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Béziers : Tentative d’agression à l’huile bouillante d’un surveillant de prison

Le député Emmanuelle Ménard vient d’adresser une question écrite à Madame Nicole Belloubet, garde des Sceaux, ministre de la Justice suite à la tentative d’agression à l’huile bouillante d’un surveillant par un détenu du centre pénitentiaire de Béziers :

« Madame Emmanuelle Ménard interroge madame Nicole Belloubet, garde des Sceaux, ministre de la Justice, sur la présence de plaques chauffantes dans de nombreuses cellules des prisons françaises. Ce jeudi 21 mars 2019, au centre pénitentiaire du Gasquinoy à Béziers, un drame a été évité de justesse grâce au professionnalisme des surveillants. Un renseignement interne établissant qu’un détenu radicalisé avait l’intention d’agresser avec un couteau en céramique un surveillant, une procédure de fouille de cellules a été ordonnée par la direction. Un détenu, qui semblait être complice du potentiel agresseur, a alors menacé de « cramer » les gardiens en précisant qu’il était « musulman » et qu’il voulait voir « leur peau fondre ». Le drame a été évité de justesse après que les surveillants se sont rendus compte que cet individu avait fait bouillir de l’huile dans sa cellule à l’aide d’une plaque chauffante.

Le 20 novembre 2018, un détenu avait déjà jeté de l’eau bouillante au visage d’un surveillant à la maison centrale d’Arles. Dernièrement, le 23 février 2019, les mêmes faits s’étaient produits à la prison de Saint-Maur. Plusieurs organisations syndicales ont déjà alerté sur le danger de ces plaques de cuisson dans les cellules qui, de tolérées en raison de pathologie médicale, sont devenues la règle. Cette pratique courante dans l’ensemble de nos prisons semble pourtant en contradiction avec les règles de sécurité et d’hygiène qui précisent que, dans les centres pénitentiaires ne disposant pas de cuisines spéciales, seuls des aliments consommables « sans aucune préparation » peuvent être vendus en « cantine » et donc consommés en cellule. Madame Emmanuelle Ménard demande donc à madame la ministre de la Justice de clarifier les règles en vigueur et de préciser les mesures qu’elle entend prendre pour lutter contre ces agressions dangereuses pour l’intégrité physique du personnel pénitentiaire. »

Nous sommes des dumpfbacken

Manfred Weber, le Spitzenkandidat du PPE, censé devenir président de la Commission européenne après les élections (ce qui n’est pas conforme au traité, mais le traité on s’en fout, sauf pour persécuter les méchants eurosceptiques), a donné une interview au Süddeutsche Zeitung, dans laquelle il insulte carrément les partis qui sont à droite du PPE.

Il explique d’abord que sa majorité sera « au centre » (et non à droite) et que pour cela son « offre de participation » s’adresse « à tous ceux qui souhaitent promouvoir l’Europe (sic, il veut dire l’européisme), y compris les sociaux-démocrates, les libéraux et les verts » (sic). Electeurs de François-Xavier Bellamy, vous voici prévenus. Le journaliste lui demandant si cela exclut toute coopération « avec Matteo Salvini ou le PiS de Pologne », il répond :

C’est parfaitement clair. De même, je me bats pour que les Dumpfbacken comme l’AfD ou le parti de Le Pen n’aient aucune responsabilité politique.

Dumpfbacken ? Un petit tour des dictionnaires nous donne : crétins, imbéciles, tarés, abrutis, débiles, racailles… Voilà comment parle de ses adversaires politiques le candidat au poste de direction suprême de l’Union européenne.

Cela ne nous change pas beaucoup de “lépreux”…

Un dîner aux chandelles épisode 5

Message de l’équipe St Louis Studios :

Chers spectateurs,

Nous remercions chaleureusement les donateurs qui ont participé à notre cagnotte en ligne. Grâce à eux nous pouvons vous présenter un nouvel épisode.

Continuons alors sur cette belle lancée. Aidez nous à achever ce projet que vous suivez. Le lien de la cagnotte pour soutenir le projet : https://www.leetchi.com/c/saint-louis-studios-un-diner-aux-chandelles

N’hésitez pas à partager, aimer, en parler autour de vous.

Nous vous remercions de votre de votre générosité de notre aide et de votre soutien.

Age des immigrés : les tests osseux sont conformes mais encore faut-il s’y conformer…

Le Conseil constitutionnel a déclaré conforme à la Constitution les conditions d’examens radiologiques osseux aux fins de détermination de l’âge, telles que définies dans la loi de 2016 relative à la protection de l’enfant (Décision n° 2018-768 QPC du 21 mars 2019).

Nous pourrions dire “enfin” : nous allons pouvoir montrer qu’un certain nombre d’immigrés qui se déclarent mineurs sont bels et bien majeurs.

A ceci près que le Conseil valide une loi qui dit :

Les examens radiologiques osseux aux fins de détermination de l’âge, en l’absence de documents d’identité valables et lorsque l’âge allégué n’est pas vraisemblable, ne peuvent être réalisés que sur décision de l’autorité judiciaire et après recueil de l’accord de l’intéressé.

Comment fait-on lorsque la personne ne veut pas donner son accord pour réaliser ce test ?

Insultes et violence verbale de Caroline Mécary : La Manif Pour Tous dépose plainte

En 2018, La Manif Pour Tous a porté plainte contre Madame Caroline Mécary pour injure et diffamation publiques pour quelques uns des tweets les plus récents qu’elle lui avait consacrés :

« Et hop hop hop 1 PACPC pour diffamation publique, vous allez moins rire avec votre propagande qui ne masque même pas votre silence abyssal sur les enfants placés en rétention ou victimes de prêtres pédophiles, qd ce n’est pas 1 inceste au sein de vos familles (1 sur 10) »

(tweet publié par Maître Caroline Mécary le 21 avril 2018)

« Oh la vilaine @LaManifPourTous prise la main dans le sac à propagande : même 1 étudiant.e en 1er année de droit sait que la filiation est toujours une fiction juridique. Ce qui est sûr, c’est que votre asservissement à la bêtise, lui, est abyssal »

(tweet de Maître Caroline Mécary du 24 avril 2018)

Si ce dernier tweet donne une idée du niveau où Madame Mecary place les débats, le premier impute clairement à la Manif Pour Tous de réunir des familles dont une sur dix serait incestueuse. Quelle autre association tolérerait une telle imputation ? Qu’adviendrait-il si l’on disait pareille chose de l’une ou l’autre des associations militantes dont Madame Mecary partage les combats ? Qui peut croire que cela ne susciterait pas une légitime réprobation ?

La Manif Pour Tous souligne que ces tweets s’inscrivent, de surcroit, dans un contexte dans lequel Madame Mecary multiplie les insultes et use d’une violence verbale inouïe depuis des années à son encontre, la qualifiant de « saloperie », de « sicaires », de « raciste », l’assimilant à des « talibans », des « ayatollahs iraniens », au « régime de Pétain » à la « propagande vichyste », ou suggérant d’envoyer ses sympathisants « en Corée du Nord »car « cela leur fera du bien ».

Pendant des années, La Manif Pour Tous – qui reçoit hélas quotidiennement son lot d’injures ou de menaces –  s’est refusé à poursuivre ces débordements, malgré la violence des propos, jugeant inutile de tendre davantage le débat public et espérant que Madame Mecary reviendrait à davantage de modération.

Hélas, il n’en fut rien, ce qui pose d’autant plus problème que, se présentant comme avocate sur son profil Twitter, ses insultes ou ses menaces (« 1 PACPC pour diffamation publique, vous allez moins rire ») prennent un relief particulier.

Par ailleurs, chacun des tweets insultants de Madame Mecary déclenche systématiquement une avalanche d’insultes supplémentaires de la part de ceux qui la suivent.

La Manif Pour Tous s’est donc résolu à saisir la justice pour faire respecter ses sympathisants, mais aussi parce que les enjeux de fonds suivis par le mouvement, en particulier le droit de l’enfant, dans la mesure du possible, de connaître ses parents et d’être élevés par eux, méritent mieux que l’invective. Il doit être possible, en France, de se prononcer contre l’extension de la PMA ou la légalisation de la GPA et de débattre de ces sujets sans se voir gratuitement imputer d’être incestueux…

Ce ne sont pas les positions de Madame Mecary qui sont en cause, ni son exercice professionnel : ce sont bien les insultes et la violence avec lesquelles elle s’en prend régulièrement et personnellement à une association et à ses sympathisants.

Etant donnée l’importance humaine de ces questions pour les générations à venir et pour la société de demain, la possibilité d’un débat serein, apaisé, raisonné et respectueux les uns des autres est absolument indispensable.

Le vol de portraits d’Emmanuel Macron dans les mairies augmenterait…

Face à ce terrible fait d’insécurité dû à priori aux gilets jaunes, la gendarmerie est saisie. L’arrestation des casseurs d’extrême gauche passera donc après…

Depuis un mois, policiers et gendarmes sont mobilisés afin de tenter de juguler une série de vols pas comme les autres. Des dizaines d’inconnus, vêtus parfois de gilets jaunes, s’introduisent, sans dégradation, dans les salles de mariage, du conseil ou d’honneur de mairies à Paris mais aussi un peu partout en province afin de dérober le portrait officiel du président de la République.

Soyez écolos, défendez la famille !

D’Agnès Marion, Conseillère régionale RN Auvergne-Rhône-Alpes et présidente du cercle Fraternité, sur Boulevard Voltaire :

Tout le monde s’accorde, aujourd’hui, pour promouvoir la nécessité d’une véritable politique de défense de l’environnement, pour promouvoir l’urgence d’un grand chantier de préservation de la biodiversité.

