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Valeurs chrétiennes : Culture

Carnet de route : de l’Oronte à l’Euphrate

Carnet de route : de l’Oronte à l’Euphrate

Native d’Alger, danseuse chorégraphe puis thérapeute, longtemps collaboratrice de revues littéraires, Anne-Lise Blanchard a publié une trentaine de livres, de récits et de poèmes. De 2014 à 2019, elle sillonne le Proche-Orient à la rencontre de ses populations, notamment chrétiennes. Elle vient de publier son Carnet de route : de l’Oronte à l’Euphrate, dans lequel elle relate ses voyages dans un Proche-Orient troublé, en Syrie, Jordanie, Irak…

Simon al-Wakil, chef de la Défense nationale de Mhardeh, ville chrétienne de 23 000 habitants, témoigne :

« Dès le début de la guerre en Syrie, nous avons été obligés de porter les armes afin de défendre nos femmes, nos enfants, notre terre et nos églises. Nous avons bien conscience que notre foi en Jésus-Christ ne nous permet pas de vivre dans une logique de guerre. Cependant nous avons dû rester fermes face aux terroristes djihadistes qui menacent nos vies et dont les effets pourraient assombrir l’Europe.

C’est un honneur pour nous de mourir martyrs en défendant notre existence. Nous en avons déjà donné beaucoup, sans compter les blessés et les innombrables pertes matérielles et infrastructurelles durant ces sept années de guerre. Nous souhaitons que cette fermeté, cette résistance soient soutenues de votre part à tous, en tant que frères en Jésus-Christ. Et j’invite chaque chrétien dans le monde à apprécier les sacrifices des chrétiens d’Orient et à ne pas croire aux propagandes des médias.

J’adresse au peuple français les salutations de chaque homme, chaque femme, chaque enfant de Mhardeh, peuple français incarné ici en Syrie par la présence de SOS Chrétiens d’Orient qui renvoie la belle image d’une France encore humaine et chrétienne… Encore merci. »

Elle dénonce aussi l’attitude de l’Occident :

Car, outre l’embargo, l’Occident s’est livré à la plus ignominieuse action de guerre qui soit, le « pillage des cerveaux » : médecins, ingénieurs, universitaires, scientifiques se sont vus offrir un visa et un billet d’avion sans retour, pour eux et leur famille, par certains membres de la « Coalition internationale ». Et comment refuser lorsque l’on subit une guerre depuis six ans, que l’on est responsable de l’avenir de ses enfants ?

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