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Le départ “volontaire” des Chartreux

Le Midi Libre consacre un article à la Chartreuse de Valbonne, monument historique du XIIIe siècle accueillant désormais de multiples activités.

Retraçant l’histoire de l’abbaye depuis sa fondation en février 1203, le journaliste écrit :

Après le refus des chartreux de se soumettre à la loi Combes et leur départ volontaire, le monument a été racheté en 1926 par l’association de Secours aux victimes des maladies tropicales, pour en faire la première léproserie de France. Le lieu a ensuite été transformé en maison de réhabilitation et de réinsertion.

C’est faux. La loi Combes du 1er juillet 1901 place les congrégations sous le contrôle de l’Etat. Les moines de Valbonne, ainsi que ceux des autres chartreuses de France, refusant de se soumettre, sont contraints à l’exil. Dom Gorce, dernier prieur, quitte Valbonne le 30 septembre 1901.

La belle histoire du jour

La photo d’un prêtre solitaire marchant le long de l’autoroute 81 aux Etats-Unis a suscité l’intérêt de milliers de catholiques cette semaine.

Trempée de pluie, l’image apparaît comme une œuvre d’art : le noir de sa soutane, chargé d’eau, pourrait être des traces de peinture à l’huile. Le prêtre, maintenant identifié comme étant l’abbé John Killackey, était coincé dans une file de voitures le long de l’autoroute après que six véhicules ont été impliqués dans un accident, en Pennsylvanie, le 8 juillet.

La circulation s’est apparemment arrêtée en raison de fortes pluies. Une voiture, ne remarquant pas la circulation à l’arrêt, a heurté le train de voitures et le conducteur a été grièvement blessé. Le père Killackey a marché entre les voitures et les camions, offrant de l’aide à ceux qui souffraient. L’abbé, membre de la Fraternité Saint-Pierre, a pu administrer les derniers sacrements à une personne, juste avant sa mort.

L’abbé Killackey venait de célébrer le premier anniversaire de son ordination. Il est vicaire de la communauté Mater Dei de Harrisburg en Pennsylvanie. Les paroissiens ont été touchés par son dévouement et son témoignage tout au long de sa première année et n’ont pas été surpris d’apprendre son acte héroïque sur la route. Veronica Cecot, paroissienne, a déclaré:

Nous sommes tellement bénis de l’avoir dans notre communauté religieuse.» «Priez pour le père, car je suis sûre qu’il doit être secoué par ce dont il a été témoin. Et priez pour tous les prêtres.

5000 églises en souffrance en France

Édouard de Lamaze, président de l’Observatoire du patrimoine religieux, estime dans la Revue des deux mondes que sur environ 35 000 églises et chapelles en France non subventionnées, 5 000 sont en état de souffrance, et que les collectivités locales, chargées de leur entretien, n’ont pas les moyens de les entretenir.

Amer constat devant des églises du XIXe siècle détruites, où faute de travaux d’entretien, il est devenu impossible de réparer des ans l’irréparable outrage, et partout dans nos villages de campagne des clochers tombés, des tuiles arrachées, des charpentes affaissées, ici la mérule qui s’est infiltrée, là c’est l’eau de pluie qui a fait ses ravages, parfois c’est le système électrique qui est défectueux, partout la même désolation des habitants et l’impuissance des pouvoirs publics locaux.

Certes, l’incendie de Notre-Dame de Paris a été une sorte d’électrochoc et aura permis de mettre en lumière la situation dramatique de nombre d’églises à l’abandon ou en danger, de réveiller les consciences… Pour autant, si les 86 cathédrales de France (plus les deux basiliques de Saint-Denis et Saint-Nazaire de Carcassonne, ainsi que l’église Saint-Julien de Tours) qui appartiennent à l’État depuis la loi de séparation de 1905 bénéficient à la fois de l’attention particulière des DRAC et de la vigilance des touristes qui les visitent souvent en grand nombre (Strasbourg, Chartres, Amiens, Metz, Albi…), le contraste est saisissant lorsqu’on observe le sort des innombrables églises des villes, et celui des communes rurales.

Les chiffres de la sélection anti personnes âgées dans l’épidémie de coronavirus

Lors de son audition par la Commission d’enquête parlementaire sur l’impact, la gestion, et les conséquences de l’épidémie du Covid-19, le 16 juin, le Pr Jérôme Salomon, Directeur général de la santé, a nié, sous serment, que les portes des réanimations ont été fermés aux résidents d’EHPADs.

Or, les chiffres sont sortis et ils sont accablants. Alors que la classe des plus de 75 ans rassemblait le plus grand nombre des patients hospitalisés (tous services), nous observons un effondrement de la proportion des +75 ans hospitalisés en réanimation, passée de 37% le 15 mars à 14% au pic de mortalité à l’hôpital (6 avril 2020). Une présence réduite qui n’a que très peu évolué par la suite (maintenue entre 15% et 19,5%). Cet effet de ciseaux ne peut s’expliquer que par une exclusion brutale des plus de 75 ans refusés à être admis en réanimation :

Un parti grec appelle à transformer la maison-musée d’Atatürk à Salonique en Musée du génocide des Grecs

La réponse du berger à la bergère, suite à la décision du Conseil d’Etat turc :

La tension est montée encore d’un cran entre Ankara et Athènes lorsque la Turquie a appris que les Grecs désiraient transformer la maison de Kémal Atatürk à Salonique (Grèce) en Musée du génocide des Grecs du Pont.

C’est Tanasia Milonas le responsable du parti politique grec « La décision de la Grèce » qui a proposé de transformer la maison-musée d’Atatürk à Salonique, en Musée du génocide des Grecs du Pont.

Le président turc Erdogan qui a proposé de transformer la basilique de Sainte-Sophie d’Istanbul -aujourd’hui musée- en mosquée, est offusqué que les Grecs proposent à leur tour de transformer le musée d’Atatürk…

« Nous pensons que nous devons donner un écho fort. Nous devons changer ce qui est considérée comme la maison à Salonique de Kémal Atatürk en musée de souvenir du génocide des Grecs du Pont » a affirmé dans un message T. Milonas.

On estime généralement que plus de 350 000 Grecs du Pont, sur la partie orientale de la Mer Noire furent victimes d’un génocide entre 1915 et 1920 dans cette partie de l’Empire ottoman.

Projet de loi ni bio ni éthique : les décryptages de Ludovine de La Rochère

Les débriefs de Ludovine de La Rochère sur le projet de loi bioéthique :

  • les manœuvres de Macron et une rentrée qui s’annonce bouillante

  • suite et fin des travaux de la Commission spéciale bioéthique

  • les premiers débats et votes de la Commission spéciale bioéthique

  • lancement de l’examen par la Commission spéciale bioéthique de l’Assemblée nationale

Avignon : Le maire divers droite de Vedène élu à la présidence de la communauté d’agglomération avec les voix du RN

Thierry Mariani déclare :

“Ce qui est impossible avant les municipales devient beaucoup plus facile après”. Il dénonce “l’hypocrisie de cette droite, qui avant le second tour se maintient à Carpentras et Avignon pour éviter que le RN l’emporte, et vient derrière réclamer notre soutien”.

