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Les collusions dans le secteur de l’éolien

Jeudi dernier, Fabien Bouglé, lanceur d’alerte sur la corruption dans l’éolien était entendu par la commission d’enquête sur les énergies renouvelables de l’Assemblée Nationale.

Pendant plus d’une heure Fabien Bouglé a échangé avec le rapporteur LREM de la commission d’enquête parlementaire sur les dangers de la corruption et des collusions dans le secteur de l’éolien.

Financez un bâtiment pour le Collège Bienheureux Charles de Foucauld

Le Collège Bienheureux Charles de Foucauld de Versailles lance une opération de prêt de 350.000 € car sa vitalité impose des agrandissements. Il s’agit d’un prêt rémunéré sur 6 ans. Le Collège bénéficie du soutien du Crédit Agricole qui finance l’opération à hauteur de 1,6 M€. Cette campagne est ouverte à tout investisseur, personne morale (entreprise, association, fondation…) comme physique.

L’ouverture du collège a eu lieu en septembre 2014. Les deux premières années scolaires ont pu démontrer d’une part la qualité pédagogique de l’enseignement dispensé et d’autre part la robustesse de l’association appuyée par la présence de nombreux donateurs (environ 200) qui ont apporté leur soutien. L’établissement permet de répondre à une forte demande des familles soucieuses de donner à leurs enfants une instruction classique assise sur des méthodes pédagogiques traditionnelles. Les classes de 4ème et 3ème ont été ouvertes en 2016 et 2017.

Il s’agit de créer une troisième aile aux bâtiments actuels sur 3 niveaux correspondant à une surface développée de 790 m2 ainsi que la construction, notamment pour des raisons administratives règlementaires, de parkings en sous-sol (360 m2). Prix de construction : 1.500.000 € + frais d’architectes, d’études soit un total d’environ 1.900.000 € TTC.

L’établissement a, depuis l’origine, relevé avec succès tous les défis financiers qui se présentaient à lui en levant les capitaux indispensables au regard de la croissance rencontrée.

Le Crédit Agricole a déjà donné son accord de prêt pour un montant de 1.600 K€. Le financement via Credofunding vise à compléter l’opération à hauteur de 350 K€.

Les raisons de prêter à ce projet :

  1. Vous donnez du sens à votre épargne en permettant l’agrandissement de cet établissement.
  2. L’établissement, en tant qu’école et collège libre, ne reçoit aucune aide du budget de l’Etat.
  3. L’établissement est soutenu par un prêt de 1,6 M€ du Crédit Agricole.
  4. Vous permettez à ces enfants de recevoir une instruction cohérente avec l’éducation reçue à la maison.
  • Taux d’intérêt annuel brut : communiqué après inscription sur le site
  • Durée du prêt : 6 ans à compter de la mise à disposition des fonds. Remboursement annuel du capital. Paiement annuel des intérêts

Vous pouvez souscrire à ce prêt via le lien https://www.credofunding.fr/fr/college-bcdf.

“Végétatif” ? Pour aucune catégorie de patients, on ne peut parler d’état «permanent», «persistant» ou «irréversible»

Benoît-et-moi a traduit article très intéressant publié le 26 mai dans le quotidien des évêques italiens Avvenire. C’est l’entretien d’un neuroscientifique anglais de renommée internationale, Adrian Owen, athée, qui explique comment il parvient à établir un dialogue avec les patients dits “en état végétatif” (lui-même récuse formellement cette qualification, et s’en explique):

Cela a-t-il encore un sens de parler d’état végétatif?

Absolument pas. Pour aucune catégorie de patients, je ne peux parler d’état «permanent», «persistant» ou «irréversible», la situation fluctue. Au cours des dix dernières années, nous avons fait de grands progrès, grâce à l’IRMF, le neurologue peut aujourd’hui lire dans l’esprit des patients qui conservent des traces de réactivité, et le changement historique sera le retour du choix dans les mains du patient: dans les cas où une activité cérébrale même minime est détectée, il pourra s’exprimer sur sa santé mais aussi sur ses autres désirs. Les différents interprètes – conjoints, médecins, juges – ne peuvent pas savoir quelle est sa véritable volonté actuelle.

Avez-vous déjà demandé à ces patients s’ils apprécient leur vie?

Je n’ai posé la question qu’au premier avec lequel j’ai communiqué, mais c’était la seule question qui n’a pas eu un oui ou un non clair: ce n’est pas une question minime, la réponse peut être “oui à condition que vous me soulagiez de ma douleur” ou “oui à condition que je ne sois pas laissé seul“… J’ai décidé de ne plus poser cette question tant que nous ne disposerons pas d’instruments de dialogue plus précis. Mon collègue Steven Laureys, cependant, a demandé aux personnes atteintes du Locked-in syndrome (apparemment inconscientes, elles ne font que bouger leurs paupières) et les résultats montrent que leur qualité de vie est considérée satisfaisante.

Avez-vous plus de chance de vous réveiller dans la famille qu’à l’hôpital?

L’environnement familial stimule la conscience de ces personnes et est une source de grande énergie: qu’elles soient à la maison ou à l’hôpital, tous ceux qui se sont réveillés avaient une présence très forte de leurs proches à leurs côtés.

Comment réagissent les membres de la famille lorsque votre équipe peut dialoguer avec leurs proches, qui étaient auparavant considérés comme inconscients?

Ils nous demandent de leur communiquer ce qui s’est passé après l’accident ou l’anévrisme, la naissance d’un petit-enfant, un mariage… Les questions que nous posons, en revanche, servent à sonder scientifiquement leur réactivité et à améliorer leur vie: s’ils veulent entendre de la musique ou voir du rugby, s’ils se sentent en sécurité, s’ils ont mal, s’ils se souviennent de l’accident.

En ces temps de dérive euthanasique, ce sont des découvertes très importantes du point de vue éthique…

Sans aucun doute. Nous savons maintenant qu’il n’y a pas de catégories fixes, comme l’écrivent les journaux, mais des états variables aux évolutions imprévisibles.

Vers un totalitarisme français, laïque et républicain ?

D’un lecteur, Thomas Jane :

« La laïcité républicaine, c’est la loi au-dessus de la foi », soutenait fin juin Valérie Pécresse dans les colonnes du Figaro (26/06/2019).

Et la grande consultation des Républicains propose en son Principe 9 :

« La laïcité est pour nous un principe essentiel de tolérance et d’exigence, dont nous sommes les défenseurs intransigeants. En effet, aucune loi religieuse ne peut et ne pourra jamais être supérieure aux lois de la République. »

Bruno Retailleau a d’ailleurs signalé dans un entretien qu’il entend défendre un projet de loi en ce sens.

Or de quoi parle-t-on ?

La constitution de 1958 déclare que « La France est une République [… qui] respecte toutes les croyances. »

La Déclaration de 1789, à laquelle renvoie notre constitution, écrit que « l’Assemblée Nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre suprême, les droits suivants de l’Homme et du Citoyen » …

… et à l’article 11 : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ».

Or ce n’est pas la même chose de dire : « la foi ne peut troubler l’ordre public » et « la loi est au-dessus de la foi ».

En effet, en pratique, cela peut (éventuellement) revenir au même, nonobstant la latitude d’interprétation des exigences de l’ordre public. Mais sur le fond, c’est très différent : on passe du respect au rejet.

Cela peut éventuellement revenir au même car, en 2003, Pierre Mazeaud, alors membre du Conseil constitutionnel, relevait que « l’ordre public n’est explicitement mentionné qu’une fois dans nos textes constitutionnels. C’est [dans cet] article 11 de la Déclaration de 1789. » Cela laisse donc – malgré la rigueur et la finesse de notre système juridique – une certaine latitude d’interprétation au juge !

L’ordre public, poursuit Pierre Mazeaud, recouvre « le bon ordre, la sécurité, la salubrité et la tranquillité publique », mais « n’englobe pas, comme en matière administrative, “la dignité de la personne humaine” [!!], pour la raison que ce principe dispose d’un fondement spécifique dans le Préambule de la Constitution de 1946 [Ouf !!]. »

Pierre Mazeaud précise encore : l’ordre public se distingue de l’intérêt général, en « ce qu’il résulte d’une construction jurisprudentielle tendant à assurer la garantie effective de droits et principes constitutionnels », car, selon la jurisprudence du Conseil, « la prévention des atteintes à l’ordre public est nécessaire à la sauvegarde de droits de valeur constitutionnelle ».

On mesure alors mieux ce que pourrait représenter l’inscription d’un « droit constitutionnel » à l’avortement (ou plus tard, pourquoi pas ? à l’euthanasie, à la PMA, ou à la GPA). Y aurait-il en République, ou plutôt dans notre si particulière République française qui n’en est qu’une réalisation parmi d’autres, y aurait-il place à l’objection de conscience face à un « droit constitutionnel » ?

En outre, sur le plan des principes, ces deux idées (« la foi ne peut troubler l’ordre public » et « la loi est au-dessus de la foi ») reposent sur des bases radicalement différentes.

L’Observatoire de la laïcité, dans un texte de 2017 cité par le Ministère de l’Intérieur, avait déjà amorcé le saut d’une vision à l’autre :

« Aucune religion ne peut imposer ses prescriptions à la République. Aucun principe religieux ne peut conduire à ne pas respecter la loi. »

Le Ministère de la Santé et des Affaires sociales, suite à une commande de 2015 de Marisol Touraine et Ségolène Neuville, renvoie quant à lui au rapport de Michel Thierry, « Valeurs républicaines, laïcité et prévention des dérives radicales dans le champ du travail social », selon lequel « il ne peut y avoir de loi divine, de morale ou de “droit naturel” d’origine religieuse supérieurs aux lois civiles de la République ».

L’Observatoire de la laïcité présentait la même « évidence », non pas simplement d’un ordre sans-Dieu mais en réalité d’un ordre contre-Dieu (comme tous les papes depuis deux siècles l’ont annoncé et dénoncé) :

« La laïcité en France est fondée sur le même principe que la démocratie : les deux récusent qu’un fondement surnaturel puisse ou doive légitimer l’ordre politique, fondé sur la seule souveraineté du peuple des citoyens. »

Vous l’avez bien lu : il ne s’agit pas de donner un fondement naturel, mais de récuser tout fondement surnaturel.

Alors certes, l’Observatoire de la laïcité peut écrire :

« La liberté de croire ne peut en rien être limitée. La liberté de pensée dont découle la liberté de conscience comporte celle de critiquer toute idée, opinion ou croyance, sous les seules limitations légales de la liberté d’expression. La liberté d’expression des convictions religieuses peut, elle, être limitée pour garantir le respect de l’ordre public, dans les conditions définies par la loi (cf. première partie de ladite note). Le principe doit toutefois demeurer la liberté et les limitations l’exception, compte tenu des principes constitutionnels au fondement de notre République et des engagements internationaux de la France, avec lesquels ces restrictions légales doivent être compatibles. »

Mais :

  1. On récuse tout discours d’inspiration religieuse : chrétien ?, juif ?, musulman ?, grec ? (le serment d’Hippocrate !), et pourquoi pas théiste ? (Notre Déclaration de 1789 sous les auspices de l’Être suprême !) – et ce faisant, veut-on interdire toute réflexion rationnelle approfondie portée, soutenue, creusée, et affinée par une intuition spirituelle ?
  2. On ne reconnaît d’autre fondement (y compris philosophique) à l’ordre politique que « la seule souveraineté du peuple des citoyens » – mais la philosophie politique connaît depuis toujours les problématiques complexes liées à la « souveraineté du peuple » : est-elle absolue, réelle, totale, auto-éclairée, et même suffisante ?
  3. On renvoie aux « engagements internationaux de la France » … mais n’ont-ils pas été écartés ces derniers jours pour « régler » avec efficacité le cas de Monsieur Vincent Lambert ?
  4. On érige en absolu la « loi républicaine » du jour, résultant du jeu des institutions politiques, des rapports de force, des intérêts (notamment économiques), des courants de pensée, des modes, et même des émotions du moment. S’agirait-il donc d’instaurer une dictature totalitaire de la loi votée ?

Or oui, après tout, pourquoi cette loi d’aujourd’hui serait-elle un absolu, et non celle d’hier, ou celle de demain ?

Pourquoi, par exemple, la France adhère-t-elle à la Déclaration universelle des Droits de l’homme, et non à la Déclaration islamique universelle des Droits de l’homme (qui se situe dans le cadre du Coran, de la Sunna, et de la Charia) ?

Est-ce pour une simple raison culturelle (nous reconnaissons la Charte formulée selon nos cadres culturels propres) ?

Est-ce pour une simple raison « électorale » (nous reconnaissons la Charte dans laquelle se reconnaissent la majorité des citoyens) ?

Est-ce pour des raisons de fond, pour des raisons et des objections rationnelles ? – Par exemple, parce que nous pensons fondés réellement dans une nature humaine fondamentalement objet d’intelligibilité et de rationalité (et non fruit du seul hasard et de la nécessité, ni du projet de l’homme sur l’homme, ou du projet du peuple sur le peuple), les notions d’égalité de tous les hommes entre eux, quels que soient leur sexe, leur religion, leurs opinions philosophiques et politiques, leur état de développement ou d’altération organiques ou psychiques, et même si on veut le préciser, leur « genre », ou leur « orientation sexuelle » ?

