Trois options pour le futur de LR
De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Atarrabi et Mikelats d’Eugène Green
Chronique cinéma de Bruno de Seguins Pazzis :
La déesse Mari confie au Diable ses deux fils, nés d’un père mortel, pour leur éducation. Lorsqu’ils atteignent leur majorité, l’un, Mikelats, décide de rester immortel auprès du maître, tandis que l’autre, Atarrabi, s’enfuit et reste un être mortel. Mais le Diable réussit à retenir son ombre… Avec : Saia Hiriart (Atarrabi), Lukas Hiriart (Mikelats), Ainara Leeman (Udana), Thierry Biscary (Le Diable), Pablo Lasa (Le pèe abbé). Directeur de la photographie : Raphaël O’Byrne.Scénario : Eugène Green. Musique : Joël Merah, Thierry Biscary, Anton Curutchet.
Le mythe est le rien qui est tout (Fernando Pessoa)… Qui sont Atarrabi et Mikelats ? Deux personnages de la mythologie basque qui sont frères, nés de la déesse Mari et d’un être mortel. Mari confie ses deux fils au Diable pour leur éducation. Mikelats est un être maléfique et Atarrabi est son contraire, symbole du bien moral. A la fin de leur éducation et de leurs études, le Diable fait tirer au sort celui des deux qui restera à son service. C’est Mikelats qui est tiré au sort. Dans la légende basque, Mikelats voulait détruire les champs de blé de Sare dont son frère était devenu le curé. Pour contrer son projet de destruction, Atarrabi lui opposa la prière. Avec Mari, Mikelats met en forme les orages et conduit les averses de grêle qui affectent les troupeaux et détruisent les récoltes. De cette légende, Eugène Green, cinéaste on ne peut moins conformiste, tire un conte moral cinématographique. Les partis pris scénaristiques, artistiques et même philosophiques du cinéaste ne destinent pas ce film à un large public. Le style est en effet on ne peut plus singulier, lent, contemplatif, caractérisé également par le peu de naturel des situations ainsi que le jeu antinaturel des comédiens, jeu imposé dans le geste comme dans les dialogues (Robert Bresson n’est pas loin) dans lesquels les liaisons entre tous les mots du texte sont systématisées, créant un décalage surprenant avec le langage parlé d’aujourd’hui Eugène Green installe une distanciation entre le spectateur et le film. Cela permet au cinéaste d’amener adroitement le spectateur à l’essentiel de son propos qui se cache derrière la réalité des faits décrits et des images. Ici, dans Atarrabi et Mikelats, ce problème du langage et de la diction est réglé par l’emploi du basque qui nécessite le sous-titrage du film. Si donc les films d’Eugène Green sont construits, conçus et réalisés d’une manière qui ne les rend pas facilement accessibles, ils sont loin de ne pas mériter que nous y prêtions attention et même un intérêt. Surtout qu’Eugène Green nous parle ici du bien, personnifié par Atarrabi qui choisit de vivre dans le monde humain, du mal, personnifié par Mikelats qui embrasse les plaisirs et les pouvoirs (y compris l’immortalité que Satan lui fournit), et de la grâce suffisante comme il le précise à l’occasion d’un entretien accordé à OFO Distribution, répondant à la question « Qu’est-ce qui vous intéressait particulièrement dans le mythe d’Atarrabi et Mikelats ? » :
« Un fil conducteur de mon travail, que j’ai intégré à l’écriture, c’est la notion de grâce. Je me suis beaucoup intéressé à la querelle entre jésuites et jansénistes (que j’appelle plutôt port-royalistes) au XVIIe siècle, et il se trouve qu’elle est très liée au Pays basque (…). Pour résumer : selon les jésuites, chaque homme reçoit à sa naissance ce qu’ils appellent « la grâce suffisante », et la raison permet de choisir entre le bien et le mal. Pour les port-royalistes, on ne peut pas être sauvé sans la grâce, et la grâce est un mystère, qui dépend de Dieu seul. C’est très idéaliste comme vision, parce que cela veut dire qu’il faut chercher à faire le bien sans être sûr de pouvoir le faire, ni d’être sauvé. Et donc, les deux frères représentent ces deux conceptions de la grâce : Mikelats pense être libre en choisissant l’immortalité, et Atarrabi pense être prisonnier puisque le Diable retient son ombre. Mais comme le dit Udana, la lumière est en lui, et il n’a pas besoin d’en avoir une preuve par son ombre.»
Ainsi, nous voyons que si Eugène Green s’intéresse personnellement beaucoup à la culture basque pour différentes raisons, il utilise ici la mythologie de cette culture, il s’en sert comme support et nous pourrions même dire qu’il la détourne pour exposer les thèmes cités plus haut. D’où cette épigraphe en forme d’oxymore de l’écrivain portugais qui ouvre son film « Le mythe est le rien qui est tout » qui montre sans doute que ce mythe basque n’est pas à prendre au pied de la lettre mais que l’essentiel est le propos que celui-ci lui permet d’avoir, qu’il y trouve matière à la poursuite de thèmes qui lui sont chers. La hauteur du propos interroge frontalement le spectateur d’autant que le récit fait volontairement référence à notre époque et que tout comme dans Le fils de Joseph (2016) Eugène Green, avec un humour absurde et anachronique (le Diable écoute du rap avec des écouteurs, il surveille Atarrabi avec un réseau de surveillance vidéo, le bar où les diables se retrouvent pour boire et danser…), fait des références claires et dénonce les travers de notre société postmoderne et postchrétienne (l’argent et le profit devenus un but…). Rappelons sur ce point ce que dans un entretien accordé à Hugues Perrot, critique dans le périodique « Les Cahiers du cinéma », Eugène Green précise sur sa conception de l’humour et de la satire : « pour moi, la satire est un moyen d’évacuer la colère d’une manière plaisante, qui laisse un espace libre pour l’amour ». Enfin, la manière dont Eugène Green pose la question de la foi dans un monde infidèle est intéressante et originale. Hormis le discours qui touche à la religion, on pense beaucoup à Eric Rhomer dans cette manière qu’a Eugène Green de se préoccuper des questions de modernité, à Robert Bresson également dans le découpage et la sobriété formelle, dans la direction des comédiens et le jeu qu’il leur impose. Si l’on peut préférer l’aspect plus ludique tout en étant poétique et un peu plus accessible du Fils de Joseph, il n’est pas possible de rester indifférent à ce voyage métaphorique dans les royaumes du bien et du mal, hors du temps, ce qui permet de mieux considérer le nôtre ! Au risque de faire un pléonasme, voilà du cinéma chrétien résolument à contre-courant.
Bruno de Seguins Pazzis
Notre-Dame pleure « plus que jamais » à La Salette
De notre envoyé spécial Antoine Bordier
« Allez à La Salette, vous comprendrez », avait dit un jour un pèlerin rencontré à la chapelle de la Médaille Miraculeuse. Alors que les catastrophes, climatiques, économiques, familiales, politiques, sanitaires et sociales, deviennent de plus en plus incessantes et touchent l’ensemble de la planète, l’invitation de ce pèlerin a été prise au sérieux. En pleine Année Mariale, à 1800 mètres d’altitude, le message de Notre-Dame de La Salette, non seulement, n’a pas pris une ride, mais il serait prophétique.
Sur le GPS, le sanctuaire de La Salette apparaît. En ce joli mois de juillet ensoleillé, les monts alentours ne le dévoilent qu’au dernier moment. Gap se situe à une quarantaine de kilomètres, plein sud. L’endroit semble avoir été particulièrement choisi, puisqu’il est situé dans un vallon entre deux monts : celui de Gargas, qui culmine à 2208 mètres, et, celui des Rouchoux, à 2117 mètres. Pourquoi la Vierge Marie est-elle apparue ce 19 septembre 1846 à 1800 mètres d’altitude, plutôt qu’en plaine, à Corps, par exemple ? Invitait-elle ses brebis égarées à regarder vers le Ciel, vers Dieu ? Comme son Fils, Jésus, qui se retirait dans la montagne, pour prier à l’écart, Marie ferait de même. Sur le chemin qui mène au sanctuaire, un troupeau de brebis et de moutons barre le passage. Il y en a une centaine. Des agneaux descendent rapidement la pente, comme s’ils faisaient la course. Leur toison est blanchâtre ou brune. Il n’y a pas de berger, ni de chien. Le troupeau semble seul. Au passage, des pèlerins se sont arrêtés et prennent des photos. Ils viennent d’Alsace. « Ils ont l’habitude, dit la femme au pull-rouge. Le berger ne doit pas être loin. » Le passage se libère. Toujours pas de berger. Plus loin, le sanctuaire apparaît, baigné par le soleil.
Cette année 2021 est particulière à plus d’un titre. Le sanctuaire, et, la communauté de la Congrégation des Missionnaires de La Salette, ses branches féminine et masculine, fêtent leurs 175 ans. Lors d’un repérage, en mai 2020, juste après le déconfinement, le sanctuaire était désert, il n’y avait aucun pèlerin. Depuis, les pèlerins-masqués sont revenus à compte-gouttes. Et, là, en ce bel été, les activités ont repris, comme l’explique le recteur du sanctuaire, le père Antoni Skalba, membre de la Congrégation des Missionnaires de La Salette. Il a quitté ses montagnes natales, près de Zakopane dans le sud-est de la Pologne, pour venir ici.
