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Bioéthique : Emmanuel Macron ne veut pas que la France se déchire

Franck Meyer, maire de Sotteville-sous-le-Val, s’est adressé mardi 15 janvier 2019 au Président de la République venu lancer le « Grand débat » devant 600 maires rassemblés dans une salle de sport, au Grand Bourgtheroulde (dans le département de l’Eure). Voici l’extrait du verbatim de cette intervention à propos des Etats Généraux de la bioéthique et la réponse du Président.

“Monsieur le Président,

La France a besoin de vous comme vous aussi vous avez besoin de la France (…) Il faut arrêter la machine à broyer l’expression populaire ou l’expression citoyenne. Il faudra introduire de la proportionnelle et ce sera à voir comment, dans certaines élections. Lorsque certains de nos concitoyens, quand ils s’expriment sans violence, sans colère, par le biais des urnes, ce qui est finalement le fonctionnement normal et louable de notre démocratie, eh bien il faut qu’ils puissent sentir que cette expression, elle est prise en compte. Ensuite, vous l’avez rappelé tout à l’heure, en évoquant 2005, quand le peuple s’exprime, qu’il a le sentiment ensuite qu’il n’est pas écouté – en particulier par la représentation nationale – alors se crée véritablement un schisme de confiance (ça a été maintes fois souligné).
L’année dernière, à peu près à cette époque, vous avez engagé des Etats Généraux sur la bioéthique parce qu’il faudra revoir la loi de bioéthique. Là aussi Monsieur le Président je vous engage à écouter les français. Qu’est-ce qu’ils ont dit ? Ils ont recommandé la levée de l’anonymat sur le don de gamètes afin qu’on n’ait plus de jeunes adultes qui soient nés de spermatozoïdes anonymes ; beaucoup se sont exprimés dans ce sens. Je crois qu’il faut les écouter. Ils vous ont dit également qu’ils ne souhaitent pas la marchandisation du corps humain. C’est aussi quelque chose qu’il faut entendre. Ils vous ont dit qu’ils ne souhaitent pas la modification des règles de l’assistance médicale à la procréation, telle qu’elle est vécue aujourd’hui. C’est aussi un message à entendre. Le parlement va avoir à débattre de toutes ces questions. A partir du moment où on demande l’avis des Français, je souhaite vraiment qu’il soit entendu et écouté. Merci Monsieur le Président pour votre confiance et votre attention ».

La réponse du Président :

«Sur la bioéthique j’entends tout à fait les choses. Madame le Maire a réagi sur la procréation médicalement assistée [NDLR : à la fin de l’intervention de Franck Meyer, la maire d’Origny le Butin dans l’Orne demandant au Président Macron d’aller au bout de ses promesses de campagne et de donner à toutes les femmes l’accès à la PMA], je crois qu’elle a factuellement raison sur un sujet, c’est que le comité de bioéthique dit plutôt l’inverse de ce que vous lui avez fait dire dans son rapport, c’est-à-dire qu’il exprime un avis qui est ouvert … qui est favorable à l’ouverture, puisque vous avez fait référence au comité de bioéthique et il est tout à fait vrai qu’il exprime un avis très négatif sur la marchandisation du corps humain et sur l’anonymat des donneurs. Vous aviez raison sur les deux premiers points, vous avez peut-être un peu tordu son avis sur le troisième. Il a fait la synthèse de l’expression populaire et il en est revenu avec cela. Et donc c’est un avis ! Maintenant le gouvernement a saisi les présidents de l’Assemblée et du Sénat pour qu’il y ait un débat entre les deux chambres. Moi je veux que ce soit un sujet sur lequel la France ne se déchire pas. C’est un sujet, là aussi où il y a des convictions philosophiques, religieuses qui sont parfois très différentes, il y a une société qui change aussi, qu’il faut regarder. Il y a des lignes rouges qu’on va devoir fixer, mais il faut le faire dans le plus grand calme, c’est pour cela que j’ai voulu prendre mon temps. On connaît mes convictions, je ne les renie pas mais je veux entendre toutes les convictions avec le plus grand respect et le comité d’éthique a fait un remarquable travail qui nous permettra d’avancer sur ce point. »

Henri d’Orléans est décédé. RIP

Henri d’Orléans est mort lundi 21 janvier dans la matinée.

 “J’ai la tristesse de vous annoncer le décès de mon père, Monseigneur le Comte de Paris, survenu ce matin. Je le confie à vos prières”, a annoncé son fils Jean. 

Il était âgé de 85 ans.

Michael Lonsdale, Pèlerin à Tibhirine

Chronique de Franck Abed :

Tout le monde ou presque connaît Michael Lonsdale, ce comédien de théâtre et de cinéma à la carrière remarquable. L’homme est également l’auteur d’une dizaine d’ouvrages, dont beaucoup traitent de la religion catholique : L’amour sauvera le monde, Jésus lumière de vie : Mon évangile des peintres, Oraisons, Belle et douce Marie.

Pèlerin à Tibhirine est né de l’initiative conjointe prise par l’ambassade de France à Alger et les Editions Salvator d’inviter Lonsdale sur les lieux du drame. En 2010, il avait reçu le César du meilleur second rôle pour son interprétation du Frère Luc dans le film Des hommes et des dieux (1).

Dès les premières lignes le ton se veut clair et solennel :

« j’ai eu la grâce de me rendre en Algérie en avril 2018. J’ai pu visiter le monastère de Tibhirine et me recueillir sur les tombes des sept frères tombés au champ d’amour en 1996. J’ai pu fleurir la sépulture de Frère Luc, le moine-médecin que j’ai eu l’autre grâce d’interpréter au cinéma ».

Plusieurs fois au cours de son émouvant témoignage, l’auteur revient sur cette interprétation qui semble l’avoir marqué jusqu’à la moelle: « je crois avoir dit que ce film avait été une grâce dans ma vie et que Frère Luc avait été un des plus beaux rôles qu’on m’ait confié au cinéma ». Le terme grâce revient souvent sous la plume de Lonsdale, lui qui semble vivre une foi sincère et profonde.

Il énonce également le contexte de sa venue :

« avec le pianiste Patrick Scheyder, j’avais été invité par l’Institut français d’Algérie à donner une série de concerts-lectures dans plusieurs villes algériennes sur le thème : célébration de la nature et de la beauté des jardins. C’est dans ces circonstances que j’ai accompli ce pèlerinage inespéré dans la lumineuse ambiance de la fête de Pâques ».

Rappelons brièvement que Pâques est la fête la plus importante du christianisme. Elle commémore la résurrection de Jésus, que le Nouveau Testament situe le surlendemain de la Passion, c’est-à-dire « le troisième jour ».

Lonsdale a réalisé ce périple en tant que pèlerin. Il nous en donne sa définition :

« un pèlerin, c’est quelqu’un qui marche, se souvient et rend grâce. Pèlerin à Tibhirine, j’ai marché sur les pas des moines, je me suis souvenu de leur témoignage et j’ai remercié Dieu pour la lumière que ces martyrs diffusent sur nous désormais. Car je crois qu’elle éclaire chacune de nos routes dans le clair-obscur où s’avance notre pèlerinage terrestre ».

Un martyr, du grec ancien témoin, est une personne qui se laisse tuer en témoignage de sa foi, plutôt que d’abjurer. Dans le catholicisme, le croyant ne doit pas chercher à être martyr. Il ne le devient pas plus en retirant la vie d’autrui…

Prenons le temps d’indiquer des précisons historiques et géographiques qui s’avèrent utiles pour bien comprendre le contexte. Il faut savoir que leur monastère fut fondé en 1938, près de Médéa, à 90 km au sud d’Alger, dans une zone montagneuse. L’abbaye Notre-Dame de l’Atlas est située dans un domaine agricole. Les moines se livraient à la prière plusieurs fois par jour et vivaient du travail de la terre, selon la doctrine trappiste (2). Vivant au milieu de la population locale, ils ont apporté à cette dernière soutien, réconfort et joie de vivre. De plus, dans leur dispensaire tenu par le Frère Luc, les moines ont soigné la population gratuitement durant plusieurs décennies, sans distinction de nationalité ou de religion, ce qui démontre une authentique charité.

Au cours de son pèlerinage, Lonsdale visite des lieux hautement symboliques :

« j’entrai pour la première fois de ma vie dans la basilique Notre-Dame d’Afrique. Elle se dresse sur un promontoire à cent vingt-quatre mètres au-dessus de la mer Méditerranée » (3).

C’est ici « que la messe de funérailles des moines de Tibhirine et du cardinal Daval a été dite le 2 juin 1996 ». Pour la petite histoire, l’auteur nous apprend « que les musulmans l’appellent couramment Madame l’Afrique ».

Il poursuit son récit :

« le jour J, le jour tant attendu, le jour béni où je devins vraiment Pèlerin à Tibhirine. J’ai pu alors marcher sur les pas de Frère Luc. Je me suis longuement recueilli devant sa tombe. J’ai prié comme on converse avec un ami et j’ai remercié le Seigneur de m’avoir accordé cette grâce de l’avoir rencontré dans ma vie d’homme et de mon métier d’artiste ».

Au fil des pages, nous ressentons la délicate tendresse éprouvée par Lonsdale pour ces religieux enlevés et assassinés par des fanatiques.

Nous lisons que les corps des moines reposent « dans le jardin, à même la terre, selon la tradition cistercienne. Sept mottes de terre argileuse recouvrent leurs pauvres restes humains tels des linceuls de couleur terre de Sienne ». Pour Lonsdale, aller à leur rencontre revenait en définitive à poursuivre ce dialogue entamé quelques années plus tôt. A le lire, nous comprenons que l’auteur mène une quête intérieure qui se révèle intense. Il dit de façon touchante :

« je suis venu leur rendre visite pour leur dire simplement merci. Car nul autre mot, en tout cas sortant de ma bouche, ne peut exprimer ce qu’un coeur plein de reconnaissance comme le mien peut dire en ces instants précis ».

Il reconnaît aisément qu’il ne connaissait pas les moines de Tibhirine avant la tragédie, mais comme le tout le monde « il avait appris leur destinée tragique dans les journaux ». Il déclare « quils sont entrés dans ma vie lors d’une soirée en leur hommage, à l’église Saint-Sulpice à Paris où je lus des textes de Christian de Chergé, en présence de sa mère ». Pour Lonsdale « les moines se distinguent par leur vocation extraordinaire, les moines sont des personnes ordinaires ». Il résume ainsi sa pensée : « ils sont pétris de la même humanité que la nôtre. Ils ont seulement répondu oui à un amour exclusif : celui de Dieu ». Consacrer sa vie au Seigneur représente pour nous une vie héroïque, encore plus dans notre monde détourné de Son Créateur.

A travers son carnet de voyage, il se confie intimement sur sa vie :

« mon père d’origine britannique était protestant non pratiquant et ne parlait jamais de religion. Ma mère était catholique mais avait pris ses distances avec son éducation religieuse. Il faut dire que les soeurs chez qui elle avait été en pension l’avaient grondée un jour en lui lançant : tu finiras en enfer ! Mais elle n’était jamais contre le Christ ».

Heureusement !

Il avoue sans détour que

« la première personne à lui avoir parlé de Dieu s’appelait Gasbi. Il était antiquaire à Fez et de religion musulmane. Il parlait de Dieu, de la grandeur de Dieu. Je me souviens encore du timbre, du grain de sa voix. La voix est pour moi le témoignage de ce qui se passe réellement en nous. On peut maquiller ses yeux pour cacher ses cernes ou son visage pour masquer ses rides. Mais on ne peut pas maquiller sa voix ».

Les chemins qui mènent à Dieu peuvent être parfois très surprenants, mais le plus important reste de Le trouver.

Il confesse que ces passionnantes discussions avec ce « musulman mystique qui fut le premier à lui faire prendre conscience du divin » l’ont amené à se poser la question « de la conversion à l’islam ». Néanmoins, il ne franchit pas le Rubicon car il a « demandé le baptême à 22 ans après avoir fait deux rencontres qui lui ont ouvert les yeux sur la lumière incomparable du Christ : celle du père dominicain Régamey et celle de Denise (future marraine). Cette aveugle m’apprit à regarder les êtres et les choses autrement qu’avec mes yeux ». Effectivement, les choses les plus importantes de la vie ne se voient pas, aussi paradoxal que cela puisse paraître, avec les yeux mais avec le coeur.

