Archives de catégorie : L’Eglise : Benoît XVI

Hollande la vidéo qui fait mal : " Qu'il fasse comme le pape ! "

Un an de non-mandature, d'échecs de mensonges et de reniements des promesses de campagne résumé en 12 minutes; la conclusion est donnée en une phrase par un visiteur , ou exposant du salon de l'agriculture ( à 4'02'' ) qui répond à la question d'un journaliste : "qu'attendez-vous de François Hollande ? "

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Foi et raison : Benoît XVI répond à un scientifique athée

Benoît XVI a écrit le 30 août une lettre de 11 pages au mathématicien athée Piergiorgio Oddifreddi,
en réponse à un essai provocateur que ce dernier publiait l'hiver
dernier, avant la renonciation. Oddifreddi écrit (traduction par Benoît-et-moi) :

"[…] Une réponse surprenante, qui en effet m'a
surpris, pour deux raisons. D'abord, parce que le pape a lu un livre qui, dès la couverture, se présentait comme une «introduction luciférienne à l'athéisme». Et puis, parce qu'il a voulu le commenter et le discuter.

Par ailleurs, ce n'était pas par hasard que j'avais adressé ma lettre ouverte à Ratzinger. Après
la lecture de son "Introduction au christianisme" […], j'avais compris que la foi et la doctrine de
Benoît XVI, à la différence de ceux des autres, étaient suffisamment
cohérentes et aguerries
pour être en mesure de très bien affronter des
attaques frontales. Un dialogue avec lui, bien qu'alors imaginé à
distance, pouvait donc s'avérer être stimulant et non banal, à affronter
la tête haute.

Ecrivant mon livre comme un commentaire au sien, j'avais
essayé d'encourager la possibilité même éloignée qu'un jour, le
destinataire pourrait effectivement le recevoir. J'avais donc baissé les
tons sarcastiques d'autres essais, choisissant un style d'échange entre
professeurs «à égalité»
,
bien sûr, au sens académique du terme. Et j'avais mis l'accent sur les
arguments intellectuels dont je pouvais espérer qu'ils attireraient son
attention, sans renoncer à attaquer de front les problèmes internes de
la foi et ses relations extérieures avec la science.

L'approche
n'était évidemment pas fausse, car elle a atteint son but: qui, bien sûr, n'était pas de
chercher à «convertir le Pape» mais d'exposer honnêtement les
perplexités, et parfois l'incrédulité, d'un mathématicien sur la foi. De
la même façon, la lettre de Benoît XVI ne cherche pas à «convertir
l'athée», mais lui retourne honnêtement la perplexité symétrique, et
parfois l'incrédulité, d'un croyant très spécial sur l'athéisme.

Le
résultat est un dialogue entre la foi et la raison qui, comme le note
Benoît XVI, a permis à tous les deux de se confronter franchement, et
parfois durement, dans l'esprit de cette cour des Gentils que lui-même
avait voulu en 2009
. Si j'ai attendu quelques semaines pour rendre
publique sa participation au dialogue, c'est parce que je voulais être
sûr qu'il ne voulait pas la garder privé.

Maintenant
que j'ai reçu la confirmation, j'anticipe ici une partie de sa lettre,
qui est trop longue et détaillée pour être reproduite dans son
intégralité, en particulier dans les sections initiales philosophiques. Elle
le sera bientôt dans une nouvelle version de mon livre, dépouillé des parties sur lesquelles il a décidé de ne pas s'attarder, et
élargi pour inclure un récit de la naissance et de l'évolution de ce qui
semble être un exemple unique dans l'histoire de l'Eglise: un dialogue
entre un pape théologien et un mathématicien athée. Divisés sur presque
tout, mais unis par au moins un but: la recherche de la Vérité avec une
majuscule."

