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Histoire du christianisme

C’est arrivé un 01 mai…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous:

  • le 01 mai : saints du jour français ou en France.
    • St Andeol, martyr au IIIe siècle

Dans le Vivarais, peut-être au IIIe siècle, saint Andéol, martyr.

  • St Joseph, travailleur (Ier s.)

La fête de saint Joseph, travailleur, a été fixée au 1er mai par le pape Pie XII en 1955. Le monde du travail prend une conscience grandissante de son importance et c'est le rôle de l'Église de lui enseigner toute sa dignité ; la figure de saint Joseph y contribue merveilleusement. Cette fête de saint Joseph est une triple fête patronale : fête de l'Église, fête de la famille et du foyer, fête du travail.

La présence de Jésus dans l'atelier de Nazareth enseigna à saint Joseph le prix des heures pénibles. Le dur labeur, accepté comme une réparation pour le mépris de l'homme des lois de Dieu, a acquis grâce au Christ, une valeur rédemptrice. Artisan avec Dieu créateur, frère de travail de Jésus-Ouvrier, associé au rachat du monde, saint Joseph n'attirera jamais trop les regards et la prière de notre siècle.

C'est pourquoi l'Église, s'inspirant de la Tradition qui baptisa autrefois quantité de fêtes païennes pour les doter d'un contenu chrétien tout nouveau, plaça la fête civile du travail sous le puissant patronage de saint Joseph. Ouvrier toute sa vie, qui mieux que lui rendit grâces à Dieu le Père en son labeur de chaque jour ? C'est ce modeste artisan que Dieu choisit pour veiller sur l'enfance du Verbe incarné venu sauver le monde par l'humilité de la croix.

« N'est-il pas le fils du charpentier ? » disait-on du Sauveur. Joseph, connu à Nazareth comme l'époux de Marie et le père de Jésus, homme juste, sans autres ressources que son métier, Joseph, ce fugitif de la grandeur, nous apparaît comme le modèle achevé de l'ouvrier selon le cœur de Dieu.

Diligence, application, constance, sérénité, abnégation de soi, telles furent les vertus du saint charpentier de Nazareth. Par ses paroles et par ses exemples, Joseph nous enseigne l'humilité, la pauvreté, la mortification du corps et le travail. Quand nous avons, comme dit l'Apôtre, la nourriture et le vêtement, contentons-nous-en ; tenons-nous-en au nécessaire, sans aspirer au superflu. Apprenons du saint charpentier de Nazareth à envisager le travail, non comme un esclavage, mais comme un privilège de grandeur et de noblesse, car le travail expie le péché et sanctifie l'homme.

Rappelons-nous aussi que c'est l'effort et non le succès qui garantit le mérite et la récompense. Sur la terre, le travail est la suprême fonction de l'homme et toute sa vie dépend de la manière dont il sait l'accomplir. Comme saint Joseph, imprégnons notre travail de foi, d'espérance et de charité afin d'obtenir cette transfiguration divine des besognes ordinaires. Cet esprit surnaturel nous évitera le mécontentement et la mauvaise humeur. À l'exemple du saint Patriarche, que la prière se joigne à notre travail afin que notre travail devienne une prière.

Prière de saint Pie X au glorieux saint Joseph modèle des travailleurs :

Glorieux saint Joseph, modèle de tous ceux qui sont voués au travail, obtenez-moi la grâce de travailler en esprit de pénitence pour l'expiation de mes nombreux péchés ; de travailler en conscience, mettant le culte du devoir au-dessus de mes inclinations ; de travailler avec reconnaissance et joie, regardant comme un honneur d'employer et de développer par le travail les dons reçus de Dieu ; de travailler avec ordre, paix, modération et patience, sans jamais reculer devant la lassitude et les difficultés ; de travailler surtout avec pureté d'intention et avec détachement de moi-même ayant sans cesse devant les yeux la mort et le compte que je devrai rendre du temps perdu, des talents inutilisés, du bien omis et des vaines complaisances dans le succès, si funestes à l'œuvre de Dieu. Tout pour Jésus, tout pour Marie, tout à votre imitation, patriarche saint Joseph ! Telle sera ma devise à la vie à la mort. Amen

  • St Amateur (ou Amatre), évêque à Auxerre († 418)

À Auxerre, en 418, saint Amatre, évêque, qui s'appliqua à extirper dans sa cité les restes du paganisme et y établit le culte des saints martyrs.