« Grâce à Dieu, le sanctuaire revit. Même s’ils ne sont pas des milliers, mais des centaines, les pèlerins sont là. Ils viennent en famille. Il y a, aussi, beaucoup de touristes, attirés par la beauté du paysage. Ils découvrent en même temps le message. »

L’apparition
Le recteur parle de la crise actuelle : des violences contre la vie, contre la nature, contre l’humanité, contre la famille, contre l’Eglise. Il parle, aussi, des divisions dans l’Eglise. Il parle de bénédictions et de malédictions à la fois. Il explique
« que le monde rejette de plus en plus Dieu, à cause des catastrophes. Alors que c’est lui-même qui en est le responsable. C’est pour cela que Marie est apparue ici en 1846, le 19 septembre. Les hommes travaillaient sept jours sur sept. Ils ne venaient plus à la Messe le dimanche. Sur les routes mal-entretenues, il y avait des ornières et le foin tombait souvent de leurs charrettes. Ils injuriaient alors le Bon Dieu. Marie se plaint de tout cela, en pleurant, devant deux enfants ignorants : Maximin et Mélanie. Et, aujourd’hui, pensez-vous que les choses se soient améliorées ? Non, c’est pire. Oui, le message de La Salette est plus que jamais d’actualité. »
Près de l’oratoire, qui se situe à gauche de la Basilique et qui sert de confessionnal, le père Michel Faillon attend ses pénitents. A la suite d’une longue maladie, il découvre le sanctuaire en 1974. Il vient de Cambrai, dans le nord de la France. Pendant 30 ans, il passera toutes ses vacances d’été, au service du sanctuaire. En 2003, il entre définitivement dans la communauté. Il connaît par cœur ce 19 septembre 1846. Il raconte. « Ce samedi après-midi, Maximin voit une Dame qu’il prend pour quelqu’un venant du village voisin, de Valjouffrey. Il ne sait pas qui Elle est. Elle est habillée comme une villageoise de l’époque. Avec Mélanie, ils font paître leurs vaches. Ils ont pris peur car Elle leur apparaît dans une boule de lumière. Marie leur dit : avancez mes enfants, n’ayez pas peur. Ils descendent le vallon et se retrouve près de la Dame. Ensuite, Elle pleure et Maximin essaye de La consoler, en disant : ne pleurez plus Madame, on va vous aider. Mélanie voit aussi les larmes qui coulent, pendant quinze à vingt minutes. »

Le message adressé à Maximin
Il est rare de voir la Vierge Marie pleurer. Et, elle pleure devant des enfants. Il y a 20 ans, le spécialiste des apparitions mariales qu’était l’abbé René Laurentin, et, l’abbé Michel Corteville, qui avait rédigé sa thèse sur le sujet, ont publié un ouvrage paru l’année suivante, en 2002 : « Découverte du secret de La Salette ». Dans cet ouvrage, ils publient les messages de la Dame reçus par Maximin et Mélanie.
« Le 19 septembre 1846, nous avons vu une belle Dame. Nous n’avons jamais dit que cette Dame fut la Sainte Vierge, mais nous avons toujours dit que c’était une belle Dame…Voilà ce que cette Dame m’a dit : ‶Si mon peuple continue, ce que je vais vous dire arrivera plus tôt, s’il change un peu, ce sera un peu plus tard. La France a corrompu l’univers, un jour elle sera punie. La foi s’éteindra dans la France : trois parties de la France ne pratiqueront plus de religion, ou presque plus, l’autre la pratiquera sans bien la pratiquer. Puis, après cela, les nations se convertiront, la foi se rallumera partout. Une grande contrée dans le nord de l’Europe, aujourd’hui protestante, se convertira : par l’appui de cette contrée, toutes les autres contrées du monde se convertiront. Avant que tout cela arrive, de grands troubles arriveront, dans l’Eglise, et partout. Puis, après cela, notre Saint-Père le pape sera persécuté. Son successeur sera un pontife que personne n’attend. Puis, après cela, une grande paix arrivera, mais elle ne durera pas longtemps. Un monstre viendra la troubler. Tout ce que je vous dis là arrivera dans l’autre siècle, au plus tard aux deux mille ans. ″
Ce message de Maximin Giraud, a été adressé au pape Pie IX, le 3 juillet 1851.

Le message adressé à Mélanie
L’autre message que la Vierge Marie a communiqué à Mélanie a été adressé au pape le 6 juillet. Il est différent. Il prolonge et se recoupe avec celui de Maximin.
« Mélanie, je vais vous dire quelque chose que vous ne direz à personne : Le temps de la colère de Dieu est arrivé ! Si, lorsque vous aurez dit aux peuples ce que je vous ai dit tout à l’heure, et ce que je vous dirai de dire encore, si, après cela, ils ne se convertissent pas, (si on ne fait pas pénitence, et si on ne cesse de travailler le dimanche, et si on continue de blasphémer le Saint Nom de Dieu), en un mot, si la face de la terre ne change pas, Dieu va se venger contre le peuple ingrat et esclave du démon. Mon Fils va faire éclater sa puissance ! Paris, cette ville souillée de toutes sortes de crimes, périra infailliblement. Marseille sera détruite en peu de temps. Lorsque ces choses arriveront, le désordre sera complet sur la terre. Le monde s’abandonnera à ses passions impies. Le pape sera persécuté de toutes parts : on lui tirera dessus, on voudra le mettre à mort, mais on ne lui pourra rien, le Vicaire de Dieu triomphera encore cette fois[-là]. Les prêtres et les religieuses, et les vrais serviteurs de mon Fils seront persécutés, et plusieurs mourront pour la foi de Jésus-Christ. Une famine règnera en même temps. Après que toutes ces choses seront arrivées, beaucoup de personnes reconnaîtront la main de Dieu sur elles, se convertiront, et feront pénitence de leurs péchés. Un grand roi montera sur le trône, et règnera pendant quelques années. La religion refleurira et s’étendra par toute la terre et la fertilité sera grande, le monde content de ne manquer de rien recommencera ses désordres, abandonnera Dieu, et se livrera à ses passions criminelles. [Parmi] les ministres de Dieu, et les Epouses de Jésus-Christ, il y en a qui se livreront au désordre, et c’est ce qu’il y aura de [plus] terrible. Enfin, un enfer règnera sur la terre. Ce sera alors que l’Antéchrist naîtra d’une religieuse : mais malheur à elle ! Beaucoup de personnes croiront en lui, parce qu’il se dira venu du ciel, malheur à ceux qui le croiront ! Le temps n’est pas éloigné, il ne se passera pas deux fois 50 ans. Mon enfant, vous ne direz pas ce que je viens de vous dire. (Vous ne le direz à personne, vous ne direz pas si vous devez le dire un jour, vous ne direz pas ce que cela regarde), enfin vous ne direz plus rien jusqu’à ce que je vous dise de le dire ! »

Et aujourd’hui ?
Les échos de ces messages se font entendre, dans la nuit étoilée qui avance à grands pas. L’air frais descendant vient caresser les sommets des montagnes alentours. Dans la Basilique, des scouts unitaires de France ont pris place. La cinquantaine de familles présentes allument à son tour ses cierges. Des scouts s’avancent vers le brancard de procession sur le socle duquel est posée la statue de la Vierge de La Salette. Elle est belle. Elle est colorée, de jaune et de blanc, avec un collier de roses sur la poitrine. Elle incline légèrement la tête. Elle pleure. Au-dessus du collier de roses, elle porte un crucifix avec une tenaille et un marteau. La procession s’élance dans la nuit qui s’assombrit, en direction du lieu d’apparition, qui se situe à 100 mètres de la Basilique. Un chapelet est prié. Le recteur est là, accompagné des sœurs et des frères de la communauté. « Tous les soirs, explique-t-il, nous faisons cette procession nocturne. Elle dure une demi-heure. »
Pour fêter les 175 ans de l’apparition de la Vierge Marie à La Salette, le père général de la communauté, Silvano Marisa, a fait le grand déplacement. Basé à Rome, il vient au moins une fois par an à La Salette, chaque 19 septembre.
« Pour nous, ces 175 ans sont très importants, car ils vont permettre de diffuser davantage le message. Le message de Notre-Dame de La Salette est un message d’espérance. Ici, Elle pleure pour toute l’humanité, qui oublie son Fils. Son message est très actuel et très moderne. Aujourd’hui, Elle pleurerait plus qu’en 1846. La Vierge Marie aime particulièrement la France. Avec l’Année Mariale nous redoublons de prières et d’intentions. Et, cette année ne concerne pas que la France. Les festivités ont lieu dans les 32 pays où nous sommes présents. Nous sommes 950 frères, et, 300 sœurs. Et, les vocations sont nombreuses, notamment à Madagascar. »
Des bénévoles et des témoins
Le lendemain matin, je revois le recteur.
« Nous sommes dans un temps où les catastrophes s’accélèrent. Ce sont les signes du temps. Il faut les écouter. La parole de Dieu nous aide à lire ces évènements. Je pense au Deutéronome qui nous parle du cœur de l’homme. La première question, c’est : comment vivons-nous notre baptême ? Et, l’autre question : que peut faire l’Amour rejeté ? »
Le père évoque l’année Saint Joseph, le père adoptif de Jésus, et le chaste époux de la Vierge Marie. Il parle de son cœur de père, et, de sa tendresse pour la Vierge Marie. Le 19 septembre sera une fête importante. Il évoque des pèlerins qui viendront en masse. Si la pandémie le permet.
Au loin, sur les hauteurs près du cimetière, Prodige Tsimba vient pour la première fois à La Salette. Il trouve l’endroit exceptionnel. « Je suis touché par cette nature, ce message et ce sanctuaire. Je vois les gens souriants, qui semblent libérés d’un certain fardeau. Le paysage est divin. » Prodige n’est pas baptisé, il croit en Dieu. « Je suis chrétien d’éducation. Mais, je suis en recherche. Ce qui ne m’empêche pas de profiter de la bonté divine. » Il croit, aussi, en ces apparitions. Il pose son regard sur le monde : « Il est déboussolé. Nos dirigeants ne sont pas forcément à la hauteur. » A côté de lui, un de ses amis, Negost Yah, qui est encore moins croyant. Il parle, cependant, du « Paradis », en évoquant le paysage qui l’entoure. Clairement, ces deux amis, qui viennent du Cameroun, sont tombés amoureux du sanctuaire.
