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Riaumont : beaucoup de mensonges pour rien, une très belle oeuvre d’éducation

Anne Brassié reçoit l’historienne et romancière, Laure Hillerin, pour son ouvrage « Pour le plaisir et pour le pire – La vie tumultueuse d’Anna Gould et Boni de Castellane », puis le père Argouarc’h pour évoquer le village de Riaumont dans le Pas-de-Calais.

Réforme des retraites : Même les militaires se mettent à grogner

Emmanuel Macron s’était engagé envers les militaires pour protéger leur spécificité. Le ministre des armées, Fliorence Parly, leur avait envoyé une lettre rassurante. Et voilà que la Grande Muette, par l’intermédiaire du Conseil Supérieur de la Fonction Militaire (CSFM), vient de publier un communiqué avec un avis très défavorable à la réforme des retraites. Elle est transmise et signée par le contrôleur général des armées Olivier Schmit :

“(…) le Conseil formule son avis sans disposer de simulations ni préjuger des ordonnances et décrets à venir. L’absence d’un outil de simulation, pourtant demandé à plusieurs reprises, nuit à toute analyse exhaustive (…)

Certaines dispositions fragilisent notre modèle d’armée et la condition militaire (…) Certains mécanismes inscrits dans le projet de loi, en incitant à travailler plus longtemps, peuvent interférer avec le modèle d’armée jeune et de logique des flux. Ces interférences contrarieraient l’objectif d’efficacité de notre outil de défense (…) Les modalités de calcul de la pension militaire suivraient le régime de droit commun qui est, rappelons-le encore, d’encourager les salariés à poursuivre leur activité professionnelle alors que le besoin des armées est d’inciter des militaires de tous grades à quitter le service actif pou débuter une carrière civile. Ainsi, le calcul des décotes (…) peut se traduire par des abattements de l’ordre de 20% pour certaines catégories (…), décotes dissuasives pouvant aller au-delà de 60%. Cette disposition participerait au vieillissement de la population militaire (…) Il y a donc bien une discordance entre l’objectif poursuivi par le projet de loi et l’impératif de jeunesse imposé par la loi à nos armées (…)

Certains militaires n’étant pas ou peu primés, la mise en place d’une règle de calcul assise sur l’ensemble de la carrière au lieu des 6 derniers mois engendrera inexorablement une baisse des pensions (…)

Après l’étude du projet de loi sur lequel le CSFM a été saisi pour avis, il ne peut, en ce qui concerne la condition militaire, émettre un avis favorable

 

Coup de filet antiterroriste à Brest : encore des réfugiés

En 2015,France inter titrait en ligne : “Réfugiés: le fantasme de l’infiltration terroriste”.

En 2016, on apprenait par un général de l’armée irakienne qu’il y avait de nombreux terroristes parmi les réfugiés.

En 2020, parmi les 7 hommes interpellés à Brest, il y a 2 Tunisiens et 1 Syrien disposant du statut de réfugié.

Certains étaient fichés S et faisaient l’objet d’un suivi pour leur appartenance à la mouvance islamiste radicale.

Un préfet hostile au projet de loi bioéthique convoqué par le ministre

Claude D’Harcourt, préfet de Loire-Atlantique et des Pays de la Loire, est connu pour son style direct. Lors de son discours de vœux prononcé devant les responsables des services de l’État, les élus locaux, parlementaires, représentants des religions et des associations, le représentant de l’État a dressé un portrait sombre de l’année 2019 – année « de fractures, de violences » qui lui « laisse un sentiment de lassitude, d’impuissance ». Puis il a exprimé ses doutes à propos du projet de loi de bioéthique :

« Le projet de loi bioéthique porte une rupture anthropologique majeure ». « A titre personnel, je ne suis pas sûr que cette loi favorise les repères auxquels aspirent nos concitoyens ».

Présent, le vice-président (Les Républicains) du conseil régional des Pays de la Loire Sébastien Pilard juge le préfet « courageux » avant d’expliquer qu’il aimerait « que certains politiques aient le même courage ».

Le député macroniste et candidate à la mairie de Nantes Valérie Oppelt exprime pour sa part sa « surprise ». Le président du conseil départemental de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet, préfère « ne pas faire de commentaire ».

Claude d’Harcourt ne s’arrête pas là, citant notamment « L’archipel français », récent ouvrage du politologue Jérôme Fourquet, les travaux du philosophe Marchel Gauchet ou encore François Mauriac.

Claude d’Harcourt a été convoqué mercredi au ministère de l’intérieur, « de toute urgence ». Selon une source,

« C’est exceptionnel d’être convoqué ainsi à la suite de propos tenus ».

Via un communiqué de presse, le préfet des Pays de la Loire reconnait que son expression, même s’il a pris soin de préciser qu’il s’agissait de son opinion personnelle, dès lors qu’elle était publique, était inadéquate.

Annonce de la création d’un fonds de l’Etat français pour les écoles chrétiennes francophones au Moyen-Orient

Communiqué de L’oeuvre d’orient :

A l’occasion de son séjour en Terre Sainte, le président de la République française a annoncé, aujourd’hui, la création d’un fonds de soutien pour les écoles chrétiennes au Moyen-Orient suite au rapport de M. Charles Personnaz, commandé par le chef de l’Etat sur le renforcement de l’action de la France dans la protection du patrimoine du Moyen-Orient et le soutien au réseau éducatif des communautés chrétiennes de la région.

Plus de 400 000 élèves reçoivent un enseignement en français au Moyen-Orient dans les écoles chrétiennes. Le français est un facteur de cohésion et d’ouverture entre les élèves chrétiens et musulmans qui se côtoient dans ces écoles.

Depuis 2011, les convulsions du Moyen-Orient ont un effet dévastateur sur les peuples de la région, en particulier sur ceux qui témoignent de longue date de sa diversité, de son pluralisme culturel et religieux, (dont 15 millions de chrétiens qui vivent sur ces territoires). Au-delà de l’aide d’urgence qui leur est apportée, ces populations ont besoin d’un appui de plus long terme pour préserver leur patrimoine culturel bimillénaire, qui a été la cible de la fureur totalitaire de Daech.

Elles ont également besoin, s’agissant particulièrement des chrétiens d’Orient, d’un soutien à leur réseau éducatif.

La culture française apparaît comme un vecteur de réconciliation mais également d’esprit critique. Elle est en effet porteuse de valeurs de liberté, de fraternité, d’égalité comme également d’une certaine idée de la laïcité.

L’Œuvre d’Orient se réjouit de la création du fonds pour les écoles chrétiennes francophones au Moyen-Orient et aura à cœur de continuer à soutenir ces établissements.

Retrouvez en exclusivité le rapport M. Charles Personnaz, Directeur à l’Institut national du Patrimoine et chargé de mission bénévole à l’Œuvre d’Orient.

