Archives de catégorie : L’Eglise : François

Un nouveau secrétaire pour le pape François

Le Pape François avait hérité de son prédécesseur les services du prêtre maltais Alfred Xuereb. Mais celui-ci a été appelé à devenir secrétaire général du Sécrétariat pour l’économie créé par le Saint-Père. Lui succède donc monseigneur Fabian Pedacchio Leaniz, prêtre issu du diocèse de Buenos Aires. Il était jusque là assistant de monseigneur Xuereb.

C’est un prêtre copte que le Pape François a choisi comme deuxième secrétaire. Il s’agit de monseigneur Lahzi Gaid. Il est le premier prêtre issu d’une Église orientale à devenir secrétaire du Pape. Jusqu’à présent, il travaillait au sein de la Secrétairerie d’État. Il est polyglotte et maîtrise notamment l’Arabe. Il a effectué une longue carrière dans la diplomatie vaticane. Il est particulièrement sensible aux persécutions que subissent les chrétiens d’Orient, y compris sa communauté du Patriarcat d’Alexandrie.…

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2015 sera l'année de la vie consacrée

De Radio Vatican :

"Le pape François l’a annoncé ce vendredi matin, dans la salle du Synode au Vatican. Le Souverain Pontife s’est entretenu pendant trois heures avec les quelque 120 membres de l’Union des supérieurs majeurs. Celle-ci s’est réunie en assemblée plénière ces jours-ci à Rome sous la présidence du Père Adolfo Nicolas, supérieur général de la Compagnie de Jésus. Au cours de cette assemblée, le débat s’est focalisé sur les défis posés par le magistère et par l’exemple du pape François. Le récit de trois expériences a été à la base des réflexions et des rencontres. 

Le Saint-Père a passé toute la matinée avec les supérieurs : pas de discours préparé à l’avance mais un échange fraternel et cordial. Le premier groupe de questions portait sur l’identité et la mission de la vie consacrée : Dieu – a répondu le pape François – demande aux religieux de sortir de leur nid et partir pour les frontières du monde, en évitant la tentation de vouloir les apprivoiser. Interrogé à propos des vocations, il a insisté sur l’inculturation des charismes : l’Eglise doit demander pardon et avoir honte des échecs apostoliques dus à des malentendus dans ce domaine comme dans le cas de Matteo Ricci. Le pontife a longuement insisté sur la formation spirituelle, intellectuelle, communautaire et apostolique. 

Il faut éviter toute forme d’hypocrisie et de cléricalisme, a-t-il dit. L’objectif est de former des religieux au cœur tendre et non pas aigris comme le vinaigre. Qu’on

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Qui pratique la miséricorde ne peut craindre la mort

Mercredi matin, durant l'audience générale, le pape a traité de la mort. Extrait :

"Nous nous interrogeant fortement surtout lorsque la mort nous touche de près. Lorsque meurent des enfants, des êtres sans défense, cela nous scandalise. Pourquoi les enfants meurent ? Je l'ai souvent entendu dire. Envisagée comme la fin de tout, la mort fait peur et devient une menace…qui interrompt tout. Cette vision s'impose lorsqu'on conçoit la vie strictement limitée entre la naissance et la mort, sans croire dans un horizon qui dépasse le présent, comme si l'on vivait sans que Dieu exista. C'est la pensée athée qui voit dans la vie le résultat du hasard et un cheminement vers le néant. Pris par cette vision fausse de la mort, on en vient à occulter la mort, à la nier et à la banaliser. Elle fait peur. Heureusement le coeur humain se révolte face à cette interprétation car elle nie son attente de l'infini et de l'éternel. Quel est donc la signification chrétienne de la mort?".