En redescendant, Colette et Raphaël, font une pause, assis sur un banc. Ils sont tous les deux des bénévoles. Colette vient du Jura. « Je suis devenue bénévole à la suite d’un gros souci familial, qui s’est bien terminé. Je viens pour remercier. ». Colette est bénévole depuis 8 ans. « Chaque année, je viens à La Salette pendant 3 semaines servir la belle Dame. » Raphaël, lui, n’est pas à la retraite. Il vient de Lyon. « Cela fait 6 ans que je suis bénévole. J’ai découvert La Salette, grâce à ma grand-mère quand j’étais enfant. » Tous les deux sont témoins de la déchristianisation qui est en cours. « Nous prions beaucoup pour les familles, car elles sont en danger. »
De retour à Paris, Hélène, qui connaît Notre-Dame de La Salette y a fait plusieurs sauts. Pour elle, « plus que jamais Marie pleure. Son message est toujours d’actualité. »

Reportage réalisé par Antoine Bordier, consultant et journaliste indépendant Copyright photos Antoine Bordier
M.Macron à Marseille : plus fort que Superman
Avec la complicité involontaire du Figaro du 30 août :

Policiers et parlementaires exemptés de pass sanitaire : selon que vous serez…
Le virus a peur des policiers et des parlementaires, je ne vois que cette explication à ce régime d’exception…
Macron et le lobby pharmaceutique
Voila de quoi alimenter les théories complotistes que les médias commerciaux ont de plus en plus de difficulté à réfuter…

Biden nie le désastre et ment à tout le monde
D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :
Il faut tout de même oser. Non content de nier la défaite américaine, Biden tente de la transformer en victoire et se félicite de la réussite de l’évacuation des Américains et des Afghans alliés : « Faire sortir 30.000 personnes en un peu plus d’une semaine est un grand succès pour nos forces armées », a-t-il déclaré, le 23 août, depuis la Maison-Blanche.
Il est certain que la réussite est totale ! Le monde entier a pu voir les images tragiques de la panique de milliers de gens envahissant l’aéroport de Kaboul, s’accrochant à un avion militaire américain qui a tout de même décollé (que sont devenus ces malheureux ?) et se bousculant au point que plusieurs personnes sont mortes étouffées, et de l’attentat coordonné du 26 août qui aurait fait plus de 90 morts et 150 blessés. Grand succès, en vérité.
L’Amérique s’est ridiculisée et son président joue encore les fiers-à-bras. Non seulement ses alliés l’ont critiquée – Johnson et Merkel en tête -, mais les islamistes de tous les pays peuvent pavoiser et seront encouragés comme jamais à poursuivre leurs rêves de conquête. Et, une fois encore, les États-Unis ont sciemment choisi d’abandonner un allié. Certes, celui-ci était particulièrement peu sympathique, représenté par des hommes lâches et corrompus qui se sont tous enfuis. Mais après tout, qui les avait choisis ?
Ce déni confine au grotesque et vient après un mensonge éhonté. Le 16 août dernier, Biden avait en effet déclaré : « Notre mission en Afghanistan n’a jamais été de construire une nation. Elle n’a jamais été censée créer une démocratie unifiée centralisée. » Là encore, rien n’est plus faux. Si l’Amérique est restée si longtemps, c’est précisément pour bâtir un nouveau pays. Le renversement du régime taliban avait été une promenade de santé de quelques semaines. Or, c’est précisément la volonté de créer un Afghanistan démocratique qui avait conduit à une présence de vingt ans et une pluie de milliards de dollars répandue pour rien.
Bien évidemment, Donald Trump ne s’est pas privé de s’engouffrer dans la brèche béante du fiasco de l’administration Biden. L’occasion était trop belle et l’ex-président (qui rêve de le redevenir) a déclaré :
« La plus grande erreur de Biden a été de ne pas comprendre que les militaires doivent être les derniers à partir et non les premiers. Les civils et le matériel doivent être évacués en premier, puis, lorsque tout le monde est parti, les militaires s’en vont. C’est simple, et pourtant ça n’a pas été fait. »
Ce jugement est tout à fait exact, mais Trump n’est tout de même pas le mieux placé pour faire la leçon car c’est bien lui qui a initié le départ américain et qui a notamment demandé au gouvernement afghan de libérer des milliers de prisonniers talibans sans aucune contrepartie.
Pour les Européens, ce désastre pourrait être l’occasion de prendre un peu de champ et de ne plus être un valet de l’Amérique par la création d’une politique enfin autonome. Le G7 qui vient de se tenir en visioconférence (on évitera le terme pénible de distanciel) augure malheureusement mal de l’avenir. Le communiqué commun publié le 24 août est réellement affligeant. Il demande aux talibans « d’œuvrer de bonne foi » à la mise en place d’un « gouvernement inclusif et représentatif avec une participation significative de femmes et de groupes minoritaires ».
Voilà qui va beaucoup intéresser nos gentils islamistes à qui il faudra tout de même apprendre le nouveau sens du mot « inclusif », symbole montant de la décadence occidentale.
Le Texas pourrait devenir mercredi l’Etat américain le plus pro-vie
Voilà qui inquiète nos partisans de l’extermination de l’enfant à naître :
Le Texas pourrait devenir mercredi l’Etat américain le plus restrictif en matière d’avortement avec l’entrée en vigueur d’une loi interdisant toute intervention après la sixième semaine de grossesse et encourageant la population à dénoncer les contrevenants.
A moins d’une décision in extremis de la Cour suprême des Etats-Unis, l’immense majorité des avortements deviendront illégaux – même en cas d’inceste ou de viol – dans cet Etat conservateur du Sud où, selon les organisations de planning familial, plus de 85% des femmes avortent après six semaines de grossesse.
Avant le Texas, douze Etats ont voté des lois pour interdire les avortements à ce stade, soit dès que les battements de coeur du foetus sont perceptibles, alors que de nombreuses femmes ignorent encore qu’elles sont enceintes.
Ces législations ont toutes été invalidées en justice, parce qu’elles violent la jurisprudence de la Cour suprême qui a reconnu un droit à l’avortement tant que le foetus n’est pas viable, soit entre 22 et 24 semaines de grossesse.
Mais le Texas a formulé sa loi différemment: il ne revient pas aux autorités de faire respecter la mesure, mais “exclusivement” aux citoyens, encouragés à porter plainte au civil contre les organisations ou les personnes qui aideraient les femmes à avorter.
Le texte prévoit que les citoyens qui engageront des poursuites perçoivent au moins 10.000 dollars de “dédommagement” en cas de condamnation. Les détracteurs du texte y voient une “prime” à la délation, mais ses défenseurs ont déjà mis en place des formulaires sur internet pour déposer des “informations anonymes”.
Pour des raisons de procédure, ce dispositif rend plus difficile l’intervention des tribunaux fédéraux qui ont refusé jusqu’ici de se saisir des recours contre la loi.
Face à leur refus, plusieurs organisations de défense du droit des femmes à avorter ont saisi lundi en urgence la Cour suprême des Etats-Unis pour lui demander de bloquer l’entrée en vigueur du texte ou d’obliger les tribunaux fédéraux à le faire.
La haute juridiction, où les conservateurs sont majoritaires (six sur neuf), n’est pas obligée de se prononcer avant l’entrée en vigueur de la loi.
L’entrée en son sein de trois juges nommés par l’ex-président républicains Donald Trump a galvanisé les opposants à l’avortement, qui rivalisent d’imagination pour lui fournir des occasions de revenir sur son arrêt historique de 1973, Roe v. Wade, ayant reconnu le droit des femmes à avorter.
La haute Cour examinera d’ailleurs à l’automne une loi du Mississippi qui interdit la plupart des avortements après la 15e semaine de grossesse. Elle pourrait en profiter pour commencer à détricoter sa jurisprudence en revenant sur le critère de “viabilité du foetus” posé jusqu’ici.
Beau succès de la 29éme Université d’été de Renaissance catholique
Communiqué de l’association :
Face à la dictature sanitaire aujourd’hui installée, de manière plus ou moins masquée, dans notre pays la résistance s’organise. C’est dans les superbes bâtiments de l’ancienne abbaye cistercienne du Pin, à proximité de Poitiers, qu’a eu lieu, du 27 au 29 août, la 29e UDT de Renaissance catholique consacrée à l’étude de la naissance d’une nouvelle religion : l’écolo-hygiénisme. Les chiens de garde de la pensée unique, immédiatement mobilisés, avaient la veille de l’événement tenté de faire pression sur le propriétaire, le maire, etc. Ils en furent réduits à un article militant aux raccourcis saisissants. Ainsi France BleuPoitou, radio du Service public, dénonce « un groupe de catholiques intégristes » et nos invités, en particulier l’abbé de Tanoüarn, issu de la Fraternité saint Pie X qui connaît l’abbé Laguérie qui connaît Jean-Marie Le Pen et Dieudonné pour arriver à la conclusion fatale : Renaissance catholique et Dieudonné, même combat ! D’autres médias, plus mesurés dans l’expression, s’intéressèrent également à l’événement : RCF Poitou, FR3 Aquitaine, La nouvelle République, etc.
Sur le plan ecclésial, nous n’oublions pas que le curé de Béruges et l’évêque de Poitiers nous interdirent la célébration de la messe traditionnelle dans l’église paroissiale, nous contraignant à assister au Saint Sacrifice dans l’ancienne abbatiale, malheureusement dépourvue de toit, mais à l’austère beauté, étincelante et lumineuse, sous un soleil généreux. Une messe chouanne, au-delà du temps, portée par la liturgie immémoriale de la Tradition catholique. « Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu ! » (Ro 8, 28)
Une assemblée rajeunie (150 adultes et 50 enfants) grâce à une formule d’inscription attractive pour les familles, suivit avec attention les conférences des habitués de nos universités (P de Villiers, abbé de Tanoüarn, P Buisson, JY Le Gallou) ou de nouveaux intervenants (GF Dumont, F Bouglé, Y de Cacqueray, G Golfin, B Rittaud). Le tout constituant un ensemble particulièrement cohérent de réflexions sur le sujet. Signe tangible du succès de ces conférences : les longues files de participants souhaitant faire dédicacer leurs livres par les conférenciers présents.
