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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 14 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 mai : saints du jour français ou en France.
    • St Pons de Cimiez, martyr († IIIe ou IVe s.)

À Cimiez, près de Nice, au IIIe ou IVe siècle, saint Pons, martyr.

  • St Aproncule, évêque à Clermont-Ferrand († 488)
  • St Gall, évêque à Clermont († 551)

Gall naît vers l'an 489, à Clermont, en Auvergne, d'une des familles les plus distinguées du pays. Pour se soustraire aux obsessions de son père, qui voulait le lancer dans la voie des honneurs et le contraindre au mariage, il prit le parti de fuir la maison paternelle et s'adressa au monastère voisin, où il ne fut toutefois accepté qu'après le consentement de son père, qui finit par se soumettre en disant : « Que la Volonté de Dieu soit faite, et non la mienne. »

Le nouveau religieux marcha rapidement dans la voie de la perfection, et l'on ne savait qu'admirer le plus en lui, son innocence ou son austérité. La prière faisait ses délices ; il avait un goût particulier pour le chant des louanges divines. La renommée du jeune homme parvint jusqu'aux oreilles du roi Thierry, qui l'attacha à sa personne, alors qu'il n'était encore que diacre. Un jour, navré de voir une population païenne rendre de vains hommages aux idoles, il alla mettre le feu au temple et put à grand-peine échapper à la mort dont le menaçaient les païens furieux. Dans la suite, quand il racontait ce trait de sa jeunesse : « Hélas! disait-il, pourquoi me suis-je enfui ? J'ai lâchement perdu la grâce du martyre. »

À la mort de l'évêque de Clermont, le saint moine fut élu pour lui succéder. Il reçut le sacerdoce et la consécration épiscopale. Les vertus éclatantes du nouveau pasteur, sa douceur, son humilité, sa charité toute paternelle, lui eurent bientôt conquis l'affection générale. Parmi toutes ses vertus, on eut lieu de remarquer une patience vraiment admirable. Un de ses prêtres, qu'il réprimandait justement, osa un jour le frapper à la tête ; le bon évêque se contenta de le regarder avec compassion et sans lui adresser aucun reproche. Une autre fois, un prêtre l'accabla d'injures sur la place publique ; le Saint lui répondit par le silence, et le coupable vint bientôt lui demander publiquement pardon.

Dieu rendit à la sainteté de l'évêque le témoignage des miracles. Un immense incendie menaçait de dévorer une grande partie de la ville ; le pontife alla prier devant l'autel, prit à la main le livre des Évangiles et le jeta dans les flammes, qui s'éteignirent aussitôt. Il préserva Clermont de tout accident, par ses prières, pendant un tremblement de terre ; dans un temps de peste il obtint de même la préservation de son peuple.

Le saint évêque donna, en mourant, les plus beaux exemples de résignation. Un grand nombre de miracles s'opérèrent à son tombeau. On l'invoque contre la fièvre.

  • St Érembert, évêque de Toulouse († 674)

Au monastère de Fontenelle en Gaule occidentale, l'an 674, saint Érembert. Entré dans ce monastère au temps du fondateur saint Wandrille, il fut nommé évêque de Toulouse, mais renonça à sa charge et revint finir ses jours dans son monastère.

  • Ste Théodore Guérin, religieuse et fondatrice. (1798-1856)

Théodore (au baptême Anne-Thérèse) Guérin, naît le 2 octobre 1798 dans le village d'Étables en France. Sa dévotion envers Dieu et envers l'Église catholique naquit à un très jeune âge. Elle fut autorisée à faire sa première communion à l'âge de dix ans et annonça alors au curé qu'un jour elle entrerait au couvent.

Anne-Thérèse avait presque 25 ans lorsqu'elle entra au Couvent des Sœurs de la Providence à Ruillé-sur-Loir, une communauté de religieuses, récemment établie, servant Dieu en enseignant les enfants et en soignant les pauvres, les malades et les mourants. Proclamer au loin le message du Seigneur et avoir confiance qu'il nous donnera la force dans l'adversité (cf. 2 Tm 4,17), telle fut la conviction ancrée dans son cœur lorsqu'elle partit pour l'Amérique en 1840 avec cinq compagnes pour affronter les incertitudes et les dangers du territoire frontalier de l'Indiana (État du Middle West des États-Unis).