"Se bien préparer à la mort est une sécurité, en restant au contact de Jésus dans la prière, les sacrements, la pratique de la charité. N'oublions jamais qu'il est présent dans les plus faibles et dans les plus besogneux, qu'il s'est identifié à eux dans la célèbre parabole du jugement dernier". Tout ce que vous avez fait au plus petit, a dit le Seigneur, "c'est à moi que vous l'avez fait. Il est donc extrêmement utile de retrouver

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Dialoguer, ce n'est pas céder au compromis

Jeudi, le Saint-Père a reçu l'assemblée plénière du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, qui venait de traiter de la présence des diverses traditions religieuses dans la société. Il a notamment déclaré :

"Dialoguer ne veut pas dire renoncer à son identité, ni céder au compromis en matière de foi et de morale chrétienne face à l'autre. L'ouverture d'esprit authentique implique de maintenir fermement nos convictions profondes, de manière claire et joyeuse, afin de mieux comprendre les raisons de l'autre… La rencontre avec qui est différent doit être une occasion de grandir en fraternité, mais aussi d'enrichir le témoignage. C'est pour cela que dialogue inter-religieux et évangélisation ne s'excluent pas mais s'alimentent l'un l'autre. Sans rien imposer, sans calculer comment attirer des fidèles, nous devons au contraire témoigner simplement de ce que nous croyons et de ce que nous sommes. Un dialogue dans lequel chacun ferait l'impasse sur son credo, faisant semblant de renoncer à ce qu'il a de plus cher, serait faux. On serait en présence d'une fausse amitié".

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Car ce sont eux aussi, la France

"Les oubliés de nos campagnes", une exposition du Secours catholique qui prend au ventre et qui montre la pauvreté et la précarité de Français que personne ne cite, sans doute peu porteurs de suffrages intéressants. Témoignages sonores ici. Une série de photos sur le site du Monde.

On peut y ajouter ces 6 millions de Français menacés par la malbouffe et par ce qu'il est convenu d'appeler aujourd'hui l'insécurité alimentaire.

Expo

Le changement pour ces pauvres qui se cachent et ces miséreux dont le nombre ne cesse d'augmenter, ce n'est pas pour maintenant.

Et pourtant, le Saint-Père nous y invite :

"Dans ce cadre on comprend la demande de Jésus à ses disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Mc 6, 37), ce qui implique autant la coopération pour résoudre les causes structurelles de la pauvreté et promouvoir le développement intégral des pauvres, que les gestes simples et quotidiens de solidarité devant les misères très concrètes que nous rencontrons.

Le mot “solidarité” est un peu usé et, parfois, on l’interprète mal, mais il désigne beaucoup plus que quelques actes sporadiques de générosité. Il demande de créer une nouvelle mentalité qui pense en termes de communauté, de priorité de la vie de tous sur l’appropriation des biens par quelques-uns" (Pape François, Evangelii Gaudium ch 188).

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Exhortation apostolique Evangelii gaudium : La Joie de l'Evangile

Elle est en ligne. Extraits :

Sur la famille :

"66. La famille traverse une crise culturelle profonde, comme toutes les communautés et les liens sociaux. Dans le cas de la famille, la fragilité des liens devient particulièrement grave parce qu’il s’agit de la cellule fondamentale de la société, du lieu où l’on apprend à vivre ensemble dans la différence et à appartenir aux autres et où les parents transmettent la foi aux enfants. Le mariage tend à être vu comme une simple forme de gratification affective qui peut se constituer de n’importe quelle façon et se modifier selon la sensibilité de chacun. Mais la contribution indispensable du mariage à la société dépasse le niveau de l’émotivité et des nécessités contingentes du couple. Comme l’enseignent les Évêques français, elle ne naît pas « du sentiment amoureux, par définition éphémère, mais de la profondeur de l’engagement pris par les époux qui acceptent d’entrer dans une union de vie totale »."

