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Grand Triduum de prières, samedi, dimanche et lundi, visant au succès du référé et au droit d’assister à la messe

Chers amis,

L’actualité française a atteint un point inouï de désolation.

Les autorités démontrent chaque jour leur incompétence et leur impuissance.

Une fois encore, le gouvernement démontre son mépris pour ce qui est pourtant le plus essentiel pour l’homme : rendre un culte à Dieu.

Pousser un caddie le dimanche, oui, prier, non. C’est inacceptable.

Un référé-liberté vient donc à nouveau d’être déposé auprès du Conseil d’Etat, lequel avait rappelé en mai dernier l’importance de la liberté de culte.

Le Salon Beige vous propose de vous associer à un grand Triduum de prières, samedi, dimanche et lundi, visant au succès de ce référé et au droit d’avoir des Messes. Il n’y a pas de prière spécifique proposée.

Cette initiative est soutenue par Renaissance catholique, Notre-Dame de Chrétienté, ICHTUS, l’Agrif, Politique Magazine, Présent, l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre, l’Institut du Bon Pasteur, la Fraternité Saint-Vincent Ferrier.

Ces prières seront aussi dédiées aux victimes du terrorisme islamique, en particulier celles des assassinats de Nice, et pour leurs familles.

 

Covid : les médecins toucheront jusqu’à 76 euros en cas de patient positif

Lu dans Le Quotidien du Médecin :

Un arrêté paru au « Journal officiel » ce mercredi 28 octobre vient préciser les « conditions de facturation et de prise en charge » des tests de dépistage antigéniques du Covid pour les professionnels de santé libéraux qui les réaliseront (médecins, pharmaciens et infirmiers). Il vient compléter un précédent arrêté (du 16 octobre), autorisant le dépistage individuel par tests antigéniques de patients symptomatiques par les médecins, pharmaciens ou infirmiers, et le remboursement par la Sécu de ces tests.

Ces derniers seront délivrés gratuitement par les pharmacies d’officine aux médecins et infirmiers libéraux, sur présentation d’un justificatif professionnel. Ils seront facturés directement à l’Assurance-maladie par le pharmacien, au prix maximum de 8,05 euros HT par unité.

Pour les médecins libéraux ou en centre de santé, la phase de « prélèvement et d’analyse » réalisée lors d’une consultation sera valorisée à hauteur de deux consultations (C2, soit 46 euros), ou alors de deux visites (V2, soit 46 euros également) si le médecin intervient à domicile. Les résultats positifs devront ensuite être enregistrés dans le Système d’information de dépistage (SIDEP).

Ces cotations pourront être cumulées uniquement avec la consultation MIS de 30 euros (pour l’information et la mise en place d’une stratégie thérapeutique), dans le cas où le patient est positif. « Dans ce cas, cela fera donc une rémunération de 76 euros, résume le Dr Jacques Battistoni, président du syndicat MG France, satisfait des dispositions de l’arrêté. À charge ensuite au médecin d’échanger avec les autres professionnels de santé de son territoire pour réaliser ses tests, soit au fil de l’eau dans son cabinet, soit par demi-journée dédiées aux tests ou dans le cadre d’un centre de prélèvement, par exemple. »

[…]

Jean-Marie Le Chevallier, RIP

Jean-Marie Le Chevallier est décédé hier soir en Vendée.

Né le 22 novembre 1936, il fut ancien maire de Toulon, député européen pendant 14 ans et député FN en 1998.

Fin du “padamalgam” ? De nombreux musulmans modérés ont glissé chez les fondamentalistes

Selon les services de renseignement :

Le renseignement français s’intéresserait particulièrement à trois groupes, dont la porosité est “plus importante que jamais”, selon une source haut placée. Il s’agit des musulmans modérés, des fondamentalistes (les salafistes et les frères musulmans) ainsi que des islamistes, prêts à passer à l’action violente. Selon cette source, de nombreux musulmans modérés ont glissé chez les  fondamentalistes. Et un nombre important de fondamentalistes, qui n’étaient pas prêts à passer à l’action terroriste il y a encore quelques semaines, ont basculé chez les islamistes.

Exemple avec l’imam Otamne Aissaoui, imam de la mosquée de l’Ariane à Nice, présenté dans les médias comme représentant les musulmans “modérés” :

Plus de 300 universitaires, scientifiques, professionnels de la santé, du droit, de l’éducation et du social, atterrés par les discours de la peur

Leur tribune est intéressante :

C’est un secret de polichinelle : le reconfinement était envisagé depuis l’été dernier. La stratégie de communication du ministère de la Santé s’est déployée autour de cette perspective depuis plus de deux mois, de façon à le faire accepter par la majorité de la population le jour J. Les médias mainstream lui ont fourni une aide décisive. Ils sont le relais et l’instrument privilégiés de cette communication. Et, force est hélas de constater qu’ils jouent très bien le rôle qui leur a été assigné. S’appuyant mécaniquement sur les chiffres, cette communication consiste à ne s’intéresser qu’aux indicateurs les plus alarmants, en les changeant au fil du temps si celui qu’on utilisait ne permet plus d’envoyer le message espéré. Et si un indicateur a une évolution en dents de scie, la communication se fait uniquement les jours où les chiffres augmentent. Il n’y a qu’un seul message possible.

Avant-hier, 27 octobre, la manipulation a encore opéré. La totalité des médias a titré sur les prétendus 523 morts : « Du jamais vu depuis le confinement ». Or ce chiffre était faux. Selon Santé Publique France, il y a eu 292 morts à l’hôpital le 27 octobre, contre 257 la veille (le 26) et 244 (en baisse donc) le 28. Mais l’on ajoute les morts en EHPAD qu’une fois tous les quatre jours en les cumulant. Prétendre compter les morts quotidien ce jour-là revient donc à gonfler artificiellement les chiffres. Et c’est étonnamment ce qui s’est passé la veille de l’allocution annoncée du président de la République, qui a repris à son compte ce chiffre faux. Est-ce un détail ? Non, ce n’est hélas qu’un exemple parmi beaucoup d’autres.

Une deuxième vague prétendue « plus terrible encore que la première »

C’est le président du « Conseil scientifique » (M. Delfraissy) qui le disait il y a quelques jours : arriverait une deuxième vague « plus forte encore que la première » et nous serions déjà dans « une situation critique ». Ce genre de prédiction catastrophiste constitue une manipulation d’un Conseil qui n’est pas scientifique mais politique. Rien ne permet non plus d’affirmer que, sauf confinement, « d’ici quelques mois, c’est au moins 400.000 morts supplémentaires à déplorer », comme l’a pourtant prétendu hier soir le président de la République. Enfin, il est également faux de dire que nous ferions simplement comme tous nos voisins européens. À ce jour, seuls l’Irlande et le Pays de Galles ont reconfiné la totalité de leur population.

Il serait urgent de revenir à la raison. Selon les chiffres de Santé Publique France, sur les près de 15 millions de tests effectués à ce jour, 93% sont négatifs. Et parmi les 7% restant de la population testée positive, plus de 85% ont moins de 60 ans ; il s’agit donc essentiellement de personnes qui ne risquent pas de faire une forme grave de la maladie. Au final, moins de 1% de la population est donc « à risque » et c’est uniquement elle qu’il faut protéger.

Autre façon de le dire : au cours de la période récente (entre le 1er septembre et le 20 octobre, jour où nous avons fait ce calcul), 7.621.098 personnes ont été testées. Sur cette même période, 38.100 individus ont été hospitalisés (0,5%) et 6.593 ont été admis en réanimation (0,09%) avec un test positif au Covid. En d’autres termes, depuis le 1er septembre, sur cet énorme échantillon de la population de 7,6 millions, la probabilité moyenne pour un individu lambda (sans distinction d’âge ou de comorbidité) de ne pas être hospitalisé est de 99,5% et celle de ne pas être admis en réanimation est de 99,91%. Justifier le reconfinement de 67 millions de Français sur cette base s’appelle un délire.

On dit alors : « Oui, mais l’hôpital est submergé par le Covid ». Manipulation encore, pour trois raisons. D’abord, les tests ayant été généralisés depuis juillet, toute personne entrant à l’hôpital porteuse d’une trace du Covid est comptée comme un « hospitalisé Covid » même si elle vient en réalité pour son cancer ou son hypertension. Et c’est la même chose si elle entre en réanimation ou si elle décède. Ensuite, si les chiffres de l’hospitalisation et de la réanimation augmentent bel et bien, cela n’a rien d’exceptionnel : c’est au contraire ce qui se produit chaque année à la même époque (automne-hiver) mais que l’on fait semblant d’avoir oublié. Un Alzheimer généralisé s’est-il emparé de nos politiques et des journalistes ? Faut-il rappeler qu’en janvier 2020, à la veille de la crise du Covid, 1000 médecins dont 600 chefs de service des hôpitaux avaient menacé de démissionner pour dénoncer « un hôpital public qui se meurt » ? Enfin, il y avait hier, le 28 octobre, 3045 personnes en réanimation. Comment parler de saturation lorsque l’on se souvient que, fin août, le ministre de la Santé annonçait 12.000 lits disponibles si besoin (quatre fois plus donc). Où donc sont ces lits ?

La vérité est que les gouvernements ne veulent pas investir dans l’hôpital public où l’on maltraite les professionnels et où l’on a perdu près de 70.000 lits en 15 ans lors même que la médecine de ville est saturée et que les services d’urgence voient leur fréquentation augmenter d’année en année. Oui, l’hôpital est en tension mais ce n’est pas fondamentalement à cause du Covid ! C’est essentiellement à cause de la maltraitance politique dont ce service public est l’objet de manière générale depuis plus de 20 ans, et tout particulièrement depuis que les politiques y ont introduit comme partout une politique du chiffre et de la rentabilité inspirée du management des grandes entreprises.

La vie sociale amputée, la démocratie en péril

La vérité est que le confinement (qui sera peut-être prolongé au-delà du 1er décembre) crée bien plus de problèmes qu’il n’en résout. Son bilan mondial n’est associé à aucune réduction mesurable de la mortalité tandis que son principal résultat observable est d’abord de mettre au chômage des centaines de milliers et peut-être demain des millions de personnes, surtout évidemment parmi les plus fragiles (emplois précaires, CDD, intérim, personnes payées à la prestation, saisonniers, etc.), et de menacer de disparition la plupart des petites entreprises, souvent familiales, autres que les commerces de bouche, dont l’activité quotidienne est la seule source de revenu. Gageons que les très grands groupes s’en satisferont car ils les rachèteront sans doute demain.

