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Civisme musulman

Le grand remplacement n’existe pas, mais l’association des membres de l’ordre national du mérite a primé dans les salons de l’hôtel de ville d’Angoulême trois prix de l’éducation citoyenne et deux prix du civisme : nettoyage des rues, collecte pour les gens dans le besoin, actions contre le harcèlement ou pour la laïcité…

Le collectif « Standby me » a reçu le prix du civisme pour sa collecte et sa distribution de produits d’hygiène aux démunis :

73% du temps d’antenne pour la NUPES sur France Inter

Entre les 2 et 13 mai, France Inter, radio publique financée par nos impôts, a milité clairement en faveur de Jean-Luc Mélenchon. Les chiffres viennent du CSA.

Incendie criminel à l’église de Saint-Gilles-Croix-de-Vie

La piste criminelle est une « hypothèse privilégiée » pour le parquet des Sables-d’Olonne (Vendée), saisi après un départ de feu dans la nuit du mercredi 18 au jeudi 19 mai 2022, dans l’église de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, des jeunes sortant d’un bistrot ont remarqué une forte odeur de brûlé et de la fumée sortant des vitraux de l’église. Ils ont alerté les pompiers qui ont forcé une porte latérale pour entrer. Leur intervention a permis d’éviter la propagation du feu.

Y a-t-il des guerres justes ?

«Y a-t-il des guerres justes? Que nous dit le christianisme à ce sujet? Fait-il de la guerre un mal absolu? La Guerre Sainte est-elle chrétiennement concevable?»

Aymeric Pourbaix et Véronique Jacquier reçoivent

  • Frédéric GUILLAUD, philosophe
  • Frédéric PONS, spécialiste des questions de défense
  • Général Bruno DARY, ancien gouverneur général des Invalides

 

Damien Abad, le maillon faible

En février, il dénonçait le comportement d’Eric Woerth, avant de faire pareil :

Les accusations de viol visant le nouveau ministre des Solidarités, Damien Abad, viennent jeter une ombre sur la mise en route de la nouvelle équipe gouvernementale. L’ancien patron des députés LR est accusé de viol par deux femmes. Damien Abad a vigoureusement démenti ces accusations. Le parquet de Paris a confirmé avoir « été destinataire le 20 mai d’un signalement émanant de l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles ». Ce signalement est actuellement « en cours d’analyse ». Selon Mediapart, une plainte pour viol contre Damien Abad en 2017 a été classée sans suite.

Le Premier ministre n’était pas informé :

« J’ai découvert l’article de Mediapart hier, je n’ai pas plus d’éléments que le fait que l’affaire a été classée sans suite. Je peux vous assurer que s’il y a de nouveaux éléments, si la justice est à nouveau saisie, on tirera toutes les conséquences de cette décision. Bien évidemment je n’étais pas au courant. Je vais être très claire : sur tous ces sujets de harcèlement, d’agression sexuelle, il ne peut y avoir aucune impunité et il faut continuer à agir pour que les femmes qui peuvent être victimes d’agression, de harcèlement, puissent libérer leur parole, qu’elles soient bien accueillies pour déposer plainte ».

Ces révélations interviennent quelques jours après l’affaire Jérôme Peyrat , proche conseiller d’Emmanuel Macron et candidat de la majorité aux législatives. Il a dû être « débranché » après une polémique suite à sa condamnation, en septembre 2020, pour violences contre son ex-compagne.

Terres de Mission – Charles de Foucauld : une voix dans le désert

Eglise universelle : L’Eglise catholique au Japon

Résident depuis 9 ans au Japon, doctorant en histoire du droit avec une thèse sur « L’esclavage au Japon aux XVI et XVIIème siècle », Paul de Lacvivier profite d’un séjour en France pour nous livrer quelques informations sur le catholicisme au Japon. Il revient sur l’implantation du christianisme au XVIème siècle suivie de 250 années de persécution puis évoque la situation d’une Eglise ultra minoritaire dans une société très organisée mais, à vue humaine, appelée à disparaître en raison d’un taux de natalité très faible.

Eglise en France : La soirée des Valeurs

Le 30 mai aura lieu, au Grand Rex à Paris, « La soirée des Valeurs » patronnée par l’hebdomadaire Valeurs Actuelles. Paul Valadier, directeur de la communication de cet événement, présente cette soirée de levée de fonds à laquelle seront présentes de nombreuses associations ayant participé à notre émission : SOS Chrétiens d’Orient, SOS Calvaires, etc.

Eglise en Marche : Charles de Foucauld – Une voix dans le désert

A l’occasion de la canonisation du père de Foucauld le 15 mai, Isabelle Schmitz, rédactrice en chef adjointe du Figaro hors-série, nous présente le superbe numéro qui vient d’être publié : « Charles de Foucauld – Une voix dans le désert ». Une soirée de lancement le 23 mai rassemblera les admirateurs du nouveau saint.

L’assassinat du duc de Berry et la fin de la monarchie

Spécialiste du premier XIXe siècle et de la Restauration, Michel Bernard Cartron vient de publier une biographie du fils de Charles X, La vie brisée du duc de Berry. Charles-Ferdinand d’Artois, né à Versailles le 24 janvier 1778 est mort assassiné par un bonapartiste à Paris le 14 février 1820, à sa sortie de l’opéra. Il est le fils de Charles X et de Marie-Thérèse de Savoie. Il était jeune, il aimait la vie et un peu trop les femmes. Charles Ferdinand d’Artois, duc de Berry, incarnait l’espoir de la monarchie restaurée. Bien qu’ultra, l’auteur n’évoque pas sa proximité avec la franc-maçonnerie. Sa vie légère, polygame, alors que la France sort essorée des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, souligne le décalage entre les héritiers de saint Louis et Louis XIV et la Révolution.