Le maire divers droite de Vedène (11.000 hab), Joël Guin, a décroché la présidence de la communauté d’agglomération dès le premier tour. Il a réuni 39 voix, contre 29 pour le maire socialiste d’Avignon, Cécile Helle. Le RN n’avait pas présenté de candidat. Les conseillers communautaires LR/DVD ne sont que 19. Donc Joël Guin a forcément été soutenu par la grande majorité des élus RN (12).

Et pour cause : les maires RN de Morières-les-Avignon et du Pontet avaient donc noué un accord avec les élus divers droite. Le maire du Pontet, Joris Hébrard, a ainsi obtenu la deuxième vice-présidence du Grand Avignon, qui regroupe 16 communes. L’équipe de Louis Aliot, à Perpignan, se réjouit de cet “exemple”.

“Nous essayons aussi de nouer cette alliance avec les élus divers droite et sans étiquette de l’agglomération”.

L’élection à la présidence de “Perpignan Méditerannée Métropole” se tient aujourd’hui, samedi 11 juillet.

Un an après l’assassinat de Vincent Lambert, l’affaire se poursuit

L’appel des parents de Vincent Lambert suite à la relaxe, en janvier 2020, de son médecin qu’ils poursuivaient pour «non assistance en danger» sera examiné le 11 septembre par la Cour d’appel de Reims. Me Jean Paillot, l’un des deux avocats des parents Lambert, précise :

«Le Dr Sanchez ne peut plus être condamné pénalement mais il peut encore payer des dommages et intérêts». «Oui, nous nous acharnons ! Mais qui s’est acharné contre Vincent ? (…) La mort de Vincent est un symbole de la déconfiture de la justice française, une honte pour notre pays. Pourvu qu’elle n’ait pas servi à rien».

L’audience du 11 septembre ne signe pas la fin de l’affaire. Un dossier déposé auprès du comité des droits de l’Homme de l’ONU par les avocats des parents doit encore être étudié.

«Nous avons déposé nos conclusions en janvier. Nous attendons maintenant celles de l’Etat français qui n’a pas l’air d’être pressé».

En attendant, les partisans de l’euthanasie repartent à l’attaque. Le neveu de Vincent Lambert crée une association autour de la fin de vie tandis que Jean-Luc Romero demande un changement de la loi, alors que pendant le confinement, bon nombre de personnes âgées ont été abandonnées.

A l’occasion du 1er anniversaire du décès de Vincent Lambert le 11 juillet, des messes seront célébrées pour le repos de son âme, en particulier :

La basilique Saint-Sophie va être reconvertie en mosquée

Le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative de Turquie, estime, dans un arrêt, qu’aucune objection ne s’oppose plus à rendre à la basilique Sainte-Sophie le statut de mosquée qu’elle avait perdu en 1934.

Le gouvernement islamiste d’Erdogan n’avait cessé de l’exiger et avait multiplié ces dernières années des provocations en faisant célébrer le culte musulman dans cet insigne monument de la chrétienté devenu musée.

Le sultan Erdogan, qui rêve de recréer l’empire ottoman, avance ses pions, ne craignant plus de provoquer ses alliés de l’OTAN.

Pour Que Vive le Beaujolais

Initiative d’une paroisse dans le Beaujolais :

Black Lives Matter : l’indignation sélective du Parlement européen

Tribune de Gregor Puppinck parue dans Valeurs Actuelles, le 28 juin :

Le Parlement européen s’est engagé, avec véhémence, contre le racisme et pour le mouvement Black Lives Matter. Sa récente résolution sur les « manifestations contre le racisme après la mort de George Floyd » est un exemple de novlangue, multipliant les condamnations et dénonciations de discriminations structurelles et intersectorielles.

Le Parlement dénonce le fait que « les Noirs et les personnes de couleur représentent jusqu’à 40 % de la population carcérale, alors qu’ils ne forment que 13 % du total de la population » ou encore que « le taux de mortalité en garde à vue aux États-Unis est six fois plus élevé pour les Noirs que pour les Blancs ». Dans son indignation, il omet toutefois de déplorer une autre statistique ethnique, pourtant enracinée dans l’histoire raciste de l’Amérique : celle de l’avortement. En effet, alors que les femmes noires ne représentent que 13 % de la population, 38 % des avortements visent des Noirs, soit 16 millions de “Black lives” depuis 1973. Selon l’Institut Guttmacher, une femme noire a cinq fois plus de risques de subir un avortement qu’une blanche. Ce n’est pas un hasard : 79 % des cliniques d’avortement du Planning familial sont situées dans les quartiers des minorités.

Un racisme eugéniste

Cibler en priorité les faibles d’esprit et les Noirs fut le projet du Planning familial, dès sa fondation par Margaret Sanger, il y a près de cent ans. Elle fut proche du Ku Klux Klan et élabora un “Negro project” pour promouvoir l’avortement des Afro-Américains. Sanger s’inquiétait de voir la société se « soumettre au diktat d’une classe d’êtres humains qui ne cessent de croître et de se reproduire sans cesse, et qui n’auraient jamais dû naître du tout ». Elle y voit un « péril pour les générations futures, sauf s’ils sont empêchés de se reproduire ». Dans l’Amérique des années 1920, comme dans l’Allemagne des années 1930, il s’agissait d’empêcher les “inférieurs” et les “déficients” de procréer, par l’interdiction des mariages mixtes, la stérilisation forcée et l’avortement.

Ce racisme eugéniste trouvait sa source dans l’évolutionnisme athée qui postulait l’inégalité et la compétition entre les personnes et les races. Il fallait éviter la submersion des races supérieures par la croissance démographique des races inférieures. Des Allemands disaient alors avoir un “problème juif” équivalant au “problème noir” des Américains, et s’inspirèrent d’ailleurs de leurs lois raciales et eugénistes pour le “résoudre”. Les Américains sont aujourd’hui parvenus à rendre la fécondité des Noirs inférieure à celle des Blancs. L’étude historique du mouvement eugéniste, auquel appartient le Planning familial, montre qu’il n’a jamais renié ses fondements idéologiques. Au fil des décennies, son discours s’est renouvelé jusqu’à adopter celui du féminisme libertaire, mais il a toujours fait porter son effort sur le contrôle des populations jugées “inférieures”.

L’hypocrisie du Parlement européen

Les politiques européennes de financement de l’avortement en Afrique sont menées aujourd’hui au nom du développement, mais elles furent d’abord initiées dans les années 1960 pour y contenir l’explosion démographique de peuples pauvres, dont la croissance aurait mis en danger la domination occidentale. Ce même Parlement européen, qui condamne aujourd’hui d’une main le racisme, vote de l’autre des millions d’euros de subvention au Planning familial dans le but de limiter la croissance démographique des peuples africains. Mais rassurons-nous, ce racisme-là est mené au nom du développement. Il nous arrange, alors n’en parlons pas.