Ces mesures de confinement ont ensuite pour effet d’amputer la vie sociale de la plupart des liens sociaux autres que familiaux. Un certain style de vie et de pensée embourgeoisé s’en satisfaisait certes au printemps dernier, chaque enfant ayant sa chambre pour vivre son intimité, son ordinateur pour rester en contact avec l’école et son smartphone avec forfait illimité pour échanger en permanence avec ses amis, les parents faisant du télétravail, sortant chaque jour faire leur footing dans des rues et des espaces verts « où on entendait de nouveau les oiseaux », et se faisant livrer des repas à domicile s’ils avaient la flemme de faire à manger ou la peur d’aller se mêler à la populace dans un supermarché. Mais de quelle proportion de la population cette vie est-elle le quotidien en confinement ? Qui ne voit que le confinement fait exploser les inégalités sociales, les échecs scolaires, les violences intra-familiales, les troubles psychologiques et les renoncements au soin ? Qui ne sait qu’il entraîne déjà dans d’autres pays des soulèvements et des émeutes de la faim ? Et qui comprend que les oiseaux ont bon dos et que ces petits moments de répit procurés par la panique des humains ne sont rien au regard de leur lente extinction ?

Quant à la démocratie, elle est mise sous cloche par l’état d’urgence permanent et le confinement. Qu’est-ce qu’une démocratie sans liberté d’aller et venir, de se réunir et de manifester ? Qu’est-ce qu’une démocratie où il n’y a quasiment plus personne dans les hémicycles des assemblées parlementaires ? Qu’est-ce qu’une démocratie où la justice est paralysée faute de pouvoir audiencer ? Qu’est-ce qu’une démocratie où, finalement, il n’y a plus qu’un pouvoir exécutif ? Qu’est-ce qu’une démocratie où tout ceci s’impose par la peur et la culpabilisation, voire la censure et la mise en accusation de quiconque refuse d’y céder ?

Chacun, en conscience, tirera les conséquences qu’il veut de tous ces dramatiques constats. Nous n’appelons pas à la révolution et nous ne faisons pas de politique partisane. Mais nous voulons dire que nous en avons plus qu’assez qu’on nous demande de nous comporter comme les moutons de Panurge au nom d’un principe de précaution totalement dénaturé et d’interprétations statistiques relevant de la manipulation. Nous réclamons qu’on en finisse avec cette panique sanitaire, qu’on donne aux soignants les moyens de remplir leurs missions de santé publique, qu’on cesse de violenter des pans entiers de la société et qu’on sorte de cet état d’urgence permanent pour bâtir démocratiquement une politique sanitaire consensuelle.

Mgr Ginoux : “Envahissez les églises aux heures des messes”

De même que des maires bravent le confinement en autorisant l’ouverture des commerces non-alimentaires dans leur ville, les évêques peuvent, de leur propre chef, soutenir leurs prêtres dans la célébration publique des messes.

Mgr Ginoux, évêque de Montauban, appelle les fidèles à être nombreux dans les églises :

Vous aussi, demandez à votre évêque, si possible avec copie à Mgr De Moulins-Beaufort (Président de la conférence des évêques de France – 58 Avenue de Breteuil – 75007 Paris) pour les encourager à permettre la célébration publique des messes. Un prêtre a même rédigé un modèle :

Monseigneur,

Je viens de prendre connaissance des dispositions pour le culte en fonction des dernières déclarations gouvernementales.

Je pense que l’interdiction des messes par le gouvernement est illégale. En effet, en permettant que les églises restent ouvertes, le gouvernement reconnaît que la présence en elles d’un certain nombre de personnes n’est pas dangereuse. On ne voit pas pourquoi cela deviendrait dangereux si l’une de ces personnes est un prêtre en train de dire la messe. L’interdiction de dire la messe n’est donc pas une mesure nécessaire à la protection de la santé publique et est donc contraire à la convention européenne, qui stipule en son article 9 :
1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites.
2. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l’objet d’autres restrictions que celles qui, prévues par la loi, constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité publique, à la protection de l’ordre, de la santé ou de la morale publiques, ou à la protection des droits et libertés d’autrui.
On doit donc maintenant fixer un seuil de dangerosité pour chaque édifice religieux (par exemple 25 % de la capacité maximale) et permettre le culte quand ce seuil n’est pas dépassé. En effet il était ridicule de fixer pour les enterrements un nombre de vingt personnes, identique pour une église de village qui peut contenir cent cinquante personnes et une cathédrale qui peut en contenir plus de mille.
Dans ce même esprit, on n’a pas besoin de demander au gouvernement l’autorisation de faire le catéchisme, puisque les écoles restent ouvertes.

Une opposition frontale au gouvernement peut être jugée par certains non opportune. Cependant une chose est de subir la dictature de lois injustes, autre chose est de ne pas la dénoncer.
Et quand la loi nous donne des possibilités de faire valoir nos droits religieux, il est du devoir des pasteurs d’utiliser ces possibilités, et a fortiori de ne pas critiquer les laïcs qui les utilisent, mais plutôt de les remercier. Dans cette affaire on a pu remarquer que ceux qui ont interpelé l’Etat n’ont fait qu’appliquer Dignitatis Humanae (cf DH nos 3 et 4), que pour la plupart ils réfutent, tandis que ceux qui prétendent adhérer à Vatican II ne l’ont pas mis en œuvre.
Et il faut être déterminé à aller jusque devant les juridictions européennes, si nécessaire : il est probable que cette simple perspective fera plier le gouvernement.

En tout cas on a manqué là l’occasion d’une catéchèse sur la messe. Lorsqu’après le 11 mai les ministres protestants, juifs et musulmans ont déclaré qu’ils ne comprenaient pas la hâte des évêques catholiques, qui avaient très opportunément proposé un plan de sortie du confinement religieux, ils ont peut-être voulu manifester qu’ils étaient les bons élèves de la classe où la république se sent autorisée à enseigner aux religions ce qu’elles doivent être : ce faisant, ils ont paru manifester qu’ils ne sont pas vraiment assurés que leurs religions viennent bien de Dieu, ou alors qu’ils ignorent qu’il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Et surtout ils ont montré que leurs rassemblements n’ont pas pour but exprès un acte communautaire, mais une juxtaposition d’actes individuels, tandis que nous catholiques, nous offrons, tous ensemble prêtres et laïcs, chacun à sa façon propre, le sacrifice du Christ. Oui, il fallait le rappeler : la messe est le sacrifice du Christ et pour y participer il faut y être physiquement présent : l’image d’un sacrement n’est pas le sacrement.

En outre je ne vous cache pas que j’ai été très mal impressionné par les injonctions faites il y a quelques mois de reporter sine die baptêmes et mariages. Dans la pastorale commune, beaucoup de prêtres s’efforcent de faire comprendre, à des fidèles pour qui ce n’est pas évident, que c’est le sacrement qui est important, bien plus que la fête sociale qui suit avec parents et amis. C’était cette fête qu’il fallait dire aux gens de reporter, non le sacrement. Si dans une église quelques fidèles viennent, à savoir les parents et l’enfant qui doit être baptisé ainsi que ses frères et sœurs, parrain et marraine, et si un prêtre verse de l’eau sur le front de l’enfant en disant la formule requise, il n’y a pas de menace pour la santé publique : pourquoi donc n’a-t-on pas évoqué l’ondoiement dans ces circonstances ? S’il y a eu des enfants morts sans baptême durant le confinement, qui auraient été baptisés si on avait parlé d’ondoiement, les pasteurs qui n’ont pas fait leur travail en répondront devant Dieu. Et si vraiment la pression des impies est telle que même l’ondoiement ne puisse se faire à l’église, alors il faut indiquer aux parents, en le mettant sur le site diocésain, comment baptiser eux-mêmes leur enfant, en filmant la cérémonie pour pouvoir en faire constater la validité.
De même pour le mariage : si les mariés sont à l’église avec leurs témoins et un prêtre, où est le danger sanitaire ? Vous le savez, et un évêque a su le rappeler opportunément, la loi a changé. Autrefois un ministre du culte encourait une condamnation s’il célébrait, ne fût-ce qu’une fois, le mariage de deux personnes qui ne seraient pas d’abord passées à la mairie ; maintenant il n’encourt cette condamnation que s’il le fait de façon habituelle, et il est facile de faire valoir que le confinement n’est pas, justement, une circonstance habituelle : la fermeture des mairies ne justifiait donc nullement le report, par l’autorité ecclésiastique, de la célébration des mariages. De plus on avait là une occasion extraordinaire de remettre en cause cette disposition légale de l’obligation du passage en mairie : elle est considérée comme vexatoire par un grand nombre de couples, qui s’insurgent contre la république qui s’immisce ainsi dans leur amour et dans leur foi. Cette disposition est d’ailleurs contraire aux paragraphes de la convention européenne cités plus haut ; elle est en outre contraire aux fondements mêmes de la laïcité : de quel droit une république laïque impose-t-elle de demander une permission avant de faire une prière ? Et pour beaucoup de prêtres, il est difficile de dire que la loi morale est différente de la loi républicaine tout en disant aux fiancés qu’ils ne peuvent se marier à l’église sans une autorisation de la république. En tout cas, si des concubins sont morts durant le confinement sans avoir pu régulariser leur situation à cause des dispositions pastorales, les pasteurs en question en répondront devant Dieu.

En tout cela on a manifesté qu’on a oublié ce principe que les sacrements causent la grâce – mais cela, on l’avait déjà manifesté quand on a reporté l’âge de la confirmation, de l’enfance à l’adolescence : très peu de pasteurs s’y sont opposés, comme ce fut le cas par exemple de Mgr Brincart ou Mgr Minnerath, et surtout du Cardinal Ratzinger.
Je souhaite ardemment, aussi, qu’on cesse d’accréditer l’idée que la santé du corps serait plus importante que celle de l’âme, et que par conséquent il faut obéir aux hommes plutôt qu’à Dieu.
Je souhaite, enfin, que le dégoût du peuple envers la classe politique ne s’étende pas aux évêques : nous n’avons rien à gagner à nous aligner systématiquement sur des gouvernants qui non seulement ne se cachent plus de mentir, mais vont jusqu’à le revendiquer. Et cela au moment où ils répandent la peur pour mieux restreindre la liberté scolaire, alourdir la culture de mort, et en définitive soumettre même la pensée au contrôle de l’Etat. Le Cardinal Etchegarray a dit jadis qu’il nous fallait aujourd’hui des Athanase ; à présent il nous faut des Stépinac, des Wyszyński, des Mindszenty.

