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Cent juristes appellent à sauver Vincent Lambert

Dans Valeurs Actuelles :

Si nous ne faisons rien d’ici au 20 mai 2019, Vincent Lambert va mourir. Abandonné par ses soignants qui ont décidé « collégialement » de mettre fin aux soins, à l’hydratation et à l’alimentation d’une personne qui n’est pas en fin de vie, Vincent va mourir de faim, de soif et d’absence de soins élémentaires, sous le regard froid d’un corps médical qui a sciemment décidé de violer son serment de ne pas nuire à son prochain. Vincent Lambert n’est pas en fin de vie, il n’est pas atteint d’une maladie incurable, il est dans cette situation terrible d’une dépendance absolue après un grave accident, celle d’un être humain qui peut continuer à vivre simplement en recevant les soins auxquels toute personne a droit (lesquels devraient inclure le fait d’être nourri et hydraté, qualifiés hélas par la loi de « traitement »).

Une décision de mort, inhumaine et injustifiable

Le médecin du Centre hospitalier universitaire de Reims a pris cette décision, ultime décision après de nombreux recours exercés par une partie de la famille de Vincent Lambert et finalement rejetés par les juridictions françaises et la Cour européenne des droits de l’homme. Cette décision est la plus inhumaine que l’on puisse prendre : décider, par son libre arbitre, de la vie et de la mort d’un homme, c’est-à-dire de son prochain, au « pays des droits de l’homme » dans lequel notre Constitution énonce que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ».

Accepter cette décision, pour la société française, signifierait que l’on a perdu, chez nos concitoyens, le sens de la valeur infinie de la vie, quelle qu’elle soit, diminuée, inconsciente, limitée par la maladie et le handicap. Rien ne peut justifier cette décision. Notre société a-t-elle perdu le sens de ses propres valeurs au point de rester en silence devant une décision de mort donnée de sang-froid ? C’est aux Français que nous nous adressons pour qu’ils demandent fermement au ministre de la Santé et aux responsables du Centre hospitalier de Reims de ne pas commettre l’irréparable.

Une solution est possible : déplacer Vincent Lambert dans une structure plus adaptée

Pourtant, un signal est venu d’un comité international. Le Comité international des droits des personnes handicapées de l’ONU (CIDPH) a rendu le vendredi 3 mai 2019 une décision de « mesures provisoires »demandant à l’État français de ne pas mettre à exécution la décision d’arrêt d’alimentation et d’hydratation. Notre gouvernement doit suivre cette demande qui engage la France, membre de l’Onu.

Une solution est possible et l’on voudrait comprendre pourquoi elle n’a pas été mise en œuvre : déplacer Vincent Lambert dans une structure plus adaptée, comme il en existe plusieurs dans notre pays, afin de redonner à Vincent une perspective de vie que personne n’est en droit de lui refuser. Ce serait un soulagement pour tous : pour Vincent d’abord dont l’horizon est nettement rétréci par une véritable incarcération hospitalière, pour sa famille et ses parents ensuite qui pourraient ainsi retrouver une relation plus facile avec lui, mais aussi pour le Centre hospitalier de Reims sur lequel ne pèserait plus cette responsabilité bien lourde.

Aux autorités publiques et aux médecins : respectez la vie de Vincent !

Chaque Français doit, en conscience, défendre la vie de Vincent Lambert car, en Vincent, c’est notre humanité qui est souffrante et qui nous ressemble. C’est parce que la vie est diminuée qu’il faut d’autant plus la respecter. Que chacun d’entre nous adresse cette demande aux autorités publiques et aux médecins : respectez la vie de Vincent Lambert et confiez-le à ceux qui veulent lui conserver sa dignité d’homme.

Signataires :

1.    Guillaume Drago, professeur des Facultés de droit, président de l’Institut Famille & République.
2.    Geoffroy de Vries, secrétaire général de l’Institut Famille & République, avocat
3.    Yohann Rimokh, avocat
4.    Grégory de Moulins Beaufort, avocat
5.    Santiago Muzio de Place, avocat
6.    Sophie Herren, avocat
7.    Pauline Corlay, avocat au Conseil d’État et à la Cour de cassation
8.    Guillaume Bernard, maître de conférences (HDR) en histoire du droit
9.    Marie-Thérèse Avon-Soletti, maître de conférences honoraire d’histoire du droit
10.  Guillaume de Tilly, notaire
11.   Jean-Tugdual Le Roux, notaire
12.   Vincent Puech, avocat
13.   Tanguy Barthouil, avocat
14.   Nathalie Gounel, directrice d’un établissement médico-éducatif, avocat de formation
15.   Adeline Le Gouvello, avocat
16.   Cécile Derains, avocat
17.    Bertrand Pauvert, maître de conférences (HDR) des Facultés de droit
18.    Jacques Bichot, professeur émérite à l’Université Lyon III
19.    Claire de La Hougue, docteur en droit, chercheur associé au Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ, Strasbourg)
20.    Amaury de Saint Amand, docteur en droit, Avocat
21.    Bénédicte Palaux Simonnet,  ancien avocat, chercheur
22.    Bertrand Lionel-Marie, avocat
23.    Gaëlle Lionel-Marie, avocat
24.    Benoit Sevillia, avocat
25.    Françoise Besson, avocat
26.    Aymeric de Bézenac, avocat
27.    Grégor Puppinck, docteur en droit, directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ, Strasbourg)
28.    Marc Dumont, notaire
29.    Anne Morineaux de Martel, avocat honoraire
30.    Christophe Bourdel, avocat
31.    Florian de Mascureau, avocat
32.    Philippe Couturier, avocat, ancien Bâtonnier
33.    Jean-Pierre Gridel, magistrat honoraire
34.    Armelle Josseran, avocat
35.    Ambroise Chartier, juriste et chargé d’enseignement à l’Université
36.    Cyrille Dounot, professeur d’histoire du droit, université Clermont Auvergne
37.    Sophie de Noray, Avocat
38.    Jacques Lafond, docteur en droit, avocat honoraire
39.    Nicolas Bauer, doctorant en droit
40.    Martine Ruffier-Monet, avocat
41.    Victoria Hogard, avocat
42.    Nathalie Deleuze, avocat
43.    Jean-Pierre Claudon, avocat
44.    Bernard Rineau, avocat
45.    Benoît de Lapasse, avocat
46.    Laurent Hay, Avocat
47.    Cyrille Dutheil de La Rochère, docteur en Droit, chargé de cours à l’Université, avocat
48.    Michel Bastit, Professeur à l’université de Bourgogne
49.    Matthieu Bottin, avocat
50.    Raymonde Vatinet, professeur des Facultés de droit
51.    Capucine Augustin, avocat
52.    Olivia du Jonchay, juriste
53.    Joël Hautebert, professeur des Facultés de droit
54.    François Vallançon, maître de conférences honoraire des Facultés de droit
55.    Anne-Sophie Delobre, notaire assistant, doctorant
56.    Cyrille Callies, juriste
57.    Claire Bouglé-Le Roux, maître de conférences des Facultés de droit
58.    Joël-Benoît d’Onorio, professeur des Facultés de droit
59.    Julien Couard, Maître de conférences HDR des Facultés de droit
60.    Ramu de Bellescize, maître de conférences HDR des Facultés de droit
61.    Jean-Michel Lemoyne de Forges, professeur émérite des Facultés de droit
62.    Philippe Pichot, Maître de conférences HDR des Facultés de droit
63.    Vincent Morati, notaire
64.    Alexandre Deroche, professeur des Facultés de droit
65.    Alice d’Anthoüard, avocat
66.    Jean-Luc Thiver-Joly, docteur en droit
67.    Bruno Le Griel, avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation
68.    Laurent Hecketsweiler, maître de conférences HDR des Faculté de droit
69.    Pauline du Fayet de la Tour, avocat
70.    Benoit Gruau, avocat
71.    Jean-Baptiste Geay, avocat
72.    Loïc Rigal, docteur en droit
73.    Tangi Noel, docteur en droit, avocat
74.    Marta Peguera Poch, professeur des Facultés de droit
75.    Père Marc Guelfucci, docteur en droit
76.    Frédéric Pichon, avocat
77.    Claire Perret, avocat
78.    Laurent Ferracci, avocat
79.    Eric Dhorne, avocat, ancien bâtonnier
80.    Arthur de Dieuleveult, avocat
81.    Jean-Baptiste Pierchon, maître de conférences des Facultés de droit
82.    Élise Frêlon, Maître de conférences des Facultés de droit
83.    François-Xavier Lucas, professeur des Facultés de droit
84.    François Moulière, docteur en droit, avocat
85.    Laurent Frénéhard, avocat
86.    Claire de Roquemaurel, juriste, ancien avocat
87.    Stéphane Caporal, professeur des Facultés de droit
88.    Philippe Marion, avocat
89.    André Bonnet, avocat
90.    Raphaël Peuchot, avocat
91.    Carole Rostagni, docteur en droit, avocat
92.    Gaétan de La Bourdonnaye, avocat.
93.    Alain Toulza, juriste

Les concerts néo-paganistes de Luc Arbogast dans les églises

Le 6 avril la cathédrale d’Agen a été transformée en salle de concert New Age. Visiblement l'”artiste” également adepte des festivals néo-paganistes et autres Hellfest n’en est pas à son coup d’essai.

En 2017 il a fait une tournée exclusivement dans les églises (tournée Ab Originem Fidelis). Pourtant, Mgr Bestion rappelait récemment que les église ne sont pas des salles de spectacle… Qu’en pensent donc ses confrères ?

La prochaine église où il doit se produire est l’église Saint Jean de Dole dans le Jura ce vendredi 17 Mai. Le 6 Juillet il sera à la collégiale de Briançon, sans parler des autres dates prévues en fin d’année.

A la fin de la “chanson” les “feux de Beltane“, une croix brûle…

Elections européennes : cinq listes s’engagent sur l’abattage sans étourdissement

Communiqué du Dr Alain de Peretti, vétérinaire, président de Vigilance halal :

Vigilance halal, Protection et respect de l’animal et du consommateur, a été créée en 2012 pour obtenir la fin des dérogations pour l’étourdissement et l’égorgement des animaux de boucherie.

La législation européenne interdit en effet l’abattage sans étourdissement, mais laisse aux Etats membres la possibilité de déroger à cette règle pour motif de liberté religieuse. Même dérogation possible pour l’égorgement large, pratiqué dans l’abattage rituel sans étourdissement, qui entraîne des risques sur le plan sanitaire.

Or, on constate de façon scandaleuse le détournement de cette dérogation par la généralisation de l’abattage halal dans notre pays, les « autorités » faisant preuve d’un laxisme confinant à la complicité.

Ce sujet est donc au cœur des élections européennes, et de la compétence des élus européens, même si d’autres domaines peuvent sembler plus importants.

Nous avons donc enquêté, lu les programmes des différents candidats, écouté leurs déclarations publiques.

