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C'est arrivé un...

C’est arrivé un 15 mars…

C’est arrivé un 15 mars…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 mars: saints du jour français ou en France.
    • Sainte Louise de Marillac, veuve et cofondatrice des : « Filles de la Charité »

La célébration de la fête de Sainte Louise de Marillac (15/03), tombe toujours durant le Carême. Ce temps liturgique n’est  pas très favorable à la célébration des solennités. Or, en toute Congrégation, la fête du saint fondateur a rang de solennité. La Congrégation F.D.L.C. (Filles de la  Charité), par Décret du 4 janvier 2016, a fixé au 9 mai, date de sa béatification, la solennité de sa fondatrice.

Louise de Marillac, naît le 12 août 1591, à Ferrières-en-Brie où elle est baptisée. On ne connaît pas sa mère mais on sait qu’elle est la fille de Louis Ier de Marillac, officier au service d’Henri III et d’Henri IV.

Après le décès de son père, Louise songe à entrer chez les Capucines du Faubourg Saint-honoré (dites « Filles de la Croix »). Elle fait tout d’abord vœu de « servir Dieu et son prochain » mais est refusée par  le Provincial des Capucins. Le 6 février 1613, on lui fait épouser, à la paroisse Saint-Gervais de Paris, un secrétaire des commandements de Marie de Médicis, Antoine Le Gras, écuyer, homme de bonne vie, fort craignant Dieu et exact à se rendre irréprochable, dont, le 18 octobre 1613, lui naîtra un fils, Pierre-Antoine, qu’elle élèvera, à partir de 1619, avec les sept enfants d’une de ses cousines défunte.

Veuve en 1625, elle vient de rencontrer le Père Vincent de Paul, qui a établi des confréries de Charité dans Paris. Elle se met sous sa direction. En 1628, son fils Pierre-Antoine entre au Séminaire de Saint Nicolas du Chardonnet. Louise dispose donc de davantage de temps pour se consacrer aux œuvres de Saint Vincent de Paul qui la charge de surveiller les Charités, de modifier leur règlement et de visiter celles des Provinces.

En 1628, lorsque son fils entre au séminaire Saint-Nicolas-du-Chardonnet, elle dispose de davantage de temps pour se consacrer aux œuvres et Vincent de Paul la charge de surveiller les Charités, de modifier leur règlement et de visiter celles des provinces. Elle n’a aucun mal à persuader Vincent de Paul que les Dames associées ne peuvent rendre aux malades les services pénibles qu’exige leur état, et qu’il faut songer à réunir des personnes zélées pour se dévouer entièrement à l’œuvre sans autres devoirs et préoccupations au dehors. C’est ainsi que naissent les Filles de la Charité.

Le 5 février 1630, lors d’une messe, anniversaire de son mariage, en recevant la communion, elle fait l’expérience du mariage mystique avec le Christ. Elle la relate par ses mots :

« Il me sembla que Notre Seigneur me donnait pensée de Le recevoir comme l’époux de mon âme. »

Le 25 mars 1642, Louise et les quatre premières sœurs font le vœu de s’offrir totalement au Christ en la personne des pauvres. Les Filles de la Charité naissent. Très appréciées dans la France de Louis XIII, elles bénéficient de la protection d’Anne d’Autriche et de grandes familles comme les Gondi, Condé et Longueville. Les Filles de la Charité se répandent très vite dans trente villes du Royaume de France. L’ordre essaimera même jusqu’en Pologne. Le 15 mars 1660, Louise de Gras née de Marillac s’éteint, quelques mois avant Saint Vincent de Paul. Elle repose à présent dans la Maison-mère des Filles de la Charité de la Rue du Bac, dans la Chapelle Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, où il y a aussi le corps de sainte Catherine Labourée et le cœur de saint Vincent de Paul. Son corps, intact, y est toujours visible. L’Ordre des Filles de la Charité continuera d’attirer bien d’autres vocations et rendra d’énormes services jusqu’à la Révolution et même au-delà. Le 11 mars 1934, Pie XI la canonise.

Louise de Marillac est béatifiée le 9 mai 1920 par Benoît XV et canonisée le 11 mars 1934 par Pie XI. Saint Jean XXIII la proclame, en 1960, patronne de tous ceux qui s’adonnent aux œuvres sociales chrétiennes.

  • le 15 mars : fête de Sainte Louise de Marillac.
  • le 15 mars 931 : décès du pape Etienne VII.
  • le 15 mars 1190 : Isabelle de Hainaut meurt en couches après avoir donné trois enfants à Philippe Auguste, dont Louis, père du futur Saint-Louis.
  • le 15 mars 1270 : le Roi Louis IX se rend pied nus du palias de la Cité à Notre Dame.

Toute la ville de Paris est là pour l’accompagner. Cette procession annonce son départ en croisade. Le 1er juillet 1270, le Roi Saint Louis embarque à Aigues-Mortes sur le Montjoie accompagné de toute l’armée royale pour Tunis. La veille le Roi s’est rendu à Saint Denis pour recevoir le bourdon de pèlerin et l’Oriflamme.

