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Valeurs chrétiennes : Famille

Bonne fête des pères, gardiens naturels de la famille

Lu dans Rerum novarum, cet enseignement qu'il semble opportun de rappeler : il est urgent et vital que le père de famille soit restauré dans son autorité inviolable et dans ses prérogatives de chef naturel de l'Église domestique et de la cellule fondamentale de la société. C'est bien sur ces deux points que le père de famille est insidieusement attaqué soit par un cléricalisme outrancier jaloux de l'Eglise domestique soit par un autoritarisme d'Etat totalitaire niant la nature (par exemple : théorie du genre, pseudo libération de la femme, destruction du lien père-enfants : avortement, affaire des seules femmes, garde des enfants après divorce, etc) et contrainte de "tuer le père" pour s'imposer (deux derniers paragraphes de la citation ci-dessous).

Ce passage de l'encyclique était prophétique et reste évidemment valide :

"Voilà donc constituée la famille, c'est-à-dire la société domestique, société très petite sans doute, mais réelle et antérieure à toute société civile à laquelle, dès lors, il faudra de toute nécessité attribuer certains droits et certains devoirs absolument indépendants de l'Etat.
Ce droit de propriété que Nous avons, au nom même de la nature, revendiqué pour l'individu, doit être maintenant transféré à l'homme, chef de famille. Bien plus, en passant dans la société domestique, il y acquiert d'autant plus de force que la personne humaine y reçoit plus d'extension.
La nature impose au père de famille le devoir sacré de nourrir et d'entretenir ses enfants. De plus, comme les enfants reflètent la physionomie de leur père et sont une sorte de prolongement de sa personne, la nature lui inspire de se préoccuper de leur avenir et de leur créer un patrimoine qui les aide à se défendre honnêtement dans les vicissitudes de la vie, contre les surprises de la mauvaise fortune. Or, il ne pourra leur créer ce patrimoine sans posséder des biens productifs qu'il puisse leur transmettre par voie d'héritage.
Aussi bien que la société civile, la famille, comme Nous l'avons dit plus haut, est une société proprement dite, avec son autorité propre qui est l'autorité paternelle. C'est pourquoi, toujours sans doute dans la sphère que lui détermine sa fin immédiate, elle jouit, pour le choix et l'usage de tout ce qu'exigent sa conservation et l'exercice d'une juste indépendance, de droits au moins égaux à ceux de la société civile.
Au moins égaux, disons-Nous, car la société domestique a sur la société civile une priorité logique et une priorité réelle, auxquelles participent nécessairement ses droits et ses devoirs. Si les citoyens, si les familles entrant dans la société humaine y trouvaient, au lieu d'un soutien, un obstacle, au lieu d'une protection, une diminution de leurs droits, la société serait plutôt à rejeter qu'à rechercher.

C'est une erreur grave et funeste de vouloir que le pouvoir civil pénètre à sa guise jusque dans le sanctuaire de la famille. Assurément, s'il arrive qu'une famille se trouve dans une situation matérielle critique et que, privée de ressources, elle ne puisse d'aucune manière en sortir par elle-même, il est juste que, dans de telles extrémités, le pouvoir public vienne à son secours, car chaque famille est un membre de la société.
De même, si un foyer domestique est quelque part le théâtre de graves violations des droits mutuels, il faut que le pouvoir public y rétablisse le droit de chacun. Ce n'est point là empiéter sur les droits des citoyens, mais leur assurer une défense et une protection réclamées par la justice. Là toutefois doivent s'arrêter ceux qui détiennent les pouvoirs publics' la nature leur interdit de dépasser ces limites.

L'autorité paternelle ne saurait être abolie ni absorbée par l'Etat, car elle a sa source là où la vie humaine prend la sienne. " Les fils sont quelque chose de leur père. " Ils sont en quelque sorte une extension de sa personne. Pour parler exactement, ce n'est pas immédiatement par eux-mêmes qu'ils s'agrègent et s'incorporent à la société civile, mais par l'intermédiaire de la société familiale dans laquelle ils sont nés. De ce que " les fils sont naturellement quelque chose de leur père, ils doivent rester sous la tutelle des parents jusqu'à ce qu'ils aient acquis l'usage du libre arbitre. " (7) Ainsi, en substituant à la providence paternelle la providence de l'État, les socialistes vont contre la justice naturelle et brisent les liens de la famille.

Mais on ne voit que trop les funestes conséquences de leur système: ce serait la confusion et le bouleversement de toutes les classes de la société, l'asservissement tyrannique et odieux des citoyens. La porte serait grande ouverte à l'envie réciproque, aux manœuvres diffamatoires, à la discorde. Le talent et l'esprit d'initiative personnels étant privés de leurs stimulants, la richesse, par une conséquence nécessaire, serait tarie dans sa source même. Enfin le mythe tant caressé de l'égalité ne serait pas autre chose, en fait, qu'un nivellement absolu de tous les hommes dans une commune misère et dans une commune médiocrité".