Pourtant, ceux qui se revendiquent écologistes enchaînent les contradictions.

Antoine Buéno (chargé de mission au Sénat pour le groupe centriste UC-UDF-UDI-UC) évoque l’obtention d’un permis de procréer. Yves Cochet, ancien ministre de l’Environnement, invite les Français à avoir moins d’enfants. Quant aux manifestants du vendredi, ils défilent « pour le climat, contre le patriarcat ». On voudrait pouvoir comprendre.

Il faut être cohérent, car nous n’avons pas moins à nous préoccuper de sauvegarder le trésor que représentent les scarabées, les petits oiseaux, les plantes ou les océans que de préserver les différentes manières de vivre dans nos milieux naturels, nos biotopes, nos communautés, nos familles. Avec leurs spécificités naturelles, elles structurent la société et méritent d’être protégées. Sans elles, la diversité des sociétés humaines serait menacée…

Or, aujourd’hui, nous constatons que la mondialisation et le développement économique illimité nuisent de manière dévastatrice à la nature, à sa diversité, à ses richesses. La mondialisation nuit aussi bien à la faune qu’à l’être humain. Elle nuit autant aux populations de baleines bleues qu’à nos familles, nos mœurs et nos coutumes…

Car la famille, c’est le lieu de la transmission et, donc, la clé de la responsabilité écologique. « On n’hérite pas de la terre de ses parents, on l’emprunte à ses enfants », a pu dire Saint-Exupéry.

La famille, c’est le lieu de la gratuité par excellence. Les services mutuels rendus au sein de la famille ne se paient pas, sinon en argent de poche et pas à leur prix de marché ! C’est donc un espace qui demeure hors marché et fait subsister la possibilité de rapports non marchands.

La famille, c’est le lieu où les relations ne sont pas soumises à la tyrannie du droit et de la norme. C’est, pour ainsi dire, le dernier havre de liberté. Le monde familial n’est pas soumis à la technique et aux artifices.

Le rapport familial rend constamment présente la disparité de la condition humaine et nous confronte à la vraie nature des choses : la faiblesse, l’imperfection, la limite.

Comme le voisinage des plantes, des arbres ou des animaux, c’est la présence de l’altérité qui suggère le respect de la diversité naturelle.

C’est la raison pour laquelle la famille est un maillon indispensable. Il n’y a rien de plus écologique. En face de nous, nous avons des idéologues prêts à tout au nom du marché et du capitalisme illibéral. Ils sont prêts à détruire nos biotopes, à détruire notre environnement, à détruire nos frontières, à détruire nos communautés naturelles et même nos vies pour assouvir leur frénésie mercantile.

Alors, à nous de participer à la reconstruction de notre nation, de cette grande famille de familles, pour en faire le lieu d’équilibre entre la liberté et le bien commun. La force de la famille, la force de la nation sont les seules capables de poser des limites à l’extension infinie du marché et à la destruction de notre planète.

Le capitalisme doit enfin retourner dans son lit. Il doit redevenir un moyen et non un but. Ainsi, la nature sera préservée, avec toutes ses spécificités, toutes ses richesses et sa diversité innombrable.

Il n’y a de richesse que d’hommes… Soyez écolos, défendez la famille !

Le feuilleton Benalla, c’est mieux que les séries télévisées

Cela ne s’arrête plus. Dans une nouvelle enquête publiée ce vendredi, Mediapart s’intéresse au profil du garde du corps le plus proche d’Emmanuel Macron, Christian Guédon, recruté au sein du GSPR sur les conseils d’Alexandre Benalla. Dans le jargon de la protection rapprochée, Christian Guédon est « l’épaule » du président de la République. C’est le garde du corps le plus proche du chef de l’État, garant de son intégrité physique dans chacun de ses déplacements.

Proche d’Alexandre Benalla, Christian Guédon aurait été recruté “dans des conditions inhabituelles”. Cet ancien membre du GIGN a intégré le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) alors qu’il avait quitté la gendarmerie pour le privé depuis plusieurs années. Ce qui n’est pas habituel pour un tel recrutement. La commission d’enquête sénatoriale sur l’affaire Benalla s’est étonnée :

Emmanuel Macron veut étatiser encore plus l’éducation dès la petite enfance. Il voit la « nation » comme un « projet à repenser ».

Dans le cadre des séances collectives et durables (plus de 8 heures pour celle avec les intellectuels ce 18 mars à l’Elysée), quelques éléments de réponse du radio-évangéliste Macron aux remarques des professionnels de la petite enfance :

« sur la très petite enfance, les premiers mois, … il faut apprendre à nourrir, et accompagner les parents, dès le quatrième mois comme dans les PMI… On a encore beaucoup à faire pour mieux éduquer et mieux apprendre le métier d’être parent, et mieux accompagner ».

Il fait aussi référence au vote récent de la scolarisation obligatoire dès 3 ans :

« mettre tout le monde dans ce temps plein dès trois ans dans ces mêmes rails ».

Et enfin, il conclut :

« Ma conviction, quand on parle de repenser le projet de la nation, le projet éducatif doit être un pilier, en particulier dès la toute petite enfance ».

Sans entrer dans la question de savoir si le radio-évangéliste connaît grand-chose au métier de parent, quand on voit l’efficacité de l’Etat dans l’exercice de ses missions régaliennes, on est évidemment de plus en plus inquiet à le voir préempter l’éducation dès les premiers mois.

Et on comprend un peu mieux que la France soit en situation difficile en sachant qu’elle est un projet à repenser.

La Croix contre l’avortement ?

Le procès perdu par La Croix contre Le Salon beige, suite à un article odieux concernant le référendum irlandais sur l’avortement, a visiblement porté des fruits.

A l’occasion de la journée mondiale sur la trisomie 21, Loup Besmond de Senneville a en effet publié un article intitulé :

Trisomie 21, de nouveaux tests font craindre une hausse des avortements

Dans lequel il écrit :

Depuis 2014, entre 1 400 et 1 600 interruptions médicales de grossesse (IMG), possibles jusqu’à la veille de l’accouchement, sont effectuées chaque année en France à la suite d’une suspicion de trisomie 21.

Nouvelle formule pour France Catholique

Vendredi 22 mars, l’hebdomadaire France Catholique publie sa nouvelle formule, avec une maquette moderne et des rubriques inédites. Le journal se rénove en profondeur sans renier son identité. Ce numéro sera distribué à 40 000 exemplaires en FranceDe nouvelles rubriques font leur entrée :

  • une Revue de presse, pour mieux décrypter l’actualité;
  • de l’Apologétique, pour réconcilier foi et intelligence;
  • les Maîtres spirituels, pour nourrir la vie intérieure aux meilleures sources de la foi ;
  • les Classiques, pour puiser la sagesse des trésors de la littérature.

Objectif “transmission” : contribuer à former intellectuellement et spirituellement les catholiques du XXIe siècle, pour les aider à transmettre leur foi et à s’engager dans le monde.

La force des racines : depuis bientôt 100 ans, France Catholique est témoin de l’histoire de l’Église, dans ses soubresauts et ses renouveaux. Cela lui donne une expérience irremplaçable pour les temps de sécheresse. L’hebdomadaire a gardé une totale fidélité à l’Église, en même temps qu’une grande liberté de ton. Notamment à travers ses chroniqueurs prestigieux, jusqu’à Gérard Leclerc aujourd’hui.

Convaincu que l’époque a besoin de repères clairs, le journal a fait le choix de garder son nom. Dans son mot d’encouragement, Mgr Michel Aupetit écrit :

« L’identité est la condition de l’ouverture. »

Débat à l’Elysée ? Il n’y a pas eu de débat

Dominique Méda, chercheuse et conseillère de Benoît Hamon, a été reçue à l’Élysée, lundi 18 mars, avec la soixantaine d’intellectuels. Elle dénonce :

« Après celui avec les maires, c’était au tour des intellectuels de tomber dans le piège : car de débat il n’y en eut point ». « Comme avec les maires, le non-débat avec les intellectuels a consisté en une litanie inexorable de ‘réponses’ d’Emmanuel Macron aux questions posées par les intellectuels. Comme nous étions plus de 60, il aurait fallu pour qu’il puisse y avoir sinon un véritable échange, au moins un retour sur ce qui avait été dit par le Président, que chacun puisse vraiment se limiter à deux minutes de parole ».

Dès lors, le collège d’intellectuels réuni par le chef de l’État constituait

« le mur sur lequel le Président faisait ses balles, jouissant de la puissance de ses muscles et de la précision de ses gestes et donc de la propre expression, cent fois ressentie, de son moi ».

« Sur les questions économiques et sociales, là où il y aurait en effet pu avoir débat, c’est-à-dire discussion animée sur des solutions diverses, la porte a été systématiquement refermée.».

Pour la normalienne, le locataire de l’Élysée

« n’a pas pris la mesure de la colère sociale et du désir de justice qui traverse le pays, il n’a pas compris qu’à force de ne pas y répondre, le ressentiment s’accumule et que peu à peu, ceux qui jusqu’à maintenant se sont tus, les habitants des quartiers relégués, les allocataires de minima sociaux et les chômeurs menacés de sanctions, risquent de rejoindre la masse des premiers gilets jaunes qui se sont exprimés ».

29 millions de dollars pour un centre de recherche sur la trisomie 21

La Fondation Alana, basée à Sao Paulo au Brésil, vient de faire un don de 28,6 millions de dollars au MIT (Massachusetts Institute of Technology : institut de recherche américain et une université, spécialisés dans les domaines de la science et de la technologie, situé à Cambridge, dans l’État du Massachusetts). Celui-ci a annoncé que ce don allait servir à la création de l’Alana Down Syndrome Center, un centre recherche qui va « associer l’expertise de scientifiques et des ingénieurs pour mieux comprendre la biologie et les neurosciences du syndrome de Down», pour « faire progresser la compréhension, les facultés et l’inclusion ».