Extraits de la lettre de Benoît XVI à Odifreddi publiés par le quotidien La Reppublica:
"Professeur Odifreddi, (…) Je voudrais Vous remercier pour avoir cherché, jusque dans les détails, de vous confronter avec mon livre et ainsi avec ma foi ; c’est en grande partie ce que j’avais décrit dans mon discours à la Curie Romaine à l’occasion de Noël 2009. Je dois également vous remercier pour la fidélité avec laquelle vous avez traité mon texte, en cherchant sincèrement de lui rendre justice.
Mon jugement à propos de Votre livre est dans son ensemble plutôt contradictoire. J’en ai lu certaines parties avec plaisir et profit. Dans d’autres parties, par contre, je me suis émerveillé d’une certaine agressivité et de la hardiesse de l’argumentation. (…)
A plusieurs reprises, Vous m’avez fait remarquer que la théologie serait de la science-fiction. A ce propos, je m’émerveille que vous retenez par contre mon livre digne d’une discussion aussi détaillée. Permettez-moi de proposer quatre points relatifs à une telle question :
  1. Il est correct d’affirmer que la « science », au sens le plus strict du terme, ce sont seulement les mathématiques mais vous m’avez appris qu’il serait opportun de faire une distinction supplémentaire entre l’arithmétique et la géométrie. Dans toutes ces matières spécifiques, les méthodes scientifiques ont leurs propres formes selon la particularité de leur objet. L’essentiel est d’appliquer une méthode vérifiable, d’exclure l’arbitraire et de garantir la rationalité dans les différentes modalités respectives.
  2. Vous devriez pour le moins reconnaître que, dans le cadre de l’histoire et dans celui de la pensée philosophique, la théologie a produit des résultats durables.
  3. Une fonction importante de la théologie est celle de maintenir la religion liée à la raison et la raison à la religion. Ces deux fonctions sont d’une importance essentielle pour l’humanité. Dans mon dialogue avec Habermas j’ai démontré qu’il existe des pathologies de la religion et – non moins dangereuses- des pathologies de la raison. Toutes les deux ont besoin l’une de l’autre et les tenir constamment connectées est un devoir important de la théologie.
  4. D’autre part, la science-fiction existe dans le cadre de diverses sciences. Ce que Vous exposez à propos des théories concernant le début et la fin du monde dans Heisenberg, Schrödinger, etc., je le désignerais comme science-fiction dans le bon sens du terme : il s’agit de visions et d’anticipations pour arriver à une vraie connaissance mais ce sont précisément seulement des apparitions avec lesquelles nous cherchons à nous rapprocher de la réalité. Le grand style de la science-fiction existe, du reste, également dans la théorie de l’évolution. Le gène égoïste de Richard Dawkins est un exemple classique de science-fiction. Le grand Jacques Monod a écrit des phrases qu’il a sûrement inséré lui-même dans son œuvre comme relevant purement de la science-fiction. Je cite « l’apparition des Vertébrés tétrapodes ..tire justement son origine du fait qu’un poisson primitif « a choisi » d’aller explorer la terre, sur laquelle il était pourtant incapable de se déplacer sinon en sautant de façon maladroite et créant de la sorte, comme conséquence d’une modification de comportement, la pression sélective grâce à laquelle se seraient développés les membres robustes des tétrapodes. Parmi les descendants de cet audacieux explorateur, Magellan de l’évolution, certains peuvent courir à une vitesse supérieure à 70 km à l’heure… » ( citation selon l’édition italienne” Il caso e la necessità”, Milan 2001, pp.117 et sg)

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Benoît XVI a réuni le "Ratzingerschülerkreis"

Comme chaque année, et malgré sa retraite, Benoît XVI a réuni fin août ses
anciens étudiants du "Ratzingerschülerkreis" pour une session théologique. Cette année, ils ont planché
sur la théologie de leur maître. Puis, ce dimanche 1er septembre,
Benoît XVI a célébré la messe en la chapelle du gouvernorat de la Cité du Vatican. Il leur a dit notamment :

« Dans l’histoire, tous cherchent la bonne place : sur la scène de la
vie, chacun veut trouver sa place. Mais la question est : quelle place
est la bonne et laquelle est juste ? La première place peut rapidement
devenir une très mauvaise place et cela, non seulement lors du jugement
dernier, mais déjà sur cette terre.

