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Synode des évêques sur l’Amazonie : personne ne peut s’excuser de ne pas être informé de la gravité et de la situation

Du 6 au 27 octobre se déroulera le synode des évêques sur l’Amazonie. La publication de l’Instrumentum Laboris, le document préparatoire de ce synode, a suscité des craintes et des réactions chez plusieurs théologiens, clercs et fidèles laïcs. Ce texte avait déjà fait l’objet de vivre critiques par la cardinal Müller et le cardinal Brandmüller. Le cardinal Burke (déjà auteur d’une lettre à destination des cardinaux et pointant du doigt les erreurs de l’Instrumentum Laboris) et Mgr Schneider ont choisi de présenter à l’ensemble des fidèles catholiques, six sujets gravement problématiques ressortant du texte préparatoire. Ils invitent à “une croisade de prière et de jeûne afin d’implorer Dieu pour que l’erreur et l’hérésie ne pervertissent pas la prochaine assemblée extraordinaire du synode des évêques sur l’Amazonie”. L’Homme Nouveau a traduit leur lettre. En voici la conclusion :

Les erreurs théologiques et les hérésies, implicites et explicites, dans l’Instrumentum Laboris de l’imminente assemblée extraordinaire du Synode des Evêques sur l’Amazonie, sont une manifestation alarmante de la confusion, de l’erreur et de la division qui affectent l’Eglise d’aujourd’hui. Personne ne peut s’excuser de ne pas être informé de la gravité et de la situation, et de ne pas prendre les mesures appropriées par amour pour le Christ et pour sa vie avec nous dans l’Eglise. Par-dessus tout, tous les membres du Corps mystique du Christ, en présence d’une telle menace contre son intégrité, doivent prier et jeûner pour le bien éternel de ses membres qui risquent d’être scandalisés, c’est-à-dire induits dans la confusion, dans l’erreur, dans la division par ce texte pour le Synode des Evêques. De plus, chaque catholique, comme un vrai soldat du Christ, est appelé à protéger et à promouvoir les vérités de la foi et la discipline par lesquelles ces vérités sont honorées dans la pratique, de peur que la solennelle assemblée des évêques au Synode ne trahisse la mission du Synode qui est « d’aider de ses conseils le Pontife Romain pour le maintien et le progrès de la foi et des mœurs, pour conserver et affermir la discipline ecclésiastique (…) » (Droit Canon, n°342).

Le 13 octobre 2019, lors de la tenue de l’assemblée extraordinaire du Synode des Evêques sur l’Amazonie, aura lieu la canonisation du bienheureux cardinal John Henry Newman. Puissent le Saint Père et tous les membres de l’assemblée extraordinaire du Synode des Evêques sur l’Amazonie, entendent et acceptent l’enseignement lumineux de ce nouveau saint de l’Eglise, par lequel il prévient contre des erreurs théologiques semblables à celles mentionnées plus haut dans l’Instrumentum Laboris :

« Les credos privés, les religions capricieuses peuvent être très voyants et s’imposer à beaucoup de nos jours; les religions nationales peuvent s’étaler sur une grande échelle de façon inerte, et occuper le terrain pendant des siècles, et distraire l’attention ou semer la confusion dans le jugement des savants ; mais, à la longue, il apparaîtra que, ou bien la Religion catholique est en vérité et vraiment la préfiguration du monde invisible dans celui-ci, ou bien qu’il n’y a rien de positif, rien de dogmatique, rien de réel dans nos idées sur d’où nous venons et où nous allons. » (Discourses to Mixed Congregations, XIII)

« Jamais la Sainte Eglise n’a eu autant besoin de champions contre [l’esprit de libéralisme dans la religion] qu’actuellement, alors que, hélas, c’est une erreur se répandant comme un piège sur le monde entier ; … Le libéralisme dans la religion est la doctrine qui affirme qu’il n’existe aucune vérité positive dans la religion, et que toutes les croyances se valent, position dont l’enseignement prend substance et force de jour en jour actuellement. C’est inconsistant avec la reconnaissance de n’importe quelle religion comme vraie. Il enseigne que toutes doivent être tolérées, car toutes sont des questions d’opinions. La religion révélée n’est pas une vérité, mais un sentiment et un goût; pas un fait objectif; pas un fait miraculeux: et donc c’est le droit de chaque individu de lui faire dire ce qui lui plaît le plus. La dévotion n’est pas nécessairement fondée sur la la foi. Les hommes peuvent fréquenter les Eglises protestantes ou l’Eglise catholique, peuvent recevoir de la nourriture des deux et n’appartenir à aucune. Ils peuvent fraterniser ensemble dans des pensées spirituelles et des sentiments, sans avoir de doctrines communes et éprouver la nécessité d’en posséder. » (Biglietto Speech, 12 mai 1879)

Que Dieu, par l’intercession de tant de vrais missionnaires catholiques qui évangélisèrent les peuples indigènes des Amériques, parmi lesquels sont saint Turibius de Mongrovejo et saint José de Anchieta, et par l’intercession des saints que les peuples indigènes ont donnés à l’Eglise, parmi lesquels sont saint Juan Diego et sainte Catherine Tekakwitha, et tout spécialement par l’intercession de la Bienheureuse Vierge Marie, Reine du Saint Rosaire, qui vainc toute hérésie, accorde que les membres de la prochaine assemblée du Synode des Evêques sur l’Amazonie et le Saint Père soient protégés du danger d’approuver des erreurs doctrinales et des ambiguïtés, et de miner la règle apostolique du célibat sacerdotal.

Et si le schisme venait d’Allemagne ?

Interrogé dans l’avion qui le ramenait de Madagascar sur sa crainte d’un schisme dans l’Église, le pape François est revenu sur ces critiques venues des États-Unis mais aussi ailleurs, et jusque dans la Curie.

« Critiquer sans vouloir entendre la réponse et sans dialogue, ce n’est pas vouloir du bien à l’Eglise, c’est poursuivre une idée fixe, changer le pape, ou faire un schisme. » « Quand la doctrine ruisselle d’idéologie, il y a la possibilité d’un schisme. »

Tout le monde, et sans doute le pape lui-même, pensait aux critiques d’évêques concernant différents textes venus de Rome, à commencer par l’exhortation Amoris Laetitia, ou encore le document de travail sur l’Amazonie.

Sauf que le schisme pourrait venir d’ailleurs…

Dans un courrier envoyé aux évêques allemands la semaine dernière, le Conseil pontifical pour les textes législatifs a retoqué la copie des statuts de l’assemblée synodale allemande, la jugeant contraire aux normes canoniques et estime qu’elle porte atteinte à la doctrine et à l’universalité de l’Eglise.

Ce projet d’assemblée synodale avait été annoncé par le cardinal Reinhard Marx, président de la conférence épiscopale allemande. Le comité exécutif de la conférence des évêques allemands avait approuvé les projets de statuts de la future «Assemblée synodale» en août, avant la dernière audience d’une assemblée plénière des évêques allemands, prévue pour le 23 septembre. De petits groupes de travail liés au synode ont déjà commencé à discuter d’une série de sujets controversés concernant l’Église…

Dans une lettre adressée le 4 septembre au cardinal Marx, le cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation des évêques, a déclaré que le projet d’assemblée synodale devait être conforme aux directives émises par le pape François en juin, notamment qu’un synode allemand ne pourrait pas changer l’enseignement ou la discipline universelle de l’Église.

Le cardinal Ouellet a également envoyé au cardinal Marx une évaluation juridique de quatre pages du projet de statuts des évêques allemands. Cette évaluation, signée par le président du Conseil pontifical du Vatican pour les textes législatifs, indique que les projets des évêques allemands violent les normes canoniques et visent en réalité à modifier les normes et doctrines universelles de l’Église.

Dans son examen juridique, Mgr Filippo Iannone, président du Conseil pontifical pour les textes législatifs, a noté que les Allemands proposaient de traiter quatre thèmes clés:

  • autorité, participation et séparation des pouvoirs,
  • moralité sexuelle
  • forme de vie sacerdotale
  • les femmes dans les ministères et les offices de l’Église.

L’archevêque précise :

«Il est facile de voir que ces thèmes n’affectent pas seulement l’Eglise en Allemagne, mais l’Eglise universelle et – à quelques exceptions près – ne peuvent être l’objet des délibérations ou des décisions d’une Eglise particulière sans aller à l’encontre de ce que le Saint-Père a exprimé dans sa lettre ».

