Bannière Salon Beige

Partager cet article

Histoire du christianisme

C’est arrivé un 10 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 10 mars : saints du jour français ou en France.
    • St Droctovée, abbé à Paris († v. 580)

    À Paris, vers 580, saint Droctovée, abbé, qui fut mis à la tête de la communauté de moines établie dans cette ville par son maître, saint Germain d'Auxerre.

    • St Attale (Attala), abbé dans le Piémont († 628)

    Au monastère de Bobbio en Italie, l'an 628, saint Attale, abbé. Partisan de la vie cénobitique, il alla d'abord au monastère de Lérins, puis se mit à Luxeuil sous la direction de saint Colomban, qu'il suivit à Bobbio et à qui il succéda.

     

 

 

  • Ste Marie-Eugénie de Jésus, vierge et Fondatrice des : « Religieuses de l'Assomption » († 1898)

Marie-Eugénie de Jésus, née Anne-Eugénie Milleret de Brou, naquit à Metz le 26 août 1817, elle partagea son enfance entre l'hôtel particulier des Milleret de Brou et la vaste propriété de Preisch, aux frontières du Luxembourg, de l'Allemagne et de la France.

Comblée, dans une famille non-croyante dont le père voltairien est un haut-fonctionnaire et la mère, excellente éducatrice, ne pratique que le formalisme religieux, elle connaîtra une véritable rencontre mystique avec Jésus Christ le jour de sa première communion, à Noël 1829.

Après 1830, son père, ruiné, doit vendre la propriété de Preisch, puis l'hôtel de Metz. Ses parents se séparent; elle va à Paris avec sa mère qui sera emportée brutalement par le choléra en 1832. Elle est recueillie dans une riche famille d'amis, à Châlons. L'adolescente de 17 ans connaît alors le désarroi et la solitude dans les mondanités qui l'entourent: « Je passai quelques années à me questionner sur la base et l'effet des croyances que je n'avais pas comprises… Mon ignorance de l'enseignement de l'Église était inconcevable et pourtant j'avais reçu les instructions communes du catéchisme » (Lettre à Lacordaire – 1841)

Son père la fait revenir à Paris. Durant le carême 1836, elle retrouve la lumière en entendant l'abbé Lacordaire prêcher à Notre-Dame. « Votre parole me donnait une foi que rien ne devait plus faire vaciller ». « Ma vocation date de Notre-Dame » dira-t-elle plus tard. Elle se passionne alors pour le renouveau du christianisme de Lamenais, de Montalembert et de ses amis.

Parmi eux, l'abbé Combalot dont elle entend les prédications à Saint-Sulpice en mars 1837. C'est à Saint-Eustache qu'elle le rencontre pour la première fois. Il rêvait de fonder une congrégation dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, pour former les jeunes filles des milieux dirigeants, non-croyants pour la plupart. Elle rêvait de réaliser une vocation religieuse mais elle hésite d'abord à le suivre, puis elle accepte.

Il l'envoie en formation chez les Visitandines de la Côte Saint-André (Isère) qui la marquent de l'esprit et de la spiritualité de saint François de Sales.

En octobre 1838, c'est la rencontre avec l'abbé d'Alzon qui fondera les Pères de l'Assomption en 1845. Cette grande amitié durera 40 ans. Elle a déjà, précises dans son esprit, les bases de sa pédagogie: elle récuse une éducation mondaine où l'instruction profane est au rabais; elle veut un christianisme authentique et non un vernis superficiel; elle entend donner aux jeunes filles une formation de tout l'être à la lumière du Christ.

En avril 1839, elles sont deux jeunes filles à se réunir dans ce but, dans un petit appartement, rue Férou, à Paris; en octobre, elles se retrouvent bientôt à quatre dans une maison de la rue de Vaugirard, étudiant la théologie, l'Écriture Sainte et les sciences profanes. Kate O'Neill, une irlandaise, est déjà là, elle qui prendra le nom religieux de Thérèse-Emmanuel; sa forte personnalité accompagnera Marie-Eugénie de Jésus de son amitié et de son aide durant toute sa vie. Les sœurs se séparent définitivement de l'abbé Combalot en mai 1841. Sa direction fantasque et son manque de mesure vis-à-vis de l'Archevêque de Paris risquaient de tout compromettre.

