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Histoire du christianisme

C’est arrivé le 7 janvier…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 7 janvier: saints du jour français ou en France.
    • St Tillon (ou Théau), disciple de saint Éloi († 702)

Saint Théau ou Tillon, est disciple de saint Éloi, qui le tire de l'esclavage et l'ordonna prêtre, il est à la fois orfèvre, homme de prière, et se retire comme reclus près du monastère de Solignac dans le Limousin, où il meurt en en 702.

  • St Aldric du Mans, évêque († 856)

Saint Aldric, évêque, qui met tout son zèle à développer le culte de Dieu et des saints au Mans, oùil meurt en 856.

  • le 7 janvier : est la Noël, selon le calendrier julien (Noël russe), depuis 1901 jusqu'en 2100.

Joyeux Noel à nos frères de rite byzantin-russe! Le 7 janvier du calendrier grégorien correspond au 25 décembre du calendrier julien. Il y a des catholiques qui suivent le calendrier julien : en particulier les catholiques de rite byzantin-russe, tout comme il y a aussi des orthodoxes qui suivent le calendrier grégorien, c'est le cas pour le patriarcat de Constantinople. De ce fait, tous les orthodoxes qui suivent le calendrier grégorien fêtent Noël comme les catholiques latins, le 25 décembre du calendrier grégorien. Et tous les chrétiens qui suivent le calendrier julien fêtent donc Noël aujourd'hui.

  • le 7 janvier 1558 : François de Guise reconquiert Calais, dernière possession anglaise en territoire français.

Les troupes de François de Guise reprennent Calais aux Anglais qui l'occupaient depuis deux cent ans. Ce dernier bastion anglais tombe aux mains du duc de Guise, qui le restitue au Roi de France, Henri II. Le gouverneur de la ville Lord Wentworth se rend et cela va permettre à Henri II de conclure le traité de Cateau-Cambrésis.

Cette victoire est un exploit militaire du duc François de Guise, dit le Balafré, nommé en catastrophe lieutenant général du royaume quelques mois plus tôt, après la défaite du connétable Anne de Montmorency à Saint-Quentin face aux Espagnols.

  • le 7 janvier 1566 : élection du pape saint Pie V.

Michele Ghislieri, succède à Pie IV et décide de réduire drastiquement le train de vie de la l'Eglise. Il dirige une politique autoritaire de redressement moral de l'institution ecclésiastique. Il est canonisé le 4 août 1712 par le pape Clément XI.

Saint Pie V chassant les hérétiques.

  • Le 7 janvier 1595 : le père Guignard, jésuite et professeur de théologie du collège de Clermont est condamné à mort, pendu et brûlé.

Suite à la tentative d'assassinat de Henri IV par Chatel, Voir les chroniques du 27 et 29 janvier, les ennemis de la Compagnie de Jésus se déchainent et multiplient les procès truqués.

Voici ce qu'en écrit Jean Guiraud dans de Histoire Partiale – Histoire Vraie, tome 4 volume 2 (page 74 à 78 de aux Edition Beau Chêne Croît)    

« Remarquons tout d'abord que Guignard ne fut nullement condamné pour complicité dans l'attentat de Châtel. Comme on avait dû renoncer à poursuivre, à ce titre, Guéret, l'ancien professeur du meurtrier, on ne crut pas pouvoir engager une action de ce genre contre Guignard qui n'avait eu aucun rapport avec lui. On le poursuivit uniquement à cause des livres et des écrits traitant du régicide et de l'assassinat d'Henri III par Jacques Clément, qui avaient été trouvés dans sa cellule au cours de la perquisition faite au collège de Clermont. Son affaire avait été greffée par des juges prévenus sur celle de Châtel, mais elle en était complètement distincte.

Sur un point, Guignard fut certainement coupable. Un édit ordonnait de détruire les livres sur le régicide et sur le meurtre d'Henri III et, désobéissant à cet ordre il les avait gardés. Mais il ne faut pas oublier que ces livres appartenaient au collège dont Guignard état bibliothécaire et qu'il avait pu ne pas se croire le droit de les détruire.

D'ailleurs, pour une telle désobéissance, si grave soit-elle, la pendaison était une peine tout à fait disproportionnée au délit. Mais dira-t-on, il y avait les pages écrites de la main de Guignard approuvant le meurtre de Henri III et injuriant Henri IV. — Sans doute ; mais Guignard fit remarquer que tout cela était couvert par l'amnistie récemment accordée. Et puis, c'était un délit d'opinion non suivi d'effet criminel puisqu'on ne pouvait pas prouver que Châtel s'en fût inspiré. Et dans ce cas encore, la pendaison était une peine d'une monstrueuse disproportion.

Ce qui fut encore plus injuste ce fut la condamnation qui engloba la Compagnie de Jésus tout entière pour ces deux seuls faits :

1°) que Guéret avait été le professeur de Chatel ;

2°) qu'on avait trouvé des livres et écrits sur le tyrannicide chez Guignard.