Louis XVIII n’avait pas de descendant. Charles X a eu deux fils, dont l’aîné, le duc d’Angoulême n’avait pas non plus d’héritier. Le duc de Berry a eu 4 enfants, dont deux sont morts en bas âge. A sa mort, son épouse Marie-Caroline de Bourbon-Sicile est enceinte d’un fils, « l’enfant du miracle » , qui deviendra le Comte de Chambord, l’espoir de la monarchie française. À sa mort en 1883, la République aura triomphé en France.

L’assassinat du duc de Berry signe la fin de la politique d’apaisement initiée par Louis XVIII. La volonté de réconcilier les traditions monarchistes et l’idéologie révolutionnaire fait place à deux blocs opposés : les royalistes et les libéraux et, dans le pays, comme l’a redouté le roi, deux peuples ennemis en proie aux haines fratricides. Pour ces raisons, le 14 février 1820 a généré dans l’histoire de la Restauration et même au-delà une ligne de fracture qui ne sera sans doute jamais résorbée.

Nice : le candidat RN met en danger Philippe Vardon

Communiqué de Philippe Vardon, Conseiller municipal et métropolitain, président du groupe Retrouver Nice, Conseiller régional, Candidat d’union nationale dans la 3ème circonscription des Alpes-Maritimes :

Ce matin, j’ai déposé plainte contre Benoît Kandel pour divulgation d’une correspondance privée et – surtout – mise en danger d’autrui pour avoir diffusé mon adresse personnelle sur internet.
En effet, manifestement très pressé de revendiquer sa nouvelle étiquette, Benoît Kandel a diffusé sur le réseau social Twitter mon courrier d’exclusion du Rassemblement National. Quel scoop ! Il conviendrait de savoir comment la version numérique d’un courrier m’étant personnellement adressé par les instances du parti s’est retrouvée entre ses mains, mais là n’est pas le plus grave.
En effet, Benoît Kandel a diffusé l’intégralité de ce courrier et donc aussi mon adresse personnelle ! Celle où réside ma famille, ma femme et mes trois enfants. Malgré les nombreuses réponses à son tweet lui demandant de le retirer, Benoît Kandel a laissé ce message en ligne pendant près de 3 heures.
Je combats le développement de l’islamisme à Nice depuis des années. J’ai déjà été attaqué physiquement pour cela, menacé de mort aussi, et j’ai même fait condamner des gens pour cela. Diffuser ainsi mon adresse revient à me mettre en danger, mais surtout à mettre en danger ma famille.
Ancien colonel de gendarmerie, ancien adjoint en charge de la sécurité auprès de Christian Estrosi, Benoît Kandel devrait mieux que quiconque mesurer les conséquences potentielles de son imprudence.
Benoît Kandel a agi de manière totalement irresponsable, il en répondra donc devant la justice.
Colonel de Gendarmerie (ER), 1er adjoint UMP Nice (2008-13), Conseiller général UMP 06 (2009-14), Vice-président UMP métropole Nice Côte d’Azur (2008-11), Benoît Kandel a quitté Christian Estrosi pour soutenir Eric Zemmour durant la présidentielle, avant de rallier Marine Le Pen.

La société Disney Corporation poursuit sa quête d’inculquer aux enfants le programme LGBT radical

Disney fera des dons à des associations parmi lesquelles le  GLSEN (Gay, Lesbian, Straight Education Network), l’une des organisations les plus radicales qui poussent à l’endoctrinement des écoliers dans le programme LGBT radical. Comme l’a dit un parent inquiet:

“Parents, si vous n’êtes pas inquiet que vos jeunes enfants, dont certains n’ont que 4 ans, apprennent que l’homosexualité, le transgendérisme et les familles gays sont normaux, alors vous n’avez pas besoin de lire plus loin. Mais pour les parents qui le sont, il est temps que vous appreniez ce que le GLSEN, le Gay Lesbian Straight Education Network, a en tête pour vos enfants d’âge scolaire.”

De même, la chroniqueuse Michelle Malkin a déclaré dans un article paru en avril 2022 et intitulé “GLSEN’s Groomers in Plain Sight” :

“Pendant 25 ans – oui, mes amis, un quart de siècle – j’ai rendu compte des activités perverses et de promotion de la pédophilie d’un vaste réseau de propagande fondé en 1990 et appelé à l’origine le National Gay, Lesbian and Straight Teachers Network (GLSTN), maintenant connu comme le GLSEN. Le GLSTN a été créé pour “lutter contre les comportements et les préjugés homophobes et hétérosexistes dans les écoles”. Les organisateurs communautaires de la gauche radicale de Chicago ont été le fer de lance de la prise en charge par le GLSTN des salles de classe des écoles primaires, des collèges et des lycées, sous le couvert de la création d’”écoles sûres”. Grâce à des conférences annuelles, à la formation des éducateurs, à des films de lavage de cerveau tels que “It’s Elementary” et à la diffusion de livres sexuellement explicites et inadaptés à l’âge des élèves, le groupe a attiré les enfants dans la mafia de l’alphabet et a diabolisé les familles nucléaires chrétiennes qui osaient s’opposer.”

La société woke Disney Corporation poursuit sa quête d’inculquer aux enfants le programme LGBT radical.

Grenoble : des fidèles passent la nuit dans la cathédrale

Des fidèles de Saint André occupent la cathédrale de Grenoble depuis hier soir. Le père Lagadec, administrateur provisoire du diocèse de Grenoble a été alerté. Les fidèles de Saint André entendent rappeler par cette action symbolique, après avoir occupé le clocher de leur église quarante heures, qu’ils sont déterminés à défendre leurs prêtres de la FSSP, leurs messes et à ne pas laisser rayer de la carte près de 500 fidèles à Grenoble et Vienne.