Dans sa lettre à l’Église en Allemagne, publiée en juin, le pape François a mis en garde les évêques allemands de respecter la communion universelle de l’Église.

«Chaque fois que la communauté ecclésiale a essayé de résoudre ses problèmes seule, faisant confiance à ses forces ou à ses méthodes, à son intelligence, à sa volonté ou à son prestige, elle finissait par accroître et perpétuer les maux qu’elle tentait de résoudre».

La composition proposée de l’Assemblée synodale n’est «pas valable sur le plan ecclésiologique». Elle acte le partenariat proposé par les évêques avec le Comité central des catholiques allemands, un groupe de laïcs qui s’est prononcé publiquement contre l’enseignement de l’Église, notamment sur l’ordination des femmes et la moralité sexuelle.

«La synodalité dans l’Église, à laquelle le pape François fait souvent référence, n’est pas synonyme de démocratie ou de décisions majoritaires»

“Le processus synodal doit s’inscrire dans une communauté structurée de manière hiérarchique”.

Toute résolution nécessiterait l’approbation expresse du Siège apostolique.

Un haut responsable de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a déclaré que les responsables du Vatican avaient l’impression générale que les évêques allemands, dirigés par le cardinal Marx, étaient largement indifférents aux interventions du Vatican.

«Tout le monde sait ce que les Allemands veulent réaliser. ils ont été parfaitement bruyants à ce sujet. On sent de plus en plus que Marx ne peut pas attendre qu’un conclave se comporte comme un pape. Il a décidé de savoir ce qu’il y a de mieux pour l’Église et il le verra bien.”

«Que reste-t-il à faire sinon attendre et voir? Le pape lui-même a déjà écrit aux Allemands et ils l’ignorent. S’ils peuvent ignorer le Saint-Père, ils ignoreront certainement tous les autres membres de la Curie. ”

Vous le voyez venir le schisme là ?

Et pendant ce temps, Nicolas Senèze, journaliste au quotidien La Croix, détourne notre attention en publiant un ouvrage complotiste, dans lequel il fait part de ses délires. Pour mieux nous enfumer.

Les Eveilleurs marcheront le 6 octobre contre le bricolage procréatif

Communiqué des Eveilleurs d’Espérance :

Quelques années après l’adoption de la loi Taubira ayant institué le mariage pour tous, les députés s’apprêtent à voter la loi dite bioéthique comprenant l’extension de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes et aux femmes seules.

Nous l’avions dénoncé dès le départ, le droit au mariage et à l’adoption des couples homosexuels portait en lui le germe d’autres transgressions, qui nous mèneraient inéluctablement à la légalisation de la PMA pour toutes et de la GPA.

Après le mariage homosexuel, ce projet de loi continue de détruire les liens familiaux et les fondements de notre société. Niant le caractère naturel de la double filiation maternelle et paternelle, cette loi prévoit de sacrifier l’équilibre des enfants et de la société sur l’autel des désirs de quelques individus pour qui un enfant est un droit avant d’être une personne ayant besoin de racines et de stabilité pour s’épanouir et grandir.

Notre opposition à cette évolution législative est d’autant plus forte que la pratique de la PMA jusque-là réservée aux couples hétérosexuels infertiles posait déjà de lourdes questions morales sur le sort des embryons surnuméraires.

Nous avons décidé de rejoindre le collectif d’associations qui s’est formé sous la bannière “Marchons enfants” afin d’afficher dans la rue notre contestation et vous invitons à venir nombreux le 6 octobre prochain à la grande manifestation nationale organisée à Paris.

Nous projetons également d’organiser dans les prochaines semaines une grande soirée au cours de laquelle nous réunirons toutes les voix, de gauche comme de droite, qui s’accordent pour dénoncer cette très grave atteinte aux droits de l’enfant.

Nous avons comme toujours besoin de votre soutien moral et financier pour pouvoir poursuivre nos actions ! Merci par avance de votre aide !

France Catholique lance un supplément pour les enfants

Le 13 septembre, l’hebdomadaire France Catholique lance un supplément enfants : un cahier de 4 pages intitulé Le Petit France Catholique, inséré au cœur du journal.

Objectif “transmission” : offrir un journal sur-mesure aux enfants de 6 à 12 ans, pour faire grandir dans les familles les trésors de la foi et de la culture chrétienne.

  • Un contenu enrichissant : guidés par deux petits compagnons, Alexandre et Paola, les enfants pourront découvrir de beaux lieux de l’histoire chrétienne, des figures rayonnantes et des histoires saintes.
  • La pédagogie du jeu : sur le modèle de Don Bosco, la pédagogie sera celle du jeu, pour rendre la foi et la culture accessibles, attrayantes et joyeuses pour les plus jeunes.
  • Une forme agréable : adapté aux enfants, le graphisme est lui aussi ludique.
  • Placé au centre du journal, le cahier est détachable pour pouvoir être donné aux enfants ou petits-enfants.

Les petites phrases assassines et les mots vengeurs appartiennent davantage à l’arène politique qu’aux terrains de football

Insultes homophobes dans les tribunes ? Le Père Danziec enfile ses crampons pour livrer son point de vue dans Valeurs Actuelles :

Les jeunes enseignants et les surveillants novices des récréations doivent se poser, en cette heure de rentrée scolaire, la même question : à quel moment stopper un chahut ? Jusqu’où laisser passer l’insolence d’un adolescent ? Quelle limite fixer à un comportement litigieux ? Fine en effet est la trajectoire qui relie la lettre à l’esprit d’un règlement. Pour avancer avec équilibre sur ce type de ligne de crête, il faut communément avoir expérimenté la réalité du terrain, connaître les élèves, saisir leurs états d’âmes, comprendre les réflexes qui les habitent, maîtriser les palpitations d’un groupe. Faire œuvre d’autorité sans pour autant mettre en péril l’ascendant de sa fonction réclame sinon un certain savoir-faire, au moins du recul ou de l’humilité. D’autres parleraient de pragmatisme.

Ce pragmatisme, chaque prêtre en a justement besoin pour conduire la troupe de ses fidèles avec fruit. Il lui appartient de prendre le temps d’aller à leur rencontre pour mieux appréhender leurs soucis et leurs défis. Une des manifestations éminentes de la charité sacerdotale consiste précisément à partir de ce que les gens sont, cela afin de mieux les aider à imiter le Christ. Et non d’abord partir de ce que l’on voudrait qu’ils soient, au risque de culpabiliser ses ouailles ou de les refroidir sans grand profit. Clamer la vérité, oui. Bousculer, si besoin. Mais en tenant compte, tant que faire se peut, du chemin de conversion à parcourir. Surtout, renoncer à abuser de son autorité, en pensant qu’un ordre de droit divin déclenche une obéissance angélique.

Ce principe élémentaire de réalité semble pourtant échapper à certains en ce moment. La récente croisade de membres du gouvernement contre ce qu’ils perçoivent comme de l’homophobie dans les travées des stades s’apparente à un fiasco. Ainsi, en plus des radars sur les routes, il y aurait désormais des flashs pour les injures caractérisées comme « homophobes » ? La bronca des associations de supporters ne s’est pas faite attendre longtemps. Ces dernières refusent de subir l’agenda politique, médiatique, précipité et surtout sélectif sur cette question. De nombreux amoureux du ballon rond reprochent aux décideurs politiques leur improvisation, un certain défaut de concertation, une communication agressive, voire condescendante… « Un naufrage où la posture et l’affichage se sont substitués à l’efficacité et au bon sens », affirme leur communiqué.

Posture et affichage. C’est là précisément où le bât blesse. Il n’y a qu’à regarder Peppone et Fernandel haranguer leurs équipes respectives dans Le petit monde de Don Camillo pour comprendre que soutenir son équipe consiste aussi à huer l’adversaire. Jérémie Jeannot, figure historique des cages de l’AS Saint-Etienne, fustige une polémique inutile et hors de propos. Comme tout joueur, il a subi pendant sa carrière les sarcasmes grossiers des supporters adverses sans pour autant y voir des insultes homophobes. « Je condamne toute forme de discrimination mais ce que j’ai subi, c’était de la déstabilisation, du chambrage, rien d’autre ».