Mgr Affre leur offre l'appui de son Vicaire général, Mgr Gros. C'est une libération. Les sœurs reprennent leurs études et font leur profession religieuse le 14 août 1841.

Leur pauvreté est grande et la communauté ne se développe pas. Ce qui n'empêche pas sœur Marie-Eugénie, d'ouvrir une première école, au printemps 1842, impasse des Vignes. Puis elle s'installe à Chaillot, car la communauté grandit, toujours plus internationale. Elle se plaint parfois des prêtres et des laïcs trop repliés sur leur piété: « Leur cœur ne bat pour rien de large ».

Sa relation avec l'Abbé d'Alzon s'approfondit. Pétri des idées de Lamennais, fort de Jésus Christ, attaché à l'Église, il l'entraîne; elle le modère. Il est combatif; elle le nuance.

Les fondations se multiplient à travers le monde. Rome reconnaît la Congrégation des Religieuses de l'Assomptionen 1867. Les Constitutions seront définitivement approuvées le 11 avril 1888. La mort du P. d'Alzon, en 1880, est l'annonce du dépouillement qu'elle avait reconnu nécessaire en 1854: « Dieu veut que tout tombe autour de moi ». Sœur Thérèse-Emmanuel disparaît à son tour le 3 mai 1888, et sa solitude se creuse davantage. La croissance de la Congrégation est une lourde charge pour elle.

Entre 1854 et 1895, de nouvelles communautés naissent en France, puis des fondations en Angleterre, en Espagne, en Nouvelle-Calédonie, en Italie, en Amérique latine et aux Philippines. Elle enchaîne voyages, constructions, consultations, décisions…

Les religieuses seront des enseignantes s'adaptant aux besoins devant lesquels les place l'évolution de la vie et de l'Église, sans pour autant se départir des observances monastiques.

Quand elle découvre l'impuissance de la vieillesse, « un état où ne reste plus que l'amour », elle s'efface peu à peu. « Je n'ai plus qu'à être bonne ». Sa santé s'altère. Vaincue par la paralysie en 1897, elle n'aura plus que son regard pour le dire.

Le 10 mars 1898, elle rejoint le Christ ressuscité qui, sur terre, était son unique passion.

Marie Eugénie de Jésus a été élevé à la gloire des autels le 9 février 1975, à Rome, par le Bx  Paul VI (Giovanni Battista Montini, 1963-1978) et canonisée, place Saint-Pierre, par le Pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013), le 3 juin 2007

  • le 3 ou 10 mars 483 : mort du pape saint Simplice.
    • le 10 mars 1098 : Baudouin de Boulogne fonde le comté d'Édesse.

Ce comté est au nord du Royaume de Jérusalem. C'est la position la plus avancée tenue par les croisés. Son but est de protéger les lieux Saints.

  • le 10 mars 1465 : publication du « Manifeste », base de la Ligue du Bien Public.

Cette ligue est une révolte nobiliaire contre le Roi de France Louis XI. Le Roi qui restaure le pouvoir royal après les désordres de la guerre de 100 ans se heurte rapidement au soulèvement de la haute noblesse. C'est la défense des privilèges, de l'indépendance et des coutumes contre le gouvernement des Valois plus centralisateur, et affermi par Charles VII avec la victoire sur les Anglais.

Les révoltés affirment dans le Manifeste, vouloir remédier au « désordonné et piteux gouvernement masquant leurs intérêts féodaux ».

Charles le Téméraire, Duc de Bourgogne et Comte de Charolais

En plus de Charles le Téméraire, on trouve dans cette Ligue du Bien Public : François II de Bretagne, duc de Bretagne. Jean II de Bourbon Comte de Clermont, ancien favori de Charles VII et vainqueur de la bataille de Formigny (1450), mécontent de la politique du nouveau souverain, de grands féodaux de Province comme Louis de Luxembourg Comte de Saint-Pol, le Connétable Jean V d'Armagnac, Jacques d'Armagnac-Nemours Comte de la Marche et Charles II d'Albret, et enfin, de grands soldats de la Guerre de Cent-Ans comme Jean de Dunois bâtard d'Orléans, le compagnon de Sainte Jeanne d'Arc, ou encore André de Montmorency-Laval Comte de Lohéac vainqueur des Anglais à Castillon en 1453.