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8 commentaires

  1. “Tuer le père”… Notion psychanalytique s’il en est ! Je discutais il y a quelques jours avec un psychanalyste renommé, qui me confiait “ce n’est pas parce que la perversion est à la mode que je vais cesser de dire la vérité à ce sujet !”
    L’Eglise n’ignore pas les développements en sciences humaines, et chaque terme employé dans ses enseignements me semble pesé. Je suis heureux de constater que la grande majorité de ceux qui s’intéressent à la nature de l’Homme arrivent bien souvent aux mêmes conclusions.

  2. Tuer le père, tel était bien le dessein de la révolution-dite-française qui fut mis à …exécution !
    De même qu’au niveau de la nation, il fallait abolir le père, aujourd’hui le même but est poursuivi au plan de la famille, tout simplement.

  3. Il ne suffit pas de dire “on veut détruire le père”, il faut aussi voir :
    1) QUI veut cela
    2) ce qui est fait dans ce but
    3) la passivité des catho-gogos
    1) on peut remonter au démon … Mais hic et nunc, il y a une “conjuration anti-chrétienne” (dixit Mgr Delassus) pour détruire la famille et la société chrétienne. Nier cette vaste conjuration est idiot. Tout montre qu’elle existe, et les conjurés eux-mêmes l’affirment : “nous voulons la société sans Dieu et la famille sans père”. La société sans Dieu, c’est fait. La famille sans père, c’est quasi fait. Ces conjurés (conscient ou pas, peu importe), ce sont tous les promoteurs des idéologies anti-chrétiennes : les prétendues “Lumières”, les socialistes, les francs-maçons, les libéraux, les laïcards etc. etc. etc.
    2) ce qui est fait dans ce sens : la destruction de la figure du père :
    -destruction de la puissance paternelle, remplacée par l’autorité parentale, laquelle maintenant est totalement soumise à l’autorité judiciaire : l’enfant peut saisir le juge, lequel doit se déterminer selon le seul “intérêt supérieur de l’enfant” : autrement dit, c’est la société qui tient le rôle du père !
    -mise en place d’un “défenseur des enfants”, comme si ce n’était pas le père !!!
    -l’égalité homme / femme : liberté complète de la femme (comptes bancaires, travail etc.) vis-à-vis de son mari, dénigrement de la soumission (vertu naturelle et chrétienne) etc. etc. etc.
    -l’imposition forcée du “nom de la mère” à la majorité des enfants qui naissent aujourd’hui (qui le sait ? mais c’est la réalité !!!).
    -la calomnie jetée sur l’homme, le mari, via les épouvantails suivants : violence, viol conjugal, brutalité, autoritarisme, pédophilie familiale, suspicion systématique contre les parents dès qu’un enfant disparaît ou meurt etc. etc. etc.
    3) le meilleur allié des conjurés anti-famille : les cathos-gogos ! les cathos-niainiais ! Les lâches, les peureux, les libéraux, les naïfs. La seule force des méchants, c’est la faiblesse des bons. Cela fait des décennies que l’on dépouille les pères de leurs prérogatives, et tout le monde se laisse tondre ! Tant pis, on sera mangé tout cru. Cette faiblesse est coupable. Le châtiment arrivera donc.

  4. Autrefois on serait peut-etre étonné de savoir que dans les faits c’est le matriarcat qui règnait déguisé en patriarcat.

  5. Même Obama note l’importance du père de famille en comparant avec sa propre expérience (absence de son père kenyan) ! L’absence du père, c’est “un trou dans le coeur d’un enfant, trou que le gouvernement ne peut pas remplir” (traduction libre).
    Est ce aussi une critique voilée des adoptions homosexuelles ?
    http://www.nytimes.com/2009/06/20/us/politics/20obama.html?_r=1&th&emc=th
    “When fathers are absent, when they abandon their responsibility to their children, we know the damage that does to our families,” Mr. Obama told teenagers and community leaders in the East Room of the White House, beginning what he called a “national conversation on responsible fatherhood and healthy families.”
    Mr. Obama sprinkled his talk with references to his own absent father, who left him with his mother in Hawaii when he was 2 and visited him only once after that.
    “I say this as someone who grew up without a father in my life,” Mr. Obama said. “That’s something that leaves a hole in a child’s heart that governments can’t fill.”
    He said children raised without fathers were more likely to drop out of school and abuse drugs. But aware of his own example, he told his audience — a diverse group that included Darryl McDaniels of Run-DMC and the skateboarder Tony Hawk — that growing up fatherless did not mean a person could not succeed.

  6. @Caulnes, seriez vous assez aimable de bien vouloir préciser votre propos: éventuellement de revoir la construction de votre phrase et de développer votre affirmation.
    merci

  7. Au risque de m’attirer les foudres de certains(es), à l’heure où l’on nous parle de viol conjugual, ce qui etait considéré comme scandaleux il n’y a pas si longtemps etait le fait pour une epouse de se refuser à son mari.

  8. Oui.Sujet actuel aussi chez certains couples.Le patriarcat pas assuré par certains hommes entraine factuellement le martriarcat.On peut comparer cela à un navire sur lequel le capitaine n’assume pas ses devoirs si bien que par nécessité le second devient le véritable chef.

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