L’association de défense de la messe traditionnelle Juventus traditionis réagit :

Face à l’ignorance et au mépris du diocèse de Grenoble, des familles attachés à la messe traditionnelle ont décidé d’agir une fois de plus. Depuis quelques heures des fidèles de l’AFSAN (Association des fidèles de Saint-André et de Notre-Dame de l’Isle à Vienne) sont entrés dans la cathédrale de Grenoble, il demandent à rencontrer l’administrateur apostolique. Après avoir appelé, envoyé un mail, laissé des messages ils montrent une nouvelle fois leur détermination. Espérons que cette fois le diocèse daignera les écouter !

L’historique des actions de l’AFSAN à Grenoble

En 2018 l’évêque de Grenoble, alors Mgr. de Kerimel, avait conféré à la FSSP la mission de s’occuper des fidèles de la liturgie Tridentine. On peut toujours lire sur le site du diocèse au 21 Mai 2022 que :

Les messes en forme extraordinaire sont ordinairement célébrées par des prêtres de la Fraternité Saint Pierre à la demande de notre évêque Monseigneur de Kerimel (en 2018, ce sont l’Abbé Loddé et l’Abbé Desjars)

Sur le site du diocèse encore lisible le 21 mai 2022

Suite au Motu Proprio Traditionis Custodes l’évêque annonce dans un décret que la messe traditionnelle sera désormais célébrée par un prêtre du diocèse et plus tous les dimanches car mensuellement ce sera une messe de Paul VI en latin pour la communauté de fidèles de Saint-André à Grenoble. Les fidèles interdits devant la violence d’une telle décision demandent à être reçu par l’évêché.

L’évêque alors ne daignera pas écouter ses fidèles. Les fidèles font signer une pétition qui ne sera pas entendue. Ils décide alors de faire la grève de la quête qui n’aura pas d’effet non plus si ce n’est que le diocèse terminera l’année 2021 avec un manque de 430 000€. Les fidèles manifesteront pour la paix liturgique, encore sans effet ! Quand Mgr de Kerimel est installé archevêque à Toulouse, c’est le père Lagadec qui est nommé administrateur apostolique, et il agira de la même façon que Mgr. de Kerimel, il ignore simplement 500 fidèles. Pour montrer leur détermination, les fidèles de Grenoble occuperont alors pendant 40h le clocher de leur Eglise mais n’obtiendront aucune réponse !

Espérons que cette nouvelle action change la donne. Cette situation ne peut durer, et le manque de charité et d’écoute du diocèse est incompréhensible !

Cinquième dimanche après Pâques

De Una Voce :

La liturgie continue à chanter le Christ ressuscité et nous exhorte, en cette semaine des Rogations, à nous unir à sa prière ; cette prière par laquelle il a demandé à Dieu de faire partager à son humanité, par l’Ascension, la gloire qu’il possède de toute éternité comme Dieu (0ff). Cette gloire qu’il a obtenue, nous la posséderons aussi un jour, parce qu’il nous a délivrés du péché par la vertu de son sang (Intr., All., Com.). Aussi faut-il que, contrairement à celui qui se regarde au miroir et oublie aussitôt comment il est, nous ayons le regard attaché sur la loi parfaite de la liberté et la mettions continuellement en pratique » (Ep.). Et puisque le Christ nous a laissé comme consolation à son départ « de pouvoir prier en son nom pour que notre joie soit pleine », demandons à Dieu « par Notre-Seigneur » de ne pas rester sans fruits dans la connaissance de Jésus, afin que croyant « qu’il est sorti de Dieu » (Ev.), nous méritions d’entrer avec lui dans le royaume de son Père. Joann. 16, 23-30.

Alleluia :

Surréxit Christus, et illúxit nobis, quos rédemit sánguine suo

Le Christ est ressuscité, et il a fait lever sa lumière sur nous, qu’il a rachetés de son sang.

Evangile

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous demandez quelque chose à mon Père en mon nom, il vous le donnera. Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. Je vous ai dit ces choses en paraboles. L’heure vient où je ne vous parlerai plus en paraboles, mais où je vous parlerai ouvertement du Père. En ce jour-là, vous demanderez en mon nom ; et je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous ; car le Père vous aime lui-même, parce que vous m’avez aimé, et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu. Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; je quitte de nouveau le monde, et je vais auprès du Père. Ses disciples lui dirent : Voici que, maintenant, vous parlez ouvertement, et vous ne dites plus de parabole. Maintenant nous savons que vous savez toutes choses, et que vous n’avez pas besoin que personne ne vous interroge ; voilà pourquoi nous croyons que vous êtes sorti de Dieu.

Journée Nationale pour la Vie

La fête des mères est l’occasion de fêter la vie, la vie à naître :

Le traditionalisme entre fidélité et résistance ?

Les abbés Celier et Guelfucci avec Jean-Pierre Maugendre sont les invités de Philippe Maxence dans le Club des Hommes en Noir pour aborder l’histoire des traditionalistes. À quand cette sensibilité remonte-t-elle ? Est-elle seulement une question de liturgie ? Les réactions épidermiques qu’elle suscite ne sont-elles pas dues à une méconnaissance ? Pourquoi les 60 dernières années ont-elles été si importantes ?

Mission humanitaire au Donbass

Petit résumé de la mission humanitaire menée par Ouest-Est au Donbass en mai 2022 :

De Paris à Chartres, une leçon de fidélité

Il faut du courage pour faire un pèlerinage, mais pour le faire vingt fois, ce n’est pas du courage qu’il faut, c’est de la fidélité. Témoignage d’un pèlerin de Chartres :

En 2019 lors du pèlerinage de Pentecôte un autre pèlerin m’a demandé un peu avant d’entrer dans Chartres si c’était la première fois que je faisais ce pèlerinage. Je lui ai répondu que c’était mon vingtième. il me dit alors qu’il faut bien du courage pour faire vingt pèlerinages. Alors j’ai ajouté, il faut du courage pour faire un pèlerinage, mais pour le faire vingt fois, ce n’est pas du courage qu’il faut, c’est de la fidélité.