Face à l’avortement imposé aux femmes, l’oeuvre des Maisons Bethléem 

Sabine Faivre, cofondatrice avec son mari en 2003 de l’association les Maisons Bethléem, a été interrogée dans Présent. Elle explique que les Maisons Bethléem sont

« une initiative pionnière du diocèse de Fréjus-Toulon et celle-ci a été rendue possible par le soutien constant de Mgr Rey ainsi que de l’UDV (Union diaconale du Var) ».

Psychologue, auteur du livre La Vérité sur l’avortement aujourd’hui, Sabine Faivre se bat pour au moins rétablir une vraie liberté de choix en matière d’avortement.

« Il faut reconnaître que les structures d’accueil et d’hébergement pour les femmes enceintes ou les mamans en situation précaire se comptent sur les doigts de la main ».

« Nous étions délégués diocésains à la pastorale de la vie sur le diocèse du Var. Mgr Rey souhaitait une œuvre au service de la vie, et il nous a donné carte blanche pour créer un projet dans un immeuble du centre-ville qui appartenait au diocèse aux armées. »

« Dans le domaine de la vie, à quoi sert de dire qu’on défend la vie si on n’est pas en mesure de proposer des solutions concrètes ? Pourtant les détresses sont immenses et bien peu de mains se tendent. C’est un enjeu essentiel pour l’Eglise, comme pour la société. »

Aujourd’hui, les Maisons Bethléem de Toulon, ce sont cinq appartements équipés qui peuvent recevoir des femmes enceintes ou des mères célibataires en difficulté en leur apportant, grâce à la présence d’une dizaine de bénévoles, un soutien moral, affectif, et aussi pratique.

Xavier Magne, président de cette association, confie :

« Les Maisons Bethléem affichent complet depuis octobre 2019. Depuis, nous recevons environ trois demandes d’hébergement par semaine ».

 Christilla Glasson, l’unique salariée de l’association, ajoute :

« Généralement, ce sont des femmes enceintes dont le conjoint ne veut pas du bébé. Elles ont fait le choix de le garder et, n’ayant malheureusement aucun soutien familial, elles nous découvrent souvent sur Internet ou nous sont adressées par les paroisses et les services sociaux varois ». « Ces mamans, ce sont des héroïnes, elles gardent leur bébé envers et contre tout, avec des familles qui disent non. Moi, je me rends compte à quel point l’avortement est imposé à beaucoup de femmes ».

L’attaque de la Commission européenne contre la réforme de la justice en Pologne

Résumé, chronologie et enjeux, par Patrik Regalski, auteur invité sur ECLJ. Voici la conclusion :

Dans ce conflit, la Commission européenne, gardienne des traités, interprète la phrase « les États membres établissent les voies de recours nécessaires pour assurer une protection juridictionnelle effective dans les domaines couverts par le droit de l’Union » comme conférant aux institutions de l’UE un pouvoir sur l’organisation et le fonctionnement des institutions judiciaires nationales. Ce pouvoir serait supérieur à celui des cours constitutionnelles nationales. De la même manière, la mention de l’État de droit parmi les valeurs visées par l’article 2 du Traité sur l’Union européenne est invoquée par la Commission en soutien de sa prétention à exercer un contrôle direct sur le respect de l’État de droit. C’est particulièrement vrai vis-à-vis de la Pologne et de la Hongrie depuis que ces pays sont dirigés par des conservateurs dont les idées ne correspondent pas toujours à celles dominantes à Bruxelles. Et puisque l’article 7 permet difficilement de sanctionner un État membre qui ne respecterait pas l’interprétation que la Commission européenne fait de ces valeurs énumérées à l’article 2, celle-ci s’efforce d’obtenir de la CJUE qu’elle étende sa compétence au contrôle du respect de l’État de droit dans les pays membres. Mais comme cela ne suffit pas pour faire plier Varsovie (et également Budapest), la Commission européenne, soutenue par le Parlement européen, cherche en outre, depuis deux ans, à introduire dans le prochain cadre financier pluriannuel de l’Union – et aussi désormais dans le plan de relance négocié pour faire face aux conséquences économiques de la pandémie de COVID-19 – un mécanisme conditionnant le versement des fonds européens à l’appréciation par la Commission européenne du respect par chaque État membre de l’État de droit et des valeurs évoquées à l’article 2 du Traité sur l’Union européenne. Ce serait une autre manière de contourner les conditions strictes prévues pour sanctionner un pays sous le régime de l’article 7. Sans attendre la mise en place d’un tel mécanisme, la Commission européenne exerce déjà de fait un chantage aux fonds européens contre les collectivités locales polonaisesqui s’opposent à l’idéologie LGBT, ce qui illustre très bien à quoi pourrait servir le conditionnement des fonds européens au respect de « l’État de droit ».

C’est pourquoi le conflit qui oppose aujourd’hui Bruxelles à Varsovie concerne en fait tous les Européens.

Le député Constance Le Grip votera contre le projet de loi bioéthique

Le député des Hauts-de-Seine Constance Le Grip (LR), Vice-Présidente de la Commission des Affaires culturelles et de l’Education, diffuse ce message :

Vous avez appelé mon attention sur l’examen du projet de loi relatif à la bioéthique, en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, et je tenais à vous en remercier.

J’ai voté contre ce projet de loi en première lecture (voir le détail du vote ici) et je vous informe que je voterai à nouveau contre ce projet de loi en seconde lecture.

Les députés Les Républicains ont par ailleurs vivement protesté contre les conditions d’examen de ce texte.

En effet, le choix du Gouvernement de limiter les débats à 25h30 (temps législatif programmé) va contraindre les députés de notre groupe Les Républicains à nous exprimer dans un temps total de 6h20 ! Cela nous laisse peu de temps pour nous exprimer sur un projet de loi qui compte 34 articles, et sur lequel 1500 amendements ont été déposés.

C’est pour cela que le président du groupe des députés Les Républicains, Damien ABAD, a écrit le 7 juillet au Ministre chargé des relations avec le Parlement pour lui demander le report de ce texte.

Cette même position de notre groupe a été formulée officiellement par ma collègue Annie GENEVARD, Vice-présidente de l’Assemblée nationale, lors de la conférence des Présidents fixant l’ordre du jour des travaux parlementaires.

Sans nous décourager, nous avons une nouvelle fois interrogé le nouveau Gouvernement lors de la séance des Questions d’actualité du 8 juillet. Mon collègue Patrick HETZEL, membre de la commission spéciale sur ce projet de loi, a plaidé une nouvelle fois pour un report de l’examen du texte au mois de septembre, ce qui nous semble plus digne, plus décent et plus susceptible de permettre un débat éclairé et construit.

Hélas, notre mobilisation ne trouve qu’une réponse fermée du Gouvernement qui souhaite conclure la deuxième lecture à la toute fin du mois de juillet, à un moment où l’attention de nos compatriotes et des médias pour les travaux parlementaires sera certainement moindre…

Soyez toutefois assurés que les députés Les Républicains poursuivront leur mobilisation lors des débats en séance publique malgré les conditions décrites ci-dessus.