En ces temps de destruction programmée des liens sociaux l’accent avait été particulièrement mis, cette année, sur la convivialité avec deux soirées de rencontres, d’échanges, de jeux, etc. Trois jours en chrétienté, toutes générations confondues, dans la paix et la bienveillance, l’étude et la prière dans un site magnifique, avec un temps superbe. Une oasis au milieu du désert avant de retourner au combat.
Acharnement contre la Pologne au Conseil de l’Europe
Le dernier communiqué de l’ECLJ concerne la Pologne et l’avortement :
Les requêtes contre la Pologne en matière d’avortement se multiplient à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Comme nous l’avions déjà expliqué, l’ECLJ était intervenu en septembre 2020 dans l’affaire B.B. contre Pologne, toujours pendante à la Cour, dans laquelle la loi polonaise sur l’avortement et sur l’objection de conscience est contestée.
13 nouvelles requêtes pro-avortement à la CEDH
Le 1er juillet 2021, ce sont 12 requêtes revendiquant un droit à l’avortement eugénique qui ont été communiquées[1]. Toutes ont été déposées par des femmes polonaises se disant très « inquiètes » et « stressées » par le fait de ne pas pouvoir éliminer un potentiel enfant handicapé. Cette pratique a en effet été interdite, à la suite d’une affaire devant le Tribunal constitutionnel polonais dans laquelle l’ECLJ était tierce-partie. La Cour européenne a autorisé l’ECLJ à intervenir dans ces 12 affaires.
La requête de Jolanta Anna Zawadzka contre la Pologne a également été communiquée, le 29 juin 2021[2]. Cette militante féministe avait été condamnée à une amende pour avoir perturbé une messe à Varsovie en 2016, afin de protester contre la position de l’Église sur l’avortement. C’est son droit à la liberté d’expression qu’elle invoque à la CEDH. Ses deux avocats inscrivent cette affaire dans la revendication d’un droit à l’avortement en Pologne.
Toutes ces affaires ne sont pas encore jugées.
Une surveillance abusive du Comité des Ministres
C’est dans ce contexte qu’une autre procédure contre la Pologne est en cours, devant le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. L’ECLJ est intervenu dans cette procédure en juillet 2021. Quelques explications sont nécessaires pour bien comprendre cette procédure :
La CEDH a déjà condamné la Pologne à trois reprises en raison d’un accès à l’avortement jugé non effectif, dans les arrêts Tysiąc (2007), R.R. (2011) et P. et S. (2012)[3]. Autrement dit, il ne s’agissait pas d’imposer à la Pologne de libéraliser encore l’avortement, mais de permettre un accès en temps utile et sans entraves aux avortements déjà légaux.
Comme pour tous les jugements de la CEDH, la Pologne a l’obligation de se conformer à ces trois arrêts. Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe a la charge de la surveillance de cette exécution. Or, la procédure de surveillance est étonnamment toujours ouverte, entre 9 et 14 ans après ces arrêts. Elle est en réalité abusive, pour deux raisons : d’une part la Pologne a largement satisfait à ses obligations et d’autre part les demandes récentes du Comité des Ministres outrepassent son mandat.
Dans le cadre de la Règle n° 9 § 2 du Comité des Ministres, permettant à toute organisation non gouvernementale de présenter une communication, l’ECLJ a présenté des observations écrites concernant le suivi des arrêts Tysiąc, R.R. et P. et S. Deux autres organisations, le Centre pour les Droits Reproductifs et la Fédération pour les Femmes et le Planning Familial, sont également intervenues dans cette procédure.
Les observations écrites remises par l’ECLJ
Nous avons rappelé au Comité des Ministres que la Pologne a déjà répondu à ses demandes. Elle a mis en place des garanties procédurales effectives permettant à une femme enceinte de faire entendre ses arguments en cas de désaccord avec l’équipe médicale, notamment sur le point de savoir si elle remplissait les conditions légales d’un avortement. Elle a aussi garanti l’accès à des informations fiables pour les femmes souhaitant procéder à un avortement.
La procédure de surveillance des arrêts Tysiąc, R.R. et P. et S. aurait donc déjà dû être close.
Dans ses observations, l’ECLJ a dénoncé les deux exigences excessives du Comité des Ministres, présentes dans sa résolution intérimaire du 11 mars 2021[4]. Le Comité a en effet largement étendu son domaine de surveillance, sans lien avec les trois arrêts dont il surveille l’exécution :
- Le Comité considère que la Pologne devrait réduire le droit à l’objection de conscience, afin notamment de remédier au faible recours à l’avortement dans certaines régions. L’ECLJ a défendu le droit à la liberté de conscience et a démontré l’absence de lien causal entre la pratique de l’objection de conscience et le faible nombre d’avortements en Pologne. Ce faible recours à l’avortement est par ailleurs une bonne nouvelle.
- Le Comité a demandé à la Pologne de se justifier sur l’arrêt du Tribunal constitutionnel du 22 octobre 2020, reconnaissant que l’avortement eugénique est contraire à la dignité humaine. L’ECLJ a rappelé que la Pologne peut librement décider de sa position législative en matière d’avortement, cela au regard du respect de sa Constitution et de la marge d’appréciation qui est reconnue dans ce domaine par le Conseil de l’Europe.
L’eugénisme au cœur de la bataille
Il est intéressant de remarquer que, autant à la CEDH qu’au Comité des Ministres, mais aussi dans les manifestations pro-avortement en Pologne, c’est la question de l’avortement eugénique qui est au cœur de la bataille. Avant leur interdiction, ces avortements visaient principalement les enfants porteurs de la trisomie 21. Or, les personnes trisomiques ne souffrent pas et sont globalement heureuses.
Cette revendication de l’avortement eugénique est défendue au nom des droits des femmes. Pourtant, contrairement aux motifs généralement invoqués pour justifier l’avortement – viol, danger pour la santé ou la vie de la mère, ou tout simplement choix de la mère – c’est le seul motif qui est fondé sur une caractéristique du bébé, sans lien avec la mère. Avorter n’est alors pas une tentative de planification familiale ou de réponse à un besoin sanitaire ou social de femmes, c’est un tri assumé entre des enfants « sains » et des enfants malades ou handicapés. Ce n’est pas un refus général du droit de naître, c’est un rejet des personnes malades, handicapées, trismiques. Cela s’appelle de l’eugénisme et ce n’est pas moins choquant avant la naissance qu’après.
La Pologne n’est pas dans l’obligation de répondre aux demandes excessives du Comité des Ministre, qui empiètent sur sa souveraineté. Au contraire, la Pologne devrait être félicitée des engagements qu’elle prend en faveur de la préservation de la vie des enfants à naître, y compris handicapés.
_________
[1] Requêtes K.C. contre la Pologne, nos 3639/21, 4188/21, 5876/21, 6030/2 ; K.B. contre la Pologne, nos 1819/21, 3682/21, 4957/21, 6217/21 ; A.L. – B. contre la Pologne, nos 3801/21, 4218/21, 5114/21, 5390/21.
[2] Requêtes Jolanta Anna Zawadzka contre la Pologne, n° 50554/19.
[3] Tysiąc c. Pologne, n° 5410/03, 20 mars 2007 ; R.R. c. Pologne, n° 27617/04, 26 mai 2011 ; P. et S. c. Pologne, n° 57375/08, 30 octobre 2012.
[4] Voir la Résolution intérimaire CM/ResDH(2021)44.
Mendès-France, de Gaulle, Biden : le trait commun
De Bernard Antony :
Biden éprouve aujourd’hui un grand soulagement. Ca y est, ouf ! Me voici débarrassé du fardeau, se dit-il très vraisemblablement.
Ainsi, la décision d’abandonner rapidement l’Afghanistan, comme déjà annoncée par Donald Trump, ayant été prise, Biden a été d’évidence pris par un « vite, vite, ça presse, ça presse ! » relevant plutôt d’ordinaire de l’impérative pulsion physiologique de ne pas pouvoir se retenir…Et c’est ainsi qu’après avoir obtenu du vainqueur taliban un court délai d’exécution pour mener à bien la débâcle, l’armée américaine a abandonné sans plus attendre un immense matériel de guerre et d’intendance. De même que les islamistes du sahel en ont pour plusieurs années avec les stocks de l’armée de Khadafi, les talibans ne sont pas prêts de se trouver démunis de l’armement dont ils savent se servir.
On peut toujours se dire que la décision de fuir ce charmant pays de Bactriane était devenue aussi inéluctable pour les yankees aujourd’hui qu’hier pour les Popov, mais qui eux, au moins, prirent leur temps. Cela est un autre débat, nous y viendrons.
Mais ce que nous pensons pouvoir faire observer, c’est que la précipitation bidenesque n’est pas la première en son genre dans l’histoire moderne, et qu’elle s’inscrit donc dans un phénomène plus général relevant sans doute d’une analyse autant à la lumière de la psychiatrie que de la politique.
Contentons nous ici de citer quelques cas non pas semblables mais analogues :
-Celui du Président Mendès-France, présidant en 1954 au lâchage des Etats et populations alliées de l’Indochine.
-Celui du général de Gaulle voulant en finir vite, vite, avec « le boulet » algérien et se drapant dès lors dans une hautaine indifférence de raison d’Etat machiavélienne tandis que se déroulaient les atrocités et exterminations génocidaires que l’on sait.
-Ceux des différents prédécesseurs de Biden décidant des évacuations américaines du Vietnam, de l’Irak, du retrait immédiat de leur contingent du Liban après l’attentat à Beyrouth massacrant 160 marines.
Mais le sens commun, le sens politique, le sens moral le plus élémentaire objectent qu’il y avait pour le moins d’autres manières de se retirer que dans la précipitation pour en finir au plus vite et quelqu’en soit le prix.
La question des réfugiés
Venons en maintenant à la question des réfugiés.