Inversement, serait-il légitime de protester si une majorité votait un jour par acclamation des lois, par exemple sur le drapeau de la République, la citoyenneté de la République, la protection de la laïcité et de l’honneur républicains, ou encore la restauration de la fonction publique et la réglementation de l’accès au barreau – dans la ligne de celles qui ont été prises à Nuremberg en 1935, mais qui ne viseraient pas les mêmes « crimes » ?

Alors, si l’on examine de façon rationnelle, critique, et dépassionnée, ces questions ouvertes – mais alors seulement ! –  les autres principes proposés par l’Observatoire de la laïcité, nos Ministères, et nos partis, pourront recevoir un sens véritable – par exemple ci-après, la formulation des Républicains – et constituer la base d’une véritable France de liberté, égalité, fraternité.

Principe 3

La dignité humaine n’est pas négociable.
Toute personne humaine a un droit imprescriptible au respect.
Les libertés fondamentales – liberté d’aller et venir, d’opinion, de pensée… – doivent être préservées et respectées.
Elles sont l’honneur de notre pays et font la singularité d’un humanisme moderne.

Principe 4

Nous voulons une démocratie moderne et apaisée.
Elle doit favoriser la culture du débat public et impliquer davantage le citoyen dans les décisions qui le concernent.

Nous refusons tout dogmatisme, toute pensée unique et tout extrémisme.
Nous voulons une société de liberté et de responsabilité qui accepte la diversité des opinions et des idées.

La France est colonisée

Six mois de prison ferme ont été requis jeudi dernier contre trois militants de Génération Identitaire car ils voulaient empêcher une immigration illégale.

Pendant ce temps :

  • Jeudi soir, le drapeau français a été remplacé par le drapeau algérien à Tours
  • des magasins ont été pillés à Paris par des supporteurs algériens
  • une femme est morte à Montpellier, renversée par un Algérien
  • des immigrés clandestins ont occupé le Panthéon

  • Hier soir, 250 supporters algériens ont été interpellés (en France)
  • Hier soir, la place de l’Etoile à Paris a été envahie par des Algériens (mais où sont les LBD ?) :

Bras de fer américano-russe autour des S-400 livrés à la Turquie

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

En septembre 2017, les Turcs ont signé avec la Russie l’acquisition de missiles antiaériens S-400. Le montant du marché était de 2,5 milliards de dollars et il devrait trouver sa conclusion dans les prochains jours. Les médias turcs ont, en effet, annoncé l’imminence de la livraison, ce qu’Erdoğan a confirmé : « Les S-400 arriveront par avion. Ne me demandez pas la date. »

Les Américains sont, naturellement, très en colère et multiplient les pressions sur la Turquie pour la contraindre de renoncer à cette acquisition de haute valeur symbolique. Le Congrès prépare des sanctions économiques, les pilotes turcs ne peuvent déjà plus s’entraîner sur les bases américaines et la Turquie sera exclue du programme de construction de la dernière génération des chasseurs furtifs américains, les F-35.

Les pressions sont très fortes car une telle acquisition auprès du concurrent russe (ennemi, même, pour le Congrès) représenterait un tournant spectaculaire dans la diplomatie turque. La Turquie est un pilier fondamental de l’OTAN depuis son adhésion en 1952. Les Américains y ont plusieurs bases qui ont beaucoup servi lors des agressions contre l’Irak et la Serbie. Au-delà du symbole, il y a aussi un problème de sécurité : les Américains craignent que les radars des S-400, très performants, puissent percer les secrets du F-35. Une aubaine pour les Russes.

Les Américains ont donc donné jusqu’au 31 juillet à la Turquie pour qu’elle renonce à l’installation, sur son sol, des S-400 russes.

Trump, comme d’habitude, souffle le chaud et le froid. Il tempête un jour et minimise le lendemain. À Osaka, lors de la récente réunion du G20, Trump et Erdoğan ont discuté de tout cela et le président américain s’est montré confiant sur une solution apaisée. Erdoğan n’a pas vraiment confirmé mais il s’est dit certain de ne pas subir de sanctions. Celles-ci seraient particulièrement malvenues alors que l’économie turque souffre beaucoup. La lassitude s’est emparée de la population et cela a coûté la mairie d’Istamboul au parti d’Erdoğan.

Ce dernier prend donc des risques, mais c’est une façon de faire payer aux Américains leur attitude de ces dernières années, et avant tout le soutien aux Kurdes. Le Pentagone s’est appuyé sur les combattants kurdes en Syrie (leur seul allié) pour être les fantassins de la lutte contre Daech. Les Kurdes en ont profité pour développer une autonomie sans précédent dans le nord de la Syrie, sous protection de l’armée américaine. Cela a, bien sûr, provoqué l’ire d’Erdoğan, pour qui la lutte contre les Kurdes est une priorité absolue. De plus, lors de la tentative de coup d’État contre le pouvoir turc en juillet 2016, c’est la Russie qui a alerté Erdoğan, tandis que les États-Unis l’appelaient au respect des droits de l’homme… Cela non plus n’a pas été oublié.

En position de force, Poutine ne dit rien. Les prochains jours seront décisifs, mais si les Turcs vont jusqu’au bout, ce serait un tournant important dans le jeu des alliances.

Ils y pensent tous les matins

Après Libération, c’est BFM qui se pose la question de l’héritier légitime du trône de France. A croire qu’Emmanuel Macron a perdu toute légitimité, et que nos journalistes ont perdu leur foi en la république…

Pour certains fervents défenseurs de la monarchie, la France a toujours un roi. Même deux. Alors que depuis 1870, le pays est une République et n’a plus été dirigé par un roi ou un empereur, deux camps se livrent bataille. Et les deux revendiquent la couronne.

Il y a d’abord le camp légitimiste avec Louis-Alphonse de Bourbon, qui porte le titre de duc d’Anjou et surnommé par ses admirateurs Louis XX. En appliquant une lecture stricte de la loi salique -qui fixe l’ordre de succession par primogéniture mâle- il serait roi de France. Car si l’on regarde de plus près l’arbre généalogique de la famille royale, il est le descendant direct de Louis XIV, fils aîné de Louis XIII. Louis-Alphonse de Bourbon incarne la branche espagnole des Bourbons: banquier de profession, il vit en Espagne. Carambolage de l’histoire: s’il est l’arrière-petit-fils du roi d’Espagne Alphonse XIII, il est aussi celui de Franco. Car son père s’était marié avec la fille unique du Caudillo. “Plus jeune, sa ressemblance avec Franco était frappante”, remarque pour BFMTV.com Éric Mension-Rigau, professeur d’histoire à l’université Paris-Sorbonne et spécialiste de l’aristocratie. Cousin du roi actuel Felipe VI, il pourrait même avoir des prétentions de l’autre côté des Pyrénées. Car son grand-père a dû renoncer au trône, cédant ainsi sa place à son frère cadet, dont le fils Juan Carlos a été choisi par Franco pour porter la couronne. “Son grand-père, en plus d’être devenu sourd-muet à la suite d’une opération, n’a pas fait un beau mariage dans une Espagne à l’époque très regardante”, ajoute pour BFMTV.com Philippe Delorme, historien et spécialiste des dynasties royales. Pourtant, Louis-Alphonse de Bourbon n’a aucune légitimité à revendiquer le trône de France. En 1713, son aïeul le roi d’Espagne Philippe V -qui n’est autre que le petit-fils de Louis XIV- signe le traité d’Utrecht et renonce à ses droits sur la couronne de France. Ce qui donne naissance à la dynastie des Bourbons d’Espagne. Un argument de taille pour ses adversaires.

Ces derniers lui préfèrent Jean d’Orléans, qui porte le titre honorifique de comte de Paris. Son ancêtre n’est autre que le dernier occupant du trône, Louis-Philippe 1er, lors de la monarchie de juillet entre 1830 et 1848. S’il est bien lui aussi un descendant de Louis XIII, il s’inscrit en revanche dans la branche du frère cadet de Louis XIV, et ne pourrait donc, selon ses opposants, prétendre à la couronne en vertu de la loi salique. Jean d’Orléans est le fils d’Henri, mort le 21 janvier dernier, symboliquement le jour anniversaire de la décapitation de Louis XVI lors de la Révolution. Décapitation votée en 1792 par le cousin du roi, Louis-Philippe d’Orléans -ancêtre de Jean d’Orléans- devenu Philippe Égalité à la Révolution. Une trahison que certains royalistes n’oublient pas. “Pour la famille d’Orléans, il y a une grosse tache, c’est le régicide”, poursuit Éric Mension-Rigau, auteur de Enquête sur la noblesse. La permanence aristocratique. Mais pour Philippe Delorme, il y a prescription: “Jean d’Orléans n’est pas considéré comme responsable des fautes de ses ancêtres. C’est effacé depuis longtemps. Même à la Restauration, les rois ont considéré Louis-Philippe d’Orléans comme le premier prince de sang.”

Un schisme avant tout politique. Car jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, un consensus se dessinait autour d’Henri d’Orléans. “Mais la haine de certains royalistes qui lui reprochaient de ne pas être pétainiste, de ne pas soutenir l’OAS ou l’Algérie française et l’ont ensuite désavoué pour son gaullisme les a poussés à se trouver un nouveau champion dans la branche des Bourbons”, précise Philippe Delorme, auteur du Dictionnaire insolite des dynasties du monde. Ce que confirme Éric Mension-Rigau. “Henri d’Orléans était un homme de gauche, il a soutenu François Mitterrand. Il incarnait une vision moderne de la monarchie. La branche Bourbon s’est alors imposée en jouant la carte de la tradition, catholique et bien à droite.”

Pourtant, Jean d’Orléans et Louis-Alphonse de Bourbon font tous deux partie de la grande famille des Capétiens, “sans doute l’une des plus vieilles au monde” qui ont régné plus de 800 ans sur la France, pointe Philippe Delorme, pour qui les deux hommes représentent “l’héritage historique et la mémoire de la France”.

Voulons-nous donner une chance à la paix ?

Voici l’homélie prononcée par le chanoine Denis (icrsp), hier, en clôture de l’université d’été de Renaissance catholique, sur le thème Révoltes, Révolutions, Contre-révolutions !

C’est arrivé un 15 juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 15 juillet : saints du jour français ou en France.
    • St Gombert, chorévèque († VIII s.)

Au monastère d’Ansbach en Franconie, au VIIIe siècle, saint Gombert, chorévêque, qui établit cette maison religieuse dans sa propriété.

  • Bx Michel-Bernard Marchand, prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Michel-Bernard Marchand, prêtre de Rouen et martyr. Pendant la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau négrier et mourut de maladie.

  • Bse Anne-Marie Javouhey, vierge et fondatrice de la Congrégation : « Sœurs de Saint-Joseph de Cluny » († 1851)

Anne-Marie Javouhey naît à Jallanges (en Bourgogne, France). Dès 15 ans, elle se mit à soigner les malades et à instruire les enfants de son village. Pendant la Révolution, elle aidait les prêtres réfractaires en leur donnant des caches.

À 19 ans, elle veut être religieuse, mais ses essais restant infructueux, elle décida de créer une école à Châlons-sur-Saône avec ses trois sœurs. Dans le même temps, elle fonde une congrégation qu’elle nommera « Sœurs de Saint-Joseph de Cluny ».

Elle établira plusieurs fondations en France mais s’intéressera très vite aux missions et orientera sa congrégation dans ce sens, en faisant ainsi le premier ordre de femmes missionnaires. Elle enverra ses religieuses au Sénégal, en Guyane, dans les Antilles… Là, ses sœurs créeront des écoles et enseigneront aux esclaves, l’agriculture, l’économie, etc. les préparant déjà à leur liberté.

Elle meurt à Paris le 15 juillet 1851 et est béatifiée par le vénérable Pie XII en 1950.

  • le 15 juillet 1024 : intronisation du pape Jean XIX.
  • le 15 juillet 1575 : l’ordre des Oratoriens confirmé par le pape.

L’ordre des Oratoriens, appelé également l’Oratoire de l’amour divin, est fondé par Philippe Néri, à Rome, au XVIe siècle. Il s’agit d’une société de vie apostolique catholique, dont l’objectif est d’œuvrer à la sanctification de ses membres ainsi qu’à celle de son prochain, par l’enseignement et la prédication. Le pape Grégoire XIII érige de manière canonique cet ordre, le 15 juillet 1575 ; dont la règle est approuvée en 1612 par Paul V.

  • le 15 juillet 1588 : édit d’Union entre le Roi Henri III et la sainte Ligue catholique.

Par ce traité, signé à Rouen, le Roi s’engage à respecter les lois fondamentales du Royaume, entre autres la loi de catholicité, qui interdit à un prince non catholique l’accès au trône de France. Henri, duc de Guise, dit le Balafré, lieutenant général des armées du royaume aurait hérité l’héritier du Royaume si le prince de Navarre ne s’était pas converti.

