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L'Eglise : Foi / L'Eglise : Vie de l'Eglise

Ces pharisiens qui veulent revenir à la loi mosaïque de la répudiation

Le père Gonzalo Ruiz Freites, docteur en exégèse biblique de l’Institut biblique Pontifical de Rome, professeur d’exégèse du Nouveau Testament et vicaire général de l'Institut du Verbe Incarné, publie un livre intitulé : "Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni", avec pour sous-titre : "Étude à propos des enseignements du Nouveau Testament relatifs au divorce et au remariage, en réponse au professeur Guido I. Gargano". Voici un extrait de sa conclusion, dans laquelle on voit que les nouveaux pharisiens sont bien ceux qui veulent revenir à la loi mosaïque, celle qui permettait la répudiation, en raison de leur dureté de coeur, et qu'ils sont ces nouveaux jansénistes, qui ne croient pas en la grâce transformante :

F"[…] D’autre part, le fait d’affirmer de nouveau que la loi mosaïque est un moyen valide d’obtenir le salut – même si c’est en étant "le plus petit" que l’on entre ainsi dans le royaume des cieux – est gravement contraire à la révélation contenue dans le Nouveau Testament et, par conséquent, à la foi chrétienne. Si la loi mosaïque est encore aujourd’hui une voie de salut, alors le Christ serait mort en vain.

Il est également très grave d’imposer aux chrétiens la validité des préceptes de l’ancienne loi. À plusieurs reprises, pendant que j’écrivais ce texte, j’ai pensé au cri lancé par Paul, dans l’épître aux Galates, contre ceux qui cherchaient à “judaïser” en ce sens les chrétiens provenant du monde des Gentils. Après avoir affirmé : “Je n’annule pas le don de Dieu ; car si la justice vient de la loi, c’est donc que le Christ est mort pour rien” (Gal 2, 21), l’apôtre poursuit ainsi : “Galates stupides, qui donc vous a ensorcelés ? À vos yeux, pourtant, Jésus Christ a été présenté crucifié. Je n’ai qu’une question à vous poser : l’Esprit Saint, l’avez-vous reçu pour avoir pratiqué la Loi, ou pour avoir écouté le message de la foi ? Comment pouvez-vous être aussi fous ? Après avoir commencé par l’Esprit, allez-vous, maintenant, finir par la chair ?” (Gal 3, 1-3).

Il est clair que l’enseignement du Seigneur constitue une nouveauté dans le monde juif, où il était permis de divorcer et de se remarier à condition de rédiger une lettre de répudiation. C’est dans ce contexte que Jésus supprime la possibilité de divorcer et de se remarier en formulant son précepte absolu : que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni (Mc 10, 9 ; Mt 19, 6).

L’Église primitive, par conséquent, a dû traiter ce problème à la fois pour les juifs qui embrassaient sa foi et pour les païens, qui étaient habitués à la validité légale de la pratique du divorce. Dès les origines, cependant, l’Église a été fidèle à son Seigneur. Le texte de Paul en 1 Cor 7, 10-11, est la preuve que l’autorité du commandement du Seigneur l’a emporté face à toute la permissivité du monde antique, aussi bien juif que païen. Cette fermeté est due à la foi en ce commandement qui a été donné par Jésus lui-même : “Que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni”. Cette conviction a soutenu, tout au long des siècles, les enseignements constants de l’Église à ce sujet.

La mission de Jésus est tout entière caractérisée par la miséricorde envers les pécheurs. Cependant c’est une miséricorde qui pousse à la conversion et à la transformation du cœur, comme Lui-même l’explique : “Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs au repentir” (Lc 5, 32). Jésus n’a pas condamné la femme adultère, mais il ne lui a pas non plus dit “Va et fais-toi donner la lettre de répudiation, cela te permettra de continuer à vivre comme tu le fais actuellement”. Au contraire, il lui a clairement commandé : “Va et ne pèche plus” (Jn 8, 11).

Jésus ne commande pas des choses impossibles. Pour que la nécessaire transformation du cœur puisse s’accomplir, il a apporté la loi nouvelle, la grâce du Saint-Esprit répandue dans les cœurs (cf. Rm 5, 5). Avec sa grâce, il est possible d’accomplir tous ses commandements, y compris le précepte qui ordonne de ne pas s’unir "more uxorio" à une personne avec laquelle on n’est pas marié, même si cela signifie que l’on va devoir porter sa croix tous les jours (cf. Lc 9, 23). Si l’on pense que les personnes dont le mariage est un échec ne peuvent pas vivre dans la chasteté, cela signifie que l’on ne croit pas, en réalité, à la grâce intérieure de Dieu, qui fait du vieil homme une créature nouvelle (cf. 2 Cor 5, 17 ; Gal 6, 15). Cela signifie aussi que l’on pense que le Seigneur nous commande d’accomplir des choses impossibles, annulant ainsi la grâce de Dieu avec laquelle tout est possible, en dépit de nos faiblesses. […]"

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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