Passons sur le fait qu’Emmanuel Macron et Boris Johnson se sont ridiculisés en proposant d’instaurer à Kaboul une « zone sécurisée » pour pouvoir continuer d’exfiltrer des Afghans qui n’ont pu l’être lors du retrait de ces derniers jours. Comme si les talibans qui se livrent déjà allégrement à l’application de la charia envers ceux qui y contreviennent, avec toute la panoplie des châtiments prévus par Mahomet, allaient gentiment laisser partir ceux qui voudraient fuir l’application de leur sainte loi ! Gageons plutôt que, d’une part, ils ne répondront pas positivement à la proposition Johnson-Macron ; de l’autre, s’ils acceptent de laisser partir au compte-gouttes quelques individus, ceux-ci seront bien évidemment chargés par eux de missions d’infiltration et peut-être à terme d’actions terroristes.
Nous l’avons déjà écrit, il en allait de l’honneur de l’armée française et de nos « services » de sauver les quelques centaines de leur collaborateurs afghans. Quant aux autres, non seulement ce n’est pas le devoir de la France de les accueillir mais bien plutôt de ne pas les accepter !
La vérité est en effet que non seulement l’immense majorité des Afghans ne se sont pas battus contre les talibans mais qu’ils les ont soutenus !
Il est totalement indécent de la part des Américains et des organisations d’accueil des réfugiés afghans de prétendre les imposer aux nations européennes.
Tous ces réfugiés sont des musulmans : sunnites ou chiites, c’est aux Etats islamiques de les accueillir ! Pas plus que les Tchétchènes les Afghans n’ont vocation à être installés chez nous, car ils n’auront de cesse que d’islamiser les pays d’Europe qui ne le sont déjà que trop. Non seulement, affirmer cela n’est pas contraire à la charité chrétienne mais c’en est la plus stricte application ! La charité consiste à épargner à nos peuples les tragédies dues à la tsunamigration et à l’islamigration telles que celles qui n’ont cessé de frapper le Liban.
Mensonge du journal Le Monde
Le grand remplacement n’est pas une théorie complotiste (qu’est-ce que cela signifie ?) mais une réalité démographique.
Le « grand remplacement » était jusque-là l’une des principales différences entre le discours officiel du RN et celui, par exemple, d’Eric Zemmour, qui défend cette théorie complotiste depuis plusieurs années. https://t.co/4CkIdAdhT2
— Le Monde (@lemondefr) August 30, 2021
Encore une désinformation de Quotidien
Heureusement que les statistiques de @Qofficiel s’arrêtent à 2016, sinon il aurait fallu préciser que le terroriste qui a tué 1 personne et blessé 8 autres à Villeurbanne en 2019 était un Afghan arrivé en France en tant que « mineur isolé ». https://t.co/buXM4CmMSJ
— Paul Sugy (@PaulSugy) August 31, 2021
Nouveau recul pour le passeport sanitaire
Après les Yvelines, l'Essonne et le Haut-Rhin, les Hauts-de-Seine ont également décidé de suspendre la présentation du #PassSanitaire pour accéder aux grands centres commerciaux. Une décision concernant Paris est attendue dans la journée.https://t.co/BiBsDwOuE3
— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) August 31, 2021
Un témoignage qui rappelle qu’il y a d’autres solutions que l’avortement
Le rappeur marseillais s’est confié dimanche soir dans l’émission « Sept à Huit » sur TF1. Il y explique notamment avoir eu un enfant à 16 ans qui a été placé à l’époque la DDASS. Il souhaiterait aujourd’hui le retrouver.
La mère a placé l’enfant à la DDASS sans l’avertir.
Il est né sous X, […] et comme je ne l’ai pas reconnu, je ne suis pas considéré comme son père.
Un épisode qui lui fait encore mal, car à l’heure actuelle, il ne sait pas s’il est vivant. Il dit vouloir retrouver cet enfant qui aurait aujourd’hui 26 ans. Marqué par cet épisode, le rappeur avait sorti en 2007 une chanson Parle-moi où il dit tout ce qu’il ressent pour cet enfant.
Les Italiens contre le passe : “Restaurons les droits et libertés mutilés”
Lu sur IFamNews :
La dissidence contre le Pass Vert est comme une rivière karstique qui traverse la société italienne. Elle est étendue et encore latente, bien que plusieurs ruisseaux aient commencé à déborder de la surface : d’abord le recours collectif lancé par le personnel de l’école, puis la désormais protestation des étudiants universitaires, et non des moindres une pétition en ligne adressée au Président Sergio Mattarella avec le titre éloquent suivant “Passeport vert : Les raisons du non”. À un moment de l’histoire où l’on assiste à une résurgence des divisions entre les Italiens, cette initiative représente un moment d’unité transversale. Juristes, médecins, intellectuels, enseignants, artistes, entrepreneurs de diverses orientations culturelles se sont retrouvés dans l’appel lancé par l’avocate civile Olga Milanese et l’écrivain Carlo Cuppini. À l’heure où nous écrivons ces lignes, les signatures recueillies sont sur le point d’atteindre 30 000. […]
L’illégalité du passeport sanitaire
Dans une tribune collective publiée dans Marianne, des avocats et juristes dénoncent le passeport sanitaire. Extrait :
[…] Si l’objectif est d’assurer la seule présence de personnes ne présentant pas un « risque » de transmission du virus, alors l’obligation de présenter ce passe n’est pas justifiée par l’objectif visé puisque les personnes vaccinées peuvent être porteuses du virus et contagieuses, et que le CDC, l’agence de santé publique américaine, affirme même que les personnes vaccinées sont aussi contagieuses avec le variant Delta que les personnes non vaccinées. [Cette affirmation semble tronquée : voir ici]
Les interdictions d’accès à certains lieux ou services imposées à ceux qui ne présentent pas un passe ne sont par conséquent justifiées ni par la nature de la tâche à accomplir ni par l’objectif poursuivi. Elles constituent dès lors des atteintes disproportionnées aux libertés protégées par la Convention européenne des droits de l’homme et la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne.
Notons encore que la loi soumet sauf urgence au passe sanitaire la visite des personnes autres que des enfants dans les établissements de santé, sociaux et médico-sociaux. Or, le Conseil d’État a jugé le 3 mars 2021, alors que « la situation sanitaire demeur[ait] critique en France » et que « plus de 80 % des résidents des EHPAD et des Unités de soins de longue durée et 43 % des soignants avaient reçu au moins une dose de vaccin », que « la prescription d’interdiction de sortie des résidents (…), qui présente un caractère général et absolu ne peut manifestement pas être regardée comme une mesure nécessaire et adaptée et, ainsi, proportionnée à l’objectif de prévention de la diffusion du virus. (…) cette prescription qui porte une atteinte grave à la liberté d’aller et venir est manifestement illégale ».
Dès lors, l’interdiction de visite pour non-détention du passe porte à la vie privée et familiale protégée par la Convention européenne des droits de l’homme une atteinte qui ne peut qu’être considérée comme grave et manifestement illégale.
Et que dire de la liberté de culte, quand les aumôniers, ministres du culte et visiteurs permettant aux personnes accueillies d’exercer leur culte sont eux aussi soumis au passe sanitaire, une telle exigence empêchant les personnes visitées d’exercer leur liberté ?
Pour finir, il convient de relever que l’exigence de produire un passe sanitaire crée, de fait, une obligation vaccinale pour de nombreuses personnes dès lors que les tests nasopharyngés ne sont pas adaptés lorsqu’ils sont répétés et qu’il existe des situations dans lesquelles ils sont contre-indiqués. Sans compter que, de façon générale, ces prélèvements « ne sont pas sans risque ». La disponibilité des tests salivaires et des autotests est faible et même les tests antigéniques sont peu disponibles en milieu rural. Il y a donc une réelle difficulté d’accès au passe sanitaire hors vaccination, outre l’obstacle matériel et financier que représente leur coût, à savoir 270 euros par mois soit presque la moitié du RSA.
Or, à cet égard, dans son avis du 19 juillet 2021, le Conseil d’État a souligné que l’application du passe sanitaire ne devait pas être justifiée par un « un objectif qui consisterait à inciter les personnes concernées à se faire vacciner ». C’est pourtant bien ce qui se passe car de nombreuses personnes se font vacciner « pour avoir la paix » et « avoir un passe ».
« La conformité de la loi de gestion de la crise sanitaire au droit international est encore en cause dans son volet instaurant l’obligation vaccinale pour certains professionnels. »Comment comprendre à cet égard qu’un examen sérologique montrant la présence d’anticorps ou un certificat médical d’infection par le Covid-19 ne puissent pas valoir certificat de rétablissement ? La DGS [Direction générale de la santé] admet elle-même, pour les schémas vaccinaux à une dose, que la preuve d’une infection passée peut provenir d’un test sérologique. Les anticorps sont bien une preuve d’une infection passée et d’une suffisante protection de soi et des autres qui devrait exonérer temporairement de passe sanitaire et de vaccination. Et le ministre de la Santé, Olivier Véran, a d’ailleurs affirmé à l’Assemblée nationale que, concernant les « soignants ayant attrapé le Covid (…) : ils reçoivent un certificat les exemptant provisoirement (…), puisque l’on considère qu’ils ont les anticorps ».
En conclusion, signalons que, si le présent propos s’en tient au passe, la conformité de la loi de gestion de la crise sanitaire au droit international est encore en cause dans son volet instaurant l’obligation vaccinale pour certains professionnels. Il y a là encore en vue de nombreux contentieux car le respect par la loi des normes à valeur supra-législatives n’engage rien de moins que la survie de l’État de droit.