Seules cinq listes sont claires sur le sujet :

    • Jordan Bardella et le Rassemblement national,
    • Nicolas Dupont-Aignan et Debout la France,
    • Florian Philippot et Les Patriotes,
    • Renaud Camus et La Ligne claire
    • et enfin Le Parti animaliste.

Pour tous les autres, le sujet n’est jamais abordé par lâcheté ou complicité ! La souffrance animale, la santé publique, l’islamisation de nos pays européens ne les préoccupent guère. Cet aveuglement coupable doit être dénoncé et, de plus, les actions judiciaires doivent s’intensifier, car les lois et règlements sont systématiquement bafoués pour favoriser l’implantation de la charia. C’est à cette tâche que Vigilance halal travaille avec une détermination sans faille, avec une conscience aigüe de l’urgence pour sauver notre civilisation.

Donc, le 26 mai, amis et soutiens de Vigilance halal, votez pour une des cinq listes courageuses ci-dessus.

Brioude (43) : le planning familial vous invite à un débat sur l’avortement le 24 mai

Et nous qui croyions qu’il était désormais interdit de débattre au sujet de l’avortement depuis le rappel à l’ordre de Marlène Schiappa à Cyril Hanouna en novembre 2018 (Pour ou contre l’IVG en France ?)…

Et bien non, c’est visiblement possible puisque le planning familial de Brioude organise une “projection-débat” sur le thème de l’avortement le 24 mai prochain en s’appuyant sur un film, certes pro-avortement “IVG : quand je veux, si je veux“.

Afin que le débat ne soit pas un long monologue en faveur de la culture de mort, n’hésitez pas à vous y rendre afin d’apporter de manière constructive, polie mais déterminée la voix des pro-vie.

Les mensonges du gouvernement pour s’asseoir sur le Comité des droits des personnes handicapées

Le gouvernement français a écrit au Comité international pour les droits des personnes handicapées pour expliquer qu’il n’était pas tenu par les recommandations de cet organe des Nations-Unies demandant la suspension de la décision d’arrêt des soins de Vincent Lambert.

« Faux », répondent les avocats des parents de Vincent Lambert. Explications sur Famille chrétienne.

Le Défenseur des droits est chargé de la bonne application, en France, de la convention internationale des droits des personnes handicapées. Le 4 mai, l’ONU, par la voix du Comité des droits des personnes handicapées, a demandé à la France de suspendre toute décision d’arrêt des traitements, afin de pouvoir examiner le recours qui lui était soumis par les parents de Vincent Lambert. Dans un mémoire de six pages, le gouvernement français a répondu qu’il n’était pas tenu par la demande du Comité des droits des personnes handicapées, ces derniers n’étant que consultatifs.

Me Jean Paillot dénonce :

« Le gouvernement ment allègrement ». « Parce qu’il n’y aurait pas de sanctions, la France ne serait pas tenue d’appliquer la convention ? Elle a signé et ratifié ce traité, elle est donc tenue par ses engagements, qui constituent en tant que tels des obligations. Elle a également ratifié le protocole qui prévoit que le Comité peut réclamer des mesures provisoires. La France doit donc s’y soumettre parce qu’elle s’y est obligée ».

Les conseils des parents estiment par ailleurs que

« la France est tenue par le principe d’exécution de bonne foi » des conventions internationales. « L’engagement de l’État français comme membre d’une institution internationale l’oblige à réagir de bonne foi à toutes les mesures adoptées, ce qui est d’autant plus important que l’État français est lui-même particulièrement actif lorsqu’il s’agit d’encourager ses pairs à se conformer aux décisions et avis des organes des nations unies compétents en matière de droit de l’homme ».

En marge, la mère de Vincent Lambert a appelé à une mobilisation devant le CHU de Reims dimanche 19 mai à 15h.

Philippe de Villiers demande à Emmanuel Macron d’intervenir en faveur de Vincent Lambert

PMA : Edouard Philippe veut un projet de loi avant les vacances d’été

Le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré ce matin sur France Info :

“Nous travaillons activement sur la rédaction d’un projet de loi” sur l’extension de la PMA. “J’ai dit et je redis que mon objectif c’est de présenter un texte avant l’été. Avant les vacances d’été, parce que l’été ça commence le 21 juin”. “Ce texte permettra de tenir les engagements pris par le président”.

Le chef du gouvernement, à la PMA avant de retourner sa veste, tente d’expliquer :

“J’ai beaucoup rencontré, beaucoup lu, et j’assume parfaitement d’évoluer, comme d’ailleurs, me semble-t-il, la société française évolue sur ces sujets, comme d’ailleurs toute une série de gens qui à l’époque étaient très opposés au mariage pour tous et qui aujourd’hui n’en parlent plus, à juste titre”.

C’est une vaste rigolade : les proches d’Edouard Philippe savent qu’il ne lit jamais rien d’autre que la presse bienpensante comme Libération et un roman de gare de temps en temps…

Pourquoi ne s’assument-ils pas franchement réactionnaires, comme le fait sans complexe Eric Zemmour ?

Dans l’Incorrect, Jacques de Guillebon estime que Marine Le Pen sème le trouble :

“Dès le 3 juin de l’année dernière, la présidente du principal parti de droite avait affirmé sur RTL, sans ciller qu’« elle ne considérait pas comme conservatrice ».

Un choix surprenant, alors que le conservatisme a le vent en poupe comme jamais depuis 200 ans en France, et que ses éventuels alliés européens, Orban en tête, n’hésitent pas à se réclamer de ce courant de pensée.

Son poulain Jordan Bardella en a rajouté le 6 avril, en affirmant dans Ouest France qu’il faisait désormais partie du camp des « progressistes ».

Cherche t-il à séduire les électeurs perdus de Raphaël Glucksmann ?

De la dédiabolisation au politiquement correct, la frontière se franchit vite, Marine Le Pen devrait y faire attention.

Certes, il est malheureux que des politiques aient encore la frilosité de ne pas s’assumer devant les caméras de télévision. Mais doit-on conserver cette France post-soixante-huitarde, qui a dénaturé le mariage, légalisé le crime des enfants à naître, confisqué les richesses des Français, … ? Le vrai progrès consiste à revenir aux racines chrétiennes de la France, à retrouver notre souveraineté perdue, à défendre le peuple français à la fois face aux diktats de la Commission européenne et face à l’immigration massive.

Sur ce dernier point, il est tout aussi regrettable que les candidats du RN aient peur de reconnaître la réalité du grand remplacement de population :

De même, le 17 mars, Marine Le Pen interrogée sur le plateau de France 3 au sujet du Grand Remplacement avait choisi d’éluder au lieu d’alerter : « Je ne connais pas cette théorie du Grand Remplacement ».

Interrogé par Bourdin sur ce même sujet, Bardella a lui aussi choisi de battre en retraite devant le grand-prêtre cathodique : à ses yeux, « le Grand Remplacement n’est qu’un concept d’intello ».

Il est étrange, surtout depuis le départ de Florian Philippot, que le RN choisisse de se concentrer seulement sur son volet social, au détriment de deux de ses principaux marqueurs électoraux, l’immigration et le conservatisme. Marine Le Pen sait très bien d’ailleurs qu’il s’agit des préoccupations de son électorat Gilets jaunes, elle qui n’hésite pas à confier en off que « sur les ronds-points, les gens parlaient aussi d’immigration ». Et alors que Bellamy et la droite Wauquiez sont en embuscade pour récupérer l’électorat des conservateurs, elle aurait intérêt à dépasser enfin son aversion pour la bourgeoisie de droite pour construire une grande alliance, comme ont su le faire ses modèles Salvini ou Orban.

Une échographie sur écran géant à New York pour défendre la vie

D’Olivier Bault dans Présent :

Abby Johnson, ancienne directrice de clinique de Planned Parenthood convertie à la défense de la vie (et aussi au catholicisme), héroïne du film Unplanned qui fait un carton aux Etats-Unis malgré tous les obstacles rencontrés pour sa réalisation et sa distribution (voir « USA : un film pro-vie perce tous les écrans » dans Présent du 5 avril), participait le 4 mai dernier à une manifestation pour le droit à la vie au Times Square de New York. Abby Johnson est l’heureuse maman de 7 enfants nés et d’un 8e qu’elle porte encore dans son ventre. En réaction à la grande fête morbide des féministes qui avaient illuminé en rose le gratte-ciel du One World Trade Center pour se réjouir d’une nouvelle loi adoptée par l’Etat autorisant les avortements sans limite de délai (tant que l’enfant n’est pas sorti du ventre de sa mère), la militante pro-vie s’est fait faire une échographie en 4D avec affichage des images sur écran géant et émission du bruit du cœur de son enfant par haut-parleurs. Ainsi, les partisans new-yorkais de l’avortement ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas.

L’insoutenable hypocrisie du Parlement européen

D’Olivier Bault dans Présent :

A première vue, on pourrait croire qu’il s’agit d’un spot pour la défense du droit à la vie dès la conception : des images d’une femme enceinte, un enfant dans le ventre de sa mère, un accouchement, le tout avec une musique soulignant la « magie » du moment. Le narrateur, c’est l’enfant du film. Cet enfant demande aux Européens d’aller voter le 26 mai parce que son avenir est en jeu dans ces élections. C’est le Parlement européen qui est à l’origine de ce spot. Le même Parlement européen dont la majorité a adopté à de nombreuses reprises au cours de la présente législature des résolutions en faveur d’un droit à l’avortement, et donc du droit de tuer l’enfant de la vidéo qui nous demande d’aller voter. Si ces résolutions n’engagent que ceux qui les ont votées, la régulation de l’avortement relevant des compétences de chaque Etat, l’hypocrisie des commanditaires de ce spot publicitaire mériterait tout de même une inscription au Guinness des records.

Orban et les droites françaises : incohérence, coup tactique ou intox de BHL ?

Orban se déclarerait beaucoup plus proche de Wauquiez que de Marine Le Pen. C’est du moins ce qu’affirme BHL, à qui Orban a accordé un entretien, propos notamment repris et analysés par RT. évoqués par Valeurs actuelles. À suivre avec intérêt.

Le sectarisme au sein du Parlement européen

Interrogée dans Le Figaro, Marine Le Pen répond à ceux qui accusent son parti de n’avoir aucune influence au sein du Parlement européen :

En campagne, les Républicains parlent “souveraineté”, “défense des frontières”, “régulation de l’immigration”, etc. Mais une fois élus, ils se comportent comme les élus de gauche.

Nous pouvons encore sauver Vincent Lambert

Appel des Eveilleurs d’espérance :

Alors que l’étau se resserre sur Vincent Lambert dont la mort – annoncée par le docteur Sanchez, son propre médecin, au terme d’une procédure de décision dite collégiale – est programmée pour la semaine du 20 mai, nous avons le devoir de faire éclater la vérité et d’appeler les français de bonne volonté, et parmi eux les catholiques, à se mobiliser pour sauver Vincent Lambert. Car il est encore temps.

