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Cathophobie / Pays : Liban / Religions : L'Islam

Centenaire d’un autre génocide : 200 000 chrétiens victimes de la grande famine au Liban entre 1 915 et 1918

Série de photos (certaines peuvent choquer).

Gg

La grande famine méconnue et oubliée. Même au Liban.

Autre article qui présente ce meurtre d'un tiers de la population du Liban

Une table ronde avec historiens, archivistes et spécialistes s'est tenue le 23 avril avril sur ce génocide. A découvrir ici (Plus de cent photos ici) : 

"C’est en 1916 que Gibran Khalil Gibran publie depuis son exil aux États-Unis « Mon peuple est mort », afin d’attirer l’attention du monde sur le joug ottoman et la famine qui frappe le Liban. Quant aux archives des pères jésuites, nous pouvons les considérer comme des archives nouvelles et inédites. Ces archives contiennent souvent des lettres envoyées par les jésuites en Europe ou ailleurs, ou encore aux autorités locales ou étrangères (sorte de correspondance diplomatique), mais elles proviennent surtout des fameux « diaires » que les pères jésuites consignaient – et consignent toujours – que ce soit à titre personnel ou parce qu’on leur en a confié la charge dans la résidence où ils se trouvent. Il y a peu d’archives photographiques sur cette époque. Car les pères « photographes » de cette époque, essentiellement les pères Antoine Poidebard et Joseph Delore, ont été mobilisés et rappelés en France dès le début de la guerre. Par ailleurs, cette activité devenait très dangereuse et suspecte aux yeux des ottomans, car elle dénonçait un drame que l’on cherchait à étouffer et à nier. » 

Et d’ajouter : « tout au long de ces années de guerre les jésuites entretiennent des correspondances avec certains ambassadeurs et consuls, mais aussi avec les Ottomans. Je me suffirai de citer deux extraits de deux lettres. La première est envoyée par un père jésuite anonyme en 1915, et dans laquelle il demande aux officiers ottomans de ne pas couper les arbres et les vignes du domaine de Bikfaya, car c’est tout ce qu’il reste aux pères pour réchauffer et nourrir les orphelins affamés, alors qu’il fait dehors – 8 degrés. La seconde envoyée le 3 septembre 1915 au P. Paul Mattern, Supérieur de la Mission des jésuites à Beyrouth, par l’ambassadeur François Georges-Picot (le signataire de l’accord Sykes-Picot) depuis l’ambassade de France à Londres : « J’exprime mon espoir de voir bientôt la Turquie vaincue, et notre rentrée possible à Beyrouth ; et comme vous l’avez vu dans les journaux, notre drapeau flotte depuis trois jours sur l’île d’Arouad, coin de terre syrienne au nord de Tripoli, affirmant l’avenir qui se prépare… ». 

Puis il a tenu à rendre hommage au P. Alex Bassili, et au P. Sélim Abou sans lesquels ces archives seraient restées muettes".

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3 commentaires

  1. Tout ceci est bien malheureux, évidemment. Mais de là à parler d’un “génocide” ?
    Le souci du “bien être” du peuple n’est pas quelque chose dont les dirigeants se soient tellement préoccupés par le passé (et de nos jours, cela ne dérange pas tellement les politiques que certains vivent sous les ponts ou soient contraints d’aller au resto du cœur), faut-il voir dans cette indifférence (condamnable en soi) la preuve d’un génocide pour autant ?

  2. L’incrédulité de certains, liée à l’abolition du passé, est ecoeurante; se souvenir également de la Grèce martyrisée par l’empire ottoman jusqu’au début du 19ème siècle; Grèce qui est de nouveau sollicitée afin de permettre la réintroduction du loup sur son territoire.
    http://www.ajib.fr/2013/02/la-turquie-propose-de-financer-la-mosquee-dathenes-la-grece-rejette-loffre/

  3. J’avoue avoir complètement ignoré cette famine. A l’époque on parlait surtout de la famine en Ukraine.

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