Le double objectif est de mieux comprendre le fonctionnement de la trisomie 21, par le développement d’essais cliniques, l’exploration du cerveau par des techniques de pointe et le financement de bourses de recherches, mais aussi de concevoir et développer des nouvelles applications technologiques visant l’amélioration de la qualité de vie des personnes montrant un déficit intellectuel, leur meilleure insertion dans la société et le monde du travail, et un meilleur accès à l’éducation.

La Fondation Alana est une organisation à but non lucratif créée par Ana Lucia Villela et Marcos Nisti, deux Brésiliens de Sao Paulo, dont l’une des deux filles est elle-même porteuse de trisomie 21. La Fondation Alana avait déjà effectué en 2015 un premier don au MIT, d’un montant de 1,7 millions de dollars. Ce précédent don avait servi à

« financer des études pour créer des nouvelles modélisation du syndrome de Down en laboratoire et pour améliorer la compréhension des mécanismes du trouble et des thérapies potentielles ».

Cette fois, la création de l’Alana Down Syndrome Center, outre les recherches en neurosciences, biologie, ingénierie et informatique, financera un programme de quatre ans, intitulé « la technologie pour améliorer les facultés ». Ana Lucia Villela explique que

« c’est une approche novatrice qui ne se concentre pas sur le handicap mais sur les obstacles qui peuvent empêcher les personnes atteintes du syndrome de Down de s’épanouir à leur manière dans la vie ».

Rafael Reif, le président du MIT, déclare :

« Au MIT, nous attachons de l’importance à la recherche exploratoire, en particulier lorsqu’elle vise à créer un monde meilleur. Le cadeau inspirant de la Fondation Alana permettra aux chercheurs du MIT d’explorer de nouvelles voies pour améliorer et prolonger la vie des personnes atteintes du syndrome de Down. Nous remercions les dirigeants de la fondation – la présidente Ana Lucia Villela et le co-président Marcos Nisti – d’avoir confié à notre communauté ce défi crucial. »

Un début d’union des droites à Paris ?

Pour la première fois, le parti de Marine Le Pen ne présentera pas de liste dans la capitale en 2020. Le RN soutiendra la liste «Aimer Paris» de Serge Federbusch, magistrat issu de la «droite hors les murs». Ses listes «Aimer Paris» devraient inclure des candidats RN, parfois en tête de liste d’arrondissement. Wallerand de Saint-Just, trésorier du RN et potentielle tête de liste dans le XVe arrondissement, indique :

«Serge Federbusch est à même de mener le combat pour une véritable alternative à la municipalité d’Anne Hidalgo». «C’est un parfait connaisseur des enjeux parisiens».

Conseiller à l’urbanisme du maire socialiste Bertrand Delanoë au début des années 2000, conseiller apparenté UMP du Xe arrondissement en 2008, il s’est ensuite présenté aux municipales de 2014 derrière Charles Beigbeder, à l’origine d’une liste «Paris Libéré», dissidente de l’UMP.

Serge Federbusch espère aussi obtenir le soutien du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, pour constituer

«une liste citoyenne et une offre politique neuve, autour d’une droite et d’un centre pluriels». «Je veux éviter le drame d’un nouveau mandat d’Anne Hidalgo ou l’élection de Benjamin Griveaux, ersatz local fabriqué par Emmanuel Macron».

Serge Federbusch veut dénoncer la «tiers-mondisation de Paris», dans «la délinquance, la saleté, la mauvaise gestion des migrants et l’état catastrophique de la voirie».

«Paris doit être un laboratoire de bonne gestion et de réduction de la pression fiscale».

Fermeture de l’Institution Saint-Louis au Barroux

Dans la dernière lettre les Amis du Monastère (n°169) du Barroux, Dom Louis-Marie annonce la fermeture de l’Institution Saint-Louis, collège indépendant que l’abbaye Sainte Madeleine du Barroux dirigeait et soutenait depuis 10 ans. Le collège avait été reconnu comme école catholique par le diocèse d’Avignon en 2014. Il compte actuellement une cinquantaine d’élèves.

J’ai le grand regret de vous annoncer la cessation des activités de l’Institution Saint-Louis à partir de l’été prochain. Je reconnais ma responsabilité pour avoir accepté sans stratégie suffisante à long terme ce projet lancé par des âmes extrêmement généreuses. Depuis dix ans, ce collège a demandé une énergie fantastique de la part de tous. Pour leur dévouement sans faille, je tiens à remercier les membres du conseil d’administration et en particulier son infatigable présent, Monsieur Hervé Belmontet.

Aux directeurs successifs, aux divers professeurs, à tous les membres du personnel, salariés et bénévoles, j’exprime ma reconnaissance pour leur implication au service de l’Institution Saint-Louis et de ses élèves. Parmi eux, je voudrais remercier spécialement le Père Philippe, qui a réussi à structurer et à développer ce collège, ainsi que Madame Candéla, directrice académique, et Madame Nougier, professeur de sciences, présentes depuis les origines. Je remercie aussi le Père Charbel d’avoir accepté la charge de directeur pendant deux ans.

Tous se sont épuisés à la tâche, de toute façon difficile pour les Pères à mener de front avec la vie monastique. Ma gratitude va aussi aux parents d’élèves qui ont eu la grande délicatesse de remercier l’abbaye pour ce qui a été fait, et qui ont bien compris que c’est avec regret mais en assumant mes responsabilités de “père de famille” que j’ai pris, en accord avec le conseil d’administration, la décision de la fermeture du collège

+F. Louis-Marie, o.s.b., abbé

Via RC

Les lois pro-vie se succèdent aux Etats-Unis

Après le Mississippi, où le gouverneur Phil Bryant a signé la loi « battement de cœur » qui interdit les avortements dès qu’on peut détecter le battement de cœur du fœtus, une loi similaire a été votée la semaine dernière dans le Kentucki. Comme celle voté en mai 2018 dans l’Iowa, elle est bloquée par les juges. Dans le Mississippi, le Centre pour les droits reproductifs a annoncé qu’il contesterait cette loi devant la justice. Ce à quoi Phil Bryant a répondu :

Nous aurons tous à répondre un jour devant le Bon Dieu. Je dirai alors : « Je me suis battu pour la vie des bébés innocents, même sous la menace d’une action en justice.

Mercredi, le Sénat de l’Arkansas a approuvé un projet de loi interdisant aux médecins de pratiquer des avortements en raison d’un diagnostic de trisomie 21. Cette loi fait suite à celle adoptée la semaine dernière dans ce même état, interdisant l’avortement après 18 semaines de grossesse. Avant le vote, la sénatrice Breanne Davis a présenté avec émotion une résolution reconnaissant la Journée mondiale de la trisomie 21, qui se tient aujourd’hui, accompagnée de sa fille Everly, porteuse de trisomie 21.

De même dans l’Ohio.

L’affaire Benalla se rapproche de Macron

Le Sénat a décidé, jeudi 21 mars, de saisir la justice des cas d’Alexandre Benalla, Vincent Crase, Alexis Kohler, Patrick Strzoda et du général Lionel Lavergne. Les sénateurs estiment que les déclarations de ces derniers devant la commission d’enquête sur l’affaire Benalla sont susceptibles de donner lieu à des poursuites pour faux témoignage. Ce délit est passible de 5 ans de prison et de 75 000 euros d’amende.

Si la décision était attendue pour les deux principaux protagonistes de l’affaire, Alexandre Benalla et Vincent Crase, elle était plus incertaine pour les trois autres, proches collaborateurs d’Emmanuel Macron. Alexis Kohler est secrétaire général de l’Elysée, Patrick Strzoda est directeur de cabinet du président et Lionel Lavergne dirige le groupe de sécurité de la présidence.

Nous avons du mal à croire qu’ils aient pu agir sans l’aval du chef de l’Etat…

La saisine de la justice a été demandée pour ces trois collaborateurs du chef de l’État afin de vérifier

“un certain nombre d’omissions, d’incohérences et de contradictions” relevées lors de leurs auditions sous serment. Ils auraient “retenu une part significative de la vérité”.

Le chef de LREM, Stanislas Guerini, a dénoncé “un procès politique” du Sénat “contre l’Elysée”. De son côté Edouard Philippe a boudé la séance des questions au Sénat.

Stéphane Ravier : “Le vivre-ensemble est le cache-misère de l’échec de la politique d’immigration”

À la suite du meurtre d’une étudiante, pour un téléphone portable, dans le quartier de la Timone à Marseille, Stéphane Ravier, sénateur RN et ancien maire des 13e et 14e arrondissements de Marseille, dénonce la délinquance quotidienne dans les rues de la cité phocéenne, l’une des conséquences de la politique d’immigration du gouvernement.

Une étudiante de 21 ans a été mortellement poignardée à Marseille par une personne qui voulait lui voler son téléphone portable. Vous avez dit en avoir « ras-le-bol des symboles ». Cela pourrait-il servir de leçon aux pouvoirs publics ? 

La réponse est non. La réponse est toujours non… Il y a déjà eu d’autres « symboles » avant cette jeune femme. Est-ce que cela leur a servi de leçon ? Laura et Mauranne, tuées à la gare Saint Charles en 2017 par un islamiste radicalisé : est-ce que cela leur a servi de leçon ? Est-ce que toutes les victimes précédentes ont entraîné un changement de logiciel, une remise de leur idéologie, de leur certitude ? Absolument pas, jamais. Et dans une semaine, ce sera oublié. Malheureusement, l’actualité en chasse une autre et cette jeune femme continuera d’être pleurée par ses proches pendant que la classe politique sera passée à autre chose. J’en ai ras-le-bol des concerts de pleureuses. 