On serait surpris de trouver dans cette chronique rédigée par un prêtre l’apologie des mots fleuris. La malveillance à l’endroit de son prochain n’est certainement pas le signe d’une vie chrétienne épanouie et je préfère, assurément, voir mes paroissiens s’échanger des nouvelles que des noms d’oiseaux. Néanmoins la posture idéologique de ce combat interroge. Ici, c’est l’irréalisme (antonyme du pragmatisme) qui domine. Autre nom de la déconnexion. Penser modifier les pratiques séculaires d’un stade par simple décret relève sinon de l’amateurisme, au moins de la candeur. Clamer la vérité, oui. Bousculer, si besoin. Mais en tenant compte, tant que faire se peut, du chemin de conversion à parcourir. Et commencer par soi-même, car m’est avis que les petites phrases assassines et les mots vengeurs appartiennent davantage à l’arène politique qu’aux terrains de football.

Oui, il y a un sens à manifester le 6 octobre prochain, pour faire mentir l’apathie générale, l’esprit de démission, le fatalisme et la résignation

De François de Lochner sur Liberté Politique :

Depuis des mois, la PMA est clairement actée, définitivement actée. Nous le savons. Ne faisons pas semblant de ne pas le savoir.  Le compte à rebours a commencé.

La PMA pour toutes a été votée mercredi soir par la commission spéciale de l’Assemblée nationale, ouvrant la voie à son examen en séance plénière, le 24 septembre. Ne soyons donc sans aucune illusion : la PMA est comme votée. Comment aurait-il pu en être autrement ? Ce futur vote scandaleux tombera comme un fruit mûr après une série bien orchestrée de discussions fantoches. Parodie de débat démocratique, avec des débats publics biaisés et des enquêtes d’opinion que personne n’a voulu prendre en compte. Parodie de débat politique, avec l’ostracisation des personnalités osant, comme Agnès Thill, faire entendre leur opposition au projet. Parodie de débat parlementaire, avec des auditions grotesques de prétendus experts triés sur le volet pour répéter la vulgate LGBT. Parodie de débat médiatique enfin, laissant la parole à des journalistes prétendument neutres, mais passés maîtres dans l’art de faire pleurer dans les chaumières, comme Marc-Olivier Fogiel posant à la une de Paris Match avec ses filles produites par GPA à l’étranger pour une poignée de dollars. Il n’est pas difficile de lire derrière tout cela la manœuvre patiente et déterminée de loges maçonniques : elles sont d’ailleurs les premières à revendiquer et assumer leur rôle décisif. Cinq d’entre elles ont tout simplement été reçues à l’Assemblée pendant les « débats », contre trois représentants des cultes. Cherchez l’erreur.

La loi sera votée, la loi est déjà votée. Dans ces conditions, y a-t-il encore un sens à manifester le 6 octobre prochain ? Il n’est pas question cette fois, à la différence des manifestations de 2013 et 2014, d’intervenir dans un processus législatif, puisque l’issue en est déjà connue. Les dés sont pipés, nous le savons tous. Où est l’opposition politique au projet, construite et courageuse ? Entend-on la Conférence des Evêques de France se dresser en une parole unifiée et déterminée, pour appeler à la mobilisation ? Et d’ailleurs, va-t-elle organiser un sitting pour elle-même devant l’Assemblée nationale ? A défaut, va-t-elle appeler à un sitting général le 6 octobre ? Les présidents des formations de droite, quant à eux, coupent les cheveux en quatre pour savoir si oui ou non il faut s’engager contre la PMA ou si l’on risque d’apparaître comme de vilains fascistes. Marine Le Pen n’a pas de ces coquetteries, et témoigne depuis des mois de son opposition à la loi. De même, la société civile est plus affirmée : à tout prendre, José Bové est plus constant et plus fiable sur le sujet que nombre de députés dits « de droite »…

Pourtant, oui, il y a un sens à manifester le 6 octobre prochain, pour faire mentir l’apathie générale, l’esprit de démission, le fatalisme et la résignation qui firent des ravages, en 1974, quand fut introduit dans notre législation le droit à l’avortement. C’était « dans l’air du temps », disait-on, et on a laissé faire. Cela dit, tout dépend des modalités de la manifestation. Elle n’a de sens qu’avec une digne rage au cœur, et le refus de la soumission. Sommes-nous prêts à conquérir le pavé ? A bloquer Paris, par centaines de milliers, jusqu’au bout, et non à rentrer sagement à la maison quand à 17h sonnera l’heure du thé et des petits gâteaux ? Rappelons-nous les coups, les interpellations, les gaz, le cortège des injustices qui nous accompagnèrent au moment des manifestations contre la loi Taubira. Nos ennemis ne nous font pas de quartier, à nous d’en faire autant, pour que nous ne soyons pas à nouveau la risée de nos adversaires, se gaussant du fait que les gentils sont contents, ils ont hurlé leurs slogans, ils sont repartis bien sagement, et laissent la déconstruction continuer sereinement.

Saint-Louis Studios cherche des soutiens

Cette association qui pour vocation de promouvoir par le cinéma et les techniques audiovisuelles l’Histoire, le patrimoine et la culture française. L’équipe est composée de jeunes, dynamiques et volontaires, mais avant tout de professionnels.

Un clip, un court-métrage, un film, un documentaire, un reportage, une publicité, c’est son savoir-faire.

Disponible :

– Une série en 8 épisodes : “Un Dîner Aux Chandelles”

Prochainement

  • Une série en 4 épisodes : “Sicut Servus” (disponible au mois de décembre)
  • Un court-métrage
  • La saison 2 d’Un Dîner Aux Chandelles
  • Une série d’interview sur les métiers du cinéma et de l’art

Sujets de prédilection : L’histoire de France.

Quel rythme de sortie pour les vidéos ?

En termes de fréquence de publication, l’objectif est de proposer une vidéo par semaine, le vendredi. C’est très ambitieux, en effet et c’est non garanti pour le moment !

Votre aide apporterait viabilité, liberté et stabilité à notre projet. En contrepartie, Saint-Louis Studios donnera un accès aux nouvelles, des remerciements au générique de fin d’une vidéo, des discussions skype/hangout, voire des rencontres exclusives en petit comité sur la région parisienne principalement, des invitations aux projections.

Sibeth et le métro. Le Président nous avait prévenus

Hier 12 septembre 2019, veille de ce jour de grève à la RATP, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a précisé sur BFMTV :

« Demain matin, j’utilise ma voiture de fonction comme tous les jours. Donc, je serai de cœur avec les tous franciliens qui galèreront dans les couloirs du métro ».

Pour le cas où nous eussions été sceptiques après le légendaire Aucune idée. La meuf est morte depuis moins de vingt-quatre heures en réponse à une question pour savoir si Simone Veil aurait des funérailles nationales, E.Macron nous avait bien prévenus lors de sa rencontre avec les diasporas d’Afrique noire le 22 juillet 2019. A la question

« Comment comptez-vous faire concrètement pour changer durablement les représentations de l’Afrique et des afro-descendants ? »,

il avait répondu entre autres :

« Le message ne peut se faire que par l’exemple. Par les nominations. Dans les nominations, on s’est donné des objectifs de parité, on doit aussi se donner des objectifs de diversité, de représentation des parcours. Pas du tout sous forme de discrimination positive mais parce que la République n’est pas elle-même dans son égalité (NDLR : sic. Formulation typiquement macronienne) si elle met sous le boisseau des gens qui ont le même talent sous prétexte qu’ils ont une histoire différente, un profil différent, une origine différente. Par l’exemple, on peut faire des choses ».

Et des choses il en a fait, pensez-donc :

« Moi, j’ai choisi que le porte-parole du gouvernement, elle soit franco-sénégalaise. Je pense que ça change quelque chose dans les esprits. SIbeth qui m’accompagnait depuis des années. Mais avec un point, je vais être clair. Elle n’est pas devenue porte-parole du gouvernement parce qu’elle était d’origine sénégalaise. C’est parce que c’était la meilleure pour le faire ».

La meilleure. C’est vous dire le niveau des autres….

Bricolage procréatif

Docteur en droit et directeur de l’ECLJ (Centre européen pour le droit et la justice), Grégor Puppinck dénonce les affaires jugées par la Cour européenne des droits de l’homme, qui montrent dans quel délire inhumain nous sommes tombés :

  • Le désir de faire un enfant avec un mort
  • Le désir de la mère d’être le père de l’enfant
  • La demande d’une présomption de maternité pour la « femme de la mère »
  • Le désir d’être « mères » d’un même enfant
  • L’obligation pour les Etats d’instituer « l’homoparentalité »
  • Le désir d’être déclarée mère d’un enfant conçu et porté par d’autres femmes

Et ce n’est sans doute pas terminé.

