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Le Parti Chrétien-Démocrate bientôt renommé Via ?

Les adhérents du PCD sont donc appelés à voter pour le président du parti ainsi que le changement de nom et des statuts :

Concernant les statuts, voici le changement proposé :

Le nouveau nom, Via, est justifié de la façon suivante :

Comment les européistes ont coulé l’industrie française

En 4mn, Guillaume Bigot sur Cnews explique comment les européistes ont coulé l’industrie française” :

La basilique sainte Sophie transformée en mosquée

Eglise universelle: La basilique sainte Sophie transformée en mosquée

Le 10 juillet le conseil d’Etat d’Ankara a autorisé le président Erdogan à transformer l’historique basilique sainte Sophie de Constantinople/ Istamboul en mosquée, alors que depuis 1934 elle était devenue un musée, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Monsieur l’abbé Pagès présente l’histoire tumultueuse de ce haut lieu de la chrétienté byzantine et analyse la signification du geste symbolique du “Petit Napoléon d’Anatolie”.

Eglise en France: Saint Thomas d’Aquin et la possibilité d’un monde créé sans commencement

Si saint Thomas d’Aquin, auteur de la Somme théologique, est surtout connu comme théologien, il fut aussi un philosophe averti, abordant les sujets philosophiques qui agitaient la chrétienté médiévale. Monsieur l’abbé Celier, après avoir présenté la personnalité et l’oeuvre de saint Thomas d’Aquin, expose le sujet de sa thèse de doctorat en philosophie, aujourd’hui publiée aux éditions Via Romana: “Saint Thomas d’Aquin et la possibilité d’un monde créé sans commencement”.

Eglise en Marche: Notre-Dame apparaît à Bargemon

Dans la nuit du 17 mars 1635 Notre-Dame apparaît à l’épouse d’un bourgeois de Bargemon, atteinte d’une maladie qui l’affligeait depuis 2 ans. La dame Caille est guérie et une statue de la Mère de Dieu est associée à l’événement. Tout au long du Moyen-Âge les miracles se multiplient mais au fil du temps la dévotion à Notre-Dame de Bargemon, à quelques kilomètres de Draguignan, tombe, peu à peu en désuétude. Depuis 2012 le père Philippe-Marie, curé de Bargemon, a redonné vie au sanctuaire et les miracles, de guérison et de conversion, se multiplient.

Chimay Rouge : 4 anecdotes que vous ignorez (probablement) sur cette bière trappiste

Connaissez-vous la Chimay Rouge ? C’est une bière trappiste belge, brassée par l’abbaye Notre-Dame de Scourmont depuis 1863.  Avec sa belle robe brune et ses arômes naturels, on a bien envie d’y goûter ! La Chimay Rouge porte aussi le précieux label « Authentic Trappist Product », garantie de son authenticité monastique.

Mais la Chimay Rouge garde bien des secrets… Quels sont ses petits surnoms ? Pourquoi sa capsule est-elle rouge ? Qu’est-ce qui en fait une authentique bière trappiste ? Quelles sont ses répercussions sur l’emploi ?

Allez hop, Divine Box vous dit tout sur la Chimay Rouge en 4 infos que vous ignorez probablement !

  • La Chimay Rouge est la toute première bière des moines de Scourmont !

La Chimay Rouge est la toute première bière de l’abbaye Notre-Dame de Scourmont. Les moines la brassent depuis 1863 ! À la même époque, les moines commencent également à brasser sa soeur jumelle, la Chimay Dorée ! Cette dernière était destinée à leur consommation personnelle tandis que la Chimay Rouge, plus forte, a directement été commercialisée. C’est donc officiellement la première Chimay !

C’est d’ailleurs pour cela qu’on la surnomme habituellement “Première”. Par ailleurs, ce nom de “Première” est le nom officielle de la Chimay Rouge en format 75cL. Quel bel hommage !

Bouteille de Première (Chimay Rouge) servie avec du fromage “Grand Chimay”

  • La Chimay Rouge était une “boisson hygiénique”

À ses débuts, en plus de “Première”, on surnommait aussi la Chimay Rouge « bière de santé » ou « boisson hygiénique », pour ses effets apparemment médicaux. En effet, des écrits précisent que « certains doivent leur guérison à cette bière » !

En fait, si l’on donne à cette bière un petit côté médicinal à l’époque, c’est surement à cause du processus même de fabrication de la bière. En effet, l’eau utilisée passe par plusieurs étapes d’ébullition, tuant ainsi les microbes et donc rendant la boisson saine. Comparée à l’eau parfois polluée des rivières que l’on buvait au XIXe siècle, cela semblait donc très fort !

C’est donc sans doute un amalgame des moines de l’époque, mais c’est tout de même très rigolo ! À ne pas essayer en médicament, bien évidemment…

  • La Chimay Rouge tire son nom de sa capsule

Malheureusement pour ceux qui y croyaient dur comme fer, le nom de Chimay Rouge ne vient pas de la couleur de sa belle robe acajou ! Même si à la lumière du jour la Chimay Rouge dévoile de jolis reflets rubis, ce n’est pas de là qu’elle tire son nom !

En fait, comme pour les autres Chimay, à ses débuts, la bière des moines n’était pas commercialisée, et n’avait donc pas d’étiquette. Mais il fallait bien un moyen de la distinguer des autres… Alors les moines choisirent le nom simple, mais pratique de “Chimay Rouge”, en référence à la couleur de sa capsule utilisée alors. Habile !

Le nom de la Chimay “rouge” vient de la couleur de sa capsule – Divine Box

  • La Chimay Rouge est labellisée “Authentic Trappist Product”

La Chimay Rouge est une authentique bière trappiste labellisée “ATP” (Authentic Trappist Product). Le saviez-vous ? dans le monde, seules 12 abbayes peuvent se targuer de détenir ce précieux label ! Il faut trois conditions pour l’obtenir :

  1. La bière doit être brassée au sein de l’abbaye

Pour acquérir le logo “ Authentic Trappist Product ”, la bière doit être brassée au sein même de l’abbaye. La Chimay Rouge est bien brassée dans des cuves situées en plein coeur de l’abbaye de Scourmont ! En tant que bonne élève elle respecte donc bien cette première condition.

Les Chimay Rouge sont brassées au sein même de l’abbaye de Scourmont – Divine Box

  1. La bière doit être brassée par les moines ou sous leur strict contrôle

Pour remplir la deuxième condition du label “Authentic Trappist Product”, ce sont les moines eux-mêmes, ou si leurs forces ne le permettent plus, des employés, sous leur stricte contrôle, qui doivent brasser directement la bière.

Faute de moines pour assurer toutes les étapes assez physiques du brassage, des laïcs assurent la production de bière à Chimay. Cependant, les moines gardent un contrôle permanent sur la recette, les différentes étapes de production, la qualité, les volumes de production, le nombre d’employés…La deuxième condition est donc bien respectée.

Et pour la petite histoire sur l’abbaye de Scourmont : un système informatique qui a été mis au point par l’un des frères de l’abbaye contrôle les brassins !

Les moines de l’abbaye de Scourmont gardent un oeil sur la production des Chimay !

  1. Les bénéfices de la brasserie doivent être versés à l’abbaye, et les excédents reversés à des oeuvres à caractère social.

Dernière condition pour l’obtention du logo “Authentic Trappist Product” : les bénéfices générés par les ventes doivent être reversés directement à l’abbaye. Cela permet aux moines de subvenir à leurs besoins. En cas d’excédents, les bénéfices sont reversés à d’autres abbayes dans le besoin ou à des oeuvres caritatives.

Concrètement, il est difficile de savoir qui les moines aident précisément :

  • d’une part car c’est à la discrétion de chaque abbaye
  • d’autre part car c’est un facteur qui change en fonction des besoins et des époques

En revanche, on sait que par “oeuvres à caractère social”, on entend en partie l’entraide entre monastères. Les abbayes belges, dont l’abbaye de Scourmont, abondent en effet les monastères installés dans les pays en développement où le climat économique est nettement moins favorable. Chouette non ? Alors oui, boire une Chimay Rouge est un (petit) acte solidaire !

De la Chimay Dorée à la Chimay Bleue, toutes les Chimay sont garanties ATP : Authentic Trappist Product

Ah, et comment déguster la Chimay Rouge ?

  1. Découvrons les arômes légers et fruités de la Chimay Rouge
  • À l’oeil : la Chimay Rouge brille sous sa mousse épaisse blanc cassé et sa belle robe brune aux reflets cuivre/rubis
  • Au nez : elle dégage des notes de caramel, d’abricot, de muscade et de fruits noirs.
  • En bouche : la Chimay Rouge vous chatouillera les papilles avec son goût fruité (abricots, fruits noirs), ses arômes caramel, d’épices (muscade, clou de girofle) et de torréfaction (banane mûre, pain grillé).

À déguster avec modération et santé !

  1. Comment déguster la Chimay Rouge

Trois conseils des moines pour déguster une Chimay Rouge dans les règles de l’art :

  • avoir un verre “calice” de Chimay
  • servir la bière entre 10°C et 12°C (donc un peu fraîche)
  • l’accompagner d’un fromage trappiste de l’abbaye “Grand Chimay” !
  1. Où acheter / déguster de la Chimay Rouge ?

Rendez-vous sur place à l’abbaye ou à sa taverne juste à côté du monastère : Abbaye de Scourmont, 6464 Chimay, Belgique ! Ou sinon vous pouvez cliquer ici pour acheter en ligne les bières de Chimay

Pour aller plus loin, vous pouvez cliquer là pour en savoir plus sur la Chimay Rouge, et découvrir ainsi l’impact positif sur l’emploi local que possède cette bière !

Chimay Rouge servie sur un plateau, accompagnée d’un “Grand Chimay”, pour une dégustation parfaite !

Neuvaine pour la conversion de George Soros – Jour 5

Rappel de la volonté de Dieu

Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et
sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
– Evangile selon saint Matthieu 5, 43-48

Mettons-nous en présence de notre Père du Ciel.

Notre Père


Acte 1 :
le mal triomphant

Une des perles de l’autobiographique de sainte Thérèse de Lisieux est celle de l’épisode où elle exerce sa charité à souhaiter sauver les âmes des grands pécheurs. Puissions-nous exciter notre coeur à devenir comme elle “un pếcheur d’âmes”.

Entré à 17 ans dans l’administration des postes, il est condamné une première fois en 1877 pour vol de lettres. […] Celui qui a
commis une première fois une infraction ne peut plus s’amender.

Pranzini est présenté dans le Larousse comme un « aventurier de la pire espèce, né en Egypte de parents italiens. ».

L’affaire commence par la découverte des corps étendus des victimes. Les trois cadavres sont presque décapités [dont une enfant]. La
violence inouïe des coups portés a même vivement affecté les policiers arrivés sur place : « Le commissaire de police, ses agents
regardaient cette scène avec horreur. »

Le triple assassinat de la rue Montaigne

(lien)

Invoquons la Vierge Marie avec confiance, même dans les situations les plus désespérées.

Récitation d’une dizaine de chapelet
(ou 3 Je vous salue Marie)


Acte 2 :
l’intercession pour nos adversaires

Que peut-on espérer d’une âme sournoise, pourtant finement éduquée, qui a laissé son être dériver du vol à l’assassinat sauvage d’enfant ? Sainte Thérèse avait compris que la Miséricorde de Dieu consistait en une source intarissable dans laquelle nous étions encouragés à aller toujours puiser, contre le bon sens.

Je voulais donner à boire à mon Bien-Aimé et je me sentais moi-même dévorée de la soif des âmes… (Jn 19,28) Ce n’était pas encore
les âmes de prêtres qui m’attiraient, mais celles des grands pécheurs, je brûlais du désir de les arracher aux flammes éternelles… Afin d’exciter mon zèle le Bon Dieu me montra qu’il avait mes désirs pour agréables. J’entendis parler d’un grand criminel qui venait d’être condamné à mort pour des crimes horribles Tout portait à croire qu’il mourrait dans l’impénitence. Je voulus à tout prix l’empêcher de tomber en enfer, afin d’y parvenir j’employai tous les moyens imaginables ; sentant que de moi-même je ne pouvais rien, j’offris au Bon Dieu tous les mérites infinis de Notre-Seigneur, les trésors de la Sainte Eglise, enfin je priai Céline de faire dire une messe dans mes intentions, n’osant pas la demander moi-même dans la crainte d’être obligée d’avouer que c’était pour Pranzini, Ie grand criminel. Je ne voulais pas non plus le dire à Céline, mais elle me fit de si tendres et si pressantes questions que je lui confiai mon secret ; bien loin de se moquer de moi, elle me demanda de m’aider convertir mon pécheur, j’acceptai avec reconnaissance, car
j’aurais voulu que toutes les créatures s’unissent à moi pour implorer la grâce du coupable
. Je sentais au fond de mon coeur la certitude que nos désirs seraient satisfaits, mais afin de me donner du courage pour continuer à prier pour les pécheurs, je dis au Bon Dieu que j’étais bien sûre qu’Il pardonnerait au pauvre malheureux Pranzini, que je le croirais même s’il ne se confessait pas et ne donnait aucune parole de repentir, tant j’avais de confiance en la miséricorde infinie de Jésus, mais que je lui demandais seulement ” un signe ” de repentir pour ma simple consolation
.

