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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 12 mars…

« Pour comprendre l'Histoire, comme pour comprendre un paysage, il faut choisir le point de vue; et il n'en est de meilleur que le sommet. » (Paul Claudel)

« Chaque Nation, comme chaque individu, a reçu une mission qu'elle doit accomplir. Celle de la France est d'exécuter la Geste de Dieu, "Gesta Dei per Francos". » (Joseph de Maistre)

Enfin Otto de Habsbourg-Lorraine affirme pour toute personne :

« Celui qui ne sait pas d'où il vient ne peut savoir où il va car il ne sait pas où il est. En ce sens, le passé est la rampe de lancement vers l'avenir ».

Alors rappelons-nous :

  • le 12 mars 417 : le pape Innocent 1er meurt.

Le pontificat de saint Innocent a été surtout un affermissement de la juridiction romaine en Occident comme le montrent les 36 lettres qu’il a écrites.

  • le 12 mars 604 : décès du pape Grégoire 1er le Grand.

GregLe peuple de Rome pleure la mort du pape Grégoire Ier le Grand, monté sur le trône de saint Pierre en 590, alors que la peste ravage Rome. Docteur de l'Église, son influence durant le Moyen Âge est considérable.

Très cultivé, Grégoire Ier le Grand sait le grec, le droit et l'art d'administrer, ayant reçu la charge de préfet de la ville de Rome, il l’exerce pendant deux ans puis, vers 575, à 35 ans, il abandonne honneurs et richesses pour entrer dans un monastère qu'il a fondé quelques années auparavant. Il ne veut plus que prier et obéir. Grégoire, le 3 septembre 590, « est élu pape par l'acclamation unanime du clergé et du peuple». Il essaie de se dérober, faisant même appel à l'empereur, mais c'est en vain. Cet épisode est raconté dans la Légende dorée, de Jacques de Voragine, écrit vers 1250.

En cette période troublée par les invasions et les épidémies comme la peste, quand Grégoire le Grand monte sur le trône de Saint Pierre, il compare l’Eglise à un navire battu par la tempête et sur le point de sombrer. Il se dévoue auprès des pestiférés et des misérables. En même temps, il réorganise l'Eglise romaine, défendant les prérogatives du siège de Pierre. Il fixe la liturgie, réforme la discipline ecclésiastique, propage l'ordre bénédictin, envoie des missionnaires en Angleterre, après une solide préparation sur les mœurs locales.

  • le 12 mars 1088 : élection pape Urbain II.

Eudes de Châtillon, né à Châtillon-sur-Marne en 1042, et mort à Rome le 29 juillet 1099, est élu 157e pape sous le nom d'Urbain II. Il succède à Victor Son premier acte est d'affirmer solennellement sa fidélité à l'œuvre de Grégoire VII.

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Pierre Ier, roi d'Arragon (1094-1104), offre son royaume, par le biais d’un de ses légats, à Urbain II, comme obole de S.Pierre

  • le 12 mars 1144 : élection du pape Lucius II.

LuciuGherardo Caccianemici dal Orso est né à Bologne. Après avoir été cardinal de Sainte-Croix de Jérusalem, il devient pape le 12 mars 1144 et meurt le 15 février 1145.

Sommé par les partisans d'Arnaud de Brescia de renoncer à toute souveraineté temporelle, il réclame l'appui de l'empereur Conrad III et marche lui-même contre Rome avec quelques troupes ; mais est blessé à mort en montant à l'assaut du Capitole.

  •  le 12 mars 1147 : le Roi Louis VII quitte Paris pour Metz, afin de lancer une nouvelle croisade, en confiant la régence à l'abbé Suger.
  • le 12 mars 1178 : le pape Alexandre III revient à Rome.

Son conflit avec l’empereur Barberousse s’achève suite à aux négociations entamées après la victoire papale de Legnano. Elles s’achèvent sur la paix de Constance, l’empereur reconnaît ensuite le pape Alexandre III par le traité de Venise.

  • le 12 mars 1268 : Eudes Rigaud, archevêque de Rouen, prêche la Croisade aux halles de la Vieille Tour.
  • le 12 mars 1302 : Nogaret prononce un discours contre le pape Boniface VIII devant le Conseil Royal au Louvre.

Lors d'une assemblée solennelle tenue au Louvre en présence de Philippe le Bel, Guillaume de Nogaret prononça un discours au cours duquel il lançe des accusations d'hérésie contre Boniface VIII et réclama la convocation d'un concile général pour examiner son cas.