Quelques mètres plus tard c’est un prêtre qui m’a posé des questions similaires et auxquelles j’ai donné les mêmes réponses. C’est étonnant que cette discussion ait eu lieu deux fois le même jour, mais qu’il a fallu vingt ans pour qu’elle advienne.

Il faut du courage pour marcher 100 km, il faut du courage pour marcher encore le troisième jour. Mais c’est la fidélité qui fait refaire cela une vingtième fois.

Je crois que c’est un bonne définition de la fidélité.

Pour faire un premier pèlerinage il faut se justifier de le faire, pour donner trois jours de sa vie, pour s’investir autant physiquement, pour se risquer autant spirituellement, il faut le justifier d’une manière ou d’une autre. […] Mais quand on a fait vingt pèlerinages, le même pèlerinage chaque année pendant vingt ans, c’est l’inverse qui se produit : il faudrait se justifier de ne pas le faire. […]

Et je crois que c’est ça la fidélité : c’est quand il faudrait se justifier de ne pas le faire, quand il faudrait se justifier de ne pas être là, devoir se justifier de ne pas servir, devoir se justifier de ne pas donner, devoir se justifier de ne pas faire l‘effort. […]

Quand on est jeune il est important de s’engager dans des mouvements comme le scoutisme, Missio, et d’autres où l’on apprend le service, où l’on apprend à se donner et à se dépasser. Mais on peut apprendre à se dépasser dans l’instant, et ça c’est le courage, ce courage qui permet d’aller jusqu’au bout d’un pèlerinage par exemple. Mais on peut apprendre ce courage sans apprendre la fidélité. On peut passer à côté de la fidélité. On peut chaque année se dépasser dans une nouvelle présence, mais pour la fidélité il faut des années dans la même présence. […]

Et le pèlerinage d’une certaine manière nous offre l’opportunité de nous exercer à la fidélité. […]

La fidélité c’est d’être courageux tous les jours. […]

L’archevêque de San Francisco refuse la Sainte Communion à Nancy Pelosi

Après de nombreuses tentatives pour parler avec la présidente Pelosi pour l’aider à comprendre le grave mal qu’elle commet, le scandale qu’elle cause, le danger qu’elle risque pour sa propre âme, j’ai décidé qu’elle ne devait pas être admise à la Sainte Communion

Présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi se dit catholique et favorable à l’avortement.

«Vous ne devez pas vous présenter pour [recevoir] la Sainte Communion et, si cela devait arriver, vous ne devrez pas être admise pour la Sainte Communion, jusqu’à ce que vous répudiiez publiquement votre défense de la légitimité de l’avortement, et que vous vous confessiez et receviez l’absolution pour ce grave péché».

MgrCordileone indique dans sa lettre rendue publique avoir déjà menacé Nancy Pelosi de cette mesure en avril 2022.

« La destruction de la figure paternelle conduit à la destruction de la patrie »

Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, est intervenu lors de la grande Conférence pour l’action politique conservatrice en Hongrie ces 19 et 20 mai 2022 (CPAC : Conservative Political Action Conference). La CPAC est le plus important rassemblement des conservateurs au monde. Lancée en 1974, la CPAC rassemble des centaines d’organisations conservatrices et des milliers de militants et téléspectateurs.

Alors que ce forum international se déroule habituellement aux États-Unis, il avait lieu pour la première fois sur le continent européen, en Hongrie, pays symbole de la résistance à la culture « woke. » Victor Orban, Premier ministre hongrois fraichement réélu s’est exprimé sous la devise affichée l’événement : « Dieu, Patrie, Famille ». De nombreux orateurs se sont partagé la parole sur deux jours, notamment l’ancien député britannique Nigel Farage, les Américains Rick Santorum, Candace Owens et le célèbre présentateur de Fox News : Tucker Carlson. Deux Français enfin : Jordan Bardella, député européen du RN et Grégor Puppinck. L’ECLJ compte parmi les organisations internationales ayant à cœur de défendre le droit naturel, le bien commun et les libertés fondamentales contre la modernité positiviste, individualiste et de déconstruction de notre civilisation. Voici le discours traduit de l’anglais qu’a prononcé Grégor Puppinck dans le grandiose centre de conférence « Bálna » (baleine) de Budapest :

« Le père est un homme et la mère est une femme »

Oui, je suis bien d’accord ! En tant qu’époux et en tant que père, je peux vous assurer que le père est un homme, et la mère est une femme. Cependant, en plus de cela, l’homme se doit d’être un père. Ce que je souhaite faire comprendre par-là, c’est que l’homme se doit d’être un père, tout du moins de se comporter comme un père, même s’il n’a pas d’enfant. Un père, c’est une personne qui assure la protection et qui montre le chemin, qui fait preuve d’autorité et qui se comporte de façon responsable.

Cependant, de nos jours, malheureusement, trop de jeunes garçons n’ont pas la moindre idée de ce que cela signifie d’être un homme, un mari et un père. Où sont les exemples de tels hommes, lorsque la doxa libérale prétend vouloir « déconstruire » les genres sexuels ? En France, M. Macron incarne parfaitement l’exemple de l’homme déconstruit, affirmant qu’un père n’est pas forcément un homme.

Evidemment, sans paternité, aucune famille solide, ni même aucune forme de « patrie » durable, ne peuvent exister.

La destruction de la paternité mène à celle de la patrie, car c’est grâce à la famille que les individus prennent racine dans une terre, ainsi que dans l’histoire. C’est la famille et la terre natale qui nous permettent de vivre avec une profondeur historique, non pas de dériver au gré des événements actuels.