Histoire d’une âme
(lien)

Récitons le Souvenez-vous, en mémoire de la magnifique conversion d’Alphonse Ratisbonne :

Prière de saint Bernard :

Souvenez-vous,
ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire
qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre
assistance, réclamé vos suffrages, ait été abandonné.

Animé d’une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je
viens à vous et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne
à vos pieds.

O Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les
favorablement et daignez les exaucer. Amen.


Acte 3 :
le Bien triomphant

Chez celui qui est haïssable, demeure toujours la substance divine qui lui permet de faire tomber les écailles du mal. La première proie de sainte Thèrèse était attrapée.

Ma prière fut exaucée à la lettre ! Malgré la défense que Papa nous avait faite de lire aucun journal, je ne croyais pas désobéir en lisant les passages qui parlaient de Pranzini. Le lendemain de son exécution je trouve sous ma main le journal ” La Croix “. Je l’ouvre avec empressement et que vois-je ?… Ah ! mes larmes trahirent muon émotion et je fus obligée de me cacher… Pranzini ne s’était pas confessé, il était monté sur l’échafaud et s’apprêtait à passer sa tête dans le lugubre trou, quand tout à coup, saisi d’une inspiration subite, il se retourne, saisit un Crucifix que lui présentait le prêtre et baise par trois fois ses plaies sacrées !… Puis son âme alla recevoir la sentence miséricordieuse de Celui qui déclare qu’au Ciel il y aura plus de joie pour un seul pécheur qui fait pénitence que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de pénitence !… (Lc 15,7) J’avais obtenu ” le signe ” demandé et ce signe était la reproduction fidèle de grâces que Jésus m’avait faites pour m’attirer à prier pour les pécheurs.

Histoire d’une âme 
(lien)


Louange et supplication

Gloire au Père.

Devant tant de bonté de Notre Seigneur, nous ne pouvons que vouloir Le prier et Le supplier d’exercer une nouvelle fois Sa grande miséricorde dans le cas qui nous concerne. Et plutôt que juger, sachons nous reconnaître nous aussi pêcheurs, et être heureux d’avoir reçu l’insigne et gratuite grâce de goûter à la Foi catholique.

Prière à saint Joseph pour la conversion de George Soros :

Ô
glorieux patriarche, saint Joseph, qui méritez d’être appelé « juste »
par le Saint Esprit, je vous confie l’âme de George Soros, que Jésus a
racheté au prix de Son précieux sang.

Vous savez combien est déplorable et misérable la vie de ceux qui ont
banni le Sauveur aimant de leur cœur et combien ils sont exposés au
danger de perdre leur âme éternellement.

Ne permettez pas, je vous implore, qu’un être si influent et tant
égaré continue à marcher sur un autre chemin que celui de Votre très
sainte volonté. Préservez-le du danger qui le menace et guidez ses
actes pour son bien et le nôtre à tous. Touchez le cœur de cet enfant
prodigue et ramenez-le entre les bras aimants du Père.

Ne l’abandonnez pas, je vous en supplie, jusqu’à ce que vous lui
ouvriez les portes du Ciel, où il vous louera et bénira votre Fils
pour l’éternité, grâce à votre puissante intercession. Amen.

 

“Il faut prendre conscience de l’importance des enjeux à Saint Pierre de Colombier”

Radio Maria a consacré son émission Sanctuaires du monde du 18 septembre au projet de construction du site Notre-Dame des Neiges à Saint-Pierre de Colombier en Ardèche. Ce projet rencontre une violente opposition anticléricale de la part des milieux radicaux écologistes, anarchistes et de l’extrême gauche locale.

Radio Maria a voulu en savoir plus sur le projet en interrogeant le modérateur de la communauté de la Famille Missionnaire de Notre-Dame, le père Bernard Domini, mais aussi un laïc, membre du collectif “Pour notre vallée, la Bourges“, engagé dans la défense économique du projet et porte parole de la majorité silencieuse des habitants du village.

 

Si vous souhaitez soutenir ce projet, vous pouvez le faire de plusieurs manières :

La Slovaquie dira-t-elle “oui” à la vie ?

Emission de l’ECLJ sur RCF sur l’avortement, avec deux sujets :

  • un projet de loi pro-vie actuellement discuté au Parlement slovaque, grâce à un courageux député, Mme Anna Záborská ;
  • la sortie du film Unplanned en France en octobre 2020, sur l’histoire d’Abby Johnson, ancienne directrice d’une clinique du Planning familial et convertie au Christ (à partir de 13’00).

Le combat pro-vie n’est pas perdu !

Geoffroy Lejeune n’a reçu aucun message de soutien venant d’élus du RN

Est-ce une consignes données par Marine Le Pen ? Soutenir Valeurs Actuelles ne fait pas partie du plan de dédiabolisation, qui dure depuis près de 10 ans… Dans un article de L’Obs, on découvre que d’autres venant de LREM ou de LR ont moins de complexes :

La répression pour tous

Le schéma national du maintien de l’ordre (SNMO), paru jeudi, est un document publié par le ministère de l’Intérieur. On y lit :

«Concomitamment, il sera proposé aux journalistes des sensibilisations au cadre juridique des manifestations, aux cas d’emploi de la force et notamment aux conduites à tenir lorsque les sommations sont prononcées, ainsi qu’aux dispositions du SNMO. Il importe à cet égard de rappeler que le délit constitué par le fait de se maintenir dans un attroupement après sommation ne comporte aucune exception, y compris au profit des journalistes ou de membres d’associations. Dès lors qu’ils sont au cœur d’un attroupement, ils doivent comme n’importe quel citoyen obtempérer aux injonctions des représentants des forces de l’ordre en se positionnant en dehors des manifestants appelés à se disperser.»

Dominique Pradalié, secrétaire générale du Syndicat national des journalistes (SNJ), s’insurge :

«La philosophie de ce texte, c’est “hors de nos rangs, point de salut”. Mais pourquoi ne pas donner d’uniformes aux journalistes aussi tant qu’on y est ? Je pense que le ministre méconnaît la liberté de la presse, il est dans le déni. Notre confrère David Dufresne a effectué un travail très sérieux en documentant 117 cas de journalistes empêchés de travailler par les forces de l’ordre depuis un an et demi. Pour le SNJ, c’est 200 journalistes qui sont concernés. Ce texte n’essaie pas de comprendre notre métier, il est fait pour restreindre la liberté d’informer. On veut transformer les journalistes en propagandistes, comme les Etats-Unis l’ont éprouvé pendant la guerre du Golfe. Nous allons donc réaffirmer la liberté des journalistes, qui est de pouvoir être témoin de tout, partout et en tout moment.»

Contacté, le ministère de l’Intérieur n’en démord pas :

«Le SNMO prévoit par ailleurs que les journalistes puissent conserver des équipements de protection. En revanche, la loi ne prévoit aucune exception. L’opération d’évacuation (tir de grenades, vague de refoulement, charge) ne peut discriminer, notamment lorsque journalistes et manifestants sont imbriqués. La présence de journalistes ne doit pas venir gêner la manœuvre de maintien de l’ordre. Il n’y a donc pas de garanties permettant aux journalistes de se maintenir en place.»

Mais surtout, que les journalistes n’oublient pas de dénoncer le traitement infligé aux journalistes en Russie, Biélorussie, Hongrie… ou chez Donald Trump.

La pro-mort Ruth Bader Ginsburg meurt : une place se libère à la Cour suprême des Etats-Unis

Ruth Bader Ginsburg a été nommée juge (à vie) à la Cour Suprême des Etats-Unis en 1993 par le président Bill Clinton. Plus progressiste des juges, fanatique de la lutte pour l’émancipation des femmes, de l’avortement à la dénaturation du mariage, elle vient de décéder, à 87 ans, des suites d’un cancer du pancréas. Elle est désormais devant le Juge Suprême. RIP.

Ardente opposante à Donald Trump et à toute mesure pro-vie (elle avait même voté contre un recours permettant d’exempter les Petites Sœurs des Pauvres de mesures abortives de l’Obamacare), elle avait refusé de démissionner, malgré son cancer et un accident il y a 3 ans.

Donald Trump a déjà nommé à vie deux juges conservateurs, mais le juge Roberts (nommé par George W. Bush), considéré comme conservateur, a eu parfois tendance à faire pencher la balance vers le progressisme (récemment contre une loi de Louisiane restreignant l’avortement et sur l’extension du bénéfice des lois anti-discrimination à l’“orientation sexuelle” et à l’“identité de genre”).

L’élection présidentielle ayant lieu le 3 novembre, Donald Trump aura-t-il le temps de nommer un 3e juge, qui doit ensuite être auditionné par le Sénat ? Au début du mois il a publié une liste de 21 noms de candidats, dont plusieurs vrais militants provie, mais c’est une liste pour son prochain mandat. Toutefois le chef de la majorité du Sénat Mitch McConnell a rappelé qu’il avait promis que si, un siège devenait vacant avant l’élection présidentielle, il y pourvoirait. Et il affirme que si Donald Trump nomme un candidat avant le 3 novembre il organisera la séance.

Ce dernier a tweeté qu’il avait l’obligation de nommer sans tarder les juges à la Cour Suprême :

Avec une faible majorité du GOP, 53 sièges sur 100 membres, Donald Trump ne peut se permettre de perdre quelques voix dans cette nomination. Or certains sénateurs craignant pour leur réélection pourraient se montrer timides.

Le prochain juge pourrait influencer des décisions importantes, y compris sur l’avortement, ainsi que toute contestation judiciaire pouvant découler des élections de 2020. Biden a promis de nommer une femme noire. Il a dit qu’il travaillait également sur une liste de candidats potentiels, mais il n’a donné aucun nom.

Le film Unplanned – Non planifié sortira en E-Cinéma en octobre

Sorti aux États-Unis en 2019, le film Unplanned – Non planifié de Cary Solomon & Chuck Konzelman, sortira en France en exclusivité E-Cinéma sur la plateforme ecinema.lefilmchretien.fr durant le mois d’octobre, puis en DVD/VOD en novembre. Déconseillé aux moins de 16 ans, à moins d’être accompagné par un adulte (certaines scènes du film peuvent heurter la sensibilité du public : une scène d’avortement par aspiration d’un embryon de 13 semaines et une scène d’avortement médicamenteux dans une salle de bain).

Un film de Cary Solomon & Chuck Konzelman, d’après le récit autobiographique d’Abby Johnson. Avec Ashley Bratcher, Emma Elle Roberts.

Retrouvez le détail des séances sur ce lien.

La seule chose qui importe pour Abby Johnson, c’est d’aider les femmes. Touchée par la souffrance de beaucoup d’entre elles, elle est convaincue des bienfaits du droit à l’avortement. Elle s’engage comme bénévole au planning familial américain puis devient l’une de ses plus jeunes et brillantes directrices de clinique. Jusqu’au jour où ce qu’elle voit va tout bouleverser.

Basé sur le récit autobiographique d’Abby Johnson, dont le témoignage « Unplanned » a été publié aux Etats-Unis et traduit en français (Editions du Livre Ouvert, Novembre 2020).

Jeune étudiante, Abby Johnson s’engage comme bénévole dans le Planning Familial américain pour aider les femmes en détresse et défendre leurs droits. Quelques années plus tard, elle devient l’une des plus jeunes directrice de clinique du Planning Familial. Grâce à son ardeur, son professionnalisme et sa détermination, elle est nommée “employée de l’année” et devient l’une des porte-paroles du mouvement. Durant cette période, elle accompagne de très nombreuses femmes et près de 22000 avortements sont pratiqués dans la clinique où elle travaille. Mais différents événements la conduisent à un revirement brutal jusqu’à rejoindre ses anciens opposants et à devenir l’une des militantes « pro-life » les plus connues aux Etats-Unis. L’histoire d’Abby Johnson montre les dilemmes éthiques auxquels elle a dû faire face, ses conflits avec les organisations pro- vie, et les tensions que son travail faisait peser sur sa vie de famille.