Liste des sénateurs censés être de droite ayant voté cette nuit pour l’extension de la PMA ou n’ayant pas voté

Cette nuit les sénateurs ont adopté le 1er article de la loi de bioéthique, étendant donc la PMA. Par 160 voix contre 116. Voici les sénateurs censés être de droite, qui ont voté pour, se sont abstenus ou n’ont pas pris part au vote :

Groupe Les Républicains :

Pour : 22 – Mme Martine Berthet, M. Max Brisson, Mme Laure Darcos, M. Philippe Dominati, Mme Catherine Dumas, MM. Jean-Pierre Grand, François Grosdidier, Jacques Grosperrin, Alain Houpert, Jean-François Husson, Mme Corinne Imbert, MM. Alain Joyandet, Roger Karoutchi, Mme Christine Lanfranchi Dorgal, MM. Michel Magras, Alain Milon, Albéric de Montgolfier, Philippe Nachbar, Mmes Sophie Primas, Catherine Procaccia, MM. Michel Raison, Michel Savin

Abstentions : 23 – Mme Agnès Canayer, MM. Édouard Courtial, Philippe Dallier, Mathieu Darnaud, Marc-Philippe Daubresse, Mme Nicole Duranton, MM. Jean-Paul Émorine, Jacques Genest, Mmes Frédérique Gerbaud, Élisabeth Lamure, Florence Lassarade, MM. Antoine Lefèvre, Ronan Le Gleut, Mmes Brigitte Lherbier, Marie Mercier, Patricia Morhet-Richaud, MM. Philippe Paul, Cyril Pellevat, Cédric Perrin, Christophe Priou, Mme Isabelle Raimond-Pavero, M. Jean-François Rapin, Mme Marie-Pierre Richer

N’ont pas pris part au vote : 12 – M. Gérard Larcher, Président du Sénat, M. Christian Cambon, Mme Marta de Cidrac, M. Robert del Picchia, Mme Annie Delmont-Koropoulis, M. Michel Forissier, Mme Colette Giudicelli, MM. Charles Guené, Claude Nougein, Ladislas Poniatowski, Mme Évelyne Renaud-Garabedian, M. Jean Pierre Vogel

Groupe Union Centriste :

Pour : 14 – MM. Olivier Cadic, Vincent Capo-Canellas, Alain Cazabonne, Vincent Delahaye, Mmes Élisabeth Doineau, Jocelyne Guidez, MM. Olivier Henno, Laurent Lafon, Mme Valérie Létard, M. Hervé Marseille, Mme Denise Saint-Pé, M. Jean-Marie Vanlerenberghe, Mmes Dominique Vérien, Michèle Vullien

Abstentions : 11 – MM. Philippe Bonnecarrère, Bernard Delcros, Yves Détraigne, Mmes Françoise Férat, Catherine Fournier, Françoise Gatel, MM. Claude Kern, Michel Laugier, Jean-Claude Luche, Mmes Évelyne Perrot, Sonia de la Provôté

N’ont pas pris part au vote : 6 – Mmes Nassimah Dindar, Nathalie Goulet, MM. Jacques Le Nay, Jean-François Longeot, Gérard Poadja, Mme Sylvie Vermeillet

Groupe Les Indépendants – République et Territoires :

Pour : 4 – MM. Emmanuel Capus, Daniel Chasseing, Mme Colette Mélot, M. Franck Menonville

Abstentions : 7

N’a pas pris part au vote : 1 – M. Alain Fouché

Sénateurs ne figurant sur la liste d’aucun groupe :

N’ont pas pris part au vote : 6 – M. Philippe Adnot, Mmes Sylvie Goy-Chavent, Christine Herzog, Claudine Kauffmann, MM. Jean Louis Masson, Stéphane Ravier

Donald Trump assistera vendredi à la Marche pour la vie

Pour la première fois, un président américain assistera en personne et prendra la parole lors de la marche annuelle pour la vie qui se déroule vendredi à Washington D.C. Le président Trump a annoncé qu’il prendrait la parole lors de la Marche pour la vie 2020 le 24 janvier, un événement annuel auquel participent des centaines de milliers de personnes pour protester contre l’avortement légal. Jeanne Mancini, présidente de March for Life, a déclaré :

«Nous sommes profondément honorés d’accueillir le président Trump à la 47e Marche annuelle pour la vie». “Il sera le premier président de l’histoire à y assister et nous sommes ravis qu’il puisse découvrir en personne à quel point nos marcheurs sont passionnés par la vie et la protection des enfants à naître”.

“De la nomination de juges pro-vie et de fonctionnaires fédéraux, à la réduction du financement des contribuables pour les avortements ici et à l’étranger, à la fin des avortements tardifs, le président Trump et son administration ont toujours été des champions de la vie et de leur soutien à la La Marche pour la vie a été inébranlable. Nous sommes reconnaissants pour toutes ces réalisations pro-vie et nous sommes impatients de remporter plus de victoires pour la vie à l’avenir “.

Trump a tweeté :

Mike Pence, le vice-président, était venu en personne aux précédentes Marches pour la vie. Le président Trump s’était adressé par vidéo aux défenseurs de la vie lors de la Marche pour la vie 2019, leur disant que “chaque vie vaut la peine d’être protégée” et qu’il opposera son veto à toute législation qui traverserait son bureau qui “affaiblit la protection”. de la vie humaine.”

Cette année, Trump a déclaré le 22 janvier, jour anniversaire de la décision Roe c. Wade de 1973 légalisant l’avortement, «Journée nationale de la sainteté de la vie humaine». Son discours a été intégralement traduit par Yves Daoudal.

Quelques mots de Jean-Paul II : l’Église est sainte et tous ses membres sont appelés à la Sainteté

L’Église est sainte et tous ses membres sont appelés à la Sainteté. Les laïcs participent à la Sainteté de l’Église, étant membres à plein titre de la communauté chrétienne : et cette participation, que nous pouvons dire ontologique, à la sainteté de l’Église, se traduit également pour les laïcs en un engagement éthique personnel à la sanctification. En cette qualité et cette vocation de Sainteté, tous les membres de l’Église sont égaux (cf. Gal 3,28).

Le degré de sainteté personnelle ne dépend pas de la position occupée dans la société ou même dans l’Église, mais uniquement du degré de charité vécu (cf. 1 Co 13). Un laïc qui accueille généreusement la charité divine dans son cœur et dans sa vie est plus saint qu’un prêtre ou un évêque qui l’accueille de manière médiocre.

La sainteté chrétienne a sa racine dans l’adhésion au Christ par la Foi et le Baptême. Ce sacrement est à l’origine de la communion ecclésiale dans la sainteté.

[…]

La sainteté est appartenance à Dieu ; cette appartenance s’actue dans le Baptême, lorsque le Christ prend possession de l’être humain pour le rendre « Participant de la Nature divine » (cf. 2P 1,4) qui est en lui en vertu de l’Incarnation (cf. Summa theologiae, III, q. 7, a. 13; q. 8, a. 5).

Le Christ devient ainsi véritablement, comme on l’a dit, « Vie de l’âme ». Le caractère sacramentel imprimé à l’homme par le Baptême est le Signe et le Lien de consécration à Dieu, c’est pourquoi Paul, en parlant des Baptisés, les appelle “les Saints” (cf. Rm 1,7 ; 1Co 1,2 ; 2Co 1,1; etc.). […]

L’engagement à la Sainteté éthique découle de cette Sainteté ontologique.

Catéchèse du mercredi 24 novembre 1993

© Texte : Librairie éditrice Vaticane ; Traduction : BK

Sous des airs de gros dur, Jean-Louis Georgelin sème le flou au Sénat sur la reconstruction de Notre-Dame de Paris

L’ancien militaire fait parler de lui pour des postures rigides à la limite de la caricature. Cependant, sous prétexte de devoir de réserve, il ne donne aucun élément concret sur le projet de reconstruction de la cathédrale parisienne :

Le général Jean-Louis Georgelin a maintenu mercredi le cap d’une réouverture et restauration de Notre-Dame de Paris en cinq ans, «même si ça ne veut pas dire que tout sera terminé», expliquant que son rôle était d’empêcher toute «procrastination.» Le président de l’Etablissement public pour la restauration de la cathédrale, nommé par Emmanuel Macron au lendemain de l’incendie, a répondu longuement devant la commission de la Culture du Sénat de façon détendue et avec humour aux nombreuses objections sur son style et son exercice de l’autorité …

Quant aux relations avec le ministère de la Culture, Jean-Louis Georgelin a insisté sur le fait que l’Etablissement public était «sous sa tutelle». «La tutelle ne me pose aucun problème. Je n’ai jamais voulu faire autrement. Il ne s’agit pas de faire un putsch!» …

Face à un sénateur affirmant que sa préférence pour une reconstruction de la flèche à l’identique était bien connue, le général a refusé de prendre parti, invoquant son «devoir de réserve»«Une consultation aura lieu, nous n’avons pas arrêté la forme»…

Quant à la souscription nationale, il a rappelé qu’elle ne devait pas financer le réaménagement des abords, mais qu’«il pourrait y avoir des accords avec tel ou tel donateur».