C’est une affaire tragique car sa famille se déchire sur le sort de ce pauvre homme, mais elle ne doit pas nous faire oublier que l’état de Vincent Lambert est comparable à celui de 1700 personnes cérébrolésées vivant aujourd’hui en France. En réalité, tout est parti d’une contre vérité que les partisans de l’euthanasie dans le milieu médical et associatif ont exploitée pour demander la mise à mort de cet homme dont il a été décrété qu’il était en fin de vie. Or, la clé du problème se trouve ici. Vincent Lambert n’est pas en fin de vie. Il n’est pas dans un état dit « végétatif ». Il n’est pas sous assistance respiratoire ni cardiaque. Il n’a pas perdu le réflexe de déglutition. La meilleure preuve qu’il n’est pas en fin de vie est que le seul moyen de l’amener à la mort selon son médecin est de cesser volontairement de l’hydrater et de le nourrir. Il est seulement un très grand handicapé, en état de conscience minimale, au sujet duquel les derniers experts mandatés par le tribunal administratif ont précisé, dans leur rapport, que sa prise en charge ne relevait pas de l’acharnement thérapeutique ou d’une obstination déraisonnable. Beaucoup d’autres personnes atteintes d’un lourd handicap sont comme lui et accepter qu’il trouve la mort dans les conditions d’une euthanasie déguisée condamnerait de facto tous ses semblables.

Il n’est pas acceptable de juger de la valeur de la vie d’un mal portant, au point de décider d’y mettre un terme.

Aujourd’hui la question se pose pour ceux qui sont tétraplégiques comme Vincent Lambert, demain elle se posera exactement dans les mêmes termes pour les personnes âgées dépendantes et toutes les personnes gravement handicapées ou malades dont la société jugera que leur vie ne vaut plus la peine d’être vécue.

La décision de mettre fin à la vie de Vincent Lambert par son médecin ressemble, 38 ans après l’abolition de la peine de mort en France, à la condamnation à mort d’un homme innocent et handicapé. Le Comité pour les droits des personnes handicapées de l’ONU a demandé à la France de suspendre sa décision mais elle refuse de le faire. Nous demandons au Président de la République de respecter ses engagements internationaux et d’intervenir immédiatement auprès des autorités médicales pour interrompre le processus d’euthanasie de Vincent Lambert.

Nous supplions les autorités religieuses et politiques mais aussi tous ceux qui le peuvent de se saisir de la situation de Vincent Lambert, notamment en participant au rassemblement pacifique devant l’hôpital de Reims à 15h ce dimanche 19 mai, pour éviter que le drame annoncé se produise, précédent d’une très lourde injustice qui ouvrira sans aucun doute la voie à de nombreuses autres graves dérives et, nous le craignons, à la légalisation inévitable en France de l’euthanasie.

Les Éveilleurs sont aux côtés de Vincent et de ses parents auxquels ils adressent leur entier soutien.

Face à l’abîme qui se dresse devant nous, les éveilleurs appellent contre vents et marées au respect non négociable de toute vie humaine, de sa conception à sa fin naturelle.

Aux Etats-Unis, les défenseurs de la vie veulent l’abolition de l’avortement

La stratégie des militants pro-vie aux Etats-Unis est claire et avouée (là-bas, on ne se cache pas derrière son petit doigt en distinguant ses convictions personnelles et son action politique…) : il s’agit de faire monter le dossier à la Cour suprême à Washington afin de de revenir sur “Roe v. Wade”, l’arrêt de 1973 dépénalisant l’avortement. Il ne s’agit donc pas simplement de “revenir à l’esprit” de la loi d’origine qui aurait été caviardée ni de simplement restreindre des “abus” concernant l’avortement… Cela ce sont des objectifs intermédiaires. L’objectif final c’est bine l’abolition du droit à tuer l’enfant dans le sein de sa mère.

Les militants pro-vie veulent profiter de la nomination par le président Trump de deux juges opposés à l’avortement. Le voté récent dans l’Alabama est orienté vers la Cour Suprême. L’élue républicaine de l’Alabama Terri Collins, à l’origine du texte, l’a affirmé publiquement et sans complexe :

Mon but (…) est de faire casser Roe v. Wade et que cette décision revienne aux Etats afin que nous puissions faire nos propres lois, avec des amendements, qui règlent ces questions.

Le gouverneur de l’Alabama, en promulguant la loi, a précisé :

Beaucoup d’Américains, moi comprise, n’étaient pas d’accord quand l’arrêt Roe v. Wade a été rendu en 1973″.

La Géorgie a adopté début mai une loi interdisant l’avortement dès que les battements du coeur du foetus sont détectables, soit environ à la sixième semaine de grossesse. Des textes similaires adoptés dans le Kentucky et le Mississippi ont été bloqués par des tribunaux et il est probable que la loi de Géorgie connaisse le même sort.

L’Ohio, le Missouri et le Tennessee sont aussi en passe de voter des lois restrictives sur l’avortement.

Depuis le début de l’année, plus de la moitié des 50 Etats américains ont mis en place des règles limitant l’accès à l’avortement.

Pour les républicains, la Cour suprême sera forcée de se saisir du dossier si les tribunaux parviennent à des conclusions différentes selon les Etats.

Mais même dominée par les conservateurs, la Cour a récemment rejeté des recours de deux Etats républicains – la Louisiane et le Kansas – liés à l’avortement. Plusieurs des neuf juges ont récemment redit leur volonté de ne pas revenir sur la jurisprudence de la haute cour. Mais l’histoire montre que la Cour suprême peut énoncer puis défaire certains grands principes de droit.

Reconstruire l’Europe à partir de la Famille

Résolution du Conseil de Présidence de la FAFCE, réuni hier à Malte :

Les élections européennes sont une occasion unique pour toutes les familles de faire entendre leur voix et d’affirmer que la famille est le point de départ pour reconstruire les relations et la société en Europe. Pour cette raison, la FAFCE a lancé la campagne « Vote for the Family », avec un manifeste nommé « Stronger Families for Flourishing Societies » (« Des familles fortes pour une société florissante ») qui a été proposé à tous les candidats pour les élections européennes. Les noms des signataires sont publiés à partir d’aujourd’hui sur http://voteforfamily2019.eu/jpsearch.

Rappelant sa résolution du Conseil d’Administration pour un printemps démographique(Vienne, 13 avril 2018), demandant de mettre la famille au centre des politiques nationales pour que l’hiver démographique puisse devenir un printemps démographique et façonne le futur de l’Europe ;

Rappelant sa Déclaration de son 20ème anniversaire – les familles sont le trésor de l’Europe et la pierre angulaire du futur (Rome, 31 mai 2017), appelant les Gouvernements des Etats Européens à promouvoir et à créer des politiques familiales au niveau national et à promouvoir des politiques européennes pro-famille, tout en respectant le principe de subsidiarité ;

Considérant que les familles doivent avoir une conscience toujours plus vive d’être les «protagonistes» de ce qu’on appelle «la politique familiale» et assumer la responsabilité de transformer la société (Exhortation Apostolique Familiaris Consortio, 22 novembre 1981) ;

Considérant que le « capital famille » est appelé à imprégner les relations économiques, sociales et politiques du continent européen (Discours du Pape François à la FAFCE, 1er juin 2017) ;

Considérant la déclaration des évêques de la COMECE en vue des élections européennes de 2019 (12 février 2019), déclarant que les problèmes de démographie doivent redevenir un sujet central. La question concerne la natalité aussi bien que le vieillissement ;

Notre Conseil de Présidence, réuni à Malte, un des rares pays européens qui continue à protéger la dignité humaine des enfants à naitre, invite avec espoir toutes les familles d’Europe :

1. A vérifier les noms des candidats qui ont signé le manifeste de la FAFCE et qui se sont engagés à reconnaitre systématiquement le rôle fondamental de la famille comme unité de base de la société et son importance dans le développement de l’enfant.

2. De faire entendre leur voix durant les élections européennes à venir et de voter dans leur pays respectif en conformité avec leur conscience.

3. De prendre leur responsabilité pour devenir des acteurs de la politique familiale locale, en s’investissant dans des associations familiales et en sensibilisant au sujet du printemps démographique à tous les niveaux.

4. A être protagoniste de politiques familiales innovantes, en considérant la famille comme le noyau qui donne vie à tous les autres secteurs de la société (éducation, économie et emploi).

5. A contribuer au débat public européen, en rappelant que la seule société capable d’assurer un avenir est celle qui respecte la dignité humaine de la personne et de la famille, celle qui prend soin des pauvres et de l’environnement.

Guerre culturelle : paroles de musulmans en France

Le site Fdesouche a récemment mis en ligne l’enregistrement video d’une conférence donnée à la mosquée de Torcy (Seine-et-Marne) gérée alors par l’association Rahma. La date qui s’affiche sur le site est le 19 mars 2014. Cette date est forcément inexacte car, dans la vidéo, on parle des élections municipales des 23 et 30 mars 2014 au passé, et Manuel Valls est cité comme Premier ministre : il a été nommé le 31 mars 2014. La conférence portait sur « les élections ».

La mise en ligne a été faite par Fdesouche parce que l’un des conférenciers était « le frère » Nagib Azergui, fondateur de l’UDMF (l’Union des démocrates musulmans français), qui vient de (re)faire irruption dans la vie politique française en présentant la 34èmeliste aux élections européennes. L’UDMF venait, en 2014, de participer au succès d’une liste municipale à Bobigny emmenée par l’UDI (sur les 33 élus de cette liste, 16 portent des patronymes et prénoms nord-africains, mais il n’y a pas de grand remplacement).

Les deux autres conférenciers étaient M’hammed Henniche, secrétaire général de l’union des associations musulmanes du 93(UAM 93) et Elias d’Imzalene, fondateur du site islametinfo.fr (L’information par le musulman pour le musulman).

Les propos sont instructifs sur plusieurs domaines :

  • La politique communautariste musulmane, ses objectifs, ses pratiques ainsi que les tensions internes
  • La mise en avant du vivre ensemble à la condition qu’il soit musulman
  • L’utilisation intelligente des faiblesses de notre système

Au total, une guerre culturelle comme c’est exprimé plus avant.

Larges extraits de cette conférence :

Le secrétaire de l’union des associations musulmanes décrit très bien son travail de lobbyiste auprès des politiques.

« Régulièrement des grands dîners avec des ministres, des députés, des sénateurs, des préfets, et sur le terrain dans la négociation avec les municipalités…/…  La politique fait partie des choses de la vie où il faut qu’on soit présent. Si on n’est pas présent, on va disparaître. Il faut qu’on ait dans la communauté des gens spécialisés dans le fait politique et ce ne sont pas des gens qui se réveillent une ou deux semaines avant les élections pour dire : « on va faire ceci ou faire cela ». Non, c’est pas bon, pas du tout bon. La politique, c’est des gens et c’est des gens qu’il faut observer, suivre, discuter avec eux pendant tout le mandat. Il faut des gens mandatés par la communauté pour suivre le fait politique.