De son côté, le Roi de France peut compter sur le loyal et efficace soutien de Gaston IV de Grailly Comte de Foix et Béarn qui peut mobiliser, nombre considérable pour l'époque près de 30 000 hommes afin de défendre la Couronne et le Royaume.

Louis XI

Le Roi, après une bataille indécise à Montléry s'appuie sur Paris et la Normandie restés fidèles. Il restaure la paix et son autorité par trois traités successifs: le Traité de Conflans avec le Charles le Téméraire et Charles de France le 5 octobre 1465; le Traité de Saint-Maur avec les princes 29 octobre 1465  et le Traité de Caen avec le duc François II de Bretagne le 23 décembre 1465. Louis XI est le premier Roi de France à porter le titre de « Roi Très Chrétien », reçu du pape Paul II.

  • le 10 mars 1661 : Louis XIV convoque ses ministres et leur annonce sa volonté de reprendre les rênes du pouvoir.

"Jusqu'à présent j'ai bien voulu laisser gouverner mes affaires par feu M. le Cardinal (Mazarin), il est temps que je les gouverne moi-même."

Louis XIV en 1661 par Charles Le Brun.

  • le 10 mars 1791 : Pie VI critique la Constitution Civile du Clergé.

Le pape publie le bref "Quod aliquantum" qu'il adresse aux archevêques français.

Il y rejette la constitution civile du clergé et exhorte les prêtres au refus d'un serment inique. Par ailleurs, il se plaint de la situation dans ses Etats du Comtat Venaissin : « Nous avons eu la douleur de voir quelques membres de l'Assemblée Nationale allumer, répandre et entretenir dans Avignon le feu d'une révolte contre laquelle nous ne cesserons de réclamer et d'invoquer les droits du Saint-Siège ».

  • le 10 mars 1793 encore : création du Tribunal révolutionnaire en France.

Le Tribunal révolutionnaire est créé pour juger les crimes contre-révolutionnaires, sans appel ni recours : la défense et l'interrogatoire préalable des accusés sont supprimés, les jurés peuvent se contenter de preuves morales, le tribunal n'a le choix qu'entre l'acquittement ou la mort. Le tribunal dépend directement de l'accusateur public, Fouquier-Tinville, qui décide si les suspects doivent être traduits ou non en justice. Ses sentences seront souvent radicales. La loi qui le crée le nomme : «Tribunal criminel extraordinaire ».

Le but de cette cour de justice est selon les révolutionnaires de lutter contre "toute entreprise contre-révolutionnaire, tout attentat contre la liberté." (Sic)

Le tribunal révolutionnaire fonctionne à plein régime jusqu'au 31 mai 1795, date à laquelle il est définitivement supprimé.

  • le 10 mars 1804 : Bonaparte consulte Cambacérès, Lebrun, Régnier, Talleyrand, Fouché et Murat réunis en conseil à propos de l'affaire du duc d'Enghien. (Tous francs-maçons)

Il ordonne son enlèvement et celui de Dumouriez et en règle les détails avec Berthier, Ordener et Caulaincourt. Cet assassinat est le gage qu'il donne aux loges sur ses intentions. Peu de temps après il aura les mains libre pour se sacrer empereur et fonder une dynastie de remplacement…

  • le 10 mars 1814 : Napoléon Ier est contraint de battre en retraite à la bataille de Laon.

Peinture de Meissonnier : 1814, Campagne de France : Retraite après la bataille de Laon; Napoléon et son état-major derrière lui.

  • le 10 mars 1831 : le roi Louis-Philippe signe l'ordonnance créant la Légion étrangère, votée la veille.

Ce corps à recrutement étranger est destiné à servir hors du territoire français. Formée d'abord à partir du Régiment de Hohenlohe (allemand) et des Suisses, la Légion va d'abord intégrer des exclus, des mendiants, des immigrés et des criminels de droit commun, tout en ouvrant ses bureaux de recrutement à des ressortissants italiens, sardes, polonais, allemands, autrichiens, belges et bataves. Reformée, mieux équipée et disciplinée, la nouvelle Légion Étrangère va connaître son baptême du feu dans la conquête de l'Algérie.