Je sais la difficulté de votre tâche, et sans doute je n’en perçois qu’une petite partie. Et je rends hommage à tous les évêques qui, comme vous, font de leur mieux.
Cependant il fallait que vous sachiez ces sentiments et que vous connaissiez ces arguments, car ils sont ceux d’un grand nombre de fidèles pratiquants, qui, ayant été marginalisés au cours de ces dernières décennies en raison de leur attachement à l’enseignement des saints papes, n’ont pas les moyens de vous les faire connaître.
Vous priez et nous prions pour vous : la grâce ne vous fera pas défaut. Comme le disait Saint Jean-Paul II : « N’ayez pas peur ! »

Je vous prie d’agréer, Monseigneur, l’expression de tous mes sentiments filiaux.

Des leçons d’anglais à distance à Chavagnes

Le confinement a aussi du bon, en nous rapprochant de nos familles et en nous épargnant un instant le vacarme du monde. Cependant, pour certains, il peut aussi ralentir la pratique et l’apprentissage de l’anglais, une langue dont la connaissance est difficilement contournable.

C’est à partir de ce constat que le Collège International de Chavagnes, en Vendée, d’éducation traditionnelle, catholique et britannique depuis 2002 a décidé de proposer des leçons en ligne à 10 euros de l’heure. Les leçons sont bien sûr dispensées par des locuteurs de langue anglaise maternelle, et pour les chanceux, par des diplômés de Cambridge ou Oxford. Elles viseront principalement les classes d’âge habituelles : 11-18 ans. Cependant, le Collège envisage aussi de les adresser à un public de jeunes adultes, ou moins jeune si demande il y a.

Avant l’épidémie, on y proposait des stages de plusieurs semaines, jusqu’à un trimestre pour ceux qui souhaitaient s’immerger dans un environnement de langue et de culture anglaise, le plus souvent l’été. Toutefois, cette année, les familles n’ont pas pu avoir accès à ces stages, à cause du confinement. C’est notamment pour substituer à ses stages d’anglais que les cours que prodiguent les professeurs du Collège International sont désormais accessibles en ligne. Les classes en ligne se feront par petit groupe, de 1 à 8, de manière à garantir un suivi de qualité. Pour l’instant, les créneaux prévus seront le mercredi et le samedi, de 10h à 12h ou de 14h à 16h.

Chavagnes est fameuse pour accueillir le seul pensionnat catholique de garçons, où, de surcroit, on éduque à l’anglaise des garçons de multiples origines, le tout au cœur de la Vendée. Cette année, malgré la pandémie, le collège accueille de jeunes Anglo-Canadiens, Franco-Américains, Russo-Espagnols et, naturellement, moult Vendéens.

Le Collège se situe dans un petit séminaire, de 1802, bâti dans cette région de foi fervente qu’est la Vendée, au lendemain de la répression républicaine qui avait, consciencieusement, martyrisé, rasé et calciné tout le Bas Poitou (la Vendée). Le petit séminaire fut le premier reconnu officiellement en France à la faveur du concordat accordé à l’Église par Napoléon Ier. Depuis 2002, Chavagnes, repris par un directeur et une équipe britannique, accueille chaque année un petit contingent d’élèves, venus du monde entier, et qui finissent plus tard à Cambridge, Oxford, Saint Cyr, Navale, McGill ou, dans le cas de l’auteur, à l’ESCP.

Antoine Bertier
Responsable des relations publiques du Collège International de Chavagnes

Pour plus d’informations, visitez les sites www.chavagnes.org et stages d’anglais, et écrivez, à [email protected] pour avoir un échange avec notre président-directeur, M. McDermott.

Confinement : des maires se rebellent

Des maires courageux ont pris des arrêtés municipaux pour autoriser l’ouverture des commerces non-alimentaires :

 

Mgr Le Gall rejette le droit au blasphème

Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse, n’est pas Charlie. Comme Mgr Cattenoz (voir ici), il explique pourquoi il est contre ce pseudo “droit de blasphémer” :

Ces questions des caricatures, je les trouve dangereuses, parce qu’on met de l’huile sur le feu. Il faudrait apaiser tout cela. Parce que ces caricatures sont contre les musulmans, mais contre la foi chrétienne aussi.On en voit les conséquences, c’est une escalade de violence.

La liberté d’expression a des limites, comme toutes les libertés humaines (…) Non je ne suis pas pour [le droit de blasphémer] On ne se moque impunément des religions. Regardez le résultat que cela donne. La liberté d’être ensemble, de parler ensemble, la liberté d’être des frères ensemble mais pas de s’invectiver

Mgr Le Gall s’est également prononcé pour le maintien des églises ouvertes :

La religion est essentielle, c’est une dimension humaine (…) Il faut ouvrir au maximum les églises avec prudence ; plus que jamais, on a besoin d’espace de paix, de prière et de recueillement”.

Bien évidemment, tout les bien-pensant laïcards l’ont critiqué vivement sans chercher à comprendre sa position, qui est sans doute celle de nombreux Français, catholiques comme musulmans.

Référé pour la liberté de culte

Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :

L’AGRIF dépose ce jour avec d’autres associations et instituts religieux une requête en référé-liberté devant le Conseil d’État contre le décret du 29 octobre confinant drastiquement et totalement le culte à compter du 3 novembre, alors que les catholiques ont manifesté le respect le plus discipliné des mesures sanitaires décidées par le gouvernement. Aucun foyer de contamination n’a ainsi été trouvé dans les églises.

Alors que dans le même temps sont ouvertes les écoles, et que fonctionnent les transports dans lesquels aucune distanciation sociale n’est respectée, il est incompréhensible que la liberté fondamentale du culte – dont le Conseil d’Etat avait pourtant rappelé le 18 mai l’importance essentielle de la possibilité de se rassembler lors des célébrations cultuelles – soit malmenée d’une manière aussi disproportionnée et qu’il soit interdit aux croyants de se déconfiner 2h aller-retour le dimanche dûment munis d’une attestation, pour assister à la messe et recevoir les sacrements dans le respect scrupuleux des mesures sanitaires.

Groupe de fidèles attachés à la forme extraordinaire de la Liturgie de l’Eglise constituant un groupe stable au sens du Motu Proprio du Souverain Pontife BENOIT XVI du 7 juillet 2007, accueilli à la Paroisse Saint-Bernard à Metz-Plantières

Communiqué de presse

Plusieurs fidèles attachés à la forme extraordinaire de la Liturgie de l’Eglise et constituant un groupe stable au sens du Motu Proprio du Souverain Pontife BENOIT XVI du 7 juillet 2007 pour lequel la messe est desservie à l’Eglise Saint-Bernard à Metz-Plantières par des chapelains diocésains et membres de la fraternité sacerdotale Saint-Pierre, ont à nouveau décidé de manifester judiciairement leur opposition à la violation de leurs libertés fondamentales résultant de l’interdiction réitérée de l’exercice public du culte divin et de la pratique de la vie sacramentelle.

L’ordonnance du Conseil d’Etat du 18 mai 2020 statuant en référé-liberté n’a absolument pas été prise en considération dans le cadre de l’adoption du décret du 2020-1310 du 29 octobre 2020 puisque les dispositions interdisant de facto l’exercice public du culte divin sont rigoureusement identiques à celles qui avaient été prises dans le décret 2020-548 du 11 mai 2020 et qui ont été censurées.

Fait rarissime, le Conseil d’Etat avait pris la peine d’assortir son ordonnance d’un communiqué de presse en précisant :

Le Conseil d’Etat « juge que l’interdiction générale et absolue présente un caractère disproportionné au regard de l’objectif de préservation de la santé publique et constitue ainsi, eu égard au caractère essentiel de cette composante de la liberté de culte, une atteinte grave et manifestement illégale à cette dernière.

En conséquence, il enjoint au Premier ministre de modifier, dans un délai de huit jours, le décret du 11 mai 2020 en prenant les mesures strictement proportionnées aux risques sanitaires encourus et appropriées aux circonstances de temps et de lieu applicables en ce début de « déconfinement », pour encadrer les rassemblements et réunions dans les établissements de culte ».

Nous considérons que :

– En ne limitant pas dans le temps l’interdiction de rassemblement public dans les lieux de culte,

– En ne réservant absolument aucune dérogation à la pratique publique du culte comme cela était le cas dans le décret 2020-1262 du 16 octobre 2020,

– En ne réservant la décision ni à la compétence ni même à l’avis d’un représentant de l’Etat chargé de l’administration d’un territoire donné,

Le Premier Ministre a une nouvelle fois violé les droits et libertés des catholiques de participer publiquement au culte divin et y recevoir le sacrement de l’eucharistie dans des circonstances que nous considérons contraires, d’une part à l’exigence de proportionnalité, et d’autre part à l’obligation d’adaptation temporelle et locale, telles que ces conditions ont été posées par le juge de la liberté du Conseil d’Etat dans son ordonnance précitée de principe du 18 mai 2020.

Cette atteinte absolue sera par conséquent soumise à sa juridiction dès ce jour en référé-liberté.

Metz, le 30 octobre 2020

Pour le groupe de fidèles

Renseignements : [email protected]

Liberté Politique s’associe au référé-liberté.

La mort, passage obligé vers la Vie

Un article d’Antoine Bordier pour Le Salon beige :

La mort est un sujet de plus en plus tabou dans nos sociétés modernes en voie de déchristianisation avancée. Elle reste cependant d’actualité à l’approche du 2 novembre. Le lendemain de la fête de la Toussaint, traditionnellement, toutes les familles de France se penchent sur leurs défunts et vont refleurir leurs tombes. Reportage à Toulon, où le Service Catholique des Funérailles organise des parcours de réflexions pour se « réconcilier avec la mort ».