Sur la mondanité spirituelle :

"95. Cette obscure mondanité se manifeste par de nombreuses attitudes apparemment opposées mais avec la même prétention de “dominer l’espace de l’Église”. Dans certaines d’entre elles on note un soin ostentatoire de la liturgie, de la doctrine ou du prestige de l’Église, mais sans que la réelle insertion de l’Évangile dans le Peuple de Dieu et dans les besoins concrets de l’histoire ne les préoccupe. De cette façon la vie de l’Église se transforme en une pièce de musée, ou devient

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Le Christ est au centre de la création

Extrait de l'homélie du Pape ce matin sur la place St Pierre de Rome (photo : reliques de St Pierre) :

P"L’Apôtre Paul nous offre une vision très profonde de la centralité de Jésus. Il nous le présente comme le Premier-né de toute la création : en lui, par lui et pour lui toutes choses furent créées. Il est le centre de toutes choses, il est le principe : Jésus Christ, le Seigneur. Dieu lui a donné la plénitude, la totalité, pour qu’en lui toutes choses soient réconciliées (cf. Col. 1, 12-20). Seigneur de la création, Seigneur de la réconciliation.

Cette image nous fait comprendre que Jésus est le centre de la création ; et, par conséquent, l’attitude demandée au croyant, s’il veut être tel, est de reconnaître et d’accueillir dans sa vie cette centralité de Jésus-Christ, dans ses pensées, dans ses paroles et dans ses œuvres. Et ainsi nos pensées seront des pensées chrétiennes, des pensées du Christ. Nos œuvres seront des œuvres chrétiennes, des œuvres du Christ, nos paroles seront des paroles chrétiennes, des paroles du Christ. Par contre, quand on perd ce centre, parce qu’on le substitue avec quelque chose d’autre, il n’en vient que des dommages, pour l’environnement autour de nous et pour l’homme lui-même.

2. En plus d’être le centre de la création et centre de la réconciliation, le Christ est le centre du peuple de Dieu. Et précisément aujourd’hui il est ici, au milieu de nous. Maintenant il est ici dans la

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"Evangelii gaudium", la première exhortation apostolique du Pape François

Le Saint Père l'a remise ce matin à des représentants de toute l'Eglise.

Pj

Pour la suite, rappelons-nous

"Elle sera publiée deux jours plus tard. Le Pape avait fait part en juin dernier de sa volonté de publier un document sur l’évangélisation, en s’appuyant notamment sur les travaux du Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne, qui s’était tenu au Vatican en octobre 2012".

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Pape François : "Le sport est harmonie s'il ne succombe pas à l'argent"

Lu ici :

" l’Eglise considère le sport comme « un instrument valable pour la croissance intégrale de la personne humaine ».

« La pratique sportive, en effet, stimule un sain dépassement de soi et de ses propres égoïsmes, elle entraine à l’esprit de sacrifice et si on la conçoit correctement, elle favorise la loyauté dans les rapports interpersonnels, l’amitié, le respect des règles. » a déclaré le Pape, soulignant qu’il est important que « ceux qui s’occupent de sport, à tous les niveaux, promeuvent ces valeurs humaines et religieuses qui sont à la base d’une société plus juste et solidaire ».

Malheureusement, l’idéal du sport finit souvent par succomber lorsque certaines personnes ne voient plus dans l’athlète qu’une source d’immenses bénéfices financiers, oubliant l’humanité des sportifs.

« Quand le sport n’est plus considéré que dans des paramètres économiques, dans une optique de victoire à tout prix, on court le risque, a poursuivi le Pape, de réduire les athlètes à des marchandises dont il faut tirer profit. Les athlètes eux-mêmes entrent alors dans un mécanisme qui les transforme, ils perdent le vrai sens de leur activité, cette joie de jouer qui les a attirés en étant enfants et qui les a poussés à faire tant de sacrifices et à devenir des champions. »

« Le sport est harmonie, mais si c’est la recherche de l’argent qui prévaut, et celle du succès, alors cette harmonie se casse ».