Dupont-Moretti émet des considérations d’une affligeante médiocrité de conformisme immigrationniste

Bernard Antony se penche sur le cas du ministre de la justice Eric Dupont-Moretti :

Il a certes été jusqu’ici un avocat réputé et redouté. Il a peut-être de bonnes idées de réforme des institutions judiciaires et notamment du parquet. On verra bien.

Mais sur la question de l’immigration, pour lui essentielle – et elle l’est- puisqu’il y revient tout le temps, il émet des considérations d’une affligeante médiocrité de conformisme immigrationniste doublé d’une approche narcissique sur son cas personnel.

Il vient encore en effet pour la énième fois, de réitérer qu’il est un « sang mêlé » cela parce que sa mère était italienne ! Et de ce fait, il exècre donc d’autant plus le Rassemblement National, qui, selon lui, détesterait racistement les immigrés. Il a beau rouler des yeux méchants et se gonfler de l’encolure comme un taureau raciste, dans ce registre, il est tout simplement, fondamentalement nul et malhonnête.

Car il sait évidemment qu’il y eut toujours au plus haut niveau du Front National des enfants d’immigrés comme nos amis, les députés Jean-Claude Martinez, et Jean-Pierre Schenardi ou de vrais métis de toutes origines comme l’immense penseur, philosophe et sociologue, le guadeloupéen Jules Monnerot (auteur d’ouvrages essentiels sur la révolution et sur le communisme). Et que l’épouse de Jean-Marie le Pen est grecque et celle de Bruno Gollnish, japonaise. Même si je regrette bien des positions « sociétales » de Marine le Pen je me devais de dire cela, sachant bien que son RN n’est pas plus raciste que le FN.

Dupont-Moretti ne peut ignorer que la question d’importance cruciale pour la France est celle du tsunami migratoire qui ne cesse de déferler, avec notamment l’importance de sa composante islamiste.

Mais étrangement, ce bon juriste ne souffle jamais mot de la charia qui, de plus en plus, est la loi de territoires sans cesse plus nombreux enlevés à la souveraineté française.

Dupont-Moretti ne peut ignorer la réalité que vit tout un petit peuple de Français de souche ou issus des immigrations italiennes, portugaises, espagnoles, polonaises, ou de notre Indochine ou de tous les autres ruisseaux jetés dans le grand fleuve gallo-romain. Il ne peut ignorer que tout ce peuple de Français ou de devenus Français souffre d’une immigration trop souvent islamistement modelée et entretenue dans l’hostilité à l’intégration dans la culture française.

Libre à Dupont-Moretti d’invoquer davantage, par grosse ficelle politico-idéologique, son origine « Moretti » que son origine  « Dupont ». Nous, nous nous prénommons Bernard, Romain, Marie, et cela transcende catholiquement toutes les appartenances Dupont et toutes les appartenances Moretti.

Il est triste qu’à son âge et dans sa fonction, Eric Dupont-Moretti en soit encore à jouer sur le fait qu’il serait un « sang mêlé ». Comme s’il ne devait pas se contenter d’être un enfant de la latinité, donc de l’universalité et d’être, avant tout, un Français ?

Enfin, Dupont-Moretti est-il si idéologiquement aveuglé pour ne pas voir qu’avec Houria Bouteldja et Assa Traoré l’antiracisme dont il se prévalait n’est désormais devenu qu’un racisme en sens contraire ?

“La réduction du nombre de rendez-vous obligatoires et la possibilité d’avorter chez soi ont permis de maintenir les IVG”

ont permis de maintenir les IVG“…

L’objectif de ces assassins, c’est de maintenir un nombre d’avortements. Il y a du sacrifice humain dans cette idéologie. Ce que dénonçait le pape en 2013 :

« Vous pensez peut-être qu’aujourd’hui on ne les pratique pas, les sacrifices humains ? Et bien, que du contraire, on en pratique tellement, tellement. Et des lois existent même pour les protéger »

La flèche de Notre-Dame de Paris sera restaurée à l’identique

Le président de la République avait proposé un «geste architectural contemporain». Il y a visiblement renoncé sous la pression des historiens, architectes et experts. Philippe Villeneuve, architecte en chef de Notre-Dame, prône un retour à l’état Viollet-le-Duc. Bref : le Emmanuel Macron s’est retrouvé isolé.

Jeudi, les membres de la Commission nationale du patrimoine et de l’architecture se sont tous prononcés pour une restauration à l’identique de la flèche.

Pour la toiture et la charpente, qui doivent aussi être reconstruites, Emmanuel Macron ne donnera pas son avis. « Le président laisse le soin aux experts de décider des matériaux qui seront choisis », ajoute l’Élysée. La Commission a réclamé une charpente en chêne et plaidé pour une toiture en plomb.

Le Général Georgelin, président de l’établissement public de Notre-Dame, a déclaré :

«Je suis heureux que les Français, les pèlerins et les visiteurs du monde entier puissent retrouver la cathédrale qu’ils aiment. Aujourd’hui, une étape importante a été franchie. Toutes les conditions sont à présent réunies pour nous permettre d’avancer avec confiance et détermination pour préparer activement les opérations de restauration. »

Restent les abords, pour lesquels un concours, pourrait, cette fois-ci, être lancé, une fois l’idée débattue avec la Mairie de Paris.

En 2024, si les délais sont tenus, le monde entier devrait retrouver la silhouette familière du monument.

Le rectorat de Rennes a finalement décidé d’accorder le bac aux lycéens des trois lycées hors contrat catholique

Nous en parlions hier : alors que le baccalauréat est donné cette année à tout le monde, 41 lycéens bretons avaient été recalés en raison de dossier de contrôle continu « incomplet », selon le rectorat de Rennes. Ces 41 lycéens ont comme point commun d’être élèves dans des lycées catholiques hors contrat. Des lycées catholiques.

Il s’agissait sans doute d’une manoeuvre de l’Etat profond, qui tient le ministère de l’Education nationale au quotidien.

Suite à une pression juridique de maître Hugues de Lacoste Lareymondie, le rectorat de Rennes a finalement décidé d’accorder le bac aux lycéens et lycéennes des trois lycées hors contrat catholique de Bretagne. Il ne s’agit pas de seulement dialoguer avec ces gens-là : comme pour la liberté de culte, il est nécessaire de montrer les dents.

Seuls candidats encore discriminés à ce jour (un référé est en cours d’examen), ceux des lycées français situés à l’étranger, non homologués bien qu’enregistrés auprès des Rectorats français.

Addendum : La Fondation pour l’Ecole se réjouit également de ce succès, avec 8 mentions Très bien, 18 mentions Assez Bien et 10 mentions Bien, soit un total de 37 mentions sur 41 reçus.

Ce revirement est un signe fort : le respect des directives ministérielles, demandant une parfaite égalité de traitement de tous les candidats devant les épreuves 2020 des examens nationaux, quel que soit le statut de leur établissement, ne doit souffrir aucune exception.