Ils sont une vingtaine de participants, du diocèse de Fréjus-Toulon, venus faire le point sur leur rapport avec la mort, sur leur préparation à cet instant fatidique, qui n’épargne personne depuis le péché originel. Parler de la mort sans parler de la vie éternelle, serait réducteur. D’autant plus que certains des participants accompagnent en tant que laïcs des familles endeuillées. C’est le cas d’Albert, au service de la Communion Saint Lazare (lire notre encadré), spécialisée dans la célébration des funérailles. Joëlle fait partie de la diaconie du Var. Jérôme Bertrand, directeur du Service Catholique des Funérailles de Toulon, est à l’initiative de cette journée. Il explique que

« notre société est très paradoxale : elle repousse de plus en plus la réflexion sur la mort alors même qu’elle y est en permanence confrontée dans les médias : avec la pandémie, le terrorisme, la fin de vie, et, les catastrophes. Nous avons tous besoin de nous réconcilier avec la mort. Ce besoin de s’arrêter pour faire un point personnel sur cette question concerne, en particulier, ceux qui accompagnent des personnes confrontées à un deuil. »

Jérôme lance la journée, animée par Laure Leslé, qui vient spécialement de Marseille, et, qui en est à sa neuvième session.

« Auparavant, dit-elle, j’ai vécu 10 ans au Québec, où je me suis formée auprès de Jean Monbourquette, psychologue et prêtre ».

Le déni de la mort

Christian de Cacqueray est le fondateur et le directeur national du Service Catholique des Funérailles. Il parle, dans une vidéo introduite par Laure, du déni de la mort. Il explique que

« les rites se sont effondrés et avec eux notre rapport à la mort. La mission des chrétiens, notre mission, est de choisir la vie plutôt que la mort. Le parcours funéraire est à la fois un parcours anthropologique, psychologique et spirituel. »

Il rappelle, notamment, que « l’individualisme a pris le pas sur le collectif ». De fait, une distance intergénérationnelle semble s’être dressée, depuis une trentaine d’années. Et, la question « qui était ce défunt pour moi ? » est de plus en plus posée, indiquant que le curseur de la distanciation et de l’indifférence est au plus haut. Mauricette, veuve depuis 10 ans, qui a 4 enfants et 7 petits-enfants, ne vit pas dans le déni. « Je suis prête, dit-elle, le Seigneur peut venir me chercher. » Didier et Josette sont mariés depuis 50 ans, pour eux l’accompagnement est très important : « les gens ont besoin de compassion ». Ils expliquent que « notre société est très contradictoire : elle diffuse une culture de mort, et, elle se veut immortelle ». Joëlle a vécu 12 ans en Lituanie, et, elle se souvient que « la mort n’y est pas du tout tabou, les familles ne sont pas éclatées comme en France. Les rites funéraires permettent même de prendre le mort en photo, avec toute sa famille. »

Bien vivre son deuil

Une deuxième vidéo présente Laure qui parle du deuil, et, de la façon de le vivre. Elle élargit le sujet, et, explique que

« chacune de nos vies est jalonnée de multiples pertes et renoncement : la mort d’êtres chers, mais, également, la perte d’un emploi, une séparation conjugale, un divorce, etc. Etymologiquement, faire son deuil signifie : faire son temps de douleur. C’est un processus naturel, qui requiert de la lenteur et du temps, ce que la société actuelle n’accorde plus aux endeuillés. »

Laure a étudié de près, avec le père Jean Monbourquette, le processus du deuil.  Elle explique qu’il y a huit étapes à respecter pour bien vivre son deuil :

les premières étapes sont psychologiques. Il s’agit du choc et du déni. Puis, les émotions prennent, légitimement, le pas. Ensuite, il y a les étapes du « faire », en réalisant les promesses du défunt. Puis, les étapes spirituelles. L’avant-dernière étape est celle du laisser partir. Et, la dernière étape est celle de l’héritage spirituel. »

Des participants témoignent. Thérèse parle de la mort de ses parents. Très émue, elle se souvient encore de sa mère qui lui a demandé pardon à la mort de son père. Josée a vécu un traumatisme lors de la mort subite de ses parents. « Je n’ai pas pu faire le deuil de ma mère. Et, mon père est mort à l’hôpital devant moi. » Jeune, Albert a perdu ses parents. Il s’est engagé, plus tard, dans la Communion Saint Lazare.

« Je ne meurs pas, j’entre dans la vie »

La dernière partie de la session est spirituelle et très thérèsienne. Introduite par le père Laurent Stalla-Bourdillon, du diocèse de Paris, qui pose d’emblée la question :

« quel est le sens de la vie, reçue comme un don gratuit, dès lors que la mort vient en ternir la beauté ? »

Puis, il fait cheminer son auditoire, en parlant de la mort du Christ. Il parle, aussi, de la Genèse, du péché originel. Il parle de la dernière parole du Christ, « Père entre tes mains, je remets mon esprit ». Il élève le regard, et parle de la résurrection.

« La mort vient engloutir le pouvoir de la vie. Mais, lorsque nous aurons notre corps de ressuscités, nous verrons combien Dieu nous aime. L’Amour et la Vie sont en fait une seule et même chose. »

Et, il termine en empruntant cette phrase, remplie d’espérance : « Je ne meurs pas, dit Thérèse, j’entre dans la Vie ». Cette dernière phrase soulève d’émotions l’ensemble des participants, comme si le processus de cette journée les faisait passer de l’humain au divin, de la mort à la vie. Cette phrase de la petite Thérèse de Lisieux les rejoint. Perrine la complète en disant : « je suis un enfant chéri et attendu du Bon Dieu » Albert et Elisabeth sont unanimes : « je la vis cette espérance. Je bénis le Seigneur. Je glorifie Dieu à travers toutes ces personnes endeuillées. »

La Communion Saint Lazare

Cette association publique de fidèles a été fondée le 12 avril 1998, à Pâques, par Mgr Joseph Madec, évêque de Fréjus-Toulon. Elle regroupe des dizaines de laïcs qui souhaitent se mettre au service des familles, dans le cadre du deuil et des funérailles. Il l’a chargée de mettre en œuvre les orientations diocésaines relatives à la pastorale du deuil et des funérailles. Mgr Dominique Rey a poursuivi, dès 2000, en ce sens. Il souligne l’importance à donner à

« la diversité des situations pastorales. L’objectif est d’accompagner la famille du défunt, de prier pour elle, et, de l’aider dans la préparation des obsèques. »

Albert, qui officie, témoigne que ce service

« le rend heureux. Je prie souvent pour toutes ces familles endeuillées. Tous ces morts que j’accompagne jusqu’à la demeure éternelle. Dans la Communion Saint Lazare, on se rapproche du cœur, et, de l’âme des autres ».

La Communion Saint Lazare célèbre chaque année des milliers de rites funéraires dans le diocèse.

Texte et photos réalisés par Antoine Bordier

Le terroriste de Nice est un migrant tunisien entré illégalement en France

Le terroriste de Nice est un migrant tunisien entré illégalement en France via Lampedusa.

Depuis plus de 5 ans, le Salon beige alerte sur le risque avéré de présence de terroristes islamistes parmi les migrants/réfugiés qui arrivent massivement en Europe et en France avec la complicité coupable de nos dirigeants politiques. Philippe de Villiers le dénonçait en 2016 :

Ce qui est certain c’est que ces générations politiques, Sarkozy, Hollande et depuis Giscard en fait, pour moi, elles ont du sang sur les mains (…) d’abord parce qu’ils ont désarmé les frontières et que malgré les avertissements des attentats ils ont maintenu Schengen” (…) deuxièmement parce qu’ils ont installés au coeur de notre nation, une super nation qui s’appelle l’oumma, c’est à dire la communauté des croyants de l’islam et que maintenant nous sommes devant la contre société islamique”.

Florilège des articles publiés depuis 2015:

50 jihadistes tunisiens cachés parmi les migrants

Mgr Schick rappelle que « certains migrants » sont des terroristes

Immigration : le moralisme assassin

La majorité des terroristes est arrivée en Europe parmi les réfugiés

Encore des réfugiés arrêtés

410 cas possibles de terrorisme parmi les réfugiés en Allemagne

De nombreux terroristes parmi les réfugiés immigrés

Des partisans d’organisations terroristes se sont infiltrés parmi les migrants

Encore des “migrants” terroristes

Les flux migratoires ont bien été utilisés par l’Etat islamique pour faire venir des terroristes en Europe

Des terroristes dans des centres de réfugiés

Encore un terroriste qui s’était fait passer pour un migrant

Encore un terroriste découvert parmi les migrants

Au moins 4 terroristes de l’Etat islamique sont entrés en Europe en profitant du flux migratoire

Au moins 2 des terroristes du Stade de France s’étaient fait passer pour des migrants

France Inter tente d’intimider Le Salon Beige

Des milliers de djihadistes sont entrés clandestinement en Europe : “Attendez simplement” !

Le lien entre les réfugiés et le terrorisme

Au moins 3 terroristes seraient arrivés en tant que « réfugiés »

Un des terroristes est entré en Europe comme “réfugié”

Selon l’Autriche, des combattants de l’EI parmi les immigrants

La Hongrie dit avoir arrêté un terroriste parmi les immigrants

Migrants : le pape évoque le risque d’infiltrations terroristes

Une Syrienne accuse les immigrants : “Beaucoup d’entre eux sont des djihadistes et, qui plus est, ils sont payés des milliers d’euros pour cela”

L’Etat islamique annonce avoir infiltré 4000 terroristes parmi les immigrants : qui, paroisse ou pas, veut les accueillir?

 

Le poids du lobby LGBT dans le prochain conclave se fera beaucoup sentir.

Lu sur le site Benoit et moi à propos des récentes nominations de 13 nouveaux cardinaux :

“Au moins trois d’entre eux (sur 13) sont clairement favorables non seulement à la reconnaissance juridique des unions civiles, mais aussi à la normalisation complète de l’homosexualité ; et surtout ils se dépensent largement pour la cause LGBT dans l’Église.