  • St Orens, évêque d'Auch († v. 440) Patron de Barbachen et d'Ugnouas

D'origine espagnole, Orens naît à la fin du IVème siècle dans un milieu aisé. Il quitta tout pour s'établir en ermite au-dessus de Villelongue dans la vallée du Lavedan.

Sa réputation de sainteté sera telle, qu'une délégation du diocèse d'Auch viendra le chercher pour remplacer Ursinien au siège épiscopal d'Auch. Dans un premier temps, il refusa puis après avoir prié le Saint Esprit, accepta finalement (le miracle du bâton qu'il tenait en main se couvrant de fleurs est resté célèbre).

Il quitta donc le Lavedan et se mit à l'œuvre pour éclairer la foi du peuple qui lui était désormais confié. Il fut nommé évêque d'Auch vers 410. Tout au long de son épiscopat, il s'attachera à combattre les rites idolâtriques rendus aux fausses divinités. Jouissant d'une large autorité politique, l'histoire retiendra son rôle de médiateur dans la prise de Toulouse par les armées romaines et l'attention portée aux pauvres de son temps. Il fut enterré à Auch.

Son culte, dans le Lavedan, est associé à celui de sa mère, sainte Patience. Il est fêté le 1er mai.

  • St Brieuc, évêque et abbé en Bretagne († VIe s.)

En Bretagne, au VIe siècle, saint Brieuc, évêque et abbé, qui vint du pays de Galles sur la côte d'Armorique et y établit un monastère, qui devint par la suite un siège épiscopal.

  • St Sigismond, roi de Burgogne et martyr († 524)

À Agaune en Suisse, la mise au tombeau de saint Sigismond, roi de Bourgogne, qui se convertit de l'hérésie arienne à la foi catholique, établit en ce lieu devant les tombes des martyrs un chœur de religieux tenus de chanter l'office sans interruption, lava un crime abominable dans la pénitence, les larmes et les jeûnes, et trouva la mort à Coulmiers dans l'Orléanais, jeté dans un puits par ses ennemis.

  • St Marcoul ou Marcouf, ermite puis moine et abbé († 558)

Marculphe ou Marcouf, est né à Bayeux de parents nobles et riches. Prêtre à trente ans, il évangélise le Cotentin, insistant sur la nécessité de croire et « d'adorer en esprit et en vérité ». Il exhorte avec force au mépris des richesses et des faux honneurs. Il part évangéliser aussi la Bretagne pour y établir la vraie foi et fonder des monastères. Plein de douceur, il guérit aveugles, sourds, muets, boiteux, paralytiques. Un ange en songe lui demande d'aller voir le Roi Childebert pour obtenir la concession de Nanteuil, actuel Saint Marcouf, afin d'y installer un monastère où l'on prierait pour le Roi, la nation des Francs et la Sainte Eglise.

Marcouf, pour remercier le Roi du don de la terre de Nanteuil, entreprend les pénitences les plus austères afin d'obtenir de Dieu la grâce, pour les Rois de France, de guérir les écrouelles.

Après leur sacre, les Rois viennent ainsi à Corbeny prier devant les reliques de Saint Marcouf, déposées en ce lieu après les invasions normandes. Ils entendent une messe, commencent une neuvaine, passent devant les malades, les bénissant du signe de la croix en disant : « le Roi te touche, Dieu te guérit. » Jeanne d'Arc y accompagne Charles VII. Cet usage est maintenu jusqu'à Charles X. Pour le sacre de Louis XV, Louis XVI, Charles X, les reliques du saint sont portées à Reims et placées à côté de l'Evangile. « Le privilège des Rois de France de guérir les écrouelles est une grâces donnée gratuitement » affirme Benoît XIV.