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La doctrine et le magistère social de l'Eglise sont une référence capitale

Le Saint-Père a fait parvenir un message vidéo au troisième Festival de la doctrine sociale de l'Eglise (Vérone, Italie, 21 – 24 novembre). Commentant le thème choisi ("Moins d'inégalités, plus de différences"), il a dit :

"La doctrine et le magistère social de l'Eglise sont une référence capitale, fruit de réflexion et d'action, utile pour garder le cap. Le monde de la finance et de l'économie est naturellement attiré par le profit au risque de le servir seulement, de devenir esclave de l'argent. Faite d'espérance, la doctrine sociale…est aujourd'hui encore en mesure d'orienter les gens et de garantir leur liberté. Il faut du courage, de la réflexion et la force de la foi pour travailler dans l'économie en mettant au coeur de l'action la dignité de la personne et non l'idole de l'argent… Cette dignité va de pair avec le travail. La solidarité doit s'étendre à la garantie de l'emploi, et la coopération est importante pour la pluralité du marché de l'offre. Si ce point est l'objet de certaines incompréhensions au niveau européen, ne pas considérer comme actuelle une telle pluralité dans le monde productif est un appauvrissement où l'homologation prend la place des différences d'identité".

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Pape François : "Continuons donc à être des sentinelles"

Recevant les participants à l'assemblée plénière de la Congrégation pour les Eglises orientales, le Saint-Père s'est adressé tout particulièrement aux Patriarches et Archevêques Majeurs des Eglises orientales, actuellement réunis à Rome. Vatican II

"a eu également le mérite de rappeler clairement que la tradition apostolique et patristique, patrimoine révélé par Dieu et partagé par l'Eglise universelle, se reflète dans la liturgie et la théologie, la spiritualité et la discipline des Eglises orientales".

Le chemin parcouru depuis le concile a permis de favoriser

"l'unité de tous les chrétiens, et des orientaux en particulier. L'Esprit les a guidées sur les rudes sentiers de l'histoire, alimentant leur fidélité au Christ, à l'Eglise universelle et au Successeur de Pierre. Elles l'ont souvent payé cher, jusqu'au martyr, et l'Eglise toute entière leur en est grée".

Au sein de celle-ci, il est légitime que des Eglises particulières

"aient leurs traditions propres sans toucher au primat de Pierre, qui préside à la communion universelle de la charité, garantit la variété des légitimités et veille à ce qu'aucune n'entrave l'unité et que toutes la servent. Si cette variété légitime inspirée par l'Esprit n'est pas un obstacle à l'unité de l'Eglise, il faut redire avec les pères conciliaires qu'elle lui est nécessaire".

"La situation des chrétiens dans plusieurs régions du proche et du moyen Orient est très préoccupante, due notamment aux lourdes conséquences de tensions et de conflits. Après la Terre Sainte, l'Irak, l'Egypte et la Syrie souffrent, et l'Evêque de Rome

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Il faut remettre en valeur la confession des péchés

Durant l'audience générale de mercredi, le Pape François a évoqué le "pouvoir des clefs", symbole de la mission donnée par le Christ à ses apôtres. Le pardon des péchés relève de l'Esprit, et

"lorsque il se manifesta pour la première fois à eux au Cénacle, le Ressuscité leur souffla dessus en leur disant: Recevez l'Esprit. A qui vous pardonnerez les péchés seront remis, à qui vous n'accorderez pas le pardon les péchés ne seront pas remis. Désormais corporellement transfiguré, Jésus est l'homme nouveau qui offre le don pascal fruit de sa mort et de sa résurrection, sa paix, sa joie, la rémission des péchés, la mission. Mais par dessus tout, il offre l'Esprit qui est source de tout cela. Le souffle et les paroles du Christ annonçant l'Esprit indiquent une vie régénérée par le pardon. Mais avant même cela, il a montré ses plaies, aux mains et au côté, prix de notre salut. C'est l'Esprit qui nous apporte le pardon à travers les plaies de Jésus… L'Eglise est dépositaire du pouvoir des clefs. Dans sa miséricorde souveraine, Dieu pardonne chacun mais il veut que ceux qui appartiennent au Christ, les membres de l'Eglise, reçoivent son pardon par l'intermédiaire des ministres de la communauté ecclésiale… Ainsi nous appelle-t-il à vivre la réconciliation dans sa dimension ecclésiale, communautaire".

"Par la faute de l'individualisme et du subjectivisme, beaucoup de gens et nombre de chrétiens ne comprennent plus la dimension ecclésiale du pardon. Dieu pardonne tout pécheur repenti

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