Vous avez évoqué la doctrine du vivre-ensemble selon vous responsable de cette situation. Pouvez-vous détailler ? 

Le vivre-ensemble est le cache-misère de l’échec de la politique d’immigration car on a abandonné l’assimilation et l’intégration pendant que l’immigration se faisait de plus en plus massive et incontrôlée. La communauté nationale est devenue une juxtaposition de plusieurs communautés. Ce n’est selon moi absolument pas le modèle français. Or, ces communautés se supportent de moins en moins. On essaye donc d’imposer la laïcité et la doctrine du vivre-ensemble. Ceux qui prônent cette idée ne la vivent pas. Ils sont pour le vivre-ensemble mais pas pour le vivre-avec, c’est-à-dire que la communauté française…

Le Havre : le successeur d’Edouard Philippe démissionne

Le maire du Havre Luc Lemonnier a démissionné jeudi soir de son poste de maire. Il était accusé par une femme d’avoir envoyé des photos pornographiques le mettant en scène nu. Cette femme assure que ce n’était pas “un jeu de séduction” et affirme l’avoir ressenti “comme un viol”. Lundi, dans le bureau du procureur du Havre, elle a écopé d’un rappel à la loi, pour diffusion de photos à caractère sexuel.

Cette femme a témoigné. Sa rencontre avec le maire remonte à 2017. A l’époque, elle multiplie les démarches et contacts pour tenter de trouver un logement adapté, nécessaire pour son fils malade. Elle rencontre alors le maire, à l’occasion d’un meeting politique. Après le décès de son fils, en novembre 2017, elle entre dans une période de dépression pour laquelle elle est hospitalisée puis reçoit un traitement. De retour chez elle en mai 2018, elle reprend contact avec l’élu pour lui demander de l’aide, toujours pour une demande de logement et ses recherches d’emploi. C’est en juillet 2018 que le maire lui envoie plusieurs photos. Dans les messages, « il m’explique qu’il aime le libertinage et comment il allait me faire l’amour ». Il lui en demande en retour, ce qu’elle refuse. Dans la semaine suivant l’envoi, « j’ai appelé la police pour déposer plainte, mais on m’a dit que ce n’était pas recevable, qu’on ne pouvait rien faire pour moi ». Elle assure avoir ensuite eu des échanges avec le cabinet du maire – « ils étaient parfaitement au courant de la situation » – et avoir même été reçue en rendez-vous à la mairie.

Luc Lemonnier est devenu maire du Havre en mai 2017, suite à la nomination d’Edouard Philippe à Matignon. Il avait été élu  conseiller municipal en 2008, devient adjoint au maire Édouard Philippe en 2011 et avait été réélu lors des élections municipales de 2014 sur la liste d’Édouard Philippe, dont il fut le directeur de campagne, et devient son 1er adjoint.

Le maire du Havre Luc Lemonnier pourra trouver refuge au Refuge, local LGBT. C’est bien normal : il était à l’inauguration le 30 septembre 2017.

Des soldats au maintien de l’ordre ? “oui, malheureusement il risque d’y avoir des morts”

Des militaires témoignent sur France Info de la dernière mesure de ce gouvernement d’incapables, qui appelle l’armée en renfort pour accomplir du maintien de l’ordre :

“On n’a rien à faire dans ces histoires de ‘gilets jaunes”. “Les mecs de Sentinelle, ce sont tous des militaires, on ne sait pas faire du maintien de l’ordre”. “On a en permanence le gilet pare-balles sur nous et le fusil d’assaut. On n’a pas le matériel de protection que vont avoir les CRS, on n’a pas les protège-jambes, on n’a pas toute l’espèce de carapace qu’ils ont sur eux”.

“Si on se fait caillasser, soit on rentre dans le bâtiment pour se mettre à l’abri, soit on ne peut pas se mettre à l’abri pour X raison. La seule réponse qu’on pourra avoir à ce moment-là, c’est peut-être un coup de gazeuse au début ou un coup de matraque télescopique, mais après s’il y a trop de monde, oui, malheureusement il risque d’y avoir des morts.”

Un autre soldat :

“C’est absurde, c’est du n’importe quoi. On n’est pas préparé à ça. Nous, en termes techniques, on lutte contre un ennemi. Et l’ennemi ne peut pas être la population, ce n’est pas possible. C’est la situation dans laquelle on essaie de mettre les militaires aujourd’hui.”

Un autre :

“Ils ne savent plus quoi faire, ils ne savent plus comment gérer, ils n’ont pas pris encore la mesure de ce mouvement.”

Un dernier :

“Là, il y a un gros problème, ‘on va mettre l’armée et comme ça on va voir ce que ça donne et nous on reste tranquillement où on est'”. “Au niveau des états-majors, ça bouillonne pas mal, les juristes sont dessus pour revoir les règles d’engagement, parce que là aussi, il ne faut pas faire d’erreur.”

Dans Le Figaro, Bénédicte Chéron, spécialiste des relations entre les armées et la société, précise :

[…] En réalité, les lieux où seront déployés les militaires, si l’on en croit les précisions apportées par la suite, sont ceux où ont été largement mobilisées des forces de l’ordre ainsi rendues immobiles samedi dernier, ce qui a été reproché au gouvernement.

[…] Les militaires ne seront pas déployés face aux manifestants mais bien en garde statique autour de bâtiments. Mais rien ne garantit, dans un contexte chaotique, que militaires et manifestants ne se trouveront pas à un moment face à face. La situation n’est pas absolument nouvelle: depuis le déploiement de l’opération en janvier 2015, d’autres mouvements sociaux ont eu lieu. Lors des manifestations contre la loi travail par exemple, il y a eu des face-à-face fortuits parfois tendus. Le sang-froid et le professionnalisme des militaires ont évité tout débordement tragique. Cependant, quand la tension est autrement plus forte, la question est évidemment plus aiguë.

Or, les militaires ne sont pas équipés pour le maintien de l’ordre, ni pour se protéger, ni pour pouvoir réprimer d’éventuels débordements. Leur armement vise à avoir des effets létaux parce qu’il est destiné à porter un dommage à un ennemi que le politique désigne et non à maintenir l’ordre. Ça n’est pas une nuance sémantique ou un débat de techniciens que l’on pourrait résoudre en modifiant leur équipement. C’est une différence cruciale qui tient à la fonction des armées au sein de la société. Leur rôle n’est pas d’assurer la sécurité intérieure.

En ayant recours aux armées dans ce contexte et en jouant sur la confusion, le gouvernement alimente un brouillage entre les fonctions de sécurité intérieure et la fonction militaire. Ce brouillage n’est propice ni à l’apaisement, ni à la compréhension des rôles de chacun. Une opération militaire ne peut être évaluée qu’au regard des causes qui la motivent et des finalités qu’on lui demande d’atteindre. Dans le cas présent, la confusion règne dans les deux domaines.

[…] La question de fond est celle de l’engrenage politique qui a mené à ce que le gouvernement considère cette option comme une voie possible. Observons ce que l’histoire enseigne en la matière: les époques lors desquelles les forces armées ont été employées dans des fonctions de sécurité intérieure et lors desquelles on a placé des militaires face à leurs concitoyens ne sont pas celles d’où les gouvernements sont sortis le plus grandis, et c’est un euphémisme. C’est une leçon que les chefs militaires d’aujourd’hui ont retenue de cette histoire parfois douloureuse. Il n’en est visiblement pas de même du côté du politique.

C’est arrivé un 22 mars…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 mars: saints du jour français ou en France.
    • St Paul, premier évêque de Narbonne au IIIe s.

À Narbonne sur la voie Domitienne, en dehors de la ville, la mise au tombeau de saint Paul, premier évêque de la cité au IIIe siècle.

  • Bx François Chartier, prêtre et martyr († 1794)

À Angers, en 1794, le bienheureux François Chartier, prêtre et martyr, guillotiné sous la Révolution française, pour avoir refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé.

  • le 22 mars 752 : décès du pape Zacharie.
  • le 22 mars 1312 : fulmination par le pape Clément V de la bulle pontificale Vox in excelso qui ordonne l’abolition définitive de l’Ordre du Temple.

Elle est rendue publique le 3 avril, date retenue pour la dissolution de l’ordre du Temple.

  • le 22 mars 1421 : victoire franco-écossaise sur les Anglais à Vieil-Baugé, en Anjou.

En 1421, sous l’impulsion d’Yolande d’Aragon, Charles VII renouvelle l’Auld Alliance avec le Royaume d’ Écosse et fait voter un impôt par le Parlement de Toulouse pour relancer la guerre contre le Roi d’Angleterre Henri V. Les hommes d’armes écossais sont acheminés par navires jusqu’à La Rochelle.

Les deux armées s’affrontent à Baugé, où les 5000 Français et Ecossais bénéficient d’une supériorité numérique écrasante et des imprudences et fautes de commandement du Duc de Clarence, le frère du roi d’Angleterre Henri V de Lancastre. Le duc est compté parmi les morts ainsi que nombre de nobles anglais.

Pour les Français c’est la revanche d’Azincourt.

  • le 22 mars 1429 : Jeanne d’Arc adresse une lettre aux Anglais.

” …Je suis venue de par Dieu, le Roi du Ciel, pour vous bouter hors de France… “.