Quand les allocations familiales finançaient Daech

Lu dans Valeurs Actuelles :

Après des mois d’investigations dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire relative à la lutte contre les fraudes aux prestations sociales, dont les conclusions ont été présentées à l’Assemblée nationale mardi 15 septembre, son rapporteur, le député UDI Pascal Brindeau, livre à Valeurs actuelles une de ses funestes découvertes. Alors qu’il se rend à Tours au Sandia (Service administratif national d’identification des assurés), dépendant de la Cnam et attribuant des numéros de sécurité sociale aux personnes étrangères ou françaises nées hors de France, Pascal Brindeau cherche à vérifier la concordance entre une liste de fausses identités mise à sa disposition par la police aux frontières et les immatriculations inscrites dans les fichiers du Sandia. Sur les 83 usurpateurs d’identité manifestes, 46 ont eu des droits ouverts en France leur permettant de toucher en moyenne 9 000 euros par an. Parmi les fraudeurs: Zakaria Asbai, dit Abu Zubair, un des fondateurs de Dae’ch… Né au Maroc mais de nationalité belge, ce combattant de l’État islamique parti en Syrie en 2013 profitait donc sans vergogne de la générosité française, via une caisse d’allocations familiales de l’Essonne…

Entre moines et pommes, bienvenue à Bellefontaine

À quelques kilomètres au nord de Cholet, dans un beau cadre, on entre dans l’abbaye de Bellefontaine par un grand portail en granit, surmonté d’une vierge en prière qui souhaite la bienvenue à l’hôte de passage. Divine Box vous emmène aujourd’hui à la découverte de cette abbaye millénaire !

Une histoire mouvementée

Toute l’histoire de l’abbaye de Bellefontaine commence en 1010, quand des ermites s’installent dans le vallon situé entre la Bretagne et l’Aquitaine. Le lieu, calme et loin de tout, est propice à une vie de prière. Si bien qu’en 1120 des bénédictins s’y installent ! La vie s’écoule ainsi paisiblement jusqu’au XVIème siècle, où l’abbaye se voit imposer (comme beaucoup d’autres abbayes de l’époque) un laïc à sa tête au travers du régime de la commende . Le résultat ne se fait pas attendre : les vocations baissent !

La Révolution porte presque son coup de grâce à l’abbaye et, alors qu’il ne reste que 4 moines en 1790, l’abbaye est ensuite transformée en prison pendant les Guerres de Vendée qui font rage non loin ! La période n’est pas simple…

Cependant, en 1816, un prêtre rachète l’abbaye et des trappistes de l’abbaye de la Trappe (la “Grande Trappe” à Soligny) viennent s’y installer ! L’abbaye reprend alors enfin du poil de la bête… Un an plus tard, la communauté peut ainsi aider (dans une sorte de “filiation”) les soeurs trappistines à s’installer à l’abbaye des Gardes, en Anjou.

De nombreuses autres fondations suivront, grâce au dynamisme de la communauté de Bellefontaine. Parmi elles :

  • Le Val Notre-Dame au Canada en 1881. C’est la première véritable fondation, car l’abbaye des Gardes n’était qu’une “filiation” (de moniales, alors qu’à Bellefontaine ce sont bien des moines!)
  • Notre-Dame des Prairies, toujours au Canada en 1892
  • L’abbaye de Notre-Dame du Lac, fondée près de Montréal en 1881 qui enverra plus tard un nouveau père abbé à l’abbaye de Spencer. Il faut dire cette dernière a une histoire tumultueuse ! Vous pouvez regarder ici pour en savoir plus sur l’histoire de l’abbaye de Spencer
  • Le monastère Notre-Dame du Kokoubou au Bénin, fondé en 1972. Les moines de Bellefontaine sont partis là-bas pour rejoindre les trappistines de l’abbaye de la Gardes qui avaient fondé l’abbaye de Mvanda dans le même diocèse !

L’abbaye de Spencer dans le Massachusetts doit sa survie à l’abbaye de Bellefontaine

Aujourd’hui, une communauté qui a du jus !

Aujourd’hui, la communauté compte 22 moines trappistes (ou “cisterciens de la stricte observance” pour les puristes !) qui vivent selon la règle de saint Benoît : ora et labora (prière et travail).

De ce fait, les moines de Bellefontaine se réunissent 7 fois par jours pour chanter les offices, le premier étant à 4h45 du matin !

Et pour le deuxième pilier de la règle de saint Benoît, le travail, les moines ne chôment pas ! Ils sont pour l’essentiel dans leur verger. Là, ils ont de magnifiques pommiers d’où ils tirent leurs incroyables jus de pommes de Bellefontaine ! Les trappistes font même des jus de pommes pétillants et des pâtes de fruits ! Ils cultivent aussi des kiwis qui sont vendus avec le reste des pommes directement en magasin.

Certains de leurs produits (comme les pâtes de fruits) sont labellisées “Monastic”, ce qui garantie un produit provenant directement de l’abbaye, et gage de qualité.

Les jus de pommes de Bellefontaine sont garantis d’origine monastique !

Et pour goûter les incroyables produits de l’abbaye de Bellefontaine ?

Pour goûter leurs produits, rendez-vous directement sur place à l’abbaye : Abbaye de Bellefontaine, 49122 Bégrolles-en-Mauges, ou bien rendez-vous sur la boutique monastique en ligne de Divine Box. Cliquez ici pour acheter les produits de l’abbaye de Bellefontaine !

Neuvaine pour la conversion de George Soros – Jour 4

Rappel de la volonté de Dieu

«Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »
– Evangile selon saint Matthieu 5, 43-48

Mettons-nous en présence de notre Père du Ciel.

Notre Père


Acte 1 : le mal triomphant

Si une des conversions de juif fit grand bruit, ce fut celle d’Alphonse Ratisbonne. Dernier fils d’une riche famille de neuf enfants, il éprouvait une solide haine du catholicisme, et cherchait avant tout à défendre ses frères juifs dans le besoin.

Tout jeune que j’étais, cette conduite de mon frère me révolta, et je pris en haine son habit et son caractère. Élevé au milieu de
jeunes chrétiens, indifférents comme moi, je n’avais éprouvé jusqu’alors ni sympathie ni antipathie pour le christianisme ;
mais la conversion de mon frère, que je regardais comme une inexplicable folie, me fit croire au fanatisme des catholiques, et
j’en eus horreur […] son habit me repous­sait, sa présence m’offusquait ; sa parole grave et sérieuse excitait ma colère.

Un enfant était à l’agonie, mon frère Théodore ne craignit point de demander ouvertement aux parents la per­mission de le baptiser, et peut-être allait-il le faire, quand j’eus connaissance de sa démarche. Je regar­dais ce procédé comme une indigne lâcheté ;
j’écrivis au prêtre de s’adresser à des hommes et non à des enfants, et j’accompagnai ces paroles de tant d’invectives et de menaces,
qu’aujourd’hui encore je m’éton­ne que mon frère ne m’ait pas répondu un seul mot. Il continua ses relations avec le reste de la
famille ; quant à moi, je ne voulus plus le voir, je nourrissais une haine amère contre les prêtres, les églises, les couvents, et
surtout contre les Jésuites, dont le nom seul provoquait ma fureur. […]

Je n’aimais que les plaisirs : les affaires m’impatientaient, l’air des bureaux m’étouffait ; je pensais qu’on était au monde pour en
jouir ; et, bien qu’une certaine pudeur naturelle m’éloignât des plaisirs et des sociétés ignobles, je ne rêvais cependant que fêtes
et jouissances, et je m’y livrais avec passion. […]

Quoi ! Est-ce donc là cette charité de Rome qu’on proclame si haut ! Je frissonnais d’horreur […]. Jamais de ma vie je n’avais été plus
aigri contre le christianisme que depuis la vue du Ghetto. Je ne tarissais point en moqueries et en blasphèmes
.

L
e converti de la médaille miraculeuse (récit par lui-même) (lien)

Invoquons la Vierge Marie avec confiance, même dans les situations les plus désespérées.

Récitation d’une dizaine de chapelet (ou 3 Je vous salue Marie)


Acte 2 : l’intercession pour nos adversaires

De nombreux hasards menèrent Ratisbonne à Rome ; mais M. de Bussière, le frère d’une de ses connaissances, entreprend par tous les moyens de lui faire goûter la foi catholique. Il charge de surcroît un vieil ami de prier avec lui – ami dont le décès soudain mènera à la folle conversion d’Alphonse Ratisbonne :

M. de Bussierre amenait si naïvement les questions religieuses, il insistait avec tant d’ardeur, que je me disais: “Si quelque chose
peut éloigner un homme de la religion, c’est l’insistance qu’on met à le convertir.” […]

[Récit de M. de Bussières :] Enfin, relevant vers moi son visage baigné de larmes, [Ratisbonne] joint les mains et me dit: “Oh! que
ce monsieur a prié pour moi!” Il s’agissait du défunt, à qui j’avais confié trois jours auparavant l’intention qui me tenait à
cœur; il m’avait répondu: “S’il dit le Memorare, vous le tenez, et bien d’autres avec lui”. […]

Mes premiers mots furent des paroles de reconnais­sance pour M. de Laferronays (le défunt) et pour l’Archiconfrérie de Notre-Dame-des-Victoires. Je savais d’une manière certaine que M. de Laferronays avait prié pour moi ; mais je ne saurais dire comment je
l’ai su, pas plus que je ne pourrais rendre compte des vérités dont j’avais acquis la foi et la connaissance.

L
e converti de la médaille miraculeuse (lien)

Récitons le Souvenez-vous, en mémoire de la magnifique conversion d’Alphonse Ratisbonne :

Prière de saint Bernard :

Souvenez-vous,
ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire
qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre
assistance, réclamé vos suffrages, ait été abandonné.

Animé d’une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je
viens à vous et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne
à vos pieds.

O Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les
favorablement et daignez les exaucer. Amen.


Acte 3 : le Bien triomphant

Ces insistantes suppliques de Théodore de Bussières, de M. de Lafeyronnais, et la confrérie Notre-Dame des Victoires où son frère prêtre priait pour sa famille entière
eurent raison des Cœurs de Jésus et de Marie. La beauté de ce récit, tenu pour vrai par l’Eglise, est édifiante :

J’essayai plusieurs fois de lever les yeux vers la Sainte Vierge […]. Je fixai mes yeux sur ses mains, et je vis en elles l’expression du pardon et de la miséricorde. En sa présence, bien qu’Elle ne m’ait dit aucune parole, j’ai compris l’horreur de l’état dans lequel je me trouvais, la difformité du péché, la beauté de l’Église catholique: en un mot, le bandeau tomba de mes yeux… Pénétré d’un sentiment de gratitude envers la Sainte Vierge Marie, je pensais à mon frère avec une inexprimable joie; j’éprouvais une vive compassion à l’égard de ma famille, plongée dans les ténèbres du judaïsme, et pour les hérétiques et les pécheurs.

Comment serait-il possible d’en parler ? Oh ! non, la parole humaine ne doit point essayer d’exprimer ce qui est inexprimable; toute
description, quelque sublime qu’elle puisse être, ne serait qu’une profanation de l’ineffable vérité. J’étais là, prosterné, baigné dans
mes larmes, le cœur hors de moi-même, quand M. de Bussières me rappela à la vie. […]

Le monde n’était plus rien pour moi : les préventions contre le christianisme n’existaient plus; les préjugés de mon enfance n’avaient
plus la moindre trace; l’amour de mon Dieu avait tellement pris la place de tout autre amour, que ma fiancée elle-même m’apparaissait sous un nouveau point de vue. Je l’aimais comme on aimerait un objet que Dieu tient entre ses mains comme un don précieux qui fait aimer encore davantage le donateur. […]

Cette liberté, je la consacre à Dieu, et je la lui offre dès à présent, avec ma vie entière, pour servir l’église et mes frères, sous la protection de Marie !

Lettre à l’abbé Desgenettes (lien)


Louange et supplication

Gloire au Père.

Devant tant de bonté de Notre Seigneur, nous ne pouvons que vouloir Le prier et Le supplier d’exercer une nouvelle fois Sa grande miséricorde dans le cas qui nous concerne. Et plutôt que juger, sachons nous reconnaître nous aussi pêcheurs, et être heureux d’avoir reçu l’insigne et gratuite grâce de goûter à la Foi catholique.

Prière à saint Joseph pour la conversion de George Soros :

Ô
glorieux patriarche, saint Joseph, qui méritez d’être appelé « juste »
par le Saint Esprit, je vous confie l’âme de George Soros, que Jésus a
racheté au prix de Son précieux sang.

