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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 11 octobre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 11 octobre 1303 : le pape Boniface VIII meurt à Rome.

Voir les chroniques du 7 septembre sur l'attentat d'Anagni et du 24 décembre sur son élection

  • le 11 octobre 1443 : création du parlement de Toulouse.

Charles VII signe à Saumur l'édit royal créant un parlement à Toulouse, premier parlement créé en province ; le premier président est Aymard de Bletterens.

Le Roi cède aux demandes des Etats du Languedoc, lesquels demandaient l'ouverture d'une cour de justice à même de statuer au nom du Roi, malgré l'éloignement de la capitale parisienne, et tenant compte des usages spécifiques du droit méridional. Premier parlement créé en province, étendant ses attributions du Rhône aux côtes atlantiques, et du massif central jusqu'aux Pyrénées, le parlement de Toulouse prend officiellement ses fonctions le 4 juin 1444, au château Narbonnais.

  • le 11 octobre 1461 : le duc Jean II d'Alençon est réhabilité par lettres patentes de Louis XI et reprend possession de ses terres.
  • le 11 octobre 1670 : mort de Louis Le Vau, architecte français.

Né en 1612, Louis Le Vau vient d'une famille modeste qui ne peut lui offrir une formation d'architecte. Il se forme donc sur les chantiers de Michel Villedo et en lisant de nombreux traités d'architecture. Par son talent, il est distingué et devient, en 1654, l'un des architectes de Louis XIV. Il construit les pavillons du château de Vincennes, travaille sur le bâtiment des Tuileries et Nicolas Fouquet le charge de la construction du château de Vaux-le-Vicomte.

  • le 11 octobre 11 octobre 1684 : apparition de ND du Laus.

Les apparitions de Marie au Laus, eurent lieu de 1684 à 1709 ; à leur sujet écrit Mr Peythieu dans Collection des Manuscrits de ND du Laus (volume II page 479) :

« Il faut remarquer que dans tous les temps où la Famille Royale a été en danger, et surtout la Personne du Roi, la Mère très pure de Dieu a ordonné de prier et de faire prier pour leur prospérité, dans l temps qu'Elle apparaissait à Benoîte. »

Le 11 octobre 1681, Marie apparaît à Benoite Rencurel. « Elle lui dit surtout de prier pour le Roi» : le 24 décembre suivant, Elle lui ordonne «de faire beaucoup de prières pour la prospérité de notre bon Roi ; car s'il venait à manquer la France serait perdue. »

Cité par le Marquis de la Franquerie dans « La Vierge Marie dans l'histoire de France » (Editions Résiac, pages 170 et 171)

  • le 11 octobre 1646 : Louis II de Bourbon, duc d'Enghien, reçoit la reddition de Dunkerque.

Huile sur toile de Jean Tassel, Musée de l'Armée aux Invalides, Paris

En ce début de la guerre de 30 ans, le 11 octobre 1646, la place de Dunkerque assiégée par Louis II de Bourbon, duc d'Enghien et cousin de Louis XIV tombe. Louis II de Bourbon devient la même année prince de Condé, à la mort de son père. En 1643, il a déjà vaincu les Espagnols à Rocroi, son prestige, en France, est immense. Perdue en 1559, lors du traité de Cateau-Cambrésis mettant fin aux guerres d'Italie, la place de Dunkerque, retourne à la France. Cela a un grand retentissement dans tout le royaume.

  • le 11 octobre 1698 : Traité de La Haye.

Le Traité de La Haye a été signé le 11 octobre 1698. C'est un accord conclu entre la France, l'Angleterre et les Provinces-Unies. Il détermine le partage de la succession d'Espagne entre ces trois pays. Il fait suite à la Guerre de Succession d'Espagne qui a durée quatorze ans.

  • le 11 octobre 1746 : bataille de Rocourt.

Les armées françaises du maréchal de Saxe affrontent les Austro-Hollando-Anglo-Hanovriens de Charles-Alexandre de Lorraine, Charles-Auguste de Waldeck et John Ligonier pendant la guerre de Succession d'Autriche. Les alliés (Angleterre, Autriche, Hollande) tentent sans succès de chasser les Français de la région de Liège. Cette victoire permet alors à Louis XV de maintenir une influence sur la région de Liège.

  • le 11 octobre 1797 : naissance officielle du parachute.

Le français Jacques Garnerin brevette sa nouvelle invention : le parachute. Il effectue son premier saut en 1797 au dessus du parc Monceau à Paris, en sautant du haut d'une montgolfière à plus de 915m de hauteur. Mais le nom "parachute" ne vient pas de lui : il avait été créé par le physicien français Sébastien Lenormand qui avait sauté du premier étage d'une maison avec un parasol dans chaque main.

