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C’est arrivé un 13 mai …

C’est arrivé un 13 mai …

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 mai : saints du jour français ou en France.
    • Ste Agnès, abbesse à Poitiers († 588)

À Poitiers, en 588, sainte Agnès, abbesse, qui reçut la consécration des vierges des mains de saint Germain de Paris, fut placée par sainte Radegonde comme abbesse du monastère de la Sainte-Croix et le gouverna avec piété selon la Règle de saint Césaire d’Arles

  • St André-Hubert Fournet, prêtre et fondateur († 1834)

À La Puye en Poitou, l’an 1834, saint André-Hubert Fournet, prêtre. Curé de paroisse au temps de la Révolution française, bien que proscrit, il affermit les fidèles dans la foi, puis, quand la paix fut rendue à l’Église, il fonda, avec sainte Élisabeth Bichier des Ages, l’Institut des Filles de la Croix.

  • Bx Lucien Galan, prêtre MEP et martyr (Laos, 1968)

(*Golinhac, France, 9 décembre 1921 – † Paksong, Laos, 12 mai 1968

Lucien Galan est né le 9 décembre 1921 à Golinhac, dans le diocèse de Rodez en France. Il entre d’abord au Grand Séminaire de Rodez, mais est admis en 1946 aux Missions Étrangères de Paris. Ordonné prêtre le 29 juin 1948, il part en décembre pour la Mission de Xichang, au Sichuan (Chine).

Fin mars 1950, la région est  ‘libérée’ par les communistes. En novembre, au retour d’une tournée chez ses chrétiens, il est appréhendé et emprisonné, puis mis en résidence surveillée sous un régime de terreur. Il est finalement expulsé de Chine, arrivant à Hong Kong au terme d’un long périple en janvier 1952. Après quelques semaines de repos, il est réaffecté à la Mission de Paksé au Laos. Vers 1953-1954, il prend contact avec les populations kha, les minorités montagnardes méprisées du plateau des Bolovens.  En 1956, il s’installe au milieu d’eux dans une petite maison-chapelle, d’où il rayonne sur les villages. Il les visite malgré la présence d’éléments rebelles qui se cachent dans ces montagnes. Il a soin aussi des Chinois de Paksé.

En février 1960, il prend la relève du père René Dubroux, assassiné, dans la zone limitrophe entre forces laotiennes rivales. L’insécurité ne permet de visiter que très rarement les villages les plus lointains.  Le 11 mai 1968, il part en remplacement d’un confrère pour Nong Mot et de Nong I-Ou, qui sont entrés en catéchuménat, avec deux jeunes élèves catéchistes. Il y assure la catéchèse et la messe. Dimanche 12 mai, il reprend la route pour une célébration au Km-15 de Paksé. Mais l’ennemi a dressé une embuscade : la voiture est prise sous le feu d’armes lourdes. Le jeune Khampheuane est tué sur le coup, son ami blessé. Le P. Galan est achevé au poignard. Il meurt, victime de son devoir et de sa charité. Le souvenir de son esprit de service et d’abnégation reste très vivant jusqu’à aujourd’hui.

Lucien Galan fait partie des 17 martyrs béatifiés, en un seul groupe, à Vientiane, capitale du Laos, le 11 décembre 2016.  Cette célébration a été présidée par le cardinal philippin Orlando Quevedo, oblat de Marie Immaculée (OMI) et archevêque de Cotabato, envoyé au Laos comme représentant personnel du pape François.

La mémoire commune correspond au jour du martyre du père Jean Wauthier, OMI, mort le 16.12.1967 à Ban Na (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.  La mémoire individuelle est celle du jour du martyre (dies natalis) de chacun.