Sa vie et son œuvre furent toujours guidées avec sûreté par la main de la Providence dans laquelle elle plaçait une confiance totale. Elle comprit qu'elle devait se consacrer au service de Dieu, recherchant toujours sa volonté.

Elle fonda les « Sœurs de la Providence de Saint-Mary-of-the-Woods ». En dépit des difficultés et incompréhensions initiales, et des souffrances et peines qui s'ensuivirent, elle ressentait profondément que Dieu avait béni sa Congrégation, la faisant croître et créant un esprit d'union parmi ses membres. Dans les écoles et les orphelinats, beaucoup de jeunes garçons et jeunes filles ressentirent, grâce à Mère Théodore, la sollicitude bienveillante de Dieu dans leur vie.

Au moment de sa mort, le 14 mai 1856, la mère Théodore avait ouvert des écoles dans plusieurs villes d'Indiana, et la congrégation des Sœurs de la Providence était forte, viable et respectée.

La mère Théodore attribuait toujours la croissance et le succès des Sœurs de la Providence à la bonne volonté de Dieu et de Marie, Mère du Seigneur, à qui elle dédia le ministère de Saint-Mary-of-the-Woods. Mère Théodore Guérin fut béatifiée à Rome le 25 octobre 1998, par saint Jean-Paul II et canonisée le 15 octobre 2006, par le pape Benoît XVI, à Rome également. Elle est aussi fêtée le 3 octobre.

  • St Michel Garicoïts, prêtre et fondateur des : « Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus de Bétharram » (1797-1863)

Michel Garicoïts naît le 15 avril 1797 à Ibarre, village basque situé sur les contreforts des Pyrénées. Le petit Michel grandit en gardant les troupeaux. Ses parents, demeurés inviolablement fidèles à leur foi pendant la Révolution, cachaient dans leur maison les prêtres persécutés. Devenir prêtre était le plus grand désir de Michel. Il parvint à son but grâce à la générosité d'un chanoine qui pourvut aux frais de ses études.

Il fut ordonné prêtre le 20 décembre 1823. Le jour où il sortit du grand Séminaire de Dax, on disait autour de lui qu'il était « un saint non plus à faire, mais tout fait ». Pourtant, lui-même disait souvent : « Si le bon Dieu ne m'avait pris, quel scélérat j'aurais été ! »

Bien que Michel Garicoïts ne fut âgé que de vingt-huit ans, l'évêque de Bayonne le nomma directeur spirituel de la maison-mère des Sœurs de la Croix à Igon, localité voisine de Cambo. Durant trente-sept ans, il consacra les forces de son cœur et de son esprit à prêcher et à confesser quotidiennement ces religieuses et leurs novices.

En 1825, Michel Garicoïts est désigné pour le séminaire de Bétharram où il professe la philosophie et remplit les fonctions de directeur des consciences, de prédicateur, d'économe, et celle de supérieur dont il aura le titre officiel en 1831.

La France était encore bouleversée par la Révolution et l'idée de relever la situation prenait chaque jour plus de force dans le cœur du jeune abbé. Il forme alors le projet de fonder une société de prêtres s'engageant à accourir partout où la tâche serait la plus rude et la plus urgente. À trente-cinq ans, appuyé par les prières et les conseils de sainte Élizabeth Bichier des Ages, Michel Garicoïts fonde sa congrégation des Prêtres Auxiliaires pour les missions et l'éducation de la jeunesse dans le diocèse. Les épreuves s'avèrent très rudes, car ceux qui devaient le soutenir ne le comprennent pas. Michel en souffrit jusqu'à sa mort, mais sa patience et sa bonté eurent finalement raison de toutes les difficultés.

Sa doctrine spirituelle est condensée en quelques maximes brèves et saisissantes : « Dieu, tout ! Moi, rien ! - Mon Dieu, me voici sans retard, sans réserve, sans retour, par amour ! » Ce saint fondateur doit la prospérité spirituelle de son œuvre à sa vie de sacrifice et de constante immolation.

La veille de sa mort, il vaquait encore à son ministère. La nuit du 13 mai 1863 une crise subite le terrassa. Il reçut les derniers sacrements et expira le lendemain en murmurant le premier verset du Miserere. Michel Garicoïts a été béatifié le 15 mars 1923 par le pape Pie XI et canonisé le 6 juillet 1947 par le Vénérable Pie XII.