  • le 15 mars 1371 : bataille de Bressuire.

Bertrand du Guesclin affronte les Anglais à Bressuire dans le Poitou. La bataille permet aux Français de récupérer la ville et son château fort, mais surtout l’intégralité du Poitou. Sa stratégie visant à multiplier les sièges, Bécherel, Guérande, Soubise… porte ses fruits puisque fin 1373, le Roi Charles V a également récupéré l’Aunis et la Saintonge.

  • le 15 mars 1411 : la sentence d’excommunication de Jan Hus par le pape Grégoire XII est rendue publique.

L’excommunication du prêtre tchèque a été prononcée le 21 février. Ce dernier grand orateur, gonflé d’orgueil par son succès est allé jusqu’à s’opposer frontalement au pape et à rejeter plusieurs vérités de foi.

 

  • le 15 mars 2012 : Merah, à scooter, tue à Montauban 2 militaires du 17èmeRGP, régiment de génie parachutiste.

  

Anne de Montmorency, portrait par Léonard Limosin (1556), conservé au musée du Louvre

 

  • le 15 mars 1644 : Edit du Toisé.

Le contrôleur des Finances, un italien nommé Particelli, tente avec l’Édit du Toisé, de mettre en place un impôt foncier. S’appuyant sur le fait que les interdictions de construire dans les faubourgs de Paris n’ont pas été respectées, l’édit oblige les propriétaires desdits immeubles à payer un impôt de 50 sous par toise construite (une toise équivaut à environ 2 mètres). Il est abandonné en 1645.

  • le 15 mars 1649 : le projet de paix de Rueil est accepté par l’Hôtel de ville de Paris.

 

  • le 15 mars 1765 : l’Ecole de la Marine est renommée l’Ecole du Génie maritime.

 

  • le 15 mars 1793 : prise de Vihiers par les Blancs.

Après la conquête de Cholet qui provoque le soulèvement de toute la Vendée sous les drapeaux de l’insurrection, Cathelineau s’empare de Vihiers, tenue par les gardes nationales de Saumur. Il leur enlève, près de Coron, le fameux canon donné par le Roi Louis XIII au château de Richelieu. Les Vendéens croient distinguer, sur la culasse, une image de la Vierge; ils le baptisent donc Marie-Jeanne, et en font leur palladium.

  • le 15 mars 1850 : vote de la Loi Falloux, sur l’instruction publique.

Cette loi restaure en partie la liberté de l’enseignement. Les congrégations se voient faciliter l’ouverture d’établissement et les municipalités peuvent choisir des religieux comme enseignants dans leurs écoles primaires.

  • le 15 mars 1856 : entretien entre Napoléon III et le Monseigneur Pie, à propos du Règne social de Jésus-Christ.

Le cardinal Pie : «  je m’empresse de rendre justice aux religieuses dispositions de Votre Majesté et je sais reconnaître, Sire, les services qu’elle a rendus à Rome et à l’Eglise, particulièrement dans les premières années de son gouvernement. Peut-être la Restauration n’a-t-elle pas fait plus que vous ?

Mais laissez-moi ajouter que ni la Restauration, ni vous, n’avez fait pour Dieu et qu’il fallait faire, parce que ni l’un ni l’autre, vous n’avez relevé son trône, parce que  ni l’un ni l’autre, vous n’avez renié les principes de la Révolution dont vous combattez cependant  les conséquences pratiques, parce que l’évangile social dont s’inspire l’Etat est encore la Déclaration des Droits de l’Homme, laquelle n’est autre chose, Sire, que la négation formelle des Droits de Dieu. Or, c’est le Droit de Dieu de commander aux Etats comme aux individus. Ce n’est pas pour autre chose que Notre Seigneur est venu sur la terre. Il doit y régner en inspirant les lois, en sanctifiant les mœurs, en éclairant l’enseignement, en dirigeant les conseils, en réglant les actions des gouvernements comme des gouvernés.

Partout où Jésus-Christ n’exerce pas ce règne, il y a désordre et décadence. Or, j’ai le devoir de vous dire qu’il ne règne pas parmi nous  et que notre Constitution n’est pas, loin de là, celle d’un Etat chrétien et catholique.