  • le 15 juillet 1620 : Louis XIII reçoit des mains des échevins les clés de la ville et entre solennellement dans Caen.
  • le 15 juillet 1789 : Jean Sylvain Bailly est nommé maire de la Commune de Paris.

Jean Sylvain Bailly, naît le 15 septembre 1736 à Paris et y meurt guillotiné le 12 novembre 1793. C’est un mathématicien, astronome, littérateur et homme politique français. Il est le premier maire de Paris. Appelé à témoigner lors du procès de Marie-Antoinette, il refuse de le faire à charge et dépose en sa faveur, ce qui le conduit à sa perte. C’est aussi lui qui fait tirer sur la foule le 17 juillet 1791, au Champ de Mars.

  • le 15 juillet 1796 : fin de la Guerre de Vendée.

Après l’exécution des derniers généraux de l’armée Royale Catholique, Charette et Stofflet, le Directoire annonce la fin des troubles dans l’ouest. La région, victime d’un génocide, toujours pas reconnu par le régime républicain français, met de nombreuses années à s’en remettre. La tentative de soulèvement en 1800 échoue, car la liberté religieuse est, de fait, reconnue par Paris.

L’holocauste Vendéen, dû à la fin des libertés religieuses, aura fait 117 000 morts/815 000 habitants ; 10 000 maisons détruites sur 50 000 existantes selon Reynald Sécher dans Le génocide franco-français, la Vendée Vengée, 600 000 Français selon une lettre du général Hoche au ministre de l’Intérieur en date du 2 février 1796. Il faut attendre Louis-Philippe pour que se mette en œuvre une nouvelle version de l’histoire, qui devient la version officielle jusqu’à notre époque. On a attendu la disparition du plus grand nombre de témoins pour persuader le bon public que les criminels révolutionnaires étaient des philanthropes. Et comme aujourd’hui, il est impossible de faire disparaître ou d’expliquer le crime, on préfère le nier et le banaliser. Le mémoricide d’aujourd’hui vient achever le génocide.

  • 15 juillet 1801: nouveau Concordat entre l’état français et l’Eglise catholique.

Le Concordat du 16 juillet 1801, négocié par l’abbé Bernier met fin à « une guerre de Géants », expression de Napoléon, qui affirme par ailleurs « qu’il aurait été fier d’être Vendéen ». Avec cet accord, la paix revient en France ; les paysans retrouvent leurs bons prêtres, Bonaparte suspend les levées d’hommes et la chouannerie perd toute assise populaire: il ne lui reste que la solution du putsch ou de l’attentat pour faire disparaître l’usurpateur. Mais Cadoudal est guillotiné le 25 juin 1804, voir la chronique du jour.

Le texte déclare la religion catholique “religion de la grande majorité des citoyens français” et abolit la loi de 1795 séparant l’Église de l’État. En contrepartie, le Saint-Siège reconnaît le Consulat et accepte que les évêques soient nommés par le Premier consul, Napoléon Bonaparte. La signature du Concordat met fin à 10 ans de guerre civile, mais pas aux luttes entre le Vatican et la France. Elle assure le retour de la paix religieuse dans le pays. Le Concordat est promulgué le 8 avril 1802 et Pie VII assiste au sacre de Napoléon en 1804.

  • le 15 juillet 1869 : brevet de la margarine.

Le chimiste français Hippolyte Mège-Mauriés remporte le concours lancé par Napoléon III pour trouver un produit de substitution au beurre. Il dépose le brevet de son invention, faite à partir d’huiles et de graisses végétales. Il a ainsi mis au point l’oléomargarine baptisée simplement “margarine” du nom grec “margaritari” signifiant “perle”. La margarine est au départ destinée à la marine française.

  • le 15 juillet 1918 : seconde Victoire de la Marne.

Quatre ans après le miracle de la Marne, commence la seconde bataille de la Marne qui dure du 15 au 20 juillet 1918, et cause 200 000 pertes humaines. Il est indispensable de rappeler que le 9 juillet le Généralissime Foch avec tout son Etat-major a consacré l’armée française et les armées alliées au Sacré-Cœur de Jésus et a entamé une neuvaine qui s’achève le 18 (voir les chroniques de ces deux jours).

Le 21 mars 1918, Ludendorff a déclenché l’Opération Michael contre les forces françaises et britanniques (cf. la chronique du jour). Il s’agit d’une série d’opérations localisées entre la Champagne et les Flandres. Les alliés sont enfoncés partout et Foch, pour combler les brèches, est obligé d’annuler son offensive avec les troupes françaises. Cherchant à atteindre Paris Ludendorff lance une énorme offensive : c’est l’Opération Friedensturm («assaut pour la Paix»).

Les reconnaissances aériennes, qui repèrent les ponts jetés sur la Marne, enlèvent l’effet de surprise aux Allemands. Les Allemands ne percent nulle part ; pire la contre offensive de Foch menée par la Xe Armée française du fougueux général Mangin enfonce le front allemand dès le 18 juillet 1918, sur une ligne de 55 km, allant de Bouresches à Pernant, les généraux Mangin et Degoutte déclenchent une formidable préparation d’artillerie suivie d’attaque de près de 500 chars d’assaut FT-7. A midi les Français ont conquis 10 Km de profondeur sur toute la largeur du front d’attaque.

Le 19 juillet à 4h00, même technique et mêmes résultats ; le 20 tous les Allemands ont repassé la Marne. Château-Thierry est délivrée et 20 000 prisonniers allemands sont capturés ainsi que 400 canons et 3 300 mitrailleuses. 5 000 Français sont tombés. La fin du mois sert à stabiliser le front grâce à divers manœuvres d’envergure. Le 8 août 1918 est jour surnommé « Jour de Deuil dans l’Armée Allemande».

A la rencontre de l’abbaye de Novy Dur, l’unique abbaye trappiste tchèque

Avez-vous déjà entendu parler de l’abbaye de Nový Dvůr, en République tchèque ? Elle est l’une des filles de l’abbaye trappiste de Sept-Fons, en Bourgogne. Ce monastère dynamique rayonne par la jeunesse de ses membres, et ne manque de susciter la curiosité dans une région durement marquée par l’athéisme au XXe. Construite dans une ancienne ferme, les moines y travaillent la terre et élèvent des moutons, mais réalisent aussi d’excellentes moutardes. Divine Box vous en dit plus juste en dessous !


Ci-dessus, les moines de Nový Dvůr chantent l’office dans leur toute nouvelle église, construite au début des années 2000 — Divine Box

Novy Dvur, une fondation française

L’abbaye de Nový Dvůr est une abbaye trappiste qui fut fondée en 2002 dans l’ouest de la République tchèque, à quarante kilomètres de l’Allemagne. Mais c’est en France que tout commence, en août 1991. L’abbaye bourguignonne de Sept-Fons ouvre alors ses portes à six jeunes Tchèques. On est en effet juste après la chute du rideau de fer, et beaucoup de jeunes en recherche de foi décident de rentrer au noviciat en France. L’abbaye de Sept-Fons accueillera ainsi en quelques années une vingtaine de jeunes tchèques.
Ce petit groupe restera pendant dix ans, le temps de sa formation, auprès des moines français, puis retournera s’installer en République Tchèque dans une ancienne ferme, rachetée en 1999 par l’abbaye de Sept-Fons. Cet ancien bâtiment et son immense domaine datent de 1760. Mais parce qu’il fut laissé à l’abandon pendant de très nombreuses années, les moines doivent se lancer dans de grand travaux de modernisation. C’est ainsi dans l’ancienne écurie qu’ils vont par exemple installer l’hôtellerie ! En seulement deux ans, les travaux sont terminés et l’inauguration a lieu en 2002. Le monastère prend alors le nom de « Nový Dvůr », soit en français : la Cour-Neuve. Le complexe est en effet un ensemble de cours et de bergeries, qui faisait autrefois partie de l’abbaye des Prémontrés de Tepla. En décembre 2011, le nouveau prieuré est élevé au rang d’abbaye.
Aujourd’hui, la communauté compte une trentaine de jeunes frères : en 2000, la moitié d’entre eux n’avaient même pas 20 ans ! Le père abbé est français, ce qui aide les moines à conserver des relations privilégiées avec l’abbaye de Sept-Fons.

Aujourd’hui, la communauté compte une trentaine de jeunes frères – Divine Box

À travers champs

Le quotidien des moines est rythmé par la prière et le travail, selon la règle de saint Benoît. En plus de leurs sept offices par jour (le premier est à 3h15 du matin !), ils entretiennent leurs terres et élèvent une cinquantaine de moutons. Ils s’occupent en effet du bois de leur forêt pour se chauffer écologiquement grâce à son rebut. Mais on leur a également demandé de gérer quelques forêt publiques alentours !

Grâce à leurs moutons, ils réalisent une délicieuse viande séchée d’agneau. Son élaboration s’est cependant arrêtée il y a quelques mois, pour que les frères puissent se concentrer davantage sur l’élevage, et proposer aux producteurs locaux une viande de qualité.

Les moines profitent des aménagements et des terres de l’ancienne ferme pour élèver un troupeau d’une cinquantaine de moutons – Divine Box

Prenez-en de la graine (de moutarde !)

Les moines sont aussi bien occupés dans leurs ateliers pour confectionner tout un tas de produits monastiques. Ils produisent en effet toute une gamme de produits cosmétiques, labélisés « ÉCOCERT » : un baume à lèvre, des savons, une crème pour le visage, baume réparateur… Sélection des ingrédients, conception et fabrication, les moines font tout eux-mêmes !
Côté alimentaire, ils produisent également un Nutella bio et « fait maison ». Mais leur spécialité est sans conteste la moutarde : bio à l’ancienne, bio aux olives, à la tomate etc… Il y en a pour tous les goûts ! Chacune de leur recette de moutarde est bien entendu complètement originale et inventée par leurs soins. Pour réaliser leurs moutardes, ils sélectionnent chacun des ingrédients. La plupart sont ainsi directement issus de l’agriculture biologique ! Ils broient eux-mêmes les grains de moutarde avec leur meule de pierre, puis les trempent dans du vinaigre coupé d’une eau captée directement dans la forêt environnante. Après une longue maturation de plusieurs semaines, ils mettent enfin tout en pot à la main, et le tour est joué !

La plupart des ingrédients des moutardes des moines de Nový Dvůr sont issus de l’agriculture biologique – Divine Box

Et pour goûter leurs produits ?

Grâce aux liens privilégiés qui unissent l’abbaye de Nový Dvůr à l’abbaye de Sept-Fons, leurs produits issus de l’artisanat monastique sont facilement disponibles en France. Notamment à la boutique de l’abbaye de Sept-Fons, à Dompierre-sur-Besbre. Ou encore sur la boutique en ligne de Divine Box, en cliquant juste ici !

Le Puy du Fou remet 300 000 € pour la restauration de Notre-Dame de Paris

Suite à la soirée spéciale consacrée à Notre-Dame de Paris du 7 juin dernier, le Puy du Fou a remis hier à Monseigneur Aupetit, Archevêque de Paris, un chèque de 300 000 € pour la reconstruction de ce symbole du Légendaire français.

 

Le père Boulad sur Terres de mission

L’abbé Pages et Guillaume de Thieulloy reçoivent, dans l’émission Terre de missions, le jésuite égyptien Henri Boulad. C’est l’occasion de parler sans langue de buis de l’islam et du dialogue Islamo-Chretiente.

Des gilets jaunes s’invitent sur les Champs-Elysées pour le 14 juillet

Ce matin, Emmanuel Macron a été longuement sifflé lors de son passage sur les Champs-Elysées :

Puis, des dizaines de personnes, dont des « gilets jaunes », ont manifesté dimanche après-midi sur les Champs-Elysées dans un face-à-face tendu avec les forces de l’ordre à l’issue du défilé militaire du 14 juillet. Un total de 175 personnes ont été interpellées en marge du défilé.

Vers 14h30, des manifestants ont investi le haut de l’avenue rouverte au public. De nombreuses barrières métalliques qui avaient été utilisées pour limiter les déplacements des spectateurs ont été mises à terre, des poubelles incendiées, conduisant les forces de l’ordre à riposter en tirant des grenades lacrymogènes.

La fondation Bettencourt-Schueller s’ingère dans les affaires de la Fondation pour l’école

Fondation pour l’école

La Fondation Espérance banlieues a été dissoute le 9 avril dernier sur décision du conseil d’administration (CA) de la Fondation pour l’école. Aujourd’hui, c’est la liquidation financière de la Fondation Espérance banlieues qui est en discussion. Curieusement, ces discussions sont menées avec l’AREB (association Réseau Espérance banlieues) qui ne semble pourtant juridiquement pas concernée.