Les idéologues de la Commission européenne

D’Olivier Bault dans Présent sur la nouvelle Commission européenne :

[…] la vice-présidence pour « la protection du mode de vie européen », attribuée au Grec Margarítis Schinás. Cette appellation fait hurler la gauche, qui y voit une reprise du discours « populiste » du Hongrois Viktor Orbán, car ce commissaire sera chargé des questions de sécurité et d’immigration [un orwellisme ? NDMJ].

Mais les vrais poids lourds de cette Commission, qui doit encore être approuvée par le Parlement européen, et dont la composition peut donc encore changer si celui-ci refuse certains commissaires, ce sont les deux vice-présidents chargés de la concurrence et du climat. La concurrence revient à nouveau à la Danoise Margrethe Vestager, dont le choix surprend puisqu’elle supervise déjà la direction de la concurrence dans la Commission Juncker où elle affiche un assez mauvais bilan, la Commission européenne ayant perdu un nombre record d’affaires de concurrence devant la Cour de justice de l’UE ces derniers temps. Le climat sera attribué au socialiste hollandais Frans Timmermans, qui est chargé dans la Commission Juncker des questions d’Etat de droit. Frans Timmermans, grand partisan d’une Europe fédérale et progressiste (il aurait souhaité imposer le « mariage gay » à tous les Etats membres) s’était spécialisé dans les attaques contre la Pologne et la Hongrie qu’il accusait de ne pas respecter l’Etat de droit. Il pourra continuer son combat contre les gouvernements conservateurs de Varsovie et Budapest sous l’angle du climat, cette fois. La Pologne, notamment, dépend encore beaucoup du charbon pour son énergie.

Von der Leyen, Timmermans et Vestager semblent ainsi constituer un triumvirat dans lequel sont représentés les trois partis de la nouvelle grande coalition qui contrôle le Parlement européen : le PPE (le groupe auquel appartiennent les députés LR français), le S&D social-démocrate (auquel appartiennent nos socialistes) et les libéraux de Renew Europe (le groupe de LREM).

Les questions d’Etat de droit seront partagées entre la libérale-progressiste tchèque Vera Jourová, qui hérite d’une nouvelle direction « valeurs et transparence », et le Belge Didier Reynders qui sera chargé de la justice. Ils sont tous deux partisans de lier les fonds européens au respect de l’Etat de droit, chose qui, si elle est finalement mise en œuvre, permettrait de contourner les traités (qui prévoient une procédure très stricte en cas de non-respect de l’Etat de droit par un pays membre, avec un vote à l’unanimité des autres pays au Conseil européen) en donnant un énorme pouvoir discrétionnaire à la Commission. Par ailleurs, alors que Jourová aura les « valeurs » et la « transparence », la Croate Dubravka Suica sera chargée de « la démocratie et la démographie ». « Valeurs » et « démocratie » : ces champs d’action ne se recoupent-ils pas ?

L’Italie est récompensée pour son nouveau gouvernement, puisque le social-démocrate Paolo Gentiloni, ancien Premier ministre (en 2016-2018), hérite de l’économie et du budget aujourd’hui attribués au socialiste français Pierre Moscovici, l’homme qui avait refusé le projet de budget du premier gouvernement Conte et avait promis de combattre la Ligue de Salvini jusqu’à son dernier souffle. Comptons donc sur Gentiloni, dont le Parti démocrate (PD) est désormais partenaire du M5S dans le deuxième gouvernement Conte, pour accepter le prochain projet de budget italien. Il sera cependant surveillé par le Letton Valdis Dombrovskis, aujourd’hui commissaire « à la stabilité financière, aux services financiers et à l’union du marché des capitaux », qui obtient avec von der Leyen une vice-présidence « pour l’économie au service des personnes » et les « services financiers ».

N’oublions pas la Maltaise Helena Dalli, ministre des Affaires européennes et de l’Égalité à Malte, qui serait chargée de l’égalité. Idéologue du gender, elle a présenté en avril 2015 une loi établissant des droits étendus pour les personnes transgenres et intersexuées. L’année suivante, Dalli pilotait un projet de loi qui interdisait les thérapies pour personnes ayant des penchants homosexuels. Début 2017, elle a présenté au Parlement un projet de loi visant à dénaturer le mariage. Elle a mis en place une direction des droits de l’homme et de l’égalité chargée de la politique gouvernementale en matière d’égalité des sexes et d’intégration de la dimension de genre, d’égalité LGBTIQ, d’intégration des migrants et de lutte contre le racisme. Elle a également mis en place un conseil consultatif LGBTIQ, un conseil consultatif des droits de la femme et un forum sur les affaires d’intégration.

Patrick Balkany dormira en prison ce soir

Le tribunal correctionnel de Paris rendait ce vendredi un jugement à l’encontre de Patrick et Isabelle Balkany, pour fraude fiscale.

Le maire de Levallois-Perret a écopé de quatre ans de prison avec mandat de dépôt.

Sa femme, première adjointe, a été condamnée à trois ans de prison, sans mandat de dépôt – le président a estimé que son état de santé était incompatible avec la détention. Elle a aussi écopé de dix ans d’inéligibilité.

Cofondateur du RPR, membre de l’UMP puis de LR., maire de Levallois-Perret de 1983 à 1995 et depuis 2001, Patrick Balkany fut aussi député des Hauts-de-Seine, de 1988 à 1997, puis de 2002 à 2017.

Se former pour agir et convaincre autour de vous

Les AFC mettent à votre disposition deux livres à lire pour aider à diffuser les bons arguments.

Un petit livret de 16 pages sur la PMA avec ses enjeux et des pistes de réflexion. Facile à lire, avec des références et gratuit. A télécharger ici.

Un livre de 10 fiches complètes sur la bioéthique : procréation, fragilité et fin de vin, recherche génétique et témoignages. Chaque fiche comprend une explication des techniques utilisées aujourd’hui, les enjeux (ce que dit la loi, état des lieux, problèmes engendrés) et les enjeux de demain avec les demandes de modifications de la loi. “Quel monde voulons-nous pour demain ?” Les AFC et Pierre TEQUI éditeur, disponible en librairie (5,90 €).

L’acceptation des conséquences de la GPA vide son interdiction de son effectivité et conduit à sa libéralisation

La Cour de cassation doit examiner le 20 septembre prochain l’affaire des époux Mennesson, parents de deux jumelles nées d’une GPA à l’étranger. Le juriste Grégor Puppinck décrypte dans Le Figarovox la jurisprudence de la CEDH. Extrait :

[…] Le «compromis» actuel du gouvernement, qui consiste à condamner une pratique tout en acceptant ses conséquences, est évidemment fragile et décevant face au défi que pose l’industrie de la GPA. D’ailleurs, c’est moins un compromis qu’une contradiction et l’expression d’une attitude passive et attentiste, consistant à laisser à d’autres, et à la CEDH en particulier, la responsabilité de régler la question.

Ce compromis est évidemment hypocrite, car l’acceptation des conséquences de la GPA vide son interdiction de son effectivité et conduit à sa libéralisation. Le gouvernement laisse le temps agir, nos principes s’éroder, et la société s’habituer à cette pratique. Il en va de la GPA comme des autres transgressions: c’est moins la tolérance qui progresse que l’indifférence.

Mais l’hypocrisie est d’abord celle des «parents» qui invoquent l’intérêt de l’enfant pour imposer à la France une situation préjudiciable à celui-ci, situation qu’ils ont eux-mêmes provoquée en violation du droit français. Ils contournent le droit français puis se retournent contre lui.

La position du gouvernement est aussi contradictoire en ce qu’il prétend, d’une part, assurer aux personnes nées par PMA anonyme le droit de connaître leurs origines, et que d’autre part, il tolère et entérine la GPA qui viole ce droit de façon systématique. Les enfants produits par GPA ne peuvent généralement pas connaître leur mère porteuse, et moins encore leur véritable mère génétique. Or, nous savons aujourd’hui à quel point les personnes issues d’un don de gamète ont besoin de connaître leurs parents «biologiques». Nous savons aussi que le secret qui a longtemps entouré la PMA par don de sperme est pernicieux. Or, la transcription de la fausse filiation maternelle en cas de GPA a précisément pour effet de camoufler le processus de GPA et de renforcer le secret de l’origine de l’enfant. À cet égard aussi, la voie de l’adoption est préférable, car elle évite de mentir complètement à l’enfant ; elle est conforme à la réalité. En cela, il est certain que la transcription demandée n’est pas dans l’intérêt des enfants, mais des adultes. La CEDH a d’ailleurs déjà reconnu et affirmé le droit de «connaître son ascendance biologique» ainsi que les circonstances de sa naissance.