Circulez, il n’y a rien à savoir.

La Manif Pour Tous manifeste de nouveau ce soir à 19h devant le Sénat pour dire non à la PMA sans père. Et demain aussi !

Alors que les sénateurs poursuivent aujourd’hui l’examen en 1ère lecture du projet de loi bioéthique, et notamment de l’article 1 qui prévoit la PMA sans père, La Manif Pour Tous appelle à un nouveau rassemblement dès 19h devant le Sénat. Objectif : faire entendre la voix des enfants qui seront les grands perdants d’un projet qui va leur retirer des droits, à commencer par celui d’avoir un père.

Le combat continue. Après la démonstration de force de la manifestation de dimanche dernier qui a rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes comme le montrent les multiples images et vidéos qui circulent depuis, tout est encore possible. Le vote hier d’un amendement affirmant qu’il n’existe pas de droit à l’enfant doit conduire, par cohérence, à rejeter l’article 1 du projet de loi.

Hier, il a manqué 18 voix de sénateurs pour supprimer la PMA sans Père. Il y avait 60 absents. 60 sénateurs n’ont pas donné de délégation de vote ! Il s’agissait d’un vote sur des amendements tendant à supprimer l’article 1er du projet de loi relatif à la bioéthique. Le détail des votes est ici.

Papa j’ai besoin de toi sur la façade du Sénat :

L’association Juristes pour l’enfance évoque les hésitations du gouvernement sur la GPA :

Alors que l’examen du projet de loi de bioéthique commençait mardi 21 janvier au Sénat, le gouvernement a déposé in extremis un amendement sur la GPA pour contrer le texte issu de la commission spéciale qui avait adopté un amendement de bon sens dans ce domaine (article 4 bis).

Rappelons que l’article 47 du Code Civil énonce que « Tout acte de l’état civil.. fait en pays étranger.. fait foi, sauf si..les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité. ». Et l’amendement gouvernemental de préciser que « la réalité est appréciée au regard de la loi française ».

Pourquoi cette précision? Le gouvernement rappelle que « en matière de filiation, s’agissant de la maternité, la réalité, au sens de la loi française (article 325 du code civil), est celle de l’accouchement » (exposé des motifs): le but de l’amendement est donc d’interdire la transcription des actes de naissance post GPA indiquant des parents d’intention.

Ceci est pour le moins cocasse dès lors que l’objectif annoncé est totalement désavoué par le reste du projet de loi : l’article 4, qui instaure une double filiation maternelle portée sur l’acte de naissance d’origine de l’enfant, tend en effet à mettre fin à cette réalité de la maternité découlant de l’accouchement qui est celle du droit français. Il prévoit que « pour les couples de femmes, la filiation est établie, à l’égard de chacune d’elles, par la reconnaissance qu’elles ont faite conjointement devant le notaire lors du recueil du consentement ». Et il est prévu à ce jour que l’acte de naissance ne précise pas la femme qui a accouché mais mentionne au même niveau et sans différenciation les deux femmes comme mères.

Dès lors que le projet de loi consacre l’abandon du principe reliant la maternité à l’accouchement, et l’établissement de la filiation par le simple effet de la volonté d’un individu, l’amendement proposé par le gouvernement est tout simplement privé d’effet par le reste du projet de loi!

Le gouvernement se prend les pieds dans le tapis de ses propres contradictions, mais ce n’est pas pour nous rassurer sur l’état du droit.

Gageons que les Sénateurs sauront déceler la supercherie et rejeter cet amendement pour en rester au texte de la Commission qui a le mérite de dire quelque chose de précis et compréhensible.

L’inventeur de la pilule progestative effectuait ses recherches sur les détenues d’Auschwitz

Arte diffuse un documentaire sur les crimes à Auschwitz du gynécologue Claus Clauberg, qui prônait la stérilisation forcée. Auschwitz, 1943. Leny Adelaar, 24 ans, est “sélectionnée” à Auschwitz au sein d’un groupe de femmes. Les célibataires sont séparées des femmes mariées : les premières sont gazées aussitôt, les secondes vont devenir les cobayes du médecin criminel Carl Clauberg. Il va tester sur elles ses nouvelles méthodes de stérilisation sans chirurgie. Injections dans les ovaires, trompes de Fallope bouchées par processus inflammatoire, parties d’utérus prélevées… : si un certain nombre d’entre elles survivent à ces expérimentations, la plupart subissent d’atroces souffrances et certaines deviendront stériles. À la fin de la guerre, Clauberg passe dix ans dans les prisons russes. Rentré en Allemagne en 1955, il sera reconnu par d’anciennes victimes, mais décédera deux ans plus tard avant un nouveau procès.

Les historiens ont reconstitué le parcours du gynécologue et obstétricien criminel, considéré avant-guerre comme une sommité et soutenu par l’industrie pharmaceutique (dont Siemens et Schering, qui a été racheté en 2006 par Bayer). Ses anciennes victimes, rescapées du bloc 10, soulignent que c’est Himmler qui a personnellement apporté à Carl Clauberg les moyens qu’il réclamait. Ce dernier peut être considéré comme l’inventeur de la pilule contraceptive. Et le groupe Bayer, qui a racheté le laboratoire Schering, fait d’immenses bénéfices grâce à ses travaux sur les hormones de synthèse.

22 janvier aux Etats-Unis : Journée nationale de la sainteté de la vie humaine

Le président Donald Trump a déclaré le 22 janvier Journée nationale de la sainteté de la vie humaine, dans une proclamation signée lundi :

« En cette Journée nationale de la sainteté de la vie humaine, notre nation réaffirme fièrement et fermement son engagement à protéger le don précieux de la vie à toutes les étapes, de la conception à la mort naturelle ».

« Chaque personne — les personnes nées et à naître, les pauvres, les opprimés, les handicapés, les infirmes et les personnes âgées — a une valeur inhérente. Bien que chaque voyage soit différent, aucune vie n’est sans valeur ou sans importance ; les droits de tous les peuples doivent être défendus ».

La décision historique Roe c. Wade, qui a déclaré un droit constitutionnel à l’avortement, a été décidé janvier. 22, 1973.

Le président a déclaré que les États-Unis

« doivent demeurer résolument attachés à la vérité profonde que toute vie est un don de Dieu, qui dote chaque personne d’une valeur et d’un potentiel incommensurables. »

« En cette Journée nationale de la sainteté de la vie humaine, nous célébrons le merveilleux don de la vie et renouvelons notre détermination à bâtir une culture où la vie est toujours vénérée ».

Les Etats-Unis connaissent une baisse des avortements depuis 2007.

« Tous les Américains devraient célébrer cette baisse du nombre et du taux d’avortements, ce qui représente des vies sauvées. Il reste encore beaucoup à faire et, en tant que président, je continuerai de lutter pour protéger la vie des enfants à naître ».

Le président a également noté que son administration a introduit des restrictions qui empêchent les bénéficiaires de fonds fédéraux de fournir des avortements, ainsi que la liberté de conscience pour les professions médicales et les employeurs qui s’opposent à la couverture contraceptive dans les plans d’assurance.

« En outre, j’ai appelé le Congrès à agir pour interdire les avortements tardifs de bébés, qui peuvent ressentir de la douleur ».