  • le 10 mars 1885 : naissance de Pierre-Jules Boulanger, inventeur français de la 2CV Citroën.

La fiche technique donnée aux ingénieurs pour construire cette voiture tenait en une phrase.

« Construire une voiture qui permette à un paysan de traverser ses champs avec un panier d'œufs sans en casser un seul. »

  • le 10 mars 1893 : la Guinée et la Côte d'Ivoire deviennent colonies françaises.

     

  • le 10 mars 1898 : décès de Sainte Marie-Eugénie de Jésus, religieuse catholique française.

Sainte Marie-Eugénie de Jésus, née Anne-Eugénie Milleret de Brou (née à Metz le 26 août 1817 et morte à Paris le 10 mars 1898), est une religieuse catholique française, fondatrice de la congrégation apostolique des Religieuses de l'Assomption. Elle est béatifiée en 1975 par le Pape Paul VI, puis canonisée par le Pape Benoît XVI le 3 juin 2007. Elle est fêtée le 10 mars, jour de sa mort, c'est-à-dire de sa naissance au ciel, son « Dies natalis ».

  • le 10 mars 1906 : plus importante catastrophe minière en France à Courrières.

Des explosions dans les fosses de la Cie des mines de houille de Courrières, dans le Pas-de-Calais, font 1 200 morts.

  • le 10 mars 1911 : l'heure du méridien de Greenwich est adoptée dans tous les pays d'Europe.

La France s'aligne sur l'heure du méridien de Greenwich et abandonne le méridien de Paris. Pour les Français la nouvelle heure retarde de 9 minutes et 21 secondes sur l'ancienne.

  • le 10 mars 1934 : incendie de l'église Saint-Nicaise de Rouen.

Cette église connue à cet emplacement depuis le VIIe siècle, a été déjà reconstruite au XVIe siècle.

  • le 10 mars 1943 : bataille de Ksar Ghilane – campagne de Tunisie.

Depuis 1943, la Tunisie est devenue le champ de bataille sur lequel s'affrontent les forces alliées et les forces de l'Axe. La Seconde Guerre mondiale s'étend ainsi à l'Afrique du Nord. Les troupes françaises ont dissimulé des bataillons venus de Nouvelle-Zélande derrière la ligne Mareth, fortifications construites par les Français entre les villes de Mareth et Tataouine. La colonne Leclerc remporte la bataille de Ksar Ghilane contre les 15ème et 21ème divisions de Panzer et les stukas allemands, les empêchant ainsi de découvrir les troupes néo-zélandaises.

  • 10 mars 1944 : mort du lieutenant Tom Morel, héros des Glières.

La Milice et la Wehrmacht vont bientôt lancer une opération pour supprimer le maquis des Glières. Peu de temps avant lors d'un assaut contre le QG du GMR (groupe mobile de réserve de la police) à Entremont Tom Morel meurt au combat ; une promotion de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint Cyr, le choisira comme parrain de promotion.

  • le 10 mars 1946 : la France et la Grande-Bretagne commencent à évacuer le Liban.
  • le 10 mars 1948 : le Laos entre dans l'Union Française.
  • le 10 mars 1987 : le Vatican rappelle l'opposition de la hiérarchie catholique aux manipulations génétiques, en rejetant la procréation artificielle.

Selon l'Église catholique, tout ovule fécondé est déjà un être humain, et la fécondation in vitro entraîne la destruction de plusieurs embryons.

  • le 10 mars 1997 : malgré les menaces américaines, le Vatican annonce l'ouverture de relations diplomatiques avec la Libye où vivent environ 50 000 catholiques.
  • le 10 mars 2003 : le président Chirac annonce que la France s'opposera " quelles que soient les circonstances " à une nouvelle résolution américano-britannique sur l'Irak.

Partager cet article

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Cookies nécessaire au bon fonctionnement du site.
  • wordpress_logged_in
  • wordpress_sec
  • wordpress_test

Refuser tous les services
Accepter tous les services

Aidez le Salon beige à financer son développement informatique pour agir le plus efficacement possible contre les dérives de la loi prétendument bioéthique.

Aidez le Salon beige à préparer les prochains combats pour la loi de bioéthique