Suite à sa conversion, nous apprenons qu’il a eu « le bonheur, la grâce, de faire plusieurs retraites silencieuses dans des monastères à Laval, à Port-Salut, à Solesmes où l’on chante magnifiquement le grégorien, ou à l’abbaye de Lérins, sur l’île Saint-Honorat. Ce sont des havres de repos, de méditation, de beauté ». Dans notre époque où le bruit est partout, la frénésie présente à chaque instant, Lonsdale note que « le silence est d’or dans ce monde moderne bruyant où l’on arrête pas de gesticuler, de parler, de courir, mais après quoi au fond ? J’ai besoin de silence ». Il ajoute : « je connais bien la Règle de saint Benoît que je lis toujours avec joie ». Ce dernier, qui vécut au VIème siècle, est le fondateur de l’ordre des Bénédictins qui a très fortement inspiré le monachisme occidental.

En rentrant chez lui, suite à son voyage en Afrique du Nord, Lonsdale estime que « c’est beau qu’un film de cinéma ait pu montrer des croyants capables de répondre au commandement d’amour du Christ. Les moines de Tibhirine ont été les témoins de sa présence dans un milieu qui ne croyait pas en Lui ». Malheureusement encore aujourd’hui, nombreuses sont les zones géographiques où Jésus est royalement ignoré.

Cette profession de foi écrite par Lonsdale nous remet en mémoire une vérité essentielle : le pardon constitue un des éléments originels de la doctrine catholique. Il écrit une pensée pertinente à laquelle nous adhérons totalement :

« je crois que ce que le Seigneur nous demande, c’est de pardonner. C’est un point important de la foi chrétienne. Il y a tellement de gens qui n’aiment pas demander pardon pour leurs erreurs ou pardonner à quelqu’un qui leur a fait du mal… Ce refus de tout pardon entraîne un cancer de l’âme. Le pardon est pourtant une source de guérison intérieure ».

Contrairement à ce que beaucoup estiment, le pardon authentique ne signifie pas faiblesse ou niaiserie, mais au contraire il témoigne de la grandeur d’âme de celui qui le pratique.

De fait, le pardon remonte au Christ Lui-même lorsqu’Il enseigne aux Apôtres le Notre Père. Lonsdale développe son propos de fort belle manière : « dans cette prière, il y a un verset qu’on ne peut pas enjamber. Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». Trop souvent, hélas, les catholiques ont tendance à l’oublier. Cette évocation salutaire nous met du baume au coeur.

Michael Lonsdale nous livre avec douceur et une très grande simplicité les différentes émotions qui l’ont accompagné tout au long de son pèlerinage. Des belles photos rendent compte des temps forts qu’il a vécus. Elles nous permettent de mieux visualiser les lieux où l’auteur chemina.

Il conclut : « j’ai désiré partager des éclats de mon pèlerinage sous forme de bloc-notes. Avec l’idée que mes lecteurs puissent eux aussi rendre visite aux moines. Par le pouvoir merveilleux des mots et des images. Et bien sûr, par le puissant relais de la prière ». L’évangéliste Matthieu écrit : « Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez». Qu’il en soit ainsi…

(1) Des hommes et des dieuxest un film dramatique français de Xavier Beauvois, inspiré librement de l’assassinat des moines de Tibhirine en Algérie en 1996. Il retrace la vie quotidienne des moines et leurs interrogations face à la montée de la violence durant les mois précédant leur enlèvement lors de la guerre civile algérienne.

(2) L’ordre cistercien de la Stricte Observance, dont les membres sont familièrement appelés trappistes, est un ordre monastique catholique contemplatif qui forme avec l’ordre cistercien et les moniales bernardines, la Famille cistercienne ou Familia Cisterciensis, vivant selon la règle de saint Benoît.

(3) Notre-Dame d’Afrique est une basilique catholique située à Bologhine, quartier/commune d’Alger, en Algérie.

Luxembourg : un gouvernement libertaire

Un accord de coalition a été signé le 3 décembre 2018 au Luxembourg par les trois partis qui ont formé le gouvernement à l’issue des élections législatives du 14 octobre 2018.

L’ancienne coalition a été reconduite : elle se compose du LSAP (parti socialiste), du Parti démocratique (libéral, traditionnellement lié aux milieux franc-maçons) et les Verts.

Ces trois partis ont obtenu 31 sièges sur 60, alors même qu’en nombre de voix ils sont minoritaires. Le mode de scrutin est complexe et s’appuie sur un scrutin proportionnel plurinominal de liste, avec possibilité de panachage et de vote préférentiel.

Le nombre d’électeurs inscrits est de 259.887. Le taux d’abstention a été de 10,39% (le vote est normalement obligatoire). Si l’on tient compte de l’abstention et des votes nuls ou blancs, seuls 216.024 électeurs se sont effectivement exprimés. Au 1er janvier 2018, la population totale était de 602.005 personnes, les citoyens luxembourgeois en représentant 52% (il faut observer ici que la population luxembourgeoise est vieillissante, le nombre de décès dépassant parfois celui des naissances – la situation démographique n’est stabilisée qu’à coup de naturalisations : 9.030 en 2017, 7.140 en 2016, 5.305 en 2015…).

Pour revenir au scrutin, au total, 3.529.837 voix ont été exprimés. Les trois partis de la coalition ont rassemblé 1.752.215 voix (moins de la moitié des voix exprimés), écartant pour la deuxième fois le principal parti, le Parti chrétien-social, qui a lui seul a obtenu 999.360 voix, soit un million.

Il faut dire que le Parti chrétien-social a mené une campagne calamiteuse et ne parvient plus à mobiliser son électorat vieillissant. A noter que ce parti, de tradition catholique, ne se réfère quasiment plus à ce qui était au coeur de sa doctrine et de son action. Il devient en effet difficile de distinguer le chrétien-social du libéral, par exemple.

Le programme contenu dans l’accord de coalition est un programme extrêmement libéral, à tous points de vue, reflet d’une anthropologie fondée sur le seul individualisme. En voici des extraits :

Droit de la famille: filiation, procréation médicalement assistée, gestation pour autrui, adoption, accès aux origines

La modernisation du droit de la famille sera finalisée. Les travaux parlementaires sur le projet de loi portant réforme du droit de la filiation n°6568A seront poursuivis. Cette réforme vise la disparition des différences entre filiation naturelle et filiation légitime.

Avec cette réforme sera également créé un cadre légal clair pour l’établissement de la filiation des enfants issus d’une procréation médicalement assistée avec ou sans tiers donneur (dite PMA exogène ou endogène). La PMA réalisée après le décès du conjoint (dite PMA post mortem) sera également autorisée.

Seront également entérinés les concepts de co-maternité et co-paternité. L’accessibilité aux techniques de PMA sera garantie aux personnes ayant ensemble ou seul un désir d’enfants. L’introduction d’un nouvel acte d’état civil (dénommé « acte de parentalité ») permettant au/aux parent(s) non biologique(s) de reconnaître l’enfant, permettra sous certaines conditions la reconnaissance d’enfants nés de gestations pour autrui (GPA) réalisées à l’étranger et l’inscription des deux personnes de même sexe comme parents sur l’acte de naissance de l’enfant.

Cette réforme introduira le principe que l’enfant a le droit d’avoir, dans la mesure du possible, accès à ses origines. Le Gouvernement prendra rapidement une initiative législative en vue de la mise en œuvre des modalités d’exécution de ce principe général visant à introduire un accès aux origines des enfants en cas d’adoption ou de PMA avec tiers donneur.

La réforme du droit de l’adoption sera poursuivie.

Transsexualité, intersexualité

La possibilité d’inscrire une troisième option dans le registre de l’état civil sera examinée. Les interventions chirurgicales ou médicales chez les mineurs incapables de discernement et chez qui le sexe biologique ne peut pas être clairement déterminé seront interdites par la loi, sauf les cas de nécessité vitale. 

Cannabis récréatif

Une législation portant sur le cannabis récréatif sera élaborée. Les objectifs principaux en seront de dépénaliser, voire de légaliser sous des conditions à définir, la production sur le territoire national de même que l’achat, la possession et la consommation de cannabis récréatif pour les besoins personnels des résidents majeurs, d’éloigner les consommateurs du marché illicite, de réduire de façon déterminée les dangers psychiques et physiques y liés et de combattre la criminalité au niveau de l’approvisionnement. A cette fin, il s’agira d’instaurer sous le contrôle de l’Etat une chaîne de production et de vente nationale et de garantir ainsi la qualité du produit.

Les recettes provenant de la vente du cannabis seront investies prioritairement dans la prévention, la sensibilisation et la prise en charge dans le vaste domaine de la dépendance.

La société luxembourgeoise était riche de son christianisme et attachée au catholicisme. Cela appartient au passé et la question est de savoir s’il y aura dans ce pays des personnes dotées de l’énergie nécessaire et d’une pensée claire pour le rechristianiser. Le pessimisme est de mise, faute d’une combativité que l’on trouve par exemple en France ou en Italie.

La société luxembourgeoise était riche de son christianisme et attachée au catholicisme. Cela appartient au passé et la question est de savoir s’il y aura dans ce pays des personnes dotées de l’énergie nécessaire et d’une pensée claire pour le rechristianiser. Le pessimisme est de mise, faute d’une combativité que l’on trouve par exemple en France ou en Italie.

Un traité franco-allemand passé entre deux chefs d’Etat en déficit de légitimité : les mariages forcés se terminent en général mal

Communiqué de Mouvance France :

Le traité franco-allemand que Macron et Merkel s’apprêtent à signer à Aix-la-Chapelle, peut-être d’ores et déjà tenu pour illégitime et sans doute mort-né.

Il aura le contraire de effets escomptés car il aigrira les relations entre les deux peuples.

Ce traité a été préparé en catimini, sans débat ; son contenu a été dévoilé par surprise quelques jours seulement avant sa signature.

Il sera passé entre  deux chefs d’Etat  et de gouvernement en grave déficit de légitimité : Emmanuel Macron, empêtré dans la crise des Gilets jaunes dont la cote est au plus bas, Angela Merkel en fin de course,  gérant les affaires courantes. Triste caricature du traité franco-allemand, dit de l’Elysée, signé le 22 janvier 1963 entre Charles de Gaulle et Konrad Adenauer,  tous deux assis sur une forte  légitimité, mettant fin à un siècle d’hostilité entre les deux pays.

Le partenariat franco-allemand, dans l’esprit du général  de Gaulle ne pouvait être qu’être équilibré ; or les Français ont aujourd’hui le sentiment qu’il est de plus en plus  déséquilibré. L’euro tel qu’il a été  géré  en est la principale cause : il  stimule fortement  l’industrie allemande et  entraine la mort lente  de l ‘industrie française. Les échanges , même agricoles, sont de plus en plus excédentaires pour l’Allemagne, déficitaires pour la France, sans  issue en vue.

Comme s’il y avait un plan concerté d’affaiblir la puissance française, le contrôle de nos fleurons industriels dans les secteurs stratégiques, produits du génie national : Alstom, Nexter,  bientôt peut-être Naval-Group et d’autres est transféré outre-Rhin – ou ailleurs – sous prétexte de coopération. Airbus, issu de l’effort de  générations d’ingénieurs français,  échappe aujourd’hui à tout contrôle français.

Le traité franco-allemand laisse voir le projet d’effectuer à terme la fusion des deux nations en un seul Etat : un Parlement, un budget, une armée. Il comporte un appui français à la revendication allemande d’un siège permanent au conseil de sécurité qui , même si celle-ci  n’a aucune chance d’aboutir,  apparaitra au monde entier comme un signe d’allégeance.  Macron espère, en s’appuyant  sur Merkel, entrainer les autres pays dans un ultime sursaut vers l’intégration supranationale. C’est le contraire qui va se produire : ce traité, qui n’est au demeurant pas conforme au traité de Lisbonne soumettant les coopération renforcées à l’aval des autres Etats-membres (article 21), ne pourra qu’exciter le ressentiment envers nos deux pays.

Tout laisse penser que l’intégration projetée ne correspond ni de près ni de loin à la volonté de nos deux peuples. Il va d’ailleurs à rebours du sens de l’histoire qui voit partout le retour de nations soucieuses de maintenir leur souveraineté et de défendre leurs intérêts : Etats-Unis, Royaume-Uni, Italie, Europe de l’Est, Russie, Chine etc.

Le peuples, comme les individus n’aiment pas la promiscuité. Les Allemands qui ont toujours refusé la notion de couple franco-allemand, trop familière à leur gré (ce dont les médias français qui répètent à tout va cette expression ne se sont jamais aperçus), le savent bien. Deux voisins qui s’entendent bien se détesteront vite si  les cloisons qui les séparent sont abattues. La réconciliation franco-allemande semblait une chose acquise. En nous obligeant à partager le même lit, Macron et Merkel la remettent en cause : les mariages forcés se terminent en général mal. 