Mais le plus grave, c’est que le poids lourd au sein de l’AREB est le secrétaire général de la puissante fondation Bettencourt-Schueller, Armand de Boissière, qui y siège en tant qu’administrateur. Or ce dernier soutient que la Fondation pour l’école n’est pas fondée à prélever, lors de la liquidation, certaines sommes que la Fondation Espérance banlieues lui doit, en vertu de la convention de création de la Fondation Espérance banlieues. Le prétexte ? La Fondation Bettencourt Schueller ne savait pas que de telles « dettes internes » grevaient les comptes de la Fondation Espérance banlieues quand elle a passé une convention de mécénat avec elle. Mais en quoi cela lui donnerait-il le droit de s’ingérer dans les affaires internes de la Fondation pour l’école, alors que le CA du premier juillet a validé le principe et même le montant de ces sommes ? Tout au plus pourrait-elle décider de dénoncer, en raison de cette prétendue découverte, sa convention de mécénat avec Espérance banlieues.  Armand de Boissière a été, dans un courriel du 3 juillet, jusqu’à menacer d’agir en justice contre la Fondation pour l’école si elle prétendait garder les sommes auxquelles la convention qui la lie à la Fondation Espérance banlieues lui donne droit… C’est pousser un peu loin la menace.

Autre raison du courroux de Boissière : que la Fondation pour l’école ait imposé à Espérance banlieues de professer ouvertement l’« anthropologie chrétienne » comme fondant la pédagogie dans les écoles qu’elle gérait. A l’en croire, cela aurait fait perdre en quelques semaines plus d’un million d’euros de dons! Plus extravagant encore, Boissière semble désormais exiger la tête d’Anne Coffinier, qui oppose, avec les équipes de la Fondation pour l’école, une forte résistance à cette OPA de la Fondation Bettencourt sur les décisions de la Fondation pour l’école. Sans doute sous cette pression, selon nos informations, Lionel Devic a menacé, lors du dernier conseil d’administration, Anne Coffinier de la licencier avant de reculer.

Souhaitons que cette séparation – qui était la moins mauvaise solution – entre la FPE et Espérance Banlieues s’achève rapidement et sereinement pour que nos amis puissent au plus vite se remettre au travail au service de la liberté scolaire.

C’est arrivé un 14 juillet…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 juillet 939 : élection du pape Etienne VIII.
  • le 14 juillet 1077 : dédicace de Bayeux.

Odon de Conteville, évêque de Bayeux et demi-frère de Guillaume Le Conquérant, consacre la nouvelle cathédrale de sa ville. La dédicace est présidée par l’archevêque de Rouen en présence de Guillaume, duc de Normandie et roi d’Angleterre. La tapisserie dite “‘de Bayeux” longue de 69 mètres est étendue dans la cathédrale. Elle a été réalisée spécialement entre 1066 et 1077 pour célébrer cet événement.

  • le 14 juillet 1099 : libération de Jérusalem par les premiers croisés.

Partis de France en 1096, à l’appel du pape Urbain II, les Croisés emmenés par Godefroy de Bouillon et le comte de Toulouse, font leur entrée dans Jérusalem. La ville est définitivement conquise le lendemain. Godefroy de Bouillon prend en charge l’administration de la ville au titre d’avoué du Saint-Sépulcre, refusant d’être roi dans la ville où mourut le Christ.

  • le 14 juillet 1223 : mort du Roi Philippe II Auguste.

Le Roi de France s’éteint à Mantes, âgé de 58 ans. Il a souhaité mourir à Paris, mais c’est en faisant route vers la capitale qu’il a rendu l’âme. Son corps est transporté à Saint-Denis, où pour la première fois un nouveau cérémonial est adopté : le Roi repose dans son cercueil à visage découvert, habillé de son manteau royal et coiffé de sa couronne. Son fils Louis VIII lui succède et est sacré le 6 août suivant.

Philippe II Auguste est l’un des plus grands Rois de France de l’époque médiévale. Souverain brave, conscient du prestige sacré de sa couronne, profondément aimé de ses Sujets, courageux et toujours à la tête son armée, il réaffirme l’autorité royale face à ses grands vassaux et autres pays européens.

Né en 1165 à Gonnesse, fils du Roi Louis VII, Philippe Auguste est associé au trône du vivant de son père, comme c’est la coutume depuis Robert II le Pieux ; il est sacré en la Cathédrale de Reims le 1er novembre 1179 et accède au trône l’année suivante. Il mène une prudente mais efficace politique d’agrandissement du Royaume. En 1187, Philippe Auguste répond à l’appel du Pape Grégoire VIII pour la Troisième Croisade. A la mort d’Isabelle de Hainaut, qui lui a donné un fils, Louis, Philippe épouse Ingeburge fille du Roi Knut IV de Danemark. Mais juste après les noces, Philippe la répudie.

Le Roi se remarie en 1196 ; le pape Innocent III demande deux ans plus tard au Roi de France de reprendre Ingeburge. Philippe refuse et Innocent III riposte en jetant l’Interdit sur le Royaume de France en l’an 1200. Ainsi, prêtres et évêques ne peuvent plus donner ni sacrement, ni communion. Les deux souverains se réconcilient lors du Concile de Nesle, le 7 septembre 1200, qui annule l’interdit. Philippe Auguste ne peut faire casser son mariage avec Ingeburge et lui reconnaît son titre de Reine de France ; de son côté, le Souverain Pontife peut juger et sanctionner le Roi de France, quant à ses péchés, sans interférer sur sa politique temporelle.

Le Roi a affermi l’autorité royale ; vers 1200, il crée les Baillis, des représentants de la Couronne, chargés de parcourir le domaine royal pour rendre la justice au nom du Roi ; les Prévôts chargés de maintenir l’ordre et d’empêcher les Seigneurs de se battre entre eux. Le Roi met en place la Quarantaine le Roi, une période de quarante jours durant lesquels ses vassaux ont interdiction de se livrer à des guerres privées féodales. En 1204, Philippe Auguste s’empare de Château-Gaillard, qui contrôle le cours de la Seine, puis de toute la Normandie, en représailles de l’assassinat du Duc de Bretagne, Arthur de Bretagne, par le roi d’Angleterre Jean sans Terre.

En 1212, Ferrand de Flandres, le Comte de Salisbury frère de Jean Sans Terre, Philippe de Courtenay-Namur, Thiébaud de Lorraine, Otton de Brunswick, Rennaud de Dammartin, Henri de Brabant, Guillaume Longue-Epée, ainsi que d’autres seigneurs allemands et flamands unissent leurs forces pour marcher contre le Royaume de France, pendant que Jean Sans Peur rassemble une armée qui débarque dans le Poitou et remonte vers la Loire. Elle est vaincue par le Dauphin Louis, le 2 juillet 1214, à la Roche-aux-Moines.

Au nord, le Roi rassemble tout ce qu’il peut des restes de son Ost. Il sort l’oriflamme de Saint-Denis de la basilique, et part à la rencontre de ses ennemis. Au total, le Roi de France peut compter sur 5 000 à 7 000 hommes en armes, contre près de 9 000 anglo-germano-flamands. La bataille a donc lieu le 27 juillet 1214 à Bouvines. Philippe Auguste combat au milieu de sa Chevalerie. Il est désarçonné, mais est secouru par un écuyer armé d’un fléau.

Bouvines est une éclatante victoire. Rennaud de Dammartin et Ferrand de Flandres sont faits prisonniers. Ferrand, est ramené à Paris dans un charroi monté d’une cage de fer : les Parisiens le surnomme « Ferrand le ferré ». Le Traité de Chinon, de 1215, confirme au Roi de France l’acquisition de l’Anjou et de la Normandie, lui donne Issoudun, Alençon et Bully. Cette année 1214 est l’apogée de son règne et l’année de naissance de son petit-fils, le futur Saint-Louis.

  • le 14 juillet  1411 : Manifeste de Jargeau, les princes d’Orléans demandent justice au Roi pour le meurtre de leur père.

Après le déclenchement d’un conflit ouvert entre les Armagnacs et les Bourguignons en France, le jeune duc d’Orléans Charles Ier réclame justice pour le meurtre de son père Louis Ier.

  • le 14 juillet 1429 : victoire de Jeanne d’Arc à Chalon sur Marne.

La ville ouvre ses portes au futur Roi de France, qui s’avance vers Reims, au milieu de ses ennemis.

  • le 14 juillet 1570 : publication de la bulle Quo Primum qui instaure le rite tridentin.

A Rome, Pie V, par la bulle Quo Primum, instaure le rite tridentin dans la liturgie catholique.

  • le 14 juillet 1602 : naissance de Jules Mazarin, cardinal et homme d’État français.

Voir la chronique du 9 mars.

  • le 14 juillet 1789 : prise de la Bastille.

Après avoir entrepris la révolution au sein des Etats Généraux, le but est de faire croire que la révolution est toute puissante dans la rue pour influencer le Roi à long terme. Il en résulte une capitulation royale avec :

– la dislocation des régiments étrangers,

– le rappel de Necker,

– Louis XVI reçoit la cocarde tricolore, symbole de la municipalité de Paris révolutionnaire illégalement constituée,

– la destruction de l’armature administrative provinciale, car les gouverneurs sont chassés. Napoléon restaurera cette structure administrative avec les préfectures ; mais sans le contrepoids des assemblées provinciales, qui pouvaient accepter ou refuser par vote les décisions centralisatrices de la monarchie.

Après s’être emparés des 30 à 40 000 fusils, de douze pièces de canon et d’un mortier dans l’hôtel de ville, les émeutiers, n’ayant trouvé ni poudre ni balles, en cherchent à la Bastille. Le gouverneur de Launay est sommé de remettre la citadelle aux insurgés. Certains révolutionnaires réussissent à pénétrer dans l’enceinte et de Launay ordonne d’ouvrir le feu. Plus de 80 Parisiens sont tués. En fin d’après-midi le gouverneur capitule, il est tué une heure plus tard. Sept captifs sont libérés, 4 faussaires, 2 fous et 1 libertin ; il n’y a pas de surpopulation carcérale pour un régime qualifié de tyrannique par la république !

Voici une “Méditation” de Jean Madiran, à l’occasion du bicentenaire, tirée de Présent, 16 juin 1989 :

« Qui n’aurait pas célébré le Bicentenaire ? » s’est écrié le président Mitterrand comme s’il croyait que les contestataires auraient tous été guillotinés. Le 14 juillet est « la fête de la République », a-t-il ajouté : c’est vrai, mais tant pis pour elle, si elle se reconnaît dans l’imposture de la Bastille, la sauvagerie des têtes au bout des piques, le déshonneur d’avoir promis la vie sauve pour obtenir traîtreusement la reddition de ceux que l’on allait massacrer … Voyez l’album de Chard, texte et images sur le 14 juillet 1789.

Rocard, à l’unisson, assure que la Révolution de 1789 « a fait le renom de la France ». Avant 1789, la France n’avait donc aucun renom, la France de Louis XIV, la France de saint Louis …

Toutes les voix officielles, politiques, religieuses ou médiatiques, récitent la même légende. Patrick Poivre d’Arvor : « La France a tiré un immense prestige des idées révolutionnaires ».

La vérité, c’est tout le contraire. C’est exactement l’inverse.

L’« immense prestige »de la France est celui qu’elle avait jusqu’en 1789 avant la Révolution. Elle était à tous égard la première nation du monde : la plus riche, la plus nombreuse, la plus puissante, la plus heureuse, la plus influente aussi par les arts et les lettres. Tout l’univers civilisé parlait français : il aurait continué si les « idées révolutionnaires » avaient réellement apporté à la France un surcroît de prestige. On voit le contraire : en France même, l’Institut Pasteur, les médecins et les savants, les aviateurs et les sportifs parlent anglais désormais, pour être compris dans le monde.

Ce n’est pas la Révolution qui a fait le prestige mondial de la France, c’est le prestige de la France qui a répandu les « idées révolutionnaires » dans le monde entier.

La France n’y a rien gagné. Depuis 1789, à travers des hauts et des bas, elle n’a cessé de descendre de son premier rang matériel et moral.

L’Europe n’y a rien gagné non plus. Les « idées révolutionnaires » n’ont cessé de l’abaisser et de la détruire. Comme la France, elle a perdu son premier rang dans le monde. La principale conséquence, la principale mise en œuvre des « idées révolutionnaires », ce fut la Terreur comme système de gouvernement, et la Révolution léniniste de 1917 fille légitime de la Révolution de 1789. D’où l’Europe sournoisement socialo-communiste que l’on nous propose aujourd’hui de construire sur les ruines de l’Europe chrétienne. »

  • le 14 juillet 1790 : fête de la Fédération : le Roi prête serment devant la Constitution.

C’est le premier anniversaire de la prise de la Bastille. Les célébrations ont lieu à Paris, sur le Champs-de-Mars avec la présence de tous les députés français en provenance des 83 départements. Louis XVI est également convié pour prêter serment à la Nation et à la loi. Talleyrand célèbre la messe, alors qu’il ne croit pas en la présence réelle !

  • le 14 juillet 1793 : mort de Jacques Cathelineau « le Saint de l’Anjou »

A 2 doigts de la victoire, le 29 juin à Nantes, Cathelineau, le « Saint de l’Anjou » meurt le 14 juillet 1793 des suites de ses blessures. Les Vendéens sont en fuite, cette première défaite est malheureusement décisive.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et de mœurs note, page 79, ce qu’il recommande à sa femme :

« Élève les enfants, ma chère Louise, dans la crainte de Dieu. Redis-leur souvent que leur père, en prenant les armes, n’a cherché qu’à sauver la religion catholique dans laquelle ils ont été baptisés. J’offre ma vie pour qu’ils puissent grandir dans la paix religieuse en bons chrétiens.»