Mais à ce compte-là, c'est l'Université qu'il aurait fallu condamner, dissoudre et expulser ; car la plupart de ses membres avaient soutenu le tyrannicide et plusieurs étaient les auteurs des livres trouvés chez Guignard ; c'est ce même Parlement qui jugeait, qu'il aurait fallu poursuivre, dissoudre et bannir ; car plusieurs de ses membres avaient été ligueurs et avaient applaudi à l'assassinat de Jacques Clément ! mais c'étaient aussi tous les curés de Paris, dont plusieurs, au temps de la Ligue, avaient prêché le tyrannicide ! C'étaient enfin les protestants, les humanistes, les lettrés dont plusieurs avaient, soit au nom de la Bible, soit au nom des mânes de Brutus et de Cassius, appelé de leurs voeux l'assassinat des tyrans.

Pourquoi avoir poursuivi si injustement les seuls Jésuites, sinon parce que Parlements, universitaires, gallicans et huguenots voulaient donner le change sur leurs anciennes doctrines ; sinon encore parce qu'on trouvait là un prétexte pour les perdre et assouvir des haines qui dataient de trente ans et qui s'étaient étalées, cette même année, dans le procès fait à la Compagnie par l'Université et plaidé par Arnauld et l'avocat général Servin?

[…] Ces procès des PP. Guéret et Guignard et de la Compagnie tout entière étaient donc iniques dans le fond puisque 1°) ils frappaient le P. Guéret sans la moindre preuve de sa complicité avec Châtel ; 2°) puisqu'ils appliquaient à Guignard une peine sans la moindre proportion avec le seul délit dont on l'eût convaincu ; 3°) et surtout, parce que, rendant solidaire de ces deux hommes la Compagnie tout entière, ils la frappaient pour des actes dont elle n'était nullement responsable, eussent-ils été prouvés.

[…]

Celui qui, au cours même du procès, était premier président du Parlement, Achille de Harlay, devait reconnaître et déclarer lui-même devant Henri IV, huit ans plus tard, que dans cette affaire, on n'avait observé aucune forme du droit ; et Henri IV lui fit remarquer que, même si les PP. Guéret et Guignard avaient été convaincus de complicité avec Châtel, il aurait été injuste de poursuivre et de condamner pour cela la Compagnie tout entière « Quand ainsi serait qu'un Jésuite aurait fait le coup, faut-il que tous les apôtres pâtissent pour Judas ou que je réponde pour tous les larcins et de toutes les fautes que feront à l'avenir mes soldats ? »

  • le 7 janvier 1655 : décès du pape Innocent X.
  • le 7 janvier 1715 : l'archevêque François Fénelon meurt à Cambrai.

Archevêque de Cambrai, Fénelon, surnommé le «Cygne de Cambrai» par opposition à Bossuet, l'«Aigle de Meaux» a été précepteur du duc de Bourgogne, petit-fils et héritier du Roi Louis XIV, il écrit pour lui Télémaque (1699).

Portrait de François de Salignac de la Mothe-Fénelon

  • le 7 janvier 1765 : diffusion de la bulle papale Apostolicum pascendi.

Clément XIII diffuse la bulle papale "Apostolicum pascendi", afin de défendre les intérêts des Jésuites, qui sont interdits dans plusieurs pays d'Europe. Dans ce texte, Clément XIII indique qu'il juge calomnieuses les critiques faites à l'encontre de la Compagnie de Jésus. Jusqu'à sa mort en 1769, il ne cède jamais aux pressions et accorde toujours sa confiance aux fils de Saint Ignace. On ne peut pas en dire autant de son successeur, qui va précipiter l'influence des idées des philosophes, et donc la révolution française, en supprimant la Compagnie.

Clément XIII, par cette Bulle proteste contre la décision de Louis XV d'expulser la Compagnie de Jésus. Voir les chroniques du 22 janvier, du 21 juillet, du 15 aout.

  • le 7 janvier 1800 : Benjamin Constant intervient au Tribunat.

Dans un discours qui le fait apparaître comme le chef de l'opposition au premier Consul, il dénonce :

« le régime de servitude et de silence qui se prépare ».

  • le 7 janvier 1844 : naissance de sainte Bernadette Soubirous, petite bergère française à qui la sainte Vierge apparaît plusieurs fois, dont la première le 11 février 1858.

Bernadette naît le 7 Janvier 1844 au Moulin de Boly près de Lourdes. Voir les chroniques du des 11 et 18 février, du 25 mars, du 16 avril et du 16 juillet.)

  • le 7 janvier 1873 : naissance de l'écrivain Charles Péguy.

Charles Péguy, l'écrivain mystique français, nait à Orléans. D'origine paysanne, étudiant boursier de Normale Sup, il est d'abord très proche des socialistes de Jaurès, dont il rejette rapidement les idées pacifistes.

