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Imposer la communion dans la main est injustifié et constitue un grave abus de pouvoir et de cléricalisme

Aldo Maria Vali publie sur son blog une article de Don Frédérico Borteli, prêtre du diocèse de Saint- Marin-Montefeltro, article très précis mais à la fois abordable sur le sujet très sensible du scandale de la communion imposée dans la main dans de nombreux diocèse sous le prétexte fallacieux de la crise sanitaire. La lecture intégrale de cet article est recommandée mais en voici quelques extraits significatifs :

« (…) Suite à la situation sanitaire actuelle liée à la Covid, dans de nombreux endroits, la communion dans la bouche est refusée, ce qui pose de graves difficultés de conscience tant aux fidèles qui souhaitent recevoir l’Eucharistie de cette manière qu’aux prêtres qui souhaitent respecter le droit des fidèles pour communier de cette manière.

L’interdiction de la communion dans la bouche se justifie en se basant sur le fait que cette modalité serait, d’une manière certaine et sans équivoque, plus risquée que la communion à la main pour une contamination par la Covid. Comme nous le verrons, nous n’en avons aucune preuve scientifique objective. Sur le sujet, il y a des opinions contradictoires, comme en effet sur toute la question de la Covid, nous entendons tout et le contraire de tout au sein d’une même communauté scientifique, et on ne voit pas pourquoi les opinions de certains médecins devraient valoir plus que d’autres, seulement parce qu’elles coïncident avec son propre point de vue personnel. Il faut évaluer les choses avec la plus grande objectivité possible.

Tous les médecins conviennent que, selon la littérature scientifique, la Covid se transmet par gouttelettes : en d’autres termes, le coronavirus doit littéralement «prendre son envol» pour pouvoir infecter, et cela peut se produire en éternuant, en toussant et en parlant à voix haute (…) Le professeur Filippo Boscia, président national des médecins catholiques, soutient que ce sont les mains, qui touchent tout, qui sont la partie du corps la plus exposée aux virus et que c’est donc précisément la communion sur la main qui est la plus dangereuse (…) De plus, beaucoup de prêtres remarquent que c’est précisément en distribuant la communion sur la main, très facilement, qu’ils entrent en contact avec la main des fidèles, même s’ils essaient de l’éviter, alors qu’avec la communion en bouche on entre très rarement en contact avec la langue ou les lèvres des fidèles et, si cela se produit, il suffit de procéder à la désinfection des doigts. Par conséquent, c’est précisément la communion sur la main qui est moins sûre d’un point de vue hygiénique.

Vingt et un médecins catholiques autrichiens en juin dernier, se référant aux considérations du professeur Boscia, ont demandé à la conférence de leurs évêques de lever l’interdiction de la communion dans la bouche et la conférence a levé cette interdiction. En septembre dernier, vingt-sept médecins allemands ont également fait la même demande à leur conférence épiscopale (…)

Tout d’abord, on avance que la communion à la main serait une demande obligatoire de l’État pour garantir la santé publique, dont le non-respect entraînerait même des conséquences pénales (…) Il peut y avoir des indications sur l’espacement et l’utilisation des masques, mais certainement pas pour déterminer comment un rite liturgique doit être effectué. En tout cas, selon le dernier document émis par le ministère de l’Intérieur élaboré sur la base du fameux comité technico-scientifique, on ne parle que d’une «recommandation» pour éviter la distribution de la communion dans la bouche. Il n’y a donc absolument aucune obligation et encore moins aucune conséquence pénale à ne pas respecter cette recommandation (…)

Beaucoup soutiennent que les conférences épiscopales régionales et / ou l’évêque diocésain individuel peuvent interdire la communion dans la bouche. Mais est-ce vraiment le cas? Tout d’abord, on peut noter que ces «dispositions» sont pour la plupart de simples communications ou lettres, présentant ainsi des lacunes d’un point de vue formel et juridique et ne peuvent donc en aucune manière abroger ou suspendre la norme générale de la communion dans la bouche. Car c’est précisément le point fondamental: la communion sur la langue est la norme générale qui règle la distribution de l’Eucharistie, solennellement confirmée par le Saint-Siège avec l’Instruction Memoriale Domini du 29 mai 1969. C’est donc le législateur suprême, le Siège apostolique, qui a confirmé la norme générale de la communion dans la bouche. La même instruction prévoit également la possibilité de demander l’indult de communion sur la main, ce qui, d’un point de vue juridique, est une exception à la loi et ne peut donc, par sa nature, devenir la norme générale. Pour cette raison, un évêque de son propre diocèse peut facilement prendre un décret interdisant la communion à la main (comme l’évêque d’Oruro en Colombie l’a fait en 2016), mais il ne peut pas faire le contraire, c’est-à-dire interdire la communion dans la bouche.

Cependant, on fait valoir qu’en cas d’urgence sanitaire, ce qui précède ne s’applique pas. En réalité, il n’y a en fait aucune base légale pour une telle affirmation. De plus, nous avons déjà montré qu’il n’y a aucune preuve scientifique objective pour affirmer que la communion sur la main est plus sûre d’un point de vue hygiénique que la communion dans la bouche. Mais à supposer que cela soit prouvé, seul le législateur suprême, à savoir le Saint-Siège, pourrait changer la norme générale de la communion dans la bouche (et pour le moment il ne l’a pas encore fait). Aucune autorité inférieure ne peut modifier cette norme, par conséquent aucune conférence épiscopale nationale, régionale ou un seul évêque ne peut modifier la norme générale de la communion dans la bouche.

Le canon 838 du Code de droit canonique lui-même est extrêmement important en ce sens, car il rappelle précisément qu’il appartient au Siège apostolique de réglementer la liturgie sacrée, soulignant que l’évêque diocésain peut légiférer en matière liturgique dans les limites de sa compétence. Les conférences épiscopales elles-mêmes ont des limites très spécifiques, établies par le canon 455. Par conséquent, si un évêque ou une conférence épiscopale interdit la communion dans la bouche, même si au lieu de communiqués ou de lettres ils utilisent des décrets (plus corrects du point de vue formel), ils dépassent les limites de leur compétence, commettant un véritable abus de pouvoir. Ces dispositions semblent donc invalides et n’ont aucune force obligatoire, ni pour les prêtres ni pour les autres fidèles (…)

L’actuelle Présentation générale du Missel romain et l’Instruction Redemptionis Sacramentum du 25 mars 2004 confirment clairement et sans équivoque que les fidèles ont toujours le droit de recevoir la communion dans la bouche, même là où la communion à la main est autorisée (…)  la rigidité se trouve chez ceux qui veulent forcer à la communion dans la main. En substance, on dit: «Voulez-vous la communion? Ou vous la prenez dans la main, ou rien! ». Félicitations ! Puis nous nous remplissons la bouche de charité et de sensibilité pastorale, de proximité avec les fidèles, et on se vante d’être miséricordieux et compréhensifs. En réalité, cette imposition apparaît ni plus ni moins comme une forme de cléricalisme, jamais aussi combattue qu’à cette époque, mais seulement en paroles. Plusieurs prêtres, malgré leur opposition à la communion dans la main, ne la nient pas et dans la situation actuelle, pour faire face aux difficultés de certains fidèles, déconcertés par tant d’informations contradictoires qu’ils reçoivent, donnent d’abord la communion à ceux qui veulent la communion entre leurs mains et puis à la fin à ceux qui communient dans la bouche. Un peu de bon sens suffit donc. Il me semble que ces prêtres font preuve d’une ouverture beaucoup plus grande que celle de certains nouveaux pharisiens et légalistes. Et au contraire, que fait-on? Ceux qui respectent la liberté de choix des fidèles, avec toute l’attention voulue, sont accusés de désobéissance et, sans aucune base scientifique, d’être irresponsables, de provoquer la propagation du virus, de ne pas se soucier de la santé des gens. Comme nous sommes doués pour déformer la réalité!

Il semble plutôt que, dans la situation actuelle, on ait agi pour porter une ultime attaque à la communion dans la bouche, détestée par beaucoup pour des raisons idéologiques. La preuve en est que certains évêques ont même défini la communion sur la langue comme un abus liturgique, alors qu’en réalité c’est la communion sur la main qui s’est imposée comme un abus liturgique, qui a ensuite été légalisé. Il y a beaucoup de fidèles qui, avant même le début de la pandémie, ont été tournés en dérision, moqués et gravement offensés par leurs pasteurs simplement parce qu’ils voulaient recevoir la communion dans la bouche et à genoux, lesquels ont encore montré ici une charité proverbiale et une grande sensibilité pastorale ! (…) »

Faute de frontières extérieures, les frontières intérieures se multiplient

À Nîmes, l’école Greorges Bruguier est désormais barricadée par une grille de 3 mètres de haut, pour se prémunir du trafic de drogue en expansion dans le quartier.

C’est la seule solution trouvée par les pouvoirs publics pour assurer leur sécurité.

Une mère de famille explique :

“Mon fils est à l’école ici et il doit s’habituer. Je ne peux plus lui faire coucou pendant la récréation. J’espère que ce mur le protégera, il en avait marre des alarmes, et de se réfugier sous la table.” […]

Le chef d’établissement précise :

“Nos élèves se retrouvent confinés en silence plusieurs jours par semaine depuis le mois de mai, évacués, stressés, ils passent de mauvaises nuits à la suite de cauchemars.”