Vous savez combien est déplorable et misérable la vie de ceux qui ont
banni le Sauveur aimant de leur cœur et combien ils sont exposés au
danger de perdre leur âme éternellement.

Ne permettez pas, je vous implore, qu’un être si influent et tant
égaré continue à marcher sur un autre chemin que celui de Votre très
sainte volonté. Préservez-le du danger qui le menace et guidez ses
actes pour son bien et le nôtre à tous. Touchez le cœur de cet enfant
prodigue et ramenez-le entre les bras aimants du Père.

Ne l’abandonnez pas, je vous en supplie, jusqu’à ce que vous lui
ouvriez les portes du Ciel, où il vous louera et bénira votre Fils
pour l’éternité, grâce à votre puissante intercession. Amen.

 

Incroyable

Dans l’émission Un Jour une info, sur Radio Notre-Dame, ce matin, Nicolas Entz a évoqué, pour s’en extasier, “L’incroyable histoire de la transformation sexuelle d’un enfant de 8 ans“. Cet enfant est désormais gavé d’hormones du sexe opposé pour forcer son corps changer…

La chronique est en ligne ici et se termine par cette affirmation relativiste :

finalement l’amour finit très souvent par triompher

Ce qui est proprement incroyable, c’est que Radio Notre-Dame relaie cette affaire sans aucun regard critique.

Vous pouvez vous en étonner courtoisement auprès du directeur de la station [email protected]

Le Luxembourg n’a pas connu de surmortalité liée à l’épidémie de coronavirus

Selon les chiffres publiées ce vendredi matin par la ministère de la Santé, dans une réponse parlementaire, sont clairs, nets et précis. Lors des six premiers mois de l’année 2020 au Luxembourg, il n’y pas eu de surmortalité par rapport aux mêmes périodes lors des quatre années 2016/2017/2018/2019.

Au Grand-Duché, le registre des cause de décès indique en effet que 2 065 personnes sont décédés en moyenne de janvier à juin lors des années 2016-2019, alors qu’on dénombre trois décès de moins (2 062) lors de ce même premier semestre au cours de cette année 2020.

Terrible épidémie…

Michel Onfray : le capitalisme veut transformer les gens en objets

Michel Onfray dénonce la culture de mort répandue par le capitalisme :

Une résolution de l’ONU mentionne les «droits reproductifs» dans sa réponse à la pandémie du COVID-19

L’archevêque Gabriele Caccia, Observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Organisation des Nations Unies, a déclaré le 11 septembre après que l’Assemblée générale des Nations Unies à New York a approuvé une résolution, intitulée «Réponse globale et coordonnée à la pandémie du COVID-19», que l’inclusion d’une référence aux «droits reproductifs» est «profondément préoccupante et source de division».

La résolution a appelé les États

«à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir le droit des femmes et des filles de jouir du meilleur état de santé possible, y compris la santé sexuelle et reproductive, et les droits reproductifs».

L’archevêque a poursuivi:

Conformément à ses réserves exprimées lors des conférences internationales tenues à Beijing et au Caire, le Saint-Siège réitère qu’il considère que l’expression ‘santé reproductive’ et les termes connexes s’appliquent à un concept holistique de la santé, qui englobe la personne en l’intégralité de sa personnalité, de son esprit et de son corps.

En particulier, le Saint-Siège rejette l’interprétation qui considère l’avortement ou l’accès à l’avortement, l’avortement sélectif en fonction du sexe, l’avortement de fœtus présentant des problèmes de santé, la maternité de substitution et la stérilisation comme des dimensions de la «santé reproductive» ou comme faisant partie de la santé universelle.

Les critiques de l’archevêque ont été reprises par un représentant des États-Unis, qui a voté contre la résolution. La Mission des États-Unis auprès des Nations Unies a déclaré le 11 septembre qu’elle s’opposait à l’inclusion dans la résolution des «droits reproductifs».

«Nous n’acceptons pas les références à la ‘santé sexuelle et reproductive’, ‘à la santé sexuelle et reproductive et aux droits reproductifs’ ou à tout autre langage suggérant ou déclarant explicitement que l’accès à l’avortement légal est nécessairement inclus dans les termes plus généraux ‘services de santé’ ou «services de soins de santé» dans des contextes particuliers concernant les femmes ». «Les États-Unis croient en la protection juridique des enfants à naître et rejettent toute interprétation des droits humains internationaux exigeant de tout État partie qu’il fournisse un accès sûr, légal et efficace à l’avortement.»

La résolution a été adoptée par 169 voix pour, deux contre (États-Unis et Israël) et deux abstentions (Hongrie et Ukraine).

Par ailleurs, si Mgr Caccia a approuvé l’appel de la résolution en faveur d’une «vaccination extensive» pour lutter contre le COVID-19, il a souligné l’importance de vaccins «exempts de problèmes éthiques. Il a regretté «l’exclusion des organisations confessionnelles de la liste de ceux qui jouent un rôle important dans la réponse à la pandémie».

Cette crise sanitaire est l’occasion de faire de grands choix de rupture

Extrait de l’éditorial de Marion Maréchal sur le site de l’ISSEP :

« Entre un monde qui meurt et un monde qui naît il s’insère toujours une période creuse. Elle est en même temps un tombeau et un berceau. Un monde qui meurt y agonise en se débattant, en cherchant à écraser de son poids le monde qui naît, n’a pas encore les yeux ouverts, ne sait pas encore son nom ». Magistrale réflexion que celle de l’historien suisse Gonzague de Reynold qui semble décrire parfaitement notre époque. L’ancien monde se meurt lentement et résiste alors que le nouveau balbutie et peine à émerger. Nous vivons cette époque de transition, ce sas, non pas de décompression mais, au contraire, de compression où s’accumulent toutes les tensions sociales, identitaires, géopolitiques, économiques, jusqu’à l’ébullition.

Il ne suffira pas de clamer « Plus jamais ça ! » ou de publier sur « le jour d’après », pour que des leçons pertinentes soient effectivement tirées et surtout appliquées. En effet, l’on peine à imaginer qu’un événement aussi soudain et spectaculaire que cette pandémie, qui a paralysé la moitié de population mondiale pendant plusieurs semaines, puisse rester sans conséquence sur l’avenir. C’est oublier un peu vite cette étonnante aptitude des gouvernants occidentaux à se comporter comme d’éternels enfants. Ils ne semblent jamais apprendre des expériences de l’Histoire. Après le krach boursier de 1987, les crises financières de 1997 et 2008, la crise de l’euro et des dettes souveraines en Grèce, les attentats de 2001 aux Etats-Unis puis la succession des attentats islamistes en France et maintenant une pandémie mondiale, rien ne semble renverser les certitudes et les aspirations de la classe dirigeante. Pourtant, ce virus a réalisé ce qu’aucun parti politique d’opposition n’aurait pu espérer : le procès en comparution immédiate d’une idéologie, d’un système, d’un modèle. Car c’est bien le procès des choix politiques opérés depuis trente ans sur les frontières, la souveraineté, l’Etat, la monnaie, les services publics, l’économie, l’Union européenne, auquel nous assistons.

Désormais la parole n’est plus à la défense, le gaullisme déclamatoire de cette classe discutante est irrecevable. Elle est à ceux qui voient clair dans le XXIème siècle et que nous avons très partiellement réunis dans cette première publication du Centre d’analyse et de prospective de l’ISSEP que nous appellerons par commodité le CAP.

Comme le rappelle l’un des auteurs de ce dossier, le sinogramme chinois pour les mots crise et opportunité est identique. Notre mot crise est issu du grec Krisis qui signifie « l’action ou la capacité de choisir ». Au fil du temps, l’usage nous fit oublier ce sens au profit de la définition qui nous est maintenant familière, celle de « manifestation soudaine et violente ». Cette crise sanitaire est l’occasion de faire de grands choix de rupture, mais ce qui a été décidé depuis le mois de mars dernier relève le plus souvent du statut quo, du refus de changer pour s’adapter au monde nouveau qui émerge. Les dirigeants actuels regardent dans le rétroviseur et voudraient à tout prix confirmer un modèle politique dont nous avons vu les fragilités. L’objectif de cette publication est précisément de contribuer à éclairer ces choix nécessaires. Nous vous présentons ici les différents thèmes traités et auteurs associés.

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Pourquoi le monde arabe se rapproche d’Israël ?

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Au mois de juillet dernier, Benyamin Netanyahou devait annoncer l’annexion, par Israël, de la Cisjordanie, au mépris des traités internationaux. De nombreux pays, dont la France, lui avaient demandé de n’en rien faire, mais le Premier ministre israélien semblait sourd à toute pression.

À la surprise générale, l’annexion n’eut pas lieu et l’on attendait de savoir pourquoi. La réponse est venue le 13 août avec l’annonce de la normalisation des relations entre Israël et les Émirats arabes unis puis, le 11 septembre, avec, cette fois, Bahreïn promu comme nouvel ami de l’État hébreu.

Ces deux pays sont les plus proches alliés de l’Arabie saoudite (en dépit de différends sérieux entre Abou Dhabi et Riyad concernant la guerre au Yéemen) et nul doute que cette normalisation a reçu le feu vert de Mohammed ben Salmane, l’homme fort du royaume saoudien.

C’est une grande victoire pour Netanyahou, qui redore son blason de façon spectaculaire après ses ennuis judiciaires concernant de graves accusations de corruption.

C’est aussi un tournant diplomatique majeur qui a atterré les Palestiniens. Au mois d’août, des effigies du prince héritier émirati Mohammed ben Zayed (MBZ) et de Donald Trump avaient été brûlées dans plusieurs villes de Cisjordanie.

La perspective de la création d’un État palestinien s’éloigne irrémédiablement et le plan Abdallah de 2002 est enterré. Établi par le roi saoudien du moment, décédé depuis, ce plan exigeait la création d’un État palestinien en échange de la reconnaissance d’Israël par les pays arabes. Cette exigence a donc disparu, sans doute définitivement.

Certains annoncent maintenant que l’Arabie saoudite va, à son tour, emboîter le pas aux deux éclaireurs. C’est peut-être un peu prématuré. En effet, l’opinion publique saoudienne n’est sans doute pas prête à un revirement de cette nature et le roi Salman ben Abdulaziz non plus. Mohammed ben Salmane ne prendra pas le risque de se fâcher avec son père. Il faudra donc probablement attendre un peu.

Derrière ces revirements spectaculaires, il y a un homme : Donald Trump. La présidentielle américaine arrive à grands pas et un succès diplomatique de cette importance est particulièrement bienvenu alors que le sortant est en retard dans les sondages.

Trump a donc voulu donner un éclat particulier à cet accord et c’est sur le balcon de la Maison-Blanche qu’il a proclamé « l’avènement d’un nouveau Moyen-Orient ». À ses côtés se tenaient Benyamin Netanyahou et les ministres des Affaires étrangères du Bahreïn et des Émirats arabes unis. Chacun a pu noter que les deux souverains ne se sont pas déplacés eux-mêmes, comme si une certaine gêne perdurait.

Mais qu’importe, Trump a su convaincre Israël de différer l’annexion de la Cisjordanie pour ne pas froisser les pays arabes à un moment crucial, annexion qui aura lieu un jour, n’en doutons pas. Il a su, aussi, faire comprendre aux souverains de la péninsule Arabique que le temps était venu de la réconciliation officielle entre les meilleurs alliés de l’Amérique. C’est un succès diplomatique incontestable.

Les Palestiniens sont, une fois de plus, laissés de côté et n’auront sans doute jamais d’État, mais qui s’en soucie ?

« Les apparitions d’Amsterdam sont fausses »

La Congrégation pour la doctrine de la foi vient de rendre public un courrier du 20 juillet 2020 : après plusieurs décennies de controverses, les cinquante-six prétendues apparitions de la Vierge Marie à Ida Peerdeman ont été formellement rejetées par le Saint-Siège.

Jeune femme hollandaise du XXe siècle, Ida Peerdeman affirme avoir assisté, entre 1945 et 1959, à cinquante-six apparitions de la Vierge sous le nom de “Dame de tous les Peuples”.

