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120 000 dollars la banane

C’est la chronique des cinglés…

Une banane, accroché au pan de mur d’une exposition d’art contemporain à Miami, aux États-Unis, a été vendue 120 000 dollars. Son artiste Maurizio Cattelan a été étonné lorsque son oeuvre fut dévorée samedi 7 décembre.

Intitulée Comedian, l’oeuvre a été acquise par un collectionneur français (!). Elle était exposée à la foire d’art contemporain Art Basel quand un visiteur a proposé un happening. L’homme s’est alors approché de la banane, l’a décrochée du mur, l’a pelée et mangée. Une foule qui prenait des photographies de l’oeuvre s’est empressée de filmer la scène insolite… Il s’est ensuite fait escorter par la sécurité. David Datuna,  d’origine géorgienne, vivant à New York, se décrit comme un artiste. Il décrit son action comme “une performance artistique” qu’il a intitulée Hungry Artist (“Artiste ayant faim”).

L’oeuvre dévorée a été changée quelques minutes après par une autre banane.

Producteur de bananes est un métier d’avenir…

12 décembre : Prière de réparation à Notre-Dame de Guadalupe

Le jeudi 12 décembre, fête liturgique de Notre Dame de Guadalupe, Jeanne Smits propose que nous récitions un chapelet et une prière de réparation après l’outrage fait à Marie par la vénération de la Pachamama, la « Terre-Mère », à l’occasion du synode sur l’Amazonie. Cette initiative a reçu le soutien du cardinal Raymond Burke.

Selon plusieurs exorcistes, certains rites païens accomplis à cette occasion correspondent à « l’appel des esprits ». Ils appelaient ce vendredi 6 décembre à jeûner ou à faire quelque sacrifice et à prier pour chasser « toute influence diabolique du sein de l’Eglise ». Un exorciste mexicain a déclaré de son côté que les statuettes au centre de ce culte idolâtre, les « Pachamama » représentant de vilaines femmes nues et enceintes en position d’accouchement, étaient des parodies de Notre Dame de Guadalupe, la Vierge enceinte apparue en 1531 au Mexique, aujourd’hui vénérée comme « Impératrice des Amériques ». Un tel outrage exige de la part des catholiques qui aiment leur Mère une manifestation d’amour et de réparation.

Jeanne Smits enverra par mail un PDF avec l’image de Notre Dame de Guadalupe et la prière de réparation. Il suffit pour l’obtenir d’écrire à [email protected].

Les éoliennes menacent le Puy du Fou

Philippe de Villiers a diffusé un courrier pour dénoncer la pollution provoquées par les éoliennes :

Terres de Mission : Jésus Christ cet inconnu

Eglise universelle : Appel à la prière en la fête de Notre-Dame de Guadalupe

Jeanne Smits, journaliste, a pris l’initiative d’une prière de réparation, en la fête de Notre-Dame de Guadalupe le 12 décembre, pour les cérémonies idolâtres célébrées au Vatican, à l’occasion du synode sur l’Amazonie en l’honneur de la Pachamama. Cette initiative est soutenue par le cardinal Burke qui fait également l’honneur d’intervenir dans cette émission.

Eglise en France : Jésus-Christ cet inconnu

Michel De Jaeghere, directeur des Hors-Série du Figaro publie, en partenariat avec l’Ecole biblique de Jérusalem un hors-série du Figaro : Jésus-Christ, cet inconnu dont la qualité iconographique n’est surpassée que par la richesse et la densité des textes. Un magistral état de la question sur ce que la science nous dit de la Bible.

Eglise en Marche : Une vie cachée

Le dernier film de Terrence Malick Une vie cachée est, à bien des égards un chef d’oeuvre. Il met en scène le destin tragique d’un modeste paysan autrichien, Franz Jagerstatter, qui ayant refusé d’être incorporé dans l’armée allemande, en 1943, finira guillotiné. François de Lacoste Lareymondie analyse les raisons de l’objection de conscience du héros et actualise ce bouleversant témoignage porté par des images sublimes.

L’abbaye Notre-Dame-De-Grâce de Bricquebec : son histoire et ses pâtés

Installés dans la campagne normande, près de Cherbourg, depuis 1823, les frères trappistes de l’abbaye Notre-Dame-De-Grâce de Bricquebec sont célèbres pour leurs fameux produits des Charcuteries de la Trappe : pâtés, rillettes, terrines… Mais si le succès est aujourd’hui au rendez-vous, le ciel n’a pas toujours été bleu pour la communauté (et pas seulement à cause de la pluie normande !). Entre incendies et épidémies, les moines n’ont pas été épargnés…Mais heureusement, ils ont toujours su rebondir. Alors Divine Box vous emmène découvrir l’histoire mouvementée et les délicieux produits de l’abbaye de Bricquebec. En avant, marche !

Un terrain…et des moulins !

Nous sommes en 1823. Le père Augustin Onfroy, ancien moine trappiste devenu curé de Digosville (en Normandie), voudrait retrouver la vie monastique et fonder une communauté. Mais ce n’est pas si simple : l’évêque veut que la nouvelle abbaye soit installée dans le diocèse de Coutances (près de Cherbourg) – décimé par la Révolution.

Par chance, un habitant du coin offre au père Augustin un terrain comprenant trois moulins ! En 1824, l’aventure commence, et douze postulants prennent l’habit. C’est parti !

C’est le père Augustin Onfroy qui a fondé la communauté de l’abbaye de Bricquebec en 1823. – Abbaye de Bricquebec

Au boulot !

Dès le début à l’abbaye de Bricquebec, les conditions sont dures : les moines ont peu de moyens (financiers et humains), le terrain est marécageux, et les roches et les souches ne leur facilitent pas la tâche pour poser les fondations… En plus, les moines n’ont aucune construction pré-existante sur laquelle s’appuyer pour le chantier.

Mais malgré tout ça, le chantier avance doucement grâce au renfort de trois moines de l’abbaye du Port-du-Salut en Mayenne. Même les habitants de Bricquebec se mobilisent : un pour tous, tous pour un ! Et les efforts paient : en 1834, l’église de l’abbaye Notre-Dame de Grâce est dédicacée.

L’église de l’abbaye de Bricquebec a été dédicacée en 1834 grâce aux efforts de tous les habitants du coin. – Abbaye de Bricquebec

L’abbaye rayonne !

Après des débuts difficiles, l’abbaye rayonne au début des années 1860 ! Il y a rapidement quatre-vingt moines à l’abbaye de Bricquebec et la communauté rayonne. Durant les guerres des années 1870, les frères accueillent de nombreux blessés et les soignent.

À cette époque, l’abbaye fait vivre plus de deux-cent familles dans les environs grâce à ses activités agricoles. Eh oui, les frères ont développé une grande ferme après les guerres ! Ils bâtissent deux moulins supplémentaires, et élèvent poulets, vaches et porcs. Ils produisent du fromage qui connaît vite un grand succès, la Trappe de Bricquebec. Et la farine des moulins leur permet de fabriquer beaucoup de pain, notamment pour pratiquer l’aumône aux pauvres qui viennent à l’abbaye de Bricquebec. C’est pas beau ça ? Alors quand en plus, on sait que les frères ont même le temps d’établir deux fondations au Japon au même moment, on dit chapeau !

L’une des deux premières fondations japonaises de l’abbaye de Bricquebec se situe à Tenshien. – OCSO

Victime des guerres…

Mais patatra, la guerre arrive en 1914. L’abbaye accueillent environ 700 soldats blessés et laissent de côté l’activité agricole. Résultat : les finances sont dans le rouge à la fin du conflit. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’abbaye de Bricquebec est occupée par les soldats allemands.

Finalement, à la Libération, la communauté fait triste mine : les effectifs baissent et les conditions de vie des moines restés sur place sont dures. Ils sont donc contraints de vendre leur fromagerie et même leur célèbre marque de fromage “Trappe de Bricquebec”. Pas facile d’imaginer un avenir joyeux… Et pourtant, les moines restent toujours aussi généreux : ils n’hésitent pas à secourir d’autres communautés proches dans des abbayes ravagées par les combats, et donnent beaucoup des pauvres récoltes qu’ils obtiennent aux habitants les plus pauvres.

Pendant les guerres, toutes ces petites fenêtres étaient celles des chambres de blessés ou de soldats allemands… – wikipedia.fr

Nouveau départ

Et pourtant, en 1969, la communauté renaît de ses cendres. Hourra ! Le père Marc, fils d’un modeste cultivateur, relance l’activité agricole de la communauté. Déterminé et entreprenant, le père Marc lance la porcherie avec quarante truies, alors qu’il n’y connaît vraiment pas grand chose à ce moment-là !

