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Cardinal Burke : les médias ont tenté de détourner le Synode

BLes préjugés des médias contre l’Eglise alimentent l’espoir d’un changement dans l’enseignement de l’Eglise, « ce qui est impossible » explique le Cardinal. Le synode sur la famille du mois prochain a subi une tentative de détournement par quelques médias, qui alimentent l’espoir que des changements impossibles seront fait à la doctrine de l’Eglise, dit le Cardinal Raymond Burke, préfet du Tribunal Suprême de la Signature Apostolique,  le bureau qui, parmi d’autres choses, s’occupe des reconnaissances d’annulation dans l’Eglise.

« Je ne pense pas que vous ayez besoin d’être brillant pour voir que les médias ont, depuis des mois, tenté de détourner ce synode ».

Les médias ont présenté le Pape François comme approuvant la distribution de la Sainte Communion aux divorcés remariés et d’autres propositions du genre, ce qui n’est pas le cas. Le danger est que

« les médias ont généré une situation où les gens attendent des changements majeurs qui, en réalité, constitueraient un changement intrinsèque à l’enseignement de l’Eglise, ce qui est impossible. » « Voilà pourquoi il est très important pour ceux qui sont à la tête d’avoir les idées très claires. ».

Le synode, prévu du 5 au 19 octobre, est devenu le centre d’un débat selon lequel l’Eglise devrait permettre aux divorcés remariés d’être à nouveau admis à recevoir la sainte Communion même si l’annulation du mariage n’a pas été obtenue.

L’enseignement de l’Eglise à ce sujet, dit le cardinal, est miséricordieux,

«parce qu’il respecte la vérité à savoir que la personne est en vérité liée par une première union dans laquelle elle ne vit plus, pour une raison ou une autre. L’Eglise maintient la personne dans la vérité de ce mariage, tout en lui démontrant compassion, comprenant la situation de la personne, l’accueillant dans la communauté paroissiale de façon appropriée et tâchant de l’aider à mener une vie aussi sainte possible, sans trahir la vérité de son mariage. Ceci, dit-il, est miséricordieux. »

« Parler de miséricorde quand on ne respecte pas la vérité n’a simplement pas de sens. Comment cela pourrait bien être de la miséricorde ? »

« Certainement, la culture est extrêmement désorientée et très erronée ». «Cependant, cela vaut aussi dans le sein de l’Eglise, où il y a ceux qui remettent en question la mise en application de Mathieu 19. Dans ce passage, Jésus dit qu’un homme qui divorce sa femme et épouse une autre commet l’adultère ; ceci est la base de la pratique catholique interdisant la réception de l’Eucharistie dans de telles circonstances. »

« Il est très important de nos jours de montrer la splendeur de la vérité de l’enseignement de l’Eglise à propos du mariage, qui est une fondation, bien sûr, pour la société et pour l’Eglise elle-même. Si nous nous trompons au sujet du mariage, il n’y a pas grand-chose d’autre que nous comprendrons clairement. »

Le Cardinale Burke ajoute que tandis que des demandes d’annulation augmentèrent de manière exponentielle après le Concile Vatican II, elles sont en déclin ces dernières années.

«Les évêques qui  nous visitent régulièrement à la Signature Apostolique disent que beaucoup de couples divorcés aujourd’hui ne se soucient plus de la question de la nullité. Ils prennent juste la décision de vivre avec quelqu’un d’autre, si c’est en fait ce qu’ils font réellement. Nous tâchons, autant que possible, d’aider les gens à comprendre que c’est grave et mal de vivre un semblant de mariage avec quelqu’un quand en fait on n’est pas libre de se marier. »

Pour ceux qui souhaitent la reconnaissance de nullité de leur mariage, dit-il, « l’Eglise doit avoir un processus apte pour déceler la vérité », selon laquelle il peut être établi qu’un mariage est nul ou pas.

« Mais d’avoir simplement des gens se présenter devant ce que l’on appelle un processus administratif ou un ‘processus pastoral’, où les gens se contentent de raconter leur histoire à un prêtre » qui ensuite prend la décision concernant leur accès aux sacrements – « comment un tel procédé respecte-t-il la vérité de l’enseignement de Notre Seigneur au sujet du mariage ?»

« Le procès de nullité de mariage est le fruit de siècles d’évolution par plusieurs canonistes experts, l’un des grands étant le Pape Benoît XIV. Pour nous, dire simplement maintenant qu’on n’a plus besoin de tout cela est le sommet de l’arrogance et donc de l’idiotie. »

En prévision du synode du mois d’octobre, le Cardinal Burke exprime l’espoir que

« ce synode mettra en avant la beauté de l’enseignement de l’Eglise sur le mariage, dans tous ses aspects, en tant qu’union entre un homme et une femme, fidèle, indissoluble pour la vie, et procréative. »

« J’espère que cela sera l’occasion, spécialement rehaussée par la béatification du Pape Paul VI à la conclusion de ce synode, pour souligner l’enseignement de son encyclique courageuse et très sage, Humanae Vitae ».

En tant que prélat actuel de la Signature Apostolique, le rôle du Cardinal Burke à ce synode sera particulièrement consacré au procès de nullité de mariage, spécifiquement en réponse à la suggestion de raccourcir le procès d’annulation, le rendant plus rapide et plus facile.

« Je ne serais nullement opposé à toutes sortes de changements, sauf qu’une certaine densité de complexité est requise du fait de la complexité que représente la déclaration d’un mariage nul. Et vous ne pouvez simplement pas traiter ce genre de questions avec des processus faciles et légers. »

Prenant en compte toutes ces considérations, le Cardinal Burke dit que le synode peut être une bonne chose,

« tant qu’il est fermement enraciné dans la doctrine et la discipline de l’Eglise concernant le mariage. Mais on ne peut pas avoir une sorte d’approche sentimentale ou personnelle ne respectant pas l’objective réalité du mariage. »

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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