La Fondation remercie la Sous-direction de l’enseignement privé et la DGESCO, avec lesquelles elle a été en lien étroit ces trois derniers jours, pour leur mobilisation rapide sur ce dossier, tout comme elle remercie les lycées pour leur confiance et la bonne coordination des actions entreprises.

Si la Fondation pour l’école se félicite de cette issue positive pour le Baccalauréat, elle reste attentive aux résultats du Brevet et continuera à veiller à ce qu’aucune situation discriminatoire ne puisse être constatée.

La Corée du Nord consacrée à Notre-Dame de Fatima

Le 25 juin, dans la cathédrale de Séoul (Corée du Sud), le cardinal Andrea Soo-jung Yeom, archevêque de Séoul et administrateur apostolique de Pyongyang (Corée du Nord), a célébré la messe à l’occasion du 70e anniversaire du début de la guerre de Corée.

A l’issue de la célébration, le prélat coréen a consacré la Corée du Nord, dont il est l’administrateur apostolique, à la Vierge de Fatima, en raison des « persécutions  silencieuses » subies par les chrétiens. L’archevêque a appelé au renouveau spirituel et à une nouvelle évangélisation de la péninsule.

Selon les données – non indépendantes – fournies par le Département d’Etat américain, entre 10 et 45% des personnes emprisonnées pour des motifs religieux en Corée seraient des chrétiens. 

RATP et dieutoutlemondisme

De Constance Prazel sur Liberté Politique :

Dans ses fictions, feu Vladimir Volkoff avait inventé la religion du dieutoutlemondisme, une sorte de gloubi-boulga destiné à ne fâcher personne, à dire des banalités et à être compatible avec toutes les croyances…

Nous y sommes avec la dernière mise à jour des plans de réseaux opéré par la RATP ces dernières semaines. Entre les grèves et le coronavirus, cela serait presque passé inaperçu…

Qu’observe-t-on sur les parois du métro parisien ? De nouveaux plans de ligne, avec de grands absents :

* Dehors les clochers
* Dehors les croissants
* Dehors les étoiles de David

Les petits symboles emblématiques ont été remplacés par une signalétique neutre et politiquement correcte, qui fait disparaître la spécificité des lieux de culte parisiens, et les noie dans un anonymat indifférencié…

Bien commode pour préparer la conversion des églises en mosquée, sait-on jamais ?

C’est par ce genre de petits glissements, apparemment anecdotiques et anodins, que l’on change progressivement le paysage mental et visuel dans notre beau pays. Il est évidemment que les inventeurs de cette mise à jour savent très bien ce qu’ils font !

Pénurie de tueurs en Baden-Württemberg

Face au refus des médecins à pratiquer l’avortement des enfants à naître, le gouvernement du Baden-Württemberg, dirigé par les Verts, soutenu par les chrétiens-démocrates, envisage de n’embaucher dans les structures publiques que des médecins qui acceptent de pratiquer des avortements.

« Le problème est que nous devons trouver des jeunes médecins qui pratiquent des avortements ». « Nous comptons sur eux pour qu’ils se rendent bien compte, grâce à une formation continue, que cela fait partie de leur travail ».

Les partisans de la culture de mort constatent « un changement générationnel » : un grand nombre d’avortueurs a plus de 60 ans, « et il n’y en a pas beaucoup qui sont prêts à prendre la suite ».

Demain nous appartient.

Tous les étés, nous avons droit à la 7ème Compagnie

Le préfet Olivier de Mazières, nommé délégué ministériel aux industries de sécurité et à la lutte contre les cybermenaces depuis février, s’est fait dérober un sac à dos contenant quelques effets professionnels, parmi lesquels des objets sensibles et son téléphone portable.

Le Cambodge n’est pas comme la France, où les libertés prospèrent…

La Croix semble s’indigner des mesures prises au Cambodge :

Il est vrai qu’en France, pays de la liberté, des droits de l’homme et de la sécurité sociale que le monde nous envie (sans parler de l’Education nationale et des transports en commun), nos dirigeants humanistes, amoureux du bien commun et de l’égalité, n’auront jamais cette idée saugrenue de profiter d’une pandémie pour limiter nos libertés. Ils n’ont même pas l’idée de profiter des interdictions de manifester pour faire voter en urgence une loi qui n’a rien à voir avec la crise issue du COVID.

Une France où l’on démolit les statues ? Le mode Docteur Maboula, « je fais ce que je veux de mon pays »

Pourquoi ne pas démolir les statues des gens qui vous déplaisent ? « Je fais ce que je veux de mon pays » après tout !

Les lecteurs du Salon beige auront peut-être reconnu les paroles de Mme Maboula Soumahoro, docteur de l’Université française, le 13 novembre 2019 lors de sa participation à un débat sur LCI sur le thème Toutes les opinions sont-elles bonnes à dire ?

Alors qu’elle avait axé son intervention sur le racisme qui existerait de façon structurelle en France, elle est interrompue par Me F. Szpiner :

« je n’aime pas qu’on insulte mon pays. Vous ne pouvez pas dire que la France est un pays raciste, ce n’est pas tolérable ».

Réponse de Docteur Maboula à l’interpellation :

« Votre pays, c’est le mien. Je fais ce que je veux de mon pays. Je fais ce que je veux de mon pays, que ce soit bien clair. C’est inacceptable. Je tiens seulement à répéter à Monsieur que je fais ce que je veux de mon pays. Je pense ce que je veux de mon pays. Qui vient de me dire « j’aimerais que vous aimiez mon pays »…

Elle est interrompue par Mr. Finkielkraut :

« Eh oui, un peu de gratitude ».

Docteur Maboula :

« Expliquez-moi la gratitude. Quelle gratitude ? »

Mr Finkielkraut avec bonne volonté :

« Moi je suis enfant de parents immigrés. J’ai bénéficié d’une éducation en France. J’ai pu faire mes études, passer l’agrégation, enseigner à l’école Polytechnique. J’ai pu, dans la mesure où j’en étais capable, écrire des livres et je suis reconnaissant à la France. Et je suis heureux aussi d’habiter un pays qui a à m’offrir une culture aussi admirable. Tout ça, c’est une gratitude que d’autres peuvent exprimer avec moi. La civilisation française mérite en effet d’être aimée ».

Docteur Maboula de finir dans un certain tumulte :

« Ce pays qui est le mien, j’ai le droit de le traiter comme je veux, et je pense, en tant que fonctionnaire en plus, exercer ce rapport à la France de manière [Brouhaha]. Monsieur Pujadas, il y a une insulte. On ne peut pas avoir une parole en public qui insulte une personne sur son origine et prétendre que ce n’est rien. Votre monde se termine. Vous pouvez paniquer tant que vous voulez. C’est terminé ».