Il lance également la marque “Les Charcuteries de la Trappe”, nouvelle source de revenus pour la communauté, qui lui permet d’entretenir l’abbaye de Bricquebec. L’élevage de porcs prospère si bien qu’en 1997, les moines préfèrent arrêter cette activité pour se recentrer sur l’essentiel : la prière. Il faut dire que la porcherie avait atteint les 2500 porcs !

Le père Marc est arrivé en 1969 et a lancé la marque « Les charcuteries de la Trappe ». – Divine Box

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, il y a douze moines trappistes (de l’ordre cistercien de la stricte observance) à l’abbaye Notre-Dame de Grâce de Bricquebec. Ils suivent toujours la règle de saint Benoît, Ora et Labora (Prière et Travail) avec notamment huit offices par jour (les matines sont à 4h15 du matin !).

Même si les moines ne sont plus directement impliqués dans la production de charcuterie, ils se consacrent tout de même au travail manuel et aux tâches ménagères, ainsi qu’à l’accueil des visiteurs au magasin et à l’hôtellerie. Bref, des journées bien remplies ! Et en plus de ça, la communauté de Bricquebec a fondé sept abbayes au Japon. Rien que ça !

Les frères de Bricquebec vivent toujours aujourd’hui selon la règle de saint Benoît, entre prière et travail. – Abbaye de Bricquebec

Découvrir les produits de l’abbaye de Bricquebec

Cliquez ici pour découvrir les pâtés de l’abbaye de Bricquebec(vous serez redirigé vers la boutique en ligne de produits monastiquesDivine Box). Et c’est par là pour en savoir plus sur l’histoire de l’abbaye de Bricquebec et ses produits.

10-18 décembre : Confier à Notre-Dame tous les nœuds de cette année

La fin de l’année approche. Moment particulièrement propice à nous tourner avec confiance vers Notre-Dame, qui défait les Nœuds. Neuvaine du 10 au 18 décembre.

A travers cette Neuvaine à Marie qui défait les Noeuds, nous voulons rendre grâce à Dieu par le Coeur immaculé de Marie pour tout ce que nous avons pu vivre cette année qui se termine.

Nous voulons aussi demander pardon et présenter à Notre-Dame les Noeuds qui habitent notre vie personnelle, dans notre famille, notre paroisse, l’Eglise. Dans notre ville, notre pays. Nous voulons implorer le pardon et confier particulièrement noeuds en ce qui concerne la FOI et la VIE, la FAMILLE :

–  Les noeuds de notre manque de foi, de nos trahisons, nos lachetés à vivre ou témoignner. Notre peu d’amour de Dieu et du Salut des âmes. Les noeuds de ma vie spirituelle, vie de prière, Sacrement. les noeuds de la critique facile, de la dénonciation, de la délation. Les noeuds de la paresse spirituelle, de la paresse à aider ma paroisse, à rendre service… implorer pour chacun de nous des grâces spirituelles et humaines dont nous avons besoin pour devenir des saints, pour répondre à notre vocation propre, pour l’éducation de nos enfants. Pour les questions qui se posent ou questions rencontrées aux différentes étapes de la vie. Dénouer les Noeuds de l’angoisse, de la peur, de tout ce qui m’empêche de vivre dans la paix de l’âme, l’amitié avec Dieu. Dénouer les noeuds des ‘mprises démoniaques, de l’action ddu démon dans ma vie personnelle, ma vie de famille… les noeuds de mes engagements…

– Les noeuds concernant la VIE et la FAMILLE : les avortements (600 par jour en France). Le noeud de l’euthanasie. Ceux ui concernent les manipulations généthiques. Nos difficultés à aimer, à se laisser aimer. les noeuds des relations entre les personnes : jalousies, envies, rumeurs, calomnies (Les péchés de la langue, comme dit le Pape François, qui tuent : “Tu ne tueras pas”. Le Canon 220 du Code de Droit Canonique nous demande de ne pas porter atteinte à la réputation d’autrui… reprenant le Comandement “Tu ne porteras pas de faux témoignage” ou cette parole d’Isaïe 11 : “Il ne jugera pas sur l’apparence ; il ne se prononcera pas sur des rumeurs”). Les noeuds de mes études, mon travail. Les noeuds dans l’éducation. Les noeuds de la maladie… Les noeuds contre le Sacerdoce et la Famille. Les noeuds concernant ma famille humaine : absence, fuites. Les  noeuds concernant le pardon. Les noeuds de tout ce qui est pouvoir occulte… – Implorer pour que le don de la vie soit aimé, respecté, accueilli, depuis sa conception jusqu’à son terme naturel et son entrée dans la Gloire. Implorer pour les fiancés se préparant au sacrement du Mariage. Demander à Marie de dénouer ces nœuds, de débloquer des situations, de recoudre les liens…

Je demande à Notre-Dame, de défaire ces autres noeuds (qui correspondent à ce que je porte en ce moment…)

Nous implorons avec confiance Notre-Dame de dénouer les noeuds en nous, pour que la JOIE et l’ESPERANCE nous habitent d’une manière renouvelée, au seuil d’une année nouvelle, en contemplant et adorant Jésus dans la crèche

Confiez vos intentions ICI

CHAQUE JOUR, cette prière à Marie qui défait les Noeuds. Puis, le “Je confesse à Dieu” et la prière du chapelet. (Sur simple demande, nous tenons à votre disposition l’image avec la prière à Marie qui défait les Noeuds)

Prière à Marie qui défait les noeuds

Vierge Marie,  Mère du bel Amour,
Mère qui n’a jamais abandonné un enfant
qui crie au secours,
Mère dont les mains travaillent sans cesse
pour  ses enfants bien aimés,
car elles sont poussées par l’Amour divin
et l’infinie Miséricorde qui déborde de Votre cœur,
tournez Votre regard plein de compassion vers moi.

Voyez le paquet de  “nœuds” qui étouffent ma vie.
Vous connaissez mon désespoir et ma douleur.
Vous savez combien ces nœuds me paralysent.

Marie, Mère que Dieu a chargée de défaire
les  “nœuds” de la vie de Vos enfants, avec confiance,

je dépose le ruban de ma vie dans Vos mains.
Personne, pas même le Démon, ne peut le  soustraire
à Votre aide miséricordieuse.
Dans Vos mains, il n’y a pas un seul nœud
qui ne puisse être défait.

Mère  toute puissante, par Votre pouvoir d’intercession
auprès de Votre Fils Jésus, mon Libérateur,
recevez aujourd’hui ce “nœud ” (le nommer).

Pour la gloire de Dieu, je Vous demande de le défaire,
et de le défaire pour toujours.

J’ai confiance en Vous.
Vous êtes l’unique Consolatrice que Dieu m’ait donnée,
la forteresse de mes forces fragiles,
la richesse de mes misères,
la délivrance de tout ce qui m’empêche d’être avec le Christ.

Accueillez mon appel. Gardez-moi, guidez-moi, protégez-moi.
Vous êtes mon refuge assuré.
Marie, Vous qui défaites “nœuds”, priez pour moi.

Ainsi soit-il.

Nantes : Une maison médicale au service de la vie

À la suite de la première maison médicale respectueuse de la Vie ouverte à Lyon en 2017, l’association médicale Gabriel cherche à ouvrir une seconde maison à Nantes.

L’association Médicale Gabriel, c’est :

  • Des bénévoles et professionnels de santé, rassemblés en association déclarée en préfecture du Rhône
  • Pour créer un réseau de soignants unis par une même éthique
  • Pour susciter des projets de centres de soins respectueux de la vie
  • Pour une vision de la médecine qui prend soin de tout l’Homme depuis sa conception jusqu’à son terme naturel, dans l’esprit du Serment d’Hippocrate.

Une équipe de soignants nantais a sollicité de l’aide pour les accompagner dans leur projet d’installation dans une même maison médicale.

Comme à Lyon, ils souhaitent développer au sein de cette maison de santé généraliste et pluridisciplinaire une offre complémentaire avec la restauration et la gestion naturelle de la fertilité. Ils souhaitent également bénéficier des cycles de conférences ainsi que des formations qu’organise l’Association, en lien avec des professionnels.

 

Agir en chrétiens enfouis ou en tant que chrétiens identitaires ?

Dans le nouveau numéro de L’Homme Nouveau, Rémi Fontaine publie une nouvelle contribution sur le communautarisme catholique. Extrait :

[…] Des sociologues comme Guillaume Cuchet ou Jérôme Fourquet l’ont assez répété : les catholiques ne sont plus qu’une infime minorité, même si elle demeure créative. De son côté, Yann Raison du Cleuziou nous a bien expliqué comment, pour se perpétuer et durer, les catholiques observants ont besoin, en sus de leurs propres paroisses, de communautés temporelles et autres réseaux autonomes explicitement confessionnels (écoles, scoutisme, médias…). Mais pour ne pas se replier sur eux-mêmes dans un communautarisme de mauvais aloi, ils ont également besoin de s’adresser aux autres, de s’ouvrir à eux non seulement dans un message missionnaire (spirituel et confessionnel) mais aussi dans une action politique à destination universelle (par nature aconfessionnelle).