Trisomie 21 : une avancée scientifique qui nourrit de nouveaux espoirs thérapeutiques

Tandis que les apprentis-sorciers de l’assemblée nationale légifèrent pour savoir à quelle sauce pharmaceutique les embryons seront sacrifiés, la Fondation Jérôme Lejeune nous annonce une bonne nouvelle :

Avec le soutien de la Fondation Jérôme Lejeune, l’équipe de pharmacologie de l’Université de Fribourg en Suisse, menée par le Professeur Csaba Szabo, publie une importante étude sur la trisomie 21. Les travaux sont publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Science en date du 2 septembre 2019.

Depuis de nombreuses années, des chercheurs explorent le rôle joué par la surexpression du gène CBS (Cystathionine beta synthase) situé sur le chromosome 21, et ses effets sur la concentration de sulfure d’hydrogène ( H2S) intracellulaire. Ils pourraient être en partie responsable du retard mental chez les personnes touchées par une trisomie 21. Cette hypothèse qui avait été évoquée en son temps par le Professeur Jérôme Lejeune puis analysée et publiée en 2003 par le Professeur Pierre Kamoun (Hôpital Necker-Enfants malades , Paris, ancien président du Conseil scientifique de la Fondation Jérôme Lejeune) vient d’être confirmée par l’équipe de pharmacologie de l’Université de Fribourg en Suisse, menée par le Professeur Csaba Szabo, expert mondial reconnu pour ses travaux sur l’H2S.

L’article publié dans la revue PNAS ( Proceedings of the National Academy of Science) démontre que la surexpression du gène CBS et la toxicité du gaz H2S produit en excès sont responsables de certains troubles neurocognitifs et autres effets délétères liés à la trisomie 21.

L’équipe du Professeur Szabo à l’occasion d’études réalisées sur des cellules de personnes porteuses d’une trisomie 21 a confirmé que ces cellules produisent un taux anormalement élevé et toxique de gaz intracellulaire l’H2S (sulfure d’hydrogène). Ce taux anormal de H2S a pour conséquence un dysfonctionnement des mitochondries (principale organelle intracellulaire produisant de l’énergie dans la cellule) et donc une production d’énergie intracellulaire insuffisante. Il est déjà connu que les cellules humaines de personnes avec trisomie 21 fonctionnent plus difficilement que chez des personnes sans anomalie chromosomique. Le Professeur Szabo et son équipe viennent de constater que la suppression de la production d’H2S via l’inhibition (mise sous silence) de cette enzyme CBS en laboratoire sur des cellules humaine vivantes normalise les taux de H2S intracellulaire et restaure la capacité de production de l’énergie. Une extrapolation de ces résultats en inhibant la production de H2S en particulier dans les cellules neuronales pourrait améliorer la fonction neuronale et cognitive des personnes atteintes par la trisomie 21 (syndrome de Down). Ceci ouvre, tout en restant prudents, de nouvelles voies vers le traitement de certains effets de la trisomie 21 (syndrome de Down) avec potentiellement de nouvelles études cliniques à venir pour améliorer les conditions de vie des personnes avec trisomie 21 .

Grâce au soutien financier de la Fondation Jérôme Lejeune et de l’Université de Fribourg ( Suisse), l’équipe du Professeur Csaba Szabo poursuit ses travaux de recherche d’inhibiteurs pharmacologiques de l’enzyme CBS visant à restaurer la fonction cellulaire chez les personnes porteuses d’une trisomie 21 et envisager ainsi un développement thérapeutique.

La trisomie 21 (syndrome de Down) touche environ une naissance sur mille, affectant plus de 5 millions de personnes dans le monde. la Fondation Jérôme Lejeune, reconnue d’utilité publique depuis 1996, agit pour les personnes atteintes de déficiences intellectuelles d’origine génétique. Au service des malades et de leur famille, la Fondation Jérôme Lejeune poursuit trois objectifs : chercher, soigner, défendre.

Préparer la loi de bioéthique avec les armes spirituelles

Chers amis,

L’automne arrive et, avec lui, le combat sur la loi de bioéthique pour lequel nous nous préparons depuis plusieurs mois – et qui ne se limite pas, n’en déplaise à la « grande presse », à la « PMA sans père ».

Je reviendrai prochainement sur les armes proprement politiques. Je vous rappelle simplement en passant qu’au Salon beige, nous allons fortement insister sur l’action locale – à la fois pour éviter le rouleur compresseur du lobby de la culture de mort (beaucoup plus fort que nous au plan national… mais beaucoup moins fort que nous au plan local !) et parce qu’à moyen et long terme, l’engagement local, plus discret que l’agitation nationale, est considérablement plus efficace et surtout plus compatible avec les exigences du principe de subsidiarité, principe cardinal de l’action politique catholique.

Vous pouvez relire ce que j’écrivais sur le sujet au début de l’été et vous pouvez vous inscrire pour rejoindre d’autre militants de la culture de vie autour de chez vous:

Organisons-nous localement pour les combats bioéthiques

Cependant, aujourd’hui, ce n’est pas exactement de l’action politique que je souhaiterais vous parler. Ou, plus exactement, c’est du but ultime de notre action politique : si nous luttons contre la culture de mort et, notamment, contre le lobby euthanasique et le lobby homosexualiste, c’est parce que nous luttons pour la vie et la dignité de la personne humaine – y compris, bien sûr, et principalement, dans sa dimension spirituelle qui la rend capable de connaître, d’aimer et d’adorer son Créateur. Nous sommes viscéralement attachés à la Royauté sociale du Christ car aucune loi, aucun régime ne peut durablement respecter la dignité de l’homme sans reconnaître d’abord, et d’un même mouvement, les droits de Dieu. Nous n’avons pas attendu les « immortels principes » de 1789 pour reconnaître des droits naturels à l’homme ; mais nous refusons, nous, que ces droits soient accordés par un parlement au gré des majorités politiciennes. Nos droits naturels naissent de la loi naturelle, issue de la Sagesse créatrice de Dieu, c’est-à-dire du Christ Lui-même. Le vrai débat politique n’est pas entre centre gauche et centre droit, pas même entre mondialistes et patriotes, mais entre ceux qui croient – avec Emmanuel Macron et l’écrasante majorité des oligarques et des politiciens – qu’une majorité parlementaire peut changer le mal en bien et ceux qui refusent ce délire totalitaire.

C’est pourquoi nous n’allons pas à cette bataille bioéthique armés seulement de notre volonté politique et de la force de nos arguments de bon sens. Nous ne pouvons nous opposer au « désordre établi » qu’en mettant les choses dans l’ordre, c’est-à-dire en commençant par l’action spirituelle.

Je vous propose donc 3 actions pour les prochaines semaines :

  • Je vous propose, dans un premier temps, de nous mettre au pied de la Croix, unique source du salut, en cette fête de la Croix glorieuse que nous célébrons le 14 septembre. Nos amis catholiques polonais organisent la même chose dans leur propre pays, après leur admirable Rosaire aux frontières. Vous avez vu comme moi les fruits proprement politiques de leur action spirituelle. Pourquoi en irait-il autrement dans la Fille aînée de l’Eglise ? Je vous propose donc de vous inscrire ici pour réciter le 14 septembre une dizaine (ou plus bien sûr !) pour le salut de notre malheureuse patrie et pour la restauration de la culture de vie et de la civilisation chrétienne – en indiquant combien de membres de votre famille vont s’associer à cette chaîne de prières:
  • Prions pour la France et la culture de vie