Interrogé par le cardinal libanais Mgr Béchara Boutros Raï, patriarche d’Antioche des maronites, la Congrégation a rappelé dans une lettre signée le 20 juillet que le jugement de l’Église restait celui publié par le diocèse d’Amsterdam le 25 mai 1974, dans lequel il est dit – après une étude appropriée – qu’Ida Peerdeman « n’était pas consciente du caractère surnaturel des apparitions ». C’est pourquoi, lit-on dans la lettre de la Nonciature du Vatican, les fidèles sont invités à

« cesser toute propagande sur les apparitions et révélations revendiquées de la Dame de tous les Peuples et sont exhortés à exprimer leur dévotion à la Très Sainte Vierge, Reine de l’Univers sous des formes reconnues et recommandées par l’Église. »

Le gang du PCF et des barbares

Le nouveau maire PCF de Bobigny, Abdel Sadi, a posé avec deux responsables associatifs, avant de la poster sur Facebook. L’une des personnes est Lynda Benakouche, la présidente de Crescendo, structure d’aide aux enfants. Une associative active, également chargée de mission en mairie… mais aussi compagne de Jean-Christophe Soumbou, membre du gang des barbares condamné à dix-huit ans de prison en 2006 pour son rôle dans la séquestration, la torture et le meurtre du jeune Ilan Halimi.

Jugée « protégée » par l’UDI sous la mandature précédente selon certains – l’hypothèse a été documentée dans le livre « le Maire et les Barbares »écrit par la journaliste Eve Szeftel – elle serait désormais dans les petits papiers de la nouvelle municipalité PCF.

Au-delà de la condamnation de son époux, elle-même a fait l’objet de trois admonestations de la préfecture de Seine-Saint-Denis au sujet de son emploi. Par trois fois, sous la mandature UDI, entre 2014 et 2020, les services de l’Etat ont pointé ses qualifications inférieures à celles exigées pour l’emploi occupé. Par ailleurs, la Chambre régionale des comptes (CRC) avait aussi épinglé Lynda Benakouche dans le lot des agents surpayés au regard de leurs compétences.

En 2005, elle avait été condamnée pour des violences sur une autre femme.

Lynda Benakouche est sous le coup d’une procédure interne, et doit être entendue par l’administration.

Changement de nom pour le PCD ?

L’année 2020 est celle du renouvellement de l’équipe dirigeante (Président, Secrétaire général et trésorier) du Parti Chrétien-Démocrate. Cette équipe assurera la direction du PCD pour un mandat de 3 ans (2020-2023), période au-cours de laquelle le PCD devra notamment se positionner en vue des échéances électorales de 2022 (Jean-Frédéric Poisson s’est déjà déclaré candidat). Tous les adhérents à jour de cotisation seront appelés à voter en ligne entre le 25 septembre et le 2 octobre. Le 3 octobre, les résultats seront proclamés lors de la Convention Nationale qui aura lieu à Paris.

Maître Jean-Marie Lejeune se porte candidat pour ces élections internes du parti chrétien démocrate. Cette candidature vise à s’opposer au retrait de la référence chrétienne du nom du parti et à sa déconfessionnalisation. Si c’est le cas, cela peut effectivement perturber les militants (retirer la référence à la démocratie perturbera sans doute moins les adhérents). Via (et non Vox comme écrit précédemment) serait le nouveau nom du parti, qui circule actuellement. Maître Jean-Marie Lejeune propose, lui, de rebaptiser le parti “Force chrétienne” :

Chers amis, chers adhérents du parti chrétien-démocrate, je suis candidat à la présidence de notre mouvement pour réaffirmer son identité politique et ses valeurs. Retrouvez ici ma profession de foi :

Notre époque se caractérise par le triomphe d’un relativisme universel. L’homme a abandonné son espérance et ses racines, son amour et ses joies. Il erre dans la solitude et le doute. Cette situation le place aussi dans l’attente de repères et de valeurs.

L’actualité nous rappelle l’importance des valeurs chrétiennes. Aujourd’hui, le respect de la dignité de la personne humaine et de ses droits fondamentaux que sont la liberté, la sécurité, la santé et le travail ne sont plus garantis.

Récemment, l’augmentation des violences aux personnes est venue rappeler la dégradation du lien social. Elle souligne les carences éducatives et la faillite des instances de transmission que furent la famille ou l’école. Elles révèlent également le rapport troublé d’une génération à l’autorité. Sa contestation générale, d’où qu’elle émane, nous laisse une société violente et méconnaissable.

Atteints dans leur intégrité physique, nos concitoyens le sont aussi dans leurs biens. Et leur insécurité est aussi sociale et économique. La misère s’accroît et la crise à venir viendra l’aggraver. Certains travailleurs sont pauvres. L’absence d’emplois génère aussi un dénuement moral et économique, l’assistanat portant atteinte la dignité de la personne humaine.

Le récent drame sanitaire a souligné l’importance des solidarités humaines. Nous avons vu des personnes mourir seules, dans un grand dénuement moral et affectif. Mais nous avons vu que l’homme restait grand quand il se montrait fraternel.

La fraternité, l’esprit d’invention, l’attention à autrui, la pitié et l’amour restent le cœur battant de toute société humaine. La France est une grande nation généreuse et le montre en actes. Son sentiment profond doit pouvoir s’exprimer politiquement.

La doctrine sociale et l’enseignement de l’Eglise commandent à l’Homme de se montrer généreux, fraternel, attentionné envers autrui et loyal. Ces valeurs sont la réponse à l’esprit d’abandon comme à nos souffrances.

Un mouvement politique qui entend répondre au malaise actuel de la société doit apporter une réponse chrétienne. Il n’y pas de valeurs qui s’enracinent aussi loin dans le temps et qui entendent persister si longtemps dans l’histoire que celles du christianisme. La référence chrétienne est une obligation morale. Elle est une réalité plus forte que de vagues idées ou promesses de lendemains qui chantent. Un mouvement politique chrétien n’est pas un parti comme les autres.

Nous ne pouvons pas mettre notre drapeau dans notre poche. Notre identité politique est chrétienne. Personne ne sera jamais convaincu par le mensonge et la compromission.

Nous proposons de revendiquer clairement et explicitement la référence chrétienne en rebaptisant le parti chrétien-démocrate, « Force Chrétienne ». Les partis divisent. Notre volonté est d’unir les hommes et les femmes de bonne volonté autour des valeurs chrétiennes.

« Force Chrétienne » sera un mouvement offensif, libre et décentralisé.

Fidèles aux enseignements de l’Eglise, nous appliquerons au mouvement le principe de subsidiarité :

  • Les adhérents de Force Chrétienne seront consultés sur la définition du programme, de la stratégie comme de l’organisation interne du mouvement. Un mouvement n’est pas l’aventure d’un seul homme et n’a pas vocation à servir une carrière et une ambition personnelle.
  • Nous voulons des directions collégiales à tous les niveaux, nationaux et locaux. Nous connaissons la valeur des adhérents et voulons les associer à la vie du mouvement.
  • Le combat pour les valeurs doit être réaffirmé et porté par de nouveaux moyens : ainsi la création d’une web TV ou la promotion d’un nouvel organe de presse. A l’action politique, il faut y ajouter une dimension culturelle portée par des médias et relais qui nous soient propres.
  • Nous voulons promouvoir l’action sociale des militants et soutenir les initiatives de charité et d’aide à la personne.
  • Dans la tradition des corporations, nous voulons créer des cercles professionnels qui auront la charge de définir les points du programme qui se rattachent à leur compétence.
  • Nous voulons enraciner le mouvement localement en formant et aidant les adhérents qui souhaitent prendre des responsabilités dans leur commune ou leur association.
  • Nous souhaitons que le mouvement participe à chaque élection.

Fidèle à notre éthique politique, nous sollicitons le suffrage des adhérents pour réaffirmer l’identité chrétienne de notre mouvement. Convaincus que c’est dans la fidélité et la clarté que nous pourrons rassembler, convaincus aussi de valeur de nos adhérents et de la nécessité de les faire participer à la direction du mouvement, nous vous remercions de la confiance que vous voudrez nous accorder.

Jean-Marie Lejeune

Une intervenante de l’UNEF auditionnée par l’Assemblée nationale s’est présentée en hijab

La France a besoin d’un Roi

C’est le titre du nouveau livre de l’abbé Michel Viot, qu’il présentera à l’église Saint Roch de Paris le 22 septembre. Il écrit sur son blog :

Mais avant toutes choses, je veux dire la raison principale qui m’a poussé à écrire ce livre. Au moment où tout s’accélère pour nous le faire oublier, j’ai voulu affirmer que le Christianisme avait marqué d’une manière indélébile notre pays, et que, dans la continuité d’un peu plus de vingt siècles d’histoire, je me plaçais dans cette chaîne d’union de français qui veulent pouvoir continuer à dire « nous n’avons pas d’autre Roi que Jésus Christ ! ». De là vient mon attachement à la royauté comme système de gouvernement. Comme je le montre dans ce livre, ce sont les rois qui ont réussi à faire la France, parce qu’ils ont toujours œuvré, comme Lieutenants du Christ, et dans la recherche du bien commun, autrement dit en veillant à demeurer toujours à l’écoute de leurs peuples. Dans l’exercice du pouvoir, comme dans son organisation, la royauté française sut toujours distinguer, sans les confondre ou les séparer, ces trois grandes réalités que sont Dieu, le pouvoir politique, et les peuples qui en dépendent.

I.  FÉCONDITÉ DU MENSONGE FONDATEUR DE LA RÉPUBLIQUE

Voilà pourquoi, j’évite en général de parler de monarchie, mot qui, depuis la fin de ce qu’on appelle l’Ancien Régime, porte à confusion, tout comme le mot démocratie d’ailleurs. L’ancienne monarchie ne fut jamais le pouvoir exercé par un seul homme. Cette conception n’existe que dans les discours des révolutionnaires de 1792, et de leurs zélés successeurs qui, jusqu’à nos jours répètent ce mensonge. Il est vrai que leur tâche n’est pas simple puisqu’ils doivent pour justifier leur présence et leur pouvoir autoritaire, peu soucieux du bien de leurs peuples, proférer un mensonge plus grand encore, à savoir que la démocratie est le pouvoir du peuple, et que seule une république peut le garantir.

Or c’est là une double imposture. Une république n’est possible que pour une ville et quelques territoires qui l’entourent. Et cela implique l’esclavage, permettant aux citoyens libres de s’occuper des affaires de la cité. Et bien souvent les cités antiques eurent recours à la tyrannie ou à la dictature, soit pour maintenir l’ordre intérieur, soit pour assurer ou consolider des conquêtes extérieures. La grandeur de Rome fut l’œuvre de l’empire qui produisit cette paix romaine dont bénéficia le Christianisme pour s’étendre.

La Méditerranée et ses rivages étaient plus sûrs au temps de la domination romaine que maintenant ! Au moment de la chute de l’empire romain d’Occident au Ve siècle, tous les barbares avaient envie d’être romains et d’obtenir des titres de l’empire. Car ils se battaient déjà pour lui, et donc, sa civilisation, sa langue, sa religion, même si certains commencèrent par l’hérésie (l’arianisme), mais avec l’excuse de la voir pratiquée par des romains de souche…comme on aurait pu dire.

Ceux qui ont envie d’être Français aujourd’hui viennent des peuples les plus malheureux de la terre. La majorité d’entre eux n’a rien à perdre, mais tout à gagner, un assistanat gratuit, de quoi faire vivre sa famille au-delà de nos frontières, puis de la faire venir en utilisant le regroupement familial, lequel est amplifié par le droit du sol, nouveauté crée par la révolution industrielle en 1851, avec certaines restrictions, qui tomberont après 1870, en vue de la guerre de revanche. La loi de 1889 disposera que seront français les jeunes étrangers nés en France, et qui à l’époque de leur majorité sont domiciliés en France. La république avait sa chair à canons, et elle élargira encore les possibilités du droit du sol en 1919, pour avoir de la chair de remplacement. Un million et demi de morts et plus de deux millions d’handicapés créent un vide insupportable. C’est dans cette suite qu’après la deuxième guerre mondiale on créera des « français. » qui ne seront jamais Français ! D’autant plus, que dans le même temps on s’ingénie à faire perdre le sens de l’origine de leur pays à ceux qui, catholiques, juifs, protestants, orthodoxes, vivent sur la terre de France, depuis plusieurs générations, en en appréciant les valeurs, ou au minimum quelques-unes de leurs traces.

II.  LES ORIGINES DU MAL

Comme le rappelait fort justement Benoît XVI dans son encyclique Spe salvi (sauvés par l’espérance), certains philosophes, en commençant par Francis Bacon (1561-1626), ont cru que le progrès amènerait automatiquement le bonheur. A cette époque, ils ne niaient pas Dieu, mais, implicitement, indiquaient un produit de remplacement. La philosophie des Lumières prit d’autant plus facilement cette suite qu’elle coïncida avec la révolution industrielle. Une aspiration au libéralisme total allait en être la conséquence, en même temps qu’une concurrence à mort entre ce que l’on pourrait appeler les machines à progrès : les manufacturiers et les financiers, leurs nécessaires alliés. L’homme était condamné à n’être plus qu’un outil, pour produire par un travail acharné autant qu’inhumain, et aussi pour consommer, mais surtout, pour cette dernière activité, sans égalité aucune, puisque le progrès n’ayant pas de limites, il pouvait engendrer des produits très chers, pour lesquels il fallait des clients, forcément très riches, et en petit nombre, mais suffisant tout de même pour accaparer l’essentiel des richesses, et ne laisser que des miettes à la majorité. Une telle société implique des très riches et des très pauvres.