« Autant la France a eu des monarques sacrés, autant saint Marcouf a vu des couronnes prosternées à ses pieds pour y honorer le glorieux protecteur de leur sceptre. »Dom Oudard Bourgeois, prieur de Corbeny, au XIIème siècle

Il meurt à Nanteuil, le 1er mai 558, assisté de saint Lô. Après sa mort, les miracles sont nombreux et durent jusqu'à nos jours.

  • St Arey (ou Arige), évêque de Gap († après 604)

A Gap, après 604, saint Arey ou Arige, évêque, célèbre par sa patience dans l'adversité, son zèle contre les simoniaques et sa charité envers les moines romains envoyés en Angleterre.

  • St Théodard, évêque de Narbonne († 893)

Au monastère de Montauriol au pays de Montauban, en 893, le trépas de saint Théodard, évêque de Narbonne, qui restaura sa cathédrale et se fit remarquer par son zèle pour la discipline. Atteint de fièvre, il se retira chez les moines de sa ville natale, où il mourut.

  • Bse Pétronille, Ière abbesse à Moncel († 1355)

Pernelle, de la famille comtale de Troyes, se consacra très jeune au Seigneur dans le monastère des filles de sainte Claire à Provins. Modèle de fidélité à la Règle, elle fut choisie, en 1336, avec trois de ses compagnes pour aller fonder l'abbaye du Moncel, en compagnie de huit religieuses de Longchamp et de Lourcine.

Élue abbesse du nouveau monastère, Pernelle le gouverne pendant huit ans avec sagesse et générosité. Elle se démet ensuite de ses fonctions, pour se préparer plus librement et plus intimement à la rencontre du Seigneur. Elle meurt le premier mai 1355, laissant le renom d'une vie d'humilité et de ferveur.

  • St Augustin Schoeffler, prêtre m.e.p. et martyr († 1851)

(*Mittelbonn, France, 22 novembre 1822 – † Sơn-Tây, Viêt-Nam, 1er mai 1851)

Originaire de Mittelbronn, en Lorraine, Augustin Schœffler répondit à l'appel de Dieu dans la société des Missions étrangères de Paris. En dépit de sa mauvaise santé, il s'embarqua pour le Tonkin (Viêt-Nam), en 1848.
Après trois ans d'apostolat, victime d'une embuscade, il fut fait prisonnier. Condamné à la décapitation, à Son Tây, au temps de la persécution du roi Tu Duc (1847-1883), il mourut le 1er mai 1851.

Augustin Schœffler fait partie des cent dix-sept martyrs du Viêt-Nam (quatre-vingt-seize Vietnamiens, onze Espagnols et dix Français) qui ont péri au cours des différentes vagues de persécutions, entre 1640 et 1862, canonisés, à Rome, le 19 juin 1988 par Saint Jean-Paul II (Karol Józef  Wojtyła, 1978-2005). 

  • St Jean-Louis Bonnard, prêtre m.e.p. et martyr († 1852)

Près de la ville de Nam-Dinh, au Tonkin, en 1852, saint Jean-Louis Bonnard, prêtre de la société des Missions étrangères de Paris et martyr. Né à Saint-Christo-en-Jarez (42320 près de Saint-Etienne), alors du diocèse de Lyon, envoyé lui aussi dans la même mission, il fut condamné à mort pour avoir baptisé vingt-cinq enfants, et décapité, obtenant ainsi la couronne du martyre.  

  • le 1er mai 1209 : assemblée de Sens.

Le Roi de France Philippe II Auguste et le légat du pape convoquent une assemblée des grands du Royaume, près de Sens, pour décider d'une croisade contre les Albigeois.