  • le 12 mars 1376 : prorogation de la trêve de Bruges

La trêve de Bruges, signée le 27 juin 1375 pour un an est prorogée jusqu'au 24 juin 1377. Quelques mois plus tard, de nouvelles négociations ont lieu entre les conseillers des rois de France et d'Angleterre. Toutefois, le refus d'Édouard III, puis son décès le 21 juin 1377 mènent à la reprise des hostilités.

  • le 12 mars 1613 : naissance d'André Le Nôtre.

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André Le Nôtre est jardinier du roi Louis XIV de 1645 à 1700 ? Il reçoit pour tâche de concevoir l'aménagement du parc du palais de Versailles, mais aussi celui de Vaux-le-Vicomte et Chantilly.

  • le 12 mars 1618 : Louis XIII donne accord au projet de Champlain de colonie en Nouvelle-France.

Les associés sont priés d'assister Champlain dans l'exécution de son mandat de lieutenant du vice-roi.

  • le 12 mars 1622 : Ignace de Loyola et François Xavier sont canonisés par le pape Grégoire XV.
  • le 12 mars 1776 : Louis XVI lance un lit de justice pour imposer aux parlementaires d'enregistrer les réformes de Turgot.
  • le 12 mars 1799 : l'Autriche déclare la guerre à la France.
  • le 12 mars 1807 : Napoléon ordonne à Talleyrand, resté à Varsovie, de prendre en main le ravitaillement de l'armée.

"Battre les Russes, si j'ai du pain, c'est un enfantillage. L'importance de ce dont je vous charge là est plus grande que toutes les négociations diplomatiques".

  • le 12 mars 1818 : loi Gouvion Saint-Cyr.

La conscription ayant été abolie par la Charte de 1814, mais Louis XVIII souhaitant voir la France se doter d’une puissante armée capable de garantir au pays sa place dans l’Europe du Traité de Vienne, la loi de réforme militaire est promulguée le 12 mars 1818 et marque un retour aux méthodes révolutionnaires :

-      Les conscrits sont en fait recrutés par tirage au sort tandis qu’il est possible d’acheter un « remplaçant » pour les fortunés qui ne souhaitent pas faire leur service, selon les principes de la Loi Jourdan de 1798. Ceux qui ont tiré le « bon numéro », les fils de veuve, les frères de soldats et les aînés orphelins en sont exemptés.

-      Fin des privilèges de la noblesse concernant le recrutement et la promotion au sein de l’armée permanente. Les officiers doivent passer par les Écoles Militaires pour leur formation.

-      L’armée d’active est portée à 240 000 hommes par un contingent annuel de 40 000 hommes recrutés sur volontariat, puis sur tirage au sort.

-      A l’issue du service, les soldats sont décrétés disponibles pour l’Armée de Réserve.

  • le 12 mars 1854 : alliance franco-anglaise avec la Turquie.

En 1853, le tsar Nicolas Ier, exige le droit de protection de tous les chrétiens orthodoxes de l'Empire ottoman, ce qui équivaut pratiquement à lui livrer les Balkans, à l'exception de la Roumélie et d'Andrinople, où les Turcs sont majoritaires. La signature d'un traité d'alliance entre la France, l'Angleterre, la Turquie et l'envoi d'un ultimatum commun à la Russie précipitent l'Europe dans une guerre qui durera jusqu'au 30 mars.

  • le 12 mars 1867 : Napoléon III retire son soutien à l'empereur Maximilien du Mexique.

Ce dernier sera fait prisonnier et fusillé.

  • le 12 mars 1918 : Paris est bombardé par des avions allemands.
  • le 12 mars 1930 : Ghandi déclenche la marche du sel.

Gandhi entame une campagne de désobéissance civile contre le pouvoir britannique d'Inde qui impose une taxe sur le sel. Cette marche est une des actions symboliques de Gandhi pour arracher aux Anglais l'indépendance de l'Inde. 350 KM et 24 jours après son départ Gandhi atteind la mer où symboliquement il viole le monopole de l'Etat colonial en ramassant une poignée de sel. Il est arrêté sur l'ordre du vice-roi le 5 mai. 60 000 personnes sont mises en prison, mais le pouvoir cèdera et l’Inde deviendra indépendante.

  • le 12 mars 1938 : début de l'Anchluss.

L'Autriche, nouveau pion sur l'échiquier nazi, devient la marche de l'Est du Reich, "l'Ostmark". Ce rapprochement entre les deux pays était interdit par les traités de Versailles et de Saint-Germain, pourtant les démocraties occidentales ne réagissent pas.