Le problème, et surtout nous qui venons du Maghreb et nos frères africains, notre problème c’est que là-bas le président, il est à vie. Tout le temps des élections, le président il bouge pas. Et on est venu avec cette mentalité, on pense que les maires c’est à vie et beaucoup d’associations de mosquées, elles font l’erreur. Et beaucoup de mosquées ont de graves problèmes car ils ont soutenu l’ancien maire aveuglément. La priorité : chercher les intérêts pour la communauté. Notre priorité, c’est les mosquées. Depuis 2001, créer une force car le 93 est le premier département musulman. C’est un département presqu’entièrement musulman.

…/ Il y a beaucoup de travail caché ; discret ; on ne dit pas ; beaucoup de travail de fond. En islam, tout ce qui vient pour le musulman est bien, que ce soit de droite ou de gauche. Juste un fait : la communauté musulmane est à majorité populaire et vote à 90% à gauche ».

« Il y a des gens qui pensent que les musulmans, quand je dis les musulmans, je parle des arabes et des noirs, les arabes et les noirs génétiquement on vote que à gauche. Dans notre gène ; à droite on peut pas. Génétiquement on a un problème, on vote à gauche. Moi je dis qu’il ne faut pas bloquer et voter tout le temps à gauche. C’est cas par cas, élection par élection, candidat par candidat. »

« Dans une mosquée, ici, vous pouvez réunir 30 voix (NDLR : pour influer sur une élection). Vous vous mettez d’accord : tu votes, tu votes, ta femme et tout (NDLR : de l’autonomie politique de la femme dans la communauté musulmane…). Ben, 30 voix. Tu dis : on se met d’accord pour le même candidat. OK. Les 30 voix, c’est ce qui fait la différence ».

Et enfin, M.Henniche de conclure :

« Ils nous reprochent qu’on mette la mosquée en priorité. Nous, notre objectif, c’est quoi ? C’est exactement comme le modèle de notre prophète. Notre prophète, lorsqu’il a une idée et qu’il est parti à Médine, la première chose qu’il a fait là-bas, c’est quoi ? Il n’a pas ouvert un commerce, il n’a pas ouvert un hôtel ou une chambre. La première des choses, il a construit une mosquée. Donc c’est norma, le premier réflexe, on demande des mosquées. Mais rassurez-vous, on ne va pas avoir 50 mosquées. On en aura une, deux mosquées par ville. Et les gens qui viendront après, ils demanderont autre chose ». 

Ensuite intervient Elias d’Imzalene, diction parfaite et look de juif ultra-orthodoxe, la kippa en moins :

« Il faut avoir un vote communautaire à tous niveaux, national et communal. Il faut construire des mosquées, mais ce n’est pas tout. Il faut construire des écoles. Il faut une politique contre l’islamophobie, une politique pour l’éducation. Encore une fois, le vote n’est pas l’alpha et l’omega de la politique musulmane.

Ici, on peut parler. Mais la plupart des mosquées sont aux mains d’associations qui ont tout verrouillé, qui travaillent concrètement à pérenniser un système de caïdat, c’est-à-dire de servitude volontaire envers un pouvoir hégémonique qui nous casse littéralement de l’intérieur en nous faisant passer que les musulmans ne sont bons qu’à être administrés. S’il y a quelque chose à faire passer dans les mosquées, c’est effectivement en clair se débarrasser de ces traitres et vendus qui sont représentés aujourd’hui par le CFCM et qui représentent plus les intérêts de l’ambassade marocaine, algérienne et de la préfecture, que vos intérêts et ceux de vos enfants. Ces gens défendent une politique qui n’est pas musulmane et qui ne sert pas les intérêts des musulmans.

La mosquée pour le moment n’est pas une cellule de base à partir de laquelle on pourrait dimensionner une action politique. Elle pourrait le devenir mais d’abord il faudrait faire un sacré nettoyage.

Il y aura des collectifs locaux qui se réorganiseront et demain qui auront un sens et une action qui viendra coordonner une communauté ; une communauté qui sera capable d’organiser son éducation, ses loisirs, sa sémantique, son langage, d’influer sur la politique. Comprenez bien : on parle de République laïque. Les seules personnes, les seules communautés qui prospèrent en France sont les communautés qui sont organisées. Soyez des musulmans fiers de l’être et organisez-vous en fonction de cela. On a voulu faire un langage victimaire « soyez des citoyens ». Ca a été un contre-langage et ce sont ces gens-là qui nous ont desservis : enfermement, esclavage, lois d’apartheid (NDLR : la loi sur le voile)…/…  Je préfère ne pas être citoyen et avoir l’influence de Soros ».

Et donc Nagib Azergui :

« La droite a été attentive aux besoins de beaucoup de nos concitoyens musulmans (halal, mosquée), alors que la gauche a été complètement incapable de s’approcher de cet électorat. Les politiques vont se remettre en question. Il y a un électorat. Il va falloir aller le chercher…/…   On vise le sommet. Pourquoi on vise le sommet ? Avant tout pour l’intérêt commun (NDLR : comprendre intérêt de la communauté, c’est-à-dire, in fine, l’umma musulmane)».

Il est alors interrompu par Elias d’Imzalene :

« On sent une certaine honte à revendiquer ses droits communautaires. Malcolm X, les Black Panthers, Gandhi n’avaient pas honte pour leur communauté, car ils sont dans une situation où on ne les considère même plus comme des citoyens. Il ne faut pas avoir honte ».

Reprise de Nagib Azergui : « Tout à fait. Je suis entièrement d’accord avec toi. Je suis tout à fait en phase. Pendant très longtemps, dans la rhétorique, dès qu’on se lançait en politique, on était taxé de communautarisme et c’était comme si c’était une tare. Qu’est-ce qu’il y a finalement derrière le mot communautaire ? Le fait de défendre les siens ne signifie pas qu’on est contre l’autre ».

Nagib Azergui termine :

« La laïcité, en réalité, si on regarde ce que c’est, c’est un outil positif, même pour nous, qui nous permet de lutter contre les discriminations religieuses ».

C’était donc en 2014. Le 11 avril 2017, la mosquée où s’était déroulée cette conférence est fermée par décision du ministre de l’intérieur et notifiée par le préfet de Seine-et-Marne :

« M. Matthias FEKL, ministre de l’Intérieur, a fait procéder ce jour à la fermeture administrative de la mosquée « Rahma » à Torcy. La mosquée était devenue un lieu où étaient prônés une idéologie radicale ainsi que des incitations au djihad. Certains prêches, ouvertement hostile aux lois républicaines, incitaient à la haine envers les autres communautés religieuses, au premier rang desquelles les musulmans chiites et les juifs. Rejetant l’autorité de l’Etat, la laïcité et la démocratie, les messages diffusés apparaissaient contraires aux valeurs de la République et susceptibles de constituer le terreau d’atteintes à la sécurité et à l’ordre public ».

L’arrêté du préfet précisait que ce lieu de culte

«constitue un lieu de référence influent de la mouvance salafiste, prônant un islam rigoriste, et représente, par les propos qui y sont tenus et par son influence, une menace grave pour la sécurité et l’ordre publics».

Pour faire bonne mesure, l’arrêté (qui s’accompagnait de perquisitions administratives menées aux domiciles d’Abdelali Bouhnik, l’imam de la mosquée et président de l’association Rahma, et de Mohammed Tlaghi, l’imam suppléant) pointait aussi «le prosélytisme d’Abdelali Bouhnik», qui était donc par ailleurs professeur de mathématiques au lycée Jean Moulin de Torcy. Selon un extrait de cet arrêté,il aurait, sur les élèves de confession musulmance, “cherché à avoir une influence en tentant de s’imposer comme leur interlocuteur exclusif et de s’immiscer dans leur vie privée ; que de fait, cette influence a été relevée par ses différents chefs d’établissement qui la lui ont reprochée ; que de même, il a refusé d’organiser un temps d’échanges relatifs aux attentats de novembre 2015, en dépit de la demande de ses élèves de seconde“. Enfin, dans une note blanche rédigée par les services de renseignement, Mohammed Tlaghi était accusé d’avoir, à partir de 2011, «opposé les musulmans aux non-musulmans et incité les fidèles à la défiance envers ces derniers, encourageant un repli communautariste» ; après l’incendie de Charlie Hebdo en 2011, il aurait suggéré que les «juifs étaient derrière tout ça». Ou encore que la police avait provoqué les émeutes de Trappes de 2013, en contrôlant une femme portant le niqab.

En 2017, il a quand même fini par être suspendu de ses fonctions de professeur.

Un tweet de la mosquée publié le 31 décembre 2017 signalait :

« bilan 2017 : 8 mois de fermeture de la mosquée – 500 personnes sur le parking chaque vendredi – prof de maths radié après 30 ans de service – 100 enfants sans cours d’arabe (NDLR : ! )».

Le 19 janvier 2018, la mosquée a réouvert après création d’une nouvelle et unique association (Union des musulmans de Torcy) fédérant l’ensemble de la communauté musulmane autour d’un projet respectueux des lois républicaines et de l’ordre public, affiliée à la Grande Mosquée de Paris. Le recteur Boubakeur a d’ailleurs assisté à la réouverture. Et finalement, l’imam Bouhnik est interpellé le 28 mars 2018 et expulsé vers le Maroc.

Au jour d’aujourd’hui, M’hammed Hennicheest toujours secrétaire général de l’UAM 93.

Au jour d’aujourd’hui, Elias d’Imzalene  est toujours acteur du site islametinfo.fr. Sur son compte Twitter, il a mis en ligne une vidéo en septembre 2018 lors du Forum annuel des musulmans de France où il déclare qu’il faut

« avoir une capacité de mobilisation totale. Parce que les médias aujourd’hui sont devenus islamophobes du fait de la victoire du camp islamophobe, de cette guerre culturelletelle qu’elle a été définie par Gramsci. Ils ont gagné cette victoire idéologique. Donc à nous de reprendre ce combat idéologique et sur le terrain. Ca passe par l’éducation, ça passe par une reformation, ça passe par la culture, mais ça passe par les mobilisations. Il est anormal que quand il y ait un acte islamophobe contre une sœur, une agression, ou une déclaration islamophobe d’un député ou de quelqu’un qui passe sur RTL comme Zemmour ou autre, on n’ait pas le lendemain dix mille personne pour dire : on ne veut plus entendre ça. On paye des impôts, vous n’allez pas avec nos impôts payer notre mort comme l’ont payée les juifs d’Allemagne » (https://twitter.com/imzalene/status/1042456699427323905.).