Pour le dire autrement, si en chrétienté les institutions confessionnellement catholiques étaient souvent pour tous (infidèles et incroyants compris) à cause de leur respect du droit naturel et de la liberté religieuse, les institutions aconfessionnelles mais conformes au droit naturel ne sont pas aujourd’hui exclusives des catholiques ! Cette apparence d’inversion copernicienne n’est pas contradictoire, au sens où loi naturelle et loi surnaturelle proviennent du même Dieu. Elle souligne simplement, hélas, la perte d’influence de la loi évangélique et la réduction des catholiques à cette faible minorité. Laquelle minorité, cependant, peut encore être politiquement réformatrice, avec d’autres, sous l’angle du bien commun temporel ouvert à la loi surnaturelle, comme le bon sol à la semence, dans la mesure d’une juste soumission et donc d’un retour au réel. […]

Selon Leonardo Lugaresi, la question fondamentale que nous devrions nous poser à l’égard des premiers chrétiens n’est pas : « Comment ont-ils fait pour conquérir l’Empire romain ? » mais bien : « Comment ont-ils fait pour vivre en chrétiens dans un monde qui ne l’est pas encore ?… », en milieu hostile ? Cela vaut aussi pour les « derniers »chrétiens ! Non pas : « Comment conquérir l’empire séculariste ? » mais :« Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus ? » C’est la question que pose Rod Dreher dans son fameux livre si disputé sur Le Pari bénédictin.

Un sain et légitime « communautarisme chrétien » est objectivement fondé dans la réalité. Ordonné au bien commun de la nation, dans cet équilibre vital entre l’enfouissement et l’identité, la dispersion et le regroupement, il ne correspond évidemment pas aux caricatures qu’on en fait habituellement, le comparant par exemple à l’entre-soi des végans ou des mormons ! « Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetées dans le ciel », disait Maritain. […]

Le mode de gestion des retraites subit une hypertrophie cancéreuse 

Chronique de Julien Langella, parue dans Présent :

Dans notre modernité dégénérée, tout est gros : les droits de succession, le nombre d’immigrés, l’ego d’Emmanuel Macron, les marchés financiers… Nous crevons du gigantisme. Le mode de gestion des retraites subit la même hypertrophie cancéreuse : que ce soit l’Etat ou des assurances privées, les deux fonctionnent de manière tellement opaque que nous autres simples mortels n’avons aucune visibilité et encore moins de pouvoir sur ces géants cyclopéens, dont l’œil unique voit tout sous forme d’algorithmes comptables.

Il y a une alternative : la solidarité exercée par le peuple lui-même, de façon non lucrative et sans ingérence extérieure, par le biais de mutuelles communautaires autonomes. En France, les sociétés de secours mutuel ont été interdites par la loi Le Chapelier en 1791. Autorisées progressivement à partir du Premier Empire, leur développement a été freiné par le grand patronat qui maintenait des salaires bas, empêchant l’épargne donc privant les mutuelles de fonds propres. L’Etat, craignant que les mutuelles puissent financer des grèves, les approuva sous Napoléon III tout en limitant le nombre de leurs adhérents à 500 et restreignant leur action au secours maladie, les rendant foncièrement inaptes. Une première ébauche d’Etat-Providence est mise en place avec la création de la Caisse nationale des retraites, mais les cotisants n’avaient aucun droit de regard sur leur épargne.

Dans une vision alternative, une partie de la rémunération brute serait allouée à des « communautés de métier », version modernisée des corporations médiévales, qui assureraient elles-mêmes la solidarité, la formation professionnelle et le crédit pour ses membres. Ainsi, le peuple satisferait lui-même ses propres besoins. A l’instar des coiffeurs sous Vichy, dont la charte prévoyait que les apprentis ou employés désireux de se mettre à leur compte trouvent auprès de la banque de la corporation les fonds suffisants. Ce régime coupait l’herbe sous le pied des usuriers, purgeant la communauté du travail de leur parasitage.

Le principe mutualiste est juste sur le fond, souple dans la forme et efficace dans la pratique. Bien sûr, cela suppose de quitter la cage dorée du salariat pour que, écrivait Jean-Paul II dans Le Travail humain, « chacun, dans le processus même du travail, puisse apparaître comme coresponsable et coartisan au poste qu’il occupe ». En effet, « chacun, du fait de son travail, a un titre plénier à se considérer comme copropriétaire du grand chantier de travail dans lequel il s’engage avec tous ». Toute entreprise étant une création de valeur collective, il faut « socialiser les moyens de production » : partager le capital entre ceux qui le nourrissent par leur sueur quotidienne. Cette troisième voie diffère de l’autogestion anarchiste (« à bas le patron ! L’usine est à nous ! ») car elle reconnaît l’idée hiérarchique mais la tempère par l’esprit de communauté en appliquant le principe de la famille au monde du travail. La droite, la vraie (catholique sociale, maurrassienne, phalangiste ou solidariste), est dans le camp de la justice sociale.

La Manif Pour Tous a profité de son audition devant la Commission bioéthique du Sénat pour faire entendre le témoignage d’Anaïs

Comme les auditions à l’Assemblée nationale l’ont montré, les parlementaires ne se préoccupent pas d’écouter des personnes qui ont connu l’absence de père : ils s’en sont tenus, jusqu’à présent, aux témoignages de femmes seules et de couples de femmes ayant été faire des PMA sans père à l’étranger et déclarant, bien sûr, que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes pour leur enfant…

La Manif Pour Tous a donc profité de son audition devant la Commission spéciale bioéthique du Sénat pour faire entendre à ses membres le témoignage d’Anaïs, délégué Jeunes de La Manif Pour Tous. Elle a parlé avec émotion de sa recherche permanente d’un père, quête sans fin puisqu’un père est irremplaçable et que le sien n’est plus, étant mort lorsqu’Anaïs avait 3 mois.

Elle a interpellé les sénateurs, avec émotion, à faire preuve de courage pour protéger les enfants, pour faire preuve d’humanité, tout simplement.

Bruno Retailleau, dont la forte influence sur ses collèges du Sénat est bien connue, mettra-t-il toute son énergie à faire respecter les enfants et la paternité ?

RGPD : le Parlement européen ne respecte pas sa propre législation

Le règlement 2016/679, dit règlement général sur la protection des données (RGPD, ou encore GDPR, de l’anglais General Data Protection Regulation), est un règlement de l’Union européenne qui constitue le texte de référence en matière de protection des données à caractère personnel. Il est censé renforcer et unifier la protection des données pour les individus au sein de l’Union européenne.

Ce règlement a été adopté par le Parlement européen le 14 avril 2016. Ses dispositions sont directement applicables dans l’ensemble des 28 États membres de l’Union européenne à compter du 25 mai 2018.

Sauf au Parlement européen visiblementLe Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) a sanctionné à deux reprises le Parlement européen pour n’avoir pas suffisamment protégé les données personnelles de 329 000 personnes. Dans un communiqué publié le 28 novembre, l’organe chargé de veiller au respect de la vie privée des citoyens par les institutions européennes est revenu une enquête, ouverte en février 2019.

C’est l’utilisation de la plate-forme SaaS NationBuilder, pendant les dernières élections européennes de mai 2019, qui pose problème. Entreprise américaine, NationBuilder a développé une plate-forme qui met à disposition des outils numériques au service d’une campagne électorale. Utilisée pour la première fois pendant la campagne de Barack Obama en 2008, elle permet de créer et de mettre à jour un site de campagne, gérer une base de contacts ainsi que les finances, d’adresser des mails et des SMS, organiser des campagnes ciblées ou encore communiquer sur les réseaux sociaux… Cette plate-forme a également été utilisée par Donald Trump en 2016 pour les primaires, Alain Juppé pour la primaire de la droite et Jean-Luc Mélenchon pour sa candidature à l’élection présidentielle de 2017.

Le Parlement européen a utilisé NationBuilder pour superviser le traitement des données personnelles issues du site thistimeimvoting.eu, créé pour promouvoir l’engagement des citoyens pendant les élections. En tout, ce sont les données de 329 000 personnes qui ont été traitées pour le compte du Parlement via cette plate-forme.

Le CEPD a ouvert une enquête en février 2019 pour vérifier si le contrat signé entre le Parlement et NationBuilder respectait le Règlement général sur la protection des données (RGPD). L’autorité a prononcé deux blâmes.

  • Le premier concerne le fait que le Parlement n’a pas procédé à une demande autorisation préalable en tant que responsable du traitement des données.
  • Le second concerne l’absence de publication d’une politique de confidentialité conforme pour le site web dans les délais impartis.