  • le 1er mai 1045 : élection de Jean Gratien, qui devient pape sous le nom de Grégoire VI.
  • le 1er mai 1245 : naissance du Roi Philippe III de France, dit Philippe le Hardi.

Philippe III de France « le Hardi », né le 1er mai 1245 à Poissy, mort le 5 octobre 1285 à Perpignan, est Roi de France de 1270 à 1285.

Il est le deuxième fils de Louis IX et de Marguerite de Provence. Son père, saint Louis se charge de lui prodiguer ses propres conseils, rédigeant en particulier ses Enseignements, qui inculquent avant tout la notion de justice comme premier devoir de Roi. Il est sacré à Reims le 30 août 1271.

Par des héritages, annexions, achats, unions, et guerres, Philippe III agrandit le domaine royal et y affermit son autorité : le comté de Toulouse, le Poitou et une partie de l'Auvergne en 1271-1272, les comté du Perche et comté d'Alençon héritage de son frère Pierre décédé en 1283, les comtés de Nemours et de Chartres en 1274 et 1284, puis les villes, telles Harfleur ou Montmorillon.

Par le traité d'Amiens de 1279, il est cependant contraint de céder l'Agenais, la Saintonge et le Ponthieu au roi d'Angleterre Édouard Ier. Il cède au pape Grégoire X le comtat Venaissin en 1274.

Voir les chroniques du 5 octobre et des 15, 25 et 30 août.

  • 1er mai 1495 : le miracle de la liquéfaction du sang de Saint Janvier se produit comme chaque année à la même date à Naples.

Charles VIII, qui est présent dans la ville, voit là le signe de la bienveillance divine. Cf. la chronique du 7 avril.

  • le 1er mai 1498 : la dépouille du Roi Charles VIII est transportée à l'abbaye St-Denis.

Le cercueil est descendu dans la fosse; le grand chambellan abaisse la bannière et dit:

"Le Roi est mort" ; le grand écuyer répète ces paroles en pointant son épée vers le corps, puis la relève et s'exclame : "Vive le Roi !".

  • le 1er mai 1509 : Louis XII de France arrive à Milan.
  • le 1er mai 1522 : l'Angleterre déclare la guerre à la France et à l'Écosse.
  • le 1er mai 1555 : décès du pape Marcel II, après 21 jours de pontificat.

Marcel II, Marcello Cervini, est le 222ème pape de l'Église catholique. Il décède après 21 jours de pontificat. Marcello Cervini, né le 6 mai 1501 à Montefano, est un religieux italien du XVIe siècle. Il est le dernier pape à choisir comme nom de règne son prénom de baptême. Au Concile de Trente, en 1545, il joue un rôle important comme légat pontifical

  • le 1er mai 1572 : décès du pape saint Pie V.

Antonio Michele Ghislieri est élu pape le 7 janvier 1566. Dès son élection, il s'emploie à réduire le luxe et la dissipation à la cour pontificale. Il étend à toute l'Eglise Latine l'usage du rite romain, appelé depuis rite tridentin, car il fait suite au Concile de Trente) par la bulle Quo Primum, en 1570. Par cette décision il ne crée pas un nouveau rite, mais rend obligatoire la célébration des sacrements selon le rite en usage à Rome depuis fort longtemps. Il fait rédiger le Catéchisme romain issu du Concile de Trente, un bréviaire et un missel latin, qui font autorité jusqu'aux réformes liturgiques de Vatican II en 1965. Il réaffirme la primauté du pape face au pouvoir civil par la bulle In Cœna Domini. Il est canonisé par Clément XI le 4 août 1712.

  • le 1er mai 1633 : naissance de Vauban, architecte et ministre militaire de Louis XIV.

Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban est ingénieur, architecte militaire, urbaniste, ingénieur hydraulicien, essayiste français, expert en poliorcétique, ministre.