Le traité n’accorde qu’une place secondaire  à la  question de la langue : les Allemands savent de moins en moins le français et les  Français de moins en moins l’allemand. Macron lui-même qui se targue de parler bien l’anglais  n’a jamais fait l’effort d’apprendre un peu d’allemand. Il en résulte une ignorance réciproque grandissante  dont témoigne une oligarchie française  germanomane qui veut imiter tout ce qui vient de l’autre côté de Rhin mais ignore ce qui s’y passe.

Que nos amis Allemands ne s’y  trompent pas : cette apparente germanophilie des prétendues élites françaises est moins le signe d’un  intérêt  pour l’Allemagne réelle que de leur mépris pathologique pour le peuple français.  Les Français avec lesquels leur gouvernement négocie dans le secret ne sont pas le peuple français. Ils ne l’ engagent pas. Qu’ ils prennent garde de ne pas subir le contrecoup du discrédit et de la haine qu’inspirent aujourd’hui à une majorité de  Français les dirigeants auxquels ils ont affaire. Loin  de rapprocher les deux peuples ce traité risque de les brouiller gravement.

Ce traité constitue enfin un bras d’honneur aux revendications populaires :  il implique un renforcement de l’euro,  qui constitue la principale source de déséquilibre entre les deux pays et de la baisse du pouvoir d’achat dont se plaignent les Gilet jaunes, nullement xénophobes ou germanophobes jusqu’ici mais qui, devant tant de mépris, pourraient le devenir.

Guillaume Bernard à La Marche pour la vie : la politique en faveur de l’avortement relève du suicide collectif

Voici l’Intervention de Guillaume Bernard au début de la Marche pour la vie hier :

Chers amis, merci ! Merci d’abord à tous les bénévoles qui organisent et encadrent ce rassemblement. Merci aussi à vous tous d’être, en ce début d’après-midi, déjà si nombreux. Merci de ne pas vous être laissés intimider par les sirènes de la bien-pensance. Merci d’avoir compris que dénoncer la chosification de l’enfant par la PMA et la GPA nécessite de lutter contre la matrice de toutes les dérives sociétales en matière de mœurs et de bioéthique, c’est-à-dire l’avortement.

Pour se donner bonne conscience, certains vous disent, certains nous disent que l’avortement est un enjeu du passé, un combat d’arrière-garde. Feignent-ils de ne pas savoir que, faute d’opposants suffisamment conscients des enjeux, l’avortement est très régulièrement l’objet de nouvelles dispositions juridiques qui aggravent sans cesse le sort réservé au plus innocent des êtres.

Jugez-en plutôt. La puissance publique organise l’avortement dans le service public hospitalier. Elle le banalise en n’imposant plus de stricte condition pour le pratiquer : suppression de la situation de détresse psychologique ou matérielle pour y recourir (loi du 4 août 2014) et du délai de réflexion de sept jours (loi du 26 janvier 2016). Le pouvoir politique le publicise en en faisant supporter le coût par les finances publiques (loi du 31 décembre 1982, arrêté du 26 février 2016). Il viole ainsi la liberté de conscience des contribuables. Mais, ce n’est pas tout. Il s’en fait d’autant plus le promoteur qu’il cherche à limiter la diffusion d’informations dissuasives : la loi du 27 janvier 1993 a créé le délit d’entrave à l’avortement étendu, par la loi du 4 août 2014, à toute action visant à bloquer l’accès à l’information sur l’avortement ; quant à la loi du 21 mars 2017, elle a créé le délit d’entrave numérique.

En définitive, la puissance publique légitime l’avortement et en endosse la responsabilité ; elle fait de l’addition de drames individuels une pratique collective délibérée sous sa responsabilité, une politique visant l’élimination d’une catégorie d’être précis : les enfants à naître déclarés non désirés qui sont, ainsi, explicitement discriminés. Cette collectivisation de la responsabilité est au cœur de la résolution votée le 26 novembre 2014 par l’Assemblée nationale qui ne prend pas la défense d’un simple, si j’ose dire, laisser-faire individuel mais revendique une politique active garantissant et favorisant l’avortement.

La classe politique, dans sa quasi-totalité, est responsable, moralement et juridiquement, de cette politique. Elle essaie de se donner bonne conscience en tentant de nier, contre toute vraisemblance scientifique, la nature humaine de l’enfant à naître. Il est vrai qu’elle serait, alors, conduite à devoir reconnaître qu’elle se rend complice d’un incommensurable crime en promouvant, en encourageant, en facilitant un crime contre l’humanité de chacun et de tous les enfants avortés. Certains pensent même qu’il s’agit, là, d’un authentique génocide tant le nombre cumulé de victimes est colossal.

Nier l’humanité de l’enfant à naître relève du déni de réalité. Car, tout le patrimoine génétique qui fait un être unique, un être singulier est présentdès la conception. L’enfant à naitre est bien un être humain, un être distinct aussi bien de sa mère que de son père, un être irréductible à quiconque, y compris à celle qui, pendant un temps, le porte en son sein. Ce que l’avortement met en jeu, c’est le corps personnel de l’enfant à naître, le même corps qu’il aura toute sa vie, son propre corps dont personne n’a le droit de disposer, que personne n’a le droit de s’approprier.

L’enfant à naître est le résultat de la rencontre du féminin et du masculin. Leur conjonction est indispensable pour qu’il y ait conception. Aussi, prétendre exclure les hommes du débat sur l’avortement, comme le voudraient certaines féministes, relève, là encore, du déni du réel. Il est vrai que des mâles égoïstes et corrompus abandonnent des femmes enceintes ou leur imposent, par le crime du viol, une grossesse. Mais, reporter leur responsabilité sur l’enfant, faire supporter leur culpabilité à celui qui est parfaitement innocent, cela reviendrait à ajouter à la monstruosité et au crime une autre monstruosité et un autre crime. L’enfant à naître n’est pas un agresseur, l’avortement n’est pas un acte de légitime défense mais bien l’expression de la loi du plus fort.

L’avortement punit l’enfant à naître d’exister alors qu’il est totalement innocent. Quel acte a-t-il commis qui mériterait comme rétribution son élimination ? Aucun ! Il n’a rien fait, il n’a rien demandé. Pas même d’être conçu. Il est, il est en vie, c’est tout. Et parce qu’il est le plus innocent de tous les innocents, parce qu’il est le plus sans défense de tous les êtres sans défense, il serait permis de le mettre à mort ? Il y, là, le plus barbare des totalitarismes.

Pour éviter de le voir, les thuriféraires de l’avortement s’abandonnent au nihilisme : sous prétexte que l’enfant n’est pas assuré d’être heureux, sous prétexte que sa vie risque de ne pas être parfaite, ils se croient autorisés à faire l’apologie du non-être et à le préférer à l’être. L’idéologie mortifère par excellence. Mortifère pour l’enfant à naitre dont on nie l’être singulier, dont on refuse l’espérance que sera sa vie. Mais, mortifère aussi pour la société. Car l’apologie de l’avortement refuse de voir que l’enfant à naître est un être vivant qui, avant même d’être né, joue déjà un rôle social : celui de successeur, celui de continuateur. La politique en faveur de l’avortement relève du suicide collectif. D’ailleurs, certains politiques osent justifier la limitation des naissances pour faciliter l’accueil de l’immigration. Avortement de masse et immigration de masse vont, dans leur esprit, souvent de pair.

L’avortement nie la vie innocente de chacun des enfants à naître qu’il élimine. Mais, l’avortement est aussi une agression contre la cohésion intergénérationnelle et culturelle du corps social. Par notre présence à la marche pour la vie, nous témoignons n’entendre jamais céder à la culture de mort, nous témoignons de notre opposition à l’homicide de l’enfant à naître et au suicide démographique et culturel de notre société. La force de la vie est immense. Soyons assurés que la vie l’emportera. Bonne marche pour la vie à tous !

Détournement de fonds lors du Téléthon

Encore un nouveau scandale du côté de l’AFM. L’AFM –association française contre les myopathies – a déposé plainte en octobre 2018 pour abus de confiance aggravé suite à un détournement de fonds. Les faits se seraient produits en 2017 à Plaissan, au nord de Montpellier.

1.720,05 euros auraient été versés à l’association. Or celle-ci n’a reçu qu’un versement de 130,75 euros. A l’occasion du Téléthon 2017, un gala avait été organisé, auquel 300 personnes auraient pris part. Or, selon l’organisatrice, l’intégralité de la recette aurait à peine suffi à couvrir les dépenses (le traiteur et la location du chapiteau). Deux chèques auraient par ailleurs été falsifiés et directement portés au crédit de l’un des prestataires. Une donatrice s’était émue de ne pas recevoir de justificatif lui permettant de bénéficier d’une réduction d’impôt et a alerté l’AFM.

Sur les documents remis à l’association française contre les myopathies, figure le nom de la maire de Plaissan, Béatrice Négrier (DVG), en qualité de trésorière de l’événement. Un rôle que l’organisatrice aurait depuis démenti dans une lettre. Béatrice Négrier, conseillère régionale de la région Occitanie, fut vice-présidente de la région en charge de l’emploi, la formation professionnelle et l’apprentissage. Un poste qu’elle avait dû quitter en 2016 après avoir été condamnée par le tribunal correctionnel de Montpellier à 4.000 euros pour abus de confiance.

La CFTC participait à la Marche pour la vie

La CFTC Metallurgie des Yvelines indique :

Ce dimanche a eu lieu la grande marche annuelle pour la vie. La devise de la CFTC est « la vie à défendre » et il n’était pas décalé d’en être en tant que CFTC pour, à tout le moins, comprendre de l’intérieur les motivations de ces marcheurs-là.

Les organisateurs ont montré comment les questions qui ont suscité le mouvement des gilets jaunes rejoignent les préoccupations des défenseurs de la vie : « défendre les plus faibles, ça c’est fort » ; Ils ont pointé du doigt

  • l’interdiction d’objection de conscience faite par le législateur au personnel soignant.
  • L’injonction contradictoire qui réside dans l’obligation faite à des personnels formés pour soigner et guérir, de pratiquer des IVG qui, d’une part, font mal aux adultes et d’autre part ne soignent pas les enfants à naître.
  • La contradiction entre l’affirmation que « l’alcool et le tabac sont dangereux pour l’enfant dès les premières semaines de grossesse » et la notion de droit de mort sur l’embryon portée par les récentes évolutions sociétales : euthanasie par IMG, IVG, PMA.
  • Le fait que la dignité d’un bébé à naître puisse dépendre de l’existence d’un projet d’adulte
  • La régression démocratique contre laquelle manifestent également les Gilets Jaunes, a été pointée du doigt : délit d’entrave numérique à l’IVG, suppression de la semaine de réflexion des candidates à l’IVG, omniprésence de certains lobbies, l’éviction des parents dans le rôle d’accompagnement des situations e grossesse imprévue.
  • Etc.

La protection des plus faibles et des plus vulnérables rejoint la préoccupation de la CFTC. La non-disposition du corps – et de tout l’être – d’un autre est également notre souci : CFTC dénonce l’instrumentalisation des salariés qui les réduit à un rôle de producteur, consommateur, ressource épuisable et remplaçable, variable d’ajustement. Dans trop de cas, comme dans l’entreprise lorsqu’il s’agit du Personnel, les enfants à naitre ou les personnes lourdement dépendantes sont des variables d’ajustement, faute de place, de lit médicalisé ou de projet de la part des bien-portants.

Notons toutefois un écart notable entre le positionnement CFTC et les mots d’ordres de cette marche pour la vie : là où les organisateurs et animateurs disqualifiaient d’avance le grand débat national et le discréditaient d’office, la CFTC au contraire estime qu’il faut être présent dans ces espaces de parole pour porter au cœur de la représentation nationale et des consciences publiques la relation profonde entre la crise des gilets jaunes- crise du sens de la vie –  et la culture de mort et de destruction du lien social qui envahit tout insidieusement. Cette relation se résume en une question : comment faire confiance à une société qui broie ainsi les êtres humains au nom du confort des uns et des performances économiques des autres ?

La présence de militants CFTC dans le cortège, avec casquette et kWay avec la colombe CFTC, a permis de faire connaitre le syndicat aux jeunes très présents et qui n’en avaient jamais entendu parler. Comme nous aurions dû être plus nombreux en cette année 2019 !