L’enquête ne s’arrête pas là : le CEPD va continuer à vérifier les processus de protection des données du Parlement mais également “des institutions, des bureaux, des organes et des agences de l’UE”. Ce n’est pas la première fois que le CEPD tape du poing sur la table. En octobre 2019, il a déclaré que les contrats liant Microsoft aux institutions européennes n’étaient pas conformes au RGPD.

Monaco sombre

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

Le 31 octobre, le Conseil national de Monaco a voté à l’unanimité un projet de loi qui dépénalise l’avortement pour les femmes. (Il reste interdit aux médecins de le pratiquer.)

Le 4 décembre, le Conseil national de Monaco a voté à l’unanimité un projet de loi qui instituant le « contrat civil de solidarité » ouvert à tous les couples, qu’ils soient de sexe différent ou de même sexe.

Stéphane Valeri, le président du Conseil, a salué « une avancée remarquable », une « excellente nouvelle pour l’image internationale de Monaco, Etat moderne et toujours respectueux de ses institutions et de ses valeurs ». Ses valeurs ? Comment concilie-t-il cela avec le fait que la religion catholique est religion d’Etat ? Depuis quand les valeurs catholiques sont la dépénalisation de l’avortement et un équivalent de mariage pour les invertis ? Depuis que le pape s’appelle François ?

On notera que les deux votes ont été obtenus à l’unanimité: il n’y a pas un seul conseiller qui soit respectueux de la morale catholique.

Les élections sont-elles pleinement libres en France ?

Non selon Jean-Yves Le Gallou :

Prenons l’élection présidentielle. Son accès est limité aux candidats recueillant 500 parrainages de maires et de grands élus. En théorie pour garantir le sérieux des candidatures. En pratique les parrains sont exposés à de multiples pressions : des pressions violentes de la part des « antifas » et plus suaves de la part des autorités préfectorales, départementales et régionales qui accordent (ou refusent) des subventions. Sans parler des pleutres, dont la devise est « pas de vague ». Pour certains candidats, la recherche des parrainages est une coûteuse course d’obstacles, en même temps qu’un handicap pour accéder aux médias et aux financements de la campagne. Quant aux salles de réunions pour les meetings, elles ne sont pas toutes également disponibles pour Mélenchon, Macron ou Marine. Et quand elles le sont ce n’est pas forcement au même prix…

Les élections législatives sont libres elles aussi. À condition, bien sûr, de trouver des fournisseurs qui acceptent de travailler pour un candidat mal pensant, sans crainte de se voir dénoncés et de perdre des clients. Et à condition de dénicher des banques qui acceptent de prêter à des candidats politiquement incorrects. Pas gagné ! Ce qui explique que le Front national – et d’autres – ait longtemps recouru au « kit de campagne » : un prestataire unique produisant des documents personnalisés et financés par un crédit fournisseur. Une procédure validée par la Commission nationale des comptes de campagne (CNCC) mais qui a donné lieu à un procès de… 4 semaines (!) contre le Front national. Le représentant du parquet, choisi par le pouvoir macroniste, requérant de lourdes amendes et jusqu’à quatre ans de prison ferme. Le tout à la suite d’une instruction conduite exclusivement à charge par Aude Buresi, une militante, élue et responsable du Syndicat de la magistrature. Mais la justice est indépendante, on vous dit !

Les élections municipales, parlons-en ! Elles sont libres elles aussi. Il suffit (!) pour les têtes de liste de rassembler 29, 49, 69 (là où il y des communes fusionnées) colistiers, voire davantage dans les métropoles. Des colistiers possiblement exposés à de multiples chantages. Parfois de la part des maires sortants leur faisant miroiter les risques d’une candidature d’opposition peu propice à l’obtention d’une place de crèche, d’une dérogation à la carte scolaire, d’un logement ou d’une aide sociale, voire pour une réfection du trottoir. Ce type de pratiques est loin d’être rare… Reste le risque médiatique et professionnel. Examen approfondi des traces laissées par les candidats sur les réseaux sociaux. Mise en exergue d’un possible « dérapage ». Et campagne de dénonciation auprès de l’employeur dans un monde où les interdits professionnels se multiplient. Bref, la qualité principale pour monter une liste politiquement incorrecte aux élections municipales, c’est le courage. Le courage de faire face à un boulot d’enfer pour la tête de liste. Le courage d’affronter le qu’en-dira-t-on – voire le largage par les proches, le patron ou les clients – pour les colistiers. Une fois la liste constituée, il restera encore à régler les problèmes de financement, de fournisseurs et d’accès aux salles (bis repetita…). Sans parler de l’omerta médiatique. À Paris, Serge Federbush, ENA, magistrat administratif, expert reconnu des problèmes parisiens, candidat d’Union des droites soutenu par le Front national, est tout simplement ignoré par Le Parisien et France 3 et… proposé en dernier choix par les instituts de sondage !

Des obstacles comparables sont dressés lors des élections départementales et régionales.

Reste la question du référendum. Le dernier a eu lieu en 2005. Les Français ont refusé le Traité constitutionnel sur l’Union européenne. À quelques virgules près, ce même traité a été adopté par le Parlement en 2008. Ne riez pas ! Cela s’appelle la « démocratie représentative ». Reste le référendum d’initiative populaire. Un million de Français ont déjà signé pour obtenir un vote sur la privatisation d’Aéroports de Paris. Mais il faudrait 4,4 millions de signatures pour obtenir la mise au vote. Pas facile à trouver avec un site internet du ministère de l’Intérieur beaucoup moins simple et convivial qu’… amendes.gouv.fr. Et alors que la radio publique refuse toute publicité pour le référendum « par crainte (sic !) de choquer les opinions politiques de ses auditeurs ».

On le voit, la liberté politique existe en France. Mais elle bien tempérée. Par la tyrannie médiatique. Par les poursuites judiciaires. Par les interdits professionnels. Par le pouvoir bancaire. Ce n’est pas le goulag, c’est vrai, mais c’est le moulag.

Notons que ce système de liberté (très) encadré a aussi pu fabriquer en quelques mois seulement le produit Macron. Un candidat bénéficiant d’un soutien médiatique massif. Et d’un financement non moins massif de sa campagne par quelques centaines d’oligarques. Dont les banques d’affaires ayant négocié la vente d’Alstom, fleuron stratégique français, à l’américain Général électrique. Mais, là, le parquet financier est aux abonnés absents… La justice est indépendante, on vous dit !

La loi de Mahomet est un assemblage monstrueux, un accouplement bizarre, informe, effrayant de mille superstitions

Dans Les saints catholiques face à l’islam, Antoine Régis met à notre disposition un ensemble de textes, écrits à différentes époques : du VIIIè siècle pour saint Jean Damascène durant le califat des Omeyyades, au XXIè siècle pour le saint pape Jean-Paul II, contemporain de l’islamisme moderne, en passant par le XlIè siècle avec le bienheureux Pierre le Vénérable sous la dynastie abbasside, le XVè siècle pour le serviteur de Dieu Jérôme Savonarole opposé aux Ottomans, le XVIè siècle pour saint François-Xavier face à des Musulmans chiites, et saint Jean d’Avila parcourant une Andalousie peuplée de Morisques, le XVIIèsiècle pour saint Vincent de Paul luttant contre les Turcs de Barbarie, ou encore le XXè siècle des sociétés multi culturelles avec sainte Teresa de Calcutta.

Islamologue pour prémunir les chrétiens et convertir les musulmans, c’est l’Eglise qui, la première, fit traduire le Coran et étudier la vie de Mahomet. Les écrits sur l’islam de plus de 35 saints, bienheureux, vénérables et serviteurs de Dieu, savants docteurs, missionnaires zélés ou religieuses mystiques, sont ici réunis pour la première fois. Et leurs écrits nous changent de la langue de buis et autres soupes indigestes que l’on entend parfois. Ainsi saint Robert Bellarmin écrit au XVIIe siècle :

La loi de Mahomet est opposée à la morale la plus élémentaire. C’est, d’après saint Jean Damascène, un assemblage monstrueux, un accouplement bizarre, informe, effrayant de mille superstitions. Le judaïsme lui a donné son horreur du porc, la polygamie, le divorce, la circoncision et les ablutions multipliées. L’arianisme lui a transmis son impiété sur le Verbe, le nestorianisme lui a prêté son hérésie sur le Christ. Manès lui a appris que le Fils de Marie n’était pas mort et qu’il fallait s’abstenir de vin. Aristippe et Epicure lui ont enseigné que le bonheur suprême consistait dans la possession de beaux jardins, de nombreuses épouses, et dans toutes les jouissances charnelles.