Notre droit public établit bien que la religion catholique est celle de la majorité des Français, mais il ajoute que les autres cultes ont droit à une égale protection. N’est-ce-pas proclamer équivalemment que la Constitution protège pareillement la vérité et l’erreur ? Eh bien ! Sire, savez-vous ce que Jésus-Christ répond aux gouvernements qui se rendent coupables d’une telle contradiction ? Jésus-Christ, Roi du Ciel et de la terre, leur répond : « Et Moi aussi, gouvernements qui vous succédez et vous renversant les uns les autres, Moi aussi, je vous accorde une égale protection. J’ai accordé cette protection à l’Empereur votre oncle, j’ai accordé la même protection aux Bourbons, la même protection à Louis-Philippe, la même protection à la République,  et à vous aussi, la même protection vous sera accordée. »

L’empereur arrête l’évêque :

« Mais encore croyez-vous que l’époque où nous vivons comporte cet état de choses, et que le moment soit venu d’établir ce règne exclusivement religieux que vous me demandez ? Ne pensez-vous pas, Monseigneur, que ce serait déchaîner toutes les mauvaises passions ? »

Le cardinal Pie : «  Sire, quand de grands politiques comme votre Majesté m’objectent que le moment n’est pas venu, je n’ai qu’à m’incliner parce que je ne suis pas un grand politique. Mais je suis évêque, et comme évêque, je leur réponds : « Le moment n’est pas venu pour Jésus-Christ de régner, eh bien ! Alors le moment n’est pas venu pour les gouvernements de durer »

14 ans plus tard, le 4 septembre 1870, l’Empereur Napoléon III est renversé

  • le 15 mars 1874 : la France signe avec l’Annam un traité à Saigon.

Ce traité reconnaît la présence de la France en basse Cochinchine et lui accorde la liberté de navigation.

  • le 15 mars 1879 : Jules Ferry présente deux projets de lois visant à retirer à l’Eglise catholique le droit d’enseigner.

« Jules Ferry détient le portefeuille de l’Instruction publique. Six semaines après son entrée en fonctions, le 15 mars 1879, il dépose deux projets de loi. Leur inspiration commune est la réduction de droits jusqu’alors reconnus à l’Église. Le premier projet exclut les membres du clergé du Conseil supérieur de l’Instruction publique et des conseils académiques institués par la loi Falloux. Le second, réformant la loi de 1875 sur l’enseignement supérieur, supprime les jurys universitaires mixtes (composés de représentants de l’enseignement public et de l’enseignement libre), et instaure le monopole de l’État sur la collation des grades.

Le second projet de loi contient une disposition vouée à déchaîner les passions, car elle prétend ôter aux religieux le droit d’enseigner. « Nul n’est admis, précise l’article 7, à diriger un établissement d’enseignement public ou privé, de quelque ordre qu’il soit, ni à y donner l’enseignement, s’il appartient à une congrégation non autorisée. » Cette ségrégation est ainsi justifiée par l’exposé des motifs : « La liberté d’enseignement n’existe pas pour les étrangers ; pourquoi serait-elle reconnue aux affiliés d’un ordre essentiellement étranger par le caractère de ses doctrines, la nature et le but de ses statuts et l’autorité de ses chefs ? » L’ordre stigmatisé par l’article 7, ce sont les jésuites. Au cours du débat parlementaire, Ferry le reconnaîtra explicitement. « Ce que nous visons, dira-t-il, ce sont uniquement les congrégations non autorisées, et parmi elles une congrégation qui non seulement n’est pas autorisée, mais qui est prohibée par toute notre histoire, la Compagnie de Jésus. Oui, c’est à elle que nous voulons arracher l’âme de la jeunesse française. »

[…] Cherchant à retirer la liberté d’enseigner à une catégorie de citoyens français, cette loi constitue, au sens le plus littéral, une loi d’exclusion.

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 35)

  • le 15 mars 1891 : Lyautey publie l’article “Du rôle social de l’Officier dans le service militaire universel” dans la “Revue des Deux Mondes”.

Lyautey publie anonymement son article.

  • le 15 mars 1894 : la France et l’Allemagne fixent le tracé de la frontière entre le Congo et le Cameroun, et le long du fleuve Chari.
  • le 15 mars 1939: l‘Allemagne occupe la Bohème Moravie.

Après les accords de Munich, l’annexion de territoire par la Pologne et la Hongrie, puis la sécession de la Slovaquie qui adopte un régime fascisant, Hitler poursuit son expansion territoriale.La Bohème Moravie est envahie par l’Allemagne nazie. C’est la fin de la Tchécoslovaquie ainsi que des Traités de Versailles et de Saint-Germain-en-Laye.

  • le 15 mars 2012 : Merah, à scooter, tue à Montauban 2 militaires du 17èmeRGP, régiment de génie parachutiste.

Nous vivons un changement civilisationnel dont le moteur est culturel. La famille dite traditionnelle - qui est simplement la famille naturelle - diminue massivement en nombre et en influence sociale. Le politique est de plus en plus centré sur la promotion de l’individualisme a-culturel, a-religieux et a-national. L’économique accroît des inégalités devenues stratosphériques et accélère et amplifie le cycle des crises. L'Église est pourfendue; clercs et laïcs sont atterrés.

Une culture nouvelle jaillira inévitablement de ces craquements historiques.
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Le Salon Beige se bat chaque jour pour la dignité de l’homme et pour une culture de Vie.

S'il vous plaît, faites un don aujourd'hui. Merci

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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