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Histoire du christianisme

Centenaire de Fatima

Samedi 1er octobre : 1er samedi du mois

Lettre de liaison n° 36 (29 septembre2016, fête de saint Michel Archange)     

Chers amis,

Les inquiétudes que suscitent la situation non seulement de notre pays, mais aussi du monde en général, doivent nous inciter à méditer sérieusement les paroles de Notre-Dame dans le secret confié aux trois petits bergers de Fatima le 13 juillet 1917 : « Si l’on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d’âmes se sauveront et l’on aura la paix. (…) Si l’on écoute mes demandes, la Russie se convertira et l’on aura la paix. »Par deux fois ce jour-là, Notre-Dame affirma que si nous faisions ce qu’elle demandait, le monde trouverait la paix ! Si nous voulons vraiment retrouver la paix, il convient donc de s’assurer que les demandes de Notre-Dame ont bien été satisfaites. Mais quelles sont ces demandes ?

Les termes employés dans la première phrase (« Si l’on fait ce que je vais vous dire ») indiquent des demandes faites après, à savoir : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. » Par contre, l’expression de la deuxième phrase (« Si l’on écoute mes demandes ») peut indiquer toute demande faite antérieurement. Or, juste avant de parler de la consécration de la Russie et des premiers samedis du mois, Notre-Dame a fait deux autres demandes : « Je veux (…) que vous continuiez à réciter le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre-Dame du Rosaire pour obtenir la paix du monde » et « Sacrifiez-vous pour les pécheurs et dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : "Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie" ».

De plus, pour la première demande, non seulement Notre-Dame l’a exprimée à chaque apparition, mais par deux fois, elle a précisé : « Récitez le chapelet tous les jours pour avoir la paix. » (les 13 mai et 13 juillet 1917). Cette demande fait donc partie des conditions pour avoir la paix.

La deuxième demande a aussi été exprimée plusieurs fois. Notre-Dame l’a renouvelée le 19 août 1917et l’Ange de la Paix l’avait déjà formulée l’année précédente (apparition de l’été 1916) en précisant : « De cette manière, vous attirerez la paix sur votre paix. »Car, la conversion des pécheurs est bien une condition pour avoir la paix dans le monde. En effet, les guerres sont les conséquences de l’inconduite des hommes. Par conséquent, si les pécheurs cessent de pécher, les guerres cesseront. C’est donc bien une autre condition pour avoir la paix.

À ces quatre demandes, il nous semble nécessaire d’en ajouter une cinquième qui a une importance particulière, car elle est constituée des toutes dernières paroles prononcées par Notre-Dame à Fatima : « N’offensez pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, car Il est déjà trop offensé. » Il est bien de prier pour la conversion des pécheurs, mais nous sommes nous-mêmes pécheurs, et nous devons aussi nous convertir. Cette demande est donc tout à fait complémentaire de nos sacrifices pour la conversion des pécheurs. En conséquence, si la conversion des pécheurs est une condition pour avoir la paix, notre propre conversion l’est également.

Ainsi, pour nous accorder la paix, Notre-Dame a exprimé cinq demandes. Deux ont été exprimées au futur (« Je viendrai demander ») ; les trois autres ont été exprimées au présent. Si nous voulons vraiment la paix, il convient donc de nous assurer que ces différentes demandes ont bien été satisfaites et, si ce n’est pas tout à fait le cas, de voir comment les réaliser au plus vite.

En bonne logique, celles exprimées au présent sont prioritaires sur celles exprimées au futur. Or ces trois demandes exprimées au présent ne dépendent que de nous : réciter notre chapelet tous les jours, offrir les sacrifices de notre vie quotidienne pour la conversion des pécheurs et observer la loi divine pour ne plus offenser Notre-Seigneur. Si nous voulons la paix, nous devons donc sans tarder les satisfaire. Il ne tient qu’à nous de le faire ! Personne ne pourra le faire à notre place. De plus, nous devons non seulement les mettre en pratique, mais aussi inciter notre prochain à faire de même, en particulier en faisant connaître à nos proches le message de Fatima. Mesurons-nous bien que, de notre assiduité à suivre ces demandes de Notre-Dame, dépend la paix pour le monde ? C’est ce qu’affirmait sœur Lucie au père Aparicio dans une lettre que nous avons déjà citée plusieurs fois dans les précédentes lettres de liaison : « De la pratique de cette dévotion [la dévotion au Cœur Immaculé de Marie], unie à la consécration au Cœur Immaculé de Marie, dépendent pour le monde la paix ou la guerre. »

Le message de Notre-Dame est donc clair : si nous voulons la paix, nous devons commencer par satisfaire les demandes qu’elle a exprimées à Fatima, et en premier lieu, les trois qui nous concernent directement à savoir : réciter son chapelet tous les jours, offrir des sacrifices pour la conversion des pécheurs et observer la loi divine. (Dans les prochaines lettres, nous examinerons les deux autres demandes.)