Rapport Insee : l’immigration change en nature (non européenne) et en quantité

Une étude de l’Insee publiée le 6 décembre évoque la part croissante de l’immigration africaine :

Depuis le début du XXIe siècle, on constate une réelle diversification de l’origine des immigrés. La part des immigrés natifs d’Europe poursuit une baisse constante depuis 40 ans, tandis que celle des immigrés d’origine asiatique ou d’Afrique subsaharienne est en progression. Les caractéristiques socio-démographiques de la population immigrée s’en trouvent ainsi modifiées. Les personnes arrivées en France entre début 2010 et début 2015, quel que soit le lieu d’arrivée, seront appelées « immigrés récents » dans la suite de cette étude ; la date de leur installation dans la région importe peu.

Tentative d’incendie de l’église Saint-Georges à Lyon

Lu sur la page Facebook de la paroisse :

Tôt ce matin un individu, ivre a été interpellé par la police en train d’essayer d’allumer un feu rue Adolphe Max. Il avait auparavant mis le feu à des poubelles déposées contre la grande porte de Saint-Georges. Elle est bien endommagée et sera à refaire (à l’identique, s’il vous plaît !). Beaucoup de fumée dans l’église qui vont amener aussi des dépôts de suies dans les jours qui viennent. De l’eau aussi jusqu’aux anciennes grilles de communion à l’entrée du choeur. les sommiers de l’orgue en restauration derrière la porte ont aussi souffert de l’eau, et sans doute de la suie. Nous avons immédiatement porté plainte au commissariat et la mairie s’est rendue sur les lieux pour constater les dégâts. Merci à ceux qui ont déjà aidé ce matin et à ceux qui aideront encore cet après midi pour que l’église puisse accueillir dignement les nombreux visiteurs et fidèles qui viendront en ce grand week-end des fêtes du 8 décembre (Immaculée Conception). Aimons notre église, maison de Dieu et porte du Ciel. Ayons à coeur de la rendre toujours plus belle et surtout de l’enrichir de notre prière d’adoration, de réparation, et de supplication. Venez ce soir à la messe chantée à 18h30 (messe du Sacré Coeur), à l’adoration (19h30-minuit), à la mission de rue (21h-23h) ! Le Seigneur est généreux en grâces : sachez les demander, les accueillir et les répandre autour de vous.

L’équipe de Liberté politique et Stop au porno avec le groupe d’entrepreneurs chrétiens français à Rome

De Constance Prazel sur Liberté Politique :

En ce début d’Avent, l’équipe de Liberté politique et Stop au porno a eu l’opportunité et l’honneur de pouvoir accompagner un groupe de plus de 200 entrepreneurs chrétiens français venus en voyage à Rome.

Accompagné par quatre évêques, dont Monseigneur Rey, évêque de Toulon, ce fut un voyage placé sous le signe de la prière et de la prise de conscience, de la part d’une communauté chrétienne soucieuse de mettre au service de sa foi ses réussites entrepreneuriales. Les discussions et échanges se sont multipliés entre les participants : il en est ressorti une envie largement partagée de se serrer les coudes face aux tensions croissantes en France et en Europe.

Le moment le plus attendu du voyage fut une rencontre organisée avec le pape François. En effet, le groupe a pu bénéficier d’une audience privée avec le Saint Père, au cours de laquelle ce dernier a salué la démarche des organisateurs, des dirigeants d’entreprises dynamiques, souvent jeunes, et soucieux de donner une profondeur et des valeurs à leurs accomplissements matériels, dans un monde qui offre, chaque jour, mille et une occasions de contradictions et de « conflits de conscience » – ce sont les mots du Saint-Père – pour ceux qui veulent « réussir ».

A la faveur d’une belle organisation, chacun a pu développer un échange personnel avec le pape François. Notre délégué général a pu expliquer au Saint-Père que nous menions un combat frontal contre le fléau de la pornographie. Quel est ce combat, pourquoi nous sommes engagés dans celui-ci, quelle est notre structure, autant d’éléments précis qui ont pu être communiqués au Saint-Père. Sa réponse fut claire. Au sourire, particulièrement d’occasion en ces circonstances, ont succédé un visage et un silence traduisant sa réelle préoccupation. Il nous a ensuite exprimé de vifs encouragements, une exhortation à « travailler très fort sur ce sujet » car la pornographie est « en train de détruire les enfants ».

Nous avons reçu là une magnifique preuve de soutien pour poursuivre notre lutte dans la voie semée d’embûches que nous avons choisie, et avons pu mesurer l’attachement du pape à ceux qui font bouger les lignes, qui se battent tous azimuts, même si ses méthodes peuvent parfois sembler déroutantes. Après l’échéance de la 3ème édition de la Nuit du Bien commun, ce déplacement dans la ville-mère de l’Église était une excellente occasion pour continuer de convaincre et persuader les donateurs – car de nombreux participants au voyage étaient présents au Théâtre Mogador – de l’urgence de la cause, et du soutien qu’elle reçoit en plus haut lieu.

Le cabinet de comptage Occurrence : pratique contre Marchons Enfants mais moins contre les gréviculteurs

Occurrence comptait 74 500 manifestants le 6 octobre contre la loi de bioéthique et 40 500 hier à Paris.

En octobre, Libération écrivait :

A ce jour, ces critiques récurrentes, fondées sur quelques tweets, n’ont pas remis en cause la confiance des médias dans le dispositif de comptage, auquel les journalistes sont associés. Pour rappel, et comme nous l’avions déjà expliqué, Occurrence fait depuis un an et demi le décompte des manifestants pour un collectif d’une vingtaine de médias (dont Libération), respectant une grande pluralité sur le plan politique (du Figaro à Mediapart). Précisons aussi qu’Occurrence a été choisi par les médias eux-mêmes.

Et suite à la manifestation d’hier :

Ce chiffre, donné à titre indicatif, n’est ainsi qu’un minimum, et donc forcément imparfait. Pour cette raison, plusieurs médias du collectif ont renoncé à le mentionner.

Attentats commis au nom de l’islam en novembre 2019

Adoxa publie chaque mois, en partenariat avec le compte Twitter TROP -The Religion Of Peace, une carte et une infographie des attentats commis au nom de l’islam, souvent présentée comme une « religion de paix« , à travers le monde. Ces documents sont réalisés à partir des données fournies par le site internet éponyme (mais sans lien connu), vérifiées et vérifiables, provenant de différentes sources.

L’analyse et la cartographie fournie par TROP apporte une information que les médias taisent avec le même zèle qu’ils la diffuseraient si ces attentats étaient commis au nom de la religion catholique ou pas des « groupuscules » qu’ils classent à l »extrême-droite : le nombre conséquent d’attentats commis chaque mois au nom de l’islam ainsi que les morts, blessés et dégradations qui en sont la conséquence.

Pour le lobby LGBT, dès la fécondation il y a bébé

Fini l’amas de cellules et autre projet parental : dans le cadre d’une conception par éprouvette pour satisfaire deux homosexuels, l’embryon est un bébé dès le début :

BFMTV raconte :

Le petit Otis, né il y a deux mois au Royaume-Uni, est le premier bébé à avoir été porté par ses deux mères au cours de la même grossesse, rapporte le quotidien britannique The Telegraph. Cette fécondation in vivo a été proposée au couple de femmes par la London Women’s Clinic, une clinique privée située à Londres.

Donna Francis-Smith, qui travaille dans l’armée depuis onze ans, a raconté au Telegraph comment cette prouesse a pu être réalisée. La clinique lui a prélevé un ovule qu’elle lui a ensuite replacé dans son utérus afin qu’il soit incubé. Après 18 heures, il a finalement été placé dans l’utérus de sa compagne Jasmine Francis-Smith. Pour l’infirmière de 28 ans, qui travaille dans un cabinet dentaire, la grossesse a fonctionné dès le premier essai.

Cette technique est en fait une GPA et certains députés ont voulu la légaliser sous le terme abscons de “ROPA” :

Un arrêt de la CEDH favorable à la liberté religieuse

Extrait d’une tribune de Nicolas Bauer pour Aleteia, sur l’arrêt de la CEDH A.A. c. Suisse du 5 novembre 2019 :

La Cour européenne des droits de l’homme s’oppose au renvoi par la Suisse d’un demandeur d’asile afghan converti au christianisme. Un jugement qui satisfait les défenseurs de la liberté religieuse en Europe, et notamment du droit d’exprimer sa foi publiquement (…) Cet arrêt est salué par plusieurs organisations d’inspiration chrétienne, dont l’European Centre for Law and Justice (ECLJ) (…).

D’après l’Index mondial de persécution des chrétiens 2019, l’Afghanistan est le deuxième pays où la persécution des chrétiens est la plus extrême, après la Corée du Nord (…). En Afghanistan, les chrétiens, lorsqu’il s’agit de convertis et donc « apostats » de l’islam, risquent la confiscation de leurs terres et biens, la perte de leur emploi, le rejet de leurs familles, voire l’emprisonnement ou la peine de mort.