Une telle conception de l’homme et du rôle de l’humanité se situe à l’opposé de ce qu’envisage la Bible. La France qui s’est construite sur les ruines de l’empire romain avait cependant gardé le souvenir de sa grande civilisation. Sa religion qui était devenue chrétienne, sa philosophie inspirée par la pensée grecque, pour qui l’homme n’était pas qu’une machine, son sens du droit qui, rejoignant une des grandes préoccupations de la Sagesse israélite, voulait garantir la justice à tout être humain. Et cette société avait pour unité de valeur la famille, du plus haut jusqu’au plus bas de la société. Ce qui implique un sens de l’autorité, mais pas n’importe lequel !

La très grave crise de l’autorité, que nous vivons aujourd’hui, et qui ne date pas que de quelques années, vient du système de gouvernement lui-même, tout exprès inventé cependant pour être à la hauteur de l’ère du progrès industriel qui commence en force dès la fin du XVIIIe siècle. Il est clair qu’en France, et aussi ailleurs, ce pouvoir ne le maîtrise plus ! L’a-t-il d’ailleurs jamais maîtrisé ?

En un peu plus de deux cents ans, les cinq républiques qu’a connues la France ont réussi à défaire ce que nos rois avaient construit patiemment en quinze cents ans, en étant toujours soucieux du bien commun. N’oublions pas par exemple, que bien qu’affreusement endettée, la France était encore le premier pays du monde, et le français la langue internationale en 1789.

Pendant le règne effectif de Louis XVI, de 1774 à 1789, il n’y eut aucune guerre en Europe, du jamais vu ! Si l’Etat était cependant au bord de la banqueroute, le pays demeurait très riche, et une réforme fiscale aurait suffi pour parvenir à un remboursement qui aurait satisfait tout le monde. Le calcul a été fait par plusieurs spécialistes du temps, par des politiques financiers aussi différents que Calonne et Necker. Les grands privilégiés (tant dans l’Église, que dans la noblesse et le Tiers état) préférèrent la révolution, avec différentes conceptions, selon les castes sociales. Mais ceux qui gagnèrent la première manche en abattant la royauté le 10 août 1792 et en proclamant la République furent tous d’accord pour tirer un trait sur les quinze cents ans précédents. Ce fut l’an I de l’ère des Lumières, autrement dit de la République.

Mon livre se propose de résumer ce sur quoi le trait a été tiré, et d’en montrer aujourd’hui les conséquences. Si l’on veut soigner le mal, il faut connaître ses origines. Si des problèmes empêchent aujourd’hui notre société française de vivre, il faut savoir pourquoi !

Mettons d’abord une question au clair. La France ne commence qu’avec le baptême de de Clovis au Noël 499, et non avec le chef gaulois Vercingétorix, idée toute droite sortie du roman républicain élaborée au XIXe siècle.

III.  NAISSANCE DE LA SINGULARITÉ FRANÇAISE

Le baptême de Clovis est un événement capital. C’est la rencontre d’une volonté politique et d’une réalité religieuse, rencontre qui était loin d’être évidente et qui va produire le miracle français pour quinze cents ans. En effet, le chef barbare païen, Clovis, époux d’une princesse catholique, Clotilde, se convertit au catholicisme, une part importante de sa garde avec lui. Les autres chefs barbares chrétiens sont ariens, donc aussi chefs des chrétiens de leurs pays respectifs. Alors que le christianisme auquel adhère Clovis a pour chef religieux le Pape évêque de Rome. Par sa naissance dans la royauté de Clovis, le pouvoir politique royal français apparait, dès son origine, comme distinct du pouvoir religieux. C’est l’amorce d’une forme d’indépendance entre l’Église et l’Etat qui va lentement se construire en France, avec quelquefois des heurts, mais jamais avec des hostilités aussi fortes que celles qui empoisonnèrent les relations entre les Papes et les empereurs allemands. Aussi n’est-ce pas un hasard, si la plus grave contestation que connut l’Église latine au cours de son histoire, la Réforme protestante, partit d’Allemagne.

Les rois de France furent toujours fidèles au catholicisme et tout particulièrement au Saint Siège. Il s’agit là d’une réalité incontournable, sans laquelle, il ne peut pas y avoir de France.

IV.  LES DÉBUTS DE LA ROYAUTÉ EN FRANCE

J’y ai consacré mes trois premiers chapitres. Quand j’étais jeune élève de l’école primaire laïque, la période historique concernant l’histoire de l’établissement des trois races de nos rois était enseignée d’une manière un peu confuse, selon l’instituteur, mais les faits étaient au moins connus, à défaut d’être toujours bien interprétés. Aujourd’hui ces débuts sont très souvent complètement ignorés, alors qu’ils contiennent à eux seuls l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur l’exception française qu’il est de bon ton de critiquer voire de mépriser.

Après l’option non évidente de Clovis pour le catholicisme, option qui avait été précédée de l’obtention de titres romains, octroyés par l’empereur d’Orient, restait à régler en priorité la question de la succession du roi, pour lui assurer le maximum de légitimité et réduire ainsi les guerres. Le passé germain des Francs (et cela valut pour les trois races royales, mérovingienne, carolingienne, et capétienne) représentait plutôt un handicap pour constituer un royaume pérenne, du fait de traditions comme, par exemple, l’élection du roi par acclamation, et le partage des terres entre ses fils à son décès.

Dans les trois races, on s’ingénia donc à réduire l’importance de l’élection au profit de l’hérédité et du droit d’aînesse (bien connu dans la Bible). Les cadets eurent des terres en apanage, mais ils en devaient hommage à l’aîné comme roi et suzerain.

Toutefois, lorsque la chaîne héréditaire venait à rompre, soit par déficit de mâles, soit par déficit de chefs militaires capables (qu’il s’agisse d’un déficit réel ou factice, comme semble l’avoir été l’énigmatique « fainéantise » des « rois fainéants »… Pourquoi en effet ne faisaient-ils rien ?), comment pouvait-on assurer une continuité légitime au pouvoir ? Par le sacre. Et c’est là que l’entente avec le Saint Siège montra toute son importance. Pépin, le fils de Charles Martel, le célèbre vainqueur de la bataille de Poitiers contre les Arabes en 732, établit le premier la royauté carolingienne. Sans être lié par le sang au roi mérovingien Childéric III dont il était maire du Palais, il en vint à assumer le gouvernement complet, tout comme son père Charles. Aussi consulta-t-il le Pape Zacharie, en 750, pour résoudre la question de plus en plus gênante de sa légitimité. Le Pape fut formel, et cette leçon demeure valable pour la France d’aujourd’hui : il vaut mieux que règne celui qui gouverne. Mais une légitimité reconnue à l’intérieur dut aussi l’être à l’extérieur, notamment par les autres rois, ce qui donna à la question de l’hérédité un rôle de plus en plus important.

Dès 751, Pépin, ayant déposé et placé dans un couvent le dernier roi mérovingien, se fit sacrer à Soissons. Ce fut la première fois que le Saint Chrême fut utilisé, en dehors du baptême, pour un sacre royal. Pour l’anecdote, notons qu’il faut attendre Hincmar, 802-882, Archevêque de Reims, pour trouver la mention d’une huile apportée du ciel à Rémi (la Sainte Ampoule) afin d’oindre Clovis lors de son baptême – son texte daterait de 860, mais il pourrait rendre compte d’une tradition rémoise du VIIIe siècle. L’Archevêque n’y stipula pas avoir utilisé cette huile pour le sacre de Charles II le chauve en 869. Mais l’idée s’était imposée que c’est Dieu qui fait le Roi. La première utilisation possible de la Sainte Ampoule daterait ainsi de 893, pour le sacre de Charles III, et elle devient certaine à partir du sacre de Louis VII en 1131.

Le sacre vint donc au secours de l’hérédité, parce que signifiant un lien particulier entre Dieu et le souverain. Pépin fut le premier des souverains français à faire don de territoires au Pape et à recevoir pour lui et ses fils le titre de fils aîné, ou fils chéri, ce qui, par extension, débordera sur le pays tout entier. Charlemagne, fils de Pépin, réussit à reconstituer l’empire romain d’Occident, toujours grâce à son alliance avec le Saint Siège, et malgré l’opposition de l’empire d’Orient. Mais, à sa mort, l’étendue de l’empire imposa encore le partage qui esquissa la future France et la future Allemagne, cette dernière conservant le nom de Saint Empire Romain germanique.

V.  ÉTABLISSEMENT DÉFINITIF DE LA ROYAUTÉ CAPÉTIENNE

A la mort accidentelle de Louis V, le dernier carolingien, la France se retrouva dans la situation de Pépin. Mais il y a ce précédent, plus ce que j’ai dit de Hincmar et qu’avait formulé le Concile de Paris en 829 : « Aucun roi ne doit dire qu’il tient le royaume de ses ancêtres, mais il doit croire humblement qu’il le tient en vérité de ce Dieu qui a dit : c’est de moi que viennent la prudence et la force ; par moi règnent les rois… ». Le sacre prit alors sa toute-puissance, mais l’élection subsiste encore, ne concernant que très peu de hauts personnages. Avait-on pour autant tiré un trait sur l’hérédité ? Non. Certes Hugues Capet, élu par les grands du royaume (bien plus puissants que lui) fut sacré à Noyon par l’Archevêque de Reims, Adalbéron en 987, mais les rares carolingiens restant ne l’acceptèrent pas. Seulement, ils n’étaient pas en position de résister. Cependant, Hugues ressentit la nécessité de faire sacrer, de son vivant, son fils Robert à Orléans dès Noël 987. Et dans les générations suivantes, on vit des capétiens épouser des carolingiennes pour unir les deux races, car le principe d’hérédité l’emportait partout.

Louis VIII, en 1223 fut le premier roi à succéder à son père Philippe Auguste, sans avoir été sacré de son vivant. Et, fait très important, il data ses premiers actes de roi de la mort de son père et non de son sacre ! Le principe d’hérédité ne fut alors plus jamais contesté, il fit le roi, le sacre définissant la fonction en lui donnant un statut particulier et l’élection fut totalement supprimée (symboliquement conservée par les acclamations formelles, lors du sacre). Le rôle discret de la Papauté fut d’un grand secours. En permettant aux évêques de France de procéder à une telle cérémonie, elle haussait le roi de ce pays à un rang inégalé et s’assurait avec lui de pacifiques relations pourvu que chacune des parties demeurât loyale.

Ce ne fut pas le cas pour le Saint Empire Romain Germanique. J’en ai évoqué quelques épisodes, pour mieux faire ressortir la réussite française, qui connut cependant, elle aussi quelques moments difficiles. Il me fallait informer par souci de vérité historique, mais aussi pour montrer les dangers de la reproduction de certaines erreurs.

Ainsi, la révolution française, par sa constitution civile du clergé de 1790, mit fin aux siècles de bonne entente entre la France et le Saint Siège, reprenant en partie les erreurs des empereurs germaniques.

VI.  CONSÉQUENCES DE LA RUPTURE AVEC DIEU ET LA ROYAUTÉ

…ou les suites de la Révolution de 1789

Les six premiers chapitres de mon livre étant consacrés à l’histoire, leur suite concerne notre époque, notre temps moderne, toujours conditionné par la grande déchéance que fut la révolution, pour la France et pour l’Europe.

Notre descente aux enfers constitue en effet une des plus belles preuves qu’on ne chasse pas impunément Dieu et ses représentants légitimes de la société. J’ai fait précéder l’un de mes chapitres par un court texte de Joseph de Maistre évoquant la rage philosophique qui étouffa les hommes du XVIIIe siècle. En voici la fin, et ce passage résume tout le propos de ce livre. De Maistre fait parler le philosophisme à Dieu : « Nous voulons tout détruire et tout refaire sans toi. Sors de nos conseils ; sors de nos académies ; sors de nos maisons ; nous saurons bien agir seuls, la raison nous suffit. Laisse-nous ! ». « Comment Dieu a-t-il puni cet exécrable délire ? Il l’a puni comme il créa la lumière, par une seule parole. Il a dit « Faites ! – Et le monde politique a croulé. »[2]

La révolution française inaugura un sommet de l’abjection politique et spirituelle en France. J’en ai donné beaucoup d’exemples dans mes précédents livres[3]. Ce chef d’œuvre d’horreur, rendu possibles par le rejet de Dieu combiné au mépris de la vie humaine, servit d’exemple à tous les systèmes totalitaires qui empoisonnèrent le vingtième siècle, en instituant entre autres, l’hypocrisie politique comme système quasi permanent de gouvernement.