La famille est l’endroit unique où peuvent se transmettre la famille et la culture.

Dans un monde de plus en plus artificiel et virtuel, la famille nous enracine également profondément dans la nature, la biologie. Les liens de sang, la sexualité ainsi que la procréation sont l’expérience la plus directe et la plus belle de notre contribution à la vie naturelle. Il n’y a rien de plus écologique que la défense de la famille.

Je souhaite également ajouter que la famille est une réalité qui ne peut « s’acheter ». La famille nous rappelle que tout ce qui a le plus d’importance dans la vie n’est pas à vendre. Ce sont vos vertus plus que votre argent qui permettent de fonder une famille.

Cependant, la destruction de la famille ne mène pas seulement à la destruction de la patrie, mais également à la perte de nos véritables et fondamentales libertés.

Nous savons que le point commun de toutes les dictatures est la destruction de la famille. Elles veulent transformer la structure naturelle, organique de la société en une construction artificielle pour supplanter les parents et Dieu afin de contrôler et soumettre la société.

C’était et c’est encore aujourd’hui, la volonté des communistes et de toutes autres sortes de socialistes.

Après la Seconde Guerre mondiale, les rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme ont voulu s’opposer à la dictature en reconstruisant la société sur la base de la famille. La DUDH stipule que c’est la famille, et non pas l’individu, qui « est l’élément naturel et fondamental de la société », c’est-à-dire que la famille ne doit pas son existence à l’État. Depuis lors, de nombreux textes internationaux ont maintenu la compréhension naturelle et organique de la société, qui trouve son origine dans le principe de subsidiarité : l’homme n’est pas un être abstrait et isolé, mais bien une créature vivante et sociale.

Également, les rédacteurs de la Convention européenne des droits de l’homme ont souhaité protéger le droit des parents à éduquer leurs enfants. C’est à travers la famille qu’ils voulaient protéger (je cite) : « la jeunesse contre la menace de la nationalisation, de l’appropriation ou la réquisition par l’État ».

Oui, les familles sont bien un mur, un rempart contre la dictature. Elles sont un bastion de la liberté. Parce que s’est au sein de la famille que tout héritage survit et se transmet : éducation, religion, histoire et amour.

Il est faux de dire que l’individualisme est le seul moyen de contrer le collectivisme et la dictature. Car, comme nous le savons tous, l’individualisme radical mène également à l’aliénation. L’individualisme radical entraîne à une soumission similaire à l’État et aux autres autorités internationales.

À ce titre, l’idéologie postmoderne ne diffère pas des idéologies communistes et socialistes.

La famille est à l’opposé de ce que souhaitent les postmodernistes. C’est la raison pour laquelle ils la détestent tant et pourquoi ils veulent la détruire. Les familles sont attaquées de toutes parts, nous le savons. Les lois et les médias déconstruisent la famille, et les parents de plus en plus dépossédés de leurs droits et devoirs envers leurs enfants.

Aujourd’hui, malheureusement, trop nombreux sont les enfants, garçons et filles, qui ignorent ce qu’est une famille saine. Même la Cour européenne des droits de l’homme a déconstruit la famille : la famille est devenue purement subjective, un simple genre de lien émotionnel entre des individus.

La destruction de la famille se fait au nom de la liberté, de la liberté individuelle. Mais il s’agit d’un chemin vers l’asservissement.

C’est le marché des dupes des postmodernistes. Ces personnes prétendent que l’individu est enfin en train de « s’émanciper ». Pour eux, l’obtention du droit d’être mère par les hommes, ou de se donner la mort au moyen du suicide assisté, ou bien de pratiquer l’avortement, constitue la plus grande avancée de l’Humanité.

En réalité, jamais personne n’a été aussi peu autonome que ne l’est de nos jours l’individu post-moderne, qui est complètement dépendant.

Donc le meilleur moyen de combattre l’étatisme et de renforcer la société, la liberté et la responsabilité est de renforcer les familles.

Si nous souhaitons que nos pays soient forts, survivent et restent indépendants, nous nous devons de renforcer la famille sous tous ses aspects.

C’est pourquoi, en guise de conclusion, je souhaiterais féliciter la Hongrie pour la réussite de sa politique familiale. Cette politique a mené à un plus grand nombre de mariages, à une diminution des divorces et à une augmentation des naissances. Cela devrait être l’objectif de tout politicien qui se respecte.

Je vous remercie beaucoup.

Xavier Moreau : “la blitzkrieg économique que l’Occident prétendait mener contre la Russie a échoué”

Xavier Moreau, homme d’affaires installé en Russie et animateur du blog Stratpol, a été interrogé dans L’Homme Nouveau. Extrait :

[…] Je pense que la blitzkrieg économique que l’Occident prétendait mener contre la Russie a échoué. À court terme, les sanctions contre la Russie n’auront pas d’impact réel, à moyen terme elle a les moyens de rebondir et de les utiliser comme elle l’a fait en 2014 et 2015. Ensuite, la paix ne sera pas construite sur l’humiliation de la Russie simplement parce que, malgré les annonces triomphantes de Kiev, reprises sans aucune nuance par les médias occidentaux, c’est la Russie qui gagne la guerre en ce moment. C’est elle qui a annexé des territoires où désormais sa monnaie a cours (l’équivalent de deux fois la région Paca). Ces espaces ne reviendront jamais à l’Ukraine.