  • le 14 juillet 1808 : victoire de Bessières à Medina de Rioseco.

Passée dans l’oubli, cette victoire de la Campagne d’Espagne voit s’affronter les forces espagnoles et les Français du Maréchal Jean-Baptiste Bessières.

  • 14 juillet 1889 : message maçonnique d’Albert Pike.

« Ce que nous devons dire au vulgaire, c’est ceci : Nous adorons un Dieu, mais c’est le Dieu qu’on adore sans superstition.

A vous Souverains Grands Instructeurs Généraux, nous disons ceci pour que vous le répétiez aux frères des 32e, 31 et 30 degrés : La religion maçonnique doit être maintenue dans la pureté de la doctrine luciférienne pour nous tous initiés de hauts degrés.

Si Lucifer n’était pas Dieu, est-ce qu’Adonaï [le Dieu des Chrétiens] dont les actes prouvent la cruauté, la perfidie, la haine des hommes, la barbarie et l’aversion pour la science, est-ce qu’Adonaï et ses prêtres le calomnieraient ?

Oui Lucifer est Dieu et malheureusement Adonaï est aussi Dieu. Car la loi éternelle est qu’il n’y a pas de lumière sans ombre, pas de beauté sans laideur, pas de blanc sans noir, car l’Absolu ne peut exister que par deux Dieux, l’obscurité étant nécessaire à la lumière pour lui servir de repoussoir, comme le piédestal est nécessaire à la statue et le frein à la locomotive… La doctrine du satanisme […] est une hérésie, et la véritable et pure religion philosophique est la croyance en Lucifer, l’égal d’Adonaï : mais Lucifer, le Dieu de la lumière et le Dieu du Bien, lutte pour l’humanité contre Adonaï, le Dieu de l’obscurité et du mal. »

Albert Pike est alors Souverain Grand Commandeur du Rite écossais pour le sud des Etats-Unis. Ce message, à l’intention des Suprêmes Conseils du monde entier a été reproduit par Adolphe Ricoux, pseudonyme de Léo Taxil, dans son ouvrage : L’Existence des loges de femmes, (Téqui, 1891, pages : 67 à 95) sous le titre : « Instructions du Suprême Conseil de Charleston aux 23 Suprêmes Conseils Confédérés. »

François Marie Algoud l’attribue à la revue du The Freemason du 19 janvier 1935,dans son livre Histoire de la perversion de l’intelligence et de mœurs. (Edition de Chiré, page 136).

  • le 14 juillet 1941 : accords de Saint Jean d’Acre.

Voir le 8 juin et le 7 juillet.

  • le 14 juillet 1984 : F. Mitterrand, dans une allocution radiotélévisée, abandonne le projet de loi Savary sur l’enseignement privé.
  • le 14 juillet 1989 : inauguration de la Grande Arche à La Défense.
  • 13 et 14 juillet 1990: loi Marchais-Gayssot, fin de la liberté de la presse en France.

« Signé le 13 par F. Mitterrand et publiée au JO le 14, cette loi marque la fin de la liberté de la presse, telle qu’elle avait été instituée cent dix ans plus tôt, par la loi du 29 juillet 1881. Les lois dites « antiracistes » de 1972 et du jour y ont apporté des modifications draconiennes : elles ont supprimé la liberté d’expression non seulement sur la « race » et le « racisme », mais surtout sur :

1. sur la nation,

2. sur la religion,

3. sur l’histoire de la Seconde guerre mondiale. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 366)

Union des droites à Paris

Le candidat à la mairie de Paris Serge Federbusch, soutenu par le RN, tenait jeudi une réunion publique à laquelle a participé le maire de Béziers Robert Ménard.

Ils ont profané le temple républicain

Hier le Panthéon a été envahi, c’est le terme, par des immigrés clandestins qui demandaient à être régularisés. Ils ont été expulsés. De l’édifice, mais pas de France.

“Une cascade de corps dont le mouvement ininterrompu paraissait liquide. Les bateaux se vidaient de toute part comme une baignoire qui déborde. Le tiers monde dégoulinait et l’Occident lui servait d’égout. » Jean Raspail, Le Camp des Saints

Euthanasie et pognon

Le Conseil de gouvernement du Luxembourg a adopté un projet de loi modifiant la loi sur l’euthanasie. Étienne Schneider, le vice-Premier ministre qui est aussi ministre de la Santé… et de l’Economie, explique :

« Le projet de loi propose d’assimiler la mort d’une personne décédée à la suite d’une euthanasie ou d’une assistance au suicide à une mort naturelle. Ainsi, les conséquences du décès seront clarifiées, notamment en ce qui concerne les circonstances de la mort, particulièrement dans le cadre d’une assurance-vie que le patient décédé a éventuellement souscrit ».

Car l’euthanasie était assimilée à un suicide et rendait caduque l’assurance vie. Comme l’euthanasie sera une mort naturelle, on pourra toucher l’assurance vie…

C’est arrivé un 13 juillet …

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 juillet 526 : désignation du pape saint Félix IV

Saint Félix IV est désigné par Théodoric et non pas élu; ce dernier a martyrisé son prédécesseur, Jean Ier. Pape pendant un peu plus de quatre ans. Le roi meurt le mois suivant cette désignation.

  • le 13 juillet 574 : mort du pape Jean III.
  • le 13 juillet 923 : Raoul, duc de Bourgogne est sacré Roi des Francs à l’abbaye Saint-Médard de Soissons.

Voir la chronique du 15 janvier.

  • le 13 juillet 939 : mort du pape Léon VII.
  • le 13 juillet 1380 : mort de Bertrand du Guesclin Connétable de France.

Bertrand Du Guesclin meurt d’une maladie au cours du siège de Châteauneuf-de-Randon.

Ayant entendu dire que le Connétable de France s’apprête à rendre l’âme, le capitaine Anglais de la place de Châteauneuf vient lui-même lui remettre les clés de la ville.

Profondément affecté par la mort de son Connétable, le Roi Charles V lui accorde l’insigne honneur d’être enseveli en la Basilique des Rois de France à Saint-Denis ; honneur partagé dans l’histoire avec Arnault Guilhem de Barbazan et le Maréchal de Turenne.

Il participe à de nombreuses batailles : guerre de Cent Ans, guerre de Succession de Bretagne, première guerre civile de Castille, etc. au service de la Navarre et de la France.

Né en 1320 à La Motte-Broons, en Bretagne, fils de Robert II du Guesclin, vassal du Duc de Bretagne, Bertrand du Guesclin a pour devise : « Le courage donne ce que la beauté refuse ». Elle s’explique par sa laideur, qui lui vaut le surnom de «Dogue Noir de Brocéliande». Dans la Guerre de Succession de Bretagne, Bertrand du Guesclin prend fait et cause pour le camp français contre le parti breton pro-Anglais de Jean de Montfort. Il sert donc d’abord Charles de Blois, cousin du Roi de France, prétendant à la couronne du Duché de Bretagne.

Il soutient le siège de Rennes en 1357. L’un de ses faits d’armes les plus célèbres est la prise de la forteresse du Grand-Fougeray, non loin de Rennes après y avoir pénétré avec plusieurs compagnons déguisés en bûcherons. Efficace et novateur, du Guesclin utilise de nouvelles techniques de combat rompant avec la guerre chevaleresque : pratique la guérilla, coups de mains, embuscades et sièges de forteresses. Le « Dogue Noir de Brocéliande » interdit tout pillage et violence contre les non-combattants, tout en s’assurant que ses hommes soient bien rétribués après les combats.

En 1364, il bat les Anglo-Navarrais à Cocherel ; puis est fait prisonnier à la bataille d’Auray la même année ; une fois libéré par Charles V, contre rançon, il libère le Royaume des grandes compagnies de mercenaires ou écorcheurs, en les menant en Castille pour se placer au service de Henri de Trastamare, alors en guerre contre Pierre le Cruel. Bertrand du Guesclin a porté de nombreux titres : Chevalier de Pontorson, Capitaine de Normandie et du mont Saint-Michel, Seigneur de La Motte-Broons, Duc de Longueville, Chambellan, Connétable de France et Connétable de Castille, roi de Grenade et duc de Molina, etc.

Charles V le Sage, grâce à son Connétable de Bretagne, a récupéré presque toutes les terres françaises prises par Édouard III après le Traité de Brétigny et laisse un Royaume de France unifié et pacifié.

  • le 13 juillet 1789 : émeutes à Paris.

Quarante des cinquante-quatre barrières donnant accès sur Paris sont brulées sous prétexte de faire baisser le prix des grains et du pain, pillage du couvent Saint-Lazare, pillage du « Garde-Meuble » où sont conservées des armes, mais qui sont anciennes et de collection. Voilà ce que sont quelques unes des actions des émeutiers encore peu nombreux. Les « électeurs » de Paris, c’est-à-dire des bourgeois et en aucun cas le peuple, se réunissent à l’Hôtel de ville de Paris, forment un « comité permanent » et décident de créer une « milice bourgeoise » de 48 000 hommes, portant comme marque distinctive, une cocarde aux couleurs de la ville de Paris (rouge et bleu). Le lendemain les armes entreposées aux Invalides sont volées et la Bastille prise pour trouver de la poudre.

  • le 13 juillet 1870 : dépêche d’Ems, qui déclenchera la Guerre de 1870.

Suite à sa rencontre avec l’ambassadeur de France Benedetti, au sujet de la succession au trône d’Espagne, Guillaume Ier informe son Ministre-président Otto Von Bismarck, lui indiquant qu’il ne soutient plus la candidature de son cousin, le prince Léopold de Hohenzollern-Sigmaringen au trône d’Espagne. Bismarck, qui estime que le roi a agi par faiblesse, déforme la dépêche royale en lui donnant un tour belliciste. Devant l’insulte, la France déclare la guerre à la Prusse le 19.

  • 13 juillet 1906 : une loi rend le repos hebdomadaire obligatoire en France.
  • 13 Juillet 1917 : 3ème Apparition Fatima.

Le vendredi 13 Juillet, la Vierge Marie apparaît à Lucie et ses cousins comme les autres fois. 5000 personnes assistent à cet événement, à la Cova da Iria. Notre Dame s’adresse, comme à chaque apparition à Lucie : “Je veux que vous continuiez à dire le chapelet tous les jours en l’honneur de Notre Dame du Rosaire, pour obtenir la fin de la guerre et la paix du monde”. Au cours de cette apparition, la Vierge Marie annonce également 3 nouvelles prophéties qui restent à l’époque les secrets de Lucie. Deux de ces secrets sont divulgués en 1942, le troisième en l’An 2000. (Cf. chronique du 13 mai, 13 juin, 19 aout, 13 septembre, 13 octobre).

Au cours de l’apparition du 13 juillet 1917, Notre-Dame parle pour la première fois des premiers samedis du mois en révélant aux petits voyants : « Je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis du mois. »

Notons que la Sainte Vierge parle des premiers samedis du mois de façon générale, sans en préciser le nombre. Ce n’est que le 10 décembre 1925 à Pontevedra qu’elle le fait. Voici les paroles de Notre-Dame que sœur Lucie entend ce jour-là (tirées d’une lettre à son confesseur, le père Aparicio) : 

« Vois, ma fille, mon Cœur entouré des épines que les hommes m’enfoncent à chaque instant, par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, du moins, tâche de me consoler et dis que tous ceux qui,

  • pendant cinq mois, le premier samedi,
  • se confesseront,
  • recevront la sainte Communion,
  • réciteront un chapelet
  • et me tiendront compagnie pendant quinze minutes, en méditant sur les quinze mystères du Rosaire
  • en esprit de réparation,
  • je promets de les assister à l’heure de la mort, avec toutes les grâces nécessaires pour le salut de leur âme. »

Au début de l’apparition, après un court dialogue, Notre-Dame leur dit :

« Sacrifiez-vous pour les pécheurs, et dites souvent, spécialement chaque fois que vous ferez un sacrifice : “Ô Jésus, c’est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie” ».

Puis, à la fin de l’apparition, après leur avoir montré l’enfer, elle leur apprit une deuxième prière :

«Quand vous réciterez le chapelet, dites après chaque mystère : “Ô mon Jésus, pardonnez-nous. Préservez-nous du feu de l’enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui en ont le plus besoin” ».

L’année précédente, au cours de sa deuxième apparition durant l’été 1916, l’Ange les avait déjà préparés à cette révélation en leur disant : « Priez beaucoup. Les Saints Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices. De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice, en acte de réparation pour les péchés par lesquels Il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. (…) Acceptez et supportez avec soumission les souffrances que le Seigneur vous enverra. »

  • le 13 juillet 1937 : discours du cardinal Pacelli, futur Pie XII, sur la vocation chrétienne de la France.