Heureusement, Emmanuel Macron, dans son propos liminaire de la conférence de presse donnée le 25 avril 2019 à l’issue du grand débat national, a déclaré :

« Mais aujourd’hui, nous ne devons pas nous masquer : quand on parle de laïcité, on ne parle pas vraiment de laïcité. On parle du communautarisme qui s’est installé dans certains quartiers de la République. On parle d’une sécession qui fait parfois sournoisement installée parce que la République avait déserté ou n’avait pas tenu ses promesses. On parle de gens qui au nom d’une religion poursuivent un projet politique, celui d’un islam politique qui veut faire sécession avec notre république. Et là-dessus, j’ai demandé au gouvernement d’être intraitable.Nous avons commencé à le faire avec une politique ambitieuse de reconquête républicaine dans plusieurs quartiers. Je souhaite que nous allions plus loin en renforçant le contrôle sur les financements venant de l’étranger en étant beaucoup plus dure à l’égard de toutes les formes de cet islamisme politique, de ce communautarisme, de cette sécession au sein de notre République parce que c’est une menace sur la capacité à tenir la nation ensemble ».

C’est sans doute suite à cette déclaration martiale que, le 9 mai, la liste UDMF aux européennes a été validée.

Mais vous êtes peut-être rassuré par le fait de savoir que c’est la tutelle de la Grande mosquée de Paris qui s’exerce maintenant à Torcy ? Cela n’a pourtant pas empêché la mosquée de Torcy de publier sur son compte facebook le 31 janvier 2018 le tweet suivant :

« Maintien de la mémoire. Certes la réouverture de la mosquée a fait la joie de tout le monde mais ce n’est pas tout. Nous vous rappelons rapidement les agressions (NDLR : sic ! )que nous avons subies depuis le 11 avril 2017 : trois perquisitions n’ont rien donné. Dissolution de l’association Rahma. Gel des comptes. Révocation du prof-imam de son poste. Menace d’expulsion du frère Mohamed (imam suppléant). Donc vous voyez bien que l’ouverture des locaux n’est qu’une étape minime ».

R.Erdogan le répète pourtant souvent : « Il n’y a pas d’islam modéré. Il n’y a que l’islam ».

Face à l’apostasie dans l’Eglise, les laïcs doivent parler

Le 22 février 2018, le cardinal Reinhard Marx annonçait, en tant que président de la conférence des évêques d’Allemagne, l’ouverture de la communion aux protestants mariés avec un catholique. Suite à cette prise de position, le cardinal néerlandais Willem Jacobus Eijk, archevêque d’Utrecht, a demandé une clarification au pape, le 7 mai 2018 dans une tribune publiée sur les sites National Catholic Register et La Nuova Bussola Quotidiana. Un an après cette tribune, Jeanne Smits est allée à la rencontre du cardinal Eijk. L’Homme nouveau publie l’entretien. Extrait :

Vous avez employé des mots extraordinairement forts. Vous avez parlé de l’« apostasie dans l’Eglise ». Pourriez-vous expliquer ce que vous vouliez dire?

J’ai cité le numéro 675 du Catéchisme de l’Eglise catholique. Parce que des cardinaux plaident pour la bénédiction des relations homosexuelles, j’ai renvoyé à ce numéro du catéchisme à la manière d’une mise en garde. On y lit que peu avant l’Apocalypse, des voix s’élèveront au sein même de l’Eglise, et même parmi les plus hautes autorités de l’Eglise qui exprimeront des opinions divergentes par rapport à la doctrine catholique. J’ai fait cela en guise d’avertissement : faisons attention à ne pas nous retrouver dans cette situation. Je dois dire que, à ma surprise, le cardinal Muller a repris cette idée: il a publié le 9 février dernier une déclaration sur les éléments fondamentaux de la foi catholique où il a également renvoyé au numéro 675. Il est aussi remarquable que mon interview et la citation complète aient également été reprises par Mgr Gänswein, lors de la présentation d’un livre de Rod Dreher, Le Pari bénédictin.

Tout cela a touché de nombreuses personnes et beaucoup se sont mises à y réfléchir. J’espère ainsi obtenir qu’un nombre croissant de personnes dans l’Eglise ouvrent la bouche et apportent la clarté, car de nombreux catholiques – mais vous le savez comme moi – sont réellement dans la confusion.

Le problème aujourd’hui n’est-il pas que de nombreuses personnes en position d’autorité ne disent rien ? Ce silence n’est-il pas la grande épreuve de notre temps ?

Oui, mais j’ajouterai que, s’il s’agit là du devoir des cardinaux et des évêques, les prêtres, diacres, laïcs et bénévoles qui œuvrent dans les paroisses n’en sont pas exempts. En règle générale, on constate parmi les catholiques une forme de timidité à afficher leur propre foi dans le Christ ainsi que les principes de la doctrine de l’Eglise. Parmi les catholiques néerlandais, cette timidité est même très forte. Cela s’explique certes par le fait que, pendant les siècles qui ont suivi la Réforme, nous avons été obligés de nous tenir cois : il nous était difficile d’exprimer ouvertement quelque point de vue que ce soit. Nous pouvions certes célébrer notre liturgie dans des églises clandestines, ce qui nous permettait de continuer de proclamer notre foi, mais nous étions obligés de le faire de manière très circonspecte, et cette attitude continue de se manifester parmi les catholiques aujourd’hui. Mais c’est une tendance que l’on constate également dans d’autres parties du monde.

Et même chez des parents…Or dans leur vie les enfants ne rencontrent pas d’abord un prêtre, mais leurs parents. Il est important que ces parents parlent très explicitement à leurs enfants de Jésus, de la prière, et des fondements de la foi.

Nous avons ici à midi et demi à la cathédrale une messe en anglais fréquentée par de très nombreux étrangers. On y voit tout un essaim de jeunes qui amènent aussi leurs enfants – ces jeunes ont souvent des familles – ce qui fait que la messe est aussi très animée, car on y voit de temps en temps un enfant commencer à courir, à crier, à pleurer ou je ne sais quoi – tout cela n’est vraiment pas grave. Mais ces enfants, mêmes s’ils ne comprennent pas ce qui est dit, voient déjà quelque chose du respect manifesté par leurs parents, par exemple au cours de la prière eucharistique pendant la consécration, où ceux-ci se tiennent complètement en silence. Les enfants le voient – et ce que l’on voit, ce que l’on apprend de ses parents en tant qu’enfant, on ne l’oublie jamais. Ce que l’on apprend plus tard, il arrive bien qu’on l’oublie… D’où la très grande importance de cette période pour l’apprentissage de la foi. Aussi j’aimerais appeler tous les parents à véritablement transmettre la foi à leurs enfants.

Je dois évidemment ajouter que l’une des causes du problème est que les parents eux-mêmes savent peu de choses de leur foi. Je dis toujours – et de nombreux prêtres s’y efforcent lors de la préparation au baptême – qu’il faut catéchiser les parents eux-mêmes au moment de la préparation des enfants à la première communion et à la confirmation : il faut en quelque sorte intégrer les parents. Il faut également qu’il existe un programme de catéchèse pour les parents.

J’ai moi-même fréquenté l’école secondaire à Amsterdam au cours de la deuxième moitié des années 1960 ; j’ai commencé en 1965. Les deux premières années, j’ai bénéficié d’un catéchisme excellent. Tout a commencé au cours de l’année 1967-68. Les cours de religion étaient encore dispensés par des prêtres mais on y parlait de tout sauf de la foi. C’étaient des séances de débat, on avait le droit de fumer, on discutait de l’avortement et de Che Guevara, et de je ne sais quoi encore – de tout ce qui était alors au centre de l’actualité. La foi n’était plus à l’ordre du jour. Et cela fait cinquante ans. La génération de ceux qui sont aujourd’hui grands-parents a déjà assez peu reçu. Et puis, que ne s’est-il passé au cours des années qui ont suivi ? Ainsi nous nous trouvons devant une tâche gigantesque. [Lire la suite]

Pentecôte : les pèlerins de ND de Chrétienté partiront de St Sulpice

C’est officiel :

Notre Dame de Chrétienté est heureuse d’annoncer à ses pèlerins que le départ du pèlerinage de la Pentecôte se fera de l’Eglise St Sulpice le 8 Juin 2019. Le rendez-vous des pèlerins reste fixé à 5h30, la messe étant célébrée à 7h. Notre Dame de Chrétienté remercie l’archevêché ainsi que les autorités civiles et militaires de leur compréhension et leurs efforts afin de trouver cette solution qui nous permet de commencer notre pèlerinage d’une église parisienne et sur un itinéraire proche de celui que nous empruntons habituellement.

La messe sera célébrée par le Père Julian Large, Prévôt de l’Oratoire de Londres, assisté de l’abbé Henri Lefer (FSSP, Aumônier de région Paris-Est) et du chanoine Martial Pinoteau (ICRSP, Aumônier de région Nord). Mgr Alexis Leproux, Vicaire Général et représentant de l’archevêché de Paris, donnera l’homélie. Le mot d’envoi sera donné par l’Abbé Alexis Garnier, Aumônier Général de Notre Dame de Chrétienté.

Les 42 chapitres famille et les 22 chapitres enfants se retrouveront à Igny le samedi 8 juin à 11h30 pour la messe célébrée par l’Abbé Guilhem de Labarre, de la Fraternité St Pierre, aumônier du Service d’Ordre.

Le pèlerinage placé sous le thème de la Paix du Christ par le Règne du Christ est une invitation à la conversion par le sens de l’effort et la richesse du Rosaire pour le retour à la Chrétienté.

Le dimanche 9 juin, la messe sera célébrée à 12h30 par le Père Marc, Prieur du monastère de Ste Marie de La Garde. Il donnera également l’homélie du jour.

Le Salut du Saint Sacrement et la consécration mariale seront présidés par l’Abbé Jean-Raphaël Dubrule, Missionnaire de la Miséricorde Divine, en présence de Monseigneur Philippe Christory, Evêque de Chartres, et de Monseigneur André Leonard, archevêque émérite de Malines Bruxelles.

Le pèlerinage se clôturera le lundi 10 juin à 15h30 par une messe dans la cathédrale de Chartres, célébrée et prêchée par Monseigneur André Leonard, archevêque émérite de Malines-Bruxelles et ancien primat de Belgique, assisté par l’Abbé Garnier, Aumônier Général de Notre Dame de Chrétienté, et les abbés Hervé Hygonnet (FSSP) et Guillaume d’Aigremont (FSTB) en présence de Monseigneur Philippe Christory, évêque de Chartres, entouré du Chanoine Blondeau, recteur archiprêtre de la Cathédrale Notre Dame, de l’abbé Besnier, vicaire de la paroisse St Etienne en Drouais (diocèse de Chartres),

Notre Dame de la Sainte Espérance, convertissez-nous !

C’est arrivé un 16 mai…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 mai : saints du jour français ou en France.
    • St Pèlerin, évêque d’Auxerre et martyr († IIIe s.)

A Bouhy sur le territoire d’Auxerre, peut-être au IIIe siècle, la passion de saint Pèlerin, martyr, vénéré comme le premier évangélisateur et évêque de la cité.