Intransigeant et d'une prose toujours engagée et polémique, il crée les "Cahiers de la Quinzaine" en 1900, où sont débattues les grandes questions de l'époque. En juin 1912, son fils, Pierre, tombe gravement malade. Péguy fait un vœu et va en pèlerinage à Chartres.

« Mon vieux, écrit-il à Lotte, j'ai senti que c'était grave… J'ai fait un pèlerinage à Chartres… J'ai fait 144 km en trois jours… On voit le clocher de Chartres à 17 km sur la plaine… Dès que je l'ai vu, ça a été une extase. Je ne sentais plus rien, ni la fatigue, ni mes pieds. Toutes mes impuretés sont tombées d'un seul coup, j'étais un autre homme. J'ai prié une heure dans la cathédrale le samedi soir; j'ai prié une heure le dimanche matin avant la grand-messe… J'ai prié comme je n'avais jamais prié, j'ai pu prier pour mes ennemis… Mon gosse est sauvé, je les ai donnés tous trois à Notre-Dame. Moi, je ne peux pas m'occuper de tout… Mes petits ne sont pas baptisés. A la Sainte Vierge de s'en occuper. »

Désormais sa foi est assurée, mais il n'a pas pleinement retrouvé le repos. Il n'était pas marié religieusement, sa femme et ses enfants n'étaient pas baptisés, et lui-même ne s'approchait pas des sacrements et n'allait pas à la messe.

À ses amis qui insistent pour le décider à faire un pas en avant, il confie: « Je prie sans cesse et, malgré cela, je suis horriblement malheureux. »

Sa femme entendait ne pas se faire baptiser et refusait de le suivre dans son évolution religieuse. Or, Péguy ne veut pas se sauver seul. « Il faut se sauver ensemble, il faut arriver ensemble chez le bon Dieu. Il faut se présenter ensemble, il ne faut pas arriver à trouver le Bon Dieu les uns sans les autres. Il faudra revenir tous ensemble dans la maison de Notre Père. »

Tout au long des rues de Paris, il récite des Ave Maria : « Derrière la flotte des Pater, je vois la deuxième flotte, l'innombrable flotte des Ave Maria… Et tous ces Ave Maria, et toutes ces prières de la Vierge, sont de blanches caravelles humblement couchées, sous les voiles, au ras de l'eau. »

La femme de Péguy acceptera le baptême, un an après la mort de son ami Lotte. Trois semaines avant, le 19 août 1914, Péguy assiste à la messe. La veille de sa mort, le 4 septembre, il dépose des fleurs au pied d'une statue de la Vierge, dans une petite chapelle de Montmélian. Le lendemain, frappé d'une balle au front, il donne sa vie pour la France.

Tiré de- La Médaille Miraculeuse, N°65

Fervent patriote, il est tué, dans les premières heures de la guerre, sur le front, à Villeroy, le 5 septembre 1914.

  • le 7 janvier 1894 : naissance de Saint Maximilien Kolbe, prêtre polonais, martyr dans les camps de concentrations.
  • le 7 janvier 1918 : loi instituant les chèques postaux en France.
  • le 7 janvier 1956: la pile atomique de Marcoule est mise en route, 1ère centrale nucléaire française.
  • le 7 janvier 1957 : le Général Massu et ses paras arrivent à Alger pour y maintenir l'ordre.

Le gouvernement de Guy Mollet, révolté par les attentats du Milk Bar et de la Cafétéria, confie au général Jacques Massu les pleins pouvoirs de police sur le Grand Alger (800.000 habitants, dont une moitié de musulmans). C'est le début de la bataille d'Alger.

Assisté des colonels Marcel Bigeard, Roger Trinquier et Yves Godard, le général commande les 6.000 hommes de la dixième division parachutiste. Il a mission de mettre fin au terrorisme dans l'agglomération et va s'acquitter de sa tâche en peu de temps.

Même si tous les moyens ne sont pas justifiables, les médias et la gauche vont couvrir d'opprobres les soldats français qui luttent pour restaurer la sécurité. Ces meutes aboyantes tairont le fait que le donneur d'ordres est le ministre de l'intérieur, un certain François Mitterrand. On ne les entendra pas non plus se scandaliser quand des dizaines de milliers de Français originaires du nord comme du sud de la Méditerranée seront massacrés, assassinés, réduits à l'état d'esclaves, après les accords d'Evian signés par ceux que les parachutistes combattaient dans Alger. Notre pays a une dette envers tous ses enfants dont la politique parisienne a fait des martyrs.

  • le 7 janvier 1965 : la France convertit 150 millions de dollars en or.

Qui a dit qu' « un Etat n'a pas d'amis, que des intérêts » ? Le général De Gaulle plagiant un Anglais. Pour une fois, l'amitié qui unit la France aux Etats-Unis ne s'est pas faite aux dépens de la première mais des seconds.

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