En voici un exemple qui aurait mérité brevet : la banqueroute, devenue incontournable et organisée par le ministre des finances du Directoire, Dominique Ramel, du 30 septembre 1797, qui consistait à priver les créanciers de l’Etat des deux tiers de leurs créances, et qui fut appelée le « tiers consolidé » ! Manifestation de cynisme fiscal qui aura des suites que beaucoup de Français peuvent vérifier aujourd’hui. Souhaitons que cela ne donne pas de mauvaises idées aujourd’hui !

Le septième chapitre du livre a pour titre « Urgence pour la France déchue de retrouver sa souveraineté », thème en réalité présent dans les trois chapitres qui suivent, dans la conclusion et dans la postface, qui traite de la gestion calamiteuse de la pandémie, caractéristique d’un pouvoir aux abois. Il ne s’agit pas pour moi et mes co-auteurs de prôner un nationalisme complètement dépassé et oublieux des grands changements géopolitiques qui obligent certains états à entretenir des relations plus serrées que par le passé. Mais encore faut-il que ces États soient encore des États. Pour cela, un État doit conserver une part de souveraineté, et en particulier sur sa monnaie (il doit donc en avoir une !), sous peine de tomber dans l’esclavage économique avec les conséquences que l’on sait. Il faut qu’il possède une pleine autorité pour réguler les flux migratoires et assurer la sécurité intérieure et extérieure de son peuple qu’il doit savoir entendre par des relais sûrs. Il peut apparaître ainsi comme un arbitre impartial, garant de la justice, et être le recours des plus faibles des citoyens, tout en « contenant » les plus forts. Cela ne l’oblige pas pour autant à s’occuper de tout – la doctrine sociale de l’Église catholique ne l’a jamais envisagé. Mais sous prétexte de libéralisme, il ne peut pas laisser s’établir la loi de la jungle qui entraîne, toujours, l’écrasement du plus faible par le plus fort.

VII.  NÉCESSITÉ DE LA PRÉSENCE D’UN ROI

Ce que je viens d’écrire précédemment le démontre et je vais l’expliquer. Mais auparavant, je voudrais faire remarquer que depuis la mort de Charles de Gaulle et de Georges Pompidou, nous entendons régulièrement déclarer que l’élection présidentielle serait la clé de voûte de notre république, et qu’elle constituerait la démarche civique préférée des Français. Et comme depuis l’instauration du quinquennat, le président est de fait un monarque élu, ayant plus de pouvoirs que n’en eût jamais Louis XIV, il est permis de se demander si cette évolution de la cinquième république ne constitue pas en elle-même un signe de cette nécessité de l’établissement de la royauté. Ce qui est vrai, d’une certaine façon ! Mais il faut voir plus loin, et j’en reviens à mon raisonnement du chapitre précédent.

Rétablir la souveraineté de la France dans l’intérêt du peuple français présuppose qu’on aime ce peuple. L’amour ne se commande pas. Aucun texte législatif, si vénérable ou sacré soit-il, ne se trouve en mesure de pouvoir, seul, commander l’amour. Même les textes bibliques n’ont pas cette prétention. Il est bien clair pour eux que seule l’élection de Dieu, choisissant un homme ou un groupe d’hommes, le permet. C’est la manifestation de ce qu’on appelle la grâce en théologie chrétienne.

Aussi, aucun texte constitutionnel ne peut conférer l’amour du peuple à un chef d’Etat. Il peut l’afficher comme un masque, à la rigueur, mais c’est tout ! Et l’on ne gouverne pas longtemps masqué, pas plus qu’on ne peut, ordinairement, vivre masqué. L’amour du peuple, j’y reviens parce qu’il est capital, ne peut venir que du cœur. Le temps, ce grand ministre de la Providence divine, a gravé cet amour dans le cœur de nos rois, de siècles en siècles. Et ce, au point que certains d’entre eux, médiocres sur le plan humain, devenaient des souverains convenables, et même bons dès qu’ils entraient dans l’exercice de leurs fonctions. Quant aux êtres nés doués et exceptionnels, ils augmentèrent le rayonnement du génie français et le bonheur de leurs peuples. Je pense à Louis IX (Saint Louis), Philippe IV le Bel, Louis XI, et Louis XIV, pour me limiter à quatre exemples indiscutables et aussi à quatre personnalités très différentes, qui tirèrent pourtant le « char » France dans la même direction, selon trois préoccupations semblables : souveraineté et sécurité du pays, frontières naturelles, et équilibre entre puissances européennes.

Aujourd’hui, et depuis de très longues années, l’exercice du pouvoir à haut niveau, et à plus forte raison du pouvoir suprême, n’a jamais rendu un médiocre apte à l’exercer. Quant aux surdoués, il a eu plutôt tendance à les corrompre. Nos rois, avant d’atteindre l’exercice de cette fonction, étaient formés pour cela, et, en plus d’une bonne formation, et même souvent excellente, je le souligne avec le fils d’Hugues Capet, Robert le Pieux, capable de présider un Concile et d’y participer activement, ils recevaient aussi une bonne éducation chrétienne, la seule qui puisse être source de véritable amour, pour Dieu d’abord, qu’ils savaient au-dessus d’eux, et pour leurs prochains, leurs peuples en l’occurrence. Ils connaissaient la théologie et pouvaient distinguer leur devoir d’état de leurs devoirs de particuliers, tout en sachant très bien que ce que nous appelons le domaine privé de la vie ne leur appartenait pas entièrement. Ainsi, Louis XV qui fut un grand roi, ne fut pas exemplaire sur le plan moral pendant une partie de sa vie. L’Église ne se gêna pas pour le critiquer, jusque dans la chapelle royale de Versailles où il n’osait pas communier, ayant refusé une confession préalable. Et dans la perspective de la mort, et cela lui arriva deux fois, il eut soin de se mettre « publiquement » en règle avec l’Église. Et pour la dernière fois, il fut grandiose dans la pénitence, et l’Église bien mesquine dans les formes adoptées pour le pardon.

Enfin ces hommes n’étaient pas obsédés par le souci de leur élection ni celui de de leur succession. Les lois fondamentales du royaume réglaient ces choses, et s’il leur prenait quelque fantaisie, le Parlement de Paris était là pour trancher la question. Le testament de Louis XIV fut ainsi cassé par les Juges héréditaires pour irrespect de la Tradition. Je signale au passage, et j’y reviens dans le livre, que les magistrats de ce temps étaient beaucoup plus indépendants du pouvoir politique qu’aujourd’hui, grâce à l’achat de leurs charges et à leur transmission héréditaire. Et pourtant l’Ancien Régime ignorait l’idéologie de la séparation des pouvoirs de Montesquieu, si chère à nos thuriféraires de la République. Sauf pour de très hautes nominations au Parlement de Paris, le roi ne pouvait pas avoir de quelconque influence sur la carrière d’un magistrat. Chacun sait qu’il n’en va pas de même en république, sous la cinquième comme sous les autres. D’ailleurs la première république donna tout de suite le ton par son tribunal révolutionnaire. L’accusateur public et les présidents étaient aux ordres des équipes dominantes du moment à la Convention, des Comités de salut public et de Sûreté Générale, quand la Montagne eut éliminé tous ses adversaires, et à l’intérieur d’elle-même, ceux qui s’opposaient à Robespierre, lequel sous-estima le Comité de Sûreté Générale, qui finit par avoir sa tête à Thermidor. L’instabilité, comme le jeu des partis et leurs calculs, furent congénitaux à la naissance de la république, et fatalement il empoisonna par la suite tous les régimes de cette nature.

Le général de Gaulle pensa y mettre fin par la Constitution de 1958, essentiellement par les larges pouvoirs donnés au Chef de l’exécutif, et par le système électoral majoritaire à deux tours qui obligeait les partis politique à s’entendre au grand jour, devant les électeurs. Et il y réussit un temps. Mais en 1962, il voulut pour le président de la République une élection au suffrage universel direct pour justifier ses pouvoirs face aux élus des deux chambres. Cette affaire eut des conséquences qu’il ne pouvait pas prévoir. La preuve en est qu’en 1965, pour le renouvellement de son mandat, il dédaigna de faire campagne au premier tour. Le résultat fut un ballottage, et le recours imprévu à la télévision, le grand média naissant de l’époque, et ses entretiens au coin du feu avec un jeune journaliste de talent, Michel Droit. Le recours médiatique accompagné de tous ses satellites apparut comme l’intermédiaire obligé. Mais il allait se révéler de plus en plus coûteux, imposant aux partis des dépenses de plus en plus lourdes avec les conséquences qu’on imagine aisément. A l’époque personne n’y pensa. C’est pourquoi, je suis particulièrement reconnaissant au professeur Guillaume Drago, spécialiste de droit constitutionnel, entre autres, d’avoir analysé scientifiquement les conséquences de ce système dans le neuvième chapitre de mon livre. François Mitterrand n’en avait fait qu’une analyse essentiellement politicienne en 1962 et en 1965. Sa qualification de « coup d’état permanent » relevait de l’effet oratoire des tribunaux ou des chambres de l’époque. Quand il fut élu en 1981, il se garda bien de modifier le système. Il fut cependant à l’origine d’une loi sur le financement des partis politiques, limitant les dégâts à ses débuts, mais les accentuant par la suite. Dès que les Français, dévots de la république en même temps que faiseurs impénitents de lois, en fabriquent une, ils cherchent immédiatement de subtils moyens de la tourner grâce au texte écrit.

Mais j’en reviens à l’analyse du professeur Drago, qui, en professionnel de la chose publique, la res publica, montre et démontre les effets néfastes d’une pareille élection sur les autres élections, tout aussi importantes que la présidentielle, car elles donnent naissance à ces pouvoirs intermédiaires que connaissait l’Ancien Régime sous une autre forme et que la première république abolit complètement, laissant le citoyen seul et dénudé devant la puissance étatique.

Quant aux partis sous la cinquième république, ils sont fatalement condamnés au soutien inconditionnel et à une opposition du même ordre. La durée du mandat présidentiel originel, sept ans renouvelables, face à celle des députés, le recours possible au référendum ne faisait pas forcément du président un monarque élu, bien qu’il soit pratiquement toujours apparu beaucoup plus comme un « capitaine que comme un arbitre » pour reprendre l’heureuse expression du professeur Drago. Et l’instauration du quinquennat a aggravé les choses dans le sens du pouvoir personnel. Les législatives suivant de près la présidentielle, les députés sont élus pour soutenir le président ou le combattre. Et notre cher professeur d’écrire « la tentation de l’hyperprésidence ou de l’omniprésidence est forte pour celui qui l’exerce, alors même que le Président de la République d’aujourd’hui possède beaucoup moins de moyens d’action et d’autorité réelle que les présidents des années 1960 ou 1980 ». Et on lira avec le plus grand intérêt la note 43 (page 164), où entrent en scène les pouvoirs de l’Europe, autre façon de s’interroger sur la souveraineté. Et comme l’auteur de ces lignes le remarque très finement, « l’élection présidentielle révèle d’ailleurs sa grande ambiguïté en ce que les Français votent autant pour un homme que pour un programme qui n’engage d’ailleurs que ceux qui ont la faiblesse d’y croire…Et cette ambiguïté se prolonge dans l’exercice même des fonctions du président de la République… » pour les raisons européennes susdites et les ambiguïtés constitutionnelles concernant le premier ministre et le gouvernement. S’ensuit une réflexion très profonde sur la nocivité à long terme de l’enthousiasme soulevé par une élection présidentielle de ce type qui ne peut conduire qu’à d’amères déceptions et au rejet. L’élément sacré nécessaire à la fonction de Chef d’Etat est rendu flou, la division des Français exacerbée par ce type d’élection montre alors que la légitimité ne peut venir que de la seule élection. Le professeur Drago ne conclut pas, ce n’était pas forcément son rôle, mais certainement sa liberté. Personnellement je pense que ce questionnement nous ramène à réfléchir aux choix que firent en quelques générations les premiers capétiens, à savoir l’abandon de l’élection pour le pouvoir suprême.