  • Je vous propose de célébrer (si vous êtes prêtre) ou de faire célébrer (si vous êtes laïc) une messe du Saint-Esprit pour que ce dernier éclaire les parlementaires lors de ce débat bioéthique, leur donne la sagesse et la force pour protéger la vie innocente et la famille, cellule de base de la société. Si vous pouvez indiquer le jour, l’heure et le lieu de la messe en question (que vous soyez le célébrant, le laïc à l’initiative de la célébration, ou un fidèle ayant appris une célébration prochaine) dans les événements du Salon beige (en cliquant ici), ce serait merveilleux. D’abord, cela permettrait à vos voisins de s’y associer, en personne ou par la prière. Mais cela montrerait aussi, partout dans ce pays qui fut jadis (et qui reste mystérieusement) le Royaume de Marie, un réveil de la France catholique. Nous sommes minoritaires, c’est une affaire entendue, mais nous disposons du trésor de la Messe, qui peut tout obtenir de Dieu. Imaginez que, dans chaque diocèse, des dizaines de messes soient célébrées à cette intention. Ne croyez-vous pas que la culture de vie progresserait alors à pas de géants ?
  • Enfin, je vous propose de réciter spécifiquement un chapelet complet (ou plus, là encore !) pour votre député d’ici la fête de la Toussaint (la discussion en première lecture est censée se terminer le 30 septembre à l’Assemblée, mais il y aura ensuite la discussion au sénat, et sans doute une deuxième lecture). J’entends déjà certains me dire : mon député est indécrottablement « progressiste », c’est une cause perdue ! Pourtant, même dans ce cas, je vous supplie de le faire tout de même. D’abord, ce ne sera pas perdu : la communion des saints n’est pas faite pour les chiens et le Bon Dieu sait utiliser nos prières, même quand le destinataire déclaré y fait résolument obstacle ! Et puis, comme nous allons devoir bientôt les interpeller, peut-être même les houspiller, le fait d’avoir prié pour eux rendra nos paroles plus percutantes et nous permettra de laisser le Saint-Esprit parler à travers nous. Vous pouvez vous inscrire ici:
  • Prions pour nos députés et la culture de vie

Nous pouvons d’ores et déjà compter sur la prière incessante de nombreux monastères. Et, contrairement à ce que prétendent les « bien-pensants », rien n’est certain dans cette bataille. Ce sont nos lâchetés et nos abandons qui font avancer les lois lucifériennes de Touraine et consorts. Mais si nous tenons bon, si nous avons la ferme résolution de revenir progressivement sur les lois iniques qui ont détruit notre société, en commençant par les plus récentes comme la loi Taubira ou la loi Veil, et si nous puisons notre force dans la prière, nous prendrons certes des coups (nous en rendrons aussi, j’aime autant vous le dire !), nous ne remporterons peut-être pas toutes les batailles, mais il est certain que nous gagnerons la guerre.

ON NE LACHE RIEN, JAMAIS !

Sancte Michael Archangele, defende nos in proelio.

Guillaume de Thieulloy

Directeur du Salon beige

L’industrie de la procréation se frotte les mains

Les députés LREM et Modem de la commission spéciale bioéthique ont voté deux amendements autorisant les établissements de santé privés à but lucratif à conserver les gamètes destinés à une procréation médicalement assistée (PMA).

Ce revirement, effectué contre l’avis du gouvernement constitue une grave entorse au principe de non marchandisation du corps humain.

Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA et auteur du Temps de l’homme, Pour une révolution de l’écologie humaine (Plon) :

« Comme nous en avions alerté le président de la République, l’abandon du critère d’infertilité médicale pour accéder à la PMA fait glisser la France dans le marché de la procréation. Le gouvernement assurait qu’il serait « non lucratif », ce qui soumettait déjà la procréation, et surtout le corps des femmes, à une forme d’emprise étatique et technocratique. Et voilà que la majorité va plus loin en livrant la procréation artificielle sans motif d’infertilité au marché libéral.

En réalité, l’autoconservation massive des gamètes est une bombe à retardement. Les femmes vont se retrouver de plus en plus jeunes sous pression pour donner ou vendre leurs ovocytes en échange de leur conservation, avec la perspective illusoire d’une grossesse tardive par FIV qu’on sait dangereuse et aléatoire (75% d’échec). Seul le soutien à la procréation naturelle, par la prévention de l’infertilité et les soins de restauration de la fertilité, peut préserver l’intimité et l’autonomie des femmes contre l’emprise de l’industrie de la procréation. Cette dernière favorise les riches au détriment des pauvres et table sur la fuite en avant technique pour réaliser le maximum de profits. Le tout dernier principe bioéthique qui honorait la France : la non-marchandisation du corps, est en passe de tomber. Il y a de quoi se révolter. »

Alliance VITA est partenaire du mouvement unitaire Marchons enfants qui manifestera le 6 octobre à Paris.

Jean-Louis Touraine (la REM) au sommet de la barbarie nihiliste

Réaction de l’AGRIF :

On croit être atteint d’hallucinations. Il faut s’y reprendre à deux fois pour bien lire ces mots que le député macronien Jean-Louis Touraine a osé écrire en son jargon : « Il n’y a pas de droit de l’enfant à avoir un père, à quelque moment que ce soit ! ».

À ce jour, aucune barbarie, ancienne ou moderne, n’avait sécrété à ce niveau de responsabilité politique pareille monstrueuse élucubration. Ainsi, dans une société où à chaque instant on invoque, souvent à tort et à travers, les droits de l’homme, c’est le rapporteur de la loi relative à la bioéthique en cours de vote à la chambre des députés qui a pu émettre cette énormité.

Le génial prophète Aldous Huxley dans « Le meilleur des mondes » eut pu la faire proférer à l’un de ses personnages !

Nous voici donc très explicitement menés avec cet idéologue du Grand Orient de France, conseiller chéri de la macronnerie à l’ère des enfants sans pères, à l’ère des enfants qui ne sauraient revendiquer le droit d’avoir un père.

Est désormais venu le temps des « bébés éprouvettes » ! Et demain, évidemment, son extension pour la fabrication de la continuité du « genre humain ». On n’avait entendu cela que dans les sectes socialistes les plus déjantés.

Dans la logique de ce concept sociétal, le père étant désormais superflu, il serait logique que M. Touraine, s’il a des enfants, et ses idéologiquement semblables, donnent l’exemple en abandonnant leurs droits de paternité, ce qui est d’ailleurs légalement possible dans les cas extrêmes de dissolution familiale.

Comment ne pas voir que la subversion sociétale de la macronnerie en arrive aux pires pratiques des totalitarismes où l’enfant ne peut être que la propriété de l’État.

On est là dans le règne du pire racisme, le racisme antihumain.

Des Parisiens devant le ministère de la santé pour dire à Mme Buzyn qu’un enfant ne peut pas être volontairement privé de père

Hier soir, suite aux propos scandaleux de Jean-Louis Touraine, des Parisiens se sont rassemblés spontanément devant le ministère de la santé pour exprimer leur indignation et rappeler qu’un enfant a besoin d’un père, c’est non négociable :

 

Déjà des dizaines de trains, bus, covoiturages pour venir à Paris le 6 octobre

De toute la France, des moyens de transport sont réservés pour se rendre à Paris le jour de la mobilisation.

L’AFC du Rhône propose dès à présent d’acheter une ou des places dans les bus en partance de Lyon, Villefranche et Belleville. Une partie du billet est pris en charge par l’AFC pour ses adhérents à jour de cotisation, profitez-en ici !

De l’ouest de la France partiront également des cars : Lorient, Vannes, Locminé, Ploërmel et Guer. Pour plus d’info, contactez l’AFC du Morbihan.

Beaucoup d’autres inscriptions en ligne sur ce site :

1500 personnes à Lyon rassemblées contre l’extension de la PMA

Olivier Pirra, membre du bureau politique du PCD, avec Catherine Bolze, conseillère régionale du PCD :

Intervention d’Aude Mirkovic, juriste, spécialisée en droit de la famille et de la bioéthique, porte-parole de l’association « Juristes pour l’enfance » :

SOS Chrétiens d’Orient fête ses 6 ans (déjà !)

De Charles de Meyer, président de l’association:

La nef de SOS chrétiens d’Orient fête sa sixième à flots. Cette année encore, notre association a distribué, construit, réparé, assisté, rencontré, aimé et servi dans un Proche-Orient. Le sourire des enfants réfugiés comme la confiance de nos amis nous sont un grand réconfort ! Cette année encore, SOS chrétiens d’Orient a défié la coalition des désespoirs et des scepticismes pour maintenir l’élan de ses volontaires répartis aux quatre coins du Proche-Orient. Partout, tout le temps, nos volontaires sont à pied d’œuvre pour retisser le lien qui doit unir nos chrétientés à nos frères orientaux.

