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Liberté d'expression

Ce n’est pas une dissolution qui va les empêcher d’alerter la population française sur les problèmes de l’immigration

Ce n’est pas une dissolution qui va les empêcher d’alerter la population française sur les problèmes de l’immigration

Interrogée dans Présent sur la dissolution de Génération Identitaire, Thaïs d’Escufon, porte-parole de Génération identitaire, évoque les recours déposés et termine en déclarant :

Je compte bien sûr continuer à défendre mon peuple et mon pays, même si, étant encore concentrée sur la dissolution, je n’ai pas eu le temps de réfléchir aux alternatives qui pourraient se présenter à moi. Néanmoins, je ne compte pas me faire réduire au silence si facilement. Ce n’est pas une dissolution qui va m’empêcher d’exprimer mon avis et d’alerter les jeunes et la population française en général sur les problèmes de l’immigration.

Un père de famille nous transmet cet appel à ne pas cesser le combat :

Peut-on dissoudre la générosité, l’audace ? Peut-on dissoudre une génération qui veut dire ces simples mots : laissez-nous vivre selon notre culture et nos traditions ? Peut-on dissoudre l’âme d’un peuple dans le matérialisme pratique d’une pensée voulant transformer l’homme en automate à la chinoise ?

Chers amis, oui, je m’interroge avec vous.

Fallait-il que d’Estienne d’Orves se taise en 1940 ? Fallait-il que Jeanne d’Arc refuse d’obéir à ses voix ? Fallait-il que Cathelineau, en 1793, continue de colporter ? Fallait-il que Lech Walesa renonce à électriser la Pologne face au péril rouge ?

Chers amis, votre engagement nous interpelle. Ne renoncez pas à le continuer, en le colorant peut-être davantage de la force de l’Evangile. Le Christ : « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. » Pour comprendre le sens de cette phrase, je renvoie volontiers vers quelques lignes du Catéchisme de l’Eglise Catholique qui les explicitent.

Vous êtes donc appelés à soigner votre âme pour rester debout, c’est-à-dire les pieds sur la terre et la tête au Ciel. Je me rappelle cette phrase d’un musulman :

« Nous vous respectons quand vous êtes debout. »

Une question me taraude en ce moment, jusqu’à l’angoisse. Certains parmi vous doivent connaître un sentiment profond de tristesse, de frustration. Comment garder allumé le flambeau de la résistance, intérieure d’abord, concrète ensuite ? Il ne doit pas s’éteindre, et d’ailleurs il ne s’éteindra pas…

Le bouillonnant Charles de Foucauld, la généreuse Thérèse de Lisieux, et tant d’autres, nous disent par leur vie que les grandes aspirations de la jeunesse peuvent se continuer dans le don total de nos vies. En clair : être prêtre, moine… c’est aussi une manière de vivre une aventure incomparable. Mais ce n’est pas pour remplir les couvents que je vous écris, même si de grands militants furent aussi de belles figures de religieux. Pensons à Jocelyne Khoueiry, à Dom Besse, à Sœur Rosalie, au Cardinal Pie…

Chers amis, certains d’entre vous sont catholiques, d’autres aiment profondément notre pays, sa culture et sa beauté. En voyant ces jours-ci, lors d’une balade à proximité de nos frontières pyrénéennes de si nombreux villages aux églises vides, abandonnées, aux rues sans enfants, condamnés à la mort ou au « grand remplacement », j’ai pensé à vous, à votre passion pour la France.

Dans le secret du cœur de chacun, puissiez-vous entendre cet appel à tout donner, jusqu’à votre vie. Car on n’a rien donné tant qu’on n’a pas tout donné. « La mesure de l’amour c’est d’aimer sans mesure » disait saint Bernard. Le magnifique témoignage de saint Maximilien Kolbe face à la barbarie nazie à Auschwitz résonne toujours : https://fr.aleteia.org/2017/08/14/le-martyre-de-saint-maximilien-kolbe-a-auschwitz/

De cette brève incursion dans les villages aux marches de mon pays je retiens notamment deux choses.

La première, c’est que s’il y a de moins en moins de prêtres, de religieuses, de moines, si les couples ne se marient pas et ne donnent généreusement la vie à des nombreux enfants, le déclin de notre pays sera inexorable, et sa disparition assurée.