  • St Fale, ou Fidole, prêtre († v. 540)

À Troyes, vers 540, saint Fale, ou Fidole, prêtre. Fait prisonnier de guerre en Auvergne, par le roi d’Austrasie, Thierry, et emmené en Champagne, il fut racheté par l’abbé saint Aventin, qui le forma au service de Dieu et l’établit abbé à sa place.

  • St Germier, évêque de Toulouse († VIe s.)

Né à Angoulême, il reçut le sous-diaconat à Saintes, le diaconat à Jonsac et fut ordonné évêque à Arsat. Il vint donc à Toulouse et se rendit à l’église de saint Saturnin qu’il choisit comme défenseur et appui pour remplir son ministère.

  • St Carentec, abbé et évêque († vers le VIe s.)

Au pays de Galles, vers le VIe siècle, saint Carantec, abbé de Cardigan, célébré aussi en Irlande, en Cornouailles et en Bretagne.

  • St Honoré, évêque d’Amiens vers VIe s.

Saint Honoré était évêque d’Amiens. On dit qu’un jour, en pleine messe, il vit le Christ venir consacrer lui-même le pain eucharistique.

Très populaire, Honoré le fut encore plus après sa mort. Par exemple, une procession avec la châsse contenant ses reliques fit venir la pluie en temps de sécheresse. Depuis que des boulangers et pâtissiers de Paris décidèrent de créer une confrérie qui se retrouverait dans une chapelle lui étant dédiée, il est leur saint patron.

  • Bx Vladimir Ghika, prince roumain, prêtre de Paris, martyr à Bucarest  « Un apôtre de la charité et un précurseur de l’œcuménisme » (1873-1954)

Vladimir Ghika naît le 25 décembre 1873, dans une famille régnante roumaine, à Constantinople, où son père représentait la Roumanie auprès de la Porte ottomane. Sa mère est descendante d’une famille française. Il est baptisé et confirmé dans l’Église orthodoxe.

En 1878 arrive en France, suit des études à Toulouse, où il est licencié en droit, et ensuite à Paris où il intègre avec son frère l’Institut d’Études Politiques.

Il souhaite devenir prêtre et, après des études à Rome, il obtient en 1898 une licence en philosophie et un doctorat en théologie.

En 1902, après de longues réflexions, il fait son entrée officielle dans l’Église catholique. Suite à une rencontre providentielle avec sœur Pucci, il introduit les « Filles de la Charité » en Roumanie. Fidèle à la « théologie du besoin », qui sera la règle de sa vie, Vladimir va se vouer, avec une immense disponibilité, au service des pauvres, des malades, des blessés, et à diverses actions de charité.

Pendant la Grande Guerre, on retrouve Vladimir Ghika à Rome ou Paris où il continue ses activités charitables dans les hôpitaux peuplés de blessés, victimes du tremblement de terre d’Avezzano (province de L’Aquila, dans la région Abruzzes, Italie) en 1915, ou des tuberculeux de l’hospice de Rome. À Paris, il développe une importante activité diplomatique, il défend les intérêts de la France dans les milieux civils et ecclésiastiques, et œuvre au rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège. Le 4 octobre 1921, la France lui accorda la Légion d’honneur.

De 1920 à 1922, Vladimir fut de ceux qui œuvrèrent à la renaissance de l’Université de Louvain (Belgique) dont la bibliothèque avait été totalement détruite durant la guerre. Il fit partie du Comité international constitué en ce but et dirigé par le recteur, Mgr Deploige. En remerciement, le Cardinal Mercier, primat de Belgique, lui proposa d’inaugurer une chaire consacrée à la Roumanie. Vladimir y donna plusieurs conférences.

Le 07 octobre 1923, dans la Chapelle des Lazaristes, Vladimir Ghika est ordonné prêtre du diocèse de Paris par le Cardinal Dubois qui lui accorde l’autorisation de célébrer la messe selon les deux rites romain et byzantin. Il est nommé ensuite à l’église des étrangers (aujourd’hui Église Saint-Ignace). À l’aise dans tous les milieux, il côtoie le Pape et les têtes couronnées, les intellectuels et les artistes ; il est notamment l’ami de Jacques Maritain, Paul Claudel, Francis James. Mais il va aussi à la rencontre des âmes les plus éprouvées, les plus anxieuses, les plus révoltées. Il est à l’origine de nombreuses conversions. Par son action œcuménique, il œuvre toute sa vie pour l’unité des chrétiens.

Il possédait un don spécial d’attirer la confiance et d’obtenir des conversions. Il avait un sens si vif du péché que, plus d’une fois, au confessionnal, comme le Curé d’Ars, devant l’aveu de leurs fautes plus lourdes, des pécheurs l’entendirent pleurer.

Entre 1927 et 1939, Vladimir Ghika est aussi l’aumônier du Centre d’Études Religieuses, fondé en 1925 par Jean Daujat.

En 1931, le pape Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939) le nomme Protonotaire Apostolique. Il était depuis 1927 membre du Comité directeur des Congrès Eucharistiques. Son activité sacerdotale et apostolique n’a pas de limites : avec une bonté sans frontières, disponible à tous les appels des âmes, il parcourt les cinq continents, mais toujours avec le cœur à Paris. De Villejuif à Auberive, de Rome à Sydney ou de Buenos Aires à Tokyo (où il participe à la fondation du premier carmel) toute circonstance est bonne pour parler de Dieu aux gens rencontrés sur sa route.

Il a été l’inspirateur de l’Association Virgo Fidelis, destinée à promouvoir prières et sacrifices pour le sacerdoce.

En 1939, au début de la 2e guerre mondiale, Vladimir Ghika se trouvait en Roumanie. Avec la permission de l’archevêque de Paris, le card. Suhard, il décide d’y rester. Il y poursuit son activité sans relâche auprès des réfugiés, des malades, des prisonniers, des victimes des bombardements. Il est très proche de l’Église gréco-catholique, il instruit et guide spirituellement les étudiants. Il confesse et célèbre la messe dans une prison de femmes.

Après l’arrivée du communisme il fait le choix de rester dans son pays auprès de ses compatriotes en souffrance. Malgré une santé précaire il continue son activité sacerdotale.

Le 18 novembre 1952 il est arrêté. Il subit plus de quatre-vingts interrogatoires nocturnes, il est menacé, battu et torturé et, après un simulacre de procès, est condamné à trois ans d’incarcération dans la prison de Jilava près de Bucarest. Ici, il prêche, raconte ses souvenirs et un peu de joie illumine les visages qui l’entourent. « Pour lui, les murs de la prison n’existaient pas. Il était libre, parce qu’il faisait la volonté de Dieu. » (Didier Rance, Courage et fidélité. L’Église gréco-catholique unie) Le 16 mai 1954, il meurt d’épuisement en prison, à l’âge de 80 ans. La cause de sa béatification est ouverte en 2002, par l’Archevêché de Bucarest.

En mars 2013, le pape François reconnait Mgr Vladimir Ghika comme martyr de la foi de l’Église catholique. Il est béatifié le 31 août 2013 à Bucarest. Plus de 8000 fidèles ont assisté à la messe, présidée par le card. Angelo Amato s.d.b., préfet de la Congrégation pour la cause des saints, en présence du card. André Vingt-Trois de Paris, de l’archevêque Ioan Robu de Bucarest, et environ 30 évêques venant de l’Europe centrale et de l’Europe de l’Est. Un grand groupe de membres de la famille du bienheureux avec un petit neveu de Mgr Vladimir Ghika participait avec joie et émotion.

  • le 16 mai 1003 : élection du pape Jean XVII.
  • le 16 mai 1364 : bataille de Cocherel.

La bataille de Cocherel se déroule le 16 mai 1364, près d’Évreux. Elle oppose l’armée française aux ordres de Bertrand du Guesclin, et celle de Charles de Navarre commandée par le captal de Buch. Ce dernier fait le Blocus de Paris par l’ouest de la Seine. Il est appuyé par une armée anglo-gasconne de 6000 hommes, dépêchée par Édouard III d’Angleterre. Les Navarrais ont l’avantage du nombre et des positions (en hauteur).

La victoire de Cocherel est très importante pour le Royaume de France, à trois jours du sacre de Charles V le Sage. Elle permet au jeune Roi de marquer les esprits de ses sujets après le règne catastrophique de son père Jean II le Bon. Il va peu à peu reconquérir tous les territoires perdus. Défait, Charles le Mauvais est privé de ses possessions d’Île-de-France. Bertrand Du Guesclin bat Charles le Mauvais et ses alliés anglais ; il reçoit en récompense le comté de Longueville.

 

Jean de Grailly se rend à Bertrand du Guesclin

  • le 16 mai 1476 : le Roi Louis XI nomme Rohan maréchal de France.
  • le 16 mai 1605 : Camille Borghèse devient Paul V.
  • Voir la chronique du 28 janvier, où il est rappelé que Paul V fait appel aux nations européennes pour faire cesser les persécutions des chrétiens en Extrême Orient ; et qu’il fait achever la basilique Saint-Pierre de Rome. C’est sous son pontificat que sont condamnés les travaux de Galilée. Ce que l’on omet trop souvent de dire, c’est que ce dernier, tire des conclusions des travaux de Copernic (chanoine dont les recherches étaient aussi financées par l’Eglise) ; ces conclusions des observations astronomiques sont théologiques et politiques. Il est aussi reproché à Galilée d’utiliser les textes de la bible pour compenser les déficiences de sa démonstration scientifique. Ce ne sont pas les recherches, qui ont été condamnées, mais les erreurs théologiques et les fautes de raisonnements pas assez scientifiques. C’est d’ailleurs ce que rappelle très justement Jean Sévillia dans son livre : Historiquement incorrect.le 16 mai 1476 : le Roi Louis XI nomme Rohan maréchal de France.
  • le 16 mai 1605 : Camille Borghèse devient Paul V.
  • le 15 mai 1703 : décès de Charles Perrault, conteur et homme de lettres français.

Membre de l’Académie française, auteur de textes religieux, chef de file des Modernes dans la Querelle des Anciens et des Modernes, Charles Perrault est l’un des grands auteurs du XVIIe siècle. Il est aussi un important collaborateur de Colbert. L’essentiel de son travail consiste en la collecte et la retranscription de contes issus de la tradition orale française. Il est l’un des formalisateurs du genre littéraire écrit du conte merveilleux : Histoires ou Contes du temps passé, ou Les Contes de ma mère l’Oye qui contiennent les huit contes en prose suivants :

  • La Belle au bois dormant
  • Le Petit Chaperon rouge
  • La Barbe bleue
  • Le Maître chat ou le Chat botté
  • Les Fées
  • Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre
  • Riquet à la houppe
  • Le Petit Poucet

Les Contes de ma mère l’Oye, illustrée par Gustave Doré

  • le 16 mai 1770 : le Dauphin, futur Louis XVI épouse Marie-Antoinette d’Autriche.