Irak – La France aux côtés des chrétiens d’Orient
Communiqué de l’Oeuvre d’Orient :
L’Œuvre d’Orient était invitée au déplacement du Président de la République française en Irak, où il a apporté un message de soutien aux différentes composantes du peuple irakien (sunnite, chiite, yazidi et chrétienne, arabe et kurde).À Mossoul, dimanche 29 août, le président Emmanuel Macron a réinsisté devant les responsables des communautés chrétiennes orientales sur le « message civilisationnel mais aussi géopolitique » qu’elles incarnent, convaincu « qu’il n’y aura pas d’équilibre s’il n’y a pas de respect de ces communautés et que l’Irak ne resterait pas l’Irak s’il n’y avait pas la possibilité pour l’ensemble des communautés chrétiennes de pouvoir vivre en paix leur culte et de pouvoir le poursuivre ».En présence de Mgr Petros Mosché, archevêque syriaque catholique de Mossoul et Qaraqosh, de Mgr Mikael Najeeb, archevêque chaldéen de Mossoul, de Mgr Youssef Mirkis, archevêque chaldéen de Kirkuk et de Suleymanieh, de Mgr Nicodemus Daoud Sharaf, archevêque syriaque orthodoxe de Mossoul, de Mgr Timoteus Mousa Alshamany, evêque syriaque orthodoxe de Mar Matti, du Père Emmanuel, curé de la paroisse syriaque-catholique Al-Bichara de Mossoul, ainsi que des autorités civiles irakiennes, le gouverneur de Mossoul et le ministre irakien des Affaires étrangères, le Président de la République a salué « le travail admirable des communautés [chrétiennes] dans les domaines éducatif, médical, social pour l’ensemble de la population ».Dans l’église des dominicains Notre-Dame-de-l’Heure, des perspectives de poursuite de collaboration avec les chrétiens d’Orient ont pu être envisagées :
- Soutien aux établissements scolaires avec le Fonds des écoles d’Orient pour lequel œuvre M. Charles Personnaz, qui a été annoncé en janvier 2020 à Jérusalem, « pour diffuser la francophonie mais aussi ses valeurs de paix et de coexistence dans la région ». L’action de ce fonds conjoint entre l’Etat et L’Œuvre d’Orient a contribué au fonctionnement de trois écoles cette année, et sera amplifié à l’avenir.
- Reconstruction d’églises et de monuments, grâce à la Fondation ALIPH.
Le Président de la République a ainsi réaffirmé : « C’est aussi notre rôle de vous permettre de jouer pleinement votre rôle là où vous êtes, qui est d’aider à la construction de la paix ».
Un festival de déclarations sur l’immigration
Les déclarations de candidatures à la présidentielle se succèdent chez LR, avec des candidats qui ont visiblement compris que leurs électeurs les attendent sur le sujet crucial de l’immigration :
Eric Ciotti veut une “réforme constitutionnelle” sur l’immigration :
Valérie Pécresse souhaite mettre en place une «profonde réforme de la procédure du droit d’asile».
Quant à Xavier Bertrand, il a déclaré
«Si je suis élu, je veux être très clair : je mettrai un coup d’arrêt au laxisme de notre politique migratoire»
Terminons avec Michel Barnier, qui souhaite un moratoire sur l’immigration.
Le moins que l’on puisse dire c’est que tous ces candidats manquent cruellement de crédibilité sur ce sujet. C’est l’effet Sarkozy : personne ne croit plus aux discours de fermeté des candidats LR.
Et Charlotte d’Ornellas, sur Europe 1, résume bien le problème :
Quand on entend des déclarations, on constate que les candidats connaissent parfaitement les attentes des électeurs de droite sur certains sujets.
Sauf que les électeurs ne savent plus ce que leurs élus pensent, surtout ceux dont le discours change régulièrement … pic.twitter.com/iOINxNffdX— Charlotte d’Ornellas (@ChdOrnellas) August 30, 2021
Cuvée-cause : La Lavandière au service de l’Abbaye Saint Félix de Monceau
Afin de prolonger l’été et ses souvenirs en cette rentrée, le Canon Français propose une cuvée-cause ensoleillée : un rosé au service d’une abbaye du XIème siècle au sud de Montpellier sur la commune de Gigean (Hérault), l’Abbaye Saint Félix de Montceau.
Cette nouvelle opération a été lancée lundi soir et prendra fin le 21 septembre. Pour la découvrir en images, c’est par ici :
Tel un vaisseau immuable, l’abbaye Saint-Félix de Montceau, d’origine bénédictine, se dresse au milieu d’un océan de verdure. Sentinelle de la foi, témoin de l’histoire et merveille d’architecture, ses ruines millénaires sont passionnément restaurées depuis 1970 par une association de bénévoles et son président Luc Routier.
Le vin rosé, plusieurs fois récompensé, est signé pour le Canon Français par Marc Cabrol qui cultive ses vignes à deux pas de l’Abbaye. Vigneron de terroir, il sait capter des sols sablonneux et argilo-calcaires du Domaines des Lauriers, tous les arômes de la région. Au bouquet de garrigue, ce vin rosé se mêle à la fraicheur de la framboise et de la grenade.
Pour chaque bouteille commandée, 1,05€ sera reversé pour la restauration de l’Abbaye Saint Félix de Montceau.
Quand Robert Ménard réclamait un chef pour 2022
Erik Tegnér, co-organisateur de la Convention de la droite en 2019, pousse un coup de gueule contre Robert Ménard, qui avait critiqué, à demi-mots, Marion Maréchal (de ne pas revenir en politique) lors de cette convention et qui semble aujourd’hui reprocher à Eric Zemmour sa possible candidature pour 2022 :
“J’en ai assez de ceux qui se trouvent des excuses pour ne pas se présenter en 2022 ! Trop vieux, trop intello..je m’en fous! On a besoin d’un chef !”
Ça c’est l’engueulade de @RobertMenardFR à la Convention de la Droite
Maintenant il reproche à #Zemmour.. de l’avoir écouté 🤔 pic.twitter.com/GGWFFLMx8v
— Erik Tegnér (@tegnererik) August 29, 2021
Pourtant en 2019, il ne faisait aucun doute que Marine Le Pen se présente en 2022. Erik Tegnér précise sa pensée dans une série de tweet :
Franchement j’adore Robert Ménard et ça me peine de le critiquer. Mais je n’arrive plus à le suivre, comme beaucoup. Y compris parmi ceux qui soutiennent Marine Le Pen. Même s’ils se réjouissent évidemment qu’il la soutienne (pour l’instant).
On avait organisé une belle convention à la sueur de notre front. Robert Ménard est venu juste pour nous engueuler et doucher l’ambiance. Certains se sont bougés et ont entendu son appel. Et maintenant il les engueule à nouveau. Eric Zemmour et son entourage (toujours facile de critiquer les proches..).
Quand on a une voix qui porte comme la sienne, on se doit de suivre une cohérence. Au risque de semer le trouble. On ne peut pas inciter des gens à se jeter dans le grand bain, puis dès que c’est fait, à les lâcher. Ou alors qu’on ne parle pas d’amitié.
Cher Robert Ménard, excusez-moi d’avance de ces critiques. Mais le coup du “avec Eric, on est potes” sur BFMTV après avoir critiqué Zemmour pour la x-ième fois de la semaine, c’était trop. Je précise à ceux qui ne manqueront pas de m’insulter, que je ne critique pas en soi la position de Ménard de soutenir Marine Le Pen. C’est tout à son honneur. Mais un peu de décence dans ses critiques de Zemmour serait la bienvenue.
Et cerise sur le gâteau, Robert Ménard se justifie de son côté au point d’imaginer pouvoir se ranger derrière…Xavier Bertrand pour 2022 :
Soyons réalistes. Soyons intelligents. Que les candidats de droite s’engagent à soutenir celui ou celle qui sera en tête au premier tour,
que ce soit Le Pen, Zemmour, Bertrand ou le candidat LR !— Robert Ménard (@RobertMenardFR) August 30, 2021
Alors oui, il est difficile de suivre Robert Ménard en ce moment…
Martin Blacher : Ce passe sanitaire est une hérésie car ce sont les vaccinés qui contaminent les non-vaccinés
Jusqu’au ira l’obstination stupide de nos gouvernants ?
Voilà, bon maintenant, on peut cesser le pass sanitaire? https://t.co/e7H2A0Xehz
— Marc Eynaud (@Eynaud_Marc) August 27, 2021
Passe sanitaire, police de la santé ?
C’est la rentrée de l’émission phare de CNews avec Eric Zemmour :
Effrayants intégristes qui mettent la nature au service de l’homme…
Visiblement, le journaliste de France 3 s’est senti une âme de résistant :
Renaissance Catholique, association traditionnaliste composée de laïcs, organise sa 29e université d’été dans la Vienne. Son crédo ? Dénoncer “l’écolo-hygiénisme” ambiant. Ce séminaire est peu enclin à accueillir les journalistes. Nous y sommes allés au débotté.
Le baron de la drogue ‘français’ : Moufide Bouchibi
Encore une médaille pour la France :
Considéré comme le plus important des trafiquants de cannabis en France, Moufide Bouchibi a été interpellé en mars dernier à Dubaï. De petit dealer de l’Essonne, il est devenu multimillionnaire avant d’être rattrapé par la justice. Il est jugé mercredi et jeudi à Bordeaux.
François Bert – Notre-Dame en flamme : un châtiment divin ?
“Quelque chose de plus puissant, de chrétien et de terrien à la fois, de spirituel et de familier, de français en somme”. Voilà ce que représente Notre-Dame de Paris pour François Bert, l’auteur du roman “Les feux de Notre-Dame”. Français et touristes, croyants ou athées, le monde entier a été dévasté par le spectacle d’horreur du 15 avril 2019, lorsque la cathédrale de Paris a pris feu. Certains ont parlé de châtiment divin, d’autres ont senti se réveiller leur part d’enfance. Comment devons-nous interpréter cet événement alors que le spirituel est en recul dans tout l’Occident ? La France reste-t-elle la fille aînée de l’Eglise ? Où en est l’enquête sur l’incendie ? Et vous, qu’avez-vous ressenti face au désastre ?
Il est parti vers le Ciel, le père Raymond Jaccard
De notre envoyé spécial Antoine Bordier
Celui que l’on surnommait « le globe-trotter de la charité » nous avait reçu à plusieurs reprises dans son ermitage, situé dans les hauteurs d’Aix-les Bains. Après sa folle épopée à travers le monde entier, l’homme à la croix, qui ne quittait jamais son chapelet, était rentré définitivement en France. Jusqu’à la fin, il déclarait, fidèlement, sa flamme à l’Eglise et redisait son « fiat » : oui à sa vocation sacerdotale et au célibat. A l’approche de ses 90 ans, comme s’il avait fini sa course, il est parti, comme Le Petit Prince, en nous léguant son dernier sourire. Portrait.