La seconde, il s’agit de s’interroger sur la marche à suivre pour permettre ce grand réveil. Voici quelques pistes :

L’aventure de la vie ne peut s’envisager que si l’on est accompagné par un guide, c’est l’expérience de la docilité, et encordé, c’est l’expérience de la fraternité. Cette docilité par rapport à Dieu d’abord, à ses commandements, à la doctrine de l’Eglise, aussi à un Père Spirituel n’est pas un carcan mais la condition de la liberté intérieure. Fraternité aussi, parce que vivre pour soi c’est la mort et vivre pour les autres, c’est la vie. On n’entre pas seul au paradis. Et Sartre à tort, l’enfer c’est sans les autres. Pour ceux qui veulent creuser, on peut redécouvrir ce texte de Jean-Paul II.

Pour trouver un « Père Spirituel », c’est facile, il y en a plein les monastères… Citons par exemple les abbayes de Randol, Fontgombault, Solesmes, La Garde, le Barroux, Triors, Flavigny, Sept-fons, Kergonan, Donezan, Wisques, Lagrasse, Saint Wandrille, Ligugé, … Sans oublier parmi les généreux prêtres de nos paroisses mais aussi de différents instituts : la Fraternité saint Pierre, la Communauté saint Martin, l’Institut du Christ-Roi, la Communauté de l’Emmanuel, la Fraternité Saint Pie X,… Je pense au Colonel Beltrame et ses liens avec une abbaye cistercienne de Bretagne et l’abbaye de Lagrasse…

Vous le savez, l’efficacité dans une action exige la discipline et la vertu. De la même façon, pour mettre son corps et son cœur en ordre marche pour la bataille de sa vie, la bataille contre soi-même, il faut de la discipline et entrer sur un chemin de vertu.

C’est ainsi que l’on est fort, parce que cela vient de l’intérieur. Les grands soldats, les héros des guerres n’étaient pas d’abord des monstres de muscles mais des cœurs généreux, ayant embrassé la Croix du Christ. En apprenant à se donner dans les petites choses, là où c’est le plus ennuyeux, on forme son âme petit à petit à se donner toute entière, dans l’esprit de la Chevalerie.

Chers amis, pour réparer la France, il faut aussi se réparer soi-même et se consacrer à la Vierge Marie. Parmi les propositions qui peuvent aider sur ce chemin : il y a celle du port du scapulaire Mettre le lien https://www.fatima100.fr/la-devotion-au-coeur-immacule-de-marie/le-port-du-scapulaire/108-questions-pratiques, mais aussi dans un autre styles les goums Mettre le lien https://www.goums.org/?langue=fr, routiers scouts et guides aînées,… Il y a aussi un parcours pour aider à ne pas rester prisonnier du porno qui est une drogue dure. Le merveilleux témoignage de Carlos Acutis est un stimulant pour aujourd’hui.

Comment soigner son âme ? Comment vivre à fond l’aventure de sa vie ? Le combattant espagnol devenu saint Ignace de Loyola propose une méthode : les exercices spirituels.

N’ayez pas peur d’avoir de nombreux enfants, de vous engager par amour dans la fidélité, jusqu’à la mort. Se marier pour 50 ans ça fait peur mais, ramené à l’instant présent, le mariage devient tout de suite beaucoup plus accessible : il s’agit d’aimer maintenant, et reconduire cette décision chaque matin. Reconnaissez que c’est plus rassurant de le dire ainsi. Choisissez le respect du corps de l’autre, du vôtre, car c’est ainsi qu’on se prépare à se donner à tout donner. Dites non à la contraception car elle est un verrou qui bloque la porte du don de soi. Pour reconnaître le conjoint de sa vie, un livret n’est pas inutile.

N’oublions pas non plus que la mère de toutes les batailles est celle du droit de naître, car l’avortement est une horreur abominable. Ecoutons Mère Teresa nous en parler. Seule l’expérience de la miséricorde peut aider à sortir de toute culpabilité et guérir ce qui doit l’être.

Chers amis, nous sommes à la veille d’un immense redressement de notre nation si nous entrons sur ce chemin de conversion intérieure, d’évangélisation de nos passions et de nos rêves, mais aussi de témoignage par notre engagement politique, par notre zèle missionnaire.

C’est alors que le Christ sera véritablement Roi en France, et la prophétie de Saint Pie X, réalisée :

« Le peuple qui a fait alliance avec Dieu aux Fonts Baptismaux de Reims se repentira et retournera à sa première vocation. »

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