  • le 11 octobre 1811 : un décret de Napoléon supprime la Société de Saint-Sulpice, avec interdiction aux évêques de les employer.

Cette congrégation, fondée en 1645 à Paris par Jean-Jacques Olier de Verneuil a pour vocation la formation des prêtres. Les sulpiciens sont à l'origine des premiers séminaires. En bon héritier de la révolution, Napoléon n'en veut pas !

  • le 11 octobre 1830 : la loi sur les sacrilèges de 1825 est abrogée.
  • le 11 octobre 1885 : naissance de François Mauriac.

François Mauriac est un écrivain, journaliste français, Son premier volume de poèmes, Les Mains jointes. En 1933, il est élu à l'Académie française. Il écrit plusieurs pièces jouées par la Comédie-Française. Il est aussi journaliste pour Le Figaro. En 1952, il remporte le prix Nobel de littérature.

 

  • le 11 octobre 1962 : ouverture à Rome du concile Vatican II.

Le pape Jean XXIII inaugure la première session du Concile Vatican II dans la basilique Saint-Pierre-de-Rome. Le Concile s'achève en décembre 1965, sous le pontificat de Paul VI.

Les Pères réunis en assemblée conciliaire.

  • le 11 octobre 1972 : le procès de Bobigny s'achève.

Jugée pour avortement, Marie-Claire Chevalier est relaxée, au terme de plusieurs semaines de procès. L'année précédente, la pétition du "manifeste des 343" a été publiée pour lutter en faveur de l'avortement et de la contraception gratuite. Tout comme l'affaire Roe aux Etats-Unis une sordide affaire de viol est montée en épingle pour faire accepter par l'opinion un changement de la loi.

  • le 11 octobre 1995 : le parquet de Paris classe l'affaire du logement d'Alain Juppé à la condition expresse que celui-ci déménage avant la fin de l'année.

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5 commentaires

  1. Auriez-vous la gentillesse de légender le tableau de la reddition du Duc d’Enghien? c’est de qui? Merci!

  2. pour la naissance du parachute la date officielle est 11 octobre 1802 et non le 22 octobre 1797 qui est le 1er vol (c’est arrivé un 11 octobre en effet !) :
    Le 12 octobre 1799, son élève et future épouse, Jeanne Geneviève Labrosse, est la première femme à sauter en parachute. Le 11 octobre 1802, elle dépose au nom de son mari un brevet sur l’« appareil dit parachute, destiné à ralentir la chute de la nacelle d’un ballon après l’explosion de celui-ci. Ses organes essentiels sont une calotte d’étoffe supportant la nacelle et un cercle de bois qui se trouve en dessous et à l’extérieur du parachute et servant à le tenir un peu ouvert lors de l’ascension : il doit faciliter son développement au moment de la séparation avec le ballon, en y maintenant une colonne d’air. »
    wikipedia

  3. Vous avez oublié de rappeler que François Mauriac était un « chrétien de gauche » et qu’à ce titre a milité contre les intérêts de la France, pour l’indépendance de l’Algérie et pour le FLN.
    Il a participé avec Sartre au « Comité d’action des intellectuels contre la poursuite de la guerre en Algérie » mis sur pied en novembre 1955.
    Pour bon nombre d’Européens d’Algérie, il ne mérite pas l’intérêt qu’on lui porte.

  4. Si Napoléon fait fermer les instituts sulpiciens, ce n’est pas parce qu’il serait « bon fils de la Révolution ». C’est tout simplement que les sulpiciens, comme les quelques cisterciens-trappistes autorisés à rouvrir des maisons en France en 1808, ont clairement pris le parti du pape Pie VII contre l’Empereur.
    Rappel : sans Napoléon, pas de Concordat en 1801, et sans Concordat pas de restauration du catholicisme en France. Comme quoi les choses ne sont pas simplistes.

  5. Mauriac a d’ailleurs été parmi ceux qui ont participé à l’ostracisation par le langage des Français d’Algérie en utilisant à leur encontre le terme « pieds-noirs » dès juin 1960, dans le « Bloc-Notes » qu’il faisait paraître dans l’Express.
    Le mot, à connotation péjorative au départ, fera florès après l’exode des rapatriés d’Algérie en 1962 ; il sera repris par les médias et les politicards hostiles aux rapatriés au fur et à mesure de leur arrivée en France métropole. Cf. Defferre, maire de Marseille, « Que les « pieds noirs » aillent se réadapter ailleurs ».

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