Ludovine de La Rochère : “j’appelle à l’unité tous les opposants au projet de loi de bioéthique”

Discours de Ludovine de La Rochère prononcé dimanche 19 janvier lors de la manifestation Marchons enfants contre le projet de loi ni bio ni éthique :

Chers Amis,
Aujourd’hui, tous ensemble, immensément nombreux, venus de toute la France, nous sonnons le tocsin !
L’Homme et la Femme sont en danger !
Le projet de loi bioéthique est un projet ni bio, ni éthique. Il est même anti-éthique.
Il résulte, vous le savez, de l’alliance des progressistes, des transhumanistes et du marché.
Qui sont les progressistes ?
Tous ceux qui défendent la PMA sans père et la GPA.
Ils revendiquent ces transgressions au nom de l’amour. Comment osent-ils ? L’amour d’un père, d’une mère, d’un enfant est irremplaçable et ne doit pas être manipulé ni dévoyé.
D’autres ont revendiqué, il n’y a pas si longtemps, déjà au nom de l’amour, d’aimer – soi-disant – qui ils voulaient. Ils sont aujourd’hui rattrapés par leurs funestes égarements et font la une de la presse.

Mais ils ne nous impressionnent pas.
Ils se trompaient il y a 30 ans ; ils se trompent aujourd’hui ; ils se tromperont encore demain.
A nous de les arrêter pacifiquement par la force de nos convictions, par notre détermination, par notre persévérance et notre courage.
Sans cela, que dirons-nous dans 30 ans de ces femmes en mal d’enfants et que la société assiste pour qu’elles puissent enfanter sans père ?
Que dirons-nous dans 30 ans de ces couples qui achètent des enfants dans des pays étrangers en les privant de mère ?
Je dénonce donc les progressistes alliés aux transhumanistes.
Et j’appelle à l’unité tous les opposants au projet de loi de bioéthique.
Il n’est plus l’heure d’être divisé.
La bioéthique n’est ni de droite ni de gauche.
A notre tour de chambouler la vie politique.
Unis, nous gagnerons !
Pourquoi ?
Parce qu’unis, ils nous craindront encore plus et ils reculeront.
Je lance donc un appel solennel à tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté de tous les horizons politiques, syndicaux et philosophiques, pour mener le combat ensemble.

C’est la raison d’être de Marchons Enfants ! qui est au service de la seule cause des enfants et de l’humanité.
Aussi, je m’adresse aux gilets jaunes, aux opposants à la réforme des retraites, à tous ceux qui refusent la politique ultra-libérale du gouvernement.
Nous le savons tous : tout est lié.
Vous luttez contre les dérives de la financiarisation de l’économie, nous aussi.
Vous défendez le droit à vivre dignement, le besoin de liens sociaux et d’une vraie solidarité dans la société : nous aussi. Et précisément, la famille est le 1er lieu de solidarité. Nous défendons le droit de l’enfant à avoir, dans la mesure du possible, un père et une mère. Tout cela est cohérent. S’allier est donc cohérent.
Alors, rejoignez-nous !
Je m’adresse aussi aux écologistes.
La majorité d’entre vous est en réalité logiquement opposée à la PMA sans père et à la GPA.
Certes, c’est un secret bien gardé du parti Europe-Ecologie-Les-Verts.
Pourquoi ?
Parce que depuis les origines, ce sont les minorités progressistes qui dirigent les Verts, par l’intimidation.

Aussi, j’appelle les écologistes à avoir le courage de faire entendre leur opposition au projet de loi. Il contient tout ce que vous combattez : la manipulation du vivant, la technicisation de la reproduction, les excès des multinationales avides de frics. José Bové l’a encore rappelé cette semaine dans une tribune tonitruante dans Le Monde
Il y urgence, c’est maintenant que se joue le destin de l’écologie humaine.
J’appelle également les féministes à l’unité.
Levez-vous contre la PMA sans père. Elle est le cheval de Troie de la GPA, dont les femmes sont les victimes. Nous devons lutter contre la GPA et contre sa reconnaissance en France, mais aussi partout dans le monde. La dignité des femmes n’a pas de frontière.
La PMA sans père elle-même est contre les femmes. En effet, un père, c’est lui qui apprend à son fils le respect de la femme. Et c’est lui qui apprend à sa fille à se faire respecter.
Je rappelle aux féministes que parmi les responsables des violences faites aux femmes que le mouvement # Balance ton porc a révélé, il y a naturellement les progressistes.
Cela fait 50 ans qu’ils nous donnent des leçons. Nous constatons aujourd’hui les conséquences désastreuses de leur idéologie.
Féministes, rejoignez-nous, avant que nous ne soyons toutes perdantes. Il n’est plus l’heure d’être divisées !
Je m’adresse maintenant aux sénateurs.

Historiquement, votre assemblée a souvent eu le courage de s’opposer aux idées progressistes en faisant preuve de sagesse.
Face aux bouleversements contenus dans le projet de loi, je vous exhorte à vous y opposer comme les Français lors des Etats généraux de la bioéthique, comme vous tous le 6 octobre, et encore aujourd’hui.
Mesdames et messieurs les sénateurs, réécrivez entièrement ce texte, et vous rentrerez dans l’Histoire comme ceux qui auront eu le courage de s’opposer aux folies transhumanistes.
Je m’adresse enfin à tous les élus de France, et spécialement aux députés de La République en marche, ainsi qu’au gouvernement.
Vous prétendez faire de la politique autrement, alors montrez-le !
Montrez que vous n’êtes pas des godillots. Montrez que vous êtes non seulement capables de donner la parole aux Français, mais aussi d’en tenir compte.
Ne vous laissez pas intimider par une poignée de députés de votre groupe issus principalement du parti socialiste, qui font régner la terreur dans vos rangs pour obliger les récalcitrants à se taire.
Et souvenez-vous que vous n’êtes pas seuls : de nombreux membres du gouvernement sont opposés à la PMA sans père et à la GPA.
Je lance donc un appel solennel aux ministres et secrétaires d’Etat opposés à la PMA sans père Edouard Philippe, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Jacqueline Gourault, Jean-Baptiste Lemoyne, Sébastien Lecornu, ayez le courage de vos opinions, faites honneur à la politique et exigez du Président de la République le retrait de ce projet.
Par ailleurs, solennellement je voudrai dire toute notre gratitude aux députés qui, en octobre dernier ont défendu, pied à pied, article après article, amendement après amendement, nuit et jour, les droits de l’enfant et la filiation.
Je pense à Annie Genevard, Patrick Hetzel, Thibault Bazin, Marc Le Fur, Xavier Breton… Et à d’autres encore, dont certains, étant non inscrits comme Emmanuelle Ménard ou Agnès Thill, n’ont pas eu suffisamment droit à la parole.

Mes chers compatriotes,
Je le redis, il n’est pas trop tard, nous pouvons gagner !
Parce que 83% des Français estiment que l’Etat doit garantir à l’enfant né par PMA le droit d’avoir un père et une mère.
Parce qu’Emmanuel Macron peut ordonner le retrait de ce projet de loi anti-éthique et sa réécriture complète.
Parce que notre société, déjà fracturée, littéralement en état de pré-insurrection, n’a surtout pas besoin d’un projet qui ferait sciemment des orphelins de père et qui démultiplierait le nombre de familles monoparentales, les plus en difficulté.
Oui, le projet de loi doit être revu, repris de zéro sur des bases entièrement différentes, à commencer par celles du réel, celles de l’éthique, celles du bien commun.

Celles aussi, de la fraternité, de la solidarité avec les générations à venir : parce que là est l’héritage que nous laisserons à nos enfants et aux enfants de nos enfants.
Tout le reste n’est que passager, provisoire, éphémère au regard de l’avenir de l’humanité.
Alors, ne lâchons rien, continuons de nous battre pour gagner. A nous d’écrire l’Histoire.
Vive la paternité !
Vive la maternité !
Vive le fraternité !
Et vive la France !

Saint Paul au bistro – La résurrection de la chair

En réponse à un commentaire lors de la précédente vidéo sur le corps et la chair, l’Abbé de Tanoüarn nous invite à faire face au mystère de la résurrection de la chair. Dieu nous a créé individu et nous promet une individualité éternelle dans un corps glorieux.