Enfin, il est remarquable que dans cette marche pour la vie, un si grand nombre de jeunes lycéens, étudiants et jeunes professionnels aient manifesté publiquement leur joie de vivre par des danses, des chants, de beaux sourires sur de beaux visages : la vie n’est pas toujours facile même pour eux, et parmi eux, il y avait des handicapés, mais ils sont heureux de vivre et heureux de le dire. Et quelle fierté pour les familles et toutes les générations rassemblées, de voir combien une partie du peuple sait se lever lorsqu’il s’agit de rayonner la joie au milieu des détresses et des enjeux terribles de cette année 2019, d’annoncer que toute vie est belle et qu’elle mérite d’être aimée et défendue !

Eglise brûlée à Grenoble : aucune piste n’est écartée [addendum]

Le diocèse de Grenoble a diffusé un communiqué sur l’incendie qui a détruit jeudi 17 janvier l’église Saint-Jacques. En voici un extrait.

Dans la nuit du 16 au 17 janvier 2019, un grave incendie a entièrement détruit l’église Saint Jacques de Grenoble. Seul le clocher et sa croix restent debout. Située rue de Chamrousse dans le quartier Capuche, l’église saint Jacques était le lieu de culte principal de la paroisse de la Sainte Famille. La maison paroissiale à proximité n’a été que très légèrement touchée […] La police nationale et la police scientifique mènent l’enquête ; aucune piste n’est écartée pour l’instant.

De son côté, le blogue d’Yves Daoudal apporte des détails qui ne sont pas sans intérêt :

Un lecteur me fait savoir : « Le curé, prêtre missionnaire de la Salette, est un grand défenseur de la vie. Il avait déjà trouvé des tags pro mort, dont “béni soit l’avortement” sur un des murs de l’église. »

Le curé organisait un car pour aller à la Marche pour la vie…

Addendum : la chargée de communication du diocèse de Grenoble-Vienne nous précise que la cause de l’incendie a été trouvée : c’est lié a un court-circuit électrique dans le toit, la piste criminelle est donc écartée.

Qui veut la mort du village d’enfants de Riaumont et pour quelle raison ?

D’Anne Brassié :

Deux faits concomitants cette semaine : mercredi soir, 16 janvier, une émission de FR3 Pièces à conviction, Enfants placés, les sacrifiés de la République. Et le jeudi 17, à Liévin, au petit matin, la mise en garde à vue avec 30 policiers de 4 frères du village de Riaumont accusés de violences légères… Les 4 religieux sont sortis libres, sous contrôle judiciaire. Rien de sexuel ne leur est reproché, il s’agit de violences présumées sur mineurs de 15 ans. La qualification pénale retenue est de “de violences sans aucune ITT” (c’est à dire de blessures).

Lyes Louffok, aujourd’hui âgé de 24 ans, lui-même enfant placé, était le héros de l’émission. Il a été l’un des premiers à s’exprimer sur la maltraitance et les violences en publiant un récit, Dans l’enfer des foyers. Agressions sexuelles, violences graves, absence totale de réaction dans la plupart des cas dans les maisons d’enfants, dans les familles d’accueil ou dans les institutions. Détournement enfin de l’argent public ici ou là. Rappelons le budget : 8 milliards. Des parents fracassés ou simplement très limités donnent naissance à des enfants fracassés eux aussi par l’abandon ou génétiquement. Ces enfants sont confiés souvent pour le meilleur, quelque fois pour le pire à des fonctionnaires sous la responsabilité des régions.

Aux marges de ce système de petites institutions religieuses accueillent ces enfants en se finançant par des dons. 19 sont ainsi reçus et instruits au village de Riaumont. Leur école technique privée Saint-Jean-Bosco leur offre une formation professionnelle de haut niveau, menuiserie, maçonnerie et paysagisme. La remise sur rails de la majorité de ces garçons fait plaisir à voir. Le village accueillent enfin 400 scouts toute l’année.

Ils ont des ennemis acharnés depuis des années qui inventent ou utilisent des faits minuscules. Cette fois ils ont été dénoncés pour 10 violences légères datant d’une dizaine d’année. Peut être l’un des enfants a-t-il été contraint en le tirant par l’oreille comme dans toutes les caricatures de l’école de Jules Ferry ?

Aucun nom donné dans le cas des établissements publics, mais dénonciation médiatique en bonne et due forme pour Riaumont.

La tâche est immense, ardue, tellement ardue que la République est prise en flagrant délit de non assistance à enfants en danger. Pourrait on envisager de laisser les bonnes volontés s’atteler à l’oeuvre de sauvetage de ces enfants? On ne peut pas répéter liberté, égalité, fraternité et interdire la libre initiative des catholiques et les vouer cycliquement à l’opprobre générale. Cela ne marche plus.

Quand monsieur Blanquer nous menace : « J’ai maintenant les outils juridiques pour pouvoir fermer une école qui n’est pas dans les normes», il joue avec le feu. Les catholiques commencent à retrouver la lucidité et l’énergie qu’ils avaient au début du XIXe siècle. Les évêques aussi. Ils sont juste rationnels : le vivre ensemble c’est pour qui ?

Anne Brassié

c’est arrivé un 21 janvier…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 21 janvier: saints du jour français ou en France.
    • BBx Jean Baptiste du Cormier et 13 compagnons, prêtres et martyrs à Laval († 1794)

Jean-Baptiste Curpin du Cormier et treize compagnons, le 21 janvier 1794, juste un an après Louis XVI, furent guillotinés à Laval puis jetés dans une fosse commune à “La Croix Bataille”.

En Octobre 1792, quatorze prêtres lavallois réfractaires (qui refusaient de prêter serment à la Constitution civile du clergé) sont emprisonnés au couvent de Patience où ils ne bénéficient que de deux heures de visite par mois. Ne sont admis à les voir que les frères et sœurs obligatoirement assistés par le concierge du lieu.

Le 13 décembre 1793, la guillotine est installée à Laval, place du Blé (actuelle place de la Trémoille) près du Tribunal révolutionnaire.

À partir du 9 janvier 1794, tous les cultes sont interdits en France. L’église de la Trinité de Laval est transformée en “étable et magasin de fourrage” pour l’armée, puis, plus tard, en Temple de la Raison.

Le 21 janvier 1794, à 8h30, les quatorze prêtres franchissent le seuil du tribunal où ils vont être jugés par la Commission révolutionnaire. Dix marchent péniblement et quatre sont dans une charrette ; cinq d’entre eux ont plus de 70 ans.

Entre le 5 janvier et le 2 novembre 1794, en 150 audiences, cette Commission prononcera 328 peines de mort.

L’accusateur public, Volcler, un ancien prêtre apostat, leur demande une dernière fois de prêter serment. « Aidé de la grâce de Dieu, je ne salirai pas ma vieillesse », lui répond le Père Philippot, 78 ans.

« Quoi, c’est toi Volcler qui demande ma mort ? Toi que j’ai accueilli dans ma maison, admis à ma table, que j’ai tendrement aimé…», ajoute le père Migoret.

Ils sont exécutés après avoir été empêchés par leurs gardiens de chanter ensemble un dernier “Salve Regina”. Ils seront suivis de 5 vendéens qui comparaissaient eux aussi en tant qu’ennemis de la République. Les 4 juges, dont 2 prêtres renégats, qui assistent à l’exécution de la fenêtre d’un immeuble voisin, boivent un verre de vin rouge à chaque tête qui tombe et encouragent la foule à crier avec eux: «Vive la République, à bas la tête des calotins ! ».

Les corps des 14 prêtres, tout comme les défunts du moment, sont jetés dans une fosse commune, à Avesnières, dans une lande nommée “La Croix Bataille” sur la route d’Entrammes. Dès le jour de leur exécution, les prêtres sont vénérés comme des martyrs ; on envoie des enfants tremper des mouchoirs dans leur sang. En 1803, un rapport de gendarmerie signale des pèlerinages, allant de 50 à 600 personnes, à “La Croix Bataille”, près de la fosse commune où ils ont été ensevelis.

Le 6 août 1816, suite aux démarches du curé d’Avesnières, les corps des 14 martyrs sont exhumés et déposés dans la chapelle Saint Roch du cimetière paroissial d’Avesnières.

Le 9 août, ils sont transférés dans le transept sud de l’église d’Avesnières, au pied d’un monument. Une chapelle expiatoire est dressée à “La Croix Bataille” à la mémoire du prince de Talmont et des autres victimes de la Révolution. Le bâtiment est détruit en 1869.

En 1945, Max Ingrand dessine un vitrail pour la basilique. Les 14 prêtres y sont symbolisés par 14 palmes. Le 19 juin 1955, le Vénérable Pie XII béatifie les 14 prêtres ainsi qu’un curé et quatre religieuses également guillotinés en 1794. Les corps sont transférés dans le chœur de la basilique.

Les quatorze prêtres guillotinés le 21 janvier 1794 :

– Jean-Baptiste Turpin du Cormier, 64 ans, curé de la Trinité, reconnu comme le responsable, sera exécuté le dernier à la demande de Volcler, l’accusateur public.
– Six curés : Jacques André, 50 ans, André Dulion, 66 ans, Louis Gastineau, 66 ans, François Migoret-Lamberdière, 65 ans, Julien Moulé, 77 ans et Augustin-Emmanuel Philippot, 77 ans.
– Quatre aumôniers : Pierre Thomas, 75 ans, chez les Augustines de Château-Gontier, Jean-Marie Gallot, 46 ans, chez les Bénédictines, Joseph Pelé, 74 ans, chez les Clarisses, et Jean-Baptiste Triquerie, 57 ans, diverses maisons franciscaines.
– Trois hors ministères : René-Louis Ambroise, 74 ans, Julien-François Morin de la Girardière, 64 ans, et François Duchesne, 58 ans.

  • le 21 janvier 1118 : mort du pape Pascal II.
  • le 21 janvier 1188 : à Gisors, Philippe Auguste, Henri II d’Angleterre et Frédéric Barberousse prennent la croix et rassemblent des troupes pour la Troisième croisade.

Dès le début, à Gisors, en Normandie, Philippe II Auguste, Henri II d’Angleterre et le comte de Flandre conviennent de distinguer leurs hommes par couleurs. La croix de gueules (rouge) fut attribuée aux Français, d’argent (blanc) aux Anglais et de sinople (vert) aux Flamands.

Cette croisade débute en 1189 et s’achève en 1192 ; elle est menée par les Rois de France, d’Angleterre et l’empereur d’Allemagne, dans le but de reprendre la Terre sainte à Saladin.

Le pape Grégoire VIII veut, dès son accession sur le trône de Saint-Pierre en octobre 1187, reconquérir les territoires perdus. Il émet la bulle Audita tremendi qui appelle à la troisième croisade. Henry II d’Angleterre et Philippe Auguste cessent leur guerre et imposent la « dîme saladine » à leurs sujets pour financer cette croisade.

  • le 21 janvier 1276 : Innocent V devient Pape.

Après la mort de Grégoire X, Pierre de Tarentaise est élu pape sous le nom d’Innocent V, mais il meurt cinq mois plus tard. Il est béatifié le 9 mars 1898 par le pape Léon XIII.

  • le 21 janvier 1338 : naissance de Charles V, Roi de France.

La princesse Bonne de Luxembourg, épouse du Roi Jean II le Bon, donne naissance à un fils, Charles à Vincennes. Ce dernier devient à son tour Roi, sous le nom de Charles V, dit le Sage à 26 ans, le 8 avril 1364.

Voir les chroniques du 19 mai et du 16 septembre.

  • le 21 janvier 1503 : le dauphin François, fils de la Reine Anne et du Roi Louis XII, meurt quelques heures après sa naissance.
  • le 21 janvier 1558 : François Ier, duc de Guise, s’empare de Guines, puis de Ham.
  • le 21 janvier 1606 : le Parlement anglais décide de sévères sanctions contre les catholiques.
  • le 21 janvier 1793 : assassinat de Louis XVI, Roi de France, sur la place de la révolution, ancienne place Louis XV et future place de la Concorde.

La France refuse que le pouvoir politique de la Nation trouve son origine en Dieu

À 10h20, sur la place de la Révolution, actuellement la place de la Concorde, le Roi de France, Louis XVI, âgé de 39 ans, est guillotiné. Emprisonné au Temple avec sa famille depuis le mois d’août 1792, il a été condamné à la peine de mort par le tribunal révolutionnaire le 18 janvier 1793, au mépris de toutes les lois du Royaume et de toute consultation de la volonté du peuple, dont ce tribunal se réclamait. La Convention l’accuse d’être un traître à la nation. Ses dernières paroles sont :

“Français, je meurs innocent; je pardonne à mes ennemis; je prie Dieu que mon sang ne retombe pas sur la France”…»

Mais la fin de ses mots est occultée par le roulement de tambour annonçant son exécution. Le 16 octobre suivant, le Reine, Marie-Antoinette est à son tour guillotinée.