La CEDH — probablement soucieuse d’éviter un « appel d’air migratoire » — considère qu’une telle situation générale de violence n’est pas, à elle seule, de nature à empêcher tout renvoi vers ce pays. En revanche, d’après la Cour, le tribunal suisse aurait dû mieux appréhender la situation personnelle d’Aslan et les conséquences qu’aurait son expulsion en Afghanistan. Les juges de Strasbourg rappellent d’ailleurs que ce même tribunal a reconnu, en 2017, la qualité de réfugié à un Afghan athée ou agnostique en raison des peines encourues pour « apostasie » en Afghanistan. Ces deux affaires étant comparables d’après la CEDH, il est donc étonnant que le jugement du tribunal suisse ait été différent (…)

L’arrêt A.A. c. Suisse semble particulièrement favorable à la liberté de manifester extérieurement sa foi, protégée par l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme. La CEDH critique en effet le fait que le tribunal suisse ait demandé à Aslan, après son retour en Afghanistan, « de modifier son comportement social de manière à cantonner sa foi dans le domaine strictement privé », au point même de cacher son baptême à ses oncles et cousins. Les juges européens rappellent ainsi que pouvoir pratiquer sa foi en société — avec autrui et en public — est protégé par le droit européen, dans la mesure où la religion a une dimension sociale et communautaire. Il est donc injuste d’exiger d’une personne qu’elle cache entièrement sa foi.

Vladimir Bukovski, le dissident russe qui comparait l’URSS à l’UE

Vladimir Boukovski, né le 30 décembre 1942, est mort le 27 octobre 2019 à Cambridge (Royaume-Uni). Ancien dissident soviétique naturalisé britannique, il a passé douze ans de sa vie emprisonné (camp Perm-36, prison, hôpital psychiatrique). Il dénonça l’utilisation de l’emprisonnement psychiatrique contre les prisonniers politiques en URSS. Dans un article traduit par Benoît-et-moi, Antonio Socci rapporte ses propos :

« C’est vraiment une énigme pour moi de comprendre pourquoi, après avoir enterré un monstre, l’Union soviétique, nous en construisons un autre qui est remarquablement similaire: l’Union européenne ».

« L’Union soviétique était gouvernée par quinze personnes non élues qui s’attribuaient mutuellement les postes et qui n’étaient obligées de rendre de comptes à personne. L’Union européenne est gouvernée par deux douzaines de personnes non élues, qui s’attribuent mutuellement les postes (…) elles n’ont de comptes à rendre à personne et on ne peut les destituer. On pourrait dire que l’Union européenne a un parlement élu. Eh bien, l’Union soviétique avait aussi une sorte de parlement, le Soviet Suprême, qui ne faisait qu’estampiller les décisions du Politburo plus ou moins comme le fait aujourd’hui le Parlement de l’Union européenne.

[…] Ensuite – entre autres analogies – , il parlait des « eurobureaucrates aux salaires très élevés, avec leur staff, qui passent simplement d’un poste à un autre, quels que soient leurs résultats ou leurs échecs. N’est-ce pas exactement comme sous le régime soviétique? »

Ici, pourrait objecter que l’Union soviétique imposait sa volonté par la répression et, même aux membres du Pacte de Varsovie, par la force brute, alors que l’UE n’utilise pas la force militaire, mais il est difficile de donner tort à Bukovski quand il affirmait que toutefois, elle utilisait le « harcèlement économique ».

« A nous, on a dit que le but de l’Union soviétique était de créer une nouvelle entité historique, le peuple soviétique, et que nous devions oublier nos nationalités, nos traditions ethniques et nos coutumes. La même chose semble se produire avec l’Union européenne, puisqu’ils ne veulent pas que vous soyez anglais ou français: ils veulent que vous soyez tous membres d’une nouvelle espèce historique, les Européens, pour supprimer tous vos sentiments nationaux et vivre comme communauté multinationale. Après 73 ans, ce système en Union soviétique a engendré plus de conflits ethniques que partout ailleurs dans le monde. En Union soviétique, l’un des grands objectifs était la destruction de l’État-nation, et c’est exactement ce que j’observe aujourd’hui en Europe. Bruxelles veut absorber les États-nations pour qu’ils cessent d’exister ».

En fait, il apparaît évident que l’Union européenne n’est plus – comme la première Communauté européenne – une libre union d’États coopérant sur certaines questions, mais sans abdiquer leur indépendance et leur identité. Les énormes difficultés qu’éprouve aujourd’hui la Grande-Bretagne (même la Grande-Bretagne!) à sortir de l’Union européenne font que l’UE ressemble vraiment au Pacte de Varsovie. Ce n’est plus une union libre d’États, mais quelque chose qui limite la liberté, parce que les endroits d’où il est difficile et presque téméraire de partir ne sont pas des maisons, mais des prisons.

La dernière objection que l’on peut faire à la comparaison de Bukovski entre l’URSS et l’UE concerne les libertés fondamentales, car il est clair qu’en Union soviétique la liberté de pensée et d’expression était niée. Mais cela, personne ne le sait mieux que Bukovski, lui qui l’avait vécu et l’avait payé dans sa propre chair. On ne peut donc pas faire comme si de rien n’était si un tel homme, avec une histoire comme la sienne, continue à nous mettre en garde, en soutenant qu’il existe dans l’Union européenne « un goulag intellectuel appelé politically correct« , au point que si quelqu’un s’exprime sur certaines choses « ou si ses opinions diffèrent de celles approuvées, il est mis à l’index. C’est le début du Goulag, le début de la perte de liberté.

En URSS – explique Bukovski – « on nous a dit qu’il nous fallait un État fédéral pour éviter les guerres. Dans l’Union européenne, ils vous disent exactement la même chose. Bref, la même idéologie soutient les deux systèmes.

Selon Bukovski, l’Union européenne « s’effondrera » comme le communisme soviétique parce qu’elle est « incapable de se réformer », comme l’URSS, et quand cela arrivera, elle « laissera derrière elle une destruction massive et nous nous retrouverons avec d’énormes problèmes économiques et ethniques ». […]

CEDH : « Il n’y a pas de droits de l’homme, il n’y a que l’accès au tribunal. Le reste est de la littérature. »

Extrait d’un entretien réalisé par Valeurs Actuelles avec Boštjan Zupančič, juge à la Cour européenne des droits de l’homme de 1998 à 2016, ancien juge à la Cour constitutionnelle de Slovénie et vice-président du Comité des Nations unies contre la torture. Avant de le lire, ayez à l’esprit l’entretien réalisé par Notre-Dame de Chrétienté sur la justice

Il existe plusieurs philosophies des droits de l’homme qui conduisent, en pratique, à des solutions juridiques différentes. Existe-il un accord au sein de la Cour sur la compréhension des droits de l’homme ? Est-elle différente de celle des rédacteurs de la Convention ?

La Cour européenne des droits de l’homme comprend 47 États signataires et 47 juges différents. Ils ne partagent pas de conception commune des droits de l’homme, ni de philosophie. En revanche, ils ont en commun leur raisonnement juridique, ce qui leur permet de résoudre les conflits qui leur sont soumis.

Les Pères de la Convention n’avaient pas davantage une conception claire des droits de l’homme. Ils étaient toutefois soumis à une influence commune liée à l’origine américaine du projet de Strasbourg, comme le chercheur britannique Ambrose Pritchard l’a montré. Étant basée sur le modèle juridique anglo-saxon, la Cour a donc été conçue pour résoudre de façon pragmatique des conflits, sans adopter de position théorique de principe.

De façon sous-jacente à ce pragmatisme, quelle est la part des présupposés philosophiques ou idéologiques dans les jugements ?

Soyons concrets en prenant des exemples. Dans l’affaire Lautsi c. Italie (2011), l’une des cinq chambres de la Cour européenne a pris l’initiative d’abroger la loi italienne exigeant la présence de crucifix sur le mur des salles de classe, la jugeant contraire à la Convention européenne. Il s’est ensuivi un bouleversement de l’opinion publique. L’affaire a alors été portée devant la Grande Chambre qui a renversé la décision de la Chambre. Dans l’affaire Lambert et autres c. France (2015), la Cour a rendu une décision peu convaincante, jugeant que M. Lambert n’avait pas de droit à la vie, alors même qu’elle lui reconnaissait la qualité de sujet de droit. Dans l’affaire Delfi A.A. c. Estonie (2015), la Cour a défendu fermement la liberté d’expression sur Internet, puis a déclaré que le blasphème (concernant Mohamed) est un crime dans l’affaire E.S. c. Autriche (2019)… Ces affaires, en particulier Lautsi, sont ambiguës et suscitent la confusion. Pourquoi ? Car la Cour est en fait partie de prémisses idéologiques et politiques implicites, qu’elle a ensuite obscurcies par un rideau de fumée de détails techniques.