Le député Breton au Premier ministre : quand daignerez-vous entendre les dizaines de milliers de personnes, qui sont encore exprimés dimanche dans les rues de Paris?

Question du député Xavier Breton au gouvernement, mardi, dans l’hémicycle :

Monsieur le Premier ministre,

Notre pays vient de battre un triste record.

Pour la cinquième année consécutive, notre natalité baisse.

Depuis 2014, nous avons perdu plus de 70 000 naissances par an. Avec 1,87 enfant par femme, notre fécondité n’assure plus le renouvellement des générations.

Et la différence entre naissances et décès, ce qu’on appelle le solde naturel, n’a jamais été aussi faible depuis la seconde guerre mondiale.

A l’heure du débat sur les retraites, ces chiffres sont très inquiétants pour notre système de répartition qui est fondé sur la solidarité entre les générations.

A ce propos, n’est-il pas aussi inquiétant que la démographie soit la grande absente de ce débat sur les retraites ?

Ces mauvais résultats de notre natalité sont, on le sait, les conséquences des attaques en règles menées contre la politique familiale depuis quelques années, et que votre gouvernement continue à mener.

Abaissement du quotient familial, fin de l’universalité des allocations familiales, réduction du congé parental, autant de mesures qui dégradent au quotidien la vie des familles des classes moyennes et des classes défavorisées.

Les attaques répétées contre la famille comme cellule de base de la société contribuent aussi à cette chute de la natalité.

Ainsi, quel signal désastreux enverriez-vous avec le texte sur la bioéthique, s’il instituait, dans la loi, le mensonge d’une filiation sans père ?

Et à ce sujet, Monsieur le Premier ministre, quand daignerez-vous entendre enfin l’opposition à cette réforme que des dizaines de milliers de personnes, et notamment des jeunes, ont encore exprimé dimanche dans les rues de Paris, dans un manifestation pacifique et déterminée ?

“Ne cédez pas aux ayatollah d’une société sans racines, sans pères et sans repères: à la société de l’envie, préférons toujours la société de la VIE !”

Intervention du sénateur RN Stéphane Ravier à la tribune du Sénat contre le projet de loi sur la bioéthique :

 

La cause du peuple doit être aussi la cause de l’Église

A l’approche de la conférence du 4 février, l’abbé Raffray répond au Rouge et Noir. Extrait :

L’un des plus grands défis de l’Église aujourd’hui est sa capacité de dialoguer avec le monde. Non pas parce qu’elle devrait s’y adapter ou y puiser une quelconque sagesse, mais parce que pour prêcher l’évangile, sans concession, il faut connaitre et comprendre les préoccupations, les questions et les inquiétudes de ceux auxquels on s’adresse. Car la foi chrétienne n’est pas une idéologie à laquelle l’intelligence devrait se plier sans raisonner. C’est au contraire une Vérité au sens le plus noble de ce terme : un absolu, qui nous est révélé par Dieu lui-même, pour notre bien, c’est-à-dire pour notre salut. La foi s’adresse donc à l’intelligence des hommes – et non à leurs sentiments ou leurs émotions – et c’est pour cela qu’elle peut répondre aux préoccupations non seulement des individus, mais aussi des sociétés : un sentiment ne se communique pas, alors qu’un argument, oui ! Il est donc indispensable de dialoguer avec la société : l’Église a un rôle à jouer dans le redressement moral et social de notre pays, un rôle de premier plan. Tout progrès en ce sens ne pourra se faire qu’avec et même grâce à l’Église catholique, qui a été au cours de l’histoire de France le pilier central de notre société. Certes, l’Église traverse aujourd’hui une crise identitaire dramatique ; mais cette crise n’est que le pendant — et peut-être la conséquence ou même l’une des causes — de la crise identitaire que traverse l’Europe chrétienne. Construire un futur meilleur au niveau politique et social, un futur en harmonie avec l’identité de la France, ne peut donc évidemment se faire que grâce à une collaboration entre l’Église et le monde : une nouvelle alliance sacrée entre le sabre et le goupillon !

C’est dans cette optique qu’un échange d’idées avec Patrick Buisson prend tout son sens : il est l’un des témoins privilégiés des évolutions contemporaines de la société. D’abord en tant qu’historien et politologue, grâce à ses analyses pertinentes et passionnantes des transformations actuelles de la société ; mais aussi en tant que théoricien des idées et praticien de la politique française. Le combat civilisationnel qu’il mène, à sa façon, montre sa préoccupation pour « la cause du peuple », pour reprendre le titre de son ouvrage de 2016. Cette cause, urgente, ce doit être aussi la cause de l’Église : retrouver un langage qui parle aux hommes, qui écoute et reçoit les préoccupations du peuple, afin de les mener vers Dieu. Cette préoccupation appelle évidemment un retour aux racines, dont Patrick Buisson est un grand défenseur, mais elle appellent, plus profondément, à un retour vers le vrai et le bien, face à la décomposition progressive et systématique de notre monde. En quelques sortes, nous voulons ainsi participer à une forme de « convergence des luttes » en faveur d’un renouveau de notre société : un renouveau politique et social, certes, mais d’abord, et nécessairement, philosophique et spirituel ! […]

Débat en commission du Sénat sur le projet de loi sur la « bioéthique ». Bienvenue chez les fous

Relevé lors du débat en commission du Sénat sur le projet de loi sur la « bioéthique » :

Marie-Pierre de La Gontrie

Peut-on envisager un entretien psychiatrique pour les couples hétérosexuels qui envisagent de faire des enfants par voie naturelle ?

Muriel Jourda, rapporteur

L’amendement COM-24 vise à prévoir une clause de conscience des médecins et professionnels de santé à l’égard de l’AMP. Or le code de la santé publique prévoit déjà une clause de conscience générale. La clause de conscience spécifique qui a été introduite pour l’interruption volontaire de grossesse tient au fait qu’il s’agit d’ôter la vie. Retrait ou avis défavorable.

Laurence Rossignol

Merci d’éviter les expressions comme « ôter la vie » à propos de l’IVG.

Marie-Pierre de La GONTRIE

Amendement : « Toute personne en capacité de mener une grossesse, même lors d’un changement de sexe à l’état civil, a accès à l’assistance médicale à la procréation. » Cet amendement est issu des échanges de vue et d’un travail en commun transpartisan entre les membres du groupe d’études sur les discriminations et LGBTQIphobies dans le monde. Depuis la loi du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle, les personnes trans peuvent procéder à la modification de la mention de leur sexe à l’état civil sans avoir subi de stérilisation. Ainsi, un homme trans peut être en capacité de porter un enfant et d’accoucher. De ce fait, il est important de préciser que cette modification de la mention du sexe enregistrée à l’état civil n’est pas une entrave à la réalisation d’une PMA. Tel est l’objet de cet amendement du groupe Socialistes et Apparentés.

Mmes COHEN, ASSASSI

Amendement : Lorsque l’assistance médicale à la procréation implique un couple formé de deux femmes, le don d’ovocytes d’un membre du couple à l’autre membre du couple peut être autorisé. » Cet amendement propose d’autoriser la pratique de la méthode dite ROPA (Réception des Ovocytes de la Partenaire), dans le cadre du parcours PMA des couples de lesbiennes. Cette méthode permet de lier les deux femmes à l’enfant à naître. Vouloir l’empêcher constitue une forme de paternalisme de l’État. Il est important de noter que dès lors que la « ROPA » constituerait un danger pour l’un des membres du couple, le corps médical n’y consentirait évidemment pas.