Cette allocution est prononcée à Notre-Dame de Paris, par le futur Pie XII, lors du voyage pour l’inauguration de la basilique de sainte Thérèse à Lisieux, où il représente le pape Pie XI. Ce discours est plus que jamais d’actualité ! En voici de larges extraits, tant il est difficile d’en retirer des phrases :

Mais l’intégralité du discours se trouve ici :

« […] Mais voici que le parfum dont mon âme était tout embaumée me suivait, m’accompagnait au cours de mon voyage de retour à travers la luxuriante fécondité des plaines et des collines de France, de la douce terre de France, souriante dans la splendeur de sa parure d’été. Et ce parfum m’accompagne encore ; il m’accompagnera désormais partout. Mais, à me trouver aujourd’hui en cette capitale de la grande nation, au cœur même de cette patrie, toute chargée des fruits de la terre, toute émaillée des fleurs du ciel, du sein de laquelle a germé, sous le soleil divin, la fleur exquise du Carmel, si simple en son héroïque sainteté, si sainte en sa gracieuse simplicité ; à me trouver ici en présence de toute une élite des fils et des filles de France, devant deux cardinaux qui honorent l’Église et la patrie, l’un pasteur dont la sagesse et la bonté s’emploient à garder la France fidèle à sa vocation catholique, l’autre, docteur, dont la science illustra naguère ici même cette glorieuse vocation, mon émotion redouble encore et la première parole qui jaillit de mon cœur à mes lèvres est pour vous porter à vous et, en vous, à tous les autres fils et filles de France, le salut, le sourire de la grande « petite sainte », flos campi et lilium convallium (Cant. 2, 1), decor Carmeli (Is. 35, 2), messagère de la miséricorde et de la tendresse divines pour transmettre à la France, à l’Église, à tout le monde, à ce monde trop souvent vide d’amour, sensuel, pervers, inquiet, des effluves d’amour, de pureté, de candeur et de paix.

[…] Comment dire, mes frères, tout ce qu’évoque en mon esprit, en mon âme, comme dans l’âme et dans l’esprit de tout catholique, je dirais même dans toute âme droite et dans tout esprit cultivé, le seul nom de Notre-Dame de Paris ! Car ici c’est l’âme même de la France, l’âme de la fille aînée de l’Église, qui parle à mon âme.

Âme de la France d’aujourd’hui qui vient dire ses aspirations, ses angoisses et sa prière; âme de la France de jadis dont la voix, remontant des profondeurs d’un passé quatorze fois séculaire, évoquant les Gesta Dei per Francos, parmi les épreuves aussi bien que parmi les triomphes, sonne aux heures critiques comme un chant de noble fierté et d’imperturbable espérance. Voix de Clovis et de Clotilde, voix de Charlemagne, voix de saint Louis surtout, en cette île où il semble vivre encore et qu’il a parée, en la Sainte Chapelle, de la plus glorieuse et de la plus sainte des couronnes ; voix aussi des grands docteurs de l’Université de Paris, des maîtres dans la foi et dans la sainteté…

Leurs souvenirs, leurs noms inscrits sur vos rues, en même temps qu’ils proclament la vaillance et la vertu de vos aïeux, jalonnent comme une route triomphale l’histoire d’une France qui marche et qui avance en dépit de tout, d’une France qui ne meurt pas ! Oh ! Ces voix ! j’entends leur innombrable harmonie résonner dans cette cathédrale, chef-d’œuvre de votre génie et de votre amoureux labeur qui l’ont dressée comme le monument de cette prière, de cet amour, de cette vigilance, dont je trouve le symbole parlant en cet autel où Dieu descend sous les voiles eucharistiques, en cette voûte qui nous abrite tous ensemble sous le manteau maternel de Marie, en ces tours qui semblent sonder l’horizon serein ou menaçant en gardiennes vigilantes de cette capitale. Prêtons l’oreille à la voix de Notre-Dame de Paris.

Au milieu de la rumeur incessante de cette immense métropole, parmi l’agitation des affaires et des plaisirs, dans l’âpre tourbillon de la lutte pour la vie, témoin apitoyé des désespoirs stériles et des joies décevantes, Notre-Dame de Paris, toujours sereine en sa calme et pacifiante gravité, semble répéter sans relâche à tous ceux qui passent : Orate, fratres, Priez, mes frères ; elle semble, dirais-je volontiers, être elle-même un Orate fratres de pierre, une invitation perpétuelle à la prière.

Nous les connaissons les aspirations, les préoccupations de la France d’aujourd’hui ; la génération présente rêve d’être une génération de défricheurs, de pionniers, pour la restauration d’un monde chancelant et désaxé ; elle se sent au cœur l’entrain, l’esprit d’initiative, le besoin irrésistible d’action, un certain amour de la lutte et du risque, une certaine ambition de conquête et de prosélytisme au service de quelque idéal.

[…] Mais ces aspirations mêmes que, malgré la grande variété de leurs manifestations, nous retrouvons à chaque génération française depuis les origines, comment les expliquer ? Inutile d’invoquer je ne sais quel fatalisme ou quel déterminisme racial. À la France d’aujourd’hui, qui l’interroge, la France d’autrefois va répondre en donnant à cette hérédité son vrai nom : la vocation.

Car, mes frères, les peuples, comme les individus, ont aussi leur vocation providentielle ; comme les individus, ils sont prospères ou misérables, ils rayonnent ou demeurent obscurément stériles, selon qu’ils sont dociles ou rebelles à leur vocation.

Fouillant de son regard d’aigle le mystère de l’histoire universelle et de ses déconcertantes vicissitudes, le grand évêque de Meaux écrivait : « Souvenez-vous que ce long enchaînement des causes particulières, qui font et qui défont les empires, dépend des ordres secrets de la Providence. Dieu tient du plus haut des cieux les rênes de tous les royaumes ; il a tous les cœurs en sa main ; tantôt il retient les passions ; tantôt il leur lâche la bride, et par là il remue tout le genre humain… C’est ainsi que Dieu règne sur tous les peuples. Ne parlons plus de hasard ni de fortune ; ou parlons-en seulement comme d’un nom dont nous couvrons notre ignorance » (Bossuet, Discours sur l’histoire universelle, III, 8).

Le passage de la France dans le monde à travers les siècles est une vivante illustration de cette grande loi de l’histoire de la mystérieuse et pourtant évidente corrélation entre l’accomplissement du devoir naturel et celui de la mission surnaturelle d’un peuple.

Du jour même où le premier héraut de l’Évangile posa le pied sur cette terre des Gaules et où, sur les pas du Romain conquérant, il porta la doctrine de la Croix, de ce jour-là même, la foi au Christ, l’union avec Rome, divinement établie centre de l’Église, deviennent pour le peuple de France la loi même de sa vie. Et toutes les perturbations, toutes les révolutions, n’ont jamais fait que confirmer, d’une manière toujours plus éclatante, l’inéluctable force de cette loi.

L’énergie indomptable à poursuivre l’accomplissement de sa mission a enfanté pour votre patrie des époques mémorables de grandeur, de gloire, en même temps que de large influence sur la grande famille des peuples chrétiens. Et si votre histoire présente aussi ses pages tragiquement douloureuses, c’était aux heures où l’oubli des uns, la négation des autres, obscurcissaient, dans l’esprit de ce peuple, la conscience de sa vocation religieuse et la nécessité de mettre en harmonie la poursuite des fins temporelles et terrestres de la patrie avec les devoirs inhérents à une si noble vocation.

Et, néanmoins, une lumière resplendissante ne cesse de répandre sa clarté sur toute l’histoire de votre peuple ; cette lumière qui, même aux heures les plus obscures, n’a jamais connu de déclin, jamais subi d’éclipse, c’est toute la suite ininterrompue de saints et de héros qui, de la terre de France, sont montés vers le ciel. Par leurs exemples et par leur parole, ils brillent comme des étoiles au firmament, quasi stellae in perpetuas aeternitates (Dan. 12, 3) pour guider la marche de leur peuple, non seulement dans la voie du salut éternel, mais dans son ascension vers une civilisation toujours plus haute et plus délicate.

Saint Remi qui versa l’eau du baptême sur la tête de Clovis ; saint Martin, moine, évêque, apôtre de la Gaule ; saint Césaire d’Arles ; ceux-là et tant d’autres, se profilent avec un relief saisissant sur l’horizon de l’histoire, dans cette période initiale qui, pour troublée qu’elle fût, portait cependant en son sein tout l’avenir de la France. Et, sous leur action, l’Évangile du Christ commence et poursuit, à travers tout le territoire des Gaules, sa marche conquérante, au cours d’une longue et héroïque lutte contre l’esprit d’incrédulité et d’hérésie, contre les défiances et les tracasseries de puissances terrestres, cupides et jalouses. Mais, de ces siècles d’effort courageux et patient, devait sortir enfin la France catholique, cette Gallia sacra, qui va de Louis, le saint Roi, à Benoît-Joseph Labre, le saint mendiant ; de Bernard de Clairvaux, à François de Sales, à l’humble Curé d’Ars ; de Geneviève, la bergère de Nanterre, à Bernadette, l’angélique pastourelle de Lourdes ; de Jeanne d’Arc, la vierge guerrière, la sainte de la patrie, à Thérèse de l’Enfant-Jésus, la vierge du cloître, la sainte de la « petite voie ».

La vocation de la France, sa mission religieuse ! Mes frères, mais cette chaire même ne lui rend-elle pas témoignage ? Cette chaire qui évoque le souvenir des plus illustres maîtres, orateurs, théologiens, moralistes, apôtres, dont la parole, depuis des siècles, franchissant les limites de cette nef, prêche la lumineuse doctrine de vérité, la sainte morale de l’Évangile, l’amour de Dieu pour le monde, les repentirs et les résolutions nécessaires, les luttes à soutenir, les conquêtes à entreprendre, les grandes espérances de salut et de régénération.

À monter, même pour une seule fois et par circonstance, en cette chaire après de tels hommes, on se sent forcément, j’en fais en ce moment l’expérience, bien petit, bien pauvre ; à parler dans cette chaire, qui a retenti de ces grandes voix, je me sens étrangement confus d’entendre aujourd’hui résonner la mienne.

Et malgré cela, quand je pense au passé de la France, à sa mission, à ses devoirs présents, au rôle qu’elle peut, qu’elle doit jouer pour l’avenir, en un mot, à la vocation de la France, comme je voudrais avoir l’éloquence d’un Lacordaire, l’ascétique pureté d’un Ravignan, la profondeur et l’élévation théologique d’un Monsabré, la finesse psychologique d’un Mgr d’Hulst avec son intelligente compréhension de son temps ! Alors, avec toute l’audace d’un homme qui sent la gravité de la situation, avec l’amour sans lequel il n’y a pas de véritable apostolat, avec la claire connaissance des réalités présentes, condition indispensable de toute rénovation, comme je crierais d’ici à tous les fils et filles de France : « Soyez fidèles à votre traditionnelle vocation ! Jamais heure n’a été plus grave pour vous en imposer les devoirs, jamais heure plus belle pour y répondre. Ne laissez pas passer l’heure, ne laissez pas s’étioler des dons que Dieu a adaptés à la mission qu’il vous confie; ne les gaspillez pas, ne les profanez pas au service de quelque autre idéal trompeur, inconsistant ou moins noble et moins digne de vous ! »

Mais, pour cela, je vous le répète, écoutez la voix qui vous crie : « Priez, Orate, fratres ! » Sinon, vous ne feriez qu’œuvre humaine, et, à l’heure présente, en face des forces adverses, l’œuvre purement humaine est vouée à la stérilité, c’est-à-dire à la défaite ; ce serait la faillite de votre vocation.

Oui, c’est bien cela que j’entends dans le dialogue de la France du passé avec la France d’aujourd’hui. Et Notre-Dame de Paris, au temps où ses murs montaient de la terre, était vraiment l’expression joyeuse d’une communauté de foi et de sentiments qui, en dépit de tous les différends et de toutes les faiblesses, inséparables de l’humaine fragilité, unissait tous vos pères en un Orate, fratres dont la toute-puissante douceur dominait toutes les divergences accidentelles. À présent, cet Orate, fratres la voix de cette cathédrale ne cesse pas de le répéter ; mais combien de cœurs dans lesquels il ne trouve plus d’écho ! Combien de cœurs pour lesquels il ne semble plus être qu’une provocation à renouveler le geste de Lucifer dans l’orgueilleuse ostentation de leur incrédulité ! Cette voûte sous laquelle s’est manifestée en des élans magnifiques l’âme de la France d’autrefois et où, grâce à Dieu, se manifestent encore la foi et l’amour de la France d’aujourd’hui ; cette voûte qui, il y a sept siècles, joignait ses deux bras vers le ciel comme pour y porter les prières, les désirs, les aspirations d’éternité de vos aïeux et les vôtres, pour recevoir et vous transmettre en retour la grâce et les bénédictions de Dieu ; cette voûte sous laquelle en un temps de crise, l’incrédulité, dans son orgueil superbe, a célébré ses éphémères triomphes par la profanation de ce qu’il y a de plus saint devant le ciel ; cette voûte, mes frères, contemple aujourd’hui un monde qui a peut-être plus besoin de rédemption qu’en aucune autre époque de l’histoire et qui, en même temps, ne s’est jamais cru plus capable de s’en passer.