Nous voilà désormais à un an du centenaire des apparitions de Fatima. Profitons de cette année pour nous efforcer de toujours mieux mettre en pratique ces différentes demandes et pour faire en sorte que le plus grand nombre d’entre nous soient convaincus de l’urgente nécessité de les satisfaire et qu’ainsi le monde trouvera la paix.

En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie.

     Yves de Lassus

Président de Cap Fatima 2017

Informations diverses

Plusieurs personnes nous ont demandé ce que nous pensions du film des frères Higgins paru récemment : Le 13e jour. Deux des membres de l’association, après l’avoir soigneusement analysé, nous ont fait part de leur avis. Vous pourrez trouver une synthèse de leur analyse àla page suivante :

http://www.fatima100.fr/elements-d-histoire/239-le-film-des-freres-higgins-le-13e-jour

En bref, ce film n’est pas un film historique, car il s’écarte délibérément des faits réels et précise d’ailleurs dans le générique qu’il est seulement « inspiré d’une histoire vraie ». De plus, le film s’attache surtout à montrer le sensationnel et passe presque complètement sous silence les points essentiels du message de Fatima : la dévotion au Cœur Immaculé de Marie, la récitation quotidienne du chapelet, l’urgente nécessité de faire des sacrifices pour la conversion des pécheurs, …

Devant la situation préoccupante de notre pays, l’abbé Barnay, curé dans le diocèse de Belay-Ars, a lancé une neuvaine de messe pour la France le 1er jeudi de chaque mois. C’est bien volontiers que nous relayons son souhait de voir le plus grand nombre d’entre nous s’associer à cette démarche. Pour plus d’informations, voir la page :

http://catholique-belley-ars.cef.fr/blog/2016/08/118442/

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3 commentaires

  1. 2017 centenaire des avertissements de Fatima : on est peut être “arrivé au bout du rouleau” … Quand on constate la confusion qui règne partout !

  2. “réciter notre chapelet tous les jours”
    Vous avez bien raison de traduire “rosario” (portugais, espagnol, italien) par chapelet et non par rosaire (3 chapelets en France).
    Beaucoup de personnes croient que la Ste Vierge a demandé de réciter un “rosaire” chaque jour. C’est bien un chapelet.