Voici un extrait du le discours de Benoit XVI lors de l’audience générale du 26 janvier 2011 à Rome :

« Le 22 mars 1429, Jeanne dicte une importante lettre au roi d’Angleterre et à ses hommes qui assiègent la ville d’Orléans. Sa proposition est une véritable paix dans la justice entre les deux peuples chrétiens, à la lumière des noms de Jésus et de Marie, mais elle est rejetée, et Jeanne doit s’engager dans la lutte pour la libération de la ville, qui advient le 8 mai. L’autre moment culminant de son action politique est le couronnement du Roi Charles VII à Reims, le 17 juillet 1429. Pendant toute une année, Jeanne vit avec les soldats, accomplissant au milieu d’eux une vraie mission d’évangélisation. Nombreux sont leurs témoignages sur sa bonté, son courage et son extraordinaire pureté. Elle est appelée par tous et elle-même se définit comme «la pucelle», c’est-à-dire la vierge »

Et voici sa lettre en vieux françois :

†   JHESUS MARIA  †

« Roy d’Angleterre, et vous, duc de Bedfort, qui vous dictes régent le royaume de France ; vous Guillaume de la Poule, conte de Sulfork ; Jehan, sire de Talebot; et vous, Thomas, sire d’Escales, qui vous dictes lieutenant dudit duc de Bedfort, faictes raison au roy du ciel ; rendez à la Pucelle qui est cy envoiée de par Dieu, le Roy du ciel, les clefs de toutes les bonnes villes que vous avez prises et violées en France. Elle est ci venue de par Dieu pour réclamer le sanc royal. Elle est toute preste de faire paix, se vous lui voulez faire raison, par ainsi que France vous mectrés jus, et paierez ce que vous l’avez tenu. Et entre vous, archiers, compaignons de guerre, gentilz et autres qui estes devant la ville d’Orléans, alez vous ent en vostre païs, de par Dieu ; et ainsi ne le faictes, attendez les nouvelles de la Pucelle qui ira vous voir briefement à vos bien grand domaiges. Roy d’Angleterre, se ainsi ne le faictes, je suis chief de guerre, et en quelque lieu que je actaindray vos gens en France, je les en ferai aler, veuillent on non veuillent, et si ne vuellent obéir, je les ferai tous occire. Je suis cy envoiée de par Dieu, le Roy du ciel, corps pour corps, pour vous bouter hors de toute France. Et si vuellent obéir, je les prandray à mercy. Et n’aiez point en vostre oppinion, quar vous ne tendrez point le royaume de France, Dieu, le Roy du ciel, filz sainte Marie ; ainz le tendra le roy Charles, vrai héritier ; car Dieu le Roy du ciel, le veult, et lui est révélé par la Pucelle, lequel entrera à Paris à bonne compagnie. Se ne voulez croire les nouvelles de par Dieu et la Pucelle, en quelque lieu que vous trouverons, nous ferrons dedens et y ferons ung si granthahay, que encore a-il mil ans, que en France ne fu si grant, se vous ne faictes raison. Et croyez fermement que le Roy du ciel envoiera plus de force à la Pucelle, que vous ne lui sariez mener de tous assaulx, à elle et à ses bonnes gens d’armes; et aux horions verra-on qui ara meilleur droit de Dieu du ciel. Vous, duc de Bedfort, la Pucelle vous prie et vous requiert que vous ne vous faictes mie détruire. Si vous lui faictes raison, encore pourrez venir en sa compaignie, l’où que les Franchois feront le plus bel fait que oncques fut fait pour la chrestienté. Et faictes response se vous voulez faire paix en la cité d’Orléans; et se ainsi ne le faictes, de vos bien grans dommages vous souviengne briefment.

Escript ce mardi sepmaine saincte.”

  • le 22 mars 1594 : le gouverneur Brissac ouvre les portes de Paris à Henri IV, qui vient d’être sacré à Chartres.

 

Entrée d’Henri IV à Paris

Après avoir abjuré le Protestantisme l’année précédente, en la Basilique Saint-Denis, et pris Dreux, tenu par les Ligueurs, Henri de Navarre est sacré Roi de France, à Chartres, par Mgr Nicolas de Thou, évêque de la ville, et devient Henri IV. En effet, au même moment, la ville des sacres est tenue par les Ligueurs que commande Charles de Lorraine Duc de Mayenne, le frère de feu le Duc de Guise

Abjuration d’Henri IV (25 juillet 1593) (détail), par Nicolas Bollery, huile sur toile, fin XVIe siècle ; Musée d’Art et d’Histoire de la Ville de Meudon 

Le marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie dans l’histoire de France (ED. Résiac, page 132 et 133) décrit les scènes qui accompagnent l’entrée du Roi : « Le Roi entrait à Paris aux acclamations d’un peuple immense « affamé de voir un Roi ». Sa première visite fut pour Notre Dame, et Marie l’en récompensera immédiatement. »

Et le marquis de citer André Favyn dans Le théâtre d’honneur et de chevalerie, tome 1 page 612 :

« Là fut vu de toute l’assistance, étant en indicible nombre près de sa majesté, Saint Michel, l’ange gardien de la France…qui, tout au long de la cérémonie, se tint à côté du Roy, et icelle finie, disparut aussitôt. […] dont le Roy l’ayant fixement contemplé tout au long de la messe fut pris en son cœur d’une telle réjouissance d’allégresse et d’espérance d’avoir raison de ses ennemis qu’il dit tout haut à toute l’assistance : Nos ennemis sont perdus puisque Dieu nous a envoyé ses anges à notre secours. »

Ce livre est téléchargeable gratuitement sur internet. Le Ciel montrait par là que la loi salique doit être appliquée dans la lettre comme dans l’esprit.

Henri IV se rendant à Notre-Dame après la réduction de la ville de Paris (1594). Gravure de Léonard Gaultier, d’après un dessin de Nicolas Bollery, Musée national du château de Pau

  • le 22 mars 1687 : mort de Jean-Baptiste Lully.

Né en 1632, fils de meuniers italiens, c’est en 1653, juste après la Fronde, qu’il entre au service de Louis XIV et se fait aussitôt remarquer comme l’un des meilleurs compositeurs de la Cour. En 1672, il obtient le privilège de diriger l’Académie Royale de Musique, à la tête de laquelle il reste juste avant sa mort.

Lully meurt de la gangrène des suites d’une blessure avec sa canne de chef d’orchestre. Il a participé à la naissance de l’opéra français, par ses nombreux ballets. Son talent et ses manœuvres, lui ont permis d’obtenir la confiance de Louis XIV et de devenir Surintendant de la musique. Parmi ses œuvres se trouvent en particulier :

 

Hercule amoureux

Un Charmant Dialogue de la Guerre avec la Paix

Psyché ou de la puissance de l’amour

Les Plaisirs de l’Ile enchantée

Les Amants magnifiques

Psyché

Alceste, ou Le triomphe d’Alcide

De profundis, grand motet

Dies irae, Benedictus, Motets à deux chœurs.

  • le 22 mars 1792 : Chappe présente son télégraphe optique à l’Assemblée Législative.

Chappe soumet son invention à l’Assemblée législative, qu’il décrit comme :

« un moyen certain d’établir une correspondance telle que le corps législatif puisse faire parvenir ses ordres à nos frontières et en recevoir la réponse pendant la durée d’une même séance.»

  • le 22 mars 1794: les colonnes infernales de Turreau poursuivent leur mission d’extermination.

La colonne Grignon ayant quitté Somloire, repasse tuer et incendier à Etusson.

  • le 22 mars 1814 : l’Angleterre fait savoir qu’elle ne négociera pas la paix avec Napoléon.
  • le 22 mars 1841 : réglementation du travail des enfants.

La Chambre adopte une loi réglementant l’exploitation des enfants dans l’industrie et interdisant le travail des enfants avant huit ans. La loi limite à huit heures le travail des enfants de huit à douze ans, à douze heures avant seize ans.

D’où viennent ces bataillons d’ouvriers mineurs ? De la destruction par la révolution du système d’enseignement qui dotait la France. Taine, dans Le régime moderne (livre III chap. 1), reconnaît qu’avant la révolution la France compte 22000 petites écoles pour 37000 paroisses ; et si l’on compte les collèges secondaires et les universités c’est 60 000 écoles qui existent. La moitié de la population sait lire et écrire (*)

Declareuil dans son Histoire générale du Droit français (page 580) parle de 32000 écoles religieuses gratuites et 8000 écoles laïques gratuites.

(*) Cité par Renée Casin dans les Catholiques et la révolution française (Editions Résiac page 7).

  • le 22 mars 1919 : entre Paris et Bruxelles, premier vol international régulier, à fréquence hebdomadaire.

 

  • 22 mars 1922 : lettre apostolique de Pie XI, « Galliam, Ecclesiae filiam primogenitam »

Par cette lettre apostolique Notre-Dame de l’Assomption est proclamée patronne principale de la France, et sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire, par Sa Sainteté le pape Pie XI. En voici le texte :

« Pour perpétuelle mémoire.

Les Pontifes romains Nos prédécesseurs ont toujours, au cours, des siècles, comblé des marques particulières de leur paternelle affection la France, justement appelée la fille aînée de l’Eglise. Notre prédécesseur de sainte mémoire le Pape Benoît XV, qui eut profondément à cœur le bien spirituel de la France, a pensé à donner à cette nation noble entre toutes, un gage spécial de sa bienveillance.

En effet, lorsque, récemment, Nos vénérables frères les cardinaux, archevêques et évêques de France, d’un consentement unanime, lui eurent transmis par Notre vénérable Frère Stanislas Touchet, évêque d’Orléans, des supplications ardentes et ferventes pour qu’il daignât proclamer patronne principale de la nation française la bienheureuse Vierge Marie reçue au ciel, et seconde Patronne céleste sainte Jeanne, pucelle d’Orléans, Notre prédécesseur fut d’avis de répondre avec bienveillance à ces pieuses requêtes. Empêché par la mort, il ne put réaliser le dessein qu’il avait conçu. Mais à Nous, qui venons d’être élevé par la grâce divine sur la chaire sublime du Prince des apôtres, il Nous est doux et agréable de remplir le vœu de Notre très regretté prédécesseur et, par Notre autorité suprême, de décréter ce qui pourra devenir pour la France une cause de bien, de prospérité et de bonheur.