Aussi, tandis que je considère cet état de choses et la tâche gigantesque qui, de ce chef, incombe à la génération présente, je crois entendre ces pierres vénérables murmurer avec une pressante tendresse l’exhortation à l’amour ; et moi-même, avec le sentiment de la plus fraternelle affection, je vous la redis, à vous qui croyez à la vocation de la France : « Mes frères, aimez! Amate, fratres ! »

[…] Que d’hommes n’ont perdu la foi au Père qui est dans les cieux que parce qu’ils ont perdu d’abord la confiance dans l’amour de leurs frères qui sont sur la terre, même de ceux qui font profession de vie chrétienne ! Le réveil de ces sentiments fraternels et la claire vue de leurs relations avec la doctrine de l’Évangile reconduiront les fils égarés à la maison du Père.

Au malheureux gisant sur la route, le corps blessé, l’âme plus malade encore, on n’aura que de belles paroles à donner et rien qui fasse sentir l’amour fraternel, rien qui manifeste l’intérêt que l’on porte même à ses nécessités temporelles, et l’on s’étonnera de le voir demeurer sourd à toute cette rhétorique ! Qu’est-elle donc, cette foi qui n’éveille au cœur aucun sentiment qui se traduise par des œuvres ? Qu’en dit saint Jean, l’apôtre et l’évangéliste de l’amour ? « Celui qui jouit des biens de ce monde et qui, voyant son frère dans le besoin, ne lui ouvre pas tout grand son cœur, à qui fera-t-on croire qu’il porte en lui l’amour de Dieu ? » (1 Jn 3, 17.)

La France catholique qui a donné à l’Église, à l’humanité tout entière un saint Vincent de Paul et tant d’autres héros de la charité, ne peut pas ne pas entendre ce cri : Amate, fratres ! Et elle sait que les prochaines pages de son histoire, c’est sa réponse à l’appel de l’amour qui les écrira.

À sa fidélité envers sa vocation, en dépit de toutes les difficultés, de toutes les épreuves, de tous les sacrifices, est lié le sort de la France, sa grandeur temporelle aussi bien que son progrès religieux. Quand j’y songe, de quel cœur, mes frères, j’invoque la Providence divine, qui n’a jamais manqué, aux heures critiques, de donner à la France les grands cœurs dont elle avait besoin, avec quelle ardeur je lui demande de susciter aujourd’hui en elle les héros de l’amour, pour triompher des doctrines de haine, pour apaiser les luttes de classes, pour panser les plaies saignantes du monde, pour hâter le jour où Notre-Dame de Paris abritera de nouveau sous son ombre maternelle tout son peuple, pour lui faire oublier comme un songe éphémère les heures sombres où la discorde et les polémiques lui voilaient le soleil de l’amour, pour faire résonner doucement à son oreille, pour graver profondément dans son esprit la parole si paternelle du premier Vicaire de Jésus-Christ : « Aimez-vous les uns les autres d’une dilection toute fraternelle, dans la simplicité de vos cœurs » In fraternitatis amore, simplici ex corde invicem diligite ! (1 P.1, 22).

Ce que je connais, mes frères, de ce pays et de ce peuple français, des directions que lui donnent ses chefs religieux et de la docilité du grand nombre des fidèles ; ce que m’apprennent les écrits des maîtres catholiques de la pensée, les rapports des Congrès et Semaines où les problèmes de l’heure présente sont étudiés à la lumière de la foi divine ; ce que je constate aussi de l’idéalisme avec lequel la jeunesse croyante de la France s’intéresse à la question capitale du prolétariat et à sa solution juste et chrétienne, tout cela certes me remplit d’une ferme confiance que cette même jeunesse, grâce à la rectitude de sa bonne volonté, à son esprit de dévouement et de sacrifice, à sa charité fraternelle, si noble en ses intentions, si loyale en ses efforts, cheminera toujours par les voies droites et sûres. Aussi, loin de moi de douter jamais de si saintes dispositions ; mais, à la généreuse ardeur de la jeune France vers la restauration de l’ordre social chrétien, Notre-Dame de Paris, témoin au cours des siècles passés de tant d’expériences, de tant de désillusions, de tant de belles ardeurs tristement fourvoyées, vous adresse, après son exhortation à l’amour : – Amate, fratres ! – son exhortation à la vigilance, exhortation empreinte de bonté maternelle, mais aussi de gravité et de sollicitude : « Veillez, mes frères ! Vigilate, fratres ! »

Vigilate ! C’est qu’il ne s’agit plus aujourd’hui, comme en d’autres temps, de soutenir la lutte contre des formes déficientes ou altérées de la civilisation religieuse et la plupart gardant encore une âme de vérité et de justice héritée du christianisme ou inconsciemment puisée à son contact ; aujourd’hui, c’est la substance même du christianisme, la substance même de la religion qui est en jeu ; sa restauration ou sa ruine est l’enjeu des luttes implacables qui bouleversent et ébranlent sur ses bases notre confinent et avec lui le reste du monde.

Le temps n’est plus des indulgentes illusions, des jugements édulcorés qui ne voulaient voir dans les audaces de la pensée, dans les errements du sens moral qu’un inoffensif dilettantisme, occasion de joutes d’écoles, de vains amusements de dialecticiens. L’évolution de ces doctrines, de ces principes touche à son terme ; le courant, qui insensiblement a entraîné les générations d’hier, se précipite aujourd’hui et l’aboutissement de toutes ces déviations des esprits, des volontés, des activités humaines, c’est l’état actuel, le désarroi de l’humanité, dont nous sommes les témoins, non pas découragés, certes ! Mais épouvantés.

Une grande partie de l’humanité dans l’Europe actuelle est, dans l’ordre religieux, sans patrie, sans foyer. Pour elle, l’Église n’est plus le foyer familial ; Dieu n’est plus le Père ; Jésus-Christ n’est plus qu’un étranger. Tombé des hauteurs de la révélation chrétienne, d’où il pouvait d’un coup d’œil contempler le monde, l’homme ne peut plus voir l’ordre dans les contrastes de sa fin temporelle et éternelle ; il ne peut plus entendre et goûter l’harmonie en laquelle viennent se résoudre paisiblement les dissonances. Quel tragique travail de Sisyphe que celui qui consiste à poursuivre la restauration de l’ordre, de la justice, de la félicité terrestre, dans l’oubli ou la négation même des relations essentielles et fondamentales !

Quelle désillusion amère, quelle douloureuse ironie que la lecture des fastes de l’humanité dans laquelle les noms de ceux que, tour à tour, elle a salués comme des précurseurs, des sauveurs, les maîtres de la vie, les artisans du progrès – et qui parfois le furent à certains égards – apparaissent aujourd’hui comme les responsables, inconscients peut-être, des crises dont nous souffrons, les responsables d’un retour, après vingt siècles de christianisme, à un état de choses, à certains égards, plus obscur, plus inhumain que celui qui avait précédé !

Une organisation économique gigantesque a étonné le monde par le fantastique accroissement de la production, et des foules immenses meurent de misère en face de ces producteurs qui souffrent souvent d’une détresse non moins grande, faute de la possibilité d’écouler l’excès monstrueux de leur production. Une savante organisation technique a semblé rendre l’homme définitivement maître des forces de la nature et, dans l’orgueil de sa vie, devant les plus sacrées lois de la nature, l’homme meurt de la fatigue et de la peur de vivre et, lui qui donne à des machines presque l’apparence de la vie, il a peur de transmettre à d’autres sa propre vie, si bien que l’ampleur toujours croissante des cimetières menace d’envahir de tombes tout le sol laissé libre par l’absence des berceaux.

À tous les maux, à toutes les crises, peuvent s’opposer les projets de solution les plus divers, ils ne font que souligner l’impuissance, tout en suscitant de nouveaux antagonismes qui dispersent les efforts. Et ces efforts ont beau s’intensifier jusqu’au sacrifice total de soi-même, pour la réalisation d’un programme pour le salut de la communauté, la disproportion entre le vouloir et le pouvoir humains, entre les plans les plus magnifiques et leur réalisation, entre la fin que l’on poursuit et le succès que l’on obtient, va toujours s’accentuant. Et tant d’essais stériles et malheureux n’aboutissent en fin de compte qu’à exaspérer toujours davantage ceux qui sont las d’expériences vaines et qui réclament impérieusement, farouchement parfois et avec menaces, de vivre et d’être heureux.

Vigilate ! Eh ! oui, il en est tant qui, pareils aux apôtres à Gethsémani, à l’heure même où leur Maître allait être livré, semblent s’endormir dans leur insouciance aveugle, dans la conviction que la menace qui pèse sur le monde ne les regarde pas, qu’ils n’ont aucune part de responsabilité, qu’ils ne courent aucun risque dans la crise où l’univers se débat avec angoisse. Quelle illusion ! Ainsi jadis, sur le mur du palais où Balthasar festoyait, la main mystérieuse écrivait le Mane, Thécel, Pharès (note 6). Encore Balthasar eut-il la prudence et la curiosité d’interroger Daniel, le prophète de Dieu ! Combien aujourd’hui n’ont même pas cette prudente curiosité ! Combien restent sourds et inertes à l’avertissement du Christ à ses apôtres : Vigilate et orate ut non intretis in tentationem ! (note 7).

Vigilate ! Et pourtant l’Église, répétant la parole même du Christ, les avertit. Depuis les derniers règnes surtout, les avertissements se sont faits plus précis ; les encycliques se succèdent ; mais à quoi bon les avertissements, les cris d’alarme, la dénonciation documentée des périls menaçants, si ceux-là mêmes qui, régulièrement et correctement assis au pied de la chaire, en entendent passivement la lecture, s’en retournent chez eux continuer tranquillement leur habituel train de vie sans avoir rien compris ni du danger commun ni de leur devoir en face du danger !

Vigilate ! Ce n’est pas aux seuls insouciants que ce cri s’adresse. Il s’adresse aussi à ces esprits ardents, à ces cœurs généreux et sincères, mais dont le zèle ne s’éclaire pas aux lumières de la prudence et de la sagesse chrétienne. Dans l’impétueuse fougue de leurs préoccupations sociales, ils risquent de méconnaître les frontières au-delà desquelles la vérité cède à l’erreur, le zèle devient fanatisme et la réforme opportune passe à la révolution. Et quand, pour mettre l’ordre et la lumière dans cette confusion, le Vicaire de Jésus-Christ, quand l’Église, en vertu de sa mission divine, élève la voix sur les grandes questions du jour, sur les problèmes sociaux, faisant la part du vrai et du faux, du licite et de l’illicite, elle n’entend favoriser ni combattre aucun camp ou parti politique, elle n’a rien d’autre en vue que la liberté et la dignité des enfants de Dieu ; de quelque côté qu’elle rencontre l’injustice, elle la dénonce et la condamne ; de quelque côté qu’elle découvre le bien elle le reconnaît et le signale avec joie. Mais il est une chose qu’elle exige de tous ses enfants, c’est que la pureté de leur zèle ne soit pas viciée par des erreurs, admises sans doute de bonne foi et dans la meilleure intention du monde, mais qui n’en sont pas moins dangereuses en fait et qui, en fin de compte, viennent tôt ou tard à être attribuées non seulement à ceux qui les tiennent, mais à l’Église elle-même. Malheur à qui prétendrait faire pactiser la justice avec l’iniquité, concilier les ténèbres avec la lumière ! Quae enim participatio justitiae cum iniquitate ? Aut quae societas luci ad tenebras ? (2 Cor. 6,14.)

C’est aux heures de crises, mes frères, que l’on peut juger le cœur et le caractère des hommes, des vaillants et des pusillanimes. C’est à ces heures qu’ils donnent leur mesure et qu’ils font voir s’ils sont à la hauteur de leur vocation, de leur mission.

Nous sommes à une heure de crise. À la vue d’un monde qui tourne le dos à la croix, à la vraie croix du Dieu crucifié et rédempteur, d’un monde qui délaisse les sources d’eau vive pour la fange des citernes contaminées ; à la vue d’adversaires, dont la force et l’orgueilleux défi ne le cèdent en rien au Goliath de la Bible, les pusillanimes peuvent gémir d’avance sur leur inévitable défaite ; mais les vaillants, eux, saluent dans la lutte l’aurore de la victoire ; ils savent très bien leur faiblesse, mais ils savent aussi que le Dieu fort et puissant, Dominus fortis et potens, Dominus potens in praelio (Ps 23, 8 ) se fait un jeu de choisir précisément la faiblesse pour confondre la force de ses ennemis. Et le bras de Dieu n’est pas raccourci ! Ecce non est abbreviata manus Domini ut salvare nequeat (Is. 59, 1)(note 10).

Dans un instant, quand, debout à l’autel, j’élèverai vers Dieu la patène avec l’hostie sainte et immaculée pour l’offrir au Père éternel, je lui présenterai en même temps la France catholique avec l’ardente prière que, consciente de sa noble mission et fidèle à sa vocation, unie au Christ dans le sacrifice, elle lui soit unie encore dans son œuvre d’universelle rédemption.