Ce n’était pas la première intervention audiovisuelle catégorique de Docteur Maboula : il y avait déjà eu :

  • « L’homme blanc ne peut porter dans son corps de l’antiracisme et ne peut avoir raison contre une noire ou une arabe»
  • « Si, dans un pays laïque, les gens pensent l’Islam comme un problème, c’est qu’ils se pensent chrétiens », Docteur Maboula est musulmane.
  • En 2016, fidèle des Indigènes de la République, Dr Maboula soutient la tenue d’un événement nommé « camp d’été décolonial», auquel elle assiste d’ailleurs elle-même. Aux détracteurs affirmant que ce camp était « interdit aux Blancs », elle nie en expliquant que des « femmes blanches voilées » y ont participé.

Docteur Maboula a fait paraître un livre au début de l’année 2020  : «le Triangle et l’Hexagone, réflexion sur une identité noire». C’est une sorte d’essai autobiographique croisé avec des réflexions sur l’identité noire. Le Triangle fait référence au commerce triangulaire transatlantique, bien connu de tout lycéen un peu attentif, mais que Dr Maboula semble découvrir comme une nouveauté. A cette occasion, Libération lui consacre son portrait dans le numéro du 21 février 2020 : « Elle analyse la diaspora africaine et revendique la notion de race ».

Essayons de comprendre comment on devient Docteur Maboula.

Quelques bribes familiales. Son père ivoirien est venu faire des études en France (une chance pour la France ? ). Sa mère aussi sans doute. Dr Maboula est l’avant-dernière de 7 frères et sœurs, née en 1976. Elle semble n’avoir été élevée que par sa mère. Où est passé le père ? Impact sur la jeune fille ? On ne saura rien.

On sent Dr Maboula partagée entre la Côte d’Ivoire (mais elle indique aussi ne pas la connaître et n’y être allée que trois fois dans sa vie) pays natal de ses parents (qui parlaient dioula) et la France

(« Je suis la fille d’immigrés ivoiriens. Je suis née à Paris, j’ai grandi en France dans les années 70 et 80 à une époque où mes parents pensaient qu’on repartirait. Le but était de bien travailler à l’école et de constituer l’élite ivoirienne. Il y avait des valises à la maison, mes parents parlaient le dioula. La France, c’était dehors, c’était ailleurs. La France n’était pas à moi. Je n’ai pas grandi en me sentant française…. A la fin des années 80, le rêve de retour de mes parents s’est estompé, ma mère a compris, je crois, qu’on allait rester. Et moi, je me disais que je n’avais pas envie de vivre en Côte-d’Ivoire, où je n’étais allée qu’une fois. Mais cette question du retour, qui me faisait parfois peur, petite, m’a hantée »)

, sans compter les Etats-Unis où elle déclare s’être formée intellectuellement. Et c’est apparemment là-bas qu’elle développe sa vision exclusivement raciale du monde.

Pourtant : si on considère que Docteur Maboula est la fille d’une femme de ménage qui élève seule ses 7 enfants, qu’elle reconnaît elle-même avoir toujours été « boursière à l’échelon le plus élevé », boursière aussi pour aller étudier à la City Université of New York et faire, pendant dix ans de nombreux allers-retours, qu’elle est maintenant titulaire du CAPES d’anglais et d’une thèse de doctorat en civilisations du monde anglophone et enseigne depuis 2009 à l’université française, qu’elle indique au surplus  qu’une de ses sœurs au moins a fait des études de lettres spécialisées à la Sorbonne (« une de mes grandes sœurs est devenue un de mes premiers modèles intellectuels. Elle m’emmenait avec elle, on allait acheter des livres, elle me parlait littérature africaine ou noire-africaine ». On n’a pas d’informations sur le reste de la fratrie – on espère seulement qu’elle a évité les voyages aux Etats-Unis….), on aurait tendance à dire « pas mal pour l’ascenseur social ». Et comme elle est noire, on aurait tendance à dire : « pas mal pour un pays que l’on accuse de racisme systémique ».

Un article intitulé « Française d’origine ivoirienne, Maboula Soumahoro, docteur en langues, enseigne à l’université de Tours. C’est la “ civilisationniste ” préférée de la télé » de La Nouvelle république en 2012 soulignait  en plus :

« On l’a vue plusieurs fois, invitée par Frédéric Taddéi sur France 3, dans « Ce soir ou jamais ». Vendredi dernier, elle est apparue dans « Les grandes questions » de Franz-Olivier Giesbert, sur France 5, où on s’interrogeait sur l’avenir de la civilisation occidentale… Maboula Soumahoro est devenue en un an une bonne cliente pour la télé…  Docteur en langues, culture et civilisation du monde anglophone, l’universitaire à l’impeccable phrasé, a été bombardée « civilisationniste » depuis qu’elle s’exprime devant les caméras ».

Mais il fallait un coupable à l’insécurité existentielle et au manque de confiance en soi de Dr Maboula. Ce sera la France.

Quand on essaie de comprendre le fond de ses interrogations, on est un peu perdu par l’incohérence des propos sans vouloir nier la difficulté d’être de personnes qui se considèrent (qui se choisissent ?) finalement  comme des déracinées.

  • Dans l’entretien à Libération, elle explique tout à la fois « Je n’ai pas grandi en me sentant française. Pour moi, la France était blanche», et « C’est aux Etats-Unis que je suis enfin devenue noire ». Et de dire aussi : “Ce qui m’a sauvée de la France, c’est les Etats-Unis”. Maboula s’est sentieplus librement noire” dans ce pays.
  • Elle fait aussi la remarque étrange que c’est en poursuivant ses études aux Etats-Unis que à la fois, son «identité noire, transnationale, diasporique s’est forgée» et qu’elle s’est définie comme française et qu’on m’a crue».
  • Elle regrette en fait qu’en France, la race n’ait pas été un sujet : “Dans une république comme la France, comment être noire alors que la race n’y existe pas ?”
  • Mais attention, par race, il faut comprendre : « La notion de race renvoie aux constructions sociales, pas à la biologie. Je ne connais pas l’être humain qui incarnerait la frontière, la limite, entre les catégories noire et blanche. Qui est le plus foncé des Blancs et le plus clair des Noirs ? On ne peut qu’insister sur l’absurdité de la catégorisation fondée dans la biologie et l’apparence physique». Donc pas de race biologique. Mais pourtant « A mes yeux, être noire équivaut à accepter la catégorie historique et politique, ancrée jusque dans le corps [NDLR : attention encore : sans être biologique !] et construite comme inférieure et en retourner le stigmate, la valoriser ».
  • Ajoutons sur cette prétendue absence d’aspect biologique concernant la race : « S’il ne s’agissait pas de race, comment se fait-il que des gens de la Guadeloupe puissent être traités comme des gens de la Côte d’Ivoire, alors que techniquement [ !] ils sont citoyens français depuis 1848 ? Qu’est-ce qui justifie le même traitement ? La peau. Quand on voit un Noir dans la rue, on ne sait pas s’il est Antillais, Africain, s’il est citoyen ou pas, donc qu’est-ce qui parle ? Nos corps. C’est ça la race».

