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France : Société / L'Eglise : François

Car ce sont eux aussi, la France

"Les oubliés de nos campagnes", une exposition du Secours catholique qui prend au ventre et qui montre la pauvreté et la précarité de Français que personne ne cite, sans doute peu porteurs de suffrages intéressants. Témoignages sonores ici. Une série de photos sur le site du Monde.

On peut y ajouter ces 6 millions de Français menacés par la malbouffe et par ce qu'il est convenu d'appeler aujourd'hui l'insécurité alimentaire.

Expo

Le changement pour ces pauvres qui se cachent et ces miséreux dont le nombre ne cesse d'augmenter, ce n'est pas pour maintenant.

Et pourtant, le Saint-Père nous y invite :

"Dans ce cadre on comprend la demande de Jésus à ses disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Mc 6, 37), ce qui implique autant la coopération pour résoudre les causes structurelles de la pauvreté et promouvoir le développement intégral des pauvres, que les gestes simples et quotidiens de solidarité devant les misères très concrètes que nous rencontrons.

Le mot “solidarité” est un peu usé et, parfois, on l’interprète mal, mais il désigne beaucoup plus que quelques actes sporadiques de générosité. Il demande de créer une nouvelle mentalité qui pense en termes de communauté, de priorité de la vie de tous sur l’appropriation des biens par quelques-uns" (Pape François, Evangelii Gaudium ch 188).

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7 commentaires

  1. Le problème du Secours Catholique… son principal dirigeant qui se vantait d’avoir voté Hollande.
    Ensuite, c’est un peu le pompier pyromane… difficile de vouloir leur donner de l’argent, quand ce monsieur encense celui qui dirige une politique conduisant à la pauvreté.

  2. Par le mot “solidarité”, les biens pensants de notre morale laïque ont voulu faire contrepoids aux valeurs chrétiennes de charité et d’amour d’autrui par amour de Dieu qui existaient auparavant mais que la république française ne peut plus appeler ainsi sans avoir l’impression de se désavouer. Mais dans leur nouveau monde où le concept de l’individu a bien plus de valeur que celui de la communauté, la solidarité ne peut exister d’elle-même et encore moins la charité. Alors l’Etat, pour apaiser les consciences et garantir un semblant de morale, est bien obligé d’entretenir cette “solidarité” par des lois vu que cette charité forcée ne pourra plus jamais être assez alimentée par le cœur.

  3. Je viens d’arriver d’Ile de France en province. Beaucoup de Franciliens devraient faire de même… on ouvre la yeux sur la réalité de ce que vit une majorité de gens. Une pauvreté dont on n’a pas idée, entre nos vacances au ski et nos maisons de campagne familiales. C’est d’ailleurs probablement ça qui nous tue: que beaucoup de familles catholiques aient tant de biens, qui nous empêchent de nous tourner véritablement vers nos frères.
    Certes, des jeunes s’engagent auprès des enfants des cités, des écoles se créent dans les banlieues difficiles… Et les campagnes? Et nos frères Français? Plus de médecins, plus de prêtres, des familles décomposées, des jeunes incultes qui haïssent leurs parents… Ah oui, ce sont nos oubliés, vous avez raison de le dire. Moi qui étais dans le “bas du panier” en IdF, je me suis rendu compte à quel point j’étais riche. Que penser? Est-ce qu’on peut voir naître la vocation d’un Vincent de Paul dans ces familles ultra riches du VIIIe, catholiques, scouts, et si nanties, tellement débordantes de biens? Pourquoi voit-on dans ces familles bon nombre de jeunes aller faire des carrières prestigieuses à l’étranger, passer leur vie ici ou là, mais quitter le navire “France”? Est-ce que tout cela n’est pas infiniment triste et infiniment dommage? Est-ce que d’une certaine manière ces “bonnes familles” catholiques – qui vivent pas mal en vase clos – ne sont pas aussi éloignées des réalités de la vie, de leurs frères de leur pays, que nos politicards énarques pour qui la diversité, c’est pour tout le monde, sauf pour eux? Pardon d’être longue, mais il me semble que c’est une question importante. Est-ce que nous chrétiens nous ne crevons pas de notre bourgeoisie et de notre bonne conscience?

  4. Ces “p’tits Blancs”, comme ils disent dans les journaux parisiens, n’intéressent pas nos élites bobos, ce sont des “ploucs” qui n’ont jamais vus une ©Rolex de leur vie. Ils ne sont surtout pas pour nos politiques des “chances pour la France” mais des boulets qui osent s’affubler de bonnets écarlates pour contester la mondialisation qui ne profite qu’à l’oligarchie mondialiste reine du moins-disant social, cela pour notre bien évidemment, puisqu’on vous le dit!

  5. Je n’ai pas réussi à le trouver sur le site du Monde sans passer par le lien du salon beige.
    Cela m’amène à une réflexion sur le coût de la communication des grandes associations comme le secours catholique. Personnellemnt, donnant , depuis 10 ans au secours catholique, je ne peux m’empêcher d’espérer que cette campagne rapporte ,en terme de nouveaux dons ou d’augmentation des anciens dons, plus qu’elle ne coûte.

  6. @ODE Merci pour votre magnifique témoignage. L’exhortation du pape François, citée dans l’article, invite de manière très claire les chrétiens à se poser les questions proches de vôtres. Par exemple le numéro 87, qui pourra aussi faire réfléchir @clemsius sur le sens du mot solidarité utilisé par le Saint Père.
    Enfin, @nath, oui, c’est un vrai enjeu d’équilibrer la recherche de nouveaux publics et l’efficacité de de l’utilisation du don.

  7. S´occuper de son prochain, faire l´aumône…
    Lorsque j´ai vu cette série de photos sur Fdesouche je me suis interrogé.
    A qui j´accepte de donner aujourd´hui ? Aux personnes qui me semblent vraiment dans la misère, c´est à dire mises en difficulté par la vie. Je ne donnerai pas à une personne propre sur elle. Ni à un roumain. Pourquoi ?
    Parce que trop de gens abusent de la charité des autres. Et les mendiants honnêtes en pâtissent.
    Mais les gens présentés dans ce reportage ne mendieront pas. Qui les aidera, sinon leur voisin, qui voit leur misère, leurs proches ?

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