Et puis, de retour auprès du trône du Père commun pour lui faire part de tout ce que j’aurai vu et éprouvé sur cette terre de France, oh ! comme je voudrais pouvoir faire passer dans son cœur si aimant, pour le faire déborder de joie et de consolation, mon inébranlable espérance que les catholiques de ce pays, de toutes classes et de toutes tendances, ont compris la tâche apostolique que la Providence divine leur confie, qu’ils ont entendu la voix de Notre-Dame de Paris qui leur chante l’Orate, l’Amate, le Vigilate, non comme l’écho d’un « hier » évanoui, mais comme l’expression d’un « aujourd’hui » croyant, aimant et vigilant, comme le prélude d’un « demain » pacifié et béni.

Ô Mère céleste, Notre Dame, vous qui avez donné à cette nation tant de gages insignes, de votre prédilection, implorez pour elle votre divin Fils ; ramenez-la au berceau spirituel de son antique grandeur, aidez-la à recouvrer, sous la lumineuse et douce étoile de la foi et de la vie chrétienne, sa félicité passée, à s’abreuver aux sources où elle puisait jadis cette vigueur surnaturelle, faute de laquelle les plus généreux efforts demeurent fatalement stériles, ou tout au moins bien peu féconds ; aidez-la aussi, unie à tous les gens de bien des autres peuples, à s’établir ici-bas dans la justice et dans la paix, en sorte que, de l’harmonie entre la patrie de la terre et la patrie du ciel, naisse la véritable prospérité des individus et de la société tout entière.

« Mère du bon conseil », venez au secours des esprits en désarroi devant la gravité des problèmes qui se posent, des volontés déconcertées dans leur impuissance devant la grandeur des périls qui menacent ! « Miroir de justice », regardez le monde où des frères, trop souvent oublieux des grands principes et des grands intérêts communs qui les devraient unir, s’attachent jusqu’à l’intransigeance aux opinions secondaires qui les divisent ; regardez les pauvres déshérités de la vie, dont les légitimes désirs s’exaspèrent au feu de l’envie et qui parfois poursuivent des revendications justes, mais par des voies que la justice réprouve ; ramenez-les dans l’ordre et le calme, dans cette tranquillitas ordinis qui seule est la vraie paix !

Regina pacis ! Oh ! Oui ! En ces jours où l’horizon est tout chargé de nuages qui assombrissent les cœurs les plus trempés et les plus confiants, soyez vraiment au milieu de ce peuple qui est vôtre la « Reine de la Paix » ; écrasez de votre pied virginal le démon de la haine et de la discorde ; faites comprendre au monde, où tant d’âmes droites s’évertuent à édifier le temple de la paix, le secret qui seul assurera le succès de leurs efforts : établir au centre de ce temple le trône royal de votre divin Fils et rendre hommage à sa loi sainte, en laquelle la justice et l’amour s’unissent en un chaste baiser, justitia et pax osculatae sunt (Ps 74, 11) (note 12).

Et que par vous la France, fidèle à sa vocation, soutenue dans son action par la puissance de la prière, par la concorde dans la charité, par une ferme et indéfectible vigilance, exalte dans le monde le triomphe et le règne du Christ Prince de la paix, Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Amen ! »

Le gouvernement n’est pas serein sur le projet de loi bioéthique

Avant même sa présentation en conseil des ministres fin juillet, la loi bioéthique est déjà en discussion à l’Assemblée. Ce texte est débattu à l’occasion de réunions informelles organisées chaque mardi par les députés LREM Monique Limon, Thomas Mesnier, Jean-François Mbaye et Laëtitia Romeiro-Dias.

Seule obligation pour les participants à ces réunions : laisser son portable à l’entrée.

De quoi déplaire à certains qui ont refusé d’assister à cette réunion puisqu’on leur interdisait d’y venir accompagné de leur mobile.

On a tué un homme handicapé et sans défense, parce qu’il est handicapé

D’Aude Dugast :

Chers amis de Vincent,

Vincent nous a quittés hier.

Il est parti vers le Père, vers 8 heures du matin.

Nous sommes sidérés, au sens propre du terme.

Cette mise à mort délibérée de Vincent n’est pas un acte médical mais un acte barbare, paré de fausse vertu de compassion (comme dirait Bernanos : les hommes de ce temps ont le cœur dur mais la tripe sensible).

Aujourd’hui sous nos yeux, la médecine française bascule dans une nouvelle ère.

On a tué un homme handicapé et sans défense, parce qu’il est handicapé.

Avec la bénédiction des juges et des législateurs.

Comme disait le Pr Lejeune, « les initiales IVG ont une signification terrible : Interruption d’une Vie Gênante. Et l’âge n’y fait rien. Les vieillards sont aussi menacés que les plus jeunes. »

Nous y sommes.

Les innombrables prières, Messes célébrées dans le monde, journées de jeûne, n’ont pas sauvé Vincent. C’est mystérieux.

Mais la foi nous dit qu’elles ont porté et porteront un fruit incalculable, selon le plan de Dieu. Ces prières l’ont sûrement aidé dans le Grand passage, et soutiennent sa famille. Je ne doute pas qu’elles participent aussi au redressement moral de la France… Et la situation est telle, qu’on ne peut plus arrêter de prier…

Je vous dis un immense MERCI pour votre présence aux veillées à Paris, et votre communion dans la prière, et pour tous vos messages qui faisaient si plaisir aux parents de Vincent. Et un MERCI tout spécial aux enfants qui se sont associés, nombreux, à nos prières et parfois en jeûnant, pour sauver Vincent.

L’heure est maintenant au recueillement.

Avec toute mon amitié

Aude Dugast

L’hommage de scouts à Notre-Dame de Paris

Actuellement en camp, les scouts de la 1ère Le Mans ont réalisé ce mat :

La plus belle marche des fiertés de l’année

Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec ose comparer le défilé militaire du 14 juillet, la procession liturgique et… de la marche des fiertés :

Non, il ne s’agit pas seulement des absents. Les retardataires, eux-aussi, ont toujours tort à la messe dominicale. Ceux qui croient que seuls les James Bond ont un pré-générique fracassant se trompent. La procession d’entrée des ministres sacrés, au début de la messe, a son importance. Unique. Solennelle. Impérieuse. Elle dégage un je ne sais quoi de majestueux. Donne le ton de la célébration. Plante le décor dans un monde devenu trop désinvolte. La rater, c’est prendre le risque de passer à côté de l’essentiel. Bien-sûr, en tête du cortège, la croix portée parfois difficilement par un enfant de chœur correspond davantage au mât du bateau ivre qu’au rectiligne aquilifer romain, planté dans la carte de la Gaule en ouverture des albums d’Astérix. Certes aussi, le plus petit des servants, avec sa soutanelle trop longue et trainante, arrache à son passage quelques sourires aux fidèles amusés. Il n’empêche : lorsqu’elle s’ébranle de la sacristie jusqu’au pied de l’autel, en remontant la nef par l’allée centrale, la cohorte des enfants de chœur rappelle à tous qu’il va se passer quelque chose. Les mains sont jointes. Le pas est lent. L’allure à elle-seule délivre un message. On ne s’approche pas du sanctuaire comme d’une caisse de supermarché.

Dimanche prochain ne sera pas pour autant comme les autres. Un défilé s’ajoutera à ceux qui se produiront dans toutes les églises de France en ouverture des offices. Il possède lui aussi une sorte de caractère sacré, un certain hiératisme, ses couleurs et une puissance évocatrice. La traditionnelle parade militaire du 14 juillet, puisque c’est de cela dont il est question, déploie en effet chaque année, devant les yeux de ceux qui veulent bien être à l’heure, tout le panache de l’armée française. Sorte de méga-procession hors les murs, qui émerveille depuis plus d’un siècle les plus petits comme les plus grands. Il suffit, pour s’en convaincre, de planter son nez dans le ciel devant les chorégraphies célestes des Alphajets de la patrouille de France. Ou de se laisser impressionner par la jeunesse des Saint-Cyriens au passage de leurs casoars rouge et blanc. Ou reconnaître la virile élégance des légionnaires dont la barbe n’a rien à envier à celle des hipsters.

Susciter le silence pour imposer le respect

Les esprits futiles pourraient croire que cette mise au pas cadencé tue la fantaisie et la poésie de la vie. A regarder de près, cet ordonnancement paraît moins sévère que fluide. Mais c’est surtout mésestimer la nature de l’homme qui a besoin de cadres et de limites pour mieux s’épanouir. Les rubriques de la messe, comme les règles de la marche au pas, relèvent de principes semblables. Les cérémonials vivent de la même âme : se mettre au diapason de ceux qui nous précèdent pour mieux avancer vers l’avenir. Dimanche prochain, comme tous les ans, c’est donc la saine diversité des corps d’armées qui se manifestera sur les Champs-Elysées. Les chars auront un aspect différent de ceux des gay pride et autres techno-parades. La musique même, tout au contraire du bouchon d’un mauvais mousseux qui pète, sera empreinte de gravité. Elle aura la paix des vagues. Dans un tel événement, il n’est pas question de faire du bruit pour étourdir les esprits mais de susciter le silence pour imposer le respect. Le défilé du 14 juillet représente la marche des diversités comme aucune autre. Diversité dans les fourragères, les couvre-chefs, les décorations qui ont chacun leur histoire. Diversité encore dans une déclinaison d’uniformes qui sont bien moins une négation de l’individu que ne le sont les phénomènes de modes où, société de consommation oblige, chacun est poussé à faire comme tout le monde…

Noblesse des soldats versus vulgarité LGBT

Mais plus encore, et il est bon le dire sans fard, cette parade militaire offrira l’occasion de vivre la plus belle marche des fiertés de l’année. Les soldats des postes avancés comme ceux des garnisons n’ont pas la réputation d’être des enfants de chœur, loin s’en faut. Il y a cependant chez eux la même morale du service et de l’obéissance. Dans ce défilé, point d’avilissement, de vulgarité, de déhanchement, de provocation ou d’hystérie artificielle. Tout se trouvera dans le regard de ces hommes d’arme. On pourra facilement deviner dans leurs yeux, les fiertés qui habitent leur cœur. La noblesse de secourir. La grandeur du don de soi. La joie de se rendre utile. Le bonheur d’être généreux. Fiertés qui unissent depuis longtemps le sabre et le goupillon.

Maître Lambert écrit au “Docteur” Sanchez

Maître Lambert n’a pas de lien de parenté avec Vincent Lambert :

Censure d’internet : Le législateur n’est pas un censeur. Ce n’est pas un moraliste

Intervention du député Marie-France Lorho :

Le législateur n’est pas un censeur. Ce n’est pas un moraliste. Ni un garant des bonnes mœurs. Un juge qui viendrait à décider de ce qu’il convient de penser ou ce qu’il est nécessaire d’exclure de son vocabulaire. La proposition de loi visant à lutter contre la haine cantonne pourtant les parlementaires au rôle du juge. S’il est légitime de souscrire à une lutte contre le harcèlement dont certains font l’usage de manière outrancière, on ne peut en revanche se faire le garant de ce qu’il est bon ou non de penser. Et c’est ce que fait cette loi, en s’attaquant à un principe qui n’est même pas une notion juridique.

C’est là la plus grande faille du texte, celle sur laquelle il repose d’ailleurs. La haine est une notion morale et non un dispositif juridique. Il n’appartient pas au législateur de s’en emparer. Il ne lui appartient ni de la définir, ni de la sanctionner. Tous les Français n’appréhendent d’ailleurs pas cette notion de la même manière ; et tous l’abordent de manière différente au gré des situations. Alors comment légiférer raisonnablement sur une notion aussi versatile ? Et surtout : où se situera le curseur qui permettra de distinguer ce qui est haineux de ce qui ne l’est pas ? Sans définition juridique claire, le terme de « haine » permettra en fait de sanctionner de manière arbitraire des contenus qui ne conviendrait pas à tel ou tel public.

Je m’inquiète des transgressions à la liberté d’expression qu’insinue doucement ce texte. Je m’inquiète de la violation des données personnelles que cette loi risque de mettre en œuvre. Bridant la liberté d’expression, censureront-ils bientôt préventivement des contenus pour être bien sûr de correspondre aux standards de pensée unique du parti en place? Tant pis pour le second degré. Il est présomptueux d’affirmer avec certitude ce qui relève de la simple plaisanterie d’une part, et du vrai désir de heurter de l’autre. Il sera condamné et avec virulence. Alors que les Français manifestent leur colère chaque samedi, qu’ils peinent à vivre décemment, la première urgence du gouvernement français, c’est de lutter contre la grossophobie !

Certes, il est des cibles sur internet plus vulnérables ; je pense notamment aux mineurs. Je condamne tout particulièrement le harcèlement à l’encontre des plus jeunes. La loi s’empare du sujet, mais maladroitement, annonçant qu’il leur sera fait une leçon de morale pour expliquer la bonne manière, celle je cite : « civique et responsable » d’utiliser internet. L’État n’a pas à s’immiscer dans les jugements personnels de jeunes enfants. Ce sont aux parents de ces jeunes gens dont l’esprit critique se forme d’élever leurs enfants. L’État n’a pas à se substituer à leur autorité. Car c’est aussi aux parents qu’il est donné cette leçon.

Appuyée sur un socle juridiquement branlant, articulée autour d’une notion sans fondement, érigeant de nouveaux juges de la pensée : voilà donc la censure à laquelle la majorité prépare les Français. A cette censure, mesdames et messieurs les censeurs, je dis non, merci !

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