On est aussi stupéfait par certaines affirmations :

  • « La France n’a pas conscience de son histoire hors de l’Hexagone».
  • « Mon identité noire, dans le contexte hexagonal, me place en position de personne dominée dans un pays dominant. La nuance est de taille et implique la nécessité de créer dangereusement». Dangereusement ?
  • A Libération qui interroge : « On commence tout de même à parler, dans notre pays aussi, de «Noirs» et de «Blancs»… elle répond : « Bien sûr, ça commence à craquer, mais parce qu’on se bat ! Les gens disent parfois : «Ça viendra avec le temps…» Mais ce n’est pas avec le temps que les choses changent, c’est avec la lutte. Oui, des Noirs commencent à être invités sur les plateaux télévisés, mais c’est encore un ring».
  • A la question « Pourquoi ne perceviez-vous pas cette valeur [NDLR : de l’histoire africaine et de celle de sa mère] quand vous étiez en France ? C’était du rejet intériorisé découlant du mépris environnant ?», elle répond : « Je me conformais complètement au discours dominant français selon lequel on est de la merde ».
  • Enfin, on n’insistera jamais assez sur le rôle méconnu du chou-fleur dans le déracinement culturel. Dr Maboula y revient dans chacun de ses deux entretiens. Dans Libération: «  A la cantine, je découvrais des plats comme le chou-fleur. Je n’ai pas grandi en me sentant française ». Dans ehko.info : « Je dis que la France était exotique pour moi car dehors il se passait des choses que je ne connaissais pas. Un jour j’ai mangé du chou-fleur à la cantine et je ne savais pas ce que c’était, pareil pour le goûter avec du Nutella ; ce n’était pas notre vie ».

On l’aura compris : l’absence de racines charnelles avec une terre (« Oui, le français est ma langue maternelle, sauf que la France n’est pas ma mère ») a été compensée par l’obsession de la race. D’ailleurs, c’est bien ce qu’elle affirme dans l’entretien du 29 mars 2020 avec ehko.info : « La question raciale structure tout ». Et sa position vis-à-vis de la France ne nous étonne plus :

« Oui, de fait je suis Française, je suis également ivoirienne par mes parents et je n’y mettais pas d’affect. J’en ai rien [sic] à faire d’être Française, l’amour pour la France ou pour toutes les patries, c’est pas mon truc. Je n’ai pas le cœur qui bat quand je vois le drapeau bleu-blanc-rouge, je ne donnerais pas ma vie pour la France ».

Dr Maboula pense race, parle race, respire race. Alors, bien sûr, la France ? Elle aura à s’adapter volens nolens. A la question « Le récit peut-il encore tenir longtemps », elle répond :

« Oui mais il n’est pas possible qu’il tienne encore [NDLR : on retrouve là la subtile cohérence des propos maboulesques] car on [NDLR : comprendre, les Noirs] est trop présent. Tous ces gens du Triangle sont en France hexagonale, les corps sont là, de manière plus massive qu’à n’importe quel autre moment de l’histoire, les mémoires aussi. La présence est établie et personne ne va partir ».

Le cas Dr Maboula est bien résumé par le sociologue P. d’Iribarne dans un article du FigaroVox du 19 février 2020 :

« D’autres, tout en se disant français, ne conçoivent nullement cette appellation comme liée à une allégeance à un pays, mais comme l’expression d’une forme de prise de possession. Pensons à la pancarte, brandie au cours d’une manifestation défendant les femmes voilées accompagnant les sorties scolaires : « Française musulmane voilée. Si je vous dérange je vous invite à quitté (sic) mon pays. » Dans ce propos, « mon pays » ne veut pas dire le pays auquel je suis attaché, dont je reçois l’héritage avec gratitude, mais le pays qui m’appartient comme si je l’avais conquis ».

Et F-X.Bellamy de pointer l’ignorance, malgré tous les titres universitaires, comme une des causes de ce déracinement :

« Quand il faut cacher derrière des panneaux la statue de Churchill au cœur de Londres, ou que l’on dégrade celle de De Gaulle dans plusieurs villes de France, c’est que l’on a choisi d’organiser dans les cœurs et dans les esprits une rupture radicale. Cette rupture naît de l’idéologie et prospère sur l’ignorance, et sur ce que cette ignorance produit de pire : une absence totale d’humilité, une arrogance hallucinante à l’égard de l’histoire. Celui qui a appris l’histoire et sa complexité, celui qui mesure ce qu’il a reçu de ses aînés en même temps qu’il connaît leurs errements, ne peut pas se comporter avec une telle suffisance. On voudrait dire à ceux qui déboulonnent les statues : commencez par donner au monde un peu de ce que ceux que vous attaquez ont su lui offrir. Vous aurez alors conquis le droit de parler ».

Mais dans la France en mode Maboula, on ne donne pas, Monsieur, on prend. Application toute récente : un sénégalais de 25 ans a été jugé en juillet 2020 pour l’agression violente et répétée de trois jeunes filles à Poissy. Le journal raconte :

« Du haut de son mètre 85, ce grand gaillard connu comme le loup blanc [NDLR : formulation bien sûr racialement contestable relevant du stéréotype le plus éculé] à Poissy, avait semé la terreur dans le quartier de Beauregard ».

L’une des jeunes filles a témoigné :

« Il m’a dit qu’il était chez lui et qu’il faisait ce qu’il voulait »

Le gouvernement se moque des urgences liées à la crise du COVID

Le député Patrick Hetzel a interrogé hier le Premier ministre à propos du projet de loi sur la bioéthique :

La France n’est pas encore sortie de la crise du coronavirus et tout le monde est d’accord pour souhaiter que le « monde d’après » soit différent du « monde d’avant » ; on pouvait donc penser que l’annonce officielle de la reconstruction économique, écologique et solidaire par le Président de la République se traduirait par de premières mesures destinées à apporter les corrections les plus évidentes. Chacun aurait pu penser que de premiers enseignements seraient tirés de cette crise et que la relance économique, l’amélioration du système de santé et la préservation de l’environnement seraient les priorités de notre nouveau gouvernement. Or le nouveau calendrier parlementaire que vous venez de nous proposer révèle votre priorité : la deuxième lecture, en urgence et en catimini, du projet de la loi relatif à la bioéthique, au point de supprimer le vote solennel initialement prévu. On peut et on doit tout d’abord s’interroger sur l’opportunité d’une deuxième lecture aussi précipitée, durant la session extraordinaire. Alors que la période estivale débute, que le pays vit en état d’urgence sanitaire et que les conditions ne sont pas remplies pour un débat serein, il serait pertinent de repousser l’examen de cette question qui en appelle à l’intime en chacun d’entre nous. Ce serait d’autant plus légitime que le Sénat ne siégera pas en septembre et qu’il n’y a donc aucune urgence à faire passer un tel texte au forceps en expédiant le débat. Cela ne serait absolument pas respectueux ni de notre assemblée ni de nos concitoyens. Accepteriez-vous, monsieur le Premier ministre, dans un souci d’apaisement, de concorde et d’union nationale, d’aller dans ce sens, mettant vos actes en accord avec les déclarations que vous avez faites depuis votre nomination ?

