C’est arrivé un 11 juillet…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 11 juillet : fête de saint Benoit, patron de l'Europe chrétienne.

La catéchèse papale du 9 avril 2008 est consacrée à la figure de saint Benoît de Nursie : "le père du monachisme occidental, dont la vie et les œuvres imprimèrent un mouvement fondamental à la civilisation et à la culture occidentale. La source principale pour approcher la vie de Benoît est le second livre des Dialogues de saint Grégoire le grand, qui présente le moine comme un astre brillant indiquant comment sortir "de la nuit ténébreuse de l'histoire", d'une crise des valeurs et des institutions découlant de la fin de l'empire romain. Son œuvre et la règle bénédictine ont exercé une influence fondamentale pendant des siècles dans le développement de la civilisation et de la culture en occident, bien au-delà de son pays et de son temps. Après la fin de l'unité politique il favorisa la naissance d'une nouvelle Europe, spirituelle et culturelle, unie par la foi chrétienne commune aux peuples du continent".

En 1964, Paul VI fait de Benoît le saint patron de l'Europe.

  • le 11 juillet 755 : Capitulaire de Ver, sur la taille des monnaies.

Pépin III réaffirme le monopole royal de la frappe de la monnaie en émettant un denier d'argent avec son monogramme. Pompidou a fait exactement l'inverse avec la Banque de France en 1973. La France depuis n'a plus de souveraineté monétaire.

  • le 11 juillet 1276 : élection du pape Adrien V.
  • le 11 juillet 1302 : bataille de Courtrai dite « bataille des Éperons d'or ».

En 1296, le comte Guy de Dampierre, comte de Flandre depuis le Roi Saint Louis, se fait confisquer les principales villes de Flandre par Philippe le Bel, qui ensuite nomme Jacques de Châtillon gouverneur. Une révolte fiscale éclate à Bruges et dans la nuit du 17 au 18 mai 1302, une centaine de soldats français sont égorgés dans leur sommeil, ce sont les « Matines de Bruges », voir la chronique du 18 mai. Toutes les villes se regroupent autour des révoltés ; les Français sont chassés.

Philippe le Bel rassemble son ost, qu'il confie à Robert d'Artois. Le 8 juillet les deux armées se font face. L'infanterie flamande a aménagé le terrain, très marécageux. La lourde cavalerie française, sans appui des arbalétriers, charge et s'embourbe. Les Flamands ne font pas de prisonniers ; des centaines de chevaliers sont égorgés. La déroute est totale et Guy de Dampierre revient à la tête de son comté. Deux ans plus tard, le 18 août 1304, le Roi prend sa revanche sur les Flamands à Mons en Pévèle.

Sur le champ de bataille abandonné par l'arrière-garde française, les Flamands ramassent par milliers les éperons d'or des chevaliers français. Plus de 4 000 de ces trophées sont suspendus aux voûtes de l'église Notre Dame de Courtrai. C'est ainsi que la bataille de Courtrai est devenue la bataille des Eperons d'or. Les "Eperons d'or" demeurent chez l'ennemi pendant quatre-vingts ans. Ils ne sont repris par l'armée française qu'en 1382, à la suite de la victoire de West Rozebeke et installés à Dijon. (Voir la chronique du 27 novembre).

  • le 11 juillet 1573 : l'édit de Boulogne met fin au siège de La Rochelle.

Au lendemain du siège de la Rochelle, protestants et catholiques concluent une paix avec l'édit de Boulogne. Celui-ci met fin à la quatrième guerre de Religion et permet aux protestants d'obtenir la liberté de culte dans trois villes, La Rochelle, Nîmes et Montauban.

  • le 11 juillet 1708 : bataille d'Audenarde.

Durant la guerre de Succession d'Espagne, la France affronte la Grande-Bretagne, les Provinces-Unies et le Saint-Empire romain germanique à la bataille d'Audenarde. Les troupes françaises sont vaincues, elles perdent 15 000 hommes, contre 3 000 du côté des alliés.

  • le 11 juillet 1789 : Louis XVI renvoie Necker.

Le baron de Necker, directeur général des finances, est limogé par le Roi de France, qui le juge trop libéral. Il est aussitôt remplacé par Breteuil. Le duc d'Orléans en profite pour fomenter des émeutes dans la capitale, où Necker est apprécié.

  • le 11 juillet 1857 : soumission de la Grande Kabylie.

En juillet, la campagne du Djurdjura en Kabylie et la reddition de Lalla Fathma N'Soummer, chef de la résistance kabyle mettent fin à la résistance kabyle.

  • le 11 juillet 1937 : la Basilique de Lisieux est inaugurée par le Cardinal Pacelli, futur Pie XII et légat du pape Pie XI.

  • le 11 juillet 1846 : naissance de Léon Bloy, écrivain français.
  • le 11 juillet 1975 : l'Assemblée nationale adopte un projet de loi qui autorise le divorce "par consentement mutuel".

Aujourd'hui les conséquences sont indéniables : hausse des divorces, de l'union libre, baisse des mariages, de la natalité, hausse de la délinquance et des suicides de jeunes…

Voir les chroniques du 17 janvier, 1 aout et 19 octobre.

  • le 11 juillet 2006 : la Cour de justice des Communautés européennes juge Edith Cresson coupable de favoritisme lorsqu'elle était commissaire européen dans les années 1990.

Mais la cour la dispense de sanction pécuniaire.

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