Ces affaires sont nombreuses, et ce problème devait être réglé par le respect par la Cour de la « marge d’appréciation des Etats », se retenant ainsi de s’immiscer dans des choix purement politiques. Cependant, au fil des années, la Cour s’est de moins en moins autolimitée, déclarant dans des centaines de jugements que la Convention européenne est un « instrument vivant » qui ne doit pas être lu à la lettre, mais dont le sens doit être interprété « à la lumière des conditions actuelles », permettant ainsi d’en étendre la portée. Je le répète, le rôle de la CEDH devrait être simplement de résoudre des conflits concrets opposant l’individu à l’Etat.

Est-ce que les « Droits de l’Homme » existent en soi, comme un idéal de justice immanente?

Les droits de l’homme n’existent pas en soi ou plutôt ne sont que des droits soumis à la CEDH et qui sont reconnus comme tels par elle. Il n’y a pas de droits de l’homme, il n’y a que l’accès au tribunal, en l’occurrence à la CEDH. Le reste est de la littérature. Les droits de l’homme ont été, après-guerre, une vitrine idéologique américaine vis-à-vis de l’Union soviétique et des pays situés derrière le rideau de fer. Quand j’étais à Harvard dans les années 1970, nous tenions cela pour évident.

Aujourd’hui, dire cela est presque un blasphème parce que les droits de l’homme ne sont plus seulement une idéologie, ils sont devenus une religion. Dans quel but ? Évidemment, pour justifier n’importe quoi, de la migration au discours de haine. Cela ne semble pas déranger les défenseurs des droits de l’homme que personne ne sache ce qu’ils sont. Au contraire, cette nébulosité les sert bien parce qu’ils peuvent ainsi, dans leur propagande, projeter sur l’écran des droits de l’homme tout ce qu’ils considèrent comme politiquement utile. En revanche, un enfant n’a-t-il pas un droit à la vie avant sa naissance ? Personne ne semble prêt à accorder à l’enfant à naître la qualité de sujet de droit qui lui est pourtant reconnue depuis l’époque du droit romain.

Vous écrivez à ce propos que l’avortement est un « meurtre » à partir d’un certain degré de développement du fœtus, et vous montrez qu’il n’est pas justifiable au regard de la Convention européenne…

J’aborde historiquement cette question dans mon livre, en revenant au Code d’Hammourabi, puis à la position de Platon, ou encore à Gratien au XIIèmesiècle. Aujourd’hui, les biologistes savent que la vie humaine commence dès la conception. L’embryon n’est pas un « amas de cellules ». Cependant, il ne s’agit ici ni d’une question biologique, ni d’une question morale, mais de politique publique. Elle se traduit, à un moment donné, par l’octroi d’une personnalité juridique au nasciturus, c’est-à-dire à celui qui n’est pas encore né physiquement. La Cour n’a jamais pris de position construite sur la question de l’avortement, laissant la question aux 47 États (A.B.C. c. Irlande, 2010), bien qu’elle se soit prononcée sur l’utilisation des cellules souches embryonnaires (Parrillo c. Italie, 2015) et qu’elle ait déclaré dans l’affaire Vo c. France (2004) que la protection de la vie du fœtus humain est un objectif public légitime. Elle s’est donc placée dans une situation inextricable en refusant de reconnaître la personnalité juridique du fœtus, pourtant bien vivant, alors qu’elle l’accorde à Vincent Lambert qui était pourtant en état végétatif.

Comment expliquer que l’avortement soit devenu un dogme ?

Oui, ce dogme s’inscrit bien dans l’idée que les droits de l’homme deviennent progressivement une idéologie, voire une religion. L’avortement est devenu comme un droit sacré. Les Français sont particulièrement sensibles à la pression de la manipulation des médias de masse (sinon Macron n’aurait jamais été élu) et au « politiquement correct » qui s’ensuit. Simone Veil, en 1974, a eu beaucoup de mal – elle a dit que c’était « une guerre » – à faire passer l’avortement à l’Assemblée nationale. S’agissait-il d’une question juridique ? Sa position était-elle fondée sur des principes ? Elle l’a présentée comme une « solution » exceptionnelle et, bien sûr, comme les exceptions en droit ont tendance à le faire, elle est devenue la règle. Vingt-pour-cent des générations françaises ont été avortées depuis.

Vous soulignez, dans votre livre, l’importance du rôle du greffe, c’est-à-dire des nombreux juristes employés par la Cour au soutien des 47 juges. Qu’en est-il ?

Depuis 2011, toutes les affaires qui arrivent à la Cour sont triées par une « section de filtrage », dirigée par une greffière. Elle identifie toutes les requêtes qui lui paraissent irrecevables (plus de 90 %) et les adresse à un juge unique (non national) qui statue seul, sur la base des indications du greffe, et les rejette donc toutes, ou presque. Ce juge ne voit jamais le dossier sur lequel il doit se prononcer, notamment en raison de la barrière de la langue. Des centaines d’affaires sont ainsi littéralement « balayées sous le tapis » – d’autres anciens juges me l’ont confirmé. Les dossiers des affaires rejetées sont détruits au bout d’un an, si bien que la Cour n’en garde aucune trace.

Lorsqu’un recours doit être jugé par une chambre, composée de sept juges, un « juge rapporteur » est désigné pour superviser l’affaire. Il consultera normalement les juristes du greffe chargés de préparer le projet de jugement, lequel est ensuite présenté directement aux autres juges pour délibérer. Il résulte de cette procédure que dans ces affaires de Chambre, en tant que juge, je n’ai jamais vu le dossier sur lequel je devais me prononcer, mais seulement le projet d’arrêt – sauf lorsque j’étais juge national (c’est-à-dire lorsque l’affaire était portée contre la Slovénie). Les délibérations se fondent donc seulement sur le texte du projet d’arrêt, et rien d’autre.

En d’autres termes, ce sont les juristes du greffe qui « mènent la danse » à la Cour. Les juges sont remplacés tous les neuf ans, mais les juristes demeurent et sont de plus en plus incontournables.

Il en va différemment dans les quelques affaires soumises à la Grande Chambre, composée de 17 juges, car l’audience publique y est obligatoire et les éléments pertinents du dossier sont soumis à l’avance à l’attention des juges. Immédiatement après l’audience, l’affaire fait l’objet d’une délibération. Le Greffe en prend note et tente de suivre les arguments des juges dans la rédaction du projet d’arrêt. C’est ainsi que cela devrait toujours se dérouler. […]

3 graves injustices du projet de loi bioéthique : instauration d’un droit à l’enfant sans père, intensification de la sélection prénatale et instrumentalisation croissante de l’embryon humain

Auditionnée le 3 décembre par la commission spéciale bioéthique du Sénat, Alliance VITA plaide pour un sursaut éthique de la part du Sénat :

Caroline Roux, déléguée générale adjointe d’Alliance VITA et Blanche Streb, directrice de la formation d’Alliance VITA ont appelé à une véritable évaluation des conséquences humaines et sociales des pratiques en matière d’assistance médicale à la procréation (AMP), de diagnostic prénatal (DPN) et de recherche sur les embryons humains.

Alliance VITA rappelle que le vote du projet de loi bioéthique en l’état par les députés signe l’effondrement de la plupart des digues éthiques que la France prétendait tenir depuis 25 ans. L’association appelle le Sénat à la plus grande vigilance pour faire barrage aux trois graves injustices de ce texte : l’instauration d’un droit à l’enfant sans père, l’intensification de la sélection prénatale et l’instrumentalisation croissante de l’embryon humain.

Trois priorités bioéthiques doivent prévaloir pour la France :

Se détourner du marché mondialisé de la procréation. L’abandon du critère d’infertilité pour avoir recours à la PMA 100% remboursée, pour femmes sans partenaire masculin :

    • instaure un « droit à l’enfant » sans père, au détriment de son intérêt supérieur ;
    • détourne la médecine et les fonds de l’Assurance maladie, alors que les Français souffrent du déremboursement de nombreux médicaments nécessaires ;
    • prépare la légalisation de la GPA,

Revenir sur l’hyper-sélection prénatale qui fait de la France le pays le plus eugéniste au monde avec des taux d’IMG proches des 100% pour certaines anomalies. Or, le texte voté, accentue encore l’accès à l’IMG au lieu de favoriser l’aide aux parents traumatisés par l’annonce du handicap, en contradiction avec la société inclusive et tolérante qu’affirme promouvoir le gouvernement en faveur des personnes qui portent un handicap.

– Respecter le principe fondamental du respect de l’intégrité de l’espèce humaine en maintenant l’interdit de créer des embryons chimères animal-homme, des embryons transgéniques et des gamètes artificiels. Il appartient aux sénateurs de ne pas céder aux dérives scientistes qui conduisent à :

      • l’instrumentalisation croissante de l’embryon humain,
      • l’utilisation d’êtres humains à des seules fins de recherche et de profit,
      • l’effacement de la frontière entre l’homme et l’animal.