M. Jacques BIGOT, Mmes de la GONTRIE,

Amendement : « Supprimer les mots “à but non lucratif” » Cet amendement propose d’ouvrir la conservation des embryons aux centres agrées, publics ou privés. Réserver les activités d’accueil et de mise en œuvre de l’accueil des embryons aux centres publics et privés à but non lucratif soulève plusieurs difficultés. Cela pose un problème de cohérence en ce qui concerne le remboursement du traitement pour les patientes qui l’effectuent dans des cliniques privées à l’étranger. Et d’un point de vue pratique, la demande est telle que le service public n’est pas actuellement en capacité de pouvoir répondre à chaque patiente, ce qui provoque d’importants délais. Cette impossibilité pour les seuls secteurs public et privé à but non lucratif de faire face à la demande sera encore plus importante compte tenu de l’ouverture de l’AMP à de nouveaux bénéficiaires. Autoriser le secteur privé à proposer une assistance médicale à la procréation permettrait de les diminuer, de mettre fin à la désinscription des femmes de plus de 40 ans des listes d’attente et d’éviter que, sur des critères monétaires et d’âge, des patientes ne se tournent vers des centres privés à l’étranger. Par ailleurs, il faut souligner que les professionnels de santé du secteur privé sont soumis aux mêmes conditions d’éthique médicale, d’autorisation et de contrôle que les centres publics ou privés à but non lucratif.

Mmes MEUNIER et BLONDIN et M. DAUDIGNY

Amendement : Lorsque l’assistance médicale à la procréation implique un couple formé de deux femmes, les ovocytes d’un membre du couple peuvent être utilisés pour la fécondation de l’autre membre du couple. Cet amendement vise à ouvrir le don dirigé uniquement au sein d’un couple de femmes. Aujourd’hui, dans un couple hétérosexuel qui fait une PMA, les spermatozoïdes d’un homme sont utilisés pour féconder les ovocytes de sa compagne. Le Projet de loi ouvrant le double don, à savoir la possibilité pour une femme receveuse de recevoir un don de spermatozoïdes et un don d’ovocytes, il apparaît incompréhensible qu’elle ne puisse pas recevoir d’ovocytes de sa compagne mais doive faire appel à des ovocytes provenant d’une tierce donneuse.

Mme CONCONNE (sénatrice de la Martinique)

Amendement : Par dérogation, si aucun organisme ou établissement de santé public ou privé à but non lucratif n’assure cette activité (CECOS et PMA) dans un département, le directeur général de l’agence régionale de santé peut autoriser un établissement de santé privé à but lucratif à la pratiquer”. Le code de la santé publique n’autorise que les établissements de santé publics ou privés à but non lucratif à pratiquer les activités cliniques et biologiques d’assistance médicale à la procréation relatives aux gamètes en vue de don. Avec l’ouverture de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes, cela peut devenir problématique dans certains territoires comme les territoires d’outre-mer et aboutir à une rupture d’égalité dans l’accès à la procréation médicalement assistée avec tiers donneur. En effet, en Outre-mer, il n’existe de CECOS qu’à la Réunion et les difficultés des CHU aux Antilles-Guyane rendent peu probable l’ouverture à moyen terme de CECOS dans ces territoires. Cela signifie qu’il n’y a pas possibilité d’y faire des dons de gamètes. Aujourd’hui, les cliniques privées qui y pratiquent la procréation médicalement assistée doivent importer les gamètes dès lors que le recours à un tiers donneur est nécessaire. L’ouverture de la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes risque de faire augmenter la demande de PMA avec tiers donneurs. Or, le nombre de donneurs afro-descendant en France est déjà très faible et les conditions d’appariement des caractéristiques physiques spécifiée par l’arrêté du 30 juin 2017 relatif aux règles de bonnes pratiques cliniques et biologiques de la PMA entraîne des délais d’attente supérieurs de plusieurs années pour les couples afro-descendants désirant avoir recours à la PMA avec tiers donneur. L’objet de cet amendement de repli est donc de permettre, dans les collectivités d’outre-mer n’ayant pas de CECOS, au directeur général de l’ARS d’autoriser un établissement privé à recueillir et conserver des gamètes en vue du don afin que des dons de gamètes puissent avoir lieu au sein même de ces territoires. Cela permettrait de ne plus avoir besoin d’importer des gamètes (ou au moins, de réduire les besoins d’importations) et d’augmenter l’offre de gamètes issus de donneurs afro-descendants.

Garabandal, Dieu seul le sait

De Bruno de Pazzis à propos de ce film qui sort le 22 janvier en salles :

18 juin 1961 à San Sebastian de Garabandal en Espagne. Dans ce petit village du nord de l’Espagne, quatre jeunes filles, Conchita, Jacinta, Maria Loli et Maria Cruz, affirment avoir eu l’apparition  l’archange Saint-Michel. Quelques jours après, le 2 juillet, elles reçoivent la visite de Notre Dame du Carmel. Après cette première visite, se suivent plus de deux mille rencontres avec la divine Mère. Le prêtre du village, Don Valentín et le brigadier de la Garde Civile, Juan Álvarez Seco, se sont retrouvés subitement impliqués comme acteurs dans un évènement qui les dépasse, essayant de comprendre où est la vérité, face à une hiérarchie perplexe, face à une multitude de personnes à chaque fois grandissante qui viennent au village à la recherche de réponses.

Avec : Fernando Garcia Linates (le brigadier Juan Alvarez Seco), Bélen Garde Garcia (Conchita), Rafael Samino Arjona (Don Valentin), Javier Paredes, Alberto Barcena Perez (Don Francisco Vergara), Manuel Gomez Escribano (Pepe Diez), Esmeralda Perez Ortega (Aniceta), Pedro leal Campillo (le doctuer Puncernau), Enrique carrasco Guerrero (le docteur Morales), Myriam Rodriguez De Rivera (Jacinta), Teresa CarrascoAbroyo ( Maria Cruz), Blanca Cogolludo Corroto (Maria Loli), Juan Romero Pons (Le Père Ramon Andreu), David CruzPalacios (Monseigneur Lucio Alfaro), Sagrario Serrano Villarubia (Dona Carmen), Jesus Goyena Urien (le Père Luis Jesus Luna), Luis Escandell Millan (le Père Luis Andreu), Monica Fernandez Betia (Dona Serafina), Jose Vicente Marti Albinana (Hombrin), Santiago Savino Perez (Manin), Teresa Garcia Serrano (Pilar Gonzales), Soledad Martin Martin (Senora Maria), Ana Rosa Ferrero Miguel (Maximina), Maria Jose Arranz Ayala (Maria Luisa Salazar), Juan Jose Albanit Ortiz (le mari de Maria Luisa Salazar), Juan Antonio Alcayde Blanes, Jose luis Galan Manrique, Kevin Perez Garciarena (les trois franciscains) Fernando Peinado Cidrian (le père de Maria Cruz), Jose Escandell Millan (Padre Rivas), Jesus Maria Martin Fonfria (Don Francisco), Sara Lozano Gomez (la voix de la Sainte Vierge). Scénario : José Luis Saavreda Garcia. Directeur de la photographie : Kristian Philip Espejon Musique : Karen Mary McMahon.

Récompense : Deuxième prix au 34ème International Catholic Film And Multimedia Festival, KSF Niepokalana à Cracovie (2019).

« Ils croiront quand il sera trop tard »… Ainsi s’exprima Saint Padre Pio de Pietrelcina dans une lettre aux filles de San Sebastian de Garabandal. Si c’est un moine devenu saint qui s’exprime, le scénariste (le père José Luis Saavreda Garcia) et le réalisateur du film n’ont pas voulu outrepasser leur rôle et précisent bien que ces apparitions ne sont pas officiellement reconnues par l’Eglise. A l’inverse, il faut également préciser que si ces apparitions ne sont pas reconnues ou encore reconnues, elles ne sont pas pour autant condamnées par l’Eglise. Tout le film reflète cette humble soumission et raconte avec beaucoup de vérité, sans vouloir convaincre mais seulement décrire les faits et les laisser à l’appréciation du spectateur, même si, devant certains faits dont l’aspect surnaturel apparait très convaincant, ce dernier est très enclin à adhérer à la réalité des apparitions.