En provenance d’Aix-les-Bains, il faut une quinzaine de minutes en voiture pour rejoindre le Monastère Notre-Dame de l’Unité des sœurs de Bethléem, situé à l’écart du village de Pugny-Chatenod. C’est là, après le petit chemin des Corbières, qui semble interminable, qu’est posé l’ermitage du père Raymond Jaccard, juste à côté de la chapelle des sœurs. Après sa folle course qui l’a mené avec son frère, Pierre, décédé en 2018, à travers le monde entier, il était devenu depuis les années 2010 l’aumônier des sœurs. C’est dans cet écrin de verdure, à mi-montagne, qu’il continuait sa vie de prêtre, entouré de ses nombreux amis. Son frère Pierre était, lui, l’aumônier des sœurs du Monastère Notre-Dame de la Gloire-Dieu aux Monts Voiron. Ils étaient inséparables.
« Jusqu’à la fin, raconte sœur Massabielle, qui aidait le père Raymond au quotidien, ses proches lui rendaient visite. Il était toujours très accueillant. Il est mort dans son lit d’hôpital à Aix-les-Bains. Il vivait sous respiratoire depuis quelques années. Il avait, déjà, eu plusieurs alertes cette année. »
Petit, mais robuste, le père Raymond qui s’était voûté avec le temps, célébrait sa Messe tous les jours. Dans son ermitage, authentique petit chalet, il vivait presqu’au ralenti. Il se levait tôt et se couchait tôt. Tous les jours, il priait le chapelet, adorait plusieurs heures et célébrait la Messe. Sa chambre toute lambrissée était décorée de centaine de photos. Elle lui servait de bureau. Car c’était un travailleur infatigable, au ralenti mais infatigable. De la salle-à-manger, il fallait monter quelques marches pour s’y rendre. Lui, gravissait cette petite ascension en fauteuil roulant. Sa mobilité n’était plus autonome. Dans sa chambre, il avait aménagé un petit oratoire avec la présence eucharistique. Il y recevait des athées, des croyants, des pratiquants, et, des recommençants. Des photos y sont marquantes : celles des papes depuis Jean-Paul II. Celle de Mère Térésa. Celles avec son frère. Sur la photo, tous les deux ont revêtu leur vêtement liturgique sacerdotal. Ils sont beaux.
Les jumeaux de l’Amour
Difficile de présenter ces deux personnalités, Pierre et Raymond. Difficile de synthétiser leur vie. Impossible de les séparer. Pierre est né en 1927. Il est le second de cette fratrie de 4 garçons. Raymond, et son frère jumeau (celui du sang), Xavier (décédé), naissent 4 ans plus tard, en 1931. Ils sont originaires de Villers-le-Lac, dans le Doubs. Très tôt, ils ont eu la vocation. Il y a un an, lors d’une première visite à son ermitage, Raymond racontait les débuts :
« J’ai eu la vocation à l’âge de 8 ans. Une fois, je suis allé me confesser à un prêtre. Après ma confession, lorsque le prêtre m’a dit : ‶ tout est pardonné ″, j’ai dit à Jésus : mes copains n’ont personne pour aller se confesser. J’avais l’impression que Jésus me regardait en souriant. Il m’a dit : ‶chez nous, on donne tout, tu seras prêtre″. »
Sa vocation est lancée en 1939, c’est le temps de la Seconde Guerre. Lui, aura toujours la paix. Sa vocation se présente bien. Il est comme sur une autoroute. Il avance vite et suit les pas de son frère Pierre, qui est entré au séminaire avant lui.
« J’ai été ordonné en 1958 et Pierre 5 ans avant, en 1953, dans la cathédrale de Besançon. Notre vocation a été portée par une vie de famille très simple et très charitable. Nos parents, Ernest et Simone, nous ont donné beaucoup d’amour. Et, ils nous ont appris à vivre de la foi et de la charité. »
Après une vie paroissiale dans le Doubs, Pierre à Audincourt et Raymond à Besançon, le premier est happé par la vie missionnaire avec les frères de Charles de Foucauld. Le second par la vie missionnaire au Cameroun. A Douala, alors que mai 68 fait rage dans la jeunesse de France, Raymond est entré depuis un an en contact avec un milieu qui n’attire pas et dérange : celui des lépreux. Il est devenu leur aumônier. Pourquoi est-il parti si loin, et, dans un tel endroit ? « J’ai été envoyé par mon évêque, répond-il. J’ai été mis à disposition. » Cela paraît si simple. C’est certain, c’est deux frères ont la foi. Une foi à soulever les montagnes. Et, des montagnes, les jumeaux de la foi vont en soulever plus d’une.

Les bons samaritains auprès des lépreux
L’archevêque de Yaoundé de l’époque, lui avait dit : « Je vous envoie vivre l’Evangile avec les lépreux du centre Jamot. » Là le dépaysement est total. Il vire à l’écœurement. « Quand je suis arrivé dans le centre, racontait-il, passé la surprise de voir tous ces gens aimés de Dieu si blessés, si malades, je me suis vite mis au travail. Je priais et souriais beaucoup. Et, je cherchais des solutions. Je pensais beaucoup à Jésus et à ses rencontres avec les lépreux. » Le centre Jamot est difficile : y vivent plus de 400 personnes, femmes, hommes, enfants, tous sont atteints de cette terrible lèpre, qui rongent les os et la chair. Dans la Bible, dans le Nouveau Testament (la Bible est composée de l’Ancien et du Nouveau Testament), Jésus guérit à plusieurs reprises des lépreux. Ces guérisons sont citées plusieurs fois par les Evangélistes saint Luc et saint Matthieu. Saint Matthieu, dans son chapitre 8 :
« Lorsque Jésus descendit de la montagne, des foules nombreuses le suivirent. Et voici qu’un lépreux s’approcha, se prosterna devant lui et dit : ‶ Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier.″ Jésus étendit la main, le toucha et lui dit : ‶ Je le veux, sois purifié. ″ Et aussitôt il fut purifié de sa lèpre. »
Cette-dernière est, toujours, considérée comme une maladie impure. En 1971, Pierre, à l’appel de son frère, a décidé de le rejoindre.
Auparavant Raymond a appris clandestinement à amputer les membres malades des lépreux. « Le seul soin, se souvenait-il, consistait à enlever les pansements et à en rajouter d’autres. Mais la lèpre continuait inlassablement son travail de mutilation. » Il en parle avec l’un de ses amis chirurgiens qui lui répond : « la seule solution, c’est l’amputation ». Raymond se forme sur place, puis, part à Paris pendant un an pour compléter sa formation. Avec son frère, ils fabriquent les premières prothèses rudimentaires, avec des matériaux locaux. Pendant 40 ans, ils soigneront des milliers de lépreux, Pierre s’occupant de la fabrication des prothèses. Pour Raymond, « la présence de mon frère a été indispensable. Le prêtre a besoin d’un frère sur qui compter, et il a besoin de Jésus-hostie. L’adoration quotidienne est vitale. » C’est le secret de leur vie : l’adoration eucharistique !
Une renommée internationale
Sur le terrain du Cameroun, au regard de leur ingéniosité et de leur réussite, Mgr Jean Zoa, l’archevêque de Yaoundé, leur demande d’écrire un manuel sur leurs pratiques chirurgicales. Puis, en 1972, ils créent le Centre National de Prothèses. Leur livre s’intitule : Un homme nouveau – le lépreux handicapé, opéré, appareillé. Ce livre fait le tour de l’Afrique, et enflamme tous les continents où sévit la lèpre. Toute la profession, après avoir commencé à les critiquer, rend hommage aux frères Jaccard. Ils sont invités, donnent des conférences. Dans un premier temps, c’est presque toute l’Afrique qui fait appel à eux. Les deux prêtres deviennent conférenciers, et, professeurs. Leur savoir-faire vaut de l’or. Généreux, ils partagent, sans rien demander en retour, leur expérience. Puis, ils sont invités en Inde. Lors de notre dernier passage, Raymond se souvenait encore de cette rencontre avec Mère Teresa, à Calcutta. « Oui, cette rencontre a marqué ma vie. Je ne me posais pas beaucoup de question sur le sens. Mais, quand j’ai compris que Mère Teresa nous invitait et avait besoin de nous pour leur apprendre à soigner les lépreux et à fabriquer les prothèses rudimentaires, j’ai tout compris. Cela ne nous appartenait pas. C’était un don de Dieu. » A la fin des années 70 et au début des années 80, les frères Jaccard font plusieurs fois le tour du monde. Ils se rendent en Egypte, aux Philippines, au Tchad, à Madagascar, en Thaïlande, en Amérique. Les prothèses Jaccard sont devenues une référence. Rien de commercial dans cela. Tout est vital. En l’espace d’une demi-douzaine d’années, les jumeaux de la charité, sont devenus des experts. Ils ont donné de l’espérance, à des femmes, des hommes, des enfants, condamnés jusque dans leur chair, et, pour certains dans leur âme. Grâce aux deux frères, et, à un évêque qui leur a fait confiance, ils ont remis debout une partie de l’humanité malade. Côté âme, Raymond a permis à un jeune de 23 ans, qu’il a connu en phase terminale, de terminer sa vie dans l’Amour.