Les écoles libres sont la solution pour sauver une école rurale en crise

Dans une tribune publiée dans Marianne, Anne Coffinier estime que les écoles hors contrat sont la solution pour sauver une école rurale en crise. Extrait :

Avec le Covid et l’essor de la conscience écologique, nous sommes de plus en plus nombreux à nous sentir une vocation de néo-ruraux. Le luxe, c’est le temps, c’est l’espace, comme dit la publicité. C’est aussi l’air pur et la beauté. Le retour à la terre, au charnel, à l’enracinement, l’écologie et la permaculture, en réaction à ce monde d’arrachement et de virtualisation des relations…. Bien sûr, bien sûr ! Mais la ruralité en 2021, c’est aussi la cohabitation hasardeuse avec ceux qui n’ont jamais quitté leur vallée ou leurs montagnes et qui ne comprennent pas la passion soudaine des citadins à venir jouer les Jean de Florette là où eux-mêmes peinent à vivre et à faire encore société. La grande ruralité, c’est aussi les territoires en forte déprise démographique, où la couverture internet est capricieuse quand elle n’est pas inexistante, où les services publics sont réduits à la portion congrue, la vie culturelle minimaliste, les transports chronophages…

Ce qui est certain, c’est que la grande ruralité n’a pas d’avenir si elle ne trouve pas le moyen de garder ou d’attirer des jeunes familles sur son territoire. Et ça passe d’abord par les écoles. La Fondation Kairos pour l’innovation éducative vient d’organiser un séminaire-action sur ce sujet à l’Institut de France, réunissant des élus ruraux et nationaux, des créateurs et développeurs d’écoles pour identifier les moyens d’assurer l’avenir de l’école rurale.

L’école rurale, et nous n’en sommes peut-être pas assez conscients, est l’archétype même de l’école communale, qui a d’ailleurs été historiquement pensée et conçue pour le monde rural. Aujourd’hui encore, 20% des élèves étudient en ruralité et 34% des écoles en France sont rurales. Pour le chancelier Darcos, président de la Fondation et ancien sénateur de Dordogne,

« l’école rurale est un mythe au sens barthésien du terme de l’histoire française.  (…) L’école est conçue comme le lieu scolaire mais aussi le lieu central de la commune. »

C’est dans cette école à classe unique ou multiniveaux que tant d’inventions pédagogiques ont été faites et cette formule pédagogique donne aujourd’hui encore, pour le primaire, de meilleurs résultats que ceux des écoles de centre-ville. En revanche aujourd’hui, à la différence des écoles normales, les INSP ne forment hélas plus à enseigner dans ce type de contexte pédagogique, en classes multiniveaux, avec une forte implication dans la vie communale. Ce sont des traditions fécondes qui sont ici menacées.

Malgré son succès académique et son importance pour la vitalité du village dans son ensemble, les écoles rurales sont fermées à tour de bras, selon une logique de rationalisation budgétaire, l’étape intermédiaire étant souvent le regroupement des enfants en RPI (regroupement pédagogique intercommunal). C’est souvent un drame. Les familles ne sont pas prêtes à faire des kilomètres et finissent par abandonner leur village parce qu’il n’a plus d’école. Ces fermetures ont été décidées unilatéralement par l’Éducation nationale, qui, comme l’explique Max Brisson, sénateur des Hautes-Pyrénées et inspecteur général honoraire de l’éducation nationale, se pense (à tort) comme une administration régalienne et n’a pas la culture de la concertation et de la contractualisation avec les territoires. Comme l’explique David Djaïz, haut fonctionnaire et essayiste, il faudrait faire davantage confiance aux acteurs et davantage coopérer que nous ne le faisons aujourd’hui, et définir les RPI ou la carte scolaire en étroite coordination avec ces élus locaux. Mais, comme le disent les sociologues des organisations Oivier Borraz et Henri Bergeron : « La France est un pays saturé d’organisations mais qui organisera les organisations ? »

Face à ces logiques administratives brutales, des acteurs de terrains se battent pour préserver leurs classes, innover et expérimenter. Encore faut-il que l’État laisse les territoires expérimenter et déroger aux lois générales, comme c’est toléré de la part des territoires de REP+ en banlieues. C’est ce que réclament les élus locaux, tels le député du Loiret, Richard Ramos, ou Valentin Josse, maire et vice-président du conseil départemental de Vendée, qui dit ne rien attendre d’autre de l’État que la latitude nécessaire pour expérimenter au niveau local.

« Je crois au pluralisme des solutions, dit le sénateur Brisson. Il faut sortir donc d’une culture au cordeau et à l’équerre. (…) Faire de vraies conventions issues du terrain et non pas descendant de la rue de Grenelle et imposée aux territoires.(…) La confiance de ces derniers est érodée car les conventions de ruralité ont souvent été le faux nez pour fermer les écoles. »

Et Xavier Darcos, ancien ministre de l’Éducation nationale, d’abonder à ces propos girondins :

« c’est une utopie que de croire qu’on puisse depuis Paris gérer de manière unique et totale l’ensemble du système éducatif. »

Certains élus ont su soulever des montagnes pour innover localement malgré la pesanteur administrative de la capitale. Ainsi Sophie Gargovitch a-t-elle sauvé de la fermeture son école de village en la convertissant son école publique en école Montessori, ce qui a convaincu de nombreuses familles, de nouveaux commerces et professions libérales de venir s’installer chez elle, à Blanquefort-sur-Briolance dans le Lot-et-Garonne… C’est aussi le cas de Tursac en Dordogne.

Mais la plupart des expériences innovantes de redynamisation scolaire de village ruraux se sont réalisées à travers la création d’écoles libres, à l’initiative ou avec le fort soutien de la municipalité.

Le sénateur Max Brisson a souligné lors du colloque de la Fondation Kairos que « la guerre scolaire est un luxe qu’on ne peut pas se payer dans un territoire en grande déprise démographique. » Fonder une école libre est évidemment une solution pragmatique, pour assurer la continuité scolaire, se substituer à l’école publique fermée par l’État, et développer une offre scolaire au plus près des attentes des parents locaux et des atouts du territoire.

C’est ainsi que se sont développées de nombreuses écoles libres associatives à l’instigation directe de maires ruraux déterminés à rouvrir leur école. [Lire la suite]

La Syrie et sa mosaïque d’occupants

D’Antoine de Lacoste dans la revue Méthode :

La Syrie est moins à la mode. Les médias en parlent peu désormais alors que l’importance géopolitique du sujet reste essentielle.

Les pays occidentaux se sont couverts de ridicule pendant des années, attendant avec avidité la chute de Bachar el-Assad et soutenant, faute de mieux, des islamistes dits « modérés ». On apprécie au passage ce délicieux oxymore.

La transformation de cette prétendue guerre civile en laboratoire du jihad international n’a pas fait dévier d’un iota les brillants stratèges américains, français ou anglais. La CIA et les services secrets européens ont continué à fournir des armes à d’improbables milices, tandis que le Qatar et l’Arabie Saoudite arrosaient de dollars tous les chefs de guerre susceptibles d’aider à l’instauration d’une république islamiste sunnite.

L’émergence de Daech a changé la donne. Son occupation d’une bonne partie de la Syrie et de l’Irak a permis aux Etats-Unis d’intervenir directement par les airs et indirectement au sol par le biais des milices kurdes. D’autre part, conscient d’un proche effondrement de l’armée syrienne, la Russie a lancé sa première opération extérieure d’envergure depuis longtemps et, en tout cas, la toute première au Proche-Orient.

La Turquie, sous prétexte de contenir les Kurdes, s’est invitée elle-aussi et si l’on ajoute les Iraniens et les Libanais du Hezbollah, on peut dire que la Syrie détient le triste record du monde de soldats étrangers sur son sol, certains invités, d’autres non.

Les positions des uns et des autres n’ont que peu varié ces derniers mois mais ce ne sera pas toujours le cas et c’est donc le moment d’évaluer la situation.

Les grands vainqueurs de cette terrible guerre, même si elle n’est pas terminée, sont évidemment les Russes. Leur intervention militaire fut remarquablement maîtrisée, tant sur le plan humain que technologique et l’occident qui avait prédit leur enlisement en est pour ses frais. Sur le plan géopolitique, les bénéfices sont considérables. La Russie s’est implantée durablement dans un pays stratégique, a sécurisé Tartous, son unique base navale en Méditerranée et surtout est revenue brillamment dans le concert des grandes nations du monde. Elle a également prouvé qu’elle ne laissait pas tomber ses alliés ce qui constitue un contraste intéressant avec certains.

Mais de nombreux obstacles se dressent sur sa route. Le premier est turc. Erdogan qui voyait avec inquiétude une autonomie kurde s’organiser dans le nord de la Syrie est brutalement intervenu repoussant les FDS (principale milice kurde) au sud et à l’est. Les Américains ont laissé leur allié subir une lourde défaite et ce sont les Russes qui ont dû contraindre Erdogan à s’arrêter.

L’armée turque est également présente dans la province d’Idleb, au nord-ouest, devenue un chaudron islamiste peu banal. Les milices islamistes à la solde d’Ankara cohabitent difficilement avec d’autres milices islamistes livrées à elles-mêmes, en tête desquelles trône l’ex-Front al-Nosra devenu Hayat Tahrir al-Cham, et sa cohorte d’étrangers venus du monde entier (il y a même des Ouïghours). Les Russes ont toléré cela mais ont tout de même aidé l’armée syrienne à récupérer une partie du territoire au sud et à l’ouest début 2020. Cette opération victorieuse a permis à Alep de se libérer des incessantes attaques d’artillerie qu’elle subissait et la réouverture de l’autoroute Damas-Alep, nœud stratégique du pays.

Les relations turco-russes sont complexes, comme vient encore de le montrer l’affaire du Haut-Karabagh. Rivaux, parfois ennemis mais capables de conclure des accords très pragmatiques comme en Libye, Russes et Turcs s’observent en frôlant l’affrontement. Toutefois, malgré sa puissance militaire, il ne semble pas que la Turquie puisse vraiment menacer la prééminence russe en Syrie. Le jour où Poutine décidera de reprendre Idleb, il y a fort à parier qu’Erdogan devra plier bagages.