La Russie, quoi qu’il arrive, a déjà agrandi son territoire de quatre régions parmi les plus riches d’Ukraine. Elle va prendre l’accès à la mer. Donc l’humiliation risque de peser sur l’Otan qui s’est beaucoup investie dans cette guerre. Aucun des matériels sophistiqués livrés n’a su véritablement peser sur le déroulement du conflit. […]

Yves Maillard, ancien attaché naval près l’ambassade de France à Moscou, écrit sur Stratpol :

[…] Les Américains en veulent à mort à la Russie, que ce soit celle de Poutine ou celle d’un autre s’il venait à être remplacé, parce que ce pays, depuis une vingtaine d’années, a entrepris de se débarrasser de ses créances d’État en dollars.

Premier pays à l’avoir fait, d’autres, comme la Chine, étant également en train de le faire, elle s’est défaite de l’essentiel de ses bons du trésor américains, une centaine de milliards de dollars. En les remplaçant par de l’or ou d’autres devises jugées plus solides. Également, mais à un moindre degré, pour s’affranchir de l’abusive extra-territorialité de la loi américaine qui prétend s’appliquer à tout détenteur de sa monnaie de par le monde. […]

La Russie a fait cela car il y a largement de quoi mettre en doute la solidité de la dette souveraine américaine, supérieure à 30.000 milliards de dollars, qui continue sans cesse de s’accroître (5 milliards par jour en moyenne), dette qui, matériellement, ne pourra jamais être remboursée en valeur. En face de cette dette, des créanciers qui tôt ou tard à l’échelle de la planète se rendront compte que leur créance sur l’Amérique est douteuse, pour ne pas dire irrécupérable.

Pour l’Amérique la volonté russe d’indépendance vis-à-vis de la monnaie américaine, car il ne s’agit pas d’autre chose, est considérée, non pas comme un geste inamical, mais comme une véritable déclaration de guerre, car c’est toute la suprématie mondiale dont l’Amérique jouit abusivement, par son dollar émis massivement sans contrepartie dont elle inonde la planète, appuyée sur une force militaire écrasante à laquelle personne n’est en mesure de s’opposer, qui est mise en cause.

Cette indépendance monétaire russe a toutes les chances de faire tache d’huile à l’échelle mondiale et pour l’Amérique c’est inacceptable. Elle a énormément à y perdre quand le monde se rendra compte qu’il est floué, abusé, volé par l’Amérique avec son dollar de papier qui ne lui coûte rien mais avec lequel elle achète tout, elle corrompt tout, elle pourrit tout.

Il faut tuer la Russie !

C’est ce que depuis plusieurs années réclament à corps et à cri nombre de personnalités américaines, membres du Congrès, gouverneurs d’État, officiers généraux. Et pas la tuer n’importe comment, mais en bombardant, au besoin, la Russie à l’arme nucléaire, carrément, et en proclamant ouvertement cette volonté dans les médias. Et cela n’émeut personne. Et cela bien avant la guerre en Ukraine. Ce sont eux qui veulent délibérément la guerre.

Trois pays, dans les décennies passées, ont essayé de se débarrasser de leurs créances sur le Trésor américain, pour la même raison, à savoir des doutes sur la solidité du dollar, en voulant simplement consolider durablement, en la convertissant notamment en or, la richesse que leur procurent leurs revenus pétroliers : l’Iran, l’Irak et la Libye. Tous les trois ont été sauvagement écrasés. Comme les Indiens d’Amérique. Face aux États-Unis, ils n’étaient pas en capacité de se défendre.

Avec la Russie, c’est différent, cette capacité, elle l’a .

[…]

Il fallait à l’Amérique trouver un moyen de faire la guerre à la Russie, sans passer pour l’agresseur. Ce moyen, elle croit l’avoir trouvé, en fomentant sur plusieurs années l’affaire ukrainienne.

Poutine est tombé dans le piège que lui a tendu l’Amérique, en agressant un pays au motif, réel, que des populations russes y étaient non seulement maltraitées (des milliers de morts civils en huit ans), mais aussi susceptibles de l’être plus encore à brève échéance (l’armée ukrainienne massée devant les provinces séparatistes sur le point de les attaquer).

On ne va pas “vers un affrontement direct entre la Russie et les États-Unis”. Cet “affrontement direct”, on y est déjà, et ce depuis le début. C’est ça, et pas autre chose, la guerre actuelle en Ukraine.

Il est absurde, ridicule même, de réduire à la personnalité de Poutine la responsabilité de cette guerre. Si Biden décide, si rapidement, de dépenser des sommes si considérables, des dizaines de milliards de dollars, pour mener cette guerre, par Ukrainiens interposés, c’est bien parce que ce qu’il y défend autre chose, inavouable, que le sort de ces pauvres Ukrainiens. On va voir comment Poutine, soutenu par quatre-vingt-dix pour cent de la population russe, va s’en sortir.

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En fait, que la Russie fasse au final la conquête, ou non, des “républiques sécessionnistes” de l’Est de l’Ukraine, ce n’est pas l’essentiel, c’est secondaire, au regard du motif réel de la guerre. Ce motif c’est le nécessaire écrasement, la destruction de la Russie, coupable de s’être attaquée à la suprématie du dollar, outil absolu de la domination hégémonique mondiale de l’Amérique.

Et comme il n’est pas possible de réduire militairement la Russie, l’Amérique a entrepris de la réduire financièrement par cette vague ahurissante de sanctions financières et monétaires draconiennes sans limites, se voulant dévastatrices, qui s’abat sur elle en ce moment, laquelle n’a rien à voir avec la guerre militaire en Ukraine, qui n’a servi que de prétexte pour déclarer cette guerre financière.

Cette guerre financière n’est pas la conséquence de l’agression russe, c’était le but recherché en faisant tout ce qui a été possible de faire pour pousser Poutine à commettre cette agression, comme Davy Croquett, le cow-boy du XIXème siècle héros de notre enfance, excitait les Indiens afin de leur faire commettre des exactions dont ils étaient “punis” en étant tous massacrés.