Les faits historiques présentés dans ce premier long métrage sur le sujet se basent sur la thèse de doctorat du Père José Luis Saavedra, soutenue en 2017 à l’Université de Navarre sous le titre : « Marie de Garabandal, état des apparitions survenues à Sebastián de Garabandal entre 1961 et 1965 ». Ce fut la première thèse de doctorat à mener une étude scientifique sur les événements de Garabandal. Par ailleurs, les supports de communication de la conférence épiscopale espagnole affirment : « le film est un récit historique fidèle, qui ne dit rien de plus que ce que dit l’Eglise sur ces apparitions ». Ceci assure le sérieux et l’objectivité du scénario du film. Aussi, le spectateur peut faire confiance globalement à ce qui lui est représenté et le message délivré par la Sainte Vierge à propos du clergé est d’une actualité qui se met à résonner très fort.

La mise en scène est simple, ne cherchant pas à impressionner le spectateur par des effets spéciaux ni à faire œuvre d’auteur. L’ensemble est beau par sa grande simplicité et sa sincérité. Il est alors bien difficile de ne pas être ému par le témoignage de Foi du brigadier Juan Álvarez Seco qui a été au centre de ces évènements. Avec le jeu d’un retour en arrière (le film débutant par une séquence qui se déroule en 1966), les faits sont racontés de manière linéaire (à l’exception d’un intéressant montage alterné dans la dernière partie du film) d’une manière délicate et le film est visible par tous les âges. On ne peut que recommander de le voir. Sa sortie en France dans les salles est une occasion unique. Distribué depuis sa réalisation dans 18 autres pays, il suscite un intérêt certain au point que des discussions seraient en cours avec 20 autres pays. C’est dire que lorsque le cinéma s’intéresse à des sujets qui touchent au spirituel et à la religion et que les ennemis de la Foi ne se déchainent pas, il trouve un public. C’est bien que l’homme est par essence spirituel…

Pendant que la France se livre aux islamistes, les chrétiennes se font égorger dans les rues d’Egypte

Bioéthique : rassemblement en ce moment face au Sénat

Quelques militants LGBT ont tenté de perturber le rassemblement mais ils ont été rapidement et sereinement évacués.

“Non à la PMA sans père” est projeté sur le Sénat.

Alerte : Des chercheurs français ont déjà lancé des travaux modifiant l’ADN humain

Communiqué de la Fondation Jérôme Lejeune :

Alors que l’examen du projet de loi bioéthique débute ce jour au Sénat, un voile se lève enfin. Des voix se font entendre pour relever « l’enjeu anthropologique »1 qui se joue : la modification irréversible de notre espèce. L’article 17 du projet de loi bioéthique voté par l’Assemblée nationale supprime l’interdit de créer des embryons transgéniques. L’objectif est d’utiliser sur les embryons humains in vitro le ciseau  génétique Crispr-Cas9.

La modification du génome humain sera désormais autorisée et ce en violation du droit international qui interdit de modifier le génome de la descendance2.

Le gouvernement pense rassurer  en précisant que les embryons génétiquement modifiés ne seront pas implantés à des fins de gestation. Cette pseudo limite est une digue de papier.

A l’occasion de l’ouverture du débat au Sénat la fondation Jérôme Lejeune dénonce cette disposition aveugle de la nouvelle loi bioéthique en cours de discussion. Et ce d’autant plus que des chercheurs français expérimentent déjà en toute illégalité depuis plus de 3 ans la modification du génome d’embryons humains livrés à la recherche. Depuis mai 2016, des équipes parisiennes testent sur les embryons humains  la technique dite de la fécondation in vitro (FIV) à trois parents3 avec l’autorisation complaisante de l’Agence de la biomédecine.

La Fondation Jérôme Lejeune a porté à la connaissance de la justice française cette autorisation de recherche. Le contentieux est en cours devant la Cour administrative d’appel de Versailles.

_______________

1 D’après une tribune d’un collectif de personnalités parmi lesquelles Dominique Bourg, José Bové et Jacques Testart publiée par le Monde le 15 janvier 2020, « Loi de bioéthique : « Nous ne voulons pas d’une humanité génétiquement modifiée ! » »

2 Article 13 de la Convention d’Oviedo

3 Cette technique repose sur un transfert de noyaux entre deux embryons. Elle aboutit à créer en laboratoire un embryon humain génétiquement modifié composé de trois ADN. L’ADN nucléaire du premier embryon est transféré dans l’enveloppe d’un autre embryon, énucléé. Il en résulte un embryon nouveau, conçu par les chercheurs, possédant l’ADN nucléaire de l’un et l’ADN mitochondrial de l’autre, et distinct génétiquement des deux premiers. Elle contrevient à la triple interdiction légale de créer un embryon pour la recherche, de recourir au clonage et de pratiquer la transgénèse.

Ne pas porter plainte contre les vandales LGBT, c’est les inciter à poursuivre

Ce matin à Caen, où un bus de pèlerin a été vandalisé dimanche matin par les LGBT, sans que le diocèse ne porte plainte :

L’extermination des juifs a commencé par des tags sur leurs devantures… L’impunité dont jouissent les milices LGBT montre la complicité du gouvernement. Alors que Le Parisien fait sa Une sur l’angoisse des Juifs de France, la persécution contre les chrétiens s’accroît tranquillement.

L’ancienne ministre Michèle Barzach a-t-elle été complice des crimes de Gabriel Matzneff ?

Information de Bruno Larebière :

Ministre de la Santé et de la Famille sous Jacques Chirac de 1986 à 1988, Michèle Barzach pourrait bien être entendue dans le cadre de l’enquête ouverte à l’encontre de l’écrivain pédophile : médecin gynécologue, elle n’était pas regardante pour prescrire la pilule aux conquêtes mineures de Gabriel Matzneff.

Du début des années 1970 jusqu’à son entrée au gouvernement, Michèle Barzach exerce comme gynécologue dans le XVearrondissement de Paris. […]

Depuis la loi Neuwirth (1973), la vente de produits contraceptifs est autorisée mais leur délivrance aux mineures restera soumise à autorisation parentale jusqu’en 1974, date à laquelle la ministre de la Santé Simone Veil lèvera cette obligation et accordera aux mineures le droit à l’anonymat. Or les policiers de l’Office central de répression des violences aux personnes (OCRVP), agissant dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet de Paris à la suite des accusations portées contre Gabriel Matzneff par l’éditrice Vanessa Springora dans le livre Le Consentement (Grasset), sont tombés à plusieurs reprises sur le nom de Michèle Barzach à une époque où, si on en croit ce qu’il a écrit, elle était le témoin privilégié, pour ne pas la complice, de ses agissements.