Il donne au Royaume de France « une ceinture de fer ». Il est nommé maréchal de France par Louis XIV. Ce glacis qui rend la France inviolée durant tout le règne de Louis XIV et jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, à l'exception de la citadelle de Lille qui est prise une fois. En effet la puissance de l'artillerie, rend les citadelles moins efficaces. Douze ouvrages de Vauban, regroupés au sein du Réseau des sites majeurs de Vauban ont été classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO le 8 juillet 2008. Voir la chronique du 30 mars.

  • le 1er mai 1635 : création de la chapelle de la Sorbonne.

Le cardinal de Richelieu, qui est aussi proviseur de la Sorbonne, pose la première pierre de la chapelle de la Sorbonne, en présence de l'architecte Lemercier. La chapelle sera son futur tombeau.

  • le 1er mai 1733 : mort du sculpteur français Nicolas Coustou.

Nicolas Coustou dit Coustou l'Aîné (1658-1733) est un sculpteur français. Ayant suivi des études à l'Académie royale de peinture et de sculpture, il y obtient le prix Colbert. A compter de 1683, il poursuit pour trois ans des études à l'Académie de France à Rome. Il participe aux grands chantiers de Louis XIV. Parmi ses œuvres on trouve : "la Seine et la Marne", "Berger Chasseur", "Louis XV en Jupiter"…

La Seine et la Marne, jardin des Tuileries

  • le 1er mai 1756 : traité de Versailles.

La France, désormais en conflit avec l'Angleterre se tourne vers l'Autriche et signe le traité de Versailles.

  • le 1er mai 1776 : fondation des Illuminati.

Le père québécois Regimbal, célèbre pour ses études sur les méfaits de la musique Rock, dus aux affiliations de nombreux chanteurs à Satan, est cité sur les Illuminati par Mgr Corrado Balducci dans son livre Adorateurs du diable et Rock satanique. (Ed. Téqui, page 132).

«Selon le P Regimbal il s'agit d'un « Ordre mystique, fondé par plusieurs apostats, dont le chanoine Rocca, Adam Weishaupt et Benjamin Franklin. Cet organisme, voué à Satan, se propose la mainmise mondiale sur tous les pouvoirs économiques, politiques, militaires, religieux et autres, dans le but de fonder un seul et unique gouvernement mondial. »

François Marie Algoud ajoute dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs, pages 67-68 :

«L'ordre des Illuminés est une société secrète qui prétendait se placer au-dessus de la franc-maçonnerie ; tout « illuminé » était franc maçon, mais tout franc maçon n'était pas « illuminé ». Cet ordre fut interdit en Bavière, en raison des intrigues dangereuses pour l'Etat, en 1785, mais il fut ressuscité au XIX siècle. Il avait son centre à Dresde. »

  • le 1er mai 1788 : un Edit royal réforme la procédure criminelle.

L'interrogatoire "sur la sellette" est aboli, les jugements des cours souveraines doivent être motivés, la question préalable est supprimée.

  • le 1er mai 1802 : création de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr.

Elle est destinée par Napoléon Bonaparte à l'enseignement des arts de la guerre, en remplacement des écoles Royales Militaires de Saint Germain, supprimées par la révolution. Louvois les avait pourtant réformées, et les officiers qui en sortaient étaient de très grande qualité.

  • le 1er mai 1802 : loi sur l'Instruction publique votée.

Préparée par Fourcroy et Chaptal, la loi sur l'instruction publique du 11 floréal décrète la création de quarante-cinq lycées, qui remplaceront les Écoles Centrales sans rétablissement des collèges. Les communes conservent la responsabilité de l'enseignement primaire et secondaire.

  • le 1er mai 1878 : inauguration de l'Exposition Universelle, à Paris.

Elle dure du 1er mai au 10 novembre 1878. C'est la troisième organisée à Paris. A cette occasion est construit le palais du Trocadéro, démoli en 1936. L'exposition attire plus de seize millions de visiteurs.

Vue de l'entrée de l'édifice principal avec la tête de la statue de la Liberté  

  • le 1er mai 1917 : seconde lettre de Claire Ferchaud au président Poincaré écrite au nom du Christ.