Le plus important d’entre eux est certainement l’Italien Marcello Semeraro, qui a fait d’Albano la capitale italienne du mouvement catho-gay. Il accueille chaque année le « Forum des chrétiens LGBT italiens », dont le but est précisément de faire accepter pleinement l’homosexualité – et non les personnes à tendance homosexuelle – dans l’Église, avec un changement du catéchisme et une relecture de la Sainte Écriture à la sauce arc-en-ciel. Il n’est donc pas étonnant que, dès qu’il a reçu la nomination à la pourpre, Semeraro ait soutenu, en se référant à l’interview du Pape, les raisons des unions civiles (…) De plus, déjà à l’occasion de la Journée de la famille en janvier 2016, Semeraro a ouvertement soutenu la reconnaissance des unions civiles, tout en excluant les adoptions pour les couples homosexuels (…)

Sur la même longueur d’onde se trouve l’archevêque de Washington, Wilton Gregory, le premier évêque afro-américain des États-Unis, qui a affirmé il y a tout juste un an – en réponse à une interview – que « les catholiques transsexuels appartiennent au cœur de l’Église ». Auparavant, en tant qu’évêque d’Atlanta, Gregory avait ouvert la cathédrale à des rencontres avec des familles comptant des membres LGBT et avait exprimé son soutien total au père James Martin et à Monseigneur Henry Gracz, tous deux très actifs dans la promotion de l’agenda LGBT dans l’Eglise. En 2014, Mgr Gregory a également nommé un diacre comme assistant spirituel de la communauté LGBT diocésaine, et a fait une sévère autocritique de l’Église à l’égard des personnes LGBT.

Le troisième néo-cardinal ouvertement gay-friendly est le Maltais Mario Grech, dont l’activisme pro-gay est apparu clairement lors du premier Synode sur la famille en 2014, lorsqu’il a invité les autres pères de synode à utiliser un langage plus sensible envers les gays et les lesbiennes. Grech s’est également prononcé publiquement en faveur des unions civiles et des couples de même sexe ; dans une interview accordée en 2015, il a déclaré qu’ “outre le mariage”, il existe « différentes formes de relations ».

Peut-être n’ont-ils pas été choisis comme cardinaux exclusivement pour leur activisme pro-gay, mais il est certain qu’une présence aussi lourde en matière d’homosexualité ne pouvait pas passer inaperçue. Tout comme il est certain que la présence homosexuelle catholique au sein du Sacré Collège est considérablement renforcée. Le site web américain New Ways Ministry, point de référence de la lutte catho-gay, félicitant le pape pour le choix des trois mentionnés ci-dessus, liste les noms de 11 autres cardinaux considérés comme pro-Lgbt au sein du Sacré Collège, tous nommés par le pape François : Blase Cupich, Joseph Tobin, Kevin Farrell, Jozef de Kesel, Vincent Nichols, Matteo Zuppi, Jean-Claude Hollerich, José Tolentino Medonca, John Atcherly Dew, Dominique Mamberti et le père Michael Czerny, SJ.

Il faut dire que si ces derniers ont depuis longtemps pris des positions publiques sur la question de l’homosexualité et des unions civiles, il est probable qu’au sein du Collège des Cardinaux il y ait d’autres « sympathisants », qui sont restés jusqu’à présent dans l’ombre : cela signifie que le poids du lobby gay dans le prochain conclave se fera beaucoup sentir.

Il ne reste plus aux fidèles qu’à prier pour que le Christ reprenne rapidement le contrôle de la barque.”

Messes interdites après le 2 novembre : la réaction des évêques…

…entre soumission et refus.

Mgr Dubost, administrateur apostolique du diocèse de Lyon, semble complètement résigné et ce n’est pas bon signe :

Le mercredi 28 octobre, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, a rencontré dans la soirée les représentants des cultes. Alors qu’Emmanuel Macron a annoncé que le nouveau confinement national prendrait effet dès le jeudi 29 octobre à minuit, les célébrations religieuses pourront encore se tenir jusqu’au 1er novembre inclus. Les fidèles catholiques pourront donc se rendre à la messe pour la fête de la Toussaint. Mais dès le lendemain, lundi 2 novembre, jour de la commémoration des fidèles défunts, le culte ne pourra plus se faire en présence de l’assemblée. 

“Je ne suis pas médecin ni épidémiologue, donc je ne peux pas juger de la pertinence, a réagi Mgr Michel Dubost au micro de Clotilde Dumay, c’est une souffrance qui nous est imposée et qu’il va falloir porter courageusement et s’entraider pour la supporter.” (…) “Pour le moment nous allons être sevrés de messes pendant un certain temps, conclut Mgr Dubost, il faudra réinventer les systèmes que nous avions utilisés ou peut-être en utiliser d’autres.

Heureusement, d’autres évêques ont compris que la messe à la télévision n’est pas suffisante. L’Eucharistie est une nécessité pour les catholiques :

 

Une candidate de Secret Story (TF1) contrainte d’avorter

Les féministes et les pro-avortement nient pourtant que certains avortements sont le produit d’une contrainte morale sur des femmes. Voici une preuve terrible :

Benjamin Castaldi est mieux placé pour parler des coulisses de Secret Story (…) Comme l’a révélé ce dernier, une candidate enceinte lors du tournage de ce programme avait été persuadée par certains membres de l’équipe production d’avorter (…)

Une candidate avait été contrainte par certains membres de l’équipe de production à éliminer sa grossesse via la consommation d’une pilule abortive (…) le présentateur de C8 a donc fait allusion à une affaire d’avortement forcé dans Secret Story. Même si Benjamin Castaldi semblait n’avoir pas souvenance de cet événement, il a néanmoins dit avoir été contre le fait de faire avaler une pilule abortive à une candidate de cette émission.

Non, il n’existe pas de droit au blasphème!

Un rappel bienvenu de Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon:

Une question me travaille depuis des semaines : le blasphème est-il vraiment un droit en démocratie ? Les caricatures blasphématoires sont-elles un droit en démocratie ? Malgré les affirmations du président de la République, je réponds non à cette question et je voudrais argumenter ma réponse.
En terre d’Islam radical, le blasphème contre le prophète ou le Coran est passible de la peine de mort et dans certains cas par décapitation. Dans l’Église catholique, quand un tabernacle ou un ciboire contenant la présence réelle du Seigneur est profané, les chrétiens célèbrent des messes de réparations et de demande de pardon pour de tels actes de profanation.
Après les attentats de “Charlie Hebdo”, tout le monde était “Charlie” ! Personnellement, j’ai toujours affirmé : “Je ne suis pas Charlie”, tout en condamnant avec force les auteurs de cet attentat barbare et odieux. Il était fondamental de condamner l’attentat, mais il était tout aussi fondamental de me dissocier d’un journal qui fait sa une de caricatures aussi blasphématoires les unes que les autres.
Lorsque “Charlie” a pu reparaître des mois plus tard, la une était toujours scandaleuse et m’a profondément blessé. Elle représentait le pape Benoît XVI sodomisé par le prophète ! Et la presse s’est réjouie de voir ce “journal” renaître de ses cendres. Quelques temps après, j’ai eu l’occasion, lors d’un repas à la préfecture d’Avignon avec le ministre de l’Intérieur de l’époque, et les représentants des cultes de poser au ministre la question suivante : le blasphème semble faire partie des gènes de “Charlie Hebdo”, mais ne pensez-vous pas que la liberté de publier blasphème et caricatures s’arrête là où je blesse gravement mes frères ? Et je lui ai dit combien j’avais été profondément bouleversé de voir ainsi bafouer le pape Benoît et même de voir bafouer le prophète à travers cette caricature. Il m’avait répondu à l’époque qu’au gouvernement, il y avait eu un débat, car un certain nombre de ministres condamnaient une telle caricature au nom même d’une limite à la liberté dans un monde où nous sommes invités à vivre en frères.
Je dois avouer que j’avais pleuré devant une telle caricature qui blessait ma sensibilité de chrétien. Comment des journalistes peuvent-ils agir ainsi au nom d’un pseudo droit à une liberté totale et sans limites de caricaturer jusqu’à l’extrême et de s’en glorifier ? La démocratie ou le laïcisme n’ont rien à voir en cela.
Je croyais – naïvement peut-être – que l’homme était fait pour vivre en société et que la République avait cru bon d’emprunter aux chrétiens le symbole de la “Fraternité” comme emblème de la République ! Si nous sommes appelés à vivre ensemble en frères, la liberté de chacun s’arrête là où je blesse mon frère. Je peux certes entamer le dialogue avec un frère qui ne partage pas mon point de vue, et user de tout mon pouvoir de persuasion, mais déclarer d’emblée que le blasphème et les caricatures, quelles qu’elles soient sont un droit en démocratie, cela n’est pas juste, cela n’est pas vrai.
En même temps, cela ne justifie en aucune façon la décapitation d’un professeur d’histoire qui voulait réfléchir avec ses élèves sur la portée de telles caricatures et sur un tel blasphème remis au goût du jour dans une presse à scandale.
Je dois avouer combien je suis resté sans voix devant les déclarations du président de la République, qui plus est parlant depuis le Liban, face à un tel acte. Il a justifié au nom même de la démocratie la liberté de dire et de publier tout et n’importe quoi, la liberté au blasphème sous toutes ses formes. Je croyais rêver !
Je comprends qu’il soit de bon ton aujourd’hui de se moquer des religions et de les traîner dans la boue, mais les auteurs de tels comportements se rendent-ils compte qu’ils bafouent la liberté dans son vrai sens, son sens profond et authentique ?
Au nom même de la fraternité, base de toute vie en société, je ne peux que redire : la liberté de chacun s’arrête là où je blesse gravement mon frère ! Il s’agit là d’une vérité fondement même de toute vie en société ou alors nous allons vers une dérive totalitaire qui ne dit pas son nom. En même temps, il nous faut condamner avec force les actes de violences et de barbarie qui prétendent répondre à cette conception erronée de la liberté.
+ Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon

“Etre ou ne pas être Charlie. Que reste-t-il de notre liberté d’expression ?”

