazie. C’est la fin de la Tchécoslovaquie ainsi que des Traités de Versailles et de Saint-Germain-en-Laye.

  • le 15 mars 1979 : Jean-Paul II publie l'encyclique "Redemptor hominis" (Rédempteur de l'homme).

Pour ceux que cette encyclique intéresse, elle est consultable ici.

  • le 15 mars 2012 : Merah, à scooter, tue à Montauban 2 militaires du 17ème RGP, régiment de génie parachutiste.

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3 commentaires

  1. C’est aussi l’anniversaire de la mort de Jules César.

  2. Je fais une totale objection au sujet de la loi dite de nationalité, prétendûment incluse dans les lois fondamentales du Royaume de France : elle n’a été créée que par et pour la dynastie des princes d’Orléans au sujet de la pseudo-renonciation de Philippe V, prince de Bourbon et Duc d’Anjou, petit-fils de Louis XIV. A ce sujet, il faut tout de même rappeler que :
    1°/ Est Français, prince ou non, tout Français né légitimement d’un père français (Ordonnance n° 45-2441 du 19/10/1945 portant de la Nationalité Française)
    2°/ Les princes d’Orléans qui avaient contesté de 1988 à 1990 devant les 3 ordres des juridictions civiles cette évidence ont été déboutés de leur demande.
    D’autre part, il faut également ne pas omettre les règles de la succession : celle-ci doit être légitime, catholique, de primogéniture masculine, à l’exception perpétuelle des femmes et de leur descendance, sauf stipulation expressément formulée par le souverain (il est en effet extrêmement rare de voir une dérogation accordée aux femmes dans ce domaine – une seule l’ a été, il s’agit des descendants féminins de Bontemps, le valet de chambre et confident du roi Louis XIV, qui peuvent hériter des armes et titres, une fois la lignée masculine éteinte, et dans les mêmes conditions) Je peux en parler en toute connaissance de cause, car je suis justement une de ces descendantes directes.

  3. Objection non retenue, votre Honneur, et pour plusieurs raisons.
    Vous faites allusion à des lois et décrets du XXème siècle, je parle, en citant Bernard Basse dont je vous recommande la lecture, des lois Fondamentales du Royaume de France dont la plupart datent des Francs.
    Cette loi de nationalité est liée à la loi de masculinité. Si une femme ne pouvait régner et transmettre la couronne c’était parce que l’Eglise n’ordonnait pas de femme comme je l’ai expliqué dans une précédente chronique, certes, mais aussi pour éviter que par cette reine la couronne ne passe dans des mains étrangères (cas de la Bretagne face à la France). Ces arguments juridiques ont été développés au début de la guerre de 100 ans pour refuser à Edouard III dAngleterre l’accès au trône de France. Les lois fondamentales du Royaume ne lui donnait aucun droits. Et quand la Ligue tente de faire passer la couronne dans les mains de l’Espagne pour que règne un roi catholique, les Guise ne respectèrent pas les lois fondamentales du Royaume. La Providence veillera et Henri IV en se convertissant rentrera dans son droit inaliénable. Car c’est la loi ( de primogéniture male) qui transmet la couronne et non le père à son fils.
    Encore une fois relisez « la constitution de l’ancienne France » de B.BASSE, c’est limpide.

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