Monsieur le Président,

Envoyée par le bon Dieu, j'ai l'honneur de faire sa petite commissionnaire près du Chef de l'État qui, malgré les appels réitérés de la grâce divine, ferme les oreilles à cette voix qui se fait entendre dans le fond de son âme.

Monsieur le Président, quand j'ai eu l'honneur d'être introduite à votre bureau, nous avons discuté sur le devoir que la France a envers Dieu, en accomplissant les désirs de son Cœur, en gravant sur les trois couleurs nationales l'emblème religieux que vous connaissez. Vous m'aviez promis de proposer à la Chambre ce que, de la part du Ciel, j'étais venue vous faire connaître. Avez-vous accompli votre promesse que je vous fis répéter par trois fois ? J'en doute beaucoup ; même n'auriez-vous pas ri de cette proposition après mon départ ? Dieu a été témoin de l'entrevue ; Il a entendu vos réponses à ses demandes que j'ai eu l'honneur de vous faire connaître. Serez-vous franc devant Dieu et devant la simplicité d'une humble fille qui n'a en vue que le salut de sa chère France. Vous avez peur des moqueries qui accompagneront vos déclarations ; vous avez peur des hommes qui ne sont que des lâches et des poltrons, et vous n'avez pas peur de Dieu qui a son éternité pour punir.

Monsieur le Président, croyez que ce n'est pas pour rire que le bon Dieu se met en peine de s'abaisser jusqu'à sa pauvre créature si ingrate et de lui commander de revenir à la pratique du devoir, si elle ne veut pas attirer sur elle les châtiments de la colère divine.

Nous sommes à une heure très grave. Vous êtes, Monsieur le Président, à la tête de cette nation française si aimée du Christ et si coupable dans ses lois, la France qui est appelée la Fille aînée de l'Église et qui est la seule qui n'est pas représentée devant le Souverain Pontife.

La France, royaume de prédilection, l'aimez-vous véritablement ? Vous êtes Français, l'êtes-vous par le cœur ? Ah ! Pauvre France qui baigne dans le sang de ses enfants et dont le cœur va être étouffé par d'ignobles mains criminelles qui prétendent la ruiner par d'infâmes trahisons. La Franc-maçonnerie veut la perte de la religion catholique ; elle veut sa perte à tout point de vue. Mais, du haut du Ciel, le Sacré-Cœur veille sur son royaume ; Il prend en pitié l'innocence de tant de généreuses victimes qui ont versé leur sang pour la Patrie. Puisse-t-elle être enfin délivrée des ennemis, de l'envahisseur teuton et aussi des B… de l'intérieur, qui pervertissent notre cher pays.

Monsieur le Président, je ne dois pas accomplir à demi la mission que Dieu me confie. Son Cœur est profondément triste. Le jour du 16 mars 1917, Il me dit : « La France me tue ; mais malheur à ceux qui ne se convertiront pas ! ». Puis sa voix devenue plus grave, Il parle fort et Jésus dit : « Le peuple de France est à deux doigts de sa perte. Le traître vit au cœur de la France. C'est la Franc-maçonnerie qui, pour obtenir la perte éternelle de ce pays, d'accord avec l'Allemagne, a engendré cette guerre. Les trahisons se poursuivent, et si quelqu'un pouvait pénétrer à l'intérieur de plusieurs cabines, il y découvrirait les pièges ». Dieu ajoute : « Sans moi, la France serait perdue ; mais mon amour qui veut la vie de cette France, arrête le fil électrique qui communique à l'ennemi le secret de la France. La Franc-maçonnerie sera vaincue, de terribles châtiments fondront sur elle. Mais je demande au brave petit soldat de France, jusqu'aux généraux qui sont aux armées, de déployer le drapeau du Sacré-Cœur, malgré la défense formelle qu'on fera autour d'eux ; et que tous, généraux, officiers et simples soldats, aillent de l'avant ! Je leur promets la victoire ! La secte franc-maçonnique, le gouvernement actuel seront châtiés ; on découvrira tous leurs engins ; plusieurs seront mis à mort ».