Il est certain, selon un ancien adage, que « le royaume de France » a été appelé le « royaume de Marie », et cela à juste titre. Car, depuis les premiers siècles de l’Eglise jusqu’à notre temps, Irénée et Eucher de Lyon, Hilaire de Poitiers, Anselme, qui de France passa en Angleterre comme archevêque, Bernard de Clairvaux, François de Sales, et nombre d’autres saints docteurs, ont célébré Marie et, ont contribué à promouvoir et à amplifier à travers la France le culte de la Vierge Mère de Dieu. A Paris, dans là très célèbre Université de Sorbonne, il est historiquement prouvé que dès le XIIIe siècle la Vierge a été proclamée conçue sans péché.

Même les monuments sacrés attestent d’éclatante manière l’antique dévotion du peuple à l’égard de la Vierge : trente-quatre églises cathédrales jouissent du titre de la Vierge Mère de Dieu ; parmi lesquelles on aime à rappeler comme les plus célèbres celles qui s’élèvent à Reims, à Paris, à Amiens, à Chartres, à Coutances et à Rouen. L’immense affluence des fidèles accourant de loin chaque année, même de notre temps, aux sanctuaires de Marie, montre clairement ce que peut dans le peuple la piété envers la Mère de Dieu, et plusieurs fois par an la basilique de Lourdes, si vaste qu’elle soit, paraît incapable de contenir les foules innombrables de pèlerins.

La Vierge Mère en personne, trésorière auprès de Dieu de toutes les grâces, a semblé, par des apparitions répétées, approuver et confirmer la dévotion du peuple français.

Bien plus, les principaux et les chefs de la nation se sont fait gloire longtemps d’affirmer et de défendre cette dévotion envers la Vierge. Converti à la vraie foi du Christ, Clovis s’empresse, sur les ruines d’un temple druidique, de poser les fondements de l’église Notre-Dame, qu’acheva son fils Childebert. Plusieurs temples sont dédiés à Marie par Charlemagne. Les ducs de Normandie proclament Marie Reine de la nation. Le Roi saint Louis récite dévotement chaque jour l’office de la Vierge. Louis XI, pour l’accomplissement d’un vœu, édifie à Cléry un temple à Notre-Dame. Enfin Louis XIII consacre le royaume de France à Marie et ordonne que chaque année, en la fête de l’Assomption de la Vierge, on célèbre dans tous les diocèses de France de solennelles fonctions ; et ces pompes solennelles, Nous n’ignorons pas qu’elles continuent de se dérouler chaque année.

En ce qui concerne !a Pucelle d’Orléans, que Notre prédécesseur a élevée aux suprêmes honneurs des saints, personne ne peut mettre en doute, que ce soit sous les auspices de la Vierge, qu’elle ait reçu et rempli mission de sauver la France. Car d’abord, c’est sous le patronage de Notre-Dame de Bermont, puis sous celui de la Vierge d’Orléans, enfin de la Vierge de Reims, qu’elle entreprit d’un cœur viril, une si grande œuvre, qu’elle demeura sans peur en face des épées dégainées et sans tache au milieu de la licence des camps, qu’elle délivra sa patrie du suprême péril et rétablit le sort de la France. C’est après en avoir reçu le conseil de ses voix célestes qu’elle ajouta sur son glorieux étendard le nom de Marie à celui de Jésus, vrai Roi de France. Montée sur le bûcher, c’est en murmurant au milieu des flammes, en un cri suprême, les noms de Jésus et de Marie, qu’elle s’envola an ciel. Ayant donc éprouvé le secours évident de la Pucelle d’Orléans, que la France reçoive la faveur de cette seconde patronne céleste : c’est ce que réclament le clergé et le peuple, ce qui fut déjà agréable à Notre prédécesseur et qui Nous plaît à Nous-mêmes.

C’est pourquoi, après avoir pris les conseils de Nos vénérables Frères les cardinaux de la sainte Eglise romaine préposés aux Rites, motu proprio, de science certaine et après mûre délibération, dans la plénitude de Notre pouvoir apostolique, par la force des présentes et à perpétuité, Nous déclarons et confirmons que la Vierge Marie Mère de Dieu, sous le titre de son Assomption dans le ciel, a été régulièrement choisie comme principale patronne de toute la France auprès de Dieu, avec tous les privilèges et les honneurs que comportent ce noble titre et cette dignité.

De plus, écoutant les vœux pressants des évêques, du clergé et des fidèles des diocèses et des missions de la France, Nous déclarons avec la plus grande joie et établissons Pucelle d’Orléans admirée et vénérée spécialement par tous les catholiques de France comme l’héroïne de la patrie, sainte Jeanne d’Arc, vierge, patronne secondaire de la France, choisie par le plein suffrage du peuple, et cela encore d’après Notre suprême autorité apostolique, concédant également tous les honneurs et privilèges que comporte selon le droit ce titre de seconde patronne.

En conséquence, Nous prions Dieu, auteur de tous les biens, que, par l’intercession de ces deux célestes patronnes, la Mère de Dieu élevée au ciel et sainte Jeanne d’Arc, vierge, ainsi que des autres saints patrons des lieux et titulaires des églises, tant des diocèses que des missions, la France catholique, ses espérances tendues vers la vraie liberté et son antique dignité, soit vraiment la fille première-née de l’Eglise romaine ; qu’elle échauffe, garde, développe par la pensée, l’action, l’amour, ses antiques et glorieuses traditions pour le bien de la religion et de la patrie.

Nous concédons ces privilèges, décidant que les présentes Lettres soient et demeurent toujours fermes, valides et efficaces, qu’elles obtiennent et gardent leurs effets pleins et entiers, qu’elles soient, maintenant et dans l’avenir, pour toute la nation française le gage le plus large des secours célestes, qu’ainsi il en faut juger définitivement, et que soit tenu pour vain dès maintenant et de nul effet pour l’avenir tout ce qui porterait atteinte à ces décisions, du fait de quelque autorité que ce soit, sciemment ou inconsciemment. Nonobstant toutes choses contraires.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, sous l’anneau du Pêcheur, le 2 du mois de mars de l’année 1922, la première de Notre pontificat. »

  • le 22 mars 1943 : consécration de la France au Cœur Immaculé de Marie.

La consécration a lieu dans toute la France. Le Maréchal, Chef de l’Etat, à la tête de ses Maisons Civile et Militaire s’y associe publiquement à cette Consécration en l’église Saint Louis de Vichy à la demande du marquis de La Franquerie. La cérémonie y est organisée, en accord avec le curé de la paroisse, par Monsieur Jacques Chevalier, ancien Ministre de l’Instruction Publique, et par le marquis.

Le maréchal Pétain prononce l’Acte de Consécration de la France à haute voix avec tous les assistants et, le soir même, il écrit au Cardinal Suhard pour l’informer qu’en tant que Chef de l’Etat, il s’est associé publiquement à ce grand Acte National. Il reçoit un fanion frappé de l’emblème du Sacré-Cœur, béni par l’évêque de Carcassonne, et le serre sur son cœur, disant avec émotion : « Il sera mon drapeau. »

  • le 22 mars 1999 : dans l’affaire des marchés public de la construction et rénovation des lycées d’Île-de-France, Robert Calméjane, sénateur RPR de Seine-Saint-Denis, est mis en examen pour « recel d’abus de confiance et de biens sociaux. »

Il est soupçonné d’avoir perçu des pots-de-vin dans l’obtention du marché de rénovation du lycée de Villemomble.

 

  • le 22 mars 2000 : après avoir baisé le sol de Bethléem devant Yasser Arafat, le pape Jean-Paul II entame l’étape palestinienne de son voyage en Terre Sainte.

 

  • le 22 mars 2000 : le Souvenir Chouan fait mémoire, à Vannes, du 220ème anniversaire de Martyrs catholiques bretons.

Pour mémoire ce mardi 22 mars est le jour où à Vannes, il y a 220 ans, étaient guillotinés les abbés:

– Julien Le Becre, Vicaire de Pontivy, 43 ans

– Jean-Toussaint Hamery, Saint Servent sur Oust, 37 ans,

– Pierre Le Verger, les Forges de Lanouée, 46 ans,

– Laurent Le Floch 34 ans (il cherchera à s’enfuir, sera rattrapé par ses gardiens qui le perceront de coups de baïonnettes et le traîneront à l’échafaud).

Voir Souvenir Chouan de Bretagne

http://souvenirchouandebretagne.over-blog.com/2016/03/hommage-au-bienheureux-pere-pierre-rene-rogue.html

 

 

Grand débat : comment le gouvernement cache son immense échec

Non seulement ils ont proposé de prendre en charge le dîner, l’hôtel, le transport mais ils ont été incapables de remplir les salles. Et le tout avec l’argent des contribuables !

Le “gilet jaune” Benjamin Cauchy rejoint la liste de Nicolas Dupont-Aignan

Figure médiatique du mouvement de contestation, Benjamin Cauchy annonce, dans un entretien au Parisien sa candidature aux européennes sur les listes du parti Debout la République. Cadre commercial à Toulouse, Benjamin Cauchy a été brièvement conseiller municipal UMP de Laon (Aisne) de 2008 à 2010.

Serez-vous candidat aux élections européennes ?