Comment la Russie va-t-elle faire face à cette guerre financière? […]

La Russie a des finances saines. Elle est peu endettée. Elle n’a pas de déficit budgétaire. Sa balance commerciale est excédentaire. Ce qui n’est pas le cas, et de loin, de tous les pays gravitant autour et sous la domination contrainte du dollar. Elle a dans à peu près tous les domaines la capacité d’être autonome, capacité renforcée au fil du temps par les “sanctions” précédentes. Sa “rupture” avec le monde, voulue par les Américains, elle l’est surtout avec les Occidentaux, eux-mêmes asservis au dollar. Les deux géants que sont la Chine et l’Inde, pour ne parler que d’eux, sont rétifs à ces “sanctions”. La communication de la Russie dans tous les domaines avec le reste du monde passera par eux, certainement, et se poursuivra, certainement aussi.

En septembre 2021, un article paru sur le site de l’Ecole de Guerre Economique pointait la dédollarisation des économies :

[…] Les Etats-Unis, pour conserver leurs avantages stratégiques hégémoniques (politique, militaire, financier, économique et technologique), ont depuis la crise financière de 2008 adopté une stratégie agressive dans le recours à l’arme des sanctions, en utilisant le droit américain comme un véritable glaive au service d’une guerre tous azimuts et notamment économique et financière. […]

Face à ces agressions de la super-puissance américaine, l’impact sur l’utilisation du dollar dans les échanges internationaux se fait de plus en plus sentir devant cette rupture de confiance des équilibres prônés par le libre-échange. En 2021, selon un rapport du Fond Monétaire International (FMI), la part du dollar américain dans les réserves des banques centrales a chuté de 70% à 59%, son plus bas niveau depuis 25 ans, au profit d’autre devises tel que l’euro, le rouble, le yuan (Renminbi) ou même l’or. […]

Depuis quelques années, le billet vert interroge du fait de son utilisation massive dans le cadre des sanctions américaines. En effet, alors un temps outil de Soft Power pendant la Guerre Froide, il est résolument devenu le symbole du Sharp Power américain depuis le début des années 2000.

En effet, depuis la crise financière de 2008 mais aussi auparavant du temps de la présidence de Georges W. Bush (2001-2009), les Etats-Unis se sont engagés dans une stratégie de sanctions afin de punir et de remettre dans le droit chemin les sociétés, personnes ou nations qui ne respecteraient pas les lois américaines et qui, en même temps, utiliseraient des outils économiques américains pour arriver à leurs fins. Le dollar fait justement partie de ces outils. Ce dernier représente aujourd’hui plus de 60% des échanges mondiaux (85% sur les matières premières) et est détenu aux deux tiers par des investisseurs ne résidant pas aux Etats-Unis.

En France notamment mais également en Allemagne, en Chine, en Russie et dans bien d’autres pays, les lois extraterritoriales américaines font débat quant à leur application supranationale et quant à leurs visées géopolitiques comme « arme de destruction économique massive ».

Sans reprendre le détail des différentes affaires depuis ces dernières décennies, des lois à portées extraterritoriales comme le Foreign Corrupt Practices Act (FCPA) de 1977, les différents régimes d’embargos ou des sanctions économiques permettent aux Etats-Unis de sanctionner efficacement et de manière dissuasive leurs ennemis tous désignés Rogue States ou bien leurs adversaires économiques comme peuvent l’être la Chine ou certains pays européens. Bien entendu, à chaque adversaire une mesure de rétention systémique est mise en place de manière plus ou moins visible. Dans toutes les lois américaines à portée extraterritoriales, l’utilisation de la devise nationale et de moyens se trouvant sur le sol américain (serveurs emails, VoIP…) ouvrent la porte à une enquête par le Department of Justice (DoJ) ou de la Standard Exchange Commission (SEC).

Le rôle du dollar dans la grande majorité des poursuites intentées par le gouvernement américains contre des gouvernement étrangers, des multinationales et des établissements bancaires, est prédominant : amende records en 2014 de la BNP Paribas de 8,974 milliards de dollars pour violation d’embargos et de régimes de sanctions en ayant autorisés des flux financiers en dollars US par des entités sous sanctions, 772 millions de dollars d’amende pour la société Alstom, également en 2014, dans le cadre de corruption d’agents publics étrangers avec paiements associés en dollars, ayant pour conséquence économique le rachat d’Alstom par son concurrent américain General Electric et l’incarcération honteuse et abusive de Frédéric Pierruci, alors cadre supérieur d’Alstom Power, afin de pousser l’entreprise française au plaider coupable.

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Avec la politisation du dollar, la Russie tombe sous le coup de nombreuses sanctions américaine. Les dernières en date du 15 avril 2021, annoncées par le Président Joe Biden, infligent une nouvelle salve contre les institutions financières russes, avec notamment l’interdiction pour les sociétés américaines d’acquérir des bons émis par la Russie dans le cadre de ses émissions de nouvelle dette.

Suivant une stratégie politique initiée par le Président Vladimir Poutine depuis 2014, ces nouvelles sanctions confortent Moscou dans sa stratégie de dédollarisation de son économie. En effet, à chaque nouvelle série de sanctions, Vladimir Poutine dénonce le fait que Washington se serve du dollar « pour étendre sa juridiction au monde entier ».

Mais pour la Russie, la solution d’une dédollarisation de son économie ne peut se résumer à libeller l’ensemble de ses exportations ou importations en devise nationale. En effet, la volatilité du taux de change étant bien trop importante, cela empêche ainsi toute conclusion de contrat à terme libellé en roubles.