Et là, Notre-Seigneur me fit voir la France régénérée dans la foi, et Il dit : « Oh ! La France, comme elle sera belle un jour ! Non, Satan aura beau faire, jamais la France ne lui appartiendra ! »

À vous, Monsieur le Président, de tomber à genoux et de demander pardon à Dieu, toujours plein d'amour et de miséricorde.

Que la France soit enfin délivrée par le règne du Sacré-Cœur, malgré la rage de Satan et de ses suppôts.

« Vive le Christ qui aime les Francs ! »

J'ai l'honneur de vous saluer avec respect.

Claire de Jésus Crucifié

La seconde lettre comme la première et comme la visite n'a pas de succès. Seul le généralissime Foch consacre les armées aux Sacré-Cœur en présence tout son état-major le 9 juillet 1918 (voir la chronique du jour) dans l'église du village de Bombon, en Seine et Marne. Il commence ce jour là une neuvaine, qui se termine le 18 juillet suivant (voir la chronique du jour), date du début de l'offensive d'où sort la victoire finale.

Voir les chroniques du 16 et 29 janvier.

  • le 1er mai 1898 : chute de Sikasso (Soudan), assiégée par l'armée française. 
  • le 1er mai 1941 : la doctrine social du régime de Vichy.

Le Maréchal pour abolir le symbole de haine et de division qu'est jusqu'à présent le 1er mai, institue ce jour comme étant la fête du travail. Il précise sa pensée dans un discours : « Abandonnant tout ensemble le principe de l'individu isolé en face de l'Etat et la pratique des coalitions ouvrières et patronales dressées les unes contre les autres, l'ordre social nouveau instituera des groupements comprenant tous les membres d'un métier : patron, techniciens, ouvriers. Le centre du groupement ne sera donc plus la classe sociale, patronale ou ouvrière, mais l'intérêt commun de tous ceux qui participent à une même entreprise. »

Cité par l'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, page 113). Voir les messages du Maréchal sur ce sujet en date du 4 juin, du 15 septembre. Voir aussi la chronique du 4 octobre, date de la publication de la loi sur la Charte du Travail.

  • le 1er mai 1947 : le 1er mai devient de droit un jour férié en France.

Selon l'article L. 222-6 du code du travail français; mais c'est le 29 avril 1948 qu'est officialisé le 1er mai comme fête du Travail. Saint Joseph est aussi vénéré ce jour en tant que Saint patron des travailleurs.

Le 24 avril 1941, le maréchal Pétain instaure officiellement par la loi Belin le 1er mai comme « la fête du Travail et de la Concorde sociale », appliquant ainsi la devise Travail, Famille, Patrie : par son refus à la fois du capitalisme et du socialisme, le régime pétainiste recherche une troisième voie fondée sur le corporatisme, débaptisant « la fête des travailleurs » qui faisait trop référence à la lutte des classes. Cette fête disparaît à la Libération.

En avril 1947, sur proposition du député socialiste Daniel Mayer et avec le soutien du ministre communiste du Travail Ambroise Croizat, le 1er mai est ré institué jour chômé et payé dans le code du travail, sans être une fête nationale. Ce n'est que le 29 avril 1948 qu'est officialisée la dénomination « fête du Travail » pour le 1er mai.

  • le 1er mai 1986 : Tchernobyl.

Dans le plus grand secret, le nuage radioactif de Tchernobyl passe sur la France. Officiellement, il s'est arrêté aux frontières.

  • le 1er mai 1987 : béatification d'Edith Stein.

Devant 75.000 fidèles, dont le chancelier Helmut Kohl, le pape Jean-Paul II concélèbre, à Cologne, la messe de béatification d'Edith Stein, Thérèse-Bénédicte de la Croix, une carmélite d'origine juive, morte martyre à Auschwitz en 1942. Le pape Jean-Paul II la canonise le 11 octobre 1998.