  3. J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre article au sujet du centenaire des apparitions de ND à Fatima. Permettez-moi cependant d’apporter une modeste contribution concernant le film le 13ème jour dont les analyses que vous donnez sont pertinentes mais, à mon sens, non adaptées au public large auquel le film est destiné. Vous trouverez ci-après mon analyse de celui-ci qui, de mon point de vue, dans l’histoire du cinéma est à ce jour incontestablement la référence concernant la représentation au cinéma des apparitions de Notre-Dame à Fatima:
    Des précédents
    « Afin que tous croient »…En 1952, l’américain John Brahm réalise Le Miracle de Notre-Dame de Fatima (The Miracle of Our Lady of Fatima), un film complètement dominé par une iconographie religieuse et dans lequel le cinéaste choisit de représenter les apparitions, ce que d’autres cinéastes avaient également choisi de faire à propos de Lourdes (Henry King avec Le Chant de Bernadette réalisé en 1943 et Jean Sagols avec Je m’appelle Bernadette en 2011). Jean Delannoy, dans ses deux films sur Lourdes, s’était refusé à le faire (Bernadette en 1988 et La Passion de Bernadette en 1989), préférant se limiter à montrer le visage de la future sainte pendant les apparitions. John Brahm réussit sa représentation des apparitions ainsi que celle du miracle du soleil, et son film constitue une excellente approche des apparitions de la Sainte Vierge à Fatima, essentiellement pour les plus jeunes en raison d’un traitement très didactique et parfois trop bon enfant. Même s’il faut reconnaître un respect concernant l’essentiel des évènements le film est très marqué par le courant artistique qui prévaut dans le cinéma américain du début des années 50.
    Sous le signe de la gravité…
    Les frères Ian et Dominic Higgins choisissent eux aussi de procéder à une restitution des apparitions et du miracle du soleil avec une réussite toute particulière, mais surtout ils abordent le sujet avec une gravité certaine, approchant le récit au travers des yeux de Lucie, âgée d’une trentaine d’année alors qu’elle est devenue Sœur Lucie de Jésus Rosa Santos, qu’elle vit dans la solitude au couvent des Carmélites de Pontevedra en Espagne et qu’elle écrit le deuxième de ses six souvenirs. Cette gravité est aussi justifiée par le contexte qui prédomine à cette époque au Portugal: nous sommes en pleine première guerre mondiale, le socialisme a renversé la monarchie, et le gouvernement déploie une politique anticléricale et antireligieuse violente et féroce, s’étant donné pour objectif de supprimer la religion catholique du pays en deux générations. Cette gravité est toutefois quelque peu adoucie par une mise en image imprégnée de l’aura du souvenir de Sœur Lucie. La tonalité du film reste toutefois grave et sombre et les cinéastes restituent les évènements avec une force esthétique et spirituelle, ainsi qu’une très grande simplicité et véracité.
    …et de la beauté !
    Le film offre des plans absolument saisissants de beauté. L’utilisation du noir & blanc comme élément évocateur du contexte sombre de la période évoquée ci-dessus mais aussi comme support visuel du souvenir de sœur Lucie est un choix artistique très heureux d’autant qu’à ce noir & blanc se superpose la couleur lorsque le Ciel vient éclairer, inonder et transformer les âmes des voyants et de ceux qui les entourent. Les Frères Higgins vont encore beaucoup plus loin sur le plan esthétique avec un travail très méticuleux sur la lumière qui éclaire souvent les images par le côté, évoquant la peinture de Joannes Vermeer, une lumière qui baigne ces images du flou subtil des souvenirs et qui partage les visages entre ombre et lumière. A ceci, s’ajoute une utilisation des contrastes, du cadrage et des angles de prises de vues (contre plongée, basculement et décentrage des cadres…) avec un art que ne renieraient pas des cinéastes comme Carl Th. Dreyer, Robert Bresson ou Eric Rohmer. En même temps, et sans qu’il y ait la moindre contradiction avec ce qui précède, lors de certaines séquences, dont celles restituant les phénomènes miraculeux, le nom du cinéaste américain, non catholique mais chrétien épiscopalien, Terrence Malick (La Ligne rouge en 1998, Le Nouveau Monde en 2005, The Tree of Life en 2011) vient immanquablement à l’esprit. A ce titre, La représentation du miracle du soleil lors de l’apparition du 13 octobre 1917 devrait, quant à elle, rester dans les annales du cinéma, tant la beauté des images le dispute à la perfection de la technique.
    Quelques manques
    Les puristes de l’histoire de Fatima critiqueront des manques ou des inexactitudes: absence des trois apparitions de l’Ange en 1915 à Lucie et à deux de ses amies, absence des trois apparitions angéliques de 1916 (l’Ange de la Paix, l’Ange du Portugal et l’Ange de l’Eucharistie) à Lucie, François et Jacinthe, mais aussi, la restitution de seulement quatre des six apparitions de 1917 ou encore le choix de ne pas représenter Lucie comme une enfant joyeuse, affectueuse, lumineuse même, comme en témoigne les récits historiques. Sur ce dernier point, les raisons du choix de la gravité jusque dans les personnages des petits voyants ont déjà été données plus haut. Pour le reste, est-il toujours nécessaire de tout décrire pour faire œuvre de vérité ? Fallait-il allonger et alourdir l’œuvre pour restituer avec une exactitude strictement historique pratiquement trois années de la vie de Lucie ? Faut-il alors considérer que Le 13ème jour pèche par manque de rigueur ou de détail historique ?
    « Une œuvre d’art authentiquement chrétienne ! »
    Les frères Higgins, pleinement auteurs du film puisqu’ils en sont à la fois les scénaristes, les metteurs en scènes et les directeurs de la photographie, font la preuve que non. Respectant la chronologie des faits, mais faisant le choix d’omettre certains faits pour mettre l’éclairage plus intensément sur d’autres, ils parviennent à retranscrire avec vérité l’ambiance, le climat, plus encore l’esprit, finalement la réalité de ce qu’ont vécu les petits voyants et à focaliser ainsi le spectateur sur l’essentiel. Indiscutablement, Ian et Dominic Higgins, réalisent avec Le 13ème jour bien plus qu’une simple mise en images des faits. Ils les transcendent pour atteindre l’âme du spectateur et signent ainsi une œuvre d’art authentiquement chrétienne !
    Bruno de Seguins Pazzis

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