En 2019, lors du Forum économique eurasiatique à Vérone en Italie, le géant de l’énergie Rosneft a annoncé, par la voix de son dirigeant Igor Setchine, que l’ensemble des contrats export de sa société (120 millions de tonnes par an) seraient dorénavant libellés en euros et non plus en dollars. Cette stratégie ayant notamment pu se mettre en place après une année particulièrement profitable pour l’entreprise. Également, selon Bloomberg, les exportations russes libellées en dollar sont passés pour la première fois fin 2020 sous la barre des 50% à 48%, soit une baisse de 13% par rapport à 2019 et de 38% depuis 2013.

A la stratégie de Rosneft s’ajoute également celle du fond souverain russe le National Wellbeing Fund, principalement alimenté par les exportations d’hydrocarbures, qui a pour objectif de supprimer la totalité de ses investissements en dollar pour remplacer cette devise par l’euro, le yuan et l’or. L’objectif annoncé par le ministre russe des Finances Anton Silouanov, lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg de juin 2021, est clair : « Nous avons décidé de renoncer complètement aux actifs en dollars au profit de l’euro et de l’or ». Selon le ministre, l’objectif est d’arriver à la répartition suivante : dollar 0%, euro 40%, yuan 30%, or 20%, livre sterling 5% et yen 5%. Les actifs en dollars devant être liquidés d’ici à fin juillet 2021 selon le ministre.

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Face à la politisation du billet vert, les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) préparent leur riposte, à l’instar de la Chine qui, devant les enjeux que porte la guerre commerciale avec les Etats-Unis, se décide à accélérer sa politique de dédollarisation. En effet, celle-ci commence à réaliser que dans le cadre d’un regain de tensions économiques avec Washington, l’utilisation de véhicules financiers contrôlés par l’occident ne lui serait pas favorable et augmenterait d’autant plus son exposition face aux sanctions et rétorsions économiques.

Les BRICS s’organisent pour mettre sur pied un système de paiement transnational qui permettra de s’affranchir du système occidental SWIFT afin d’échapper aux yeux de Washington. En effet, depuis les attentats du 11 septembre, ceux-ci ont un acquis auprès de l’institution bruxelloise un droit de regard sur l’ensemble des transactions passant par ce système au nom de la lutte contre le terrorisme.

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Aujourd’hui, Moscou apparaît comme le leader de cette initiative de dédollarisation et joue à couteaux tirés avec Washington. Ayant davantage l’habitude de se battre politiquement que Beijing, c’est aussi pour la Russie un moyen de se dépêtrer des politiques de sanctions infligées depuis l’annexion de la Crimée en 2014.

A Alexey Maslov d’ajouter « La Russie a une position considérablement plus décisive envers les États-Unis [que la Chine ndlr]. La Russie a l’habitude de se battre, elle ne négocie pas. Une façon pour la Russie de rendre la position de la Chine plus décisive, plus disposée à se battre, est de montrer qu’elle soutient Beijing dans le domaine financier. »

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Lors du Forum Economique de Saint Petersburg en 2018, le Président Emmanuel Macron et le Président Vladimir Poutine échangeaient justement sur les problématiques que rencontrent les pays européens vis-à-vis de leur allié américain en matière de sanctions économiques considérables. Le Président Poutine déclarait alors : « il est nécessaire de mettre fin à ces pratiques. C’est inacceptable. […] Cela détruit l’ordre mondial existant. Nous devons convenir avec nos partenaires américains de règles de conduite communes ». Et d’ajouter « La confiance : soit il-y-a de la confiance, soit il n’y en a pas. » […]

Chronique de la décadence

La Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC) contestait un non-lieu, confirmé partiellement par la cour d’appel en février 2021, après une information judiciaire ouverte en 2010 concernant des “faits constatés sur quatre sites français à caractère pornographique”. Cette plainte visait notamment des comportements consistant, pour des jeunes femmes, à se livrer, devant une caméra, à des agissements à caractère sexuel, retransmis en direct par un moyen de communication audiovisuelle à des clients qui les sollicitaient et les rémunéraient par un moyen de paiement à distance. Dans le jargon, on appelle cela le “camgirl”, précise la Cour de cassation.

Pour la CNAFC, les responsables de ces sites internet étaient passibles de poursuites pour “proxénétisme aggravé” car les “modèles” du site s’y livreraient à ce qui est qualifié de prostitution.

Mais la Cour de cassation a contredit ce raisonnement et confirmé celui la cour d’appel. Selon elle, tant qu’il n’y a pas de contacts physiques, il n’y a pas de prostitution.

Brigitte Bourguignon, un ministre de la Santé et surtout, surtout de la culture de mort

Le nouveau ministre de la santé était ministre délégué chargé de l’autonomie dans le précédent gouvernement. En février dernier, à propos des avortements réalisés par les sage-femmes, elle déclarait :

L’expérimentation permettant l’exercice des IVG instrumentales par les sages-femmes en établissements de santé, engagée depuis fin 2021, représente un pas important en faveur de l’amélioration de l’accès à l’IVG, laquelle constitue une préoccupation majeure du Gouvernement. Elle permettra de faciliter l’organisation des équipes hospitalières pour répondre à la demande et d’apporter aux femmes un nouvel interlocuteur possible dans leur parcours.

En septembre 2017, elle cosignait une proposition de loi en faveur de l’euthanasie.

Brigitte Bourguignon avait soutenu Marie Humbert, décédée en août 2018, dans son association « Faut qu’on s’active », qui demandait une loi instituant « une exception d’euthanasie ». Elle en a été la secrétaire générale durant quelques années.

Présidente de la commission des affaires sociales à l’Assemblée nationale, elle avait signé, en février 2018 dans Le Monde, la tribune des 156 députés issus de la majorité appelant « à mieux encadrer les droits et la liberté de mourir des personnes en fin de vie ».

L’ADMD s’est réjoui de cette nomination sans ambiguïté

Les personnes âgées qui ont voté Macron regretteront-elles ?