Cette année encore notre association a consenti à bien des efforts en vue de la consolidation de ses projets. Toutes nos équipes acceptent de muer l’enthousiasme initial en une force cohérente capable d’ébranler les tracas orientaux et les défis administratifs français. Toute entière tournée vers le soutien à notre présence concrète dans nos pays de mission – de manière permanente (Irak, Syrie, Liban, Jordanie, Egypte) ou intermittente (Arménie, Pakistan, Ethiopie) – SOS chrétiens d’Orient propose à chaque salarié de considérer l’humilité de sa tâche à l’aune de l’envergure des projets qu’elle soutient sur le terrain.

Un collège en plein cœur de Bagdad, une église sortie de terre à Duhok, un nouveau lieu de mission à Tripoli, la reconnaissance d’une ville à Mhardeh, des logements en plein cœur des bidonvilles en Égypte, tout cela, et ce n’est qu’une petite partie des œuvres de l’année écoulée, n’est possible que par la conjugaison des talents en métropole et au Levant. Nous avons d’ailleurs une pensée pour Hélène et François-Xavier qui fêtent leur cinquième année dans notre association à l’occasion de cet anniversaire.

C’est en approfondissant le sens de notre vocation que nous établissons des fondements solides pour notre action. Notre exigence est d’imiter la vertu de Jean III Sobieski qui, lors du siège de Vienne, harangua ses troupes au son du Psaume 113 : « Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à votre Nom, donnez la gloire ».

Nous savons que saint Jean-Paul II avait souhaité rappeler la haute dignité de la fête du Saint Nom de Marie aux chrétiens après les attentats du 11 septembre 2001. Le Saint Père l’expliqua lors de l’Angélus qui suivit le drame :

« Que la Très Sainte Vierge Marie nourrisse, surtout chez les jeunes, des idéaux élevés, tant humains que spirituels, et la constance nécessaire pour les réaliser. Qu’elle leur rappelle la primauté des valeurs éternelles pour que, en particulier en ces moments difficiles, les engagements et les activités quotidiennes continuent à être toujours tournés vers Dieu et son Royaume »

Passionnées par leur engagement, les équipes de SOS chrétiens d’Orient émondent les peurs qui empêchent trop souvent les chrétientés françaises ou italiennes d’assurer le témoignage qu’elles doivent à Dieu et aux Hommes. Nous chassons l’accessoire qui pourrait encombrer le cœur de nos volontaires lors de leur mission, les détournant de notre conviction première : en offrant nos vies aux chrétientés orientales afin qu’elles continuent à s’enraciner chez elles, nous retrouvons le sens profond des principes générateurs de la grandeur de nos pays. Le rôle de nos volontaires n’est pas consumé par leur investissement là-bas, ils sont des veilleurs,

1800 veilleurs du sort des chrétiens d’Orient une fois rentrés dans leurs foyers, en France et en Italie pour beaucoup, mais aussi aux Etats-Unis, au Japon, en Australie, en Espagne, en Irlande, et dans d’autres pays encore.

1800 veilleurs qui refusent l’abdication spirituelle de leurs patries dans le secours aux chrétiens d’Orient. Des veilleurs qui s’opposent à toute politique étrangère novice ou oublieuse de ces « Hommes en trop » comme les appelle si justement Jean-François Colosimo.

C’est à cette stricte condition que nous sommes dignes de la confiance et de l’espérance que nous offrent les regards des chrétiens que nous aidons à Alep, Zarqa ou Erevan. Les chrétiens d’Orient nous disent souvent souffrir comme une première ligne des témoins du Christ. Il nous faut renverser les rôles ! Le scandale de l’abandon et de l’oubli de leurs communautés en Europe est propice aux discours, aux récriminations. Il doit d’abord être propice à l’engagement décidé au service de nos frères aînés dans la foi.

Nous formons une communauté que beaucoup mésestiment. Ils ne connaissent pas le cœur et le courage de nos 1.800 volontaires. Ils ignorent la sollicitude de leurs familles, la constance de notre communauté de donateurs, la prière ininterrompue de tant de communautés pour notre cause. Notre bouche est là pour parler, nos yeux pour voir, nos oreilles pour entendre. Forts de ces six belles années, nous ne remiserons pas ce que nous savons et savons bien que le Très Saint Nom de la Vierge Marie nous garde des adversaires et nous protège par ses doux conseils.

Hébergement à Paris pour la manifestation du 6 octobre

Dans le cadre de la manifestation « Marchons enfants » du 6 octobre, les AFC de Paris se propose de mettre en contact les familles provinciales avec les familles parisiennes afin de les accueillir le 5 et/ou le 6 octobre.

Si vous êtes intéressés, nous vous proposons d’éditer l’image ci-dessous, de la remplir et de la renvoyer à l’adresse de la Fédération située en bas du document.

Fraude : il y a des gens qui déclarent avoir 70 enfants

Le député Nathalie Goulet (UDI) vient de rendre un pré-rapport et des propositions pour mieux lutter contre la fraude sociale. Elle est interrogée dans Valeurs Actuelles :

[…] Le profil des fraudeurs est assez diversifié. Il y a des gens qui déclarent avoir 70 enfants ! Mais aussi et surtout, beaucoup qui utilisent la porosité de nos services sociaux. Je pense notamment aux cas de personnes qui ouvrent une entreprise éphémère avec un faible capital social, embauchent des dizaines de salariés avant de mettre tout le monde au chômage et de déposer le bilan. Si c’est réalisé dans le seul objectif de bénéficier de prestations sociales, il s’agit d’une organisation frauduleuse ! […]

Revenons sur la fraude des étrangers, vous préconisez de mieux surveiller les prestations sociales versées à l’étranger…qui est concerné ?

Les Français vivant à l’étranger, principalement. La question qui se pose après 80 auditions : on a constaté des versements de prestation sur des comptes qui atteignent des plafonds avant d’être versés à l’étranger. On demande qu’avant de partir à l’étranger, l’argent transite sur des comptes français. […]

Votre pré-rapport souligne quelques chiffres effarants…

Oui, il y a notamment une très grande différence entre le nombre de personnes inscrites au Répertoire national d’identification des personnes physiques (RNIPP) et le nombre de bénéficiaire de prestations sociales. 110 millions de personnes y sont inscrites et parmi elles, 84,2 millions sont réputées “en vie”… Rappelons que le pays compte… 67 millions d’habitants ! Le même répertoire compte 3,1 millions de personnes âgées de plus de cent ans “en vie” alors que l’Insee en comptait 21 000 en 2016 ! […]

Les adolescents qui refusent les amourettes ont de meilleures relations sociales et sont moins déprimés

Contrairement à toutes les émissions de cinéma ou de télévision montrant des adolescents avoir des relations amoureuses, une nouvelle étude a révélé que les adolescents qui ne flirtent pas sont plus heureux, moins déprimés et plus aptes à faire face à une variété de situations sociales.

On croit généralement qu’un adolescent qui n’a pas de relation amoureuse a un problème relationnel, de maturité… Or les chercheurs de l’Université de Géorgie disent que ne pas succomber aux amourettes peut être plus bénéfique pour les adolescentsL’équipe a découvert que les adolescents qui n’avaient pas eu de fréquentation affichaient de bonnes aptitudes sociales, de faibles niveaux de dépression et se classaient généralement au même niveau ou mieux que leurs camarades de classe qui fréquentaient l’école.

Voilà un argument de poids pour le retour aux écoles non mixtes à l’adolescence…

L’étudiante au doctorat et auteur principal de l’étude, Brooke Douglas, et son équipe ont examiné un groupe d’élèves qui n’avaient aucune activité romantique sur une période de sept ans. Ils ont examiné les capacités émotionnelles et sociales de chaque élève et ont ensuite comparé cette information avec leurs pairs qui sortent souvent ensemble. La collecte des données a commencé en 2013. Chaque printemps, on demandait aux élèves quelles étaient leurs habitudes de fréquentation, ainsi qu’un certain nombre d’autres facteurs émotionnels et sociaux comme des relations avec des amis, la vie à la maison, le comportement à l’école, les symptômes de dépression et les pensées suicidaires. Les enseignants de chaque élève ont également été interrogés sur les aptitudes sociales de l’enfant, ses caractéristiques de leadership et ses symptômes de dépression. Les auteurs de l’étude ont découvert que les étudiants qui n’avaient pas de fréquentation amoureuse avaient des habiletés interpersonnelles similaires ou meilleures que leurs camarades de classe. De plus, les enseignants attribuaient à ces élèves une cote beaucoup plus élevée que leurs camarades de classe en termes de compétences sociales et de leadership.