  • le 1er mai 1991 : publication de la troisième encyclique sociale de Jean-Paul II, Centesimus annus.

Elle conclut à la défaite du communisme, tout en refusant d'y voir la victoire du capitalisme.

  • le 1er mai 1993 : suicide de Pierre Bérégovoy à Nevers, ville dont il est Maire.

L'ex-Premier ministre (1992-1993) se donne la mort d'une balle dans la tête, avec l'arme de service de son garde du corps, qui selon son témoignage, traînait dans la boite à gants de la voiture de fonction ! Les rumeurs de malversations financières et la défaite du parti socialiste aux dernières élections ont été avancées pour expliquer ce geste. Les morts bizarres et jamais expliquées se multiplient autour du locataire de l'Elysée.

  • le 1er mai 1999 : entrée en vigueur du Traité d'Amsterdam.

Quel pan de souveraineté est tombé ? La liberté des peuples rien de moins ; avec le passage de l'unanimité à la majorité qualifiée un peuple peut se voir imposer des règles dont il ne veut pas et qui sont contraires à ses traditions et à son histoire. A cela s'ajoute la création du poste de Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et d'un nouveau service diplomatique européen.

  • le 1er mai 2004 : message du pape Jean Paul II pour le cinq centième anniversaire de la naissance du pape Saint Pie V.

Saint Pie V naît le 7 janvier 1504 et meurt le 1er mai 1572.

« Conscient de la mission reçue du Christ Bon Pasteur, il se consacra à paître le troupeau qui lui avait été confié, en invitant à avoir recours chaque jour à la prière, en privilégiant la dévotion à Marie, qu'il contribua à accroître de façon significative en donnant une forte impulsion à la pratique du Rosaire. Lui-même le récitait entièrement chaque jour, bien qu'il fût occupé par de nombreux et importants devoirs.

Vénéré frère, que le zèle apostolique, la tension constante vers la sainteté, l'amour pour la Vierge, qui caractérisèrent l'existence de saint Pie V, soient pour tous un encouragement à vivre avec un engagement accru leur vocation chrétienne. De façon particulière, je voudrais inviter à l'imiter dans la dévotion mariale filiale, en redécouvrant la prière simple et profonde du Rosaire qui, comme j'ai voulu le rappeler dans la Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, aide à contempler le mystère du Christ:  « Dans la sobriété de ses éléments, il concentre en lui la profondeur de tout le message évangélique dont il est presque un résumé […] Avec lui, le peuple chrétien se met à l'école de Marie, pour se laisser introduire dans la contemplation de la beauté du visage du Christ et dans l'expérience de la profondeur de son amour » (n. 1).

Grâce à la récitation fervente du Rosaire, on peut obtenir des grâces extraordinaires par l'intercession de la céleste Mère du Seigneur. Saint Pie V en était bien convaincu, lui qui, après la victoire de Lépante, voulut instituer une fête consacrée à la Madone du Rosaire.

A travers la récitation du Rosaire, j'ai confié à Marie, Reine du saint Rosaire, en ce début du troisième millénaire, le bien précieux de la paix et le renforcement de l'institution familiale. Je renouvelle ce geste confiant par l'intercession du grand dévot de Marie que fut saint Pie V. »

Vous savez le rôle que le Salon Beige joue chaque jour dans la lutte contre la culture de mort et pour la dignité de l’homme; vous connaissez notre pugnacité à combattre chaque jour contre l’avortement, l’euthanasie, le mariage pour tous, la PMA, la GPA et toutes les dérives libertaires.

Le Salon Beige ne remplace pas votre rôle dans ces combats, il les facilite, les accompagne et les stimule<;

S'il vous plaît, faites un don aujourd'hui. Merci

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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2 commentaires

  1. Le secrétaire d’État au Travail du Maréchal Pétain, René Belin, était un socialiste et ancien dirigeant de la CGT.

  2. Très intéressante retrospective

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