Réponse du ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran :

Appelez un chat un chat, monsieur le député : dites que vous êtes contre la possibilité que nous voulons donner aux couples de femmes et aux femmes seules d’avoir des enfants et une famille ! Utilisez des arguments de fond, monsieur Hetzel – vous seriez plus crédible. Cela fait déjà plus d’un an que le Parlement examine ce texte : pour un examen en catimini, c’est un peu long !  Ensuite ce n’est que la deuxième lecture, pas la dernière. Par ailleurs la commission spéciale a fait un travail formidable et a adopté sans coup férir le texte dans les délais impartis, pour tenir compte des nombreuses attentes sociétales.

M. Xavier Breton :

On ne vous a pas entendu en commission !

M. Patrick Hetzel :

Nul ! Zéro !

Olivier Véran :

Je vous demanderai, messieurs les députés, de remettre votre masque quand vous criez. Pensez aux membres de votre groupe : il ne faudrait pas que vous créiez un cluster au sein de l’Assemblée nationale. 

Pierre Cordier.

Vous êtes malhonnête !

Frédéric Reiss.

C’est scandaleux !

Olivier Véran :

Montrez l’exemple, monsieur le président Abad.

Je disais donc qu’il ne s’agit pas d’adopter ce texte en catimini. Cela fait déjà un an que les parlementaires de tous bords y travaillent et certains points sont susceptibles de faire consensus, au-delà des clivages politiques. Il s’agit d’avancées sociales et sociétales importantes.

Damien Abad.

C’est pourquoi nous demandons un vote solennel !

Olivier Véran :

Je vais baisser le volume, dans l’espoir que vous fassiez de même !

Ce texte contient des avancées importantes également pour la médecine et la recherche, ainsi que pour les enfants en recherche de filiation. Si ! De même, il contribuera à la lutte contre de nouvelles maladies. Personnellement cela fait des années que je prône la possibilité de considérer ces évolutions familiales comme des évolutions saines, sereines, normales et je suis très fier, en tant que ministre des solidarités et de la santé qu’elles soient permises par ce gouvernement. Le débat va suivre son cours, je l’espère le plus tôt possible !

Faillite des transports publics

L’autorité organisatrice des transports publics, Ile-de-France Mobilités, a confirmé, mercredi 8 juillet, ne plus pouvoir payer ses opérateurs, SNCF et RATP. Le conseil d’administration d’Ile-de-France Mobilités (IDFM) vient de voter à l’unanimité d’arrêter de financer ses opérateurs jusqu’à ce que le budget 2020 soit à nouveau stabilisé. Cette décision fait suite au refus d’un plan d’aide de l’Etat visant à couvrir les pertes liées à l’épidémie de coronavirus. Valérie Pécresse indique aux Echos :

« Le Covid est un ouragan qui nous a causé des pertes de recettes abyssales, de 2,6 milliards d’euros : 1,6 milliard de recettes commerciales perdues en raison de la chute de la fréquentation et un milliard du versement mobilité. Depuis le début, nous avons payé pour l’équivalent de 100 % des services [principalement auprès de la RATP et du Transilien de la SNCF], avec 30 % des trains qui roulaient, des trains eux-mêmes vides. Nous l’avons fait en pensant que l’Etat serait à nos côtés »

Le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a présenté la compensation de 425 millions d’euros comme un acompte pour parer à l’urgence.

Valérie Pécresse ne voit pas d’autre solution possible que la cessation de paiements face au trou d’IDFM.

Faute de transports, il va falloir poursuivre le télétravail…

« Toute la France, sauf l’Ouest, est touchée par un islam radical ».

Dans un rapport présenté jeudi, la commission d’enquête du Sénat sur la radicalisation islamiste et les moyens de la combattre pointe « la réalité de la radicalisation islamiste » en France et ses répercussions sur l’organisation de la société. La sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio constate :

« On pose un sujet de société : toute la France, sauf l’Ouest, est touchée par un islam radical ».

La commission d’enquête s’inquiète de

« la diffusion des comportements qui remettent en cause le vivre ensemble et portent atteinte directement à la liberté de conscience, à l’égalité entre les hommes et les femmes et aux droits des personnes homosexuelles ».

« Au-delà des lieux de culture, on assiste à la constitution dans certains quartiers d’un écosystème islamiste, où l’on vit entre soi ».

Les sénateurs découvrent qu’il y a des zones du Frankistan en train de faire sécession. François Hollande le disait déjà en 2016 :

«Comment peut-on éviter la partition? Car c’est quand même ça qui est en train de se produire: la partition

Et qu’est-ce qui a été fait depuis ? L’immigration a-t-elle été stoppée ? Le financement des associations pro-immigration a-t-il été coupé ? Ces sénateurs LR ont-ils appuyé une alliance électorale avec le RN ? …

Les parlementaires formulent 44 propositions, lesquelles sont sans doute encore plus inquiétantes, en ce qu’elles révèlent l’incompétence de nos élus. L’immigration n’est pas remise en cause. On trouve en lieu et place des mesurettes, qui doivent bien faire rigoler les barbus :

  • meilleure formation des élus locaux et des agents des administrations publiques sur la laïcité et l’islam radical,
  • rétablissement de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes)
  • réactivation de la police des cultes
  • interdiction sur le territoire des prédicateurs des Frères musulmans
  • obligation, pour les associations à caractère cultuel, de faire la transparence sur leurs ressources, en particulier celles provenant de l’étranger.
  • Toute association souhaitant bénéficier de subventions des collectivités locales devra s’engager à « signer une charte incluant le respect des valeurs de la République ».
  • Création d’une base de données des élèves scolarisés à domicile et dans les établissements hors contrat, en vérifiant la formation de ceux qui les encadrent.
  • Contrôle de l’identité de tout employé en contact avec des mineurs

Le grand maître du Grand Orient de France doit-il rendre son tablier ?

Le Grand Orient de France traverse une crise interne, car la gestion par l’actuel grand maître, Jean-Philippe Hubsch, a été mise en cause.

L’assemblée générale annuelle, qui prévoyait l’élection du nouveau grand maître, normalement prévue fin août 2020 à Montpellier, a failli être reportée d’une année en raison du confinement. L’élection a finalement été reportée que de quatre mois et se tiendra sur un mode numérique.

Jean-Philippe Hubsch, 58 ans, élu en 2018, à la tête d’un grand cabinet de courtage d’assurance à Metz, a confirmé qu’il quitterait sa fonction le 19 décembre.

On lui reproche le licenciement brutal d’un directeur général de l’obédience, qui rentrait tout juste d’un long congé maladie. L’affaire est jugée aux Prud’hommes.

D’autres lui reprochent d’être «à droite», puisqu’il fut un jeune RPR et admirateur de Philippe Séguin. Il lui est aussi reproché de trop soutenir la présidence d’Emmanuel Macron, comme le prouverait l’éviction du Grand Orient, l’an passé, de Jean-Luc Mélenchon.

D’autres dénoncent un «manque de transparence», ce qui fait doucement rigoler : la transparence n’est pas vraiment la marque de fabrique de la franc-maçonnerie.

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