Saint Michel Garicoïts avait communiqué un tel élan à ses disciples que son institut a essaimé partout à travers l'Europe, l'Amérique du Sud, jusqu'en Palestine et même en Chine. 

  • le 14 mai 649 : décès du pape Théodore 1er.
  • le 14 mai 841 : incursions et pillages des Vikings.

Les Vikings commencent à faire de fréquentes incursions dans la vallée de la Seine ; ils ravagent une première fois Rouen. Ils pillent les abbayes de Saint-Ouen et Jumièges. L'abbaye de Fontenelle, Saint-Wandrille, est épargnée moyennant le versement de six livres d'argent.

  • le 14 mai 964 : décès de Jean XII, pape.

Octavien né vers 937 et mort le 14 mai 964, est le 130e pape de l'Église catholique romaine sous le nom de Jean XII.

  • le 14 mai 964 : élection du pape Benoit V.
    • le 14 mai 1027 : Henri Ier est sacré Roi en la Cathédrale de Reims.

Henri 1er, sacré du vivant de son père est Roi de France de 1031 à 1060. Voir les chroniques du 4 mai, 20 juillet et 14 août.

  • le 14 mai 1097 : début du siège de Nicée par les croisés lors de la Première croisade.

Le siège dure du 14 mai au 19 juin. C'est la première action militaire des croisés contre les musulmans et cette victoire permet un arrêt de la progression de l'Islam dans cette région. Pour les Croisés, la conquête de Nicée leur permet de continuer sur la route de Jérusalem, qu'ils atteignent deux ans plus tard. Ils fondent alors une série d'états chrétiens en Syrie, qui se perpétuent pendant près de deux siècles.

  • le 14 mai 1509 : victoire de Louis XII sur la République de Venise à Agnadel.

Cette bataille a lieu au cours de la Seconde Guerre. La ligue de Cambrai, constituée du pape Jules II, du Roi de France Louis XII, de l'empereur d'Allemagne Maximilien Ier et du roi d'Aragon Ferdinand, écrasent les armées de la république de Venise à Agnadel, le 14 mai 1509. Louis XII au centre de la bataille se lance contre d'Alviano avec ses gentilshommes et piétons. S'ensuit alors une mêlée dans laquelle on ne reconnaît ni ennemi ni ami. Mais le Roi de France a fait disposer son artillerie sous le couvert de broussailles. Héritée de Charles VIII et composée de serpentines, couleuvrines, bombardes et de fauconneaux, elle est la meilleure d'Europe.

La bataille fait 500 morts du côté français et près de 9 000 chez les Vénitiens. Suite à cet affrontement, le Roi de France prend possession de toute la Lombardie. Le pape, inquiet de l'influence française grandissante en Italie, trahit l'alliance qu'il a créée et s'allie à Venise contre les Français.

  • le 14 mai 1572 : élection du pape Grégoire XIII.

Ugo Bon Compagni est né à Bologne. Grégoire XIII lutte avec acharnement contre les protestants. Il consacre de grandes sommes d'argent à l'éducation et à la construction de collèges et entreprend de nombreux travaux publics, notamment le palais papal et le Collège romain qui prend alors le nom d'Université grégorienne tenue par les Jésuites. Il développe les séminaires. Il organise également de nombreuses missions. Il reste célèbre pour être l'auteur de la bulle pontificale la bulle Inter gravissimas, en 1582, rattrapant les dix jours de retard pris par rapport au Soleil et modifiant, pour l'avenir, les modalités des années bissextiles. Le nouveau calendrier prend son nom, le calendrier grégorien. Il meurt à Rome le 10 avril 1585.

  • le 14 mai 1596 : signature du traité de Greenwich entre France et Angleterre.

Dans le cadre de la guerre des Flandres, Henri IV et Elisabeth Ière d'Angleterre signent le traité de Greenwich contre l'Espagne.

  • le 14 mai 1610 : assassinat d'Henri IV par Ravaillac.