Robert Naoussi, le saint du Cameroun
Les deux hommes ont 16 ans d’écart. Ils se sont connus dans le mouroir des lépreux de Jamot. Raymond n’a rien pu faire pour le sauver. « C’était trop tard, expliquait-il. » En France, dans son ermitage, Raymond ne parlait que de lui. Il avait, d’ailleurs fait publier une BD qui retrace la vie de Robert. A l’hôpital d’Aix-les-Bains, sœur Massabielle, rappelle avec étonnement la bonne nouvelle qu’elle a communiqué au père, sorte d’a-dieu, juste avant qu’il meure :
« Par un ami parti au Cameroun, il a appris que presque toute la grande famille du petit Robert s’était convertie. Quelle émotion pour lui d’apprendre le grand rayonnement de Robert au Cameroun. Il décèdera quelques heures plus tard. »
Robert est né en 1947, dans une fratrie de 10 enfants, à Bangouo, un petit village qui se situe à plus de 300 km au nord-ouest de Yaoundé. Son père animiste est polygame. Ce qui ne l’empêche pas de suivre le catéchisme et de demander le baptême à 10 ans. Elève brillant, boursier, il mène une vie pauvre, et, donne la plupart de ce qu’il gagne aux plus pauvres. Il reprend des études après avoir essuyé un refus pour son entrée au Séminaire. En 1968-1969, il contracte la maladie, une lèpre fulgurante. Il termine ses jours avec le père Raymond qui lui fait découvrir les trésors de Sainte Thérèse de Lisieux. « Il a transformé sa vie de souffrance en vie de prières, racontait le père Raymond. Il avait toujours le sourire. J’ai trouvé que sa vie ressemblait à celle de la petite Thérèse. » Le 15 août 1970, il offre sa vie à la Vierge Marie, dont c’est la fête. Le soir, il devient aveugle. Le père doit partir pour Paris, pour perfectionner la technique chirurgicale qu’il vient d’apprendre. Il ne reverra plus son « petit ange ». Le 1er octobre 1970, Robert meurt. La veille, sœur Albert qui prenait soin de lui, l’avait entendu prononcer vaguement le Je vous salue Marie. Puis, il avait dit cette dernière phrase : « Dites au frère Raymond que je ne l’oublierai jamais. »

Des lépreux aux prostituées
Leur surnom de « globe-trotters de la charité » n’est pas venu par hasard. Après 40 ans de missions étrangères, et plus de 50 pays visités, les jumeaux de l’Amour ont été envoyés en Colombie, à Bogota, la capitale. Après l’enfer de la lèpre, les deux frères vont apporter la lumière dans l’enfer de la drogue et de la prostitution. Nous sommes en 1978. Les deux frères sont envoyés comme prêtres « fidei donum ». De nouveaux, ils sont mis à disposition d’un autre pays, d’un autre diocèse. Les pères sans frontière vont y faire des miracles et sauver des mains des gangs des milliers d’enfants, de jeunes filles et de jeunes mères de famille. Ils ne vont pas en terrain conquis. Sur place, dans ce pays où ils n’ont jamais mis les pieds, ils sont accueillis par les Sœurs Adoratrices de Colombie. Mgr Zoa leur avait dit en guise de lettre de mission : « Je vous envoie dans ce milieu de la prostitution de Colombie et d’Amérique Latine. C’est l’Eglise qui vous envoie. Tenez-moi bien au courant. » Là, ils risquent plusieurs fois leur vie. Un jour le père Raymond est poursuivi par un molosse, un de ces chiens de garde, qui enfilent des kilogrammes de viande tous les jours. Il est mordu. Et, entre dans une chapelle. « C’est Marie qui m’a sauvé, dira-t-il ». Sortir de la prostitution des milliers de femmes, pendant une dizaine d’années, est une chose impossible. Leur donner du travail en est une autre. Missions impossibles ? « Non, c’était possible, avec Jésus et Marie. La clef, c’est la Messe, l’adoration eucharistique et le chapelet. » De fait, ils vont créer des milliers d’emplois artisanaux.
« Avec les sœurs, nous avons commencé en ouvrant des ateliers de coutures. Mais, au préalable, il fallait mettre les filles à l’abri. Nous les logions dans des maisons tenues par les soeurs. Pour financer tout cela, nous avions des dons qui affluaient de France ».
Leur course en direction du Ciel
Comme deux coureurs de fond, la course des « apôtres de la charité » semblait ne jamais s’arrêter. En même temps que leurs actions sur le terrain africain, américain, ou asiatique, qui dépassaient les pays cités, en France, l’œuvre des frères est matérialisée par des associations tenues par des bénévoles. Il y a celle qui soutient la cause du jeune Robert Naoussi, celle qui soutient les œuvres auprès des femmes sorties de la prostitution, des lépreux, des personnes atteintes de la polio, et par un handicap, des réfugiés. C’est, ainsi, qu’est née dans les années 80 l’association Un P.A.S. avec les frères Jaccard. Sœur Massabielle s’en occupe, aussi, avec de nombreux bénévoles, comme Monica Lima, une Colombienne très dynamique. Dans les années 70, infatigables, les frères avaient lancé le Festival de l’Espérance, un évènement qui réunissait sur plusieurs jours à Besançon de grands témoins comme : Jorge Valls, sorti des geôles cubaines; Tatiana Goritcheva, exilée de l’URSS pour sa foi; Aleksander Ogorodnikov, venu des goulags de Sibérie ; François-Xavier Nguyen Van Thuan, qui a vécu 25 ans dans les camps au Vietnam; Marion Cahour qui a fondé l’Eau Vive pour les alcooliques; le moine-ermite-prophète Daniel Ange; Nicolas Buttet, le fondateur de la communauté Eucharistein; Fabrice Hadjadj, le directeur de Philanthropos. Ces coureurs de fond avaient semé derrière-eux des myriades de petites graines…
La dernière fois, que j’ai rencontré le père Raymond, c’était fin juillet 2021. Il célébrait la Messe au milieu de religieuses malades et âgées. Il avait son respirateur à côté, qui ne le quittait plus. Sœur Massabielle était-là avec Monica. Les mots simples du père qui appelait Jésus « papa » et Marie « maman » résument bien sa vie. Son dernier message ? « Je vous aime. » Il a retrouvé son frère Pierre. Ils nous regardent du haut du Ciel où la lumière ne s’éteint jamais. Avec Robert, et la multitude, ils doivent faire la fête !
Reportage réalisé par Antoine BORDIER, Consultant et Journaliste Indépendant
Copyright des photos, Antoine Bordier, Frères Jaccard, Association Un PAS,
Association « Les amis du Petit Robert »
Produire des vaccins éthiques, c’est possible
D’Olivier Bault dans le numéro de Présent du 26 août :
L’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) a accordé le 23 août son approbation définitive au vaccin anti-Covid Pfizer-BioNTech. Jusqu’ici, le vaccin à ARN messager germano-américain Pfizer-BioNTech bénéficiait uniquement outre-Atlantique d’une autorisation d’urgence. A l’occasion de cette autorisation définitive, le Charlotte Lozier Institute (LCI), un institut de recherche créé par l’organisation pro-vie Susan B. Anthony List, rappelle que, si aucune lignée cellulaire provenant d’un enfant avorté n’est utilisée dans la fabrication de ce vaccin (contrairement à l’AstraZenecca, au Janssen ou au Spoutnik V), de telles cellules ont été utilisées dans certains tests en laboratoires.
Paradoxalement, à en croire le tableau régulièrement mis à jour par le LCI, pour se faire vacciner avec un produit pour lequel aucune lignée cellulaire issue d’un prélèvement d’organe sur enfant avorté n’a été utilisée à quelque étape que ce soit, il faudrait recourir au Sinopharm chinois qui n’est malheureusement pas admis dans l’Union européenne.
Pour le docteur David Prentice, vice-président du LCI cité le 23 août sur le site Life News,
« Il existe des alternatives viables à l’utilisation de cellules issues de l’avortement. A l’avenir, le LCI continuera à défendre l’utilisation de ces alternatives éthiques et non controversées pour tous les tests de ce vaccin et des futurs vaccins. C’est un objectif réalisable avec un effort national ciblé et la coopération du secteur. »
On ne peut que regretter que l’Eglise catholique n’ait pas eu une attitude plus claire et plus cohérente dans ce domaine. La pandémie de Covid était l’occasion de faire pression sur les gouvernements et l’industrie pharmaceutique pour mettre fin aux pratiques consistant à prélever des organes sur des enfants avortés, dans des conditions inavouables, afin de cultiver ensuite des cellules qui sont revendues aux fins de la production de certains vaccins.
En mars, des évêques américains avaient mis en garde les catholiques contre le vaccin Janssen de Johnson & Johnson. « Contrairement aux vaccins Moderna et Pfizer, Johnson & Johnson utilise une lignée de cellules souches provenant d’avortements pratiqués il y a plus de 30 ans pour produire son vaccin », avait par exemple écrit un évêque de Louisiane. En décembre 2020, la conférence épiscopale des Etats-Unis avait estimé qu’il était « moralement admissible » de recourir aux vaccins Pfizer et Moderna qui n’utilisent pas ces cellules d’enfants avortés dans le processus de production. « Compte tenu de la gravité de la pandémie actuelle et du manque de disponibilité de vaccins alternatifs, les raisons d’accepter les nouveaux vaccins Covid-19 de Pfizer et Moderna sont suffisamment sérieuses pour justifier leur utilisation, malgré leur lien lointain avec des lignées cellulaires moralement compromises », avaient écrit les évêques américains en enjoignant les fidèles d’éviter le vaccin AstraZeneca qui utilise (comme le Janssen) de telles cellules pour sa fabrication (ce qui ne veut pas dire que ces cellules sont ensuite présentes dans les doses de vaccins).
Mais de fait, à en croire le LCI, il existe aujourd’hui une alternative éthique : le vaccin chinois Sinopharm. Seulement, mis à part le gouvernement hongrois, les gouvernements occidentaux n’en veulent pas pour des raisons politiques et parce que, comme les compagnies pharmaceutiques américaines et européennes, ils se moquent bien des considérations éthiques. Et d’ailleurs les Hongrois vaccinés avec le vaccin Sinopharm n’ont pas droit au passeport sanitaire européen : s’ils veulent voyager sans encombre dans les pays qui exigent ce passeport, ils doivent se faire revacciner avec une double-dose de vaccin non éthique approuvé par l’agence européenne des médicaments.
Dans ces conditions, le passeport sanitaire européen et plus encore le passe vaccinal imposé par Macron et son gouvernement pour accéder à toutes sortes de services est aussi une violation de la liberté de conscience.