Marie-Antoinette 1769-70

Marie-Antoinette est la quinzième et avant-dernière enfant de l’empereur François Ier et de l’Archiduchesse d’Autriche Marie-Thérèse, et leur plus jeune fille. Après la conclusion d’un traité de paix entre la France et l’Autriche, le mariage entre le Dauphin, le futur Louis XVI, et Marie-Antoinette est décidé. Le 17 avril 1770, Marie-Antoinette renonce officiellement à ses droits et quitte Vienne et le 16 mai elle épouse le Dauphin à Versailles. Elle a 14 ans et Louis XVI, 15 ans.

  • le 16 mai 1795 : Traité de la Haye.

Le traité de La Haye met fin à la guerre entre la France et les Provinces-Unies. Les deux pays s’allient et la France place 25 000 soldats sur le sol batave afin de protéger le pays en cas d’attaque anglaise ou prussienne. En échange la république batave doit payer 100 millions de florins et céder Maastricht, Venlo et la Flandre zélandaise à la France.

  • le 16 mai 1811 : une armée anglo-hispano-portugaise bat l’armée française de Soult à La Albuera.
  • le 16 mai 1843 : le duc d’Aumale prend la smala d’Abd El-Kader.

Durant la conquête d’Algérie, le duc d’Aumale s’empare de la smala de l’émir Abd el-Kader. Il s’agit d’une véritable ville itinérante de 30 000 personnes, essentiellement composée de femmes, d’enfants et de serviteurs. Abd el-Kader passe au Maroc continuer la guerre contre les Français, mais il se rend en 1847.

  • le 16 mai 1920 : canonisation de Jeanne d’Arc.

Un ambassadeur extraordinaire a été désigné à Paris pour assister officiellement à la cérémonie du 16 mai, Mr. Gabriel Hanotaux, de l’Académie française, ancien ministre des Affaires étrangères. Plus de 20 000 Français avec à leur tête six cardinaux et soixante-neuf évêques de France, seize évêques missionnaires français et plus de six cents prêtres venus de tous les points du territoire, sont présents. Un descendant de Charles VII, S. A. R. Monseigneur le duc de Vendôme et son épouse sont présents; le cardinal Bégin, archevêque de Québec, avec deux archevêques, trois évêques, une vingtaine de prêtres, a traversé l’océan pour se joindre à la France et prier Jeanne d’Arc avec elle. Benoît XV reconnaît Jeanne d’Arc comme Sainte :

« En l’honneur de la sainte et indivisible Trinité, pour l’exaltation de la foi catholique et pour l’accroissement de la religion chrétienne, par l’autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux apôtres Pierre et Paul et la Nôtre; après une mûre délibération et ayant souvent imploré le secours divin, de l’avis de nos Vénérables Frères les cardinaux de la Sainte Église Romaine, les patriarches, archevêques et évêques présents dans la ville, Nous décrétons et définissons sainte et Nous inscrivons au catalogue des saints la bienheureuse Jeanne d’Arc, statuant que sa mémoire devra être célébrée tous les ans le 30 mai dans l’Église universelle. »

« O Seigneur tout-puissant qui, pour sauver la France, avez jadis parlé à Jeanne et, de votre voix même, lui avez indiqué le chemin à suivre pour faire cesser les maux dont sa patrie était accablée, parlez aussi aujourd’hui, non seulement aux Français qui sont ici réunis, mais encore à ceux qui ne sont ici présents qu’en esprit, disons mieux, à tous ceux qui ont à cœur le bien de la France. Parlez, Seigneur, et que votre parole soit la bénédiction qui soutienne les évêques, qui facilite aux autorités, dont Nous saluons ici les très dignes représentants, la tâche d’assurer la vraie grandeur de la patrie, qui persuade tout Français de la nécessité de suivre la voix de Dieu, afin qu’après avoir imité Jeanne d’Arc ici-bas, il soit donné à tous de participer un jour à la gloire de l’héroïne devant laquelle Nous avons enfin le bonheur de Nous incliner, en lui disant : Sainte Jeanne d’Arc, priez pour nous ! Sainte Jeanne d’Arc, priez pour votre patrie ! »

Le même jour, le pape reçoit au Vatican le général de Castelnau, avec les sénateurs et députés venus de France, ainsi que la famille de Jeanne d’Arc si pleine de gratitude envers Benoît XV. Ce dernier décède avant de pouvoir proclamer Sainte Jeanne d’Arc seconde patronne de la France. C’est Pie XI, son successeur qui le fait le 2 mars 1922. Il proclame l’Immaculée, sous le vocable de son Assomption, première patronne de notre pays, et sainte Jeanne d’Arc, l’illustre Pucelle d’Orléans, seconde patronne de la France.

Concours de légendes

Trouvez la meilleure légende pour cette photo et mettez-la en commentaire dessous !

LREM passe son temps à créer des comptes anonymes sur les réseaux

LREM veut lutter contre l’anonymat sur les réseaux sociaux, mais ne se prive pas d’utiliser ces outils en créant des comptes fantômes.

Un ancien cadre explique :

« On a créé des comptes anonymes pendant la présidentielle ». « Une personnalité ou un parti, c’est une image de marque. Quand des internautes “lambda” les attaques, on ne va pas s’abaisser à répondre avec un compte institutionnel. Ces comptes anonymes militants, ça permet de faire ce boulot de riposte. »

Baptiste Robert, chercheur indépendant, a analysé l’activité de milliers de comptes proches de la majorité entre le 29 avril et le 1er mai :

« Il y avait une stratégie de la part de LREM de s’organiser sur les réseaux à travers un ensemble de comptes anonymes et de comptes identifiés (…) mais je n’ai pas d’éléments qui me permettent d’affirmer qu’ils étaient pilotés directement par les équipes de campagne ».

Selon Mediapart

LREM a tenté de manipuler le trafic sur Twitter, lors du premier meeting de Nathalie Loiseau, à l’opposé des discours présidentiels sur la régulation d’Internet.

Le prieur de la Grande Chartreuse dénonce publiquement un article de La Croix

Dom Dysmas de Lassus, Prieur de Chartreuse, communique :

Nous désapprouvons formellement le contenu de l’article de la Croix paru le 10 mai 2019, contenant une interview de Bertrand et Marika Thomas ainsi que quelques autres personnes, qui s’est déroulé à la chartreuse de Sélignac, une chartreuse qui n’a plus actuellement de communauté monastique. Les personnes qui s’expriment dans cet article sont seules responsables de leurs propos qui ne reflètent aucunement la pensée de l’Ordre. Cela devrait être évident, mais le début de l’article qui souligne fortement le lieu de la rencontre pourrait laisser entendre que nous partageons leur vision. Pour ne laisser aucun doute, il est de mon devoir de faire savoir que nous désapprouvons ces propos.

Les chartreux sont au courant des drames actuels qui secouent l’Église et s’associent par la prière à tous ceux qui disent : Plus jamais cela, depuis le pape François jusqu’à ceux qui préfèrent quitter l’Église. Mais ceci ne nous empêche aucunement de continuer à croire à la réalité à la fois humaine et divine d’une Église Corps du Christ, constituée d’hommes réels et donc pécheurs. Il ne nous appartient pas de savoir ce qu’il faut faire pour réparer l’Église, d’autres ont reçu cette mission. La nôtre est de nous réformer nous-mêmes pour que le Corps de l’Église en reçoivent le fruit, selon l’adage qui veut que toute âme qui s’élève, élève le monde, et de prier pour que les personnes qui ont des décisions à prendre aient la lumière et le courage pour le faire.

Cela ne justifie pas pour autant d’accepter des accusations sans fondement. Il est faux par exemple de laisser entendre que c’est l’Église qui a fait retirer le documentaire d’Arte, mais il faut suivre le lien qui se trouve dans la version électronique de l’article pour l’apprendre, les lecteurs du journal papier ne pourront pas rectifier. C’est un prêtre allemand qui s’est reconnu dans un des scandales dévoilés et, estimant être reconnaissable, a déposé une plainte devant un tribunal civil qui a pris la décision. L’Église n’y est strictement pour rien. Voir l’article ici.

Nous adhérons totalement au Magistère de l’Eglise, et entre autres à l’enseignement du Pape saint Paul VI dans l’encyclique “Humanae vitae”. Comment peut-on parler de “désacraliser” le sacerdoce quand le mot même de sacerdoce comporte le terme “sacer-sacré” ? Un dernier point qui fait mal est le dernier sous-titre qui traite les hosties dans le ciboire de tralala. Nous sommes blessés par cette manière indigne de parler d’un des plus grands mystères de notre foi, le mystère du don que Jésus nous a fait de son corps et de son sang.

Grande Chartreuse, le 12 mai 2019.

La volonté du Dr Sanchez témoigne d’une volonté idéologique d’imposer l’euthanasie des personnes grandement handicapées

Communiqué du Pasteur  Jean Pira, de l’ACPERVie (Association des Chrétiens Protestants et Évangéliques pour le Respect de la Vie) :

Les Chrétiens Protestants et Évangéliques pour le Respect de la Vie (ACPERVIE, membre du CNEF)  tiennent à attirer l’attention sur le déni de justice et de sagesse qui est à l’œuvre ces jours-ci, à l’encontre Monsieur Vincent Lambert, cet homme qui n’est pas en fin de vie mais qui dépend entièrement de l’environnement soignant, comme des milliers d’autres patients français. La décision annoncée du docteur Sanchez, de procéder à l’arrêt de l’alimentation et hydratation de ce patient, intervient au mépris de la décision d’examen prise au niveau des Nations Unies par le CIDPH. Elle témoigne d’une volonté idéologique d’imposer l’euthanasie des personnes grandement handicapées, que de tierces personnes estiment indignes de vivre. Les parents de Monsieur Vincent Lambert ont tenu ferme sur le principe qui fonde toute société éclairée, soit, la préservation de la vie, aussi faible soit-elle, par les moyens de la science et la force de l’amour. L’ ACPERVIE demande, en particulier au Président de la République, de ne pas laisser un membre du corps médical français s’affranchir ainsi d’une décision de sagesse, prise dans l’unité des Nations.”

Macron détourne l’élection européenne… mais démissionnera-t-il en cas d’échec ?

Bernard Antony dénonce l’entourloupe du président de la république :

Allez Loiseau, courage, plus qu’une dizaine de jours à tenir et la dure épreuve sera finie !

On apprend ce matin que Macron a fait tirer à 60 000 exemplaires pour cette élection « européenne » une affiche avec sa photo. Comme si c’était lui la tête de liste ! Pas question donc de la bobine de Loiseau qui, dit-on, ne cesse pas, comme la Castafiore dans Tintin, de se regarder dans son miroir. Se rengorgeant souvent de dépit courroucé, ne se trouve-t-elle pas aussi belle que Macron ?