Dans un ouvrage publié en 2014 et destiné aux adolescents, l’abbé Grosjean, à contre-courant de la modernité, demandait aux jeunes de ne pas grandir trop vite, de poser des actes réfléchis et de cultiver des amitiés solides.

Gérard Noiriel ou Pol Pot comme modèle culturel

L’AGRIF réagit à la pensée orwellienne de Gérard Noiriel :

« Directeur d’études » à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), l’historien inquisiteur archéo-léniniste Gérard Noiriel vient, dans un délire de fulmination totalitaire contre Éric Zemmour, d’accuser ce dernier de légitimer « une forme de délinquance de la pensée ».

Ces mots sont lourds de sens !

Ils s’inscrivent dans la continuité rhétorique de tous les régimes totalitaires, islamo-chariatiques, nazis ou communistes, fondés sur une « pensée » unique, officielle, obligatoire que nul ne saurait transgresser sous peine d’élimination.

Ainsi en fut-il en Russie dès novembre 1917 avec la mise sur pied par le tortionnaire Dzerjinski de la Tchéka, police politique léniniste, indéfiniment perfectionnée dans des dizaines de pays. Ce fut en particulier au Cambodge de Pol Pot et de ses Khmers rouges que fut mise en œuvre l’éradication génocidaire d’une grande partie du peuple, suspectée de « pensée délinquante ».

Pol Pot avait été à l’école des « intellectuels » français marxistes-léninistes.

Il y a aujourd’hui de la graine de Pol Pot culturel dans un Gérard Noiriel, l’idéologue de la répression de la « délinquance de la pensée », idéologue du parfait racisme en sens contraire qu’est le soi-disant antiracisme.

Père Sylvain Brison : “On peut tout à fait critiquer le pape et son action : il n’y a pas de pensée unique dans l’Église”

Extraits de l’interview accordée à La Croix par le père Sylvain Brison, ecclésiologie, maître assistant à la faculté de théologie de l’Institut catholique de Paris à propos de ce qu’est un schisme pour la théologie catholique :

Est-on schismatique lorsque l’on critique le pape ? Ou lorsque l’on écrit au pape ses dubia (doutes), comme l’ont fait quatre cardinaux après le synode sur la famille ?

Père Sylvain Brison : Dans sa conférence de presse donnée dans l’avion qui le ramenait de Madagascar, le pape rappelle bien que le schisme est une atteinte à l’unité du peuple de Dieu, pas seulement à sa hiérarchie. On peut tout à fait critiquer le pape et son action : il n’y a pas de pensée unique dans l’Église. Celui qui dit que le pape est « communiste » n’est pas à proprement parler schismatique. De même que ces cardinaux qui ont exprimé au pape leurs dubia, tant qu’ils restent avec lui dans un dialogue ouvert (…)

Qu’est-ce qu’un schisme pour la théologie catholique ?

Père Sylvain Brison : Le schisme est une rupture de communion avec l’Église. Cette définition est à la fois la plus simple et la plus traditionnelle. Les pères de l’Église, qui ont été très tôt confrontés à ce problème, étaient particulièrement sensibles aux ruptures de communion sur le contenu de la foi. À leur époque, tout schisme est une hérésie et toute hérésie est un schisme. Ceci tient au fait que l’unité de l’Église repose sur l’unité de la foi et non l’unité de la pratique. Les catholiques croient tous la même chose mais ils ne pratiquent pas tous de la même façon partout (…)

À quel moment les critiques deviennent-elles dangereuses pour la communion de l’Église ?

Père Sylvain Brison : Le problème surgit lorsqu’elles en viennent à porter atteinte à l’unité du peuple de Dieu et donc de la foi. Autrement dit, mettre en cause de manière continue et répétée l’autorité du pape, l’accuser d’hérésie peut déboucher sur un schisme. Au fond, et comme le dit le pape, le problème n’est pas tant la critique mais l’attitude qui est derrière : s’agit-il de construire l’unité ou de diviser ? Aujourd’hui, il y a incontestablement entre le pape et certains courants catholiques – américains, allemands ou autres – des différences doctrinales, disciplinaires et idéologiques. Ces différences d’appréciations sont normales, et on ne considère pas qu’il y a un schisme dès lors qu’un groupe entre en résistance contre le pape… sinon, il y en aurait eu beaucoup dans l’histoire de l’Église ! (…)

Le devoir du pape mais aussi de tout chrétien est de préserver l’unité de la foi, coûte que coûte parce que nous croyons qu’il n’y a pas de Salut en dehors de la communion de l’Église. Un schisme est donc toujours un échec, des deux côtés.

Têtu se réjouit de la nomination d’un “cardinal pro LGBT+”

A l’heure où la pape évoque le risque d’un schisme, cette nomination et le fait que ce journal militant LGBT s’en réjouisse ne sont pas des signes rassurants :

Il semblerait que l’Eglise se modernise un peu plus. Dimanche 1er septembre, le pape François a annoncé que 10 nouveaux cardinaux  allaient promus, le 5 octobre prochain. Ce rang religieux confère une grande influence dans l’Eglise et, pour les moins de 80 ans, le pouvoir de voter pour le prochain pape si l’actuel venait à se retirer ou mourir. Parmi les 10 membres du Haut Clergé, plusieurs sont portés sur les questions LGBT+ dont Mgr Matteo Zuppi (…)

L’homme d’église s’est également toujours positionné comme un fervent défenseur des droits LGBT+. En 2017, il avait écrit l’avant-propos dans l’édition italienne du livre du Révérend américain, James Martin : “Building a Bridge: How the Catholic Church and the LGBT Community Can Enter Into a Relationship of Respect, Compassion, and Sensitivity” (Construire un Pont : Comment l’Eglise Catholique et la communauté LGBT peuvent entrer dans une relation de Respect, Compassion et Sensibilité). L’intention de ce livre est d’aider les pasteurs à développer une attitude de compréhension, ainsi qu’une capacité d’accompagnement, envers leurs frères et soeurs homosexuels”, a t-il écrit en avant-propos. « Et aussi l’inverse, parce qu’il y a aussi la tentation miroir de se fermer ou d’adopter des positions idéologiques. … L’ouvrage du père Martin, l’une des premières tentatives à cet égard, est utile pour encourager le dialogue, ainsi que la connaissance et la compréhension réciproques, dans la perspective d’une nouvelle attitude pastorale que nous devons rechercher avec nos frères et sœurs L.G.B.T. » Le cardinal n’hésite pas à approuver le “gradualisme” lorsqu’il s’agit d’appréhender les questions LGBT+

Sa nomination prochaine au poste de cardinal a été accueillie avec joie et fierté par de nombreuses personnalités religieuses et politiques. Monica Cirinna, sénatrice du Parti démocrate italien, annonce « un besoin pastoral pour les catholiques homosexuels […] cela concerne beaucoup de personnes qui ont besoin d’être vues dans diverses situations » et un « beau signe de paix » à venir. Il s’agit de l’une des premières signataires en faveurs de la loi autorisant l’union entre deux personnes du même sexe en Italie.

James Martin, l’auteur de “Building a Bridge: How the Catholic Church and the LGBT Community Can Enter Into a Relationship of Respect, Compassion, and Sensitivity” s’est également réjoui de la nouvelle sur Twitter assurant que Matteo Zuppi était un « grand supporter des catholiques LGBT”

New Ways Ministry, une association américaine de défense pour les catholiques LGBT+ a également célébré la nouvelle de la promotion de Zuppi mais également de trois autres archévêques, portés également sur la question LGBT+ : l’archevêque Jean-Claude Hollerich de Luxembourg, qui avait insisté auprès de l’Eglise à ne pas faire de rapport entre « homosexualité » et « pédophilie » ; le révérend Michael Czerny, un prêtre canadien qui a rencontré des groupes LGBT+ pour discuter de la dépénalisation de l’homosexualité dans le monde et a créé une association pour les personnes atteintes du sida en Afrique ; et l’archevêque José Tolentino Medonca, archiviste et bibliothécaire du Vatican, qui « a positivement parlé des associations LGBT+ dès 2010« , selon New Ways (…)

Il s’agit bien d’une première que d’avoir un membre du Haut-clergé publiquement engagé en faveur de la communauté LGBT.

 

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