« Quand on relit Saint-Just et le célèbre pamphlet du Marquis de Sade, on comprend à quel point le meurtre du Roi fut un acte consciemment sacrilège, la profanation volontaire du sacre de Reims, « la messe noire de l’histoire de France », dont nous n’avons pas fini de vivre les ultimes conséquences. C’est un acte symbolique et théâtral, selon le génie de ce peuple, qui domine l’histoire de France, et s’oppose au baptême de Clovis à Reims ou l’aventure triomphale et sacrificielle de Jeanne d’Arc. Ce n’est pas une société profane qui s’est scellée dans le sang de Louis XVI, c’est une contre-chrétienté : en immolant l’Oint du Seigneur, ce peuple en tant que peuple abdiquait la haute espérance du royaume de Dieu. »

R.-L. Bruckberger, dans Dieu et la politique, p. 71

Et Pie VI, le 17 juin 1793 :

«Le Roi Très Chrétien Louis XVI a été condamné au dernier supplice par une conjuration impie, et ce jugement s’est exécuté (…) Qui pourra jamais douter que ce Monarque ait été principalement immolé en haine de la Foi et par esprit de fureur contre les dogmes catholiques (…) Ah ! France ! Ah ! France ! Toi que nos prédécesseurs appelaient le miroir de la Chrétienté et l’inébranlable appui de la foi ; toi qui, par ton zèle pour la croyance chrétienne et par ta piété filiale envers le Siège Apostolique, ne marche pas à la suite des nations, mais les précède toutes, combien tu nous es contraire aujourd’hui ! Ah ! Encore une fois, France ! Tu demandais toi-même auparavant un roi catholique. Tu disais que les lois fondamentales du royaume ne permettaient pas de reconnaître un roi qui ne fut pas catholique. Et maintenant que tu l’avais, ce roi catholique, c’est précisément parce qu’il était catholique que tu viens de l’assassiner !… Jour de triomphe pour Louis XVI, à qui Dieu a donné et la patience dans les tribulations et la victoire au milieu de son supplice! »

(Allocution au Consistoire secret du 17 juin 1793 sur l’assassinat de Louis XVI)

  • le 21 janvier 1794 : lancement des colonnes infernales de Turreau sur la Vendée.

Après la dislocation de l’armée vendéenne à Savenay, la Convention décide de poursuivre la “pacification” de la Vendée. Le soutien apporté à la contre-révolution par la population ayant été puissant, Robespierre et son gouvernement veulent appliquer jusqu’au bout leur résolution du 1er août, prônant des mesures extrêmes pour détruire la rébellion : destruction des récoltes et des villages, exécution des suspects, confiscation du bétail. Ces lois, ainsi que celle du 1er octobre, n’ont jamais été abolies depuis! Turreau va mettre en œuvre avec application cette politique de la terre brûlée. Seules quelques villes d’importance doivent être épargnées, le reste peut être rasé… Pendant près de cinq mois, les colonnes infernales vont multiplier exactions et massacres.

Vitrail commémorant le massacre du Luc-sur-Boulogne le 28 février 1794

12 “colonnes infernales” vont quadriller la région et la dévaster. Le 28 février 1794, tuant et incendiant tout sur leur passage, les colonnes Cordellier et Crouzat se dirigent vers le village des Lucs-sur-Boulogne. Elles sont attaquées par Charette et mises en déroute. Cependant, Charette se retire. Martincourt, un lieutenant de Cordellier s’en aperçoit, se dirige vers Les Lucs et massacre le village: des femmes, des enfants dont 109 avaient moins de 7 ans. Les soldats poussent la population dans l’église, mais, celle-ci est trop petite. Les républicains chargent à la baïonnette et massacrent toutes les personnes restées à l’extérieur. La chapelle est ensuite fermée et incendiée, puis détruite au canon.

  • le 21 janvier 1814 : Napoléon libère Pie VII, qui repart de Fontainebleau vers Rome, passant par Milan et Ancône, sa ville natale.
  • le 21 janvier 1815 : les corps de Louis XVI et de Marie-Antoinette, redécouverts par Desclozeaux, sont re-transportés à l’église St Denis en cortège solennel.

Le Dies irae est chanté en sourdine.

  • le 21 janvier 1867 : naissance de Maxime Weygand, général français.

 « Né de père et de mère inconnus et sans doute royaux » C’est par ces mots que Jean Paulhan directeur en exercice de l’Académie française commence son discours lors des funérailles du général, le 2 février 1965, sur le parvis de l’église Saint Philippe du Roule, puisque De Gaulle a refusé des funérailles nationales aux Invalides à ce grand serviteur de la Nation française.

Son histoire tient du roman et cela commence dès sa naissance, puisque diverses thèses s’affrontent sur ses origines. Weygand serait né le 21 janvier 1867 à Bruxelles, de parents inconnus. Selon Bernard Destremau, dans Weygand, éd. Perrin, 1990, plusieurs hypothèses existeraient. Mais une photo prise à quelques semaines de là, montre que le bébé a au moins un an, peut-être 18 mois. On n’est même pas certain qu’il soit né en Belgique.

Bernard Destremau avance une autre hypothèse : Weygand pourrait être le fils adultérin de l’empereur Maximilien et d’une dame de la haute société mexicaine. L’empereur avait le riche tempérament des Habsbourg, ce dont Charlotte se plaignait

D’autres comme André Castelot, ayant reçu une soi-disant confidence du roi des Belges, Léopold III affirment que Maxime Weygand serait le fils du colonel van der Smissen et de l’impératrice Charlotte du Mexique, fille du roi des Belges Léopold Ier. Cette possibilité est rendue plausible par la très grande ressemblance entre Weygand et van der Smissen. Elle est aussi soutenue par Dominique Paoli dans son livre Maxime ou le secret Weygand (Bruxelles, 2003). Le colonel van der Smissen commandait le corps militaire belge au Mexique, puis il devient l’aide de camp de l’impératrice Charlotte.

Le général De Gaulle, reliait la naissance de Weygand à l’expédition du Mexique. Ainsi, lors du Conseil des ministres préparant sa visite officielle au Mexique, le ministre des armées Pierre Messmer, annonce que la France va restituer au Mexique les fanions de l’Armée mexicaine pris par Napoléon III, et déclare à ce sujet que cette guerre n’avait rien rapporté à la France. Le général l’interrompt et lui dit :

« Si, cette guerre nous a rapporté Weygand ! »[1]

Les Mémoires de Maxime Weygand restent totalement silencieuses sur ses tuteurs, alors qu’il rend longuement hommage à sa gouvernante et à l’aumônier de son lycée, qui lui ont insufflé sa foi catholique.

Il est le bras droit du maréchal Foch sur la fin de la Grande Guerre; et est chargé, le 11 novembre 1918, de lire les conditions de l’Armistice à Rethondes à la délégation allemande. Nommé le 19 mai 1940 commandant en chef de l’armée française, en remplacement de Gamelin, alors qu’il est trop tard pour inverser le cours de la défaite, il est le premier haut responsable à se déclarer partisan de l’Armistice avec l’Allemagne nazie. Il devient ministre du gouvernement de Vichy et applique les mesures de la Révolution nationale, notamment en Afrique du Nord.

Le 28 juin 1940, il rédige un programme approuvé par le Maréchal Pétain:

  • Il y explique la nécessité de libérer la France « d’un régime de compromissions maçonniques, capitalistes et internationales qui nous a conduits où nous en sommes ».
  • Il y critique « la lutte des classes qui a divisé le pays, empêché tout travail profitable, permis toutes les surenchères de la démagogie». Il prône « un nouveau régime social, fondé sur la confiance et la collaboration entre ouvriers et patrons. »
  • Il déplore qu’en raison de la baisse de la natalité, la défense nationale ait été assumée par « une proportion inadmissible de contingents nord-africains, coloniaux et étrangers ».
  • Il affirme enfin qu’il faut réformer l’éducation de la jeunesse, mettre fin à « la vague de matérialisme qui a submergé la France », et « revenir au culte et à la pratique d’un idéal résumé par les mots Dieu, Patrie, Famille, Travail. »
  • Il conclut en demandant une épuration de l’administration et du personnel dirigeant, car : « A un programme nouveau, des hommes nouveaux[2]. »

Écarté du gouvernement sous la pression allemande en 1941, contre « dissidence gaulliste », tout en s’opposant à l’invasion de la zone sud par les Allemands du 11 novembre 1942, Weygand est interné en novembre 1942 jusqu’à la fin de la guerre au château d’Itter, dans le Tyrol autrichien. Après-guerre, Il est un défenseur de la mémoire du maréchal Pétain ; puis un soutien aux partisans de l’Algérie française pendant la guerre d’Algérie.

Libéré en mai 1946 et dégagé de toute responsabilité en 1948, il bénéficie d’un non-lieu sur tous les chefs d’accusation par la Haute Cour de Justice.

En 1951, il refuse d’être inscrit dans la proposition de loi concernant la promotion de généraux au maréchalat, son nom avait été proposé par le député Guy Jarrosson, auteur du projet de loi, au côté des généraux de Lattre et Alphonse Juin.

Dans un billet du Monde, Hubert Beuve-Méry résume le sentiment d’une partie de l’opinion:

« On peut n’avoir en rien partagé les idées du disparu… il n’en reste pas moins auréolé de la gloire des vainqueurs de 14-18. Chicaner à ce compagnon de Foch, grand-croix de la Légion d’honneur et médaillé militaire, une simple messe de Requiem dans cette même église où tant de lieutenants font bénir leurs jeunes amours apparaît comme un geste sans grandeur, une injustice, une faute et l’on craint que des rancunes personnelles n’y aient plus de part que la raison d’État. »

A sa mort en 1965, il est le doyen d’âge et d’élection de l’Académie française. Désavouant son ministre, De Gaulle refuse qu’une cérémonie solennelle se tienne aux Invalides.

Une foule immense assiste à ses obsèques en l’église Saint-Philippe-du-Roule (8e arrondissement de Paris), le 2 février, conduite par les trois épouses et veuves des maréchaux Juin, Leclerc et de Lattre de Tassigny, en présence d’un grand nombre de généraux, dont Pierre Kœnig, le plus illustre chef militaire de la France libre encore en vie.[3] Maxime Weygand est enterré au cimetière Saint-Charles de Morlaix.

  • le 21 janvier 2009 : le pape Benoit XVI lève, par décret, les excommunications des 4 évêques de la Fraternité St-Pie-X.
  • le 21 janvier 2011 : la GLNF est mise sous la tutelle d’un Administrateur Judiciaire, suite au refus par une majorité de frères de valider les comptes de l’Obédience lors des assemblées civiles, et aux procédures judiciaires engagées par des frères regroupés en association “FMR” contre la gouvernance du GM Stifani.