Oui, je vais m’associer à la liste de Nicolas Dupont-Aignan. J’avais rencontré, à leur demande, d’autres leaders politiques comme Jean Lassalle et Florian Philippot. J’avais été approché par des cadres du Rassemblement national et échangé longuement avec des responsables nationaux des Républicains comme, par exemple, le député (LR) Julien Aubert. Mais c’est bel et bien Nicolas Dupont-Aignan qui me semble le plus en cohérence avec les revendications que je porte avec de nombreux Gilets jaunes depuis quatre mois. Par exemple, il dénonce le racket fiscal depuis 2006. Et il a porté le référendum d’initiative citoyenne (RIC) durant sa campagne présidentielle, en a même fait une proposition de loi dès 2013.

Pourquoi ne pas créer plutôt une liste Gilets jaunes ?

J’avais été approché par de nombreuses personnes qui voulaient monter une liste Gilets jaunes, que ce soit Ingrid Levavasseur, Jean-François Barnaba, Francis Lalanne, Christophe Chalençon… Mais il y avait un manque de corpus et de cohérence politique. Trois revendications ne suffisent pas à porter une liste… Les élections européennes vont mettre en valeur des sujets forts comme la place de la France dans l’Europe, la question migratoire. Or, le mouvement des Gilets jaunes est un mouvement transpartisan où il y a des gens d’extrême gauche, d’extrême droite, de gauche, de droite, du centre et même des gens qui n’ont aucune conscience politique. Donc, faire une liste Gilets jaunes pour les européennes, ça me semble être le mariage de la carpe et du lapin.

Pensez-vous que les Gilets jaunes soient gangrenés aujourd’hui par des éléments extrémistes ?

Je pense que c’est une erreur stratégique que de continuer à rester dans les métropoles. Les Gilets jaunes y deviennent le cheval de Troie de casseurs, d’extrémistes qui viennent salir la République et nos revendications. Cela donne l’occasion à Macron et Castaner de créer l’amalgame et de dénigrer le mouvement. Cela dit, je suis, j’ai été et je resterai un Gilet jaune. Si je suis élu, j’irai toujours sur les ronds-points. […]

Intéressante infographie du Parisien sur les gilets jaunes : majoritairement eurosceptiques, les gilets jaunes ont voté Marine Le Pen, blanc/abstention ou Jean-Luc Mélenchon au 1er tour de la présidentielle, soit 80% en marge des partis traditionnels de gouvernement.

Marion Maréchal reviendra certainement à la politique

L’hebdomadaire britannique, The Economist , consacre un long article à Marion Maréchal et à son  Institut des sciences sociales éconmiques et politiques (ISSEP). L’article est en anglais mais voici une petite synthèse :

Marion Maréchal déclare qu’elle reviendra certainement à la politique mais sans fixer de date et affirme continuer actuellement mais sous une forme différente :

Marion Maréchal makes Ms Maréchal’s choice arresting is not that it reflects her political retirement: sitting in an empty classroom at the Lyon site, she states unambiguously that “I will certainly go back into politics.” It is, rather, that she sees the spread of ideas, and honing of a right-wing ideology, as a means of “continuing to be in politics, but in a different way”.

Elle ne veut pas voir la France devenir une terre d’islam et estime que le grand remplacement n’a rien d’absurde car les Français de souche seront minoritaires en 2040 et veut, à l’identique du slogan de Donald Trump, que “son pays soit de retour”.

I don’t want France to become a land of Islam,” she says. The “great replacement” theory popularised by Renaud Camus, an essayist who warns that Europe will be demographically swamped, is “not absurd”, she adds, quoting a study suggesting that the “indigenous French” will be a minority by 2040. “Just like you,” she told her Washington audience, “we want our country back.”

Refusant de se définir comme populiste, son but n’est pas, comme en Italie, une alliance entre les populistes de droite et de gauche mais de fusionner la droite et la droite nationale par une alliance entre les classes populaires et la bourgeoisie enracinée.

But Ms Maréchal’s aim is not, Italian-style, to unite the populist right and left; “I don’t call myself a populist,” she says. It is, rather, to merge the right and the far right, by allying the working-class vote with that of the “bourgeoisie enracinée” (rooted bourgeoisie).

Mais Marion Maréchal n’est surtout pas pressée. La presse comme Valeurs actuelles, qui vend plus que Libération, ou l’Incorrect ainsi que des auteurs comme Zemmour permettent de faire progresser son courant d’idées politiques. Elle joue donc sur le long terme et il serait donc bien imprudent de l’ignorer…

Above all, Ms Maréchal is in no rush. She stands to benefit from the broader success of reactionary books (by authors such as Eric Zemmour) and journals. Valeurs Actuelles, a right-wing magazine, sells more copies each week than Libération, a leftish paper, does each day. The editor of L’Incorrect, a monthly, sits on Ms Maréchal’s advisory board. It was in 1992 that the youngest Le Pen made her debut, as the blonde infant on a campaign poster in her grandfather’s arms. Today, confessing “admiration” for “his struggles”, she is playing the long game. It would be rash to ignore her.

Nigel Farage est de retour : “Ça suffit ! Nous voulons nous gouverner nous-mêmes !”

Nous l’avions presque oublié depuis sa victoire décisive pour le Brexit. Non seulement Nigel Farage vient de s’exprimer au parlement européen pour un Brexit le plus rapide possible mais a décidé d’entamer une marche au Royaume-Uni de plus de 400 kilomètres pour mettre la pression au parlement. Il pourrait même prendre la tête d’un nouveau parti pro-Brexit :

Le fossé, à présent, entre notre classe politique au Royaume-Uni et l’opinion publique, est un gouffre qui grandit car ne doutez pas du durcissement de l’opinion en cours. Il y a un plus grand sentiment d’unité dans le pays que je n’en ai vu depuis des années. Nous voulons simplement partir et ça s’applique à beaucoup de ceux qui ont voté le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne également car ils respectent le principe même de la démocratie (…)

Et nous n’avons qu’une envie : ne pas être gouvernés par vous. Nous voulons nous gouverner nous-mêmes (…)

Maintenant j’imagine que le prochain numéro sera la venue jeudi prochain de la Première ministre britannique à Bruxelles pour le sommet européen, une mise en scène humiliante supplémentaire où elle suppliera pour l’extension du délai de l’article 50 (…) Quand je vous ai entendu ce matin, monsieur Barnier, dire que si cet accord de retrait était dédaigné, la nouvelle phase de négociations pourrait durer quatre ans, je me suis dit ‘ça suffit’ (…) Nous ne voulons pas gâcher encore quatre ans de notre vie, encore quatre ans d’agonie. Et vous ne voulez pas encore gâcher quatre ans de la vôtre. (…) Vous avez votre plan. Vous voulez vos Etats-Unis d’Europe. Vous voulez votre armée. Vous voulez que tout le monde adopte l’euro.Nous ne sommes qu’une foutue nuisance pour vous.

Et puis, après les européennes, vous ne voulez pas que je revienne ici, ni des hordes d’eurosceptiques.Donc il existe une solution simple, et c’est que la demande britannique d’extension du délai avant le déclenchement de l’article 50 soit rejetée par un veto à ce sommet européen. On part le 29 mars, la plupart des préparatifs ont été effectués, et même s’il y a quelques brefs cahots sur la route, nous partons, et vous comme nous pouvons reprendre le cours du reste de notre vie. C’est la seule bonne solution à notre disposition”

Sur la marche qu’il vient de commencer le 16 mars :

Nigel Farage, figure de proue du camp du Brexit au Royaume-Uni, était présent samedi au départ d’une marche prévue sur 430 kilomètres pour dénoncerune « trahison » par le Parlement des résultats du référendum de juin 2016. « Nous sommes ici en cette semaine où le Parlement fait de son maximum pour trahir le résultat (du référendum sur le) Brexit », a dit l’ancien dirigeant du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (Ukip). « On commence à voir qu’il ne veut pas quitter (l’Union européenne) et le message de cette marche, c’est : si vous pensez que pouvez marcher sur nous tous, nous marcherons sur vous en retour », a-t-il poursuivi.

A défaut d’euthanasier les personnes âgées, on les fait mourir de faim

Pendant près de trois ans, Jean Arcelin a dirigé un Ehpad dans le sud de la France, avant de renoncer. Il publie son témoignage dans “Tu verras maman, tu seras bien”. Il déclare sur Atlantico :

Cela m’a traumatisé : j’ai fait des cauchemars, j’ai pris des anti-dépresseurs. Vous vivez des scènes, que je décris presque comme des scènes de guerre. Dans le deuxième Ehpad que j’ai géré, vous avez neuf soignants. Sur ces neuf soignants, certains matins, il peut en manquer trois. Vous avez 120 résidents. Cela fait donc un soignant pour 20 résidents. Le matin, les résidents se réveillent. Je parle de résidents qui payent 3000 euros par mois. Le matin, ayant un management de proximité, avant d’aller dans mon bureau, je me rendais dans les chambres des résidents. Je vais vous décrire une scène dont j’ai parlé dans le livre : dans un couloir vide, vous avez une vingtaine de chambres, et au fond de ce couloir, ce matin-là, je vois une ombre, une femme. Je m’approche car je sens qu’il y a un problème, je la vois s’affaisser, c’est une femme nue qui a 90 ans au moins, qui est lucide, qui traîne ses couches souillées à ses pieds et qui en fait, tout simplement, me demande de l’aide. Elle est mutique, choquée par ce qu’elle vit. Ce qui s’est passé, c’est qu’elle s’est réveillée, personne n’est venu. Elle a essayé de se changer mais elle n’y est pas parvenue. Elle n’est pas arrivée à se défaire de ses couches parce que les élastiques enserrent ses jambes. Elle sort dans le couloir pour chercher de l’aide. Je la recueille dans mes bras : j’ai dans mes bras une femme de 90 ans, nue, qui me demande de l’aide. Ce sont ce genre de scènes dont je parle. […]

Ce qui m’a révolté, par exemple, pour moi qui aime bien manger, quand on vous donne 4€35 par jour pour nourri un résident (petit déjeuner, déjeuner, dîner, collation, tout compris) vous imaginez la qualité des repas. Ce qui est cynique, c’est ce que cela ne dérange personne. Ces chiffres sont connus de tout le monde en interne : du PDG au directeur, tout le monde est au courant. Les collaborateurs n’ont pas ces chiffres. Mais tout le monde au-dessus sait qu’on nourrit les gens avec 4,35€ par jour. Mais cela ne dérange personne.