LISTE DES 17 MARTYRS DU LAOS

  1. Joseph Thao Tiên, né le 5.12.1918 à Muang Sôi (Houa Phanh, Laos), prêtre diocésain taï-deng du vicariat de Thanh Hóa (Vietnam), mort le 2.6.1954 à Ban Talang (Houa Phanh), vicariat de Vientiane.
  2. Jean-Baptiste Malo, Français, MEP, né le 2.6.1899 à La Grigonnais (44), missionnaire en Chine puis au Laos, mort le 28.3.1954 à Yên Hội (Hà Tĩnh), diocèse de Vinh (Vietnam).
  3. René Dubroux, Français, MEP, né le 28.11.1914 à Haroué (54), prêtre diocésain de Saint-Dié puis missionnaire au Laos ; mort le 19.12.1959 à Palay, vicariat de Paksé.
  4. Paul Thoj Xyooj, né en 1941 à Kiukatiam (Louang Prabang), catéchiste hmong, mort le 1.5.1960 à Muang Kasy, vicariat de Louang Prabang.
  5. Mario Borzaga, OMI, né le 27.8.1932 à Trente (Italie), mort le 1.5.1960 à Muang Kasy, vicariat de Louang Prabang.
  6. Louis Leroy, Français, OMI, né le 8.10.1923 à Ducey (50), mort le 18.4.1961 à Ban Pha (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.
  7. Michel Coquelet, Français, OMI, né le 18.8.1931 à Wignehies (59) et éduqué à Puiseaux (45), mort le 20.4.1961 à Sop Xieng (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.
  8. Joseph Outhay Phongphoumi, catéchiste veuf, né en 1933 à Khamkoem, diocèse de Tha-rè-Nongsèng (Thaïlande), mort le 27.4.1961 à Phalane, vicariat de Savannakhet.
  9. Noël Tenaud, Français, MEP, né le 11.11.1904 à Rocheservière (85), missionnaire en Thaïlande puis au Laos, mort le 27.4.1961 à Phalane, vicariat de Savannakhet.
  10. Vincent L’Hénoret, Français, OMI, né le 12.3.1921 à Pont l’Abbé (29), mort le 11.5.1961 à Ban Ban / Muang Kham (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.
  11. Marcel Denis, Français, MEP, né le 7.8.1919 à Alençon (60), mort le 31.7.1961 à Kham Hè (Khammouane), vicariat de Savannakhet.
  12. Jean Wauthier, Français, OMI, né le 22.3.1926 à Fourmies (59), mort le 16.12.1967 à Ban Na (Xieng Khouang), vicariat de Vientiane.
  13. Thomas Khampheuane Inthirath, né en mai 1952 à Nong Sim (Champassak), élève catéchiste Lavên, mort le 12.5.1968 à Paksong (Champassak), vicariat de Paksé.
  14. Lucien Galan, MEP, né le 9.12.1921 à Golinhac (12), missionnaire en Chine puis au Laos, mort le 12.5.1968 à Paksong (Champassak), vicariat de Paksé.
  15. Joseph Boissel, Français, OMI, né le 20.12.1909 au Loroux (35), mort le 5.7.1969 à Hat I-Et (Bo-likhamsay), vicariat de Vientiane.
  16. Luc Sy, catéchiste kmhmu’ père de famille, né en 1938 à Ban Pa Hôk (Xieng Khouang), mort le 7.3.1970 à Dène Din (Province de Vientiane), vicariat de Vientiane.
  17. Maisam Pho Inpèng, laïc kmhmu’ père de famille, né vers 1934 près de Sam Neua (Houaphan), mort le 7.3.1970 à Dène Din (Province de Vientiane), vicariat de Vientiane.
  • le 13 mai 535 : élection du pape saint Agapet Ier.
  • le 13 mai 610 : Boniface IV à Rome.

Après la transformation du Panthéon de Rome en sanctuaire, le pape Boniface IV le consacre, sous le nom de l’église Sainte-Marie-et-des-martyrs.” Il fait de ce jour une fête mariale. A cette occasion s’instaure la commémoration régulière de la Toussaint, raccourci qui désigne la fête de « tous les martyrs et de tous les saints ».

Le pape institue cette fête afin d’honorer les martyrs romains, dont il a fait transférer les corps des catacombes au panthéon d’Agrippa, reconverti en église. L’Occident a fixé la Toussaint au 1er novembre et fait du lendemain, 2 novembre, la fête des Défunts.

  • le 13 mai 1572 : élection du pape Grégoire XIII.

Voir la chronique du 10 avril.

  • le 13 mai 1610 : sacre de Marie de Médicis, nouvelle reine de France.

La veille de l’assassinat de son mari le Roi Henri IV.

  • le 13 mai 1610 ou 1637 : Richelieu invente le couteau de table.