[1]Raymond Tournoux, Pétain et de Gaulle, Paris, éd. Plon 1960

[2]Cité par Paul Baudoin, Neuf Mois au gouvernement, p. 224-225

[3]Cité par Paul Baudoin, Neuf Mois au gouvernement, p. 224-22521

La Marche pour la vie dans la presse

La loi du silence a été brisée : l’ensemble de la presse parle de cette 13e Marche pour la vie. Ceux qui ont participé aux premières marches pour la vie se souviennent que l’AFP ne daignait pas publier une dépêche…

  • France Info : “Les manifestants portent des foulards bleus sur lesquels on peut lire : “En marche pour la vie 20 janvier 2019.” “Macron, Macron, touche pas aux embryons“, scandent-ils aussi, derrière une banderole de tête affirmant “la vie n’offre aucune garantie, l’avortement ne laisse aucune chance”.”
  • Libération (AFP): “La marche d’aujourd’hui est «l’acte premier de la mobilisation citoyenne contre la révision de la loi bioéthique», a-t-il [Nicolas Sévillia] ajouté.”
  • RT France : “«L’avortement salit les consciences», «C’est mon corps pas ton choix», pouvait-on lire sur les nombreuses banderoles brandies par les protestataires, parmi lesquels figuraient de nombreuses familles et des religieux.”
  • Actu Orange : “Viviane Lambert, qui contestera lundi lors d’une nouvelle audience à Chalons-en-Champagne la procédure d’arrêt des soins pour son fils Vincent, en état végétatif depuis dix ans, s’est déclarée au micro “très impressionnée de voir tout ce monde pour défendre la vie”. “Nous commençons à être usés par cette histoire (…) mais Vincent résiste et nous résisterons avec lui jusqu’au bout”, a-t-elle ajouté.”
  • Le Monde : Des milliers d’opposants à l’avortement – 7 400 selon la préfecture de police – ont commencé à défiler, dimanche 20 janvier, à Paris à la treizième « marche pour la vie », pour dire « stop à la banalisation de l’IVG » et défendre la « clause de conscience » des médecins qui refusent de pratiquer des avortements. Estimant que « la banalisation de l’avortement n’a jamais été aussi forte » en France, les manifestants réclament une « politique de santé digne de ce nom, visant à diminuer » les quelque 220 000 IVG annuelles.
  • Le Parisien : “Les opposants à l’avortement ou encore à la PMA ont rassemblé un bon nombre de leurs partisans ce dimanche à Paris.”
  • Le Dauphiné : “Un sénateur argentin, Mario Fiad, a pris la parole en début de rassemblement pour «soutenir» la marche. Le Sénat argentin a voté en août contre l’avortement, après des débats marqués selon lui par de «très fortes pressions» venant d’organisations internationales.”
  • Huffington : “Plusieurs milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes, ont commencé à défiler à Paris pour la 13e “Marche pour la vie””
  • JM Morandini : “dans le “contexte” du mouvement des gilets jaunes, Nicolas Sévillia, délégué général de la Marche, a expliqué qu'”au-delà de la “détresse sociale”, c’est “aussi une souffrance immatérielle” qui s’exprime.”
  • Le Figaro : «Comme les “gilets jaunes”, nous dénonçons le mépris des politiques pour les citoyens. Nous sommes les exclus du grand débat national», jugeait Nicolas Sévillia, délégué général de la Marche pour la vie.”
  • Le Point : “Marie, 21 ans, étudiante en faculté de droit, participe elle depuis quatre ans à la marche. « Cette manif, elle représente tout ce qu’on veut défendre, ce qui est menacé par les nouvelles lois », dit-elle.”
  • Paris Match : “Venue en famille, avec son mari et ses trois enfants, Valérie de Beauregard “trouve incroyable” que l’objection de conscience des médecins puisse être remise en cause. “La liberté de l’homme, c’est la conscience”, souligne-t-elle. Elle veut aussi défendre, en s’opposant à la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes, “le droit à la filiation, qui est inaliénable”.
  • Valeurs Actuelles : “Une foule nombreuse et jeune.”

50 000 personnes à la Marche Pour La Vie organisée ce dimanche 20 janvier

Communiqué de la Marche pour la vie :

« Témoigner sans se lasser des valeurs inaliénables de la dignité humaine et de la vie », c’est le but de cette Marche pour la vie qui, avec une organisation rajeunie, est plus que jamais mobilisée en cette période de révision de la loi de bioéthique, de crise sociale et de convergence des détresses (gilets jaunes).

Nous sommes cette année la Marche des exclus du grand débat, les sujets bioéthiques et sociétaux ayant été sciemment exclus du « grand débat national » organisé par le gouvernement !

Rendez-vous est pris pour le dimanche 19 janvier 2020 !

13e Marche pour la vie – Fin du direct

SOS Tout-petits termine la marche :

La Marche pour la vie annonce 50 000 participants !

La foule arrive toujours :

Arrivée place du Trocadéro  :

La marche entre dans l’avenue Victor Hugo

Dom Courau, père abbé de Triors marche pour la vie :

A 15h nous sommes toujours avenue Foch :

La foule jeune et nombreuse piétine

14h30 : le cortège démarre  :

Adélaïde Pouchol rappelle que 200 000 embryons humains sont actuellement congelés :

Christine Boutin :

Mgr Rey est présent :

Jean-Frédéric Poisson :

Plus de 1000 bénévoles, jeunes, à l’image des participants à la marche, génération provie, encadrent la manifestation :

 

13h30: Cette marche veut défendre la liberté de conscience du corps médical mais aussi réveiller les consciences face au crime de l’avortement, face au meurtre de ces embryons inconscients.

13h10 : La conférence de presse vient de se terminer avec l’intervention d’Emile Duport et Vivien Hoch :

Cette 13e édition de la Marche pour la vie est encadrée par environ un millier de bénévoles, qui ont reçu une formation hier et qui sont à pied d’oeuvre depuis ce matin.

Au mois de septembre 2018, Laurence Rossignol a déposé devant le Sénat, une proposition de loi visant à supprimer le droit pour les professionnels de santé, médecins, sages-femmes, infirmières et auxiliaires médicaux, de refuser de pratiquer ou de participer à une interruption volontaire de grossesse.

Cet acharnement politique contre la clause de conscience révèle le profond malaise qui habite notre pays : malgré les tentatives pour banaliser ce geste, l’avortement nous pose à tous un vrai cas de conscience.

Aux professionnels de santé d’abord.

Le Dr de Rochambeau, président du SYNGOF 1, a affirmé il y a quelques semaines que la clause de conscience lui permettait de ne pas pratiquer d’avortement, qu’il juge contraire à sa mission de soignant. Plutôt que d’entendre le trouble médical manifesté par cette déclaration, le gouvernement s’est scandalisé de ce qu’il voit comme une volonté des médecins de contrôler le corps des femmes. Il aurait peut-être fallu l’entendre uniquement comme l’expression d’une prise de conscience médicale de la contradiction entre la pratique de l’avortement et la mission du médecin : retirer une vie d’un côté, soigner de l’autre. Tandis que la clause de conscience des pharmaciens a été abandonnée déjà depuis 2016, que des quotas d’IVG ont été institués dans les hôpitaux comme des critères de bonne conduite, qu’en 2017 une loi sur le délit d’entrave a l’IVG a été adoptée par le Parlement pour contrer les informations sur les alternatives à l’avortement, le gouvernement a pour seule réponse à la détresse de ces médecins, le mépris de leur conscience.

Mais l’avortement est aussi un cas de conscience pour tous les citoyens

L’annonce d’une grossesse est bien souvent accompagnée d’inquiétude et de difficultés. C’est trop tôt, trop tard, pas le bon père, pas le moment financièrement… alors se pose la question : faut-il aller jusqu’au bout et donner vie à un enfant non désiré ? Le cas de conscience se pose quand le désir et la connaissance du bien à faire sont en contradiction. Le cas de conscience se pose à toutes les femmes qui ne veulent pas de cet enfant, mais qui savent que supprimer sa vie n’est un bien ni pour lui, ni pour elle. Il se pose à tous les pères qui ne savent comment accepter ce nouvel être mais dont le refus suppose d’abandonner la femme enceinte. Il se pose à chaque personne confrontée à cette question dans son travail, auprès de ses amis ou de sa famille : comment accompagner une grossesse difficile quand nous ne sommes pas directement concernés, quand il serait tellement plus simple d’ignorer le problème ?

Face aux multiples situations où nous avons à faire face à la question de l’avortement, la conscience est cette capacité que nous avons à éviter le chemin de l’aveuglement ou de l’indifférence. La conscience est là pour nous rappeler que supprimer une vie n’est jamais la solution, même quand son accueil est difficile.

Face à ces attaques contre l’objection de conscience, nous en appelons à la responsabilité et à la conscience de chacun. Quel monde voulons-nous pour demain ? Quel monde voulons-nous pour les futures mères, pour nos enfants, pour les femmes en difficulté ? Quel monde voulons-nous pour les professionnels sommés de faire un choix que leur conscience réprouve ?

En notre âme et conscience, nous devons refuser la fatalité de l’avortement. Nous voulons reconstruire une société où une grossesse est soutenue, où les maternités difficiles sont accompagnées, où les médecins sont là pour les soigner. Nous voulons une communauté politique où les métiers sont respectés, où le geste médical ne se retourne pas contre la vie de l’enfant à naître.

Contre la marche de la mort, nous marchons pour la vie ! A Paris, de Porte Dauphine au Trocadéro.

Una Voce a besoin de vous

Una Voce a tenu sa dernière assemblée générale en décembre, Patrick Banken, président d’Una Voce France, a lancé un appel à la mobilisation pour continuer l’oeuvre entamée par l’association dans les années 60 :

Chers amis,

Notre association se situe à une croisée des chemins. Notre avenir dépendra de l’énergie que nous aurons su insuffler à nos activités futures. Je préférerais d’ailleurs user d’un autre terme que celui d’action. Il s’agit plutôt d’une mission, une mission au sens fort qu’on donne à ce vocable en langage d’Église. Comme vous le savez, le chantier est immense, la récolte peut être abondante et prometteuse. Il dépend de nous, avec la grâce de Dieu, de répondre à cette lancinante question : « Y aura-t-il assez d’ouvriers pour la moisson ? ».

Nos choix sont fermes et précis face à la dérive de notre civilisation chrétienne. Nous savons que la forme extraordinaire du rit romain, « ce trésor de la liturgie ancienne de l’Église », nous fournit les richesses spirituelles et théologiques qui manquent à ce monde sécularisé. Gardons toutefois présente parmi nous la vertu (théologale) de charité. Œuvrons pour la réconciliation au sein de notre Sainte Mère l’Église. La transmission de notre inestimable patrimoine sacré à tant de fidèles qui en ont été privés depuis trop d’années doit s’effectuer dans un esprit d’Église. Comme par le passé, on nous reprochera tantôt d’être trop sévères pour le magistère ecclésiastique, tantôt d’être laxistes, d’oser affirmer que la messe selon le nouvel Ordo missæ n’est pas hérétique. Notre combat a pourtant contribué à ce que la messe dite de saint Pie V cesse d’être considérée comme hors la loi. N’en tirons nul orgueil, nulle fierté. Poursuivons notre œuvre dans l’humilité et la charité.

Permettez-moi de revenir sur cette aide que nous vous demandons, aide de tous ordres par des dons, des conseils, des actions ponctuelles ou durables… Nous sommes encore trop peu nombreux et nous nous épuisons parfois à la tâche, ce qui peut nuire à l’équilibre spirituel des uns ou des autres.

Or je viens de relire l’ouvrage de Dom Jean-Baptiste Chautard, L’Âme de tout apostolat *, bible des « ouvriers évangéliques » comme il les nomme. Ses lumineux conseils sont incontestables : les œuvres ne doivent être que le débordement de la vie intérieure ; la vie active doit procéder de la vie contemplative. (Et Dom Chautard n’avait pas prévu la chronophagie gloutonne de l’informatique de ce siècle !).

L’avenir peut sembler sombre parfois, mais nous savons que Dieu n’abandonnera pas son Église. Des signes d’espérance se multiplient aussi. Des voix de plus en plus nombreuses, souvent officielles, demandent que l’Église retrouve le sens du sacré. Ce que j’appelle de mes vœux, c’est que nous restions fidèles à cette vocation propre que notre association défend depuis plus d’un demi-siècle.

Voilà pourquoi il faut nous aider. Prier pour que nous continuions à faire connaître, à temps et à contretemps, ce chant grégorien qui, comme l’écrivait si bien Simone Weil dans La Pesanteur et la Grâce, « témoigne autant que la mort d’un martyr ». Cette lumière ne doit pas s’éteindre, elle doit continuer à éclairer les jeunes générations souvent orphelines de cette liturgie à laquelle nous sommes attachés.

Un nouvel évêque pour la Fraternité Saint-Pie X

Il l’avait annoncé aux prêtres de son diocèse au cours de l’été de l’année passée : Mgr Vitus Huonder, l’actuel évêque de Coire, a pris la décision de s’installer à l’issue de son mandat, dans un des centres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, à savoir l’Institut Santa Maria à Wangs (Suisse), une école qu’il connaît fort bien et qu’il a visitée de nombreuses fois.

Est-ce symbolique ? Toujours est-il que le chapitre cathédral de Coire avait élu Mgr Huonder évêque la veille du Motu Proprio Summorum Pontificum, le 6 juillet 2007. Sa nomination fut confirmée par Benoît XVI le lendemain. En 2015, Mgr Huonder faisait partie des prélats qui avaient participé à des discussions avec la Fraternité Saint-Pie X, visitant certains de ses séminaires. Il avait pu apprécier le rôle que cette communauté jouait en faveur de la liturgie et de l’esprit traditionnels. Deux ans plus tard, atteint par la limite d’âge, il a présenté sa démission au pape François qui décida de prolonger son mandat pour deux années supplémentaires.

Il est évident que Mgr Huonder ne part pas dans un esprit de dissidence et que le pape a avalisé son projet. Cette annonce ne fait que corroborer le mouvement de normalisation de la Fraternité Saint-Pie X qui s’est amorcé il y a vingt ans et qui est désormais presque entièrement entériné depuis que le pape a accordé la juridiction sacramentelle pour les sacrements administrés pour la Fraternité Saint-Pie X ces dernières années.