L’échelle qui établi ce qui est une bonne ou une mauvaise place, c’est
Jésus. Celui qui sera poussé devant, donc à la première place, doit être
conscient du danger. Il doit d’autant plus avoir le regardé fixé sur
Dieu, se mesurer à lui, à la responsabilité qu’il a des autres, il doit
devenir celui qui sert, celui qui sait en vérité se mettre aux pieds des
autres, et ainsi être celui qui béni et devient béni
. Je pense que tout
cela doit passer par le cœur, lorsque nous regardons Celui qui est le
premier être de la Création et celui né dans une étable et mort sur une
croix. Les bonnes places sont auprès de Lui et selon sa mesure, malgré
les places vers lesquelles la vie nous mène.

Cruciale est

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Le Pape François termine l'encyclique de Benoît XVI sur la Foi

Lu sur I.Media :

"Le
pape François a indiqué le 13 juin 2013 qu’il terminait la rédaction de
l’Encyclique sur la foi dont le “gros du travail“ avait été déjà réalisé
par son prédécesseur, Benoît XVI
. Recevant en audience les responsables
du Synode des évêques, le pape a assuré qu’après ce texte “fort“ écrit
“à 4 mains“, il pourrait rédiger une Exhortation apostolique sur
l’évangélisation
. Dans une discussion improvisée sur l’importance de la
“synodalité“, le pape François a évoqué la possibilité de rendre permanent le Conseil du Synode des évêques, afin de le convoquer ou de lui demander des avis en cas de besoin. […]

D’autres
questions ont également été abordées, notamment la nécessité de mettre
un place une étude sur la pastorale familiale
, dont les modalités sont
encore à définir. “Beaucoup ne se marient pas, vivent ensemble sans être
mariés, même chez les catholiques pratiquants
“, a remarqué le pape, qui
entend ainsi soumettre cette question lors de sa rencontre avec les 8
cardinaux, au mois d’octobre prochain.

Enfin,
le pape est également revenu sur le sujet de “l’écologie humaine“, mise
en danger selon lui par les évolutions actuelles en termes de médecine
“qui la détruisent“."

Benoît XVI finit d'écrire l'encyclique sur la foi qui sera signée du pape François

Benoît-et-moi rapporte les propos de l'évêque de Molfetta, Mgr Luigi Martella, qui raconte sa conversation avec le pape :

"Il nous a
parlé avec beaucoup de tendresse de Benoît XVI. "Quand je l'ai rencontré
pour la première fois à Castelgandolfo, j'ai noté qu'il avait une
mémoire extrêmement lucide, a-t-il dit, même s'il est physiquement
éprouvé. A présent, il va décidément mieux".

Enfin, il a voulu faire
une confidence, pratiquement une révélation: Benoît XVI finit d'écrire
l'encyclique sur la foi qui sera signée du pape François. A la suite de
quoi lui même entend préparer sa première encyclique sur les pauvres: Beati pauperes
. La pauvreté – at-il précisé – entendue non au sens idéologique, mais évangélique."

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Le testament spirituel de Benoît XVI

B16Sur le site de la librairie catholique :

"Benoît XVI a accepté de rassembler parmi ses textes (homélies, audiences, discours méditations…) ceux qui lui tiennent le plus à coeur et constituent à ses yeux son héritage spirituel. Certains textes sont publiés pour la première fois.

Six grands chapitres constituent ce trésor de la prière du pape : Chercher Dieu, Rencontrer Dieu, Fondés en Christ, À l’école de Marie, La foi de l’Église, La nourriture de la prière. 

Ce livre récapitule ainsi l’enseignement du Saint Père sur la voie de la prière chrétienne".

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Benoît XVI est rentré au Vatican

0Joseph Ratzinger a été accueilli par le doyen du Sacré collège des
cardinaux, le cardinal Angelo Sodano, et par le secrétaire d'État
Tarcisio Bertone. Puis
il s'est rendu en voiture à quelques centaines de mètres de là à
l'ancien monastère réaménagé pour lui sur la colline du Vatican. Il a
été accueilli avec «une grande et fraternelle cordialité» par le pape
François, a indiqué le Vatican dans un communiqué. Les deux hommes ont
ensuite brièvement prié ensemble dans la chapelle du monastère.…

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