Après François Ier qui a lancé la mode de l’assiette et Henri III celle de la fourchette, le cardinal fait arrondir les lames des couteaux pour empêcher les gens de se curer les dents avec la pointe du couteau à table. C’est ainsi qu’est inventé le couteau de table, qui va remplacer les poignards dont on se servait pour couper la viande. Ce n’est qu’au XIXème siècle que sera ajouté le verre.

  • le 13 mai 1655 : naissance du futur pape Innocent XIII.

Michelangelo dei Conti naît en Italie à Poli. Elu pape sous le nom d’Innocent XIII le 8 mai 1721, il résiste aux Français qui lui demandent de retirer la bulle Unigenitus, condamnant le jansénisme. Il meurt le 7 mars 1724.

  • le 13 mai 1794 : naissance de Giovanni Maria Mastai Ferretti, futur bienheureux Pie IX.
  • le 13 mai 1794 : la Convention destitue le général Turreau.

Les rapports sur les crimes ordonnés par Turreau arrivent chaque jour à la Convention. Ce dernier prend soudain peur. Il va maintenant plaider coupable et changer totalement, humblement, de tactique:

« Tout ce qui m’a été conseillé de faire n’a abouti à rien. Les brigands se battent sur les ruines de leurs chaumières comme tant d’autres se battent pour préserver les leurs si elles étaient debout. Plus de cent Représentants et généraux sont venus s’user dans ce pays maudit. Cela tient au courage fabuleux des brigands. Il y a quelque chose de surnaturel dans cette opiniâtreté dont aucun peuple n’a jamais donné l’exemple. Il faut abandonner ce système, c’est le seul moyen qui nous reste pour triompher d’un acharnement inexplicable. Nous avons été durs, essayons des voies de douceur. »

Il a fallu près de deux cent mille victimes, dont il se moque éperdument, risquer sa carrière lui importe plus! Turreau est relevé de son commandement le 18 mai, et est décrété en état d’arrestation le 30 septembre 1794, à la suite des rapports particulièrement accablants émanant du Comité révolutionnaire des Sables (les 9 et 11 août), de la Société populaire de Fontenay et de l’Administration du district de Challans (2 et 4 septembre). Jugé le 19 décembre 1795 par un Conseil militaire, que préside le général Berruyer et qu’a formé Bonaparte, alors général en chef de l’armée de l’Intérieur, il est acquitté, à l’unanimité…Turreau ne sera jamais inquiété. Le Directoire le tient un peu à l’écart, mais Napoléon le fait baron, grand officier de la Légion d’honneur, et l’envoie en 1807 aux Etats-Unis comme ministre plénipotentiaire pendant trois années. Il lui confie ensuite un commandement dans le corps de la Bavière de la Grande Armée. A la restauration il se rallie à la Monarchie.

La Convention confie les vingt-quatre mille hommes des armées  de l’ouest au général Vimeux. Il est décidé de cerner maintenant l’ancienne Vendée militaire par des camps et d’organiser cette armée en cinq divisions commandées par les généraux Dembarrère, Caffin, Duquesnoy (immédiatement suppléé par Huché), Boucret, Bonnaire. C’est à dire un grand nombre de chefs des colonnes…

  • le 13 mai 1840 : naissance d’Alphonse Daudet.

Écrivain français né à Nîmes il n’a pas pu passer son baccalauréat, c’est pourquoi il devient maître d’études au collège d’Alès, puis secrétaire du duc de Morny. Parmi ses œuvres on trouve : « Lettres de mon moulin », « Le petit chose », « Tartarin de Tarascon ».

Il meurt le 16 décembre 1897 à Paris.

  • le 13 mai 1871 : la loi des garanties est promulguée en Italie.

Le but est de résoudre la « Question romaine », le statut de la « Ville éternelle » au sein du nouveau royaume d’Italie de Victor-Emmanuel II suite à L’annexion des Etats pontificaux l’année précédente (20 septembre 1871). La loi italienne des Garanties assure au pape : l’inviolabilité de sa personne, l’immunité diplomatique, la jouissance des territoires et palais du Vatican, de Latran et du Saint-Siège, sa protection pénale contre les injures publiques, la liberté de correspondance ou encore de célébration du culte. La loi prévoit également de lui verser une rente dont le montant s’élève à 3,225 millions de lires.