Pour Caroline Roux , Déléguée générale adjointe d’Alliance VITA

«Nous appelons, avec la coordination Marchons enfants !, à une mobilisation nationale le 19 janvier prochain pour dénoncer les injustices de ce projet de loi. La bioéthique ne peut être guidée par la seule technique, mais sa raison d’être est de protéger la dignité humaine, en priorité la vie des plus fragiles. Trois grandes urgences doivent être prises en compte : la véritable lutte contre l’infertilité, l’arrêt de l’engrenage eugéniste et le respect de l’intégrité de l’espèce humaine.Ces questions ont émergé à l’Assemblée nationale alors qu’elles étaient totalement absentes du texte initial. Les sénateurs ont l’opportunité aujourd’hui d’aller plus loin pour faire progresser la protection des plus fragiles. »

La France fait partie des trois pays avec le plus d’indiscipline à l’intérieur des classes

Les résultats du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) de l’OCDE sont tombés ce mardi 3 décembre 2019. Tous les 3 ans, l’enquête évalue les connaissances des élèves de 15 ans en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences. Cette année encore, la France est à peine au-dessus de la moyenne de l’OCDE (parmi les 79 pays et économies participants). En France, 6 308 élèves ont passé le test. Par rapport au classement précédent, les élèves français enregistrent des résultats en légère baisse en compréhension de l’écrit (-6 points, à 493 points) et en sciences (-2 points, à 495 points), et en légère augmentation en mathématiques (+2 points, à 493 points).

SOS Education a interrogé Eric Charbonnier, analyste de la direction de l’éducation et des compétences à l’OCDE, et référent des études PISA pour la France. Extrait :

Selon vous, quels sont les 3 enseignements les plus importants à retenir de cette édition PISA 2018 ?

Le premier enseignement à retenir c’est finalement le statu quo des performances puisque la France est légèrement au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE. C’est une performance « honorable », mais pas non plus faramineuse. Cela reste quand même un point positif.

Le deuxième enseignement, c’est que le niveau des inégalités sociales reste très haut : la France fait partie des pays les plus inégalitaires des pays de l’OCDE. Dans notre pays, quand on vient d’un milieu défavorisé, on a beaucoup moins de chances de réussir, par rapport aux autres pays. Cela est contraire aux valeurs d’égalité qui sont chères à notre société.

Le troisième enseignement de cette étude est le fait que les élèves sont plutôt heureux à l’école (note de 7/10 sur la satisfaction), mais avec un climat d’indiscipline très fort : la France fait partie des trois pays avec le plus d’indiscipline à l’intérieur des classes. Les élèves sont heureux, mais ils évoluent dans des classes où il y a beaucoup de bruit…Cela engendre tout un ensemble de questions : Les enseignants en milieux défavorisés sont-ils vraiment préparés à la difficulté de ces classes ? Avons-nous suffisamment investi de ressources ? Les chefs d’établissements ont-ils assez d’autonomie pour gérer ce climat scolaire ?…

Comme vous l’avez souligné, cette édition PISA confirme une grande faiblesse française puisque la France sort “championne” des inégalités sociales en matière scolaire. Le ministère de l’Éducation nationale a engagé des réformes pour enrayer ce phénomène dont les résultats seront visibles dans plusieurs années. Quelles sont, selon vous, celles qui vont dans le bon sens et dont on peut raisonnablement attendre qu’elles améliorent la situation ?

Il faut toujours du temps pour évaluer les réformes, surtout que l’étude PISA se concentre sur les élèves de 15 ans. Depuis 2012 en France, les gouvernements successifs ont conscience des problèmes et investissent dans l’Éducation et surtout dans les établissements défavorisés. Ce sont là des leviers qui peuvent améliorer le système éducatif général. On pourra mesurer les premiers effets dans PISA 2024 ou 2027 et il faut espérer que cela aide à améliorer la situation.

En France, il ne s’agit pas tant d’un problème d’argent : nous avons surtout un véritable problème par rapport au métier d’enseignant. Les enseignants sont dévalorisés dans leurs statuts et n’ont pas suffisamment accès aux formations qui pourraient leur permettre d’améliorer leurs connaissances et leurs pratiques. Il faut donc agir sur le métier en soi pour le rendre plus attractif… et plus stimulant intellectuellement également.

Selon vous, par rapport à ce qui se fait dans les autres pays, quelles seraient les 3 actions à mener dans le primaire et celles à mener dans le secondaire, afin d’améliorer le système éducatif français ?

 Je rebondis sur le sujet précédent, en première action, il faudrait ouvrir un grand chantier sur le métier d’enseignant et de chef d’établissement. Il faudrait recréer une dynamique positive à l’intérieur des établissements avec plus d’autonomie dans la prise de décision et le développement d’une culture de coopération. Plus de travaux interdisciplinaires et plus de formation continue.

Le deuxième levier serait de continuer la politique d’investissement sur les politiques d’éducation avec une réflexion approfondie sur la petite enfance. À mon sens, les inégalités qu’on voit en France commencent dès la petite enfance, avant même l’entrée en maternelle. La moitié des pays de l’OCDE ont des systèmes de petite enfance intégrés, c’est-à-dire que le ministère de l’Éducation est responsable des enfants de 1 à 6 ans. Le personnel est qualifié, la pédagogie est adaptée (souvent autour du jeu) et les jeunes enfants sont mieux préparés qu’en France à l’entrée à l’école. Dans les autres pays, la lutte contre les inégalités s’engage bien plus tôt qu’en France.

Le troisième levier, c’est qu’il faut vraiment faire quelque chose pour nos filières professionnelles. Les élèves inscrits en filière professionnelle au lycée ont des performances bien inférieures à ceux des autres pays. Il faut que ces voies d’orientation arrêtent d’être des voies “de garage”. Il faut les valoriser et préparer nos jeunes à des filières professionnelles exigeantes sur le plan des connaissances. On sait que les métiers vont beaucoup évoluer dans le monde de demain notamment avec l’intelligence artificielle et nous avons besoin de jeunes préparés à ce monde. […]

Dans cette édition PISA, vous indiquez que « La France est l’un des trois pays où les élèves font état des plus grandes préoccupations liées aux problèmes de discipline en classe. Il n’y a qu’en Argentine et au Brésil où l’indice du climat de discipline est inférieur à la moyenne observée en France. » C’est une donnée inquiétante… Comment interpréter ce constat et quelles actions prioritaires vous semblent utiles à mettre en avant ?

Le constat est encore plus marqué dans les établissements défavorisés. C’est à relier avec les résultats de l’étude TALIS 2018 (Teaching And Learning International Survey – Enquête internationale de l’OCDE sur l’enseignement et l’apprentissage) selon laquelle les enseignants français se disaient les moins bien préparés dans la gestion des classes hétérogènes et des environnements multiculturels. Les enseignants eux-mêmes disaient qu’ils avaient besoin de plus de formations. Il y a un manque de préparation sur les aspects pédagogiques du métier qui explique en partie ces résultats. Un élève sur deux se déclare être gêné par du bruit en classe…

La question de fond de la réforme des retraites est celle couplée de la durée des cotisations et celle de la démographie

De Bernard Antony :

Je n’ai, on le sait, aucune sympathie pour ce gouvernement qui est bien obligé d’essayer de faire passer des « réformes sociales » pour permettre la continuation de la « révolution sociétale ». Mais je n’en ai non plus aucune pour les gros syndicats subventionnés qui ne veulent d’aucune réforme réaliste.

Car, je le redis, la question de fond de la réforme des retraites est bien évidemment celle couplée de la durée des cotisations et celle de la démographie. On voit mal en effet comment on pourrait sérieusement revenir à l’équilibre financier des caisses de retraite et du système des retraites en général sans pouvoir reculer l’âge du départ.

Or, pour atteindre cet équilibre, il serait nécessaire de repousser à 64 ans, à l’échéance de 2025, l’âge du départ à taux plein et à 65 ans à l’échéance de 2028.

Cela bien sûr ne serait pas nécessaire avec un taux de fécondité tel qu’il ne réduirait pas chaque année un peu plus le nombre des enfants nés, appelés un jour à cotiser.

Ce n’est certes peut-être pas la plus haute raison, qui est celle du droit à la vie des enfants conçus, pour combattre la politique de banalisation de l’avortement, mais c’en est une très tangible. Hélas, l’avortement est devenu un intouchable tabou, porté par une diabolique inversion de sacralisation, dont toute remise en cause entraîne la mort politique et sociale de son auteur.

Pourtant, il suffirait, pour briser le tabou, pour abattre ce totem, pour en finir avec cette soumission à la plus radicale des inversions morales, qu’un petit nombre de femmes et d’hommes de caractère, de convictions religieuses ou tout simplement de bon sens décident d’en finir les uns avec la plus manifeste des transgressions du Décalogue, les autres avec le mépris du respect de la vie innocente. […]

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