  • le 12 mars 1945 : la 2ème DB se regroupe dans la région de Châteauroux.

Elle se remet en condition après la dure campagne d’Alsace et avant de franchir le Rhin pour s’empare du Nid d'Aigle d’Hitler à Berchtesgaden.

  • le 12 mars 1956 : le Parlement français accorde à Guy Mollet les pouvoirs spéciaux en Algérie.
  • le 12 mars 2000 : Jean-Paul II demande pardon pour tous les péchés commis par les catholiques au cours des siècles.
  • le 12 mars 2009 : le pape Benoît XVI, dans une lettre aux évêques explique la levée de l'excommunication des évêques de la Fraternité Saint Pie X.

Les principes non-négociables n’ont jamais été si attaqués. Aidez le Salon beige à contre-attaquer et à promouvoir la culture de vie !

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2 commentaires

  1. Pélage II meurt de la peste le 7 février 590.
    Grégoire « est élu pape par l’acclamation unanime du clergé et du peuple » dès la mort de son prédécesseur. Il essaie de se dérober, faisant même appel à l’empereur, mais c’est en vain. Il est consacré évêque à Saint-Pierre, le 3 septembre 590.
    Il y eut donc un délai de près de sept mois entre l’élection de Grégoire VII et son ordination épiscopale. Il a gouverné l’Église en tant que protodiacre.

  2. ” Il fixe la liturgie”: notamment le chant qui a ensuite été appelé “grégorien” .
    Voici ce qu’en dit Dom Hervé Courau, Père Abbé de ND de Triors ( Drôme) :
    « Le chant grégorien fait référence à l’histoire, puisqu’il inscrit dans son nom une référence à un pape qui vécut à la frontière entre les VIe et VIIe siècles. Saint Grégoire, dit (y compris chez les Orientaux) le Grand, exerça de 590 à 604 : les quelques années de son pontificat furent extrêmement fécondes à divers points de vue, spécialement pour tout ce qui concerne la liturgie……………………………………………
    ………………..Cette forme musicale renvoie à un répertoire contenu dans un recueil nommé à partir du VIIe siècle Antiphonaire grégorien. Mais les premiers manuscrits comportant des signes musicaux ne datent, eux, que du IXe siècle – donc, près de trois siècles après le pape Grégoire le Grand. Aussi les paléographes ont-ils tendance à définir le grégorien (en tant que répertoire bien caractérisé, j’entends) plutôt comme le produit de la fusion, vers cette époque, d’un vieux chant dit romain et du chant dit gallican, pratiqué en Gaule, plus précisément dans le nord-est de la France actuelle. On s’éloigne donc de la personne de Grégoire, et d’un art contemporain des Mérovingiens pour les temps carolingiens. La parenté avec le saint pape semble disparaître ; cependant la réalité historique est plus complexe qu’il n’apparaît dans ce jugement un peu succinct.
    Il en va un peu du grégorien comme du Code Napoléon. Celui-ci date de l’empereur qui donna son nom au premier code civil. Puis, sur ce canevas, sur cette logique juridique, est venue s’amasser la masse des documents qui ont été intégrés peu à peu à l’ouvrage sans lui ôter son nom d’origine. De même, on doit à saint Grégoire une activité musicale, une organisation liturgique à laquelle se sont intégrées celles, intenses, des siècles suivants, surtout en certains lieux et à certains moments ; mais elles se sont volontiers placées dans le rang de l’organisation grégorienne et sous son étiquette.
    Ces précisions étant données, aujourd’hui l’appellation chant grégorien est un peu comme une appellation contrôlée. En bénéficie un répertoire de chants liturgiques en latin formant un tout cohérent et qualifié de « chant propre de la liturgie romaine » : cette dernière expression est ancienne, mais a été plus particulièrement utilisée tout au long du XXe siècle, depuis saint Pie X en 1903 jusqu’au concile Vatican II inclus. La nouvelle édition du missel réformé par ce concile (2001) le redit encore dans sa préface officielle.
    Pour synthétiser, je dirai donc que le grégorien est le chant propre de la liturgie latine, depuis les siècles passés jusqu’à maintenant, marqué par saint Grégoire d’une façon décisive – le qualificatif de « grégorien » étant un acte de reconnaissance pour le rôle que ce pape a joué dans la mise en forme de la prière chantée officielle de l’Église latine.”

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