Ayant quitté le Palais du Louvre sans escorte, le carrosse royal s'engage rue de la Ferronnerie, dans le Faubourg Saint-Jacques, une ruelle étroite, où l'attend l'assassin, François Ravaillac. Celui-ci se jette sur le Roi et lui donne deux coups de couteau. Il sera écartelé place de Grève. Louis XIII, n'ayant que 9 ans, Marie de Médicis doit donc assurer la régence.

Voir les chroniques du 13 décembre sur la naissance du Roi et ses liens avec Notre Dame dès ce jour ; du 27 février sur le sacre à Chartres ; du 22 mars sur son entrée à Paris et sa visite à Notre Dame où Saint Michel Archange apparaît auprès du Roi aux yeux de tout le peuple français pendant toute la messe ; du 25 juillet sur son abjuration de l'hérésie protestante.

  • le 14 mai 1643 : mort de Louis XIII le Juste.

Anne d'Autriche, son épouse, devient régente, et fait appel au cardinal Mazarin, parrain du jeune Roi Louis XIV, âgé de cinq ans, pour l'éduquer. Louis XIII aidé du grand Cardinal de Richelieu a rabaissé l'orgueil des grands du Royaume, exilé sa mère la pro-espagnole Marie de Médicis, abattu le puissant Parti Protestant tout en confirmant la Liberté de Conscience par l'Édit de Grâce d'Alais (1628), gagné la Guerre de Mantoue, lancé la France dans la Guerre de Trente Ans et arraché l'Artois et le Roussillon à l'Espagne. Il meurt semble-t-il d'un mal aujourd'hui identifié comme la maladie de Crohn. Saint Vincent de Paul assistant le Roi lors de ses derniers instants dit :

«Je n'ai vu mourir personne plus chrétiennement ».*

« S'il n'est pas sur les autels, il n'en est pas moins celui qui a réaffirmé officiellement pour les temps modernes la vocation française, de fille aînée de l'Eglise […] et lui a de ce fait, et de façon irrévocable, donné, dans le concert des nations, la plus grave des responsabilité. »*

* Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade) page 264

Voir les chroniques du 10 février, du 27 septembre et du 17 octobre.

  • le 14 mai 1784 : Calonne, le ministre français des Finances, publie un décret faisant des ports de Bayonne, Marseille, Dunkerque et Lorient des ports francs pour le commerce franco-américain.

Cette décision est prise sur l'insistance de La Fayette.

  • le 14 mai 1790 : la Constituante décide que les biens nationaux seront vendus aux enchères par vastes portions.

Cela signifie que les moins fortunés seront empêchés de les acquérir. C'est parfaitement conforme au sens de l'égalité de la bourgeoise révolutionnaire de l'époque.

  • le 14 mai 1855 : Giovanni Pianori est exécuté pour sa tentative d'assassinat de Napoléon III.
  • le 14 mai 1871 : création du Territoire de Belfort.

Né officiellement en 1871 avec la signature du Traité de Francfort, qui met fin à la guerre franco-prussienne, le Territoire de Belfort devient un département français à part entière en 1922.

  • le 14 mai 1900 : ouverture des IIèmes Jeux Olympiques à Paris.

Ces "Championnats du monde amateurs", ont lieu dans le cadre de l'Exposition universelle de Paris.

  • le 14 mai 1905 : naissance de Jean Daniélou, cardinal français, jésuite et théologien.

Elu à l'Académie française en novembre 1972, il dénonce la même année, avec force la crise des ordres religieux, qu'il attribue à trois facteurs :

  • la tendance à vouloir se fondre dans la vie séculière ;
  • l'abandon des constitutions et des règles des fondateurs au profit de la spontanéité et l'improvisation, au nom d'une liberté mal comprise;
  • la mise en cause de la permanence des fondements des ordres religieux.

Son appel à revenir à ce qu'il considère comme les véritables orientations du concile Vatican II est perçu comme une attaque contre la politique du supérieur général des jésuites Pedro Arrupe, qui préside alors en outre l'Union des supérieurs généraux d'ordres religieux.

  • le 14 mai 1955 : le pacte de Varsovie.

L'Albanie, la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la RDA, la Roumanie, l'URSS et la Tchécoslovaquie signent un pacte militaire à Varsovie. Ce pacte d'amitié et d'assistance mutuelle est conçu comme une riposte à l'intégration de la RFA, réarmée, aux forces de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) créée en 1949 par les Occidentaux.

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