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Et ça débat pour savoir si on peut priver un enfant de son père

Le 24 juin, Albéric Dumont, vice-président de La Manif Pour Tous était invité à débattre au sujet de la PMA sans Père et de la GPA dans l’Heure des Pros, l’émission de Pascal Praud sur CNews.

Le Rassemblement National est toujours opposé à la loi Taubira

Interrogé sur France 2 à propos de la loi de bioéthique, Nicolas Bay explique :

 

C’est arrivé un 25 juin …

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 25 juin 524 : bataille de Vézeronce, en Isère.

Défaite des Rois Francs Clodomir, Childebert Ier, Clotaire Ier et Thierry Ier, lors de la deuxième expédition menée contre les Burgondes (Bourguignons) et leurs alliés Ostrogoths. Clodomir Ier, Roi des Francs y est tué.

  • le 25 juin 841: bataille de Fontenay-en-Puisaye.

A la bataille de Fontenay-en-Puisaye, dans l’Auxerrois, les petits-fils de Charlemagne se disputent l’Empire de Charlemagne. Lothaire, héritier légitime, est vaincu par ses frères Louis le Germanique et Charles le Chauve. Il doit ensuite accepter le traité de Verdun de 843, par lequel Charles obtient la partie francophone et Louis la partie germanophone. Les territoires ainsi séparés par ce conflit sont les embryons de l’Allemagne, de la France et de l’Italie.

  • le 25 juin 1429 : Sainte Jeanne d’Arc écrit aux habitants de Tournai.

Lettre de Jeanne d’Arc aux habitants de Tournai – 25 juin 1429.

« Gentilz loiaux Franchois de la ville de Tournay, la Pucelle vous faict savoir des nouvelles de par dechà que en VIII jours elle a cachié les Anglois hors de toutez les places qu’ilz tenoient sur la rivire de Loire, par assaut ou aultrement ; où il en a eu mains mors et prinz, et lez a desconfis en bataille. Et croiés que le conte de Suffort (Suffolk), Lapoule (Pole) son frère, le sire de Tallebord (Talbot), le sire de Scallez (Scales), et messires Jehan Falscof (Falstolf) et plusieurs chevaliers et capitainez ont estéprinz, et le frère du comte de Suffort et Glasdas mors. Maintenés vous bien loiaux Franchois, je vous en pry, et vous pry et vous requiers que vous soiés tous prestz de venir au sacre du gentil roy Charles à Rains où nous serons briefment, et venésau devant de nous quand vous saurés que nous aprocherons.

   A Dieu vous commans, Dieu soit garde de vous et vous doinst sa grace que vous puissiés maintenir la bonne querelle du royaume de France. Escript à Gien le XXVe jour de juing. »

adresse: « Aux loiaux Franchois de la ville de Tournay. » (Procès, tome V, p. 125, tiré des Archives du Nord, nouvelle série, t. I, p. 520.)

  • le 25 juin 1569 : bataille de La Roche-l’Abeille.

La bataille de La Roche-l’Abeille a lieu au cours de la troisième guerre de Religion en France. Suite à l’assassinat du duc de Condé, Coligny mène les troupes protestantes et affronte le colonel général de l’armée royale, Philippe Strozzi. Les protestants bénéficient de la surprise, mais mal commandés, ils ne détruisent pas l’armée royale ; seul gain pour eux : la route du Sud et du Périgord est ouverte.

  • le 25 juin 1615 : première messe à Québec.

Comme le père récollet Denis Jamet, à Montréal la veille, le père Dolbeau célèbre une messe solennelle à Québec, suivie d’un Te Deum puis d’un feu d’artillerie. Les Récollets entreprennent la construction d’une résidence.

  • le 25 juin 1638 : première prise de possession des îles Mascareignes par la France.

Le 29 juin 1642, les Français prennent une seconde fois possession des îles Mascareignes au nom du Roi de France et la rebaptisent île Bourbon.

  • le 25 juin 1673 : mort de d’Artagnan, au siège de Maastricht.

Né vers 1611-1615 au Château de Lupiac, près d’Auch dans le pays d’Astarac (Gascogne), il sert à Paris au sein des Gardes Françaises, Corps d’élite chargé de la protection du Roi. Affecté à la Compagnie de Mousquetaires des Essarts près de Fontainebleau par Mr. de Tréville, il participe aux combats de la Guerre de Trente-Ans à Arras, Bapaume, Collioure et Perpignan. En 1660, il escorte Louis XIV à St-Jean-de-Luz lors de pour son mariage avec l’Infante d’Espagne Marie-Thérèse. Charles de Batz, sieur d’Artagnan, capitaine, lieutenant de la 1re Compagnie des mousquetaires du Roi, est tué au siège de Maastricht, lors de la Guerre de Hollande. Le mousquetaire, est gouverneur de Lille, poste qu’il n’apprécie guère, quand le Roi Louis XIV l’appelle pour la guerre de Hollande. Il rejoint le siège de Maastricht en 1673 et y trouve la mort, tué par une balle de mousquet qu’il reçoit dans la gorge. Louis XIV déclare alors :

«J’ai perdu d’Artagnan en qui j’avais la plus grande confiance et m’était bon à tout. » (voir la chronique du 15 avril)

  • le 25 juin 1786 : voyage Louis XVI en Normandie.

Le Roi visite l’emplacement du fort de Querqueville et le fort d’Artois. Il demande à ce qu’un navire, destiné à être brûlé pour le spectacle, soit vendu et que la recette soit redistribuée aux nécessiteux.

  • le 25 juin 1791 : le Roi Louis XVI est ramené au palais des Tuileries, placé sous la «surveillance du peuple».

Le peuple est tenu et contrôlé par· « l’armée » qui impose le silence aux spectateurs. Le cortège royal entre à Paris, dans un silence funèbre sur ordre de la Garde nationale. Le Roi est provisoirement suspendu de ses pouvoirs.

  • le 25 juin 1795 : Charette reprend la guerre pensant avoir été dupé à la Jaunaye.

Des deux cotés on ne cherche pas vraiment à améliorer la situation, la Convention souhaite en finir avec la Vendée et arrêter tous les chefs et les Vendéens cherchent un prétexte pour pouvoir reprendre les hostilités. Charette a reçu un courrier du comte d’Artois lui disant son admiration et son souhait de pouvoir le rejoindre pour partager ses périls et sa gloire.

La dénonciation du traité de La Jaunaye est officiellement due à l’arrestation de deux officiers de Charette les 19 et le 20 juin ainsi qu’au non versement des indemnités promises. Seule 200.000 livres ont été versées sur les 2 millions promis. Certains historiens parlent également d’une clause secrète concernant la remise du jeune Roi Louis XVII.

Charrette reprend le combat poussé à la fois par l’annonce du débarquement du comte d’Artois par celle de la mort de Louis XVII. Idem pour Stofflet en janvier, qui le fait à regret et sur ordre des princes. Mais la Vendée ayant la liberté religieuse ne les suit pas. Stofflet est fusillé en février 1796, et Charette en mars. Le génocide a fait en Vendée 117 000 morts sur 815 000 habitants, 10 000 maisons détruites sur 50 000. Il faut attendre Louis-Philippe pour que se mette en œuvre une nouvelle version de l’histoire, qui deviendra la version officielle jusqu’à notre époque. Avec la disparition des témoins, il est plus facile de persuader les Français de la justesse de la cause républicaine. Mais comme on est incapable d’expliquer le crime, on préfère le nier et le banaliser. Le mémoricide d’aujourd’hui vient achever le génocide.

  • le 25 juin 1804 : exécution de Georges Cadoudal.

Georges Cadoudal, le chef de chouannerie, refuse la grâce de Napoléon ; il est guillotiné place de Grève à Paris, après avoir prononcé la devise des insurgés vendéens : “Mourons pour notre Dieu et notre Roi”.

Fils de Louis Cadoudal et de Jeanne Le Bayon, Georges née le jour de l’an 1771 à Kerléano, petit village près d’Auray. Ce fils de meunier pense un moment entrer au séminaire, il fait ses études au Collège de Vannes. Lorsqu’en 1793, Danton et la Convention décrètent la levée en masse, Cadoudal refuse de se soumettre et participe à l’embrasement de la Bretagne royaliste. Il décide alors de rejoindre la Grande Armée Catholique et Royale de Vendée et se place sous les ordres de Stofflet.

En 1795, Cadoudal prend le commandement des chouans du Morbihan. Devenant commandant de la Division d’Auray, le Morbihan en compte onze, Cadoudal mène de nombreuses actions qui paralysent les Bleus dans tout l’Ouest du Morbihan. Toute cette partie du département est sous son contrôle. Cadoudal rejette le cessez-le-feu conclu La Mabilais et continue seul le combat.

Furieux et impuissant face à l’échec du débarquement de Quiberon, Cadoudal se replie avec ses hommes il reprend tout de même Sarzeau à la fin1795 et Locminé en avril 1796. Hoche le force à accepter la paix. Nommé Commandant de l’Armée Catholique et Royale du Morbihan par le Comte de Provence, le futur Louis XVIII, Georges Cadoudal reprend le combat le 4 septembre 1797.

En février 1799, Cadoudal est invité à Paris par le Premier Consul Bonaparte à signer une paix définitive. L’entrevue est un échec et la guerre reprend. Cadoudal participe à l’attentat de la rue Saint-Nicaise, dit de la Machine infernale. Si Bonaparte en sort sain et sauf, la bombe fait vingt-deux tués. Réfugié en Angleterre, il revient à Paris pour enlever le Premier Consul avec trois autres hommes : Joyaut, Burbant et Gaillard. C’est au cours de cette action qu’il est capturé.et jugé avec dix autres de ses amis. Le 25 juin 1804, il monte à l’échafaud. Voir les chroniques du 1 janvier et du 21 juin.

  • le 25 juin 1883 : début de l’expédition de Charles de Foucauld au Maroc.

Charles de Foucauld commence son l’expédition au Maroc. Ce jeune militaire français né en 1858, décide de démissionner de l’armée pour parcourir le territoire marocain en se faisant passer pour un juif. Il prépare minutieusement son périple depuis la Tunisie où il a retrouvé un camarade de Saint Cyr et de Saumur, Maurice Crété, démissionnaire de l’armée d’Afrique, qui s’est installé en Tunisie pour développer le pays. Ce pionnier moderne lui donne une mule que Charles de Foucauld utilise pour son périple.

« La situation au Maroc était dangereuse pour un chrétien ; effectuer seul une telle expédition sans moyens puissants… relevait du domaine de l’impossible, même si le sultan en donnait l’autorisation, ce qui était hautement improbable et n’aurait d’ailleurs pas servi à grand-chose. »

Tunisie, pour mémoire… de Yves Pagès (Editions Marmelades, pages 97)

Il finit le tour du pays le 23 mai 1884, et publie un livre en 1888, “Reconnaissance au Maroc”, dont les croquis topographiques serviront pour la pacification future du pays. Au contact du désert, il prend conscience du vide spirituel de sa vie. Il meurt assassiné en Algérie en 1916 devant son ermitage, il est béatifié en 2005.

  • le 25 juin 1928 : le président du Conseil Poincaré dévalue le Franc de 80% (abandon du franc germinal).
  • le 25 juin 1992 : Jean-Paul II approuve officiellement un nouveau catéchisme catholique.
  • le 25 juin 1982 : Jean-Loup Chrétien est le premier spationaute français sélectionné pour aller dans l’espace.

Il rejoint un programme spatial soviétique.

Les 32 bienheureuses d’Orange sont sur la route de la Canonisation

Dimanche 23 juin, est arrivée l’icône écrite par Melle Froment, en l’honneur des bienheureuses martyres d’Orange. Les 32 Bienheureuses sont sur la route de la canonisation. L’icône qui représente un travail de deux années, a été offerte par les membres et amis de l’Évangile de la Vie et des personnes venant prier à la chapelle du Saint Sacrement à Bollène.

L’icône peut être vénérée dans la chapelle du Saint-Sacrement à Bollène, où vécurent 13 des 32 martyres. Le 9 juillet elle sera présente au terme du pèlerinage de Bollène vers Gabet, à la messe au jour de la fête liturgique, présidée par l’archevêque, Monseigneur Cattenoz.

Le secrétariat de la Canonisation vous propose d’acquérir une carte postale unique au monde, en 50 exemplaires. Pas davantage. Une carte postale de l’icône, numérotée de 1 à 50 (réservation par ordre des demandes). La carte sera disponible dès la semaine prochaine. Pour la réserver dès aujourd’hui :  Envoyer votre demande à AD-Canonisation martyres Orange 32 Cours de la République 84500 Bollène AVEC un versement de 100€ la carte.

Vivre la neuvaine du 1er au 9 ; nous rejoindre pour la journée du 9 juillet : https://www.canonisation-32-martyres-orange.fr/

En 2013, l’État aurait laissé partir sciemment des terroristes pour renverser Assad

Brahim Nejara, 33 ans, est condamné à mort à Bagdad pour sa participation au groupe terroriste Daech. Sa famille raconte :

«  Nous avons tout fait pour l’empêcher de quitter la France. Dès les premières rumeurs de sa volonté de partir en Syrie en 2012, on a tout fait pour le dissuader. Son frère aîné l’a rossé et l’a même dénoncé à la police. Personne ne nous a aidés. L’État l’a laissé partir sciemment  ».

Certains observateurs assurent que le ministère des Affaires étrangères dirigé par Laurent Fabius ne voyait pas forcément d’un mauvais œil l’aide étrangère pour faire tomber le régime syrien.

«  Bien sûr, personne ne l’a forcé à quitter Meyzieu, il était volontaire. Mais sa photo avec le portable à l’oreille qui circule partout a été prise ici par des policiers français, il était donc filoché. Pourquoi ne pas l’avoir empêché de franchir les frontières  ?  »

Edwige Diaz : la stratégie du RN aux municipales

Edwige Diaz, vice-présidente du groupe RN en Nouvelle Aquitaine, explique la stratégie du parti de Marine Le Pen aux municipales

L’étendard de la statue de Jeanne d’Arc n’a pas été vandalisé mais est en réparation

Nous annoncions ce matin que l’étendard de sainte Jeanne d’Arc avait été brisé. Il est en réparation car il s’est “fissuré” sous l’effet du vent, selon le maire du Ier arrondissement et de la Direction Régionale des affaires culturelles d’Ile-de-France.

Le procureur Molins : consacrer le droit à la vie comme valeur suprême aurait pour effet de remettre en cause les lois Leonetti ou relatives à l’IVG

Bel aveu criminel à propos de Vincent Lambert :

Sûr d’obtenir la mise à mort de Vincent Lambert, son neveu se lâche et insulte les parents de Vincent

Interview complètement indécente mais il n’y a aucun média pour s’en offusquer :

Le procureur général François Molins va demander une cassation à effet immédiat, c’est-à-dire que l’arrêt des traitements intervienne rapidement, est-ce que cela va dans le bon sens pour vous ?

Cela va dans le bon sens. C’est un arrêt de l’assemblée plénière, cela veut dire qu’il y a énormément de juges, une quinzaine et vous ne tomberez pas sur huit juges fanatiques comme les parents de Vincent. Il y en a eu deux à la cour d’appel de Paris, là il n’y en aura pas huit. Il faut savoir que les juges de la cour d’appel de Paris devaient s’appuyer sur un fondement constitutionnel pour leur décision. Depuis la loi Veil de 1975 sur l’interruption volontaire de grossesse, les pro-vie demandent systématiquement à ce qu’il y ait un droit à la vie dans la Constitution. Le Conseil constitutionnel a toujours dit qu’il n’y avait pas de droit à la vie dans la Constitution, mais là, la cour d’appel de Paris dit qu’il y a un droit à la vie. Les magistrats ont donné aux pro-vie quelque chose qu’ils demandent depuis 40 ans. Si vous faîtes du droit, vous le cassez parce que c’est totalement délirant (…)

Pensez-vous que les parents de Vincent Lambert prennent du plaisir à aller de tribunaux en tribunaux ?

Oui, clairement. La réaction de la mère de Vincent n’était pas très différente de celle de ses avocats. Elle exultait. C’est quand même la réaction de gens qui ne se posent jamais de questions.

Et sur une radio vers 18h00, François Lambert estimait qu’il suffirait d’aller à la dernière page de l’arrêt vendredi et qu’à 17h01, ils pourraient arrêter les soins…

Vendredi, en pleine canicule, la Cour de cassation condamnera-t-elle Vincent Lambert à mourir de soif ?

La Cour de cassation, qui a examiné lundi la décision de la cour d’appel de Paris ayant ordonné le 20 mai la reprise de l’alimentation et de l’hydratation de Vincent Lambert, rendra sa décision à 17H00 vendredi. Le procureur général François Molins a préconisé à l’audience de casser cette décision, et ce “sans renvoi” devant une autre juridiction. Si la Cour suit son avis, cela rendra possible un nouvel arrêt de l’hydratation et de l’alimentation du patient par ses médecins du CHU de Reims, qui refusent de le déplacer dans un service spécialisé pour handicapés pauci-relationnels.

A l’heure où toutes les chaînes d’information nous bassinent avec la nécessité de s’hydrater (et oui l’été est arrivé !), il serait absolument abominable que Vincent Lambert soit condamné à mourir de soif, en pleine canicule !

Les mêmes chaînes, comme France Info, font la part belle à François Lambert qui, tout au long de l’affaire, n’a cessé de bénéficier d’une vaste complaisance médiatique.

Or le fait d’être le demi-neveu de Vincent ne lui confère en l’occurrence strictement aucune responsabilité familiale, ni autorité, ni légitimité. À ses habituels propos fielleux contre le père et la mère de Vincent, il a ce matin ajouté l’expression de ses convictions anti-homophobes et aussi anti peine de mort. Comprenne qui pourra ! Propos totalement hors sujet mais France Info a pourtant retransmis ce galimatias d’incohérence. Le seul fait de vouloir la mise à mort atroce de Vincent Lambert confèrerait-il donc à cet individu en mal de se faire valoir cette étonnante ouverture médiatique ?

Erdogan a bu une sacrée tasse dans le Bosphore

Selon Bernard Antony :

Son parti islamiste pan-ottoman, l’AKP, a en effet ce dimanche bien plus perdu l’élection municipale à Istanbul que lors du précédent scrutin, annulé. Cette fois, la liste de l’opposant Ekrem Imamoglu (Parti Républicain du peuple – CHP) obtenant 54 % des suffrages a ainsi devancé de 750 000 voix celle de l’ancien premier ministre d’Erdogan, Binali Yildirim. Bien mieux que le précédent différentiel de 14 000 voix !

La bataille municipale était d’importance stratégique pour les deux partis et Erdogan, longtemps maire d’Istanbul (ville de quinze millions d’habitants !), ne l’avait pas dissimulé. Cette défaite s’ajoute à celle de la perte d’Ankara, la capitale du pays et de plusieurs villes lors du scrutin général. 

En fait, c’est désormais une vaste portion du pays compte tenu de l’importance des populations kurdes et des populations alévies (branche de l’islam à la confluence du sunnisme et du chiisme) qui, malgré le resserrement dictatorial, s’affirme hors du carcan erdoganien.

Deux photos lors de leurs votes symbolisent bien cette heureuse rupture :

  • Celle d’Erdogan, et de son épouse sous tchador, l’un et l’autre l’air grave, sans doute sans illusions sur les résultats.
  • Celle d’Imamoglu, l’air joyeux accompagné de son épouse très souriante avec sa blonde et libre chevelure.

Certes, la Turquie est de population quasi intégralement musulmane après le génocide des Arméniens et autres chrétiens des années 1915-1918. Mais, d’une part, Erdogan n’a pas pu éliminer toutes les couches fidèles au kémalisme (dit laïque) ; de l’autre, s’est développé un émouvant phénomène mémoriel chez nombre de Turcs, femmes ou hommes, celui de la découverte plus ou moins récente qu’ils sont des descendants d’aïeules chrétiennes enlevées et islamisées de force par des hommes polygames voire possesseurs de harems.

Ainsi, m’a-t-on dit, surgirait chez plusieurs une aspiration à découvrir la religion de leurs aïeules chrétiennes, arméniennes, grecques, assyro-chaldéennes ou autres… 

Somme toute, un christianisme renaissant par une sorte de début de culte des ancêtres…

Acheter un enfant avec une cagnotte en ligne c’est entre 50 000€ et 180 000€

Deux hommes homosexuels avaient lancé une collecte de fonds de 80.000 euros pour financer une gestation pour autrui (GPA) à réaliser au Canada. Leetchi était l’organisateur de cette cagnotte. Suite au signalement sur les réseaux sociaux, cette cagnotte a été rendue inaccessible. De même pour une autre cagnotte déposée sur le site Gofundme. Deux autres sont en cours de vérification Leetchi.

Evidemment, au moment où le gouvernement annonce l’arrivée du projet de loi sur l’extension de la PMA, ces appels de fond pour la GPA n’arrivent pas fortuitement. Le lobby LGBT prépare le coup d’après, à savoir la légalisation du commerce des enfants, de la location d’utérus et de la privation de mère pour des enfants. Tout ceci au nom de l’égalité…

A propos de la PMA, le gouvernement estime que les enfants privés de père peuvent trouver un modèle paternel par ailleurs. En fait, ce sont les deux femmes qui devraient pouvoir trouver un modèle d’enfant par ailleurs, sans aller jusqu’à faire fabriquer en éprouvette des enfants qui ne connaîtront jamais de père.

Cinéma : Le Visiteur diffusé ce soir sur internet

Un film de 1973 sur la messe selon la forme extraordinaire sera diffusée ce soir sur la nouvelle chaîne de Forum France :

À la fin du 20ème siècle, peu avant le 5ème concile, une petite communauté de moines Irlandais attire l’attention du Vatican par ses pratiques « obsolètes et intégristes », en particulier la célébration de la Messe de toujours, qui drainent cependant des milliers de fidèles. Le jeune prêtre Kinsella, est chargé de mettre fin à ce scandale. Mal accueilli par les habitants de l’ile, il est en revanche invité par le Père Abbé à partager la vie de la Communauté. Chacun des deux hommes défend son point de vue, mais laisse place à une profonde amitié…

Ce rare film, à notre connaissance jamais diffusé en France, est une anticipation prophétique des dérives qui affligent la catholicité d’aujourd’hui. Sans aucune concession à la banalisation médiatique de ces thématiques, il donne un portrait impitoyable de l’inconsistance de la réforme liturgique, comme de l’égarement doctrinal. Mais il ne se limite pas à dénoncer le mal. Il fait également une plaidoirie efficace et réfléchi sur la nécessité et les bienfaits du retour à la Tradition et à la Messe de toujours.

Virginie Calmel sera restée 3 mois chez Barnes

L’ex-première adjointe LR du maire de Bordeaux Alain Juppé et ex-numéro 2 des Républicains, Virginie Calmels, vient de claquer la porte du groupe Barnes qu’elle avait rejoint en mars. Elle occupait les fonctions de présidente de Barnes France, CEO de Barnes International et CEO de Barnes Hospitality.

Ce départ soudain serait la conséquence de désaccords sur la gouvernance avec les actionnaires du groupe immobilier. Ce départ intervient à un moment délicat pour le groupe Barnes qui est sous le coup d’une enquête du fisc. Les enquêteurs soupçonnent le groupe d’optimisation fiscale, en remontant une partie du chiffre d’affaires réalisé en France au sein de la société luxembourgeoise, qui bénéficie d’une fiscalité plus avantageuse. La procédure d’enquête pour fraude fiscale en est toutefois à ses débuts.

Virginie Calmels a tenu à préciser lundi par voie de communiqué qu’elle n’est

“nullement concernée à titre personnel par cette série de perquisitions, l’enquête judiciaire en cours visant principalement les actionnaires [de Barnes] pour des faits présumés qui sont antérieurs à [s]on arrivée dans le groupe.

Le projet de loi sur la bioéthique

Tout le monde en parle mais personne ne publie le texte. C’est fait avec Le Salon beige. Voici le projet de loi bioéthique ainsi que l’exposé des motifs du gouvernement :

Voici ce que dit l’article 20 sur l’avortement :

L’article 20 pose l’encadrement des pratiques de réductions embryonnaires (interruption du développement d’un ou plusieurs embryons ou fœtus en cas de grossesse multiple), qui n’entrent pas dans le cadre légal de l’interruption de grossesse pour raison médicale et ne répondent pas non plus au cadre de l’interruption volontaire de grossesse réalisée avant la 14ème semaine d’aménorrhée. L’article supprime également la proposition systématique d’un délai de réflexion en cas d’interruption de grossesse pour raison médicale.

Etat des connaissances sur la charpente et les bois utilisés à Notre-Dame au XIIIe siècle

Intéressant article de Frédéric Épaud, spécialiste des charpentes médiévales, qui fait le point sur les contre-vérités qui ont circulé. Extrait :

[…] Les bois utilisés dans les charpentes médiévales ne furent jamais séchés pendant des années avant d’être utilisés, mais taillés verts et mis en place peu après leur abattage. Il s’agissait de chênes provenant des forêts les plus proches appartenant vraisemblablement à l’évêché. Chaque poutre est un chêne équarri (tronc taillé en section rectangulaire) à la hache en conservant le cœur du bois au centre de la pièce. La scie n’était pas utilisée au XIIIe siècle pour la taille des poutres. Les chênes abattus correspondaient précisément aux sections recherchées par les charpentiers et leur équarrissage se faisait a minima au plus près de la surface du tronc avec peu de perte de bois. Les bois ainsi taillés étaient indéformables, contrairement aux bois sciés. Les courbures naturelles du tronc étaient donc conservées à la taille ce qui n’était en rien un handicap pour les charpentiers du XIIIe siècle.

On estime que la construction de la charpente gothique de la nef, du chœur et du transept de Notre-Dame a consommé autour de 1 000 chênes. Environ 97 % d’entre eux étaient taillés dans des fûts d’arbres de 25-30 centimètres de diamètre et de 12 mètres de long maximum. Le reste, soit 3 % seulement, correspondait à des fûts de 50 centimètres de diamètre et de 15 mètres maximum pour les pièces maîtresses (entraits). Ces proportions sont similaires à celles mesurées dans les charpentes du XIIIe siècle des cathédrales de Lisieux, Rouen, Bourges, Bayeux. Outre leur faible diamètre, la majorité de ces chênes étaient jeunes, âgés en moyenne de 60 ans avec des croissances rapides d’après les études dendrochronologiques menées sur la plupart des charpentes du XIIIe siècle du Bassin parisien. On est donc bien loin de l’image d’Épinal des énormes chênes au tronc épais et vieux de plusieurs siècles.

Mali et Burkina Faso : l’affirmation d’un islamisme radical est d’abord le paravent d’intérêts économiques ou politiques à base ethnique

De Bernard Lugan :

Dans le sud du Mali, dans le nord et dans l’est du Burkina Faso, les massacres se multiplient depuis plusieurs semaines. Vouloir les expliquer par le jihadisme contemporain est une vue de l’esprit car leur arrière-plan est à la fois ethno-historique et inscrit dans la longue durée.

Nous sommes en réalité en présence de la résurgence de conflits datant de la fin du XVIIIe et de la première moitié du XIXe siècle. La région fut alors dévastée et conquise par des éleveurs peul dont l’impérialisme s’abritait derrière le paravent religieux. Il y eut alors trois jihad peul. Celui d’Ousmane dan Fodio débuta en 1804 et il dévasta le pays Haoussa ; celui de Seku Ahmadou ravagea le Macina à partir de 1818. Quant à celui d’El-Hadj Omar, il s’étendit à toute la région de la boucle du Niger ainsi qu’au Macina à partir de 1852. Partout les sédentaires furent razziés pour être réduits en esclavage. Au Mali, les principales victimes furent les Bambara et les Dogon. Au Burkina Faso, dans le Gourma, la constitution de l’émirat peul du Liptako se fit par l’ethnocide des Gourmantché et des Kurumba (le numéro de juillet 2019 de l’Afrique Réelle contiendra un dossier consacré à la question du Gourma-Liptako et à la région dite des « Trois frontières »

Les actuels affrontements, notamment ceux opposant Peul et Dogon, tirent directement leur origine de ces épisodes ignorés ou lointains pour les Européens, mais totalement présents dans la mémoire locale.

A partir de 1893, la colonisation établit la paix et les Dogon redescendirent peu à peu des falaises dans lesquelles ils s’étaient réfugiés pour se réinstaller dans la plaine occupée par les Peul. Or, depuis deux ou trois décennies, en raison, de l’essor démographique et de la péjoration climatique, la cohabitation entre les deux peuples est de plus en plus difficile. D’où de très nombreux affrontements avec constitution de milices ethniques d’auto-défense. Avec opportunisme, les jihadistes ont infiltré les milices peul. Résultat, les Dogon pensent revivre le retour du jihad qui, au XIXe siècle les chassa de leur terre.

Dans les immensités sahéliennes, domaine du temps long, l’affirmation d’un islamisme radical est d’abord le paravent d’intérêts économiques ou politiques à base ethnique. Mais, pour le comprendre, encore faut-il connaître l’ethno-histoire régionale. C’est pourquoi j’ai écrit « Les Guerres du Sahel des origines à nos jours », un livre spécialement consacré à cette question.

Les élus LR ne veulent pas prendre la mesure de l’irritation des Français suite à leur penchant à faire le contraire de ce qu’ils disent

Lu sur Causeur :

Depuis le score déplorable (8,5 %) de la liste de François-Xavier Bellamy aux élections européennes, la droite ne cesse de se diviser, d’envisager de se recomposer, de vouloir se refonder. Ce genre de contorsions ne date pas d’aujourd’hui. A chaque revers électoral, ce sont les mêmes déclarations, les mêmes résolutions, le même manque d’imagination. Gérard Larcher, Bruno Retailleau, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Christian Estrosi, Éric Ciotti, chacun y va de son explication, de sa suggestion, de sa solution. De sa grandeur d’âme aussi : « Nous avons tous notre part de responsabilité ». Ils ne déçoivent même plus. Ils ennuient. Il y a certes le feu à la maison LR, et les élections municipales ont lieu dans un an. Sauver pour les uns leur mandat local, pour d’autres leur mandat de sénateur, et, avec ces mandats, les présidences et les vice-présidences qui s’ensuivent, voilà l’enjeu ! Voilà la raison de l’affolement, des démissions, des ralliements, des abandons, des trahisons.

Que faisiez-vous aux temps chauds ? « Nous avons négligé depuis trop longtemps la réflexion », disent les uns. « Nous n’avons pas su être à l’écoute des Français », disent les autres. Bruno Retailleau, le Président du groupe LR au Sénat, quant à lui, répond à Elisabeth Lévy dans les pages de Causeur : « Emmanuel Macron est parvenu à installer un duel entre la République en marche et le Rassemblement national ». Ah ! Et ce, sans l’aide d’une droite qui, au fil des années, a tout abandonné au Front puis au Rassemblement national ? Ce n’est pas, à ses yeux, la seule explication du score historiquement bas de la liste tirée par Bellamy. « Nous n’avons pas tiré les leçons de nos échecs », ajoute-t-il. En réalité nos politiques ne veulent pas prendre la mesure de l’irritation des Français devant leur détestable penchant à faire dans leur dos le contraire de ce qu’ils disent, à les empêcher de se mêler de ce qui les regarde.

Allemagne : Vers une alliance politique entre la CDU et l’AfD ?

Plusieurs responsables du parti d’Angela Merkel commencent à évoquer une alliance au niveau national entre la CDU et l’AFD.

Le vice-président de l’AfD, Georg Pazderski, s’est félicité :

« le front contre mon mouvement commence à s’effriter. En particulier, la base de la CDU, qui a été massivement déçue par ses propres dirigeants, ne peut pas s’entendre dire que le parti devrait être plus proche de la gauche que de l’AfD ».

Paul Ziemiak, secrétaire général de la CDU, a tenté de clore le débat :

« Pour que ce soit clair pour tout le monde : la CDU rejette strictement toute coalition ou coopération avec l’AfD ! ».

Mais le mouvement de la chancelière est sous pression : après une victoire décevante aux législatives de 2017, le parti continue de s’effriter dans les sondages. Et la rentrée s’annonce très compliquée avec des élections régionales à partir de septembre dans le Brandebourg, en Thuringe et en Saxe, tous des bastions de l’AfD dans l’ex-RDA, qui pourrait même y devenir la première force politique.

Patrick Buisson: “Les Républicains sont sortis de l’Histoire”

Patrick Buisson était l’invité de BFMTV dimanche. Extraits :

 

La loi de combat d’Agnès Buzyn contre le droit de l’enfant d’avoir un père

Le ministre de la Santé Agnès Buzyn a été interrogée dans le JDD sur la prochaine loi de bioéthique :

En ouvrant la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, ne redoutez-vous pas de réveiller les fractures du mariage pour tous?

J’entends les oppositions et je les respecte. Je prône une vision ouverte et plurielle de la famille. L’ouverture de la PMA à toutes les femmes ne trahit aucune valeur éthique fondamentale. Elle ouvre un nouveau droit sans rien retirer à personne. Ce n’est pas une loi de combat mais un texte élaboré après une large consultation. De nombreuses études scientifiques montrent que les enfants élevés par des couples homoparentaux sont aussi heureux que les autres ; ils peuvent trouver un modèle paternel par ailleurs. La société est prête.

Des enfants seront ainsi privés de père mais pour Agnès Buzyn c’est certainement négligeable… Et la large consultation des Etats Généraux de la Bioéthique a montré que les Français étaient massivement hostiles à cette mesure.

L’autorisation de la PMA implique de reconnaître l’existence de deux mères. Comment allez-vous faire cette révolution de la filiation?

À l’heure actuelle, la filiation repose sur la vraisemblance biologique de la paternité. Dans un couple de femmes, ça n’existe pas. La réalité des faits s’impose : l’enfant est né grâce au don d’un tiers. Il faut établir une filiation qui a la même portée et les mêmes effets que la filiation biologique ou adoptive sans bouleverser le droit de la filiation actuel. Elle reposerait sur une reconnaissance de filiation avant la naissance du bébé. Deux modalités ont été soumises pour analyse au Conseil d’État : la création d’un système spécifique pour les couples de femmes ou celle d’un nouveau type de filiation qui concernera aussi les couples hétérosexuels qui ont recours à un don.

Quelle hypothèse a votre faveur?

Aujourd’hui, de nombreux enfants ne savent pas qu’ils sont nés grâce à un donneur. Ce n’est inscrit nulle part, c’est un secret de famille. Inscrire cette vérité de la filiation uniquement pour les uns et pas pour les autres, en fonction de l’orientation sexuelle des parents, créerait des inégalités. Je suis donc favorable à l’idée de lever le voile sur l’origine de la filiation pour tous. C’est cohérent avec notre volonté d’ouvrir l’accès aux origines aux enfants nés d’un don.

Vous allez donc lever l’anonymat des dons de sperme et d’ovocyte?

L’anonymat au moment du don sera préservé, mais il s’agit ensuite de permettre à l’enfant d’avoir accès à son histoire et à l’identité de son donneur quand il aura atteint ses 18 ans. Ce n’est pas le boom des tests génétiques aux États-Unis – ils permettent désormais à tout enfant né d’un don de retrouver son donneur – qui nous incite à cette réforme. Chez nous, ces tests sont interdits. En France, on ne choisit pas non plus un donneur sur catalogue. Des études montrent que, pour se construire, une personne peut avoir besoin de tisser les fils de sa propre histoire. Pour ça, toute personne doit pouvoir avoir accès à ses origines si elle le souhaite. ça peut être un accès à des informations non identifiantes sur le donneur voire à son identité si le donneur y a consenti soit au moment du don, soit au moment où l’adulte en fait la demande. Les modalités de cet accès aux origines sont étudiées par le Conseil d’État. Dans tous les cas, les personnes faisant cette démarche seront accompagnées.

Ne redoutez-vous pas une chute des dons de sperme alors qu’ils sont tout juste suffisants?

Dans les pays qui ont généralisé cet accès aux origines, les dons ont diminué avant de remonter parce que ce ne sont pas les mêmes personnes qui donnent. Les jeunes qui demanderont à connaître l’identité de leur donneur ne prendront pas ce dernier pour un parent. Être parent, ce n’est pas des gamètes mais de l’amour.

Dans l’instruction Dignitas personae de 2008, la Congrégation pour la doctrine de la foi rappelle surtout qu’un enfant, ce n’est pas un animal de laboratoire :

la réalité de l’être humain, tout au long de son existence, avant et après sa naissance, ne permet d’affirmer ni un changement de nature ni une gradation de la valeur morale, car il possède une pleine qualification anthropologique et éthique. L’embryon humain a donc, dès le commencement, la dignité propre à la personne. Le respect d’une telle dignité est requis pour chaque être humain, car en lui sont inscrites de manière indélébile cette dignité propre et la valeur qui est la sienne. D’autre part, le mariage et la famille constituent le contexte authentique où la vie humaine trouve son origine. En son sein, la vie provient d’un acte qui exprime l’amour réciproque entre l’homme et la femme. Une procréation réellement responsable vis-à-vis de l’enfant qui va naître « doit être le fruit du mariage ».

Par ailleurs, il n’est pas juste de dissocier amour et procréation :

L’Eglise considère aussi comme inacceptable au plan éthique la dissociation de la procréation du contexte intégralement personnel de l’acte conjugal : la procréation humaine est un acte personnel du couple homme-femme qui n’admet aucune forme de délégation substitutive. L’acceptation tranquille du taux très élevé d’avortement que comportent les techniques de fécondation in vitro démontre de manière éloquente que la substitution de l’acte conjugal par une procédure technique – outre sa non-conformité au respect dû à la procréation, laquelle n’est pas réductible à la seule dimension de reproduction – contribue à affaiblir la conscience du respect dû à tout être humain. La reconnaissance de ce respect est au contraire favorisée par l’intimité des époux, animée par l’amour conjugal.

La PMA pour toutes sera-t-elle remboursée?

Comme pour les couples hétérosexuels, ça va de soi. Donner un droit sans le rendre accessible, c’est le condamner à être formel et non réel. En revanche, nous ne toucherons pas à la limitation d’âge pour le remboursement [43 ans]. Car plus on repousse cette limite, plus les femmes risquent de remettre à plus tard leur projet de maternité, ce qui n’est pas sans danger pour elles et leurs bébés.

Pour lutter contre l’horloge biologique, allez-vous autoriser la congélation des ovocytes, comme en Espagne ou en Belgique?

Nous allons le faire, de façon très encadrée pour éviter une baisse de la natalité due notamment à l’allongement des études. La conservation des ovocytes pourrait être ouverte à partir de 30 ou 32 ans.

Ces ovocytes viendront rejoindre les embryons congelés dans les laboratoires…

C’est une décision féministe?

C’est un droit supplémentaire pour les femmes. Mais je ne veux surtout pas que ce soit un moyen de pression exercé sur elles par des employeurs pour les contraindre à retarder leur projet de maternité.

Je crois qu’il faut comprendre exactement l’inverse…

Certains députés de la majorité plaident pour permettre la PMA post-mortem. Y êtes-vous favorable?

Le projet de loi soumis au Conseil d’État ne comprend pas de disposition en ce sens. Ça correspond à des cas très rares mais très douloureux. C’est en effet une demande de certains parlementaires. Ça mérite débat, car le projet parental d’une femme célibataire ne peut pas se comparer au projet d’un couple frappé par le deuil.

Allez-vous autoriser la recherche d’anomalies chromosomiques chez l’embryon, comme cela est fait dans de nombreux pays?

Ma première réserve est technique : les connaissances sont insuffisantes à ce stade pour faire bouger la loi. Mais il y a aussi une question de fond. Cette question interroge sur la société que nous souhaitons : jusqu’à quel point voulons-nous garantir la normalité d’un enfant ? La France n’est pas en retard dans ce domaine, comme on le dit parfois ; elle est soucieuse d’éthique et protectrice des personnes.

On appelle cela l’eugénisme et c’est déjà pratiqué en France, où 96% des enfants à naître détectés avec une trisomie sont exterminés.

Emmanuel Macron encourage les gilets jaunes et La Manif Pour Tous

Le 21 juin, depuis le perron de l’Elysée, le Président de la République a déclaré à propos de la lutte contre le sida qu’il avait besoin des mouvements de colère populaire, comme ceux concernant le climat, pour l’obliger à avancer :

“J’ai besoin d’une chose, c’est que vous nous rendiez la vie impossible” “J’ai besoin de ces mouvements, de ces indignations, partout en Europe et dans le monde”

Les gilets jaunes et la Manif pour Tous en prennent acte…

Paris : l’étendard de sainte Jeanne d’Arc a été brisé [Erratum]

L’étendard portant les Noms de Jésus et de Marie a été brisé ! Voici la statue de la sainte de la patrie, place des Pyramides à Paris :

Avant :

ERRATUM : l’étendard est en réparation.

C’est arrivé un 24 juin…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 24 juin: nativité de saint Jean-Baptiste.

La fête de Saint-Jean-Baptiste est aussi la fête nationale des Canadiens-français depuis 1834, lors de la création de la Société Saint-Jean-Baptiste. Jean le Baptiste est décrété patron des Canadiens-français en 1908 par le pape Pie X. En 1977, sa fête devient la fête nationale du Québec.

Saint Jean-Baptiste est né en Judée quelques mois avant Jésus-Christ. Il est fêté en Occident le 24 juin. Saint Jean le Baptiste, personnage de l’Ancien et du Nouveau Testament, est le prédicateur qui annonce la venue de Jésus-Christ. C’est aussi son cousin et le prophète qui le baptise sur les bords du Jourdain, après l’avoir désigné comme «l’agneau de Dieu», et lui avoir donné ses propres disciples. Voir chronique du 24 février, comme beaucoup de saints de l’époque du Christ, c’est en France que repose une partie du corps de son cousin.

  • le 24 juin 451 : Aetius attaque les troupes d’Attila. Les Huns se replient. Orléans est sauvée.

Les Huns font le siège d’Orléans. Le 24 juin 451, alors qu’Orléans va succomber, les troupes romaines déferlent sur les assiégeants. C’est Aetius et son armée qui le 20 juin a déjà arrêté les Huns. Ces derniers sont stupéfaits. Depuis leurs steppes de Mongolie, on ne les a jamais attaqués ! Ils se replient et abandonnent la place. Voir les chroniques des 7 avril et 20 juin.

  • le 24 juin 1204 : capitulation de la ville de Rouen, la Normandie redevient française.

Philippe Auguste, Roi de France, vainc à Rouen Jean sans Terre et peut ainsi prendre possession de la Normandie. Dès 1202, Philippe Auguste confisque les terres du roi d’Angleterre, d’où son surnom de Jean sans Terre. Le Roi de France a frappé un grand coup en prenant le célèbre Château Gaillard construit par Richard Cœur de Lion. Philippe Auguste s’empare ensuite par les armes de l’Anjou et de la Touraine. Le Roi fait construire le château de Rouen, la plus grosse fortification de son époque.

  • le 24 juin 1340 : bataille navale de l’Écluse.

Le 24 juin 1340 eut lieu la bataille de l’Ecluse, la première bataille navale de la guerre de Cent Ans, oppose la flotte anglaise à celle du Roi Philippe VI de France. Cette bataille a lieu en mer du Nord près de la Belgique. Elle est remportée par les Anglais qui anéantissent la flotte française.

  • le 24 juin 1542 : naissance de saint Jean de la Croix, religieux et réformateur espagnol, docteur de l’Église.
  • le 24 juin 1635 : ordonnance du Cardinal de Richelieu, sur le commerce de la soie.

L’ordonnance prise à la demande du Roi Louis XIII, accorde aux Arméniens de France la liberté du commerce pour :

«faire venir et apporter en toute liberté, et sûreté de leurs dicts pays en ports et havres de Provence et autres de ce royaume telle quantité de soyes et austres marchandises que bon leur semblera pour les y vendre et débiter en payant les droits pour ce dû à Sa Majesté».

  • le 24 juin 1615 : la première messe sur l’île de Montréal.

Toile de Georges Delfosse

Samuel de Champlain décide d’amener des missionnaires en Nouvelle-France, les Récollets, une branche de l’Ordre des Franciscains. Une messe, la première sur l’île de Montréal, est alors célébrée le 24 juin 1615, à la rivière des Prairies, par le récollet Denis Jamet assisté du père Joseph Le Caron, récollet aussi.

  • le 24 juin 1717 : création de la maçonnerie en Angleterre, la Grande Loge unie d’Angleterre.

Le 24 juin 1717, la Grande Loge unie d’Angleterre, principale loge maçonnique anglaise, est créée à Londres. Elle regroupe quatre loges maçonniques dont les membres se réunissent dans des tavernes. Elle est aujourd’hui la première obédience maçonnique du monde. L’un des 3 principaux animateurs à l’époque est Désaguliers, ami et collaborateur de Newton. (Dans La politique des Francs-maçons de Jacques Mitterrand, cité par FM ALGOUD dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs page 61)

En 1721 est fondée à Dunkerque la première loge française : la loge « Amitié et Fraternité ». Et en 1789, Mirabeau dit lors des Etats généraux :

« Avant toute chose il faut commencer par décatholiciser la France. » Cité par l’abbé Alphonse Cordier dans, Martyrs et bourreaux de 1793, (tome I, p.111 Ed. La Source d’or)

  • le 24 juin 1786 : voyage Louis XVI en Normandie.

Louis XVI monte à bord du vaisseau “Le Patriote” où il est acclamé par l’équipage et assiste aux manœuvres de l’escadre face à Cherbourg, il dîne à bord, puis, après un exercice de bataille navale, prend la mer jusqu’à percevoir les côtes anglaises. Au retour, il visite l’anse d’Urville-Hague.

«Le lendemain[le 24 juin], il embarque sur le Patriote et stupéfie le chef d’escadre, Mr d’Albert de Rions, et son état-major par la pertinence de ses questions, par son aptitude à commenter les manœuvres les plus subtiles. Sans ostentation, il fait comprendre qu’il connaît les moindres détails d’un métier savant entre tous. […] Soudain, Mr de Rions fait virer de bord. Encore qu’il connaisse la réponse le Roi demande : – Où nous mènerait ce vent ? – Sire, en Angleterre.- Oh ! J’irais volontiers ! Les Anglais ne me recevraient pas mal et, dans ce pays-là, on ne trompe point les rois. […] A bord, sur les quais, dans les rues, on hurle : «  Vive le Roi, vive notre bon Roi ! » Il répond ivre de bonheur : – Vive mon bon peuple ! […] Je n’ai jamais goûté le bonheur d’être Roi que le jour de mon sacre et depuis que je suis à Cherbourg. »

Jean François Chiappe dans Louis XVI, (édit. Perrin, Tome II, page 365).

  • le 24 juin 1793 : adoption de la première constitution républicaine en France.

Cette constitution de l’an 1 n’est jamais appliquée.

  • le 24 juin 1859 : bataille de Solférino.

Victoire sanglante des troupes franco-piémontaises de Napoléon III sur les forces autrichiennes de François-Joseph à Solférino, en Italie. Le combat voit plus de 300 000 hommes combattre, ce qui constitue le plus gros effectif depuis la bataille de Leipzig, en 1813. Les nouvelles techniques utilisées au combat, telles que le transport des troupes par train ou l’utilisation de canons et de fusils à canon rayé annoncent déjà la première guerre mondiale. Un suisse, Henri Dunant est présent sur les arrières de l’armée française, Il découvre qu’il n’y a rien de prévu pour accueillir les blessés et que personne ne s’occupe d’eux. Il organise des soins avec des volontaires. La guerre terminée, il crée la Croix Rouge en 1864.

    • le 24 juin 1866: naissance de Jean Guiraud, Historien spécialiste de l’histoire de l’Église.

    Professeur d’Université, Militant Catholique et Rédacteur en chef du Journal La Croix de 1917 à 1939.

    Régulièrement cité dans cette rubrique pour son ouvrage Histoire Partiale, Histoire Vraie, le 150ème anniversaire de sa naissance est l’occasion de relever un peu sa notoriété perdue. En effet, au début du 20e siècle, Jean Guiraud était connu de presque tous les foyers catholiques grâce à ses articles dans La Croix.

    Petit fils de paysan-ouvrier de Carcassonne, fils d’instituteur, il est un exemple de l’ascension par l’effort, devenant, par un travail acharné, normalien, membre de l’École française de Rome, agrégé d’histoire, professeur de lycée puis à l’université de Besançon.

    Mais son poste dans l’université publique ne lui fait pas abandonner ses convictions religieuses. Il devient un militant catholique actif et infatigable avec des engagements tant politiques qu’associatifs. Sa notoriété est grandissante, tout comme sa famille (il épouse en 1895 Marguerite Petit de Julleville, dix enfants naissent de cette union).

    C’est en fin 1916 que le journal La Croix l’approche pour lui proposer le poste de rédacteur en chef. Le journal espère à la fois bénéficier de sa notoriété dans les sphères catholiques, mais aussi de ses compétences littéraires et historiques. Il en fait un vrai quotidien.

    Mais fin des années 20, début des années 30, une ligne progressiste se dessine au journal. Après une cohabitation de quelques années, Jean Guiraud démissionne en 1939 et retourne à ses travaux historiques. Dès lors, l’histoire ”officielle” du journal minimisera, jusqu’à aujourd’hui, son rôle.

    Parfois qualifié d’intransigeant, Jean Guiraud « refuse de s’inféoder à quelque parti ou courant politique que ce soit. Éternel franc-tireur, il combat aussi bien le boulangisme que le ralliement inconditionnel, aussi bien le Sillon que l’Action française. Il est indépendant et inclassable, comme le constate l’abbé Thellier de Poncheville: “Guiraud ? Il n’est ni démocrate, ni réactionnaire, il est guiraudiste !“. Si cependant on se risquait à tenter de caractériser la personnalité et l’activité de Jean Guiraud, sans doute pourrait-on reprendre ce qu’écrivait sa fille aînée à l’occasion de la célébration des 80 ans de son père (Lyon, 24 juin 1946) : “Mgr Bertin prononça une allocution émouvante, prenant pour thème une citation de saint Paul que nous aimions depuis longtemps évoquer quand nous pensions à papa : Bonus miles Christi » (Didier Ozanam, petit-fils de Jean Guiraud ; allocution lors de l’inauguration du Fonds Guiraud au CHAN en 2006).

    Sur Wikipédia, une biographie sommaire mais une bibliographie bien complète :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Guiraud_(1866-1953)

    Sur le site des archives nationales, la présentation du fonds avec une biographie scientifique complète.

    https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/rechercheconsultation/consultation/ir/consultationIR.action?irId=FRAN_IR_025019

    le 24 juin 1940 : armistice franco italien, fin de la bataille des Alpes, seul succès français de 1940.

Alors que la Wehrmacht est aux portes de Lyon, en face, le Général René Olry a établi trois positions défensives : la première s’établit de Bellegarde à Lyon avec des avant-postes défensifs au nord la ville ; la seconde défend Grenoble en s’appuyant sur versant ouest de la Chartreuse, la chaîne de l’Epine et le Mont du Chat ; la troisième autour de Voreppe, le long de l’Isère et le dos au Massif du Vercors. Le 18 juin, à la demande du maire Edouard Herriot Lyon est déclarée « ville ouverte ». Les allemands ne passent aucune des lignes défensives mais se replient avec de lourdes pertes. Ce succès est obtenu alors que dans le même temps les Italiens attaquent le 21 juin! Le Lieutenant Tom Morel, futur chef du maquis du Plateau des Glières, s’illustre en ordonnant un tir de barrage sur sa propre position, blessé, il obtient toutefois la reddition des soldats ennemis. Cet acte lui vaut la Croix de Guerre.

Le 24 juin, deux jours après Rethondes, la France signe à Rome un armistice bien moins dur. Rome ne met seulement la main que sur une bande terrestre allant du nord des Alpes françaises jusqu’à Menton, cette dernière ville passant sous administration italienne. Le Général René Olry a préservé au total 300 000 hommes de la captivité allemande.

  • le 24 juin 1940 : arrivée au Maroc du navire Massilia.

La déroute de l’armée française devant les troupes allemandes précipite le départ du gouvernement et de vingt-sept parlementaires réfugiés à Bordeaux. Ils accostent à Casablanca, au Maroc, sous les huées de la foule. Placés en garde à vue, certains parlementaires sont ensuite condamnés pour désertion devant l’ennemi, d’autres sont désignés coupables de la déroute française. Comment ne pas penser à l’Evangile de Saint Jean :

« Je suis le bon pasteur, le vrai berger. Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis. Le berger mercenaire, lui, n’est pas le pasteur, car les brebis ne lui appartiennent pas : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse. Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui. Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis. »

  • le 24 juin 1984 : 1,8 million de personnes défilent à Paris pour défendre l’enseignement privé.

Et les lois Savary sont retirées.

  • le 24 juin 1994 : Airbus présente son dernier-né, le Béluga, le plus gros avion porteur du monde.

Terres de Mission : Notre-Dame de Paris, état de la question

Eglise universelle : Notre-Dame – La France au cœur

François-Joseph Ambroselli a contribué de manière remarquable à deux publications qui ont consacré une large place à l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Tout d’abord un hors-série du Figaro intitulé Notre-Dame – La France au cœur. Ensuite, sous le titre Notre-Dame des sept douleurs un article très fouillé dans le numéro de juin-juillet du Figaro-histoire. Un état de la question précis et passionnant.

Eglise en France : Tout ou rien – Sœur Clare Crockett

Morte à l’âge de 33 ans, en 2016, lors d’un tremblement de terre en Equateur, sœur Clare Crockett avait rejoint la congrégation, d’origine espagnole, des sœurs du foyer de la Mère. Damien Sanchez a participé à la traduction en français de la biographie de la religieuse, originellement tournée en espagnol, sous le titre Tout ou rien – Soeur Clare Crockett. Ce film dresse le portrait attachant d’une jeune fille, « comme les autres » si ce n’est un tempérament particulièrement entier, saisie par la grâce et à ce moment décidée à devenir « l’épouse du crucifié ». Un bel, émouvant et consolant témoignage.

Eglise en Marche : querelle liturgique à Saint-Germain-en-Laye

Par le motu proprio, Summorum Pontificum, le pape Benoît XVI demandait que la célébration de la messe traditionnelle retrouve toute sa place dans l’Eglise et qu’un accueil généreux soit fait aux demandes des fidèles. Cette demande existe depuis 12 ans à Saint-Germain-en-Laye. Après un séjour dans cette ville, pour cause de travaux, la communauté de Port-Marly, attachée aux chanoines de l’Institut du Christ-Roi, retournera chez elle au mois de septembre. De nombreux Saint-Germanois, dont Cyril Farret d’Astiès, auteur d’un livre à paraître sur les 50 ans de la réforme liturgique, souhaitent que la forme extraordinaire du rite romain continue à être célébrée à Saint-Germain. Les négociations avec l’évêché, difficiles dans un climat de confiance rompue, sont en cours…

Municipales : les appels de Marine Le Pen au localisme ne s’appliquent pas aux maires d’Orange et Bollène

Entretien de Jacques Bompard, maire d’Orange et président de la Ligue du Sud, avec Le Salon beige :

Jordan Bardella indiquait qu’il fallait rassembler tous ceux qui sont attachés à la nation française et Marine Le Pen avait déclaré être « prête à discuter » pour les élections municipales. Avez-vous été approché par le Rassemblement national pour discuter de ces prochaines élections municipales ? Êtes-vous en contact avec d’autres partis ( DLF, LR …) ?

Je pense que ces appels étaient d’heureuses initiatives… d’autant plus heureuses que, mise à part dans les scrutins où nous étions en concurrence, la Ligue du Sud a toujours fait appel à voter pour le candidat le plus à droite au deuxième tour des diverses élections (pour Hervé de Lépinau à la présidence du Conseil départemental de Vaucluse en 2015, pour Marion Maréchal aux régionales de 2015, Marine Le Pen au deuxième tour de la Présidentielle, ou les candidats FN ou LR qui étaient au second tour contre des candidats LaREM aux législatives de 2017) sans pour autant que la réciproque soit vraie. Mais pour répondre clairement à la première partie de votre question, non, le RN ne nous a pas approchés.

Ensuite, dans le cadre de mes mandats, ou de ceux des élus de la Ligue, nous sommes forcément en contact avec les élus et représentants des autres partis. Les rapports sont cordiaux parfois même chaleureux. La plupart des élus patriotes souhaiteraient travailler avec nous… Malheureusement, le système partisan est ainsi fait qu’un élu local, ou un représentant