Extrait de Monde et vie :

A Cana de Galilée, le premier des miracles que fit Jésus

Jn 2, 1-11

En ce temps là : il se fit des noces à Cana en Galilée ; et la mère de Jésus y était. Jésus fut aussi convié aux noces avec ses disciples. Le vin étant venu à manquer, la mère de Jésus lui dit : “Ils n’ont plus de vin.” Jésus lui répondit : “Femme, qu’est-ce que cela pour moi et pour vous ? Mon heure n’est pas encore venue.” Sa mère dit aux serviteurs : “Faites tout ce qu’il vous dira.” Or, il y avait là six urnes de pierre destinées aux ablutions des Juifs et contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus leur dit : “Remplissez d’eau ces urnes.” Et ils les remplirent jusqu’au haut. Et il leur dit : “Puisez maintenant, et portez-en au maître du festin ; et ils en portèrent. Dès que le maître du festin eut goûté l’eau changée en vin (il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs qui avaient puisé l’eau le savaient), il interpella l’époux et lui dit : “Tout homme sert d’abord le bon vin, et après qu’on a bu abondamment, le moins bon ; mais toi, tu as gardé le bon jusqu’à ce moment.” Tel fut, à Cana de Galilée, le premier des miracles que fit Jésus, et il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

Illustration de Jean-Joseph Chevalier

Extrait du livre d’art “Evangile illustré” aux Editions de l’Espérance.

C’est arrivé un 20 janvier…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 janvier: saints du jour français ou en France.
    • St Sébastien, martyr († 288)

Sébastien,  né à Narbonne, a reçu le glorieux titre de Défenseur de l’Église romaine. On pense que, renonçant à une brillante carrière dans sa patrie, il entra dans l’armée afin de pouvoir plus facilement servir ses frères dans la foi.

Ses grandes qualités le firent bientôt connaître à la cour; il s’y distingua et devint en peu de temps un des favoris de Dioclétien qui le nomma capitaine de la première compagnie de ses gardes. Cette position favorisa ses desseins. Bon nombre de chrétiens lui durent de ne pas faiblir devant les supplices. Il fut pour les païens l’occasion d’une foule de conversions : la grâce de Dieu était en lui, et le Ciel confirmait son zèle par les miracles.

Un apostat le trahit enfin, et il fut traduit comme chrétien devant l’empereur. Sébastien parut sans frayeur en face du tyran, et se proclama disciple de Jésus-Christ : « Quoi! lui dit Dioclétien, je t’ai comblé de mes faveurs, tu habites mon palais, et tu es l’ennemi de l’empereur et des dieux? “J’ai toujours invoqué Jésus-Christ pour votre salut et la conservation de l’empire, reprit Sébastien, et j’ai toujours adoré le Dieu du Ciel. ”»

L’empereur, écumant de rage, le livra à une troupe d’archers pour être percé de flèches. Tout couvert de blessures, on le laissa pour mort, baigné dans son sang. Mais, recueilli par une dame chrétienne, il fut bientôt providentiellement guéri. Il alla lui-même se présenter devant Dioclétien, qui, stupéfait de le voir, lui dit : « Quoi! Tu es Sébastien, que j’avais ordonné de faire mourir à coups de flèches?  “Le Seigneur, dit Sébastien, m’a guéri, afin de protester, en présence de tout le peuple, contre l’injuste persécution dont vous accablez les chrétiens, qui sont les meilleurs et les plus fidèles citoyens de l’empire.”

L’empereur le fit traîner dans le cirque, pour y être assommé à coups de bâton. Ce fut le 20 janvier 288 qu’il acheva son sacrifice. On l’invoque avec succès contre la peste et les maladies contagieuses.

  • Bx Basile Moreau, prêtre et fondateur des « Congrégation de Sainte-Croix » ou« Marianites de Sainte-Croix » (1799-1873)

Basile-Antoine Marie, neuvième d’une famille de quatorze enfants, naît le 11 février 1799, dans le petit village de Laigné en Belin, près du Mans, à la fin de la Révolution française.

Ses parents, Louis Moreau et Louise Pioger, étaient des agriculteurs et marchands de vin. Ils n’avaient pas la possibilité de faire instruire leurs enfants. Basile et sa sœur Cécile furent les seuls à apprendre à lire et à écrire, grâce au curé de la paroisse, l’abbé Provost, qui le leur apprit.

À l’âge de 15 ans, Basile entra au petit séminaire et, deux années plus tard, il commença ses études en théologie et en philosophie.

Ordonné prêtre en 1821, il fut nommé professeur au séminaire. Plusieurs années plus tard, il devint le recteur du séminaire et s’exerça à la pratique de la patience dans les situations de tension. Il fit l’apprentissage de trois sources de paix : l’humilité, l’amour de la croix et la confiance en la divine Providence.

En 1823, il fut nommé directeur spirituel des Frères de Saint-Joseph, une Congrégation fondée par le Père Dujarié. Douze ans plus tard, il accepta la direction de ces frères et forma également une association de prêtres auxiliaires en vue d’un projet apostolique, lequel devint en 1837, la « Congrégation de Sainte-Croix ».

En 1841, il entreprit un nouveau projet avec un petit groupe de femmes, avec la collaboration principale de Léocadie Gascoin. Ce groupe s’appelait les « Marianites de Sainte-Croix ».

Ces trois sociétés, les sœurs, les frères et les prêtres, guidées par Basile Moreau, furent envoyées en mission dans différents pays.

À la suite de ses visites à Rome, pour obtenir l’approbation des sociétés et pour trouver des solutions aux tensions internes dans la Congrégation, Basile résigna comme supérieur général. Il se retira à la maison des Marianites.

Il continua à travailler comme missionnaire itinérant jusqu’à sa dernière retraite, trois semaines avant sa mort.

Nous admirons son zèle pour la mission, qu’il a décrit dans sa lettre du 19 novembre 1871 : « je ne meurs point et j’espère encore pouvoir prêcher le prochain carême dans une paroisse de notre diocèse. » Il est retourné à la maison du Père le 20 janvier 1873.

Basile-Antoine Marie Moreau a été béatifié au Centre Antarés de Le Mans, le 15 septembre 2007, par le card. José Saraiva Martìns, Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape Benoît XVI.

  • le 20 janvier 250 : martyre de saint Fabien 20ème

Selon la Tradition de l’Église, Fabien, simple laïc, est à Rome et parmi les fidèles au moment de l’élection de son prédécesseur saint Antère. Quand une colombe vient alors se poser sur sa tête. Il est élu et reçoit les ordres le 10 janvier 236. Il profite de la fin de la persécution pour organiser le fonctionnement de l’Eglise. Il meurt martyr de l’empereur Dèce.

  • le 20 janvier 1309: reconnaissance des reliques de Saint Gaudens.

Dans la bulle « Vita perennis gloria », fulminée le 20 janvier, le pape Clément V reconnaît le caractère authentique des reliques de Saint-Gaudens, martyr des Wisigoths vers l’an 475, et accorde de nombreuses indulgences pour encourager les pèlerinages au sanctuaire. Le pape, ancien évêque du Comminges, a rendu visite à la ville le 13 janvier précédent.

  • le 20 janvier 1666 : décès d’Anne d’Autriche, épouse de Louis XIII.

Anne d’Autriche peinte par Rubens en 1625

La reine mère, épouse de Louis XIII, meurt d’un cancer du sein. Fiancée à l’âge de dix ans, Anne d’Autriche épouse le futur Roi de France, le 18 octobre 1615 à Burgos, à l’âge de 14 ans. En 1643, à la mort du Roi, elle devient régente et nomme le cardinal Mazarin, déjà présent dans le Conseil de régence, comme son principal ministre. Lorsque son fils monte sur le trône de France, elle se retire vivre au Val-de-Grâce. Anne d’Autriche est inhumée à la basilique Saint-Denis.

  • le 20 janvier 1709 : décès du père Lachaise, confesseur de Louis XIV.
  • le 20 janvier 1775 : naissance d’André-Marie Ampère, physicien.

André-Marie Ampère est physicien et mathématicien français. D’abord professeur de physique-chimie à Bourg-en-Bresse, puis de mathématiques à l’école Polytechnique, il effectue des recherches sur la théorie de probabilités et l’intégration des équations différentielles partielles. Il est l’inventeur du premier télégraphe électrique et de l’électroaimant, en collaboration avec François Arago. Il est à l’origine de la théorie de l’électromagnétisme et donne son nom à l’unité internationale d’intensité du courant électrique : l’ampère.

  • le 20 janvier 1793 : Garat, notifie au Roi Louis XVI le décret de condamnation à mort de la Convention.

Le Roi lui remet une demande d’un délai de 3 jours pour se préparer. Cela ne lui est pas accordé. Louis XVI fait alors ses adieux à sa famille, dans la salle à manger de la tour du Temple. Il commande à son fils le Dauphin :

“Promettez-moi de ne jamais songer à venger ma mort”.

  • le 20 janvier 1795 : l’armée française occupe la Hollande.
  • le 20 janvier 1805 : Pie VII écrit à Napoléon pour réclamer la restitution des Légations.
  • le 20 janvier 1827 : à l’issue du service funèbre donné en la basilique de St-Denis en mémoire de Louis XVI, Talleyrand est souffleté par Maubreuil.
  • le 20 janvier 1840 : découverte de la Terre Adélie par le navigateur français Dumont d’Urville.

Parti le 1er janvier de Tasmanie, à la tête de deux corvettes, “L’Astrolabe” et “La Zélée”, le navigateur français César Dumont d’Urville découvre une grande étendue terrestre au milieu des icebergs de l’Antarctique. Il la baptise “Terre Adélie” du nom de son épouse et en prend possession deux jours plus tard au nom du roi des Français, Louis-Philippe.

  • le 20 janvier 1842 : apparition de Notre Dame à Alphonse Ratisbonne, qui se convertit.

Juif et athée, le jeune Alphonse Ratisbonne, poussé par un de ses amis strasbourgeois, M. de Bussière, accepte de porter la Médaille miraculeuse et de copier, puisqu’il se refusait à le prononcer, le “Souvenez-vous” de Saint Bernard de Clairvaux. Le 20 janvier 1842, il accompagne M. de Bussière dans l’église de Saint-André delle Fratte à Rome et la Vierge Marie lui apparaît, les mains ouvertes et étendues, lui faisant signe de s’agenouiller. Cette apparition a été reconnue le 03 juin 1842.

Il écrira plus tard :

« J’étais depuis un instant dans l’Eglise lorsque tout d’un coup, je me suis senti saisi d’un trouble inexprimable ; j’ai levé les yeux, tout l’édifice avait disparu à mes regards. Une seule chapelle avait pour ainsi dire concentré la lumière et au milieu de ce rayonnement parut, debout sur l’autel, grande, brillante, pleine de majesté et de douceur, la Vierge Marie, telle qu’elle est sur ma médaille ; elle m’a fait signe de la main de m’agenouiller, une force irrésistible m’a poussé vers elle, la Vierge a semblé me dire : c’est bien ! Elle ne m’a point parlé, mais j’ai tout compris.»

De cette apparition, Alphonse Ratisbonne retire des lumières extraordinaires sur les mystères de la foi. Le 31 janvier, il est baptisé, communie et reçoit la confirmation. Marie-Alphonse Ratisbonne entre dans la Compagnie de Jésus en juin 1842 et devient prêtre en 1848. En 1850, il est nommé aumônier des prisonniers de Brest. Deux ans plus tard, avec l’autorisation du supérieur général des Jésuites, Jean-Philippe Roothaan, et la bénédiction du pape Pie IX, il quitte la Compagnie de Jésus pour rejoindre son frère Théodore et les « Pères de Sion » à Paris. En 1855, il s’installe en Palestine et consacre sa vie au catéchuménat des convertis d’origine juive, au sein de la double congrégation (masculine et féminine) de Notre-Dame de Sion créée et dirigée, pendant plus de cinquante ans par son frère Théodore, lui aussi converti. Il fonde plusieurs monastères et orphelinats.

 

  • le 20 janvier 1875 : décès de Millet.

Jean-François Millet né le 4 octobre 1814 et décédé le 20 janvier 1875, est un artiste-peintre, pastelliste, graveur et dessinateur du XIXe siècle, l’un des fondateurs de l’école de Barbizon, d’inspiration classique (Poussin, les grands maîtres espagnols). Il est particulièrement célèbre pour ses scènes champêtres et de la paysannerie. Contrairement à beaucoup, il saisit fidèlement les scènes de campagnes dans leur réalité quotidienne.