VIII.  FIN INÉLUCTABLE DE LA RÉPUBLIQUE LAÏQUE

Ce régime est de toutes façons condamné à terme, voire à court terme. Le titre qu’Odon Lafontaine a donné à son chapitre, le dixième, « Islam et République : fin de partie » est éloquent et profondément vrai ! L’islam pose problème en France, problème qui s’aggrave d’années en années. Certains politiques ont cru et croient encore pouvoir en jouer cyniquement pour obtenir ou conserver le pouvoir dans le cadre des institutions républicaines actuelles. Et bien entendu, emplis de cette étrange espérance, ils s’accrochent à ce qu’ils appellent les valeurs de la République, dont la Laïcité, sur laquelle ils s’appuient pour supprimer crèches et sapins de Noël, ce qui ne les empêche pas d’aller inaugurer les mosquées. Ils sauveront certainement la République ! Mais elle sera islamique et s’empressera de les persécuter pour leur athéisme, aussi inadmissible en islam que pour le régime que voulut instituer Robespierre.

Par sa connaissance des origines réelles de l’islam et de son histoire, en particulier dans ses rencontres avec l’Occident, Odon Lafontaine, montre combien il est vain et insensé de compter sur la chimère de « l’islam modéré », et plus encore de compter sur elle du seul fait qu’elle serait française ! Seule la méconnaissance crasse de l’islam permet de maintenir encore de telles illusions. Odon Lafontaine reprend ainsi en les résumant pour les enrichir avec d’autres arguments, ceux qu’il avait développés dans le livre que nous avons co-signé[4]. Il rappelle que la République fondée en 1792 n’était pas pour ses penseurs les plus aboutis un régime politique comme un autre. Elle visait déjà à un mondialisme totalitaire, dont le christianisme serait banni en même temps que la notion de patrie réelle, et où la religion ne pourrait exister qu’au service du pouvoir politique. L’ère de la patrie révolutionnaire a commencé par détruire la notion traditionnelle de patrie. Jean de Viguerie a tout dit là-dessus[5]. La France a ainsi accueilli sur son sol de nombreux étrangers, croyants ou non sans que cela pose de problèmes. Ce qui fut aussi le cas pour les musulmans. Et la république prétendait faire de tous, Français anciens et Français immigrés les citoyens de cette nouvelle patrie révolutionnaire. Mais l’islam a sa nature propre, et, à force d’immigration, il a fait se constituer les musulmans en communautés musulmanes, transformant leurs comportements individuels. On voit ainsi de plus en plus les jeunes musulmans rompre avec l’attitude de leurs anciens qui allaient vers une sorte d’assimilation. A cela s’ajoutent d’autres phénomènes, entre autres le reflux du catholicisme, ou bien la veulerie électoraliste de nos gouvernants et le mépris qu’ils suscitent auprès de nombre de musulmans, phénomènes qui n’en renforcent que davantage la communautarisation islamique, et, fatalement, l’émergence de communautés de plus en plus fortes, voulant vivre là où elles se trouvent selon leurs propres lois (la charia), jusqu’à les imposer à tous. La république de la patrie révolutionnaire est incapable de comprendre et donc de traiter avec l’islam : pour elle, du fait de la Laïcité, les espérances que déploie l’islam n’existent pas, et les musulmans n’existent pas en tant que musulmans mais seulement comme « hommes nouveaux » – de même que les Français n’existent pas en tant que Français, pas plus que leur religion ancestrale. Le problème n’ira donc qu’en s’aggravant tant que la république prétendra gouverner la France. C’est ainsi que nous sommes rendus à la veille d’un inéluctable « partition républicaine » de notre pays…

Or, il se trouve, qu’au moment où beaucoup de musulmans aspirent de la sorte à des changements politiques profonds en France, différents français les souhaitent aussi, mais pas forcément les mêmes. Ce qui n’empêche pas une majorité de nos concitoyens de ne plus rien attendre du tout du pouvoir politique, tant il leur apparaît comme vicié et ne représentant plus que des intérêts qui ne sont pas les leurs. D’où le nombre croissant des abstentionnistes aux élections. Cet ensemble contient tous les ingrédients qui conduisent à la soumission totale ou à la révolution ! Comme catholiques, nous sommes des hommes d’espérance et de tradition. Et notre préférence va à l’action, quitte à bousculer certaines idées reçues. Car, personnellement, je le répète, les choses évolueront forcément. Très probablement dans le sens prophétisé par Michel Houellebecq, si nous demeurons embourbés dans la république actuelle. Et quelques-unes de nos cathédrales deviendront des grandes mosquées.

Un chef d’Etat dégagé des soucis électoraux et successoraux, un parlement composé d’élus réellement libres de représenter leurs mandants et non un fantasme de patrie révolutionnaire, un gouvernement dirigé par un premier ministre clairement responsable devant le Parlement, des juges dont la carrière ne dépendrait plus du pouvoir ou de leur soumission à l’idéologie du moment, voilà ce que la royauté pourrait en premier lieu apporter. Le roi sacré en la cathédrale de Reims serait la meilleure garantie pour tous de la liberté des consciences. Comme tout bon catholique, il appliquerait ce que le Concile Vatican II a écrit sur la liberté religieuse, la religion catholique n’aspirant nullement à redevenir religion d’Etat. Elle serait simplement la religion de la plus grande majorité des français, et obligatoirement celle de celui qui conduit la France, question sur laquelle le Pape Pie VII et le Premier Consul Bonaparte s’étaient mis sagement d’accord en 1801. Et l’Église catholique aura du travail à faire pour que sa statistique encore majoritaire concernant les baptisés se poursuive dans celle des pratiquants.

Ainsi pourrait prendre fin une république intrinsèquement faussée. Le pouvoir personnel serait aboli par la suppression de la monarchie élective qu’est en réalité le système actuel, et ce au profit de la royauté héréditaire. Et surtout le peuple pourrait être mieux entendu et mieux traité. La crise du covid nous a montré et nous montre encore ce qu’il en advient lorsque les français cessent d’être considérés comme des membres d’une même famille pour n’être pris en compte qu’au travers de statistiques destinées d’abord à faire gagner de l’argent aux grands laboratoires et non à soigner les malades. La famille France a besoin d’un roi car elle a besoin d’un père pour exister. C’est d’ailleurs le plus beau titre que nos ancêtres donnèrent à leur roi, celui qui échut à Louis XII : Père du peuple.

Neuvaine pour la conversion de George Soros – Jour 3

Rappel de la volonté de Dieu

« Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » – Evangile selon saint Matthieu 5, 43-48

Mettons-nous en présence de notre Père du Ciel.

Notre Père

Acte1 : le mal triomphant

L’histoire de saint Pierre Chanel est celle d’un missionnaire envoyé sur une île fort lointaine et inconnue, pour éclairer les peuples ignorants du Bien suprême. La lutte fut longue et douloureuse, semée d’embûches et d’échecs.

[En août, à la grande douleur du Père Chanel, une bataille acharnée entre les deux partis de l’île fait une quarantaine de morts et de nombreux blessés. Le missionnaire s’efforce alors tout spécialement d’amener Niukili à se convertir, mais il perçoit la force des liens qui retiennent celui-ci. En effet, pour asseoir son autorité, le roi a toujours fait croire que la principale divinité de l’île résidait en lui. Il lui en coûterait beaucoup de vaincre son amour-propre et d’avouer ses duperies. De même, les chefs craignent de voir disparaître leur autorité et le bénéfice des présents offerts par le peuple pour se rendre les dieux favorables. Aussi Niukili et les anciens prennent-ils la religion chrétienne en aversion. Pour décourager les missionnaires, ils leur suppriment tout apport en vivres, et encouragent même le vol des fruits et légumes qu’ils cultivent.]
Bientôt, le propre fils du roi, Meitala, touché par la grâce, rejoint secrètement les catéchumènes. La nouvelle de la conversion de son fils finit par arriver jusqu’au roi. Transporté de colère, Niukili se rend chez lui et le met en demeure, par des prières et des menaces, de renoncer à la nouvelle religion. Devant le refus de Meitala, le roi et son conseil décident la mort du Père Chanel. Musumusu, un des chefs farouchement opposés aux chrétiens, est chargé de donner une bonne leçon aux catéchumènes, puis de supprimer les missionnaires. Le 28 avril 1841, au point du jour, une horde sauvage, sous sa conduite, surprend les catéchumènes dans leur sommeil, les maltraite et les roue de coups. Une fois leur haine assouvie, les agresseurs courent à la maison des missionnaires. Ils trouvent le Père Chanel à l’extérieur de la case, seul, car le Frère Nizier est absent. Musumusu l’aborde avec traîtrise puis l’entraîne à l’intérieur où déjà deux de ses hommes pillent les effets des missionnaires. Le Père est frappé violemment à coups de massue ; renversé, il tombe assis, le dos appuyé à la paroi de bambou.

Saint Pierre Chanel, lettre mensuelle de l’abbaye de Clairval (lien)

Invoquons la Vierge Marie avec confiance, même dans les situations les plus désespérées.

Récitation d’une dizaine de chapelet

Acte 2 : l’intercession pour nos adversaires

La joie d’un missionnaire est de donner sa vie pour sa mission et pour Dieu. Loin de renâcler devant son sacrifice ultime, il s’en accomode et prie pour ses ennemis.

Le Père est frappé violemment à coups de massue ; renversé, il tombe assis, le dos appuyé à la paroi de bambou. Pas une plainte, pas un gémissement ne sortent de sa bouche. Regardant le martyre comme une grâce, il ne prononce que ces seuls mots : « Très bien » ; et il prie pendant que les sauvages volent tout ce qu’ils trouvent. Musumusu, voyant que ses hommes ne pensent qu’à s’enfuir avec leur butin, achève lui-même le Père en lui assenant un coup de hache sur le crâne.

Saint Pierre Chanel, lettre mensuelle de l’abbaye de Clairval (lien)

Récitons le Souvenez-vous, en mémoire de la magnifique conversion d’Alphonse Ratisbonne :

Prière de saint Bernard.

Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance, réclamé votre secours, ait été abandonné.
Animé d’une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je viens à vous et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds.
O Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières, mais accueillez-les favorablement et daignez les exaucer. Amen.

Acte 3 : le bien triomphant

Le travail incessant du Père Chanel, mais aussi l’amour de ses ennemis, à l’inspiration de Son propre Fils, a touché le coeur de Dieu. Et voici que d’une situation démoralisante jaillit l’espoir d’une grande fécondité.

En prévision de son martyre, le Père Chanel avait averti les catéchumènes « que la religion ne périrait pas, et qu’après lui viendraient d’autres prêtres pour continuer son œuvre ». Peu après l’assassinat du missionnaire, le roi, son frère et quelques autres périssent d’une mort si affreuse que tous la considèrent comme un châtiment infligé par Dieu. Les catéchumènes sortent alors de la clandestinité et témoignent ouvertement de la religion devant leurs compatriotes. Meitala se distingue entre tous par son attachement à la foi et par son zèle à la faire connaître. Un grand changement se produit dans les esprits, si bien qu’un an plus tard, en mai 1842, Mgr Pompallier, venant installer de nouveaux missionnaires, trouve à peu près toute l’île convertie comme d’elle-même. En fait, le Père Chanel a obtenu avec surabondance par son sang et sa mort, ce que ses travaux et ses souffrances n’avaient pu réaliser. Musumusu et la plupart des assassins du Père Chanel manifesteront un grand repentir et recevront le Baptême en 1843

Saint Pierre Chanel, lettre mensuelle de l’abbaye de Clairval (lien)

Louange et supplication

Gloire au Père.

Devant tant de bonté de Notre Seigneur, nous ne pouvons que vouloir Le prier et Le supplier d’exercer une nouvelle fois Sa grande miséricorde dans le cas qui nous concerne. Et plutôt que juger, sachons nous reconnaître nous aussi pêcheurs, et être heureux d’avoir

Prière à saint Joseph pour la conversion de George Soros.

Ô glorieux patriarche, saint Joseph, qui méritez d’être appelé « juste » par le Saint Esprit, je vous confie l’âme de George Soros, que Jésus a racheté au prix de Son précieux sang.
Vous savez combien est déplorable et misérable la vie de ceux qui ont banni le Sauveur aimant de leur cœur et combien ils sont exposés au danger de perdre leur âme éternellement.
Ne permettez pas, je vous implore, qu’un être si influent et tant égaré continue à marcher sur un autre chemin que celui de Votre très sainte volonté. Préservez-le du danger qui le menace et guidez ses actes pour son bien et le nôtre à tous. Touchez le cœur de cet enfant prodigue et ramenez-le entre les bras aimants du Père.
Ne l’abandonnez pas, je vous en supplie, jusqu’à ce que vous lui ouvriez les portes du Ciel, où il vous louera et bénira votre Fils pour l’éternité, grâce à votre puissante intercession. Amen.
reçu l’insigne et gratuite grâce de goûter à la Foi catholique.

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