En clair, cette pauvre Loiseau en a marre d’être prise pour une potiche. Mais qu’elle se rassure, c’est tout de même elle qui sera élue. Elle pourra alors se reposer dans la fonction de parlementaire européen dont elle se gardera d’avoir une conception par trop héroïque. Peut-être siègera-t-elle assidument mais on la verra sans doute plus dans les immeubles de Strasbourg et de Bruxelles qu’allant constater sur le terrain les dégâts des traités de libre échange et les abominations de l’islam jihâdiste.

Mais pour l’heure, c’est bien Macron qui effectue l’entourloupe d’une sorte de substitution de candidature. Voter pour la liste de la REM, ce sera voter pour lui bien que non candidat réel !

Lui qui utilise souvent le concept « d’imaginaire » pratique ainsi un véritable détournement d’élection.

Comme tous ceux qui n’ont que le mot de démocratie à la bouche, il en piétine allègrement la règle du jeu la plus élémentaire en détournant l’élection en un vote de fait sur sa personne.

À grand risque, il est vrai. Car si la liste oiseuse dont il est la véritable tête ne l’emporte pas, comme cela est bien possible, alors ce sera pour lui une claque, un désaveu dont il ne se remettra pas. L’imagine-t-on après pareil échec aller faire le mariole auprès de Trump, de Xi ou de Poutine ?

Le général De Gaulle, lui, avait tiré, par sa démission immédiate, les conséquences de la défaite du oui au référendum de 1968.

Si le 26 mai la liste faussement Loiseau réellement Macron est battue, nul ne comprendrait que Macron ne fasse pas de même, car ce serait de toute façon sa fin.

Un mois après l’incendie de la cathédrale, où en sommes- nous ?

Communiqué de l’archevêché de Paris :

La vague mondiale de soutiens après l’incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris à l’entrée de la semaine Sainte, le lundi 15 avril appartient désormais à l’histoire de cet édifice. Tant la collecte de fonds que les promesses de dons, de soutiens en nature et en compétence expriment un élan mondial suscité en si peu d’heures. Sans évoquer la ferveur spirituelle qui en résulte, que nul ne pourra jamais mesurer.

Deux points d’interrogation essentiels subsistent à ce jour et amènent à des commentaires importants :

  • Le budget nécessaire, dûment vérifié, demeure encore inconnu pour que fidèles et  touristes puissent à nouveau y entrer pour se recueillir, admirer l’édifice, dans des conditions de sûreté et de sécurité pleinement satisfaisantes. Les expertises sont loin d’être achevées.
  • La collecte évoquée (le fameux « milliard ») n’est consolidée par aucune fondation, aucune autorité. S’il n’y aura probablement pas de remise en question des dons les plus importants promis par des mécènes de renom qui se sont publiquement engagés, il n’en demeure pas moins que la majeure partie de ces dons n’ont pas encore été concrétisés. La raison est simple, les discussions démarrent tout juste pour préparer des conventions de droit privé. Elles serviront aussi de cadre pour que s’exprime la volonté de ces grands donateurs.

Il en est de même pour les messages, fort nombreux, qui ont accompagné les dons plus modestes. Ils font l’objet d’un examen très attentif par la Fondation Notre Dame qui sera en mesure de rendre cette expression publique, mi-juin, soit deux mois après l’incendie.

C’est pourquoi, la collecte continue ! En effet, au fur et à mesure du travail d’avancement des expertises, les besoins apparaissent considérables. « Tout euro donné sera un euro qui servira à faire rebattre le cœur de la cathédrale. Il servira à financer un programme ambitieux mais nécessaire qui réponde aux attentes qui étaient satisfaites avant le 15 avril  » tient à souligner l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, en réponse aux nombreuses questions qui continuent d’être posées par tous publics.

Pour ce qui la concerne, la Fondation Notre Dame a collecté 9.5 M€ auprès de 43.000 particuliers, français et étrangers (notamment 7.000 américains) et 4 M€ auprès de grands donateurs, soit 13.5 M€.

La restauration et la conservation de l’édifice sont l’objectif prioritaire et essentiel. Déjà un appel de fonds vient d’être adressé par le Ministère de la Culture de 3.6 M€ portant sur la sécurisation du site du chantier. Une part de la collecte déjà réalisée va donc servir à cet emploi indispensable.

La poursuite se fera avec les efforts de tous et notamment avec les soutiens de mécènes. MM François et François-Henri Pinault, M. Bernard Arnault et sa famille ainsi que le groupe LVMH ont bien voulu s’engager à apporter respectivement 100 et 200 M€ qui serviront à la restauration de l’édifice, qui s’inscrit dans le Programme Cathédrale.

D’autres mécènes vont se manifester dans les prochaines semaines. Tous les apports feront l’objet de conventions avec la Fondation Notre Dame qui procédera par étapes successives aux reversements aux pouvoirs publics en fonction de l’avancement du chantier.

Outre la conservation et la restauration de Notre Dame, « le Programme Cathédrale » vise aussi à trouver des solutions innovantes pour :

  • La rénovation de l’autel fendu et du mobilier et objets liturgiques (reliquaire couronne d’épines par exemple) pour partie détériorés ou détruits
  • Un soutien d’urgence à l’Ecole Supérieure de Musique sacrée (formation diplômante ; concerts)
  • Un nouvel accès à la visite du trésor de la cathédrale (une des seules ressources régulières de celle-ci avant l’incendie)
  • Le matériel de retransmission par écran pour les fidèles, endommagé et détruit pour partie
  • Les équipements de la chaîne de TV KTO (retransmission) endommagés et détruits pour partie
  • Des études indispensables sur le circuit d’accueil dans la cathédrale et l’aménagement intérieur, au regard des besoins propres pour l’accueil des fidèles, touristes, pèlerins, visiteurs (13 millions d’entrées gratuites – et qui devront le rester – chaque année).
  • La sûreté et la sécurité relevant de la responsabilité du diocèse de Paris.

Il inclura en outre, selon les possibilités d’implantation locale :

  • Des projets destinés à des personnes en difficulté sociale, conformément à la tradition des bâtisseurs de cathédrale des siècles passés.  C’est, pour l’Eglise, une priorité indissociable de l’histoire de l’édifice.

Dans une partie des surfaces inoccupées de l’Hôtel-Dieu, dépendant de l’AP/HP,pourraient se tenir plusieurs activités qui doivent se prolonger pendant les travaux. La cathédrale a besoin de se redéployer. Des travaux seront indispensables et les coûts à assumer aussi. Les besoins s’étalant nécessairement sur plusieurs années, la Fondation Notre Dame devra être en mesure de pouvoir y répondre, la cathédrale n’ayant plus aucune ressource propre. Le montant des travaux n’est pas encore chiffré mais les besoins sont considérables.

Dès que cela sera possible, Mgr Aupetit célébrera une messe dans la cathédrale. Pour des raisons de sécurité évidentes, le public ne pourra s’y associer qu’en intention. La chaîne KTO devrait pouvoir retransmettre l’office accessible à tous (en clair et sur le net). Des offices célébrés à proximité sont espérés par beaucoup de personnes et le diocèse de Paris s’efforce de trouver des solutions qui garantissent recueillement et sécurité.

Le portrait-robot de l’homophobe a été caviardé

De Franck Deletraz dans Présent :

[…] Témoin, cette étude publiée lundi par l’Ifop et la Fondation Jasmin Roy-Sophie Desmarais, qui réussit le tour de force de dresser un « portrait-robot » très détaillé des auteurs d’actes « homophobes », en excluant ces deux facteurs pourtant capitaux que sont leur origine et leur religion.

Réalisé bien sûr en partenariat avec la Fondation (socialiste) Jean-Jaurès et la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, ce sondage, effectué auprès de 1 229 personnes homosexuelles, bisexuelles et « transgenres » disant avoir été victimes d’actes « homophobes », nous apprend ainsi que les agresseurs sont dans la plupart des cas des hommes jeunes (78 %), âgés de moins de 30 ans (75 %), « à la force physique développée », « au comportement agressif » et agissant au sein d’un groupe (61 %) « dont un ou plusieurs éléments passent à l’acte » (21 % ont été « roués de coups par plusieurs personnes en même temps »). Tiens, tiens ! Ceux qui, comme nous, ont pris l’habitude de lire entre les lignes, et épluchent régulièrement la rubrique des faits divers, se seront sûrement déjà fait une petite idée des personnes concernées…

Pour affiner ce portrait-robot, déjà très « parlant » mais incomplet, on aurait apprécié que les auteurs de ce sondage interrogent les victimes sur ces deux facteurs pourtant majeurs que sont la religion (supposée ou revendiquée) de leurs agresseurs et leur origine ethnique. Mais, cette idée étant bien sûr politiquement incorrecte, et risquant surtout d’obtenir l’effet inverse de celui recherché, les sondeurs se sont bornés à inviter les victimes à répondre librement à une question ouverte sur les caractéristiques physiques de leur agresseur. Une question à laquelle, se félicitent-ils, « moins de 10 % des personnes interrogées ont mentionné la couleur de peau et les caractéristiques ethniques de leur assaillant ». Et Flora Bolter, codirectrice de l’Observatoire LGBT+ de la Fondation Jean-Jaurès, de s’emballer alors : « Ces descriptions vont à rebours d’un discours complètement délirant, qui a cours aujourd’hui, tendant à faire croire que les agressions seraient le fait de groupes ethniques spécifiques » !

Pourtant, en y regardant de plus près, on s’aperçoit que si 4 % des victimes se souviennent d’une personne « blanche », 6 % d’une personne « maghrébine », et 2 % d’une personne « noire », 41 % d’entre elles, atteintes d’un curieux trou de mémoire, déclarent « ne pas se souvenir des caractéristiques physiques de leur agresseur ». Enfin, on notera quand même ce discret commentaire de l’Ifop indiquant que ces résultats « n’invalident pas les données de précédentes enquêtes qui avaient pu mettre en perspective la moindre acceptation de l’homosexualité chez les personnes de confession musulmane »

L’homophobie est un prétexte pour dérouler la propagande LGBT dans tous les milieux. L’Education nationale envisage le lancement d’une campagne contre l’homophobie et la transphobie vendredi, en direction des jeunes collégiens et lycéens, mettant en avant des témoignages via des vidéos de jeunes gay, bi trans, etc “influents” sur les réseaux sociaux. Le ministère sera particulièrement attentif aux réactions en ligne à cette campagne. Le totalitarisme LGBT avance.

Loi Taubira : Victoire en appel pour Marie-Claude Bompard

Le maire de Bollène était poursuivi par une association LGBT pour avoir refusé de célébrer une parodie de mariage (en 2013 !) :

Sentiment de satisfaction ce mardi au sortir de l’audience pour Me Blanc, le conseil chargé de représenter le maire Ligue du sud de Bollène, Marie-Claude Bompard, dans l’affaire l’opposant à l’association Mousse de lutte contre les discriminations envers les homosexuels. La cour d’appel de Nîmes a rendu un arrêt dans la même veine que le jugement de la juridiction du premier degré, le tribunal de Carpentras, estimant la plainte déposée par l’association comme étant irrecevable.

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