L’Angelus

  • le 20 janvier 1910 : la navigation est interdite sur la Seine, en raison de sa crue.
  • le 20 janvier 1942 : De Gaulle parle à la BBC.

« La Libération et la vengeance deviennent de pour la France de douces probabilités… La France qui combat va lier son effort naissant à l’effort de l’Union soviétique de l’Union Soviétique. Elle prouvera sur le champ de bataille qu’elle est l’alliée désignée de la Russie nouvelle… »

Cité par l’amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, page 1289).

Le 8 mars 1942, une délégation diplomatique est accréditée à Moscou, qui 6 mois plus tard reconnaît la France Libre comme seule autorité parlant au nom du pays. Voir la chronique du 12 janvier. Voir les chroniques du 21 février, du 1er mars.

  • le 20 janvier 1946 : démission de De Gaulle, chef du Gouvernement provisoire de la République française.
  • le 20 janvier 1954 : début du siège de Diên Biên Phu.

Les troupes du Vietminh achèvent d’encercler le camp retranché de Diên Biên Phu où le général français Navarre concentre ses 15 000 hommes depuis le 20 novembre. A l’extérieur de la cuvette, plus de 30 000 soldats aux ordres du général Vo Nguyên Giap sont prêts à assaillir les Français. Le siège prend fin le 7 mai par la victoire des partisans de Hô Chi Minh, alors que des solutions militaires existaient : en franco français, avec les milliers de partisans commandés par des officiers français, qui affluaient à marches forcées vers la cuvette ; en franco américain, avec les B52 qui avaient l’autorisation du président américain d’appuyer les troupes françaises. La défaite est un renoncement politique, comme en Algérie…

  • le 20 janvier 1986 : le premier ministre britannique Margaret Thatcher et le président français François Mitterrand conviennent qu’un double tunnel ferroviaire reliera les villes de Douvres et de Calais en 1993.
  • le 20 janvier 1995 : inauguration du Pont de Normandie.


Le plus grand pont à haubans du monde

Ce pont franchit d’un seul saut l’estuaire de la Seine entre Le Havre et Honfleur. L’ouvrage, complété après sept ans de travaux, comporte une chaussée longue de deux kilomètres et une travée centrale de 856 mètres, record du monde dans la catégorie des ponts à haubans.

  • le 20 janvier 1996 : première visite d’État d’un président français, Jacques Chirac, au Saint-Siège depuis celle effectuée par le Général de Gaulle en 1959.

Le président Chirac est fait Chanoine honoraire de la basilique St-Jean-de-Latran.

  • le 20 janvier 2000 : réouverture du Parlement de Bretagne détruit par un incendie en février 1994.

Le Parlement où était gardé le dossier du procès URBA !« Il n’y a pas de hasard. » Écrivait Voltaire !

La Marche pour la vie sur Terres de Mission

Si TF1 ou France 2 ne parlent pas de la Marche. pour la vie, au moins TV Libertés l’aura fait !

Le 20 janvier, Terres de mission reçoit Adelaïde Pouchol, porte-parole de la Marche pour la vie, pour évoquer, à quelques minutes du lancement de cette manifestation annuelle à Paris, les enjeux de ce combat.

Puis Samuel Armnius, fondateur de l’Institut européen pour le dialogue et la mission présente son projet d’un établissement destiné notamment à former les catholiques de France à l’apologétique.

Enfin, Emmanuelle Gave, directrice de l’Institut des Libertés, vient parler des enjeux bioéthiques de cette année 2019. C’est également l’occasion de parler du danger de déconnecter le combat pour les libertés de toute référence au bien commun et aux vertus morales.

Le message de Donald Trump aux pro-vie

Yves Daoudal a traduit le message de Donald Trump à la March for Life :

Aujourd’hui, je suis très fier d’accueillir des dizaines de milliers de familles, d’étudiants et de personnes de toutes confessions et origines dans la capitale de notre pays à l’occasion de la 46e édition de la Marche pour la vie.

C’est un mouvement fondé sur l’amour et fondé sur la noblesse et la dignité de chaque vie humaine.

Lorsque nous regardons dans les yeux d’un enfant nouveau-né, nous voyons la beauté de l’âme humaine et de la Majesté de la création de Dieu. Nous savons que chaque vie a un sens et que chaque vie mérite d’être protégée. En tant que président, je défendrai toujours le premier droit de notre Déclaration d’indépendance, le droit à la vie.

Au cours de ma première semaine de pouvoir, j’ai rétabli la politique de Mexico. Nous avons pris des mesures audacieuses pour protéger les libertés religieuses des médecins, des infirmières et des organismes de bienfaisance, comme les Petites Sœurs des Pauvres. Nous avons publié une nouvelle proposition visant à interdire aux fonds du contribuable du Titre X d’aller dans une clinique pratiquant l’avortement. Nous soutenons le choix aimant de l’adoption et du placement en famille d’accueil, y compris en soutenant les services d’adoption basés sur la foi.

Et j’appuie les efforts du Sénat américain pour rendre permanent l’amendement Hyde qui interdit aux contribuables de financer l’avortement dans les projets de loi de dépenses.

Aujourd’hui, j’ai signé une lettre au Congrès pour lui faire savoir que, s’il envoyait à mon bureau une législation qui affaiblirait la protection de la vie humaine, je prononcerais un véto. Et nous avons le soutien pour faire respecter ces vétos. Chaque enfant est un cadeau sacré de Dieu.

Comme l’indique le thème de la Marche pour la vie de cette année: «Chaque personne est unique, dès le premier jour».

C’est une expression très importante, «unique dès le premier jour». C’est tellement vrai.

Je tiens à remercier les Américains qui ont parcouru tout le pays pour marcher pour la vie. Et je tiens tout particulièrement à remercier tant de jeunes qui nous donnent de l’espoir pour l’avenir.

Ensemble, nous travaillerons pour sauver la vie des enfants à naître afin qu’ils aient une chance de vivre et d’aimer, de prospérer et de rêver, de bénir notre pays et d’atteindre son plein et glorieux potentiel.

Merci et que Dieu vous bénisse, ainsi que votre famille, et que Dieu bénisse l’Amérique.

Nous attendons avec impatience le message de notre président demain à Paris…

Le Pape supprime la commission pontificale Ecclesia Dei

Dans un Motu proprio publié ce 19 janvier et daté du 17, accessible pour le moment uniquement en italien, le Pape annonce la suppression de la Commission pontificale Ecclesia Dei, qui avait été établie par Saint Jean-Paul II le 2 juillet 1988 suite au sacre par Mgr Marcel Lefebvre, sans mandat du pape, de 4 évêques au sein de la Fraternité Saint-Pie X.

Le Pape justifie cette décision par le fait que les travaux de la Commission Ecclesia Dei sont désormais essentiellement de nature doctrinale et que les communautés célébrant dans la forme extraordinaire ont désormais atteint une certaine stabilité.

Le Motu proprio de Benoît XVI en 2007, Summorum Pontificum, qui avait réaffirmé que la célébration de la messe sous la forme extraordinaire du rite romain n’avait jamais été interdite et peut être célébrée par tout prêtre, avait aussi placé les communautés traditionalistes sous la responsabilité directe de la Commission Ecclesia Dei. Benoît XVI avait aussi fait paraître un autre Motu proprio en 2009, Ecclesiae Unitatem, réorganisant cette Commission suite à la levée de l’excommunication des quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre. Il avait aussi décidé de la lier d’une façon plus organique à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

Le Motu proprio de ce jour précise qu’une Section sera instituée au sein de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi afin de poursuivre «l’œuvre de vigilance, de promotion et de tutelle»jusqu’alors conduite par la Commission Ecclesia Dei.

Addendum : par un autre motu proprio, le Pape François opère quelques changements concernant le Chœur Pontifical de la Chapelle Sixtine. Mgr Guido Marini en devient le responsable tandis que la gestion des affaires économiques est confiée à Mgr Guido Pozzo. Mgr Guido Marini, actuel Maître des Célébrations Liturgiques Pontificales, devra «rédiger un Statut propre de la Chapelle». Mgr Guido Pozzo était jusqu’à présent secrétaire de la Commission Pontificale Ecclesia Dei. Le Saint-Père lui confie «seulement le devoir de la gestion spécifique de l’administration économique de la Chapelle elle-même, à accomplir sous la conduite du Maître des Célébrations et responsable de la Chapelle Musicale Pontificale», Mgr Guido Marini.

Professionnels de la médecine, rejoignez la délégation de soignants à la Marche pour la vie

Message d’Odile Guinnepain, Antenne “Nos mains ne tueront pas” de l’association “Choisir la Vie”

Chers professionnels,

Pour ceux et celles qui souhaitent et peuvent rejoindre la Marche pour la Vie demain à Paris; il y aura bien une délégation soignants.

Nous sommes invités à nous retrouver dès 12h30-13h00 au pied de la banderole “DELEGATION SOIGNANTS” qui sera située à proximité des stands, Place Dauphine.

Nous devrions marcher en tête du cortège en principe près des élus.

Le parcours part de la Place Dauphine pour se diriger, en fin d’après-midi vers le Trocadéro: Fin de la Marche annoncée à 17h00.

Merci par avance de votre soutien, notre présence est précieuse.

Nouveau succès de la Marche pour la vie à Washington, avec un message de Donald Trump


Plusieurs centaines de milliers de militants anti-avortement se sont retrouvés vendredi à Washington pour l’annuelle Marche pour la vie, portés par le soutien appuyé du président Donald Trump. Dans un message vidéo, il a promis qu’il opposerait son veto à toute législation du Congrès «affaiblissant la protection de la vie humaine».

Les manifestants ont eu la surprise de la visite du Vice-Président Mike Pence, avec son épouse.

«De la Maison-Blanche à votre maison, la vie gagne de nouveau en Amérique».

La foule était composée de nombreux jeunes.

Comme chaque année, le cortège est parti de l’artère verdoyante du National Mall au coeur de la capitale fédérale pour rejoindre près du Congrès le bâtiment de la Cour suprême. Hasard du calendrier, celle-ci discutait vendredi d’une loi de l’Indiana interdisant les avortements thérapeutiques.

A la March for Life à Washington, des pro-vie américains appellent les Français à descendre dans la rue dimanche

Le chantage financier de la Commission européenne

D’Olivier Bault dans Présent :

Le Parlement européen a adopté le 17 janvier à une large majorité la « proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil relatif à la protection du budget de l’Union en cas de défaillance généralisée de l’Etat de droit dans un Etat membre ». Cette proposition était au départ une initiative de la Commission européenne. Il s’agirait, si ce règlement est adopté, de pouvoir conditionner le versement des fonds européens au respect par les Etats membres de l’Etat de droit. Dans les faits, cela renforcerait encore l’arbitraire de la Commission européenne qui aurait l’initiative de lancer la procédure visant à suspendre le versement des fonds européens et disposerait ainsi d’un nouveau moyen de pression très puissant pour imposer sa volonté aux gouvernements nationaux issus d’élections démocratiques. Si le pays récalcitrant refuse de se soumettre, alors la Commission saisira le Conseil qui votera à la majorité qualifiée inversée, ce qui veut dire qu’il faudra une majorité qualifiée des Etats membres pour bloquer la suspension du versement des fonds voulue par les fonctionnaires de la Commission européenne.

L’objectif avoué est aujourd’hui de disposer d’un moyen de chantage supplémentaire contre la Pologne, la Hongrie et la Roumanie, trois pays dans le collimateur de la Commission et du Parlement européen. Mais attention, cet instrument pourrait tout aussi bien être utilisé pour pousser l’Italie à ouvrir ses ports aux immigrants clandestins ou pour dissuader les agriculteurs français de voter en faveur du Rassemblement national. Le 8 février dernier le commissaire européen à la Justice, aux Consommateurs et à l’Egalité des genres (sic), la Tchèque Vera Jourová, rassurait en effet le ministre polonais des Affaires étrangères sur l’impartialité d’une telle mesure : si le RN remporte un jour les élections, les subventions de la PAC en faveur des agriculteurs français pourront elles aussi être suspendues.

Il est intéressant à cet égard de voir comment les députés français au Parlement européen ont voté. Les députés RN ont bien entendu voté contre, comme tous leurs collègues du groupe ENL. En revanche, les députés LR ont tous, à l’exception de Brice Hortefeux, voté en faveur de ce règlement voulu par la Commission européenne afin de pouvoir punir les peuples qui votent mal. Les amis de Laurent Wauquiez ont donc voté, comme c’est généralement le cas, avec la gauche et l’extrême gauche contre la démocratie et le véritable Etat de droit. […]

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