Pour la première conférence de l’année, organisée par l’ISSEP, Charlotte d’Ornellas et Geoffroy Lejeune répondent aux questions de Marion Maréchal sur le sujet suivant : “Etre ou ne pas être Charlie. Que reste-t-il de notre liberté d’expression ?”

lI y a dans l’Église d’Allemagne un grand nombre de fonctionnaires qui ne vont plus à la messe et ont une vie en décalage avec la doctrine de l’Église

Le cardinal Müller a été interrogé dans le dernier numéro de L’Homme Nouveau. Il s’exprime notamment sur l’épiscopat allemand :

Aujourd’hui, des évêques et des laïcs en Allemagne veulent donner une nouvelle définition aux dogmes et à la pastorale. Ils souhaitent distinguer la théorie de la pratique. Ils doivent apprendre à regarder de nouveau la réalité. Ils doivent comprendre que, pour la foi catholique, le dogme n’existe pas comme théorie. Le dogme est seulement l’affirmation d’une réalité, du Verbe incarné. Pour ces évêques, la pastorale est seulement un passe-partout pour s’accommoder au monde d’aujourd’hui. Il y a dans l’Église d’Allemagne, qui est riche matériellement, un grand nombre de fonctionnaires qui ne vont plus à la messe et ont une vie en décalage avec la doctrine de l’Église. Certains ont une vie maritale en dehors des liens sacramentels du mariage. Ils aimeraient garder leur travail et unifier leur vie avec la théorie catholique sans se convertir ni changer leur vie. La seule réforme de l’Église possible est un approfondissement de la vie en Jésus. Comme le dit la Vulgate dans la Lettre aux Romains, il faut changer notre intelligence selon la volonté de Dieu et non selon la volonté du monde (Rm 12).

Est-ce que la situation allemande vous inquiète ?

Cette idéologie progressiste en Allemagne est portée par des hommes occupant des postes d’influence, notamment dans la communication au sein des organisations des assemblées épiscopales. Mais il existe des millions de catholiques qui veulent continuer à l’être selon la définition officielle de l’Église. Le pape François a critiqué ce chemin, non de l’Église d’Allemagne, mais de ce groupe de fonctionnaires qui occupe l’opinion publique en Allemagne. Il est vrai qu’il existe une certaine superbe allemande, une fierté de l’âme qui pousse les Allemands à se prendre pour les professeurs du monde. Ce qui est un peu ridicule. L’Église catholique est une communauté de tous les peuples avec des échanges selon les charismes et les dons propres.

Non, la France n’est pas un pays musulman!

Voici quelques jours, l’ambassadeur de France en Suède a osé déclarer à la télévision locale que la France était un pays musulman. En partenariat avec le parti VIA – La voie du peuple (ancien PCD, le parti présidé par Jean-Frédéric Poisson), nous lançons une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour qu’il désavoue ces propos contradictoires avec l’apparente fermeté du moment. Vous pouvez la signer ci-dessous (et n’hésitez pas à la diffuser largement autour de vous: il serait scandaleux que ces propos demeurent sans réponse!):

Monsieur le Président,

L’ambassadeur de France en Suède, Etienne de Gonneville, interrogé lundi 26 octobre 2020 par une chaîne de télévision suédoise, a osé déclarer (en anglais, pour faire bonne mesure !) : « La France est un pays musulman ».
Ces propos scandaleux qui ne peuvent que susciter encore davantage “d’appétit” de la part des djihadistes ayant déclaré la guerre à notre pays qu’ils voient tomber comme un fruit mûr, doivent être immédiatement dénoncés.
Ils sont de nature à ruiner tous les propos de fermeté que vous avez tenus ces derniers jours, notamment à l’occasion de l’odieux assassinat de Samuel Paty ou encore des agressions verbales du président turc.
Nous vous prions donc instamment de bien vouloir déclarer clairement et sans détour que la France, dont l’âme, l’unité et le « corpus » public ont été forgés par une histoire pétrie d’héritage judéo-chrétien, n’est pas et ne peut pas être, sauf à changer ses fondements historiques et culturels, un pays musulman. Et de démettre cet ambassadeur de ses fonctions – le corps diplomatique ne méritant pas de devoir assumer cette ineptie, injurieuse envers notre pays qu’il est censé représenter. 
Dans l’attente de constater que votre fermeté saura s’appliquer, là aussi et en cohérence avec vos déclarations récentes, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre vigilante attention.

Amy Coney Barrett a été confirmée comme juge à la Cour suprême

Si cela est sans doute une victoire pour Donald Trump, cela représente surtout une magnifique victoire du conservatisme et des valeurs chrétiennes. Le quotidien le Monde ne s’en remet pas et note qu’il s’agit de la première juge élue “depuis 1869 à ne pas avoir obtenu une seule voix du parti adverse”. Le Sénat a confirmé ce choix par 52 voix contre 48 :

A huit jours de la présidentielle, Donald Trump a enregistré une immense victoire avec la confirmation de la magistrate conservatrice Amy Coney Barrett à la Cour suprême des Etats-Unis, désormais ancrée durablement et solidement à droite. Malgré l’opposition des démocrates face à un processus jugé “illégitime” si près du scrutin, les élus républicains, majoritaires à la Chambre haute, ont tous, à une seule exception, voté lundi soir pour la candidate du président. “C’est un jour historique pour l’Amérique”, a jubilé Donald Trump lors de la prestation de serment de la magistrate, organisée dans la foulée à la Maison Blanche. Le président-candidat, tout sourire, a loué “les qualifications impeccables”, “la générosité dans la foi” et “le caractère en or” de cette fervente catholique de 48 ans, mère de sept enfants et opposée à l’avortement. Elle a pour sa part promis de tenir ses convictions personnelles à l’écart de son travail de juge. Le contraire “serait un manquement au devoir”, a-t-elle estimé.

 

Vaincre l’isolement et la solitude : le Béguinage Solidaire, un nouvel habitat pour la retraite

A l’heure où le vieillissement est un véritable défi pour notre société, des initiatives se lancent afin d’apporter des réponses concrètes et adaptées à une demande croissante. A mi-chemin entre la retraite à la maison et la maison de retraite, le béguinage solidaire, concept découvert en Belgique et en Allemagne, est un modèle d’habitat, véritable lieu de vie basé sur l’entraide, la solidarité et la bienveillance. Plus précisément, Il s’agit d’un ensemble de maisons ou d’appartements, entre 20 et 30 (28 logements ici à Valognes) pour garder une certaine intimité, regroupés autour d’une maison commune, d’un jardin-potager et d’un atelier de bricolage ouverts sur le voisinage. Une « personne bienveillante », salariée, présente au quotidien joue un rôle central de facilitateur, relais et de soutien.

Dans le cadre d’une Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale, ce projet voit le jour notamment dans le Cotentin, à Valognes, avec le soutien enthousiaste des collectivités locales et des populations cibles.

Vous pouvez être acteur de son développement en suivant l’offre d’investissement proposé par CredoLending, marque de la société CredoFunding. En ces temps où les rendements sont faibles et les solutions de placement restent opaques sur leur destination, CredoLending donne la possibilité d’allier SENS & RENTABILITE en circuit court. Les personnes physiques et les personnes morales peuvent y contribuer.

Pour aller plus loin et investir : https://www.credofunding.fr/fr/beguinage-solidaire

Pour toute information, vous pouvez contacter Edouard Vieilfault : [email protected]

« il est donc légitime d’exprimer respectueusement son désaccord »

Message de Mgr Marc Aillet :

L’hypermédiatisation d’une parole prononcée par le Pape François sur la reconnaissance légale d’une « convivencia civil » – formule espagnole qu’il faudrait traduire plutôt par « cohabitation civile » que par « union civile » – pour les personnes de même sexe, a causé bien du trouble chez nombre de fidèles catholiques, prêtres et laïcs. Interpellé ces derniers jours sur la teneur de ce propos, il me semble opportun, comme évêque, d’apporter quelques éclaircissements.

Comme fils de l’Eglise et membre du Collège des évêques, placé sous l’autorité du Pape, il va sans dire que je renouvelle ici ma communion affective et effective au Successeur de Pierre, selon le serment de fidélité au Siège apostolique que j’ai prononcé, il y a douze ans, quand j’ai reçu la charge de l’épiscopat : « Avec une foi inébranlable, je crois tout ce qui est contenu ou transmis dans la parole de Dieu, et à tout ce qui est proposé par l’Eglise pour être cru comme divinement révélé, que ce soit par un jugement solennel ou par le magistère ordinaire et universel. J’embrasse aussi fermement et retiens pour vrai tout ce qui concerne la doctrine de la foi ou la morale et est proposé par cette même doctrine de façon définitive. Tout particulièrement avec un respect religieux de la volonté et de l’intellect, j’adhère aux doctrines énoncées par le Pontife romain ou par le Collège des évêques lorsqu’ils exercent le magistère authentique, même s’ils n’entendent pas les proclamer par un jugement définitif » (Code de Droit Canonique c. 833).

On comprendra ici qu’il y a divers degrés d’autorité de l’enseignement de l’Eglise qui entraînent différentes formes d’adhésion de la part des fidèles. Je dois adhérer dans l’obéissance de la foi à tout enseignement en matière de foi et de morale énoncé par le Pontife romain de manière solennelle, ex cathedra, c’est-à-dire lorsqu’il agit explicitement en tant que Pasteur et Docteur suprême de tous les fidèles : on dit qu’il jouit alors de l’Infaillibilité. Cette même infaillibilité réside dans le corps des évêques quand il exerce son magistère suprême en union avec le Successeur de Pierre. Les évêques jouissent encore de cette même infaillibilité, « lorsque, même dispersés à travers le monde, mais gardant entre eux et avec le successeur de Pierre le lien de la communion, ils s’accordent pour enseigner authentiquement qu’une doctrine concernant la foi et les mœurs s’impose de manière absolue » (Lumen Gentium n. 25) : c’est ce que l’on désigne sous le nom de Magistère ordinaire et universel. Les autres doctrines énoncées par le Pape et le collège des évêques, sans avoir pour autant de caractère définitif, pourvu qu’ils entendent exercer leur Magistère authentique, requièrent le respect religieux des fidèles.

Il ne s’agit pas ici d’un exercice du Magistère authentique du Pontife romain

Il convient d’abord de préciser que c’est dans le cadre d’un documentaire, au hasard d’une interview, que le Pape François a prononcé cette parole, relayée aujourd’hui par tous les médias. Or il semble s’agir d’un montage qui concentre en une seule phrase plusieurs passages séparés de l’interview. Et si le Pape a effectivement pu prononcer la parole ci-dessus, il n’a jamais légitimé pour autant le « mariage homosexuel », ni donné un statut aux familles homoparentales ; tout au plus demande-t-il aux parents de ne pas rejeter un enfant homosexuel qui a toujours besoin de sa famille.

Parce que ce propos semble prendre acte de l’évolution des mœurs et correspondre à une revendication de la société occidentale, les médias, ignorant les degrés d’autorité des interventions pontificales, rappelés dans le serment cité plus haut, croient pouvoir y discerner une révolution dans l’enseignement du Magistère. Pour autant, une telle parole n’a évidemment pas de caractère magistériel, ni dans la forme – il n’y exerce pas son Magistère authentique – ni dans le fond – et pour cause, puisque c’est en contradiction avec le Magistère ordinaire et universel. Le Pape François n’a d’ailleurs jamais prétendu imposer à l’assentiment des fidèles des propos de circonstance, ni leur donner le poids de son autorité de Successeur de Pierre, à qui le Christ a précisément confié la mission de confirmer ses frères dans la foi.

Tout en demeurant fidèle au Siège apostolique et en conservant a priori une attitude de bienveillance filiale par rapport à l’enseignement du Pape, et puisque le Magistère ordinaire et universel de l’Eglise n’est pas formellement engagé, il est donc légitime d’exprimer respectueusement son désaccord, pour autant que l’on puisse donner à l’expression « convivencia civil » le sens d’une reconnaissance des actes homosexuels.

Rigueur morale et miséricorde

Sans nul doute, le Pape a voulu exprimer ici l’attitude du Pasteur qui accueille tout homme, comme aimé de Dieu, quels que soient son histoire et ses comportements. Comme une Mère, l’Eglise exprime sa sollicitude pastorale pour tous et se refuse à juger les personnes, s’interdisant de réduire un homme ou une femme à ses actes. Pour autant, fidèle à l’enseignement du Père transmis par le Christ et le Magistère de l’Eglise, en matière de foi et de morale – « qui vous écoute, m’écoute » (Lc 10, 16), dit Jésus à ses apôtres –, elle ne peut jamais appeler bien ce qui est mal.  Elle a reçu mission de rappeler les grandes orientations de la Loi inscrite dans la nature de l’homme, par création et par grâce, non pour juger et condamner les personnes, mais pour leur indiquer un chemin de croissance vers un Bonheur qui consiste à conformer progressivement leur vie au dessein de Dieu, tel qu’il nous l’a révélé.

Comme l’écrit le Pape Saint Grégoire le Grand (+ 604), dans sa Règle Pastorale, à l’intention des évêques : « Il faudra donc veiller à ce que la tendresse montre aux siens, dans le pasteur, une mère, et la rigueur morale, un père ; il faut, avec tout le tact possible, s’arranger pour que la sévérité ne soit pas rigide, ni molle la tendresse. Comme nous l’avons dit dans les Morales, la rigueur de la règle (disciplina) et la miséricorde perdent beaucoup à être observées l’une sans l’autre (…) Le Bon Samaritain (cf. Lc 10, 33s) applique sur les blessures le mordant du vin et le réconfort de l’huile » (II, 6).

Ce que nous enseigne le Magistère ordinaire et universel de l’Eglise

       Le Catéchisme de l’Eglise Catholique (1992)

C’est pourquoi, quand le Successeur de Pierre donne à son enseignement le caractère du Magistère authentique, il ne peut pas contredire le Magistère ordinaire et universel de l’Eglise, rappelé par ses prédécesseurs de manière constante et tel qu’il est exprimé aujourd’hui dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique. Or à propos de l’homosexualité, on peut y lire : « L’homosexualité désigne les relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe. Elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. Sa genèse psychique reste largement inexpliquée. S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10), la Tradition a toujours déclaré que ” les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés ” (CDF, décl. ” Persona humana ” 8). Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas » (n. 2357).

Pour autant, le Catéchisme poursuit en s’interdisant de juger les personnes et en invitant au contraire à les accueillir avec respect et bienveillance : « Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition(n. 2358).

C’est dans ce sens que le Pape François s’était exprimé dans l’avion qui le ramenait de Rio de Janeiro, en juillet 2013 : « Si une personne est gay et cherche le Seigneur, fait preuve de bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? Le catéchisme de l’Église catholique l’explique de manière très belle ».

L’identité d’un homme ou d’une femme ne tient pas à son orientation sexuelle, mais à sa dignité d’« image de Dieu », et en ce sens toujours aimé de Dieu et infiniment respectable. Si l’Eglise ne porte pas de jugement sur les personnes – « Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas et vous ne serez pas condamnés » (Lc 6, 37) – elle n’en pose pas moins un jugement sur la qualité morale des actes, sans enfermer jamais la personne dans ses actes, confiante dans la capacité de progrès de toute personne humaine, en vertu de sa liberté fondamentale qui ne peut jamais lui être déniée, sans la réduire complètement aux tendances qu’elle n’a effectivement pas choisies.

 Note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (2003)

Dans une note de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, du 3 juin 2003, signée par le Cardinal Joseph Ratzinger et approuvée par le Pape saint Jean Paul II, on peut lire en conclusion d’un argumentaire très fouillé du point de vue biblique, théologique, anthropologique et juridique : « L’Église enseigne que le respect envers les personnes homosexuelles ne peut en aucune façon conduire à l’approbation du comportement homosexuel ou à la reconnaissance juridique des unions homosexuelles. Le bien commun exige que les lois reconnaissent, favorisent et protègent l’union matrimoniale comme base de la famille, cellule primordiale de la société. Reconnaître légalement les unions homosexuelles ou les assimiler au mariage, signifierait non seulement approuver un comportement déviant, et par conséquent en faire un modèle dans la société actuelle, mais aussi masquer des valeurs fondamentales qui appartiennent au patrimoine commun de l’humanité. L’Église ne peut pas ne pas défendre de telles valeurs pour le bien des hommes et de toute la société » (Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles, n. 11).

Exhortation apostolique post-synodale Amoris Laetitia (2015)

Fidèle à l’enseignement de l’Eglise, le Pape François écrit dans son exhortation apostolique Amoris Laetitia : « L’Église fait sienne l’attitude du Seigneur Jésus qui, dans un amour sans limite, s’est offert pour chaque personne sans exceptions. Avec les Père synodaux, j’ai pris en considération la situation des familles qui vivent l’expérience d’avoir en leur sein des personnes manifestant une tendance homosexuelle, une expérience loin d’être facile tant pour les parents que pour les enfants. C’est pourquoi, nous désirons d’abord et avant tout réaffirmer que chaque personne, indépendamment de sa tendance sexuelle, doit être respectée dans sa dignité et accueillie avec respect, avec le soin d’éviter ‘‘toute marque de discrimination injuste » et particulièrement toute forme d’agression et de violence. Il s’agit, au contraire, d’assurer un accompagnement respectueux des familles, afin que leurs membres qui manifestent une tendance homosexuelle puissent bénéficier de l’aide nécessaire pour comprendre et réaliser pleinement la volonté de Dieu dans leur vie » (n. 250). Et en citant explicitement en référence la note de la Congrégation pour la Doctrine de la foi, il précise : « Au cours des débats sur la dignité et la mission de la famille, les Pères synodaux ont fait remarquer qu’en ce qui concerne le « projet d’assimiler au mariage les unions entre personnes homosexuelles, il n’y a aucun fondement pour assimiler ou établir des analogies, même lointaines, entre les unions homosexuelles et le dessein de Dieu sur le mariage et la famille ». Il est inacceptable que « les Églises locales subissent des pressions en ce domaine et que les organismes internationaux conditionnent les aides financières aux pays pauvres à l’introduction de lois qui instituent le “mariage” entre des personnes de même sexe » (n. 251).

Le Pape est le premier gardien de la doctrine de l’Eglise

Je rappelle donc que le Pape François, dans cette interview, ne pouvait pas prétendre donner un contenu magistériel à l’opinion qu’il a ainsi émise. Il faut donc en relativiser la portée et ne pas se scandaliser que les médias s’en soient emparé, au risque de mettre de la confusion et de la division au sein du peuple chrétien et au-delà.

C’est donc pour le moins un malentendu, quand les médias croient y discerner une expression de l’autorité suprême de l’Eglise. Il est utile de rappeler, contrairement à ce que j’ai entendu d’un journaliste sur France Info, que ce n’est pas le Pape qui fait la doctrine de l’Eglise, il est seulement le premier à avoir mission de veiller sur la foi catholique reçue des apôtres. Et s’il peut se faire qu’il soit amené à proclamer ex cathedra un nouvel enseignement à proposer à la foi des fidèles, ce ne peut être que dans des conditions très précises et en cohérence avec la Parole de Dieu écrite et transmise fidèlement par le Magistère bimillénaire de l’Eglise.

Comme le Pape Benoît XVI l’exprimait de manière si lumineuse dans l’homélie qu’il prononça pour prendre possession de sa cathèdre d’évêque de Rome, à St Jean du Latran, le 9 mai 2005 : « L’autorité d’enseigner, dans l’Eglise, comporte un engagement au service de l’obéissance à la foi. Le Pape n’est pas un souverain absolu, dont la pensée et la volonté font loi. Au contraire : le ministère du Pape est la garantie de l’obéissance envers le Christ et envers Sa Parole. Il ne doit pas proclamer ses propres idées, mais se soumettre constamment, ainsi que l’Eglise, à l’obéissance envers la Parole de Dieu, face à toutes les tentatives d’adaptation et d’appauvrissement, ainsi que face à tout opportunisme (…) Ainsi son pouvoir ne se trouve pas «au-dessus», mais il est au service de la Parole de Dieu, et c’est sur lui que repose la responsabilité de faire en sorte que cette Parole continue à rester présente dans sa grandeur et à retentir dans sa pureté, de façon à ce qu’elle ne soit pas détruite par les changements incessants des modes ».

Conclusion

Ne nous laissons donc pas intimider par l’insistance et la frénésie avec lesquelles les médias ont diffusé cette parole isolée du Pape François, dont le contexte a été si légèrement traité. On aimerait qu’ils diffusent avec la même insistance d’autres paroles du même Pontife romain qui heurtent de plein fouet la mentalité du monde, par exemple quand il condamne sans concession le drame de l’avortement et dont les occurrences sont si répétitives dans son enseignement.

On voit donc, pour conclure, que dans le traitement de cette information, les médias font preuve, au mieux, d’une ignorance sur les degrés d’autorité de la parole pontificale, au pire d’un acquiescement servile aux idéologies à la mode, sans doute sous la pression de lobbies extrêmement organisés et agressifs, qui prétendent imposer à l’Eglise un changement de sa doctrine constante.
L’hypermédiatisation d’une petite phrase, faisant caisse de résonnance, ne saurait en aucun cas donner un quelconque poids d’autorité à la parole du Pape.

 

Le collège Notre-Dame de l’Aurore, près de Toulouse, a besoin de soutien

Le petit collège de confession catholique, NOTRE DAME DE L’AURORE et qui se situe à 25km de Toulouse a besoin d’un GRAND SOUTIEN dès maintenant et surtout dans le contexte actuel.

En effet, créé en 2018, Notre Dame de l’Aurore entame son année charnière et les finances restent très fragiles.

Résolument ancré dans la campagne, la vision du collège est toute missionnaire puisque son objectif premier est d’élever l’âme, nourrir les esprits et développer les talents de chaque enfant. il apporte aux élèves un environnement paisible, propice à la concentration. Mais surtout, il permet à des familles éloignées des grandes villes comme Toulouse, de pouvoir aussi bénéficier d’un projet missionnaire où élever l’âme et accompagner la croissance de toute la personne sont transmis d’un même élan.

En partenariat avec CREDOFUNDING une campagne de dons de 40 jours a été lancée.

Terres de Missions : Transmettre la foi aux nouvelles générations

Le 25 octobre, Terre de missions reçoit Denis Sureau. Ce dernier, qui préside depuis plusieurs années aux destinées de l’association Transmettre, vient de diriger la publication d’un ouvrage collectif : J’élève mon enfant avec le Christ, sur la transmission de la foi aux nouvelles générations. Puis Guillaume de Thieulloy évoque quelques lectures.

En Quête d’esprit : la place de Dieu dans une société laïcisée

Aymeric Pourbaix et ses invités Monseigneur Michel Aupetit, archevêque de Paris, Agnès Thill, député de l’Oise et Véronique Jacquier, journaliste, abordent la place de Dieu dans une société laïcisée :

Création de 13 nouveaux cardinaux

Après l’angélus qu’il présidait place Saint-Pierre ce 25 octobre, le pape a donné la liste des nouveaux cardinaux qui seront élevés à la pourpre lors du Consistoire du 28 novembre prochain :

  • Mgr Mario Grech, secrétaire général du Synode
  • Mgr Marcello Semeraro, préfet de la Congrégation pour les causes des saints
  • Mgr Antoine Kambanda, archevêque de Kigali au Rwanda
  • Mgr Wilton Gregory, archevêque de Washington aux Etats-Unis
  • Mgr Jose Fuerte Advincula, archevêque de Capiz aux Philippines
  • Mgr Celestino Aos Braco, archevêque de Santiago du Chili
  • Mgr Cornelius Sim, vicaire apostolique de Brunei
  • Mgr Augusto Paolo Lojudice, archevêque de Sienne
  • Frère Mauro Gambetti, gardien du Sacré Couvent d’Assise

Les quatre cardinaux non-électeurs sont :

  • Mgr Felipe Arizmendi Esquivel, archevêque de émérite de San Cristóbal de las Casas au Mexique
  • Mgr Silvano Tomasi, ancien observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies à Genève
  • Le p. Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale
  • Le p. Enrico Feroci, curé du Sanctuaire du Divin Amour, ancien directeur de la Caritas de Rome.

Le Carmel de Lourdes, son histoire et ses biscuits

Situé dans les Hautes-Pyrénées, le Carmel de Lourdes compte aujourd’hui une vingtaine de soeurs. Il appartient à l’Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel, réformé par Thérèse d’Avila au XVIe siècle ! La vie des soeurs est faite de moments fraternels, de prière, et de travail. Allez c’est parti, Divine Box vous raconte tout : son histoire et son artisanat !

L’Ordre du Carmel

Tout d’abord, “Carmel” vient de la montagne de Terre Sainte, le mont Carmel, réputé pour sa beauté ! Et depuis le VIIIe siècle avant Jésus-Christ, des nombreux moines ermites y ont vécu, cachés, au service de Dieu. Plus tard, au XIIe siècle, l’Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel est créé, puis réformé au XVIe siècle par sainte Thérèse d’Avila, une carmélite espagnole. C’est cet ordre réformé que nous connaissons aujourd’hui. En effet, il y a environ 15000 carmes et carmélites dans le monde entier !

Et Lourdes dans tout ça ?

Mais revenons à l’Histoire du Carmel de Lourdes. Hop, nous voilà en Corrèze au XIXe siècle. De fait, à cette époque, l’Ordre du Carmel est très dynamique, et notamment à Tulle ! Les vocations se faisant de plus en plus nombreuses dans ce Carmel, les soeurs décident de fonder le Carmel du Puy-en-Velay en 1860. Quatorze ans plus tard, en 1874 donc, rebelote ! Les soeurs du Carmel de Tulle achètent le terrain situé juste en face de la grotte de Lourdes, de l’autre côté du Gave. Après deux ans de travaux, quelques soeurs de Tulle peuvent s’y installer. Vous l’aurez compris, c’est la naissance du Carmel de Lourdes !  

Petites anecdotes surprenantes

Pour la petite anecdote, Mère Thérèse de Jésus rachète le terrain et arrive avec un groupe de soeurs le 16 juillet 1876. Les aficionados parmi vous auront fait le parallèle avec le 16 juillet 1858, date de la 18e et dernière apparition de Marie à Bernadette ! Et ce même 16 juillet, c’est la fête de Notre-Dame du Mont Carmel ! Clou du spectacle : le jardin du Carmel de Lourdes se trouve exactement à l’endroit où Bernadette a vu la Vierge ce 16 juillet, apparition qui n’était donc pas à la grotte !

Les carmélites vivent à l’écart du Monde dans le silence et la prière ©Carmel de Lourdes

Et aujourd’hui ?

Aujourd’hui, la communauté compte 26 soeurs. Cinq vivent un petit peu en dehors et assurent l’accueil, les courses etc… Tandis que les autres sont vraiment retirées du monde, dans le silence et le recueillement, alors chuuut… Entre la prière en communauté, le travail manuel individuel et les moments fraternels, leur vocation propre est de prier pour les nombreux pèlerins de passage à la grotte de Lourdes ! Bref, un style de vie qui tient en 2 mots : « simple et joyeux » !

Comme dans toute vie monastique, le travail manuel tient une place importante au Carmel. Et ça tombe bien car les sœurs ont de l’or dans les doigts ! En effet, non seulement ce sont des fées en musiques, mais elle fabriquent et vendent des produits monastiques qu’elles distribuent quasi exclusivement dans leur petit magasin. Des chocolats, cakes ou biscuits pour les gloutons, des étoles brodées et écharpes pour les frileux, des statuettes de Notre- Dame de Lourdes en porcelaine pour les plus pieux etc… Elles sont fortes ces carmélites !

Biscuits à la fleur d’oranger du Carmel de Lourdes ©Divine Box

Et pour goûter les délicieux biscuits du Carmel de Lourdes ?

Le mieux bien sûr est d’aller directement à Lourdes pour aller faire un petit coucou aux soeurs ! Voici leur adresse : Carmel de Lourdes, 17 Route de Pau, 65100 Lourdes. Vous trouverez leurs produits à l’entrée bien évidemment !

Sinon, vous pouvez acheter en ligne les biscuits du Carmel de Lourdes, ou bien cliquer ici pour en savoir plus sur le Carmel de Lourdes.

5 chemins de prière pour aller à la rencontre de Dieu

Prier, c’est entrer en relation avec Dieu. Il existe bien des façons de prier : en récitant une prière, en méditant la Parole de Dieu, en conversant librement avec le Seigneur ou tout simplement en se laissant aimer par lui. Voici 5 belles façons de rentrer dans le mystère de la présence de Dieu. Essayez-les toutes !

  • L’oraison de recueillement. Il s’agit d’une prière personnelle silencieuse qui demande de se rendre totalement présent à Dieu, en faisant taire toutes nos pensées. Nous pouvons alors accueillir la présence du Seigneur en nous. Pour sainte Thérèse d’Avila, qui développa cette pratique dans les Carmels, c’est en chaque homme que Dieu fait sa demeure. La prière devient un voyage intérieur. “Fais taire en moi ce qui n’est pas toi, ce qui n’est pas ta présence toute pure, toute solitaire, toute paisible.” disait saint Jean de la Croix.
  • La lecture sainte ou lectio divina. Cette lecture priante de la Parole de Dieu est une façon de rentrer en conversation avec le Seigneur. La prière s’appuie sur un passage de la Bible et se déroule en quatre étapes :
    • La lecture lente (lectio) dans laquelle Dieu nous parle,
    • La méditation du passage (meditatio) pour bien l’entendre,
    • La prière (oratio) pour lui répondre,
    • Et l’adoration (contemplatio) pour entrer en communion avec lui.
  • L’adoration eucharistique. Il s’agit d’un temps contemplatif devant le saint sacrement exposé sur l’autel dans un ostensoir. C’est une prière du coeur, un rendez-vous amoureux avec le Christ réellement présent dans l’hostie consacrée. Nous pouvons lui parler, le regarder ou tout simplement nous complaire en sa présence et le laisser nous aimer. Dans chaque paroisse, il existe des temps dédiés à l’adoration. Dans certaines même se déroule l’adoration perpétuelle ; le saint sacrement y est constamment exposé et les fidèles se relaient pour une adoration continuelle.
  • Le chapelet. Il existe de nombreuses prières à réciter à partir d’un chapelet. La plus connue est sans doute la belle prière du Rosaire. Elle permet de revivre les grands temps de la vie du Christ à travers vingt mystères. La répétition de la prière (le Je vous salue Marie dans le Rosaire) sur chaque grain installe un rythme, comme une respiration. La prière peut alors nous accompagner dans nos tâches – travail, marche – et sanctifier nos activités quotidiennes.
  • Les psaumes. Ces textes poétiques de l’Ancien testament sont une école de prière à eux seuls. En 150 psaumes, nous passons par toutes les émotions humaines. Ainsi quel que soit notre état d’âme, il existera un psaume pour crier notre détresse ou rendre grâce à Dieu. En exprimant nos demandes à travers ces textes, notre prière individuelle rejoint la prière des hommes à travers les âges. Comme le Christ qui reprit des paroles des psaumes pour dire sa souffrance lors de sa Passion.

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