[…] Le 11 août 1973, veille de son 37e anniversaire, il tombe, au quartier Latin, sur une vieille connaissance – enfin, vieille, façon de parler –, « accompagnée d’une jolie adolescente de quinze ans, sa fille, Francesca » : « Cette rencontre m’émeut et me trouble. » Quatre jours plus tard, il dîne chez elles. « Je suis sous le charme de cette céleste de quinze ans », écrit-il, ajoutant ceci, qui en dit beaucoup sur la véritable nature de ses attirances : « Je lui trouve une ressemblance avec Erik Pyrieff, le gamin qui joue le rôle d’Ivan enfant dans la deuxième partie d’Ivan le Terrible d’Eisenstein : visage ovale, grands yeux de velours, nez fin, lèvres gonflées, sensuelles. » Quand le film a été tourné, Pyrieff (ou Pyriev) avait treize ans…

Quoi qu’il en soit, et qui relève de la psychanalyse, Francesca passe bientôt de la table maternelle au lit de Matzneff. Mais si elle tombe enceinte ? Si elle était déjà tombée enceinte ? Nous sommes le 9 novembre et Matzneff s’en inquiète : « J’achète un truc à la pharmacie pour savoir si on attend un bébé ou non. Francesca sèche l’école, vient chez moi faire le test. Ouf ! c’est négatif. Toutefois, il faut que nous trouvions un gynécologue qui accepte de lui prescrire la pilule sans prévenir sa mère. Si nous tombons sur un médecin réac, hyper-catho, c’est fichu. »

Oui mais où et comment dénicher ce toubib pas bégueule ? Pour Matzneff, qui fréquente le Tout-Paris, quatre jours vont suffire pour trouver la perle rare et obtenir un rendez-vous. Il a fallu une entremetteuse, il en donne le nom : Juliette Boisriveaud. Aujourd’hui, il faut avoir été féministe dans les années 1970 pour savoir de qui il s’agit. En novembre 1973, lorsque Gabriel Matzneff fait appel à son carnet d’adresses, Juliette Boisriveaud a 41 ans « et un CV déjà long comme le combat des femmes vers l’émancipation », dixit Libération, et, journaliste à Paris Match, elle travaille au lancement, le mois suivant, du journal dont elle va être la rédactrice en chef, Cosmopolitan.

A la date du 13 novembre 1973, Matzneff peut ainsi écrire : « Je crois qu’aujourd’hui, chez la gynéco, Francesca a pris la pleine mesure de mon amour, qu’elle a éprouvé que je me sens responsable d’elle, que je l’aime vraiment, et pas qu’au lit. C’est grâce à Juliette Boisriveaud que nous avons eu ce rendez-vous chez le docteur Michèle Barzach. Nous y sommes allés avec la crainte d’être critiqués, sermonnés, aussi avons-nous été très agréablement surpris. Michèle Barzach est une jeune femme douce, jolie, attentive, qui à aucun moment n’a cru devoir faire la morale à ce monsieur de trente-sept ans et à sa maîtresse de quinze. Elle a, je pense, tout de suite compris que nous formons un vrai couple, que nous nous aimons. »

Nous avons vérifié : la Michèle Barzach qui est désignée à la page 378 d’Elie et Phaéton par Matzneff n’est pas un homonyme. Juliette Boisriveaud et Michèle Barzach étaient amies. Et du même camp. La première a publié des textes de la deuxième dans Cosmo. Elle lui a même présenté son mari, Jean-Pierre Renard. Quelques années et deux enfants plus tard, l’époux de Juliette ne l’était plus : il était devenu celui de Michèle.

Nous avons – et les enquêteurs de l’OCRVP ont – épluché les journaux de l’écrivain. Après cette première consultation qui l’a pleinement satisfait, Michèle Barzach va devenir en quelque sorte la gynéco attitrée de Matzneff. On en trouve un autre exemple, mais ce n’est pas le seul, dans Les Soleils révolus (1979-1982) (Gallimard). […]

Michèle Barzach, qui était aussi psychanalyste, ne s’en était-elle pas aperçue ? En juin 2012, on pouvait lire dans Le Quotidien du médecin : « Médecin gynécologue, psychanalyste et ministre de la santé et de la famille du deuxième gouvernement Chirac, Michèle Barzach a été élue à la présidence de l’Unicef France. » La nouvelle présidente avait déclaré : « Dans la continuité de ma vie consacrée aux femmes et aux enfants, je servirai avec conviction et enthousiasme la stratégie de l’Unicef fondée sur la notion d’équité, pour permettre l’accès des plus vulnérables aux droits fondamentaux que sont la santé, la nutrition, l’éducation et la protection. » Son mandat s’est achevé en juin 2015.

Dimanche, un autre bus a été vandalisé, au départ de Lille

La presse a relayé le vandalisme subi par les pèlerins qui partaient vers Pontmain, confondus par les militants LGBT avec des manifestants de Marchons Enfants. Une lectrice du Salon beige m’informe que l’un des bus au départ de Lille pour la manifestation à Paris a également été agressé par des militants probablement d’ultra gauche, masqués, qui ont envoyé des œufs et de la peinture sur les vitres et le pare-brise du véhicule.

Le car a du démarrer sans attendre le dernier retardataire, a stationné près d’une voiture de police qui s’est contentée de passer un coup de fil, puis, après avoir nettoyé la peinture, est parti vers Paris.

Alliance VITA demande aux sénateurs d’être à l’avant-garde d’un progrès qui intègre la protection des plus fragiles

Alors que démarre aujourd’hui l’examen du projet de loi bioéthique en séance au Sénat, Alliance VITA demande aux sénateurs de faire preuve de sagesse, de prudence et d’audace pour réorienter le texte tant qu’il en est encore temps.

Pour Caroline Roux, déléguée générale adjointe :

« Nous demandons aux sénateurs de revoir l’économie de ce texte en profondeur. C’est leur responsabilité. Pour cela, ils ne doivent pas céder à l’illusion d’un progrès qui tend à artificialiser ou sélectionner les humains plutôt que de protéger les plus fragiles, les droits de l’enfant et l’humanité elle-même.  Ce qui est en jeu, c’est la dignité et les droits humains. Les sénateurs doivent être à l’avant-garde d’une société qui ne fait pas du progrès une cause de discriminations et d’injustices. »

Est-ce un progrès d’effacer la paternité derrière les techniques de procréation ?

Est-ce un progrès de résumer la place de l’homme à ses gamètes et de le supprimer délibérément de la filiation d’un enfant ?

Est-ce un progrès d’artificialiser la maternité, d’imposer aux femmes des traitements hormonaux, sans raison médicale, pour congeler leurs ovocytes derrière la promesse illusoire d’une maternité par PMA, impossible à garantir plus tard ?

Est-ce un progrès de fermer les yeux sur la fraude à la loi que constitue la marchandisation des corps de femmes étrangères, réduites à être des mères porteuses ?

Est-ce un progrès de « traquer » les anomalies et de supprimer les êtres fragiles plutôt que de les accueillir et de tenter de les guérir ?

Est-ce un progrès, enfin, d’utiliser l’embryon humain, celui que nous avons tous été, comme un matériau de laboratoire, de le modifier génétiquement, de créer des chimères qui associent ses cellules avec des cellules animales ou encore de fabriquer des gamètes artificiels ?

Est-ce un progrès de ne plus respecter l’intégrité de l’espèce humaine et de s’autoriser des expériences d’apprenti-sorciers ?

Pour Alliance VITA la société progressera si on respecte la paternité, la maternité, la différence et l’intégrité de l’espèce humaine.

 Alliance VITA appelle, avec Marchons Enfants ! à se rassembler ce soir, mardi 21 janvier, et mercredi 22 janvier à 19h devant le Sénat pour appeler les sénateurs à un sursaut éthique contre cette loi qui ne mérite pas en l’état de s’appeler bioéthique.

Achetez des chocolats Läderach, une entreprise pro-vie

En Suisse, le patron du chocolatier Läderach fait l’objet d’une campagne de haine de la part du lobby LGBT, qui appelle au boycott de son entreprise. Le directeur général de l’entreprise a eu le courage de s’engager dans l’organisation de la «Marche pour la vie». Néanmoins, Johannes Läderach, 33 ans, qui a repris l’entreprise familiale, constate :

«Les affaires ont malgré tout augmenté en 2019, mais nous avons des clients qui n’achètent plus chez nous. Cependant, de nouveaux clients sont arrivés, qui regrettent de voir un conflit se faire sur le dos des employés».

En octobre, une boutique du chocolatier à Bâle a dû fermer à cause d’une attaque à la boule puante.

«Il y a eu des actes de vandalisme dans sept succursales de Läderach».

«Pas un seul employé n’a quitté l’entreprise depuis la vague de critiques contre moi».

Et le patron ne compte pas s’abstenir de soutenir des organisations chrétiennes.

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