Il y avait les assises des Ehpad, un grand raout qui rassemble les élites du médico-social, mais cela ne sert à rien. C’est deux jours d’échange, de conférences, etc. Le seul intérêt, c’etait la visite de la ministre de la Santé, qui ne peut pas se couper des Ehpad privés commerciaux, qui représentent 25% du marché. Mais la ministre y fait un peu de politique… Ce que j’aurais aimé, dans ces assises des Ehpad, c’est que le déjeuner servi à Madame la Ministre, c’est qu’il soit concocté avec 1€. Il faut savoir qu’il y a 700 000 personnes âgées dépendantes en France en établissement. Une large majorité des 700 000 personnes mangera, pour le reste de leur vie, des repas à 1€. Je souhaiterai que par solidarité, les personnes qui dirigent ces Ehpad mangent la même chose.

Jean-Frédéric Poisson confirme qu’il sera sur la liste de Nicolas Dupont-Aignan

Il serait 3ème ou 5ème sur la liste. Cela lui suffira-t-il pour être élu ? Rien n’est moins sûr à l’heure où les sondages montrent une légère embellie chez LR et où la progression des intentions de vote pour Nicolas Dupont-Aignan semblent stagner. Est-ce un effet François-Xavier Bellamy qui attire naturellement le vote bourgeois et catholique, inquiet et peu courageux par nature, (ex électorat de Fillon) ou est-ce un effet vote utile vers le RN pour empêcher la liste LREM de Macron arriver en tête le 26 mai prochain ?

Voici quelques extraits d’une tribune de Jean-Frédéric Poisson publiée par Valeurs Actuelles :

Cela fait plus de trente ans que les dirigeants européens nous chantent l’incantation de la réforme. A-t-elle progressé d’un pouce ? Non ! En revanche, les instances européennes s’acharnent à pousser des transgressions sociétales dont elles s’emparent régulièrement au mépris des Traités ; elles ont même entrepris de sanctionner les États-membres, tels la Pologne ou la Hongrie, dont les gouvernements, à la suite de leurs propres peuples, sont devenus sceptiques.

L’heure n’est plus de faire évoluer doucement les choses : à ce compte, l’Europe va rater le tournant de l’histoire et se défaire sous les coups des barbares comme l’Empire romain de la décadence. Pour ceux qui aiment l’Europe parce qu’elle est mère de civilisation et qu’elle est l’espace de notre vie, il n’y a d’autre choix que de « renverser la table » ; ou plutôt, la remettre sur ses pieds qui sont ceux de l’Europe des nations.

La renaissance européenne ne procédera que de la vitalité des nations qui la composent. Elle s’enracine dans le double héritage gréco-romain et judéo-chrétien qui a fait sa grandeur au fil des siècles et fécondé sa civilisation (…)

Voilà pourquoi, je m’engage avec Nicolas Dupont-Aignan dans la grande alliance des « Amoureux de la France », pour redonner un avenir à l’Europe (…)

Si, pour y parvenir, une rupture radicale s’impose, alors faisons-la ! Non par un « Frexit » car ce n’est pas à la France de sortir de l’Europe, mais par un « Bruxit » car il est temps de refonder l’Europe sur des bases saines, hors de la technocratie bruxelloise qui en a trop longtemps confisqué les rênes. Sortons l’Europe des griffes de Bruxelles ! [source]

et d’une interview donnée à Sud Radio :

Il y a des tas de choses avec lesquelles je ne suis pas d’accord avec Marine Le Pen : le rôle de l’Etat, les retraites, les questions familiales, le co-développement… Les élus LR iront soutenir le Parti populaire européen qui va voter pour Michel Barnier à la présidence de la commission, et qui continuera à conduire la politique qui met l’Europe à genoux depuis 40 ans. Et puis je n’aime pas du tout cette manière de traiter les gens comme le fait le PPE, en excluant Orban : la droite qui se parfume la tête contre celle qui sentirait des pieds. Il ne serait pas bien vu de critiquer la politique de la commission, de critiquer Georges Soros… Orban défend les politiques que les hongrois lui ont demandé de défendre (…) [source]

 

 

Gestion des manifestations du 16 mars à Paris : le gouvernement étale son incompétence

A l’Assemblée nationale le 19 mars, cinq questions ont été posées au Gouvernement (E. Philippe, C. Castaner et L.Nunez) à propos du maintien de l’ordre lors des manifestations du samedi 16 mars à Paris. L’occasion pour le gouvernement d’étaler largement son incompétence.

Edouard Philippe a d’abord trouvé un motif de satisfaction :

« samedi, tout n’a pas dysfonctionné car un des objectifs des forces de l’ordre, ce jour-là, était d’éviter l’infiltration par les casseurs du cortège pacifique des manifestants de la marche pour le climat. Or cet objectif a été atteint ».

Le Gouvernement a ensuite rappelé l’extrême audace du renouvellement de la « doctrine » qui avait été conduit après les événements du 1erdécembre

« Sous l’autorité du Premier ministre, C.Castaner et Laurent Nunez ont bousculé et revu en profondeur la gestion de l’ordre public. Depuis trente ans, même après les émeutes de 2005– qui avaient fait quatre morts –, l’organisation de l’ordre public n’avait pas été reconsidérée dans notre pays. Nous l’avons revue en profondeur, en donnant des instructions extrêmement claires ».

La nouvelle doctrine

« consiste, pour les forces de l’ordre, à faire preuve d’une plus grande mobilité, à intercepter et à interpeller plus rapidement, y compris pendant les manifestations, tous ceux qui se rendent coupables d’actes criminels, tout en suivant des consignes sur l’utilisation d’un certain nombre d’armes non létales » ;

rendez vous compte :

« Nous avons rendu la gestion mobile. Nous avons donné aux policiers et aux gendarmes la faculté d’interpeller des individus et de se projeter pour mettre un terme aux pillages ».

Nous étions rassurés.

Cette doctrine a pu être abondamment testée et validée puisque samedi dernier, nous en étions quand même au 18ème« acte » des Gilets jaunes :

« C’est cette doctrine qui a été appliquée méthodiquement, samedi après samedi, à Paris comme en province. C’est cette doctrine qui a évité que des exactions graves ne soient commises ».

Donc, ça roulait comme on pouvait d’ailleurs le constater samedi après samedi…

De plus, la doctrine était rappelée « chaque semaine à l’ensemble des préfets de France ».

Cerise sur le gâteau, pour ce 16 mars, le Gouvernement reconnaît qu’il disposait de toutes les informations :

« Parce que nous disposions d’informations concernant la mobilisation de casseurs, nous avons demandé au préfet de police que l’ensemble des moyens qui avaient été mobilisés le 8 décembre le soient de nouveau ».

Et patatras, voilà que

« samedi dernier, cette doctrine n’a manifestement pas été mise en œuvre totalement… Nous avons constaté des dysfonctionnements.  Ceux-ci tiennent à la mauvaise exécution d’une stratégie qui avait été fixée par le Gouvernement après les événements du 1er décembre. Nous avons constaté que ces dysfonctionnements avaient nui à la qualité de la manœuvre et au respect de l’ordre. ».

En clair, le Gouvernement n’aurait pas été obéi  (« Il est nécessaire – ce sera le cas – de revoir en profondeur la chaîne de management, pour que les instructions qui ont été données d’intervenir de façon plus rapide et systématique ne puissent en aucun cas être remises en cause. Elles ne le seront pas samedi prochain ») ! Ou alors, il est incapable de faire comprendre son message.

Et l’on apprend en plus que le commandement des forces de l’ordre n’était pas unifié, puisque dans le plan présenté, le Gouvernement « a décidé de modifier la chaîne de commandement qui doit mettre en œuvre le maintien de l’ordre à Paris, en l’unifiant ».

Maintenant, pour les prochains samedis, le Gouvernement a un PLAN et le Premier ministre est absolument formel :

« Je le dis en connaissance de cause, et je suis conscient qu’il s’agit d’un choix fort, nous voulons garantir ou espérer garantir l’ordre public non par des choix statiques mais en allant au contact et en faisant en sorte que ces rassemblements ne puissent même pas se constituer ».

Garantir l’ordre public, c’est donc un « choix fort » pour ce Gouvernement. Nous sommes éblouis. « Espérer garantir l’ordre public », c’est peut-être un peu moins fort, mais certainement fort quand même…..

En tout cas,

« pour l’avenir et dès samedi prochain, nous partirons du principe que ces rassemblements sont le fait d’émeutiers, qui ne visent qu’à causer des troubles. Ils seront donc dispersés immédiatement, sur le fondement d’arrêtés d’interdiction et, le cas échéant, sur celui de la notion d’attroupement en vue de commettre des violences. Nous les disperserons immédiatement et, s’il le faut, nous interpellerons massivement ».

Et le Premier ministre de déclarer :« Voilà ce que nous voulons faire. Nous le ferons sans aucune faiblesse, sans trembler. ».

Comme nous l’a appris Benjamin Griveaux le 20 mars, « le dispositif renforcé permettra aux forces de l’ordre de se concentrer sur le maintien de l’ordre ». Ce Gouvernement est décidément un vrai concentré de talents….

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