L’État italien ne reconnaît au pape aucune souveraineté sur les territoires qu’il occupe. De ce fait, le Vatican ne bénéficie d’aucun statut d’extraterritorialité au regard de la loi italienne : les tribunaux nationaux sont déclarés compétents pour les délits qui y sont commis, y compris dans la basilique Saint-Pierre, à qui la jurisprudence refuse tout droit d’asile. Le 15 mai, Pie IX refuse la loi des Garanties par l’encyclique Ubi nos et se considère comme « prisonnier au Vatican ». C’est l’abandon par la France de son pacte avec la papauté qui a rendu cette situation possible. La Question romaine n’est définitivement réglée que par les accords du Latran (1929).

  • le 13 mai 1917 : première apparition de Notre Dame à Fatima.

A sa première manifestation, la Vierge Marie apparaît aux 3 petits bergers, Francisco Marto, 9 ans, sa sœur Jacinta, 6 ans et leur cousine Lucia, 10 ans, toute vêtue de blanc. Au cours de cette apparition, Notre-Dame demande trois choses :

Premièrement : de se rendre en ce lieu lors des six prochains 13 du mois, à cette même heure. Ce qu’ils feront.

Deuxièmement : de réciter le chapelet chaque jour, chose qui représentait un intérêt tout particulier pour le salut de Francisco. Les 3 bergers exécuteront fidèlement cette demande, et ce, dès le jour même de l’apparition.

Troisièmement : de s’offrir comme victimes à travers des actes de réparation et des supplications pour la conversion des pécheurs. Le «Oui, nous le voulons.» prononcé par Lucie sera fidèlement mis en pratique par les trois enfants ; cela ira des moqueries, punitions, persécutions, à l’emprisonnement dans la maison d’arrêt pendant trois jours.

Cf. les chroniques du 13 février, du 13 juin, du 19 août, du 13 septembre, du 13 octobre.

Jacinta, Francisco, Lucia

  • le 13 mai 1958 : Alger se soulève…

Pierre Pflimlin devient président du Conseil en France. Son gouvernement est favorable à l’ouverture de négociations avec le Front de libération nationale (FLN), Le général Jacques Massu constitue un comité de salut public à Alger pour maintenir l’Algérie française. L’insurrection a raison de la IVème République et De Gaulle instaure rapidement la Ve République.

  • le 13 mai 1981 : Jean Paul II est victime d’un attentat.

Des coups de feu sont tirés contre le pape Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre à Rome, devant une foule de 20 000 fidèles. Jean-Paul II attribue sa miraculeuse survie à l’intervention de la Vierge de Fatima et ne renonce pas aux déplacements et à l’action diplomatique et ira même pardonner à Mehmet ALI Agça dans sa prison.

Trois coups de feu atteignent le pape Jean-Paul II sur la place Saint-Pierre à Rome.

  • le 13 mai 2000: béatification de François et Jacinthe Marto.

François et Jacinthe Marto, atteints de la grippe espagnole, meurent très tôt, respectivement en 1919 et 1920. Ils ont été déclarés vénérables par le Pape Jean-Paul II le 13 mai 1989 et béatifiés le 13 mai 2000 au cours d’un voyage du pape à Fatima. Il annonce que le 3ème secret concernait entre autres cet attentat.

Jean Paul II à Fatima en 2000

  • le 13 mai 2005 : ouverture du procès en béatification de Jean-Paul II par le pape Benoît XVI.
  • le 13 mai 2017 : Centenaire de la première apparition de Notre Dame à Fatima et canonisation de François et Jacinthe Marto par le pape François 1er.

Voici la recommandation de Jacinthe à sa cousine Lucie avant de partir à Lisbonne le 21 janvier 1920 :

« Il ne me reste plus beaucoup de temps avant d’aller au ciel. Toi, tu resteras ici, afin de dire que Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur immaculé de Marie. Le moment venu de le dire, ne te cache pas ! Dis à tout le monde que Dieu nous accorde ses grâces par le moyen du Cœur Immaculé de Marie ; que c’est à Elle qu’il faut les demander ; que le Cœur de Jésus veut que l’on vénère avec Lui le Cœur Immaculé de Marie ; que l’on demande la paix au Cœur Immaculé de Marie, car c’est à Elle que Dieu l’a confiée. »

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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