Ce ne sera pas le cas avec les Américains. S’ils ont lâché les Kurdes dans le nord, ils occupent avec eux l’est de la Syrie, au-delà de l’Euphrate. Le pétrole syrien est ainsi confisqué. Cette occupation, faite au mépris complet du droit international, permet aux Américains de surveiller notamment les mouvements des gardiens de la révolution iraniens, très présents au sud-est, le long de la frontière irakienne. Pour compléter son dispositif, l’armée américaine a construit une base dans le désert, au sud, près de la frontière jordanienne. Appelée al-Tanf, cette base est également faite pour surveiller les mouvements iraniens. Elle abrite accessoirement d’anciens miliciens islamistes passés à la solde des Américains, mais cela ne semble déranger personne aux États-Unis.

Cette occupation-là sera difficile à éliminer.

Les Kurdes quant à eux semblent assurés d’une protection américaine plus fiable que dans le nord en raison de la présence du pétrole. Mais on voit mal comment leur présence peut durer dans une zone qui devient exclusivement arabe au fur et à mesure que l’on descend dans le sud où aucune population kurde n’a jamais vécu. Les incidents sont nombreux. L’occupation kurde est, comme d’habitude, brutale et des attentats sont régulièrement organisés contre les FDS. Et contrairement à ce qui est souvent dit, ce ne sont pas nécessairement des islamistes qui les perpétuent.

Côté syrien, c’est évidemment l’Iran qui joue le rôle le plus important après la Russie. Dès le début de la guerre, des milliers d’Iraniens sont venus aider l’armée syrienne minée par les désertions de ses éléments sunnites. Leur aide a été décisive dans certaines batailles et leurs pertes importantes. De nombreux chiites venus d’Afghanistan sont également présents en Syrie. Le but de l’Iran est bien connu : éviter d’abord que la Syrie ne tombe aux mains des sunnites (ce qui est maintenant acquis) puis renforcer l’axe chiite est-ouest, c’est-à-dire Iran-Syrie-sud du Liban. La religion alaouite des dirigeants syriens est honnie par les sunnites, d’où leur rapprochement pragmatique avec le voisin chiite.

C’est bien sur ordre de l’Iran que le Hezbollah libanais est intervenu en Syrie contre les islamistes sunnites. Aguerris et motivés, les combattants du Hezbollah ont été particulièrement efficaces, chassant notamment Daech des montagnes de l’Anti-Liban. Ils ont participé à toutes les batailles décisives de la guerre, notamment à Alep et dans la Ghoutta (banlieue de Damas).

L’Iran aimerait naturellement tirer les bénéfices de cet investissement qui fut décisif avant l’intervention russe. C’est d’ailleurs le général Soleimani (tué depuis sur ordre de Donald Trump) qui, en août 2015, s’était rendu à Moscou pour convaincre Vladimir Poutine d’intervenir d’urgence. Elle cherche donc à mettre une emprise forte sur la Syrie, ce qui contrarie parfois la Russie. Israël aussi d’ailleurs qui, pour des raisons bien connues, n’accepte pas la présence de militaires iraniens à sa porte. C’est pour cela que de très nombreux raids aériens sont lancés contre les installations logistiques iraniennes dans toute la Syrie. Israël a clairement soutenu les islamistes durant cette guerre, soignant par exemple de très nombreux combattants dans ses hôpitaux. Il n’y a rien d’étonnant à cela : tout régime arabe fort étant un danger potentiel, son affaiblissement, comme en Syrie, ou sa destruction, comme en Irak, sont tout bénéfice. C’est la stratégie du chaos qui a fait ses preuves.

Quant à Daech, ses perspectives sont nulles dorénavant. Certes, de nombreuses cellules dormantes peuvent être réactivées à travers le pays et plusieurs bandes sont encore actives dans le désert, entre Palmyre et Homs d’un côté et Palmyre et Deir ez-Zor de l’autre. Les pertes de l’armée syrienne sont régulières et la configuration du terrain fait que cette guérilla peut se prolonger encore longtemps, d’autant que les éléments étrangers qui se battent encore ne se rendront jamais. Mais c’est une gêne, en aucun cas une réelle menace.

En dépit de tous ces obstacles, c’est donc bien la Russie qui a le plus de cartes en main. Mais si elle a parfaitement réussi à inverser le cours de la guerre, elle est maintenant confrontée à une difficulté de taille : la reconstruction de la Syrie. L’Amérique a récemment renforcé ses sanctions qui n’auront d’autres effets que d’appauvrir un peu plus la population syrienne. Il y a donc un pays que les sanctions américaines n’effraient pas et qui pourrait jouer ce rôle, c’est la Chine. La France pourrait encore jouer ce rôle, entraînant d’autres pays européens derrière elle. Mais pour cela, il faudrait qu’elle retrouve une vertu un peu démodée, le courage.

Tortures, exécutions, destructions : halte à la barbarie anti-arménienne

Solidarité Arménie lance une pétition à l’adresse des acteurs politiques français :

Endeuillée, amputée, appauvrie, seule pour panser ses plaies. Après un bref intérêt médiatique, la nation arménienne est retombée dans l’oubli total.

Plus de 3 mois après le cessez-le-feu, au moins 200 prisonniers de guerre n’ont pas été rendus par l’Azerbaïdjan, et de nombreuses vidéos qui circulent font craindre le pire aux familles des disparus. Tortures, dépeçages de corps humains, exécutions sommaires ; les images sont insoutenables.

Certains civils ayant préféré rester sur leurs terres du Haut-Karabakh ont été eux aussi malmenés ou torturés ; comment ne pas repenser avec effroi à ce vieil homme auquel des soldats azéris ont coupé les oreilles en se filmant avec des rires sadiques ?

Loin d’ignorer ou de condamner cette situation, les autorités turques et azerbaïdjanaises favorisent l’anéantissement du patrimoine arménien et l’installation de jihadistes syriens. Cimetières, khatchkars, églises ; les détériorations ou destructions se multiplient dans le silence de la communauté internationale.

Enfin, en dépit des accords du traité de cessez-le-feu, le territoire arménien est régulièrement victime d’incursions ou de tirs de l’armée azérie.

Alors qu’environ 600 000 arméniens vivent France, dont 400 000 sont nés dans l’hexagone, et que la France et l’Arménie chrétiennes possèdent des relations multiséculaires, nous refusons de laisser cette situation se perpétrer dans l’indifférence.

Nous demandons à nos élus et au chef de l’Etat d’agir enfin contre l’expansionnisme d’Erdogan qui ne cache pas sa volonté de rayer l’Arménie de la carte. La dignité humaine n’a pas de couleur politique. Elle n’est pas négociable !

Halte aux massacres, halte à la barbarie !

Jeux de pouvoirs dans l’Eglise : une religieuse au synode des évêques

Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé des abbés Guelfucci, Celier et Barthe, ainsi que Guillaume de Thieulloy, et dirigé par Philippe Maxence aborde la nomination de Soeur Nathalie Becquart comme sous-secrétaire du Synode des évêques.

Les guerres de Vendée en vitraux

A l’occasion de la sortie d’un beau-livre consacré aux vitraux des guerres de Vendée de nos églises de Vendée, Anjou, Deux-Sèvres et Loire-Atlantique, les deux auteurs de ce livre, Jean-Louis Sarrazin et Nicolas Delahaye, ont été interrogé sur RCF. Ils ont entrepris de dresser un inventaire, magnifiquement illustré, de tous les vitraux de nos églises d’Anjou, de Vendée, des Deux-Sèvres et de Loire-Atlantique relatant cette histoire héroïque et douloureuse. Un beau-livre publié aux éditions Pays et Terroir.

Finalement les messes dominicales sont autorisées à Nice

Nouveau communiqué de Mgr Marceau à la suite de nouvelles informations :

En début d’après-midi, par un appel de M. Gonzalez, Préfet des Alpes-Maritimes, je viens d’apprendre qu’en période de confinement partiel, contrairement à l’annonce officielle de ce matin-même, les messes dominicales pourront finalement se dérouler dans les églises, en respectant strictement les consignes sanitaires en vigueur. J’insiste pour que les prêtres y veillent.

Les fidèles pourront donc participer à la messe dominicale, qui verra sa durée limitée à 30 minutes, afin que la durée du déplacement et de la participation à la messe n’excède pas l’heure de sortie permise. Sur les attestations de sortie, une case réservée au culte sera ajoutée.

Je prends acte avec satisfaction de cette décision de M. le Préfet. Ainsi est respecté l’exercice de la liberté de culte. La communauté chrétienne dans les Alpes-Maritimes est soulagée, les célébrations dominicales étant essentielles à notre vie de foi et au bien de nos âmes. Il est heureux de noter qu’un dialogue noué avec les autorités a permis de trouver une solution équilibrée.

Je fais encore appel à la sagesse, à la modération et à la responsabilité de chacun dans les propos et les comportements, au cœur de cette situation si complexe de notre pays.

Bon chemin de carême à tous.

+ André MARCEAU
Évêque de Nice

Découvrir l’Action Familiale et Scolaire (1/2)

Nous avons interrogé Yves de Lassus, président de l’Action Familiale et Scolaire :

Pouvez-vous nous présenter d’abord ce qu’est l’Action Familiale et Scolaire ?

L’Action Familiale et Scolaire est une association de laïcs désireux de faire connaître et appliquer la doctrine de l’Église notamment en matière politique et sociale.

Elle a été fondée en octobre 1975 par la fusion de deux organismes : l’Action Scolaire et le SIDEF (Secrétariat d’Information et d’Études Familiales), créés respectivement en 1966 et 1967. L’AFS se réfère à l’enseignement CONSTANT de l’Église catholique romaine et se soumet à son autorité légitime. Elle agit en fonction de la marge de liberté dont les laïcs jouissent dans l’Église, spécialement les parents, premiers éducateurs de leurs enfants.

Quel public vise la revue de l’AFS ?

L’AFS s’adresse :

  • en premier lieu aux parents et éducateurs soucieux de l’épanouissement de l’intelligence, du cœur et de l’âme des enfants,
  • ensuite aux mouvements qui défendent la conception chrétienne de la société, de la famille et de l’école,
  • enfin à tous les Français qui veulent garder et transmettre l’amour de l’héritage chrétien de la France.

Est-ce une revue plutôt politique, religieuse, culturelle … ?

L’AFS traite :

  • des questions familiales : défense de la famille et de la société, politique familiale, formation religieuse, formation historique, …
  • des questions scolaires : liberté d’enseignement, écoles hors contrat, réformes pédagogiques, bon scolaire…
  • des questions politiques et sociales : principes politiques d’organisation de la société, justice sociale, idéologies …

C’est donc une revue tout à la fois politique, historique, religieuse, etc. L’objectif est de fournir aux parents tous les éléments dont ils peuvent avoir besoin pour bien éduquer leurs enfants et adolescents.

La revue est bimestrielle avec dans chaque numéro des articles thématiques : religion, histoire, politique familiale – éducation, bioéthique, action politique et sociale, critiques de livres pour adultes, critiques de livres pour enfants.

L’AFS propose également des brochures thématiques en quatre séries : Connaissance Élémentaire, Repères, L’Essentiel et Encycliques. Des stages de formation, des rencontres ou des conférences peuvent également être organisés à la demande.

Comment peut-on se procurer cette revue ?

Pour se procurer la revue ou une brochure, le plus simple est d’aller sur le site de l’AFS : https://www.afs.ovh.

L’abonnement annuel (6 numéros) est de 55 € pour la version papier, 30 € pour la version numérique.

L’Union européenne : une démocratie libérale sous sa forme la plus dégénérée

Dans l’ouvrage déjà évoqué du Polonais Ryszard Legutko la démocratie moderne, l’auteur, qui est élu député européen, aborde l’Union européenne :

L’Union européenne reflète l’ordre et l’esprit de la démocratie libérale sous sa forme la plus dégénérée. Si les aspects les plus forts de la démocratie étaient les élections et leur capacité à changer le gouvernement et ses programmes, l’Union européenne a fait tout son possible pour réduire cette possibilité à son étiage. Il n’existe pas de mécanismes clairs de transfert de pouvoir, ni de manière institutionnalisée permettant aux électeurs d’influer sur la direction que devrait emprunter l’Union européenne. Le parlement de l’UE n’est pas à l’origine de la constitution du gouvernement et ne dispose pas de pouvoirs étendus. En outre, il est probablement le seul organe parlementaire du monde, si l’on fait abstraction de certains régimes communistes ou autoritaires, où il n’existe pas d’opposition. Peu importe qui remporte les élections, les décisions clefs du Parlement européen sont prises par le même cartel politique et la même politique est poursuivie depuis des années. Le gouvernement européen, ou plutôt quelque chose qui ressemble à un gouvernement, c’est-à-dire la Commission européenne, ne résulte pas d’une décision prise par les électeurs, mais reste complètement indépendante de la volonté des électeurs. Les principales fonctions de l’Union européenne sont dirigées par des gens qui n’ont pas été élus et que ne peuvent pas être révoqué par les électeurs, lesquels ne disposent d’aucun outil politique efficace.

Comment donc, à une époque de rhétorique démocratique si omniprésente et si déterminée, a-t-on pu créer une institution aussi antidémocratique ?

Sans attendre d’autre récompense, un roman sur le scoutisme catholique

Christophe de Sansal, Docteur ès Mécanique & Matériaux, ingénieur de formation, vient de publier un roman scout dont le titre est extrait de la prière scoute, Sans attendre d’autre récompense (que celle de savoir que nous faisons Votre Sainte Volonté). Dans ce récit captivant, qui nous entraîne d’un camp scout dans le Vercors aux champs de bataille (bien documentés) de la Seconde Guerre mondiale, l’auteur met en scène des adolescents, avec leur défauts, leurs doutes, leur soif d’idéal, leur fougue et leur amitié, devenus adultes, qui passent des jeux du camp au jeu terrible de la guerre.

L’histoire commence dans les années 1930 pour se terminer durant la première année du conflit contre l’Allemagne. Yves, un adolescent bouillonnant, se jette à corps perdu dans la mystique de l’aventure lorsqu’Henri, chef de patrouille aguerri, lui propose de devenir scout. Durant le camp d’été, il fait la connaissance de Georg, un jeune allemand venu camper en France, car son association scoute connait quelques problèmes avec le nouveau régime allemand… Fougueux et susceptible, Yves montre une ardeur difficilement maîtrisable, qui inquiète son CP.  L’adolescent grandit et finit, à force de persévérance, par intégrer le 49ème bataillon de chars de combat, à l’aube de la bataille de France.

Plus qu’un roman historique ou d’aventures, ce roman est une ode au scoutisme catholique, tel qu’il a été introduit en France par le père Sevin. En voici un extrait :

N’être qu’un entraîneur ne suffit pas ! Il faut avoir pensé son entrain et savoir où l’on veut aller. Avez-vous pesé votre action ? Connaissez-vous votre direction ? Vous ne pourrez donner à vos jeunes que ce que vous êtes, or l’homme se définit par ses actes. Je vais vous dire ce qu’est un scout mestre : c’est un apôtre. Il se donne entièrement car, s’il n’a pas tout donné, il n’a rien donné. Mais avant cela il a pris soin de se construire et de se donner un cap. Pour nous autres catholiques, le cap, c’est le Salut. Proposer à vos jeunes des activités plein-air c’est bien ! Leur donner le goût de la bonne action quotidienne c’est essentiel ! Mais la loi scoute est en réalité une application vivante du décalogue pour nos enfants. Vous êtes des apôtres car, dans votre rôle de chef, vous êtes coadjuteurs du Christ pour le salut de leurs âmes.

Les écoles de la République : des mouroirs d’intelligence

De Marion Duvauchel, professeur de lettres et de philosophie :

Il y eut d’abord Claude Allègre, qui détestait les enseignants. On peut remonter plus haut mais je n’y étais pas. Il contribua à ce que la recherche française n’écrive plus qu’en anglais ; il se trompa scientifiquement sur suffisamment de points pour qu’on soit en droit de s’interroger sur la pertinence des distinctions honorifiques qui lui furent conférées, comme en témoigne l’affaire du volcan de la Martinique où l’on n’écouta pas Haroun Tazieff, l’homme de terrain. Pas une journée ne se passait alors sans qu’on placarde en salle des professeurs sa dernière trouvaille sur le corps enseignant. Wikipédia, qui lui accorde une page, répercute quelques-uns de ces propos injurieux qui le firent haïr du corps professoral.

Sous son ministère, l’opposition systématique entre syndicats et pouvoirs publics devint un paradigme politique. Les syndicats finirent par avoir sa peau, c’est-à-dire sa démission. À la fin de sa carrière politique, il passa à l’UMP, ce qui ne doit pas nous étonner.

Il eut quelques bonnes idées, dont celle qui consistait à considérer le lycée comme une charnière vers l’université et non comme un parking de chômeurs. Seulement on sortait d’une réforme du baccalauréat. La réforme des programmes fut alors organisée par des « grands scientifiques », ceux qui sont passés par les grandes écoles et ne connaissent rien aux questions pratiques de l’enseignement. Il y eut un colloque international. On sait la suite, des grèves, des grèves et encore des grèves, et cette fois-ci les lycéens se jetèrent dans la mêlée.

De Jack Lang, pas grand-chose à en dire en dehors de sa pompeuse insignifiance et d’une affaire de pédophilie qu’on finit par enterrer.

Luc Ferry qui lui succéda commença par publier un petit livre sur l’éducation en général et sur son projet éducatif en particulier, opuscule qui déclencha la fureur des enseignants, jusqu’à des autodafés dans certains endroits. C’était pourtant plein de bon sens, et ça allait dans le sens de l’effort et de l’intelligence. Mais le petit livre coûtait quelques euros. Pour l’enrichissement et le prestige du nouveau ministre, on proposait aux enseignants un ouvrage qui vendait des idées qu’ils défendaient ou qu’ils pratiquaient au quotidien. Ça ne passa pas.

Opportuniste de haut vol, Luc Ferry écrit beaucoup, sur l’école, pour la jeunesse : son humanisme, un syncrétisme religieux qui admet un reliquat de christianisme sur fond d’hellénisme et de sagesse métissée se vend bien. C’est une pensée cultivée, habile et souple, sans grande rigueur mais qui met la philosophie à la portée du grand nombre. Moyennant quoi, il peut depuis sa position d’humaniste généraliste, se prononcer sur tout. Il sympathise avec tout, y compris avec le christianisme, mais n’évoque ni l’islam ni le bouddhisme. Il resta deux ans en poste, comme la plupart des ministres, le temps de promouvoir l’interdiction des signes religieux à l’école. Exit les petites croix et les médailles de baptême : cachez ces signes que je ne saurais voir. On découvrit que ses filles étaient inscrites dans une école privée. Ça émut dans les chaumières. Il répondit qu’il souhaitait qu’elles reçoivent un enseignement religieux. Cela ne trompa personne. Il ne fut pas un bon ministre sans être aussi mauvais que les autres. On avait beaucoup réformé, sans grand succès, avec moult protestations et grèves coûteuses: il réforma peu. Il fit bien.

François Fillon précéda Gilles de Robien, qui scandalisa parce qu’il prétendit remettre à l’honneur l’apprentissage de la lecture analytique et, encore une fois, le sens de l’effort. C’était intelligent. Il déplut.

En réalité, il arrivait trop tard. Depuis trop longtemps, les IUFM étaient gangrénés par l’idéologie de Philippe Meyrieu, qui voulait la peau de l’école de Jules Ferry et qui l’écrivait. Les Diafoirus de l’Éducation organisaient la destruction programmée de la filière L. Les autres filières allaient suivre, mais ne le savaient pas encore…

Le mastodonte Allègre qui voulait dégraisser le mammouth se sentait encore un petit peu de pouvoir, à commencer par celui de changer les choses, donc de réformer. Les autres furent plus prudents.

Mais pas Vincent Peillon. C’est que désormais la gauche est bien au pouvoir et sa nomenklatura aussi. Lui, c’est un sophiste adepte de la République de Platon qui voulut imposer la religion de la laïcité, celle qui doit finir l’œuvre entreprise depuis 1789, demeurée inaboutie dans le domaine de la morale et de la spiritualité, toujours entre les mains de l’Église catholique. Il convenait de les leur arracher. Il fallait une nouvelle religion : celle de la laïcité assortie d’un nouveau roman national. Elle était déjà là, mais Peillon va lui donner la consistance que les dogmatiques et les vrais idéologues savent imprimer.

C’est le moment où les scribes inspirés élaborèrent le référentiel de 14 compétences, avec abolition de toute différence entre professeurs et personnels de l’éducation. Le premier travail du professeur est désormais le formatage des esprits en vue de leur adhésion au nouveau culte, « en référence à des principes éthiques qui fondent leur autorité ». Peillon se vanta de cette réforme, soulignant avec sa pompeuse fatuité toutes les iniquités qu’elle faisait disparaître et tous les résultats merveilleux que les enseignants purent en effet vérifier dans leur vie pédagogique quotidienne. La Charte de compétences, toujours en vigueur, constitue l’outil juridico-administratif du modèle républicain qu’il inaugura, mais qui était largement préparé. Cette Charte garantit l’implacable répression de toute liberté pédagogique, l’anéantissement de toute diversité dans les schèmes et pratiques de transmission éducatifs sur fond de du droit des familles de transmettre les grands « patterns » de conduites à leur progéniture. Peillon a accéléré la destruction de cette partie de l’élite de la nation que constitue un corps enseignant différencié, conscient de sa mission spécifique.

Benoît Hamon fut trop insignifiant pour qu’on en dise quoi que ce soit. Le pire était semé. Il suffisait d’attendre. Ce qu’il fit.

Et puis on eut l’inoubliable Nadia Belkacem. On faillit lui devoir le renouveau des ELCO, elle échoua parce qu’on protesta, (moi la première), mais elle réussit à mettre en place le brevet international (en réalité un brevet arabo-musulman), et bien sûr la théorie du genre dont elle fut l’ardente prosélyte. Elle n’avait aucune compétence pédagogique, signe que n’importe quel incompétent peut devenir ministre, pourvu qu’il soit issu de l’immigration. L’islamo-gauchisme dans les lycées, c’est elle.

Enfin Blanquer vint. Lui, connaît l’institution et ses rouages. On n’avait pas réformé depuis longtemps, je veux dire, une réforme lourde et massive. Il brada tout ce qui restait à brader sous prétexte de réforme du baccalauréat. Depuis belle lurette, on n’avait plus de filières mais des niveaux, et tout le monde le savait même si personne ne le disait. Il liquida tout cela en quelques semaines, sans aucune résistance des syndicats, mobilisés sans doute sur des questions plus urgentes. Cela ne lui suffit toujours pas, il veut la peau de ce qui reste d’enseignement encore un peu libre.

Aujourd’hui, le lycée prépare bien à l’université, selon le vœu de Claude Allègre. Des lycéens décervelés et ignares vont remplir les salles des universités de masse voulues par François Mitterrand de funeste mémoire, où ils n’apprendront pas grand chose pour la plupart d’entre eux. Ceux qui s’en sortiront seront ceux qui seront passés par le privée, là où on transmet encore un reliquat de culture française. Et bien sûr les grandes écoles ou les écoles payantes, dont le coût financier garantit au moins à un jeune qu’il pourra aller vendre des voitures chez Peugeot.

Le baccalauréat permettait encore à une partie de cette jeunesse de se mettre au travail en classe de première et de terminale. Ce n’était pas pour la joie d’apprendre, mais en vue de décrocher ce baccalauréat, en deçà duquel on peut aller pointer directement à pôle emploi. Ce n’était jamais qu’un vulgaire bachotage mais c’était toujours mieux que rien.

Depuis peu, nos écoles ne sont plus qu’un énorme désordre où les enseignants s’épuisent à obéir à des instructions sanitaires délirantes et contradictoires.

Cela fait oublier, au moins pour un temps, qu’elles ne sont plus que des mouroirs d’intelligence, générateurs de violences parfois mortelles et d’un ennui tout aussi mortel.

Nice : en plus des référés, une manifestation permettra la célébration de la messe en public

Comme l’AFC de Nice, Civitas a déposé vendredi matin un référé liberté devant le Tribunal Administratif de Nice, rappelant pour l’occasion ses précédentes victoires devant le Conseil d’Etat sur ce même sujet. Toutefois, même si le référé liberté est une procédure urgente, il n’est pas certain que le Tribunal Administratif de Nice statuera avant dimanche matin.

En conséquence, Civitas a donc également déclaré en préfecture de Nice une manifestation publique pour dimanche matin, incluant la célébration de la Sainte Messe, comme le permet la jurisprudence obtenue par Civitas auprès du Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand. Les catholiques pourront donc assister à la Sainte Messe à Nice, célébrée en plein air le dimanche 28 février 2021 à 10 H 00, devant la Cathédrale Sainte-Réparate, place Rossetti.

Dans une lettre adressée au Congrès des États-Unis, les évêques critiquent le projet de loi sur l’égalité

Une lettre adressée au Congrès et signée par les cinq présidents des commissions de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB) pour la liberté religieuse (Cardinal Timothy M. Dolan), Pro-Life (Joseph F. Naumann), le mariage (David A. Konderla), l’éducation catholique (Michael C. Barber) et le développement humain (Paul S. Coakley), indique :

«Nous vous écrivons pour vous faire part de notre soutien aux lois qui protègent la dignité et garantissent le respect des personnes, ainsi que de nos graves préoccupations concernant la loi sur l’égalité».

La loi sur l’égalité voudrait «protéger de la discrimination les personnes qui sont attirées par le même sexe ou dont l’identité sexuelle est discordante», mais la loi,

«représente l’imposition par le Congrès de nouvelles conceptions du “genre” qui divisent les individus et les organisations. Cela inclut la non-reconnaissance des différences sexuelles, en présentant à tort le “genre” uniquement comme une construction sociale».

Rappelant les paroles du Pape François dans Laudato si’ – «une attitude qui prétend effacer la différence sexuelle est malsaine parce qu’elle ne sait plus comment l’affronter»– les cinq évêques américains réitèrent que

«c’est une chose d’être compatissant à la faiblesse humaine et aux complexités de la vie et c’en est une autre d’accepter des idéologies qui tentent de séparer ce qui sont des aspects inséparables de la réalité».

Les prélats énumèrent un certain nombre de violations possibles des droits. Cela causerait beaucoup de dommages juridiques et sociaux car cela «punirait les organisations caritatives religieuses telles que les refuges» et les milliers de personnes qui les utilisent simplement «en raison de leurs croyances sur le mariage et la sexualité».

Un autre point concerne l’exigence de soutenir les «transitions de genre» tout en obligeant

«les contribuables à payer pour les avortements mais aussi les prestataires de soins de santé objecteurs de conscience à les pratiquer, mettant ainsi fin à plus de vies».

La loi entraînerait une discrimination dans la pratique du sport, obligeant les filles à participer à des compétitions entre garçons et hommes et à «partager les vestiaires et les douches avec des hommes biologiques qui prétendent s’identifier comme des femmes».

Il existe également le risque d’exclure des personnes de l’avancement professionnel uniquement en raison de leurs convictions sur le mariage et la sexualité. Enfin, la crainte est d’abroger partiellement la loi sur la restauration de la liberté religieuse.

La CGT en crise

Deux articles nous indiquent que la CGT est au plus mal. A quand l’euthanasie de la centrale marxiste ?

La Lettre A :

Virginie Gensel-Imbrecht, membre du bureau confédéral de la CGT, a annoncé sa démission dans une lettre datée du 23 février. La syndicaliste, chargée de la com’ et la presse, y dénonce les méthodes de Philippe Martinez et les conflits à répétition avec la direction du syndicat.

Le Canard :

Confinement partiel : L’Association Familiale Catholique de Nice dépose un référé-liberté contre l’interdiction des messes

Une fois de plus la liberté de culte est mise à mal dans notre pays. Hier c’était au niveau national, aujourd’hui au niveau local. Suite au confinement partiel établi dans les Alpes-Maritimes, la Préfecture a confirmé que les célébrations ne pourraient avoir lieu dans plusieurs communes du département les prochains WE. Une fois de plus, l’AFC a engagé le combat pour le respect de nos droits et de notre liberté. Le président de l’AFC de Nice communique :

Nous étions nombreux à croire encore que l’expérience des mois passés inspirerait de justes mesures équilibrées. Flammes de confiance vacillantes bien vite soufflées par des injonctions préfectorales dont la sévérité ne cède manifestement que devant le consumérisme ambiant.

Dans un flou juridique le plus complet, le Préfet des Alpes-Maritimes a en effet annoncé qu’aucune célébration religieuse publique (excepté les obsèques) ne pourrait se dérouler durant les deux week-ends de confinement local.

De fait, le seul arrêté publié à ce jour concernant les établissements recevant du publics (ERP) ne prévoit aucune dérogation pour le libre exercice du culte, liberté fondamentale protégée par la constitution et les traités européens, alors qu’il autorise l’ouverture des garages, des supérettes et ou des magasins de vaporettes !

Un banc sur 2, une jauge maximale, des gestes barrières respectés jusqu’à la modification de la liturgie…les catholiques ont été et sont, depuis des mois, remarquablement responsables et disciplinés. Tous les efforts du Diocèse de Nice, qui encore une fois a tenté de trouver des solutions réalistes, et plus généralement des Catholiques de France sont ignorés et balayés.

Qui aurait cru qu’ils seraient une nouvelle fois infantilisés et humiliés ? Quelle explication rationnelle offrira-t-on aux croyants, eux qui pourront s’entasser dans des magasins le dimanche matin mais pas se recueillir dans leurs églises ?

Dérision, tellement dérisoire…

Inflexible et zélé, l’athéisme républicain prend un tournant anticlérical qui n’est pas sans inquiéter les défenseurs des libertés.

Les chrétiens ont pris leur destin en mains : un référé-liberté vient d’être déposé par l’AFC Nice auprès du tribunal administratif de Nice pour enjoindre au Préfet de respecter la liberté de culte en autorisant les messes, dans le respect des règles sanitaires déjà édictées au niveau national.

Affaire Zecler : la manipulation du site Loopsider démasquée par un policier

Une version et analyse des faits que vous n’avez sans doute vues nulle part :

L’objection de conscience : un droit fondamental menacé ?

A l’occasion de la sortie de son nouveau livre « Objection de conscience et droits de l’homme », Grégor Puppick répond au site Gènétique et explique les fondements de l’objection de conscience et en quoi il s’agit d’un droit fondamental. Extraits  :

(…) De quoi parle-t-on quand on parle d’objection de conscience ?

Il s’agit du refus exprimé par une personne d’accomplir un commandement d’une autorité légitime au motif que cette prescription est contraire à ses convictions. Il s’agit donc d’un refus d’agir contre ses convictions, par exemple d’un refus de tuer, de porter les armes, de sacrifier aux idoles, de confier ses enfants à l’école de la République ou à l’Eglise, de participer à des cours de religion, de se faire vacciner, etc. Il y a objection lorsque la conviction de l’objecteur est suffisamment ferme pour faire obligation de refuser d’accomplir l’acte prescrit. Il y a véritablement objection lorsque l’objecteur est prêt d’une certaine manière à se sacrifier pour rester fidèle aux prescriptions de sa conscience. Cela ne porte donc pas sur les simples opinions personnelles qui peuvent être changeantes (…)

Qu’est-ce qui différencie une objection pour motif moral ou religieux ?

C’est là une distinction importante en fonction de la nature de la conviction qui la motive. Certaines convictions sont d’ordre religieux et d’autres moral. Ainsi, refuser de consommer certains aliments par obéissance à une prescription religieuse peut être à l’origine d’une objection de conscience fondée sur une prescription religieuse. Différemment, une personne qui refuse de pratiquer un avortement peut objecter pour un motif seulement moral. Dans le premier cas, l’objecteur invoque la liberté de conscience et de religion, il souhaite être toléré, tandis que dans le second cas, l’objecteur invoque la justice. Qui est opposable à tous. L’objection de nature morale, fondée sur la justice, a une plus grande force que l’objection exclusivement religieuse.

Est-ce qu’il y a des moments où l’objection de conscience n’est pas juste ?

Bien sûr, il s’agit précisément des objections de nature seulement religieuse qui ne sont pas justes en elles-mêmes, mais seulement par rapport au respect éventuellement dû à la religion en question. Ainsi par exemple, il n’est pas injuste de travailler le dimanche, mais impie.

Il peut aussi arriver qu’une personne invoque un droit à l’objection de confiance sans motif légitime. Cela peut être le cas par exemple d’une personne qui refuse de payer l’impôt au motif qu’elle est antimilitariste. Dans ce cas, il y a trop de distance entre la conviction à l’origine de l’objection et l’acte refusé. Le lien entre les deux doit être suffisamment proche et direct.

Aujourd’hui, l’objection de conscience semble menacée, on parle en France de la supprimer pour l’avortement, elle n’a pas fait l’objet d’une mention spéciale au moment de la loi Claeys-Leonetti. Qu’est-ce qui est en jeu ?

Il n’est question de supprimer l’objection de conscience qu’à propos de l’avortement. L’objectif est double : symbolique et pratique.

Selon les initiateurs de cette proposition de loi, « l’existence d’une telle clause de conscience spécifique conduit à une stigmatisation particulière de l’acte d’IVG, contribuant ainsi à en faire un acte médical à part et participe donc de la culpabilisation des femmes y recourant » ; la suppression de la clause « permettrait de faire progresser le droit à l’IVG et d’en finir avec une vision archaïque d’un acte médical spécifique » (rapport d’information 3343 de l’Assemblée nationale). Cette suppression a donc une finalité symbolique, en ce que l’existence légale de cette clause implique que l’avortement est un acte auquel il est légitime d’objecter. La suppression tend donc à la normalisation morale de l’IVG. Il s’agit d’effacer « la seule survivance » « des restrictions initiales » apportées à l’IVG en 1975, après la suppression de la condition de détresse, du délai de réflexion, du non-remboursement de l’IVG, de l’interdiction de sa publicité, etc.

La suppression de la clause de conscience a aussi une finalité pratique : garantir à long terme la pratique de l’avortement. En effet, de moins en moins de gynécologues acceptent de pratiquer l’avortement – ils ne sont plus que 27,5% et ont en moyenne 61 ans -, à mesure, sans doute, que l’imagerie médicale progresse, d’où la volonté de ces députés, non seulement de réduire le droit à l’objection de conscience, mais aussi de permettre aux sages-femmes de pratiquer des avortements médicamenteux et chirurgicaux à la place des médecins, et de les « revaloriser », c’est-à-dire d’en augmenter la rémunération.

Est-ce que la volonté de supprimer l’objection de conscience n’est pas le signe d’une société devenue intolérante ?

Effectivement. Cette volonté marque un recul de l’organisation libérale de la société de la seconde moitié du 20e siècle. Il s’agit d’imposer une nouvelle normalité immorale en la matière. Lorsque l’avortement a été dépénalisé en 1975, il était bien clair dans les esprits que cette pratique est immorale même si elle devient dépénalisée. L’avortement était toléré. C’est ensuite l’objection de conscience qui fut tolérée, et qu’il est aujourd’hui question de supprimer, tandis que l’avortement est présenté comme un droit fondamental (…) »

Simon, un Français au service de l’Arménie

Ce jeune vendéen est arrivé en Arménie, la veille de son anniversaire, à la fin du mois de janvier 2021. Depuis un mois, il a pris ses marques. Il est l’un des rares volontaires de l’Œuvre d’Orient, en Arménie. Il est en tout cas le seul à Erevan, la capitale. Portrait d’un jeune homme qui a décidé de quitter son pays et de donner un an de sa vie pour enseigner le français.

A 26 ans, ils ne sont pas nombreux à répondre à un appel qui dépasse l’entendement matérialiste et mondain. « Va, quitte ton pays. Va dans le pays que je te montrerai… » Simon n’est pas Abram, c’est certain. Pourtant, l’ombre du Patriarche semble planer sur lui. Comme il l’explique :

« J’ai postulé en tant que volontaire à l’Oeuvre d’Orient, sans savoir où je partais, finalement. Au début, j’étais envoyé à Jérusalem, puis, le 25 janvier à cause de la pandémie, tout est annulé. J’ai appris que je partais à Erevan cinq jours avant mon départ. Cela ne m’a pas tellement surpris, car j’étais prêt à vivre dans un pays que je ne connaissais pas. »

Simon est, donc, arrivé à l’aéroport de Zvarnots le 30 janvier. Il est accueilli par le recteur du Séminaire des Saints Archanges, le père Mashdots Zatherian. Le séminaire se situe dans le quartier nord d’Erevan, à Kanaker. Il s’agit, en fait, d’un petit-séminaire. Ils sont une dizaine à y vivre et à se préparer à rentrer au séminaire pour la prêtrise.

« Va, quitte ton pays »

Simon est de nature discrète, il n’aime pas tellement parler de lui. Avec son double Master 2 en Droit et en Direction des établissements de santé, il avait, déjà, commencé à travailler. Il était responsable d’un établissement sanitaire et social. En octobre 2020, il décide de faire un break. Il ne le dira pas, mais comme tous les jeunes, il est épris d’un certain idéal. Lui, l’ancien scout cherche à donner plus de sens à sa vie. Croyant, très pratiquant, il avait besoin de se donner davantage, sans regarder en arrière. C’est ce qu’il fait, ici en Arménie. Il est, certainement, porté par son idéal vendéen. Sa mission à Erevan est de donner des cours de français. Généreux, il ne compte pas son temps. Il donne des cours aux séminaristes, aux jeunes et aux adultes de la communauté catholique, ainsi qu’à l’Université théologique. Il est visiblement heureux.

« La seule difficulté est la langue. Je ne parle pas l’arménien. C’est vraiment accessoire, car les gens sont vraiment très gentils. Il y a une vraie richesse, de vraies valeurs, que nous avons perdues chez nous en France. D’ailleurs, les Arméniens qui sont, déjà, venus en France disent que la France a changé. Elle est en train de perdre ses valeurs chrétiennes. Ici, les gens sont très humains, positifs, souriants, tactiles. Je n’ai jamais vu un Arménien s’énerver ou critiquer. Ils ne se plaignent jamais, malgré toutes les épreuves qu’ils ont subies. Et, qu’ils subissent encore. »

Le peuple arménien est fort, très résilient.

Une journée type

Simon vit au rythme de la communauté des séminaristes. Il vit au séminaire. Il y a sa chambre, il y donne des cours, il y mange, il y prie. Au son de la cloche, il se réveille tous les matins à 6h30. Puis, il assiste à la Messe (en arménien) de 7h00. Elle dure près d’une heure. A 8h00, il prend son petit-déjeuner, et, donne ses premiers cours de français à partir de 10h00. L’après-midi, il se rend à l’université. Cette année en Arménie est pour lui « une expérience, une étape dans ma vie d’homme. C’est important de donner une partie de son temps aux personnes qui ont beaucoup moins reçu que moi, que nous. En fait, je dis cela, mais je m’interroge. Car, j’ai l’impression de recevoir tant et de donner si peu. » Souriant, Simon se confie un peu plus.

« Je suis heureux, ici. Il y a une vraie paix, une vraie liberté. Les relations sont saines. Ils sont très généreux et partagent le peu qu’ils ont. Tout est naturel, en plus. Matériellement, ils ont peu, mais il donne tout. Spirituellement, ils ont tout… »

Simon est lancé, visiblement touché par ces deux mois qu’il vient de vivre en terre arménienne. Il poursuit :

« Ce qui est incroyable, car j’ai l’impression que la France ne fait pas beaucoup pour ce pays, c’est qu’ils l’aiment la France ! Ici, à 4 500 km de Paris, on écoute encore Mireille Mathieu, Jacques Brel. La culture et la langue française sont très aimées. »

Simon n’est pas arrivé les mains vides. Il a offert à Mgr Minassian, l’Archevêque de l’Eglise Arménienne Catholique de toute l’Europe de l’Est et de l’ex-URSS, qui a son archevêché juste à côté du séminaire, un coffret de gâteaux : des sablés vendéens.

« Sur la boîte était dessiné le cœur vendéen. Avec Mgr, nous avons échangé sur la Révolution française, et, sur le génocide vendéen. Il m’a parlé du génocide arménien. »

A l’évocation de ces deux génocides, celui de 1793-1800 (pour la Vendée), et, celui de 1915-1920 (pour l’Arménie), Simon devient plus grave. Il aurait aimé que « la France garde sa culture et ses valeurs chrétiennes. »

« J’aime la liturgie arménienne catholique »

Simon est tombé amoureux de cette liturgie, qui remonte aux premiers temps de l’Eglise, au 5è siècle. En assistant à une Messe arménienne catholique et à un office, ce sont, donc, 16 siècles d’héritage liturgique, dont bénéficient les fidèles. Lors de la divine liturgie, de la Messe, dans la chapelle de la paroisse saint Grégoire de Narek, qui se situe dans l’enceinte de l’archevêché et du séminaire, un grand rideau rouge foncé sépare les fidèles de l’autel où se trouve le prêtre et les clercs. Simon, qui commence à s’habituer, explique que la liturgie commence

« avec la vêture du prêtre. Pendant ce temps-là les psaumes sont chantés, comme le psaume 100. Le prêtre prie, aussi, la Vierge Marie, et, tous les saints. Ensuite, c’est la liturgie de la Parole de Dieu, de l’Evangile, du Crédo. Puis, la liturgie eucharistique commence. »

Impossible de décrire, ici, cette liturgie qui dure près de deux heures. Ce qui impressionne surtout Simon, c’est la possibilité de communier sous la forme des deux espèces. « Quel bonheur, dit-il, de communier au Corps et au Sang du Christ. De communier sur la langue. » Chaque Messe se termine par deux prières : pour l’Arménie et pour l’Artsakh. Simon ne les a pas comptés, mais pendant la Messe, « une quarantaine de signe de Croix sont effectués. Et, l’encens est utilisé une dizaine de fois. » Dans ce pays qu’il ne connaissait pas, dans cette liturgie qu’il découvre, Simon semble vraiment heureux. Tous les vendredis, pendant le carême, il fait le chemin de Croix. A 5 000 kms de la Vendée, il semblerait que Simon ait trouvé sa voie.

« Va, quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père. Puis, va dans le pays que je vais te montrer. Je ferai naître de toi un grand peuple, je te bénirai et je rendrai ton nom célèbre. Je bénirai les autres par toi. Je bénirai ceux qui te béniront, je maudirai celui qui te maudira. Par toi, je bénirai toutes les familles de la terre. », Genèse 12 :1-9.

Texte et photos réalisés par notre envoyé spécial Antoine BORDIER

La Fraternité Saint-Pie X dépose plainte contre le maire de Dijon pour diffamation

D’Anne Le Pape dans Présent :

Le 13 décembre, le prieuré de la Sainte-Famille de Dijon (FSSPX) organise une manifestation en réaction au projet de loi sur la bioéthique. Le lendemain, en conseil municipal, le maire, François Rebsamen, PS, fervent de la laïcité, attaqué par un élu d’opposition sur la cession d’un terrain à une association musulmane pour la construction d’une mosquée, lui répond : « Je crois en l’islam de France, je crois qu’il y a dans l’islam de France tout ce qu’il faut pour respecter les règles de la laïcité. Par contre, je dénonce toutes les dérives qui sont aujourd’hui des dérives qu’on peut appeler terroristes, bien évidemment, mais pires que cela. Toutes celles qui sont des religions qui manifestent dans la rue, comme la Sainte-Famille l’autre jour, pour je ne sais quoi d’ailleurs… » La Fraternité a déposé plainte contre lui pour diffamation. François Rebsamen s’est aussi réjoui durant le conseil municipal du 1er février que la ville de Dijon ait débaptisé ses rues « à la hache après 1905, pour retrouver des noms plus républicains que tous les saints et saintes qui ornent le calendrier qui est celui que nous utilisons malgré la tentative qui a eu lieu en 1793 ».

Voir aussi l’article de 20 Minutes.

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Chapelle Saint-Joseph de Lille : l’Etat islamique en rêvait, l’Etat français l’a fait

Voir l’article de La Voix du Nord, d’où est issue la photo en une.

I-Média – Islamo-gauchisme : une réalité malgré le déni

L’image de la semaine
Après l’assassinat du directeur du pôle asile du Centre d’Accueil des Demandeurs d’Asile de Pau par un migrant, les médias se sont fait étonnement discrets.

Islamo-gauchisme : une réalité malgré le déni
Frédérique Vidal a récemment annoncé vouloir lancer une enquête sur l’influence et les conséquences de l’« « islamo-gauchisme » dans les universités. Cette décision a provoqué un scandale politico-médiatique. Pourtant, l’islamo-gauchisme est bien une réalité.

Revue de presse

Génération Identitaire : les mensonges face à la mobilisation
Samedi dernier, Génération Identitaire organisait à Paris une manifestation contre la dissolution voulue par Gérald Darmanin. Et les médias ont évidemment été gênés de voir que tout s’était bien passé. Au point que certains journalistes ont inventé un salut nazi pour attaquer la mobilisation.

Covid : le grand docteur Macron découvre enfin qu’il faudrait envisager la solution du « traitement »

De Bernard Antony :

On croit rêver ! Il aura donc fallu plus d’un an pour que le très progressiste Président de la République et tous ses conseils envisagent enfin que, pour combattre la pandémie du coronavirus, il était peut-être bon d’envisager d’appliquer des « traitements » thérapeutiques. Un an ! Ainsi, après plus d’un siècle de médecine moderne, il aura fallu, à ces brillants adeptes du progrès, un an et plus, répétons-le, pour s’aviser de ce qu’il était peut-être judicieux de se demander si la solution pour combattre cette maladie ne s’appellerait pas tout bonnement « médicament » ?

Seulement voilà, proposer la thérapeutique du médicament, n’était-ce pas emprunter la même voie que celle prônée par le professeur Didier Raoult ? Avec les médicaments qu’il préconisait ou peut-être avec d’autres possiblement plus efficaces encore… Et en plus, le si démoniaque Donald Trump ne s’était-il pas ainsi fait soigner avec succès ?

Mais tout juste si les conseillers scientifiques ne taxaient pas de criminelles les recommandations raoultiennes en faveur de l’hydroxychloroquine, désormais interdite après des dizaines d’années de prescriptions. Non sans d’ailleurs que certains ministres n’aient pas hésité à l’utiliser pour leur propre médication…

Nous revoilà donc, en quelque sorte, à la case de départ : soigner la maladie du coronavirus avec… des médicaments ! Mais, c’était sans doute une idée trop simpliste, trop rétrograde.

Enfin, ça y est ! Monsieur Macron s’est peut-être avisé de ce qu’il pourrait payer électoralement le refus gouvernemental de soigner normalement les infections du coronavirus : tout simplement avec de bons remèdes comme disent les bonnes gens.

Mais, ne faut-il pas, une fois encore, se dire que le « bon sens n’est pas la chose du monde la mieux partagée » ?

Chute de 13% des naissances en janvier 2021 : effet pervers du confinement

C’est un krach :

Les naissances du mois dernier, neuf mois après le début du premier confinement, ont baissé de 13 % par rapport à celles de janvier 2020, la plus importante depuis la fin du baby-boom en 1975. Seules 53.900 naissances ont eu lieu en France en janvier 2021, soit 8.000 bébés en moins.

Déjà, en 2020, les naissances avaient reculé à seulement 735.000 bébés, soit 18.000 de moins qu’en 2019. C’est le plus faible nombre annuel de naissances depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais l’hystérie collective autour du virus, la culture de la peur entretenue par nos dirigeants a créé une incertitude économique et sanitaire qui a pu décourager les couples de procréer.

Surtout, le gouvernement a employé son énergie, depuis au moins un an, à mettre en valeur l’avortement, en élargissant les critères d’accès, comme si tout ce qui intéressait ce gouvernement c’est l’extermination des enfants à naître et non le soutien aux mères en difficulté.

Eric Zemmour : Le droit par la démocratie, oui. La démocratie par le droit, non. C’est le peuple qui est souverain, pas les juges »

Éric Zemmour dénonce la réforme de la responsabilité des magistrats engagée par Emmanuel Macron :

«Il y a une alliance qui est au fondement même du quinquennat Macron. C’est grâce à l’action du parquet national financier contre François Fillon qu’il est à l’Elysée» « Il y a un accord sociologique, idéologique et politique entre Emmanuel Macron et la magistrature. Et donc il ne la bousculera pas et les syndicats l’ont bien compris »

 

Vendredi à 19h sur CNEWS, Eric Zemmour débattra avec Jean-Baptise Djebbari, Ministre des Transports.

Miracle sur le front du covid ? Les macroniens se préoccupent enfin de soigner les malades !

Le 25 février 2021, deux articles, l’un dans Le Figaro, l’autre dans La Dépêche donnaient à penser qu’un miracle allait peut-être illuminer toutes les strates sanitaires macroniennes qui s’appliquent avec brio depuis maintenant un an à créer cette atmosphère de peur dans la gestion covidienne que dénonçait tout récemment le professeur Delfraissy lui-même, pourtant l’un de ces boutefeux principaux sinon le boutefeu en chef : bon sang, mais c’est bien sûr, et si on soignait les malades du covid ?

Ce ne serait pas un simple changement de paradigme comme aiment à dire les manageurs férus de transformation. Ce serait un coup de tonnerre dans un ciel calme. Ce serait copernicien.

Jugez plutôt s’il faut en croire Le Figaro :

« Covid-19 : Macron investit la piste du traitement. Selon nos informations, l’exécutif se prépare à investir dans les anticorps monoclonaux, et envisage d’acquérir plusieurs dizaines de millions d’euros de médicaments. Emmanuel Macron, qui n’avait encore jamais entendu parler [de cette technique] il y a quelques mois, a commencé à s’intéresser de près au sujet cet hiver. Juste après être tombé sur une étude par hasard, au gré de l’une des lectures scientifiques dont il est devenu coutumier. « Il a un peu engueulé Olivier Véran, en lui disant que ce n’était pas normal qu’il apprenne cela dans une revue plutôt que par son propre ministre de la Santé », rapporte un témoin de cette scène, survenue il y a quelques semaines. Résultat, depuis le début du mois de janvier, les réunions hebdomadaires – que le chef de l’État préside traditionnellement le lundi soir en visio -, ne sont plus uniquement consacrées au vaccin. La question des « traitements et essais thérapeutiques » a fait son apparition [sic !] dans l’ordre du jour ».

Et vu par La Dépêche, le ton est assez semblable :

« Covid-19 : les traitements, le nouveau combat de Macron. Depuis le 28 janvier [précision utile : 2021, bien sûr], le chef de l’État organise, à l’Élysée, des réunions sur les essais thérapeutiques et les traitements contre le Covid-19. Il n’y est question ni de confinement, ni de vaccins mais uniquement de remèdes, en comprimés, en spray ou sous toute autre forme, qui pourraient agir contre la maladie. Autour du chef de l’Etat, le ministre de la santé Olivier Véran, la ministre de l’Industrie Agnès Pannier- Runacher, la ministre de la Recherche Frédérique Vidal mais aussi nombre de scientifiques.… Autant de chercheurs qui avancent ensemble sur les traitements… Trois pistes sont suivies de près : celle des anticorps mononucléaux et celles de l’Interféron et du plasma qui sont encore en essai thérapeutique. « L’idée est d’être toujours très pragmatique pour apporter une réponse à la crise », assure [apparemment sans rire] l’Élysée à La Dépêche. »

Et effectivement, lors de la conférence de presse (une de plus) du duo Castex/Véran (les cirques étant fermés, on se rabat sur ce qu’on trouve) ce même 25 février, il a été annoncé

« un troisième motif d’espoir, à savoir l’arrivée prochaine de nouveaux [il y en avait donc déjà ?] traitements qui pourraient empêcher l’apparition de formes graves de la maladie ».

Et M.Véran de préciser ces traitements « très innovants » : traitement par Interféron (« qui viendrait compenser des carences en Interféron », ça semble logique même si ce n’est pas lumineux) et anticorps monoclonaux qui viennent d’obtenir une autorisation temporaire d’utilisation (ATU. Rappelons que c’est ce régime que le Professeur Raoult avait demandé à l’ANSM pour l’hydroxychloroquine et qui lui a été refusée, tandis que la même ANSM l’acceptait pour … le Remdesivir).

Bon, puisque Castex et Véran parlent d’espoir (tout en parlant reconfinement, c’est leur côté burlesque), réjouissons-nous mais aussi soyons réalistes et posons quand même quelques questions :

  • Pourquoi des chercheurs et pas des médecins?
  • Et si tous ces beaux esprits avaient l’idée d’aller voir les traitements existants ?
  • La position personnelle de ces différents chercheurs a-t-elle été étudiée sous l’angle de possibles conflits d’intérêt (on se rappelle Gilead en particulier… Au fait, Gilead est-il partie prenante dans ces potentiels traitements ?) avec les traitements annoncés ?
  • Ces différents traitements subiront-ils (ou ont-ils subi) les tests en double aveugle (« randomisés») à propos desquels ces mêmes beaux esprits étaient tombés sur le râble à Raoult ?
  • Quid des études de toxicité et sur quelle profondeur pour ces nouvelles thérapeutiques (on se rappelle aussi les délires hydroxychloroquiniesques de ces mêmes beaux esprits, à propos d’une fameuse étude du Lancet) ?
  • Combien coûtent ces traitements à l’unité ?
  • Quelles sont les modalités d’administration de ces traitements et, en particulier, nécessitent-ils des perfusions (on a cru comprendre déjà que les anticorps monoclonaux seraient administrés, au moins initialement, dans un cadre hospitalier. Ah, le tropisme hospitalier !) ? 

Un an  pour arriver à comprendre que le premier devoir, dans une épidémie, c’est de soigner et pas avec du Remdesivir ! Il vaut mieux en rire qu’en pleurer.

La France au service de la propagande chinoise?

Un lecteur nous transmet cette information parue dans l’hebdomadaire Bourse Plus:

Une chaîne publique chinoise demande un conventionnement au CSA.

La France pourrait servir de passerelle à la chaîne publique chinoise d’information en anglais CGTN. Elle vient de lancer une démarche auprès du régulateur français de l’audiovisuel, le CSA, qui en cas d’issue favorable pourrait lui permettre de reprendre la diffusion de ses programmes au Royaume-Uni. Début février, le régulateur britannique des communications, l’Ofcom, avait révoqué la licence de CGTN (China Global Television Network), considérant qu’elle était assujettie dans les faits au Parti communiste chinois.

Cependant, en vertu d’un traité du Conseil de l’Europe, la CETT (convention européenne sur la télévision transfrontière), il suffirait que CGTN soit légalement autorisée à émettre ailleurs en Europe pour qu’elle puisse diffuser ses programmes au Royaume-Uni. En cas d’accord du CSA, CGTN serait alors soumise au contrôle du CSA, qui pourrait la sanctionner en cas, par exemple, d’incitation à la haine ou à la violence ou de non-respect de la dignité humaine »

Le « modèle » chinois continue manifestement à séduire l’oligarchie (anti-)française

Ouverture d’une enquête pour viol, harcèlement sexuel et faits graves au sein de l’association LGBT le Refuge

Le grand déballage continue :

Une enquête contre X a été ouverte par le parquet de Montpellier sur « des faits graves » concernant la direction du Refuge, indique Mediapart. Le chef d’accusation n’a pas été révélé mais il concerne des « faits graves ». L’association créée en 2003 accueille et accompagne les jeunes LGBT+ mis à la porte par leurs familles en raison de leur homosexualité.

Un audit, confié au cabinet indépendant Boston Consulting Group par le Refuge, a été mené entre le 18 janvier et le 18 février après des révélations de Médiapart. L’enquête de nos confrères avait mis en lumière un « mode de fonctionnement quasi-sectaire, un suivi peu efficace des jeunes et un management jugé agressif« . L’audit, basé sur 1 400 témoignages et 150 entretiens, révèle l’existence de faits suffisamment graves pour qu’ils soient transmis à la justice (…)

Une personne hébergée au sein de la structure aurait été victime d’un viol par une personne extérieure. Le parquet de Montpellier a également été saisi pour enquêter sur « l’envoi de photographies intimes imputé à un dirigeant de la fondation ».

Et bien évidemment, cette association vivait de subventions :

Le maire de Montpellier Michael Delafosse a décidé de surseoir au versement de la subvention de la Métropole de Montpellier. Le Refuge compte actuellement 22 dispositifs d’accueil à travers la France et propose une ligne d’urgence disponible en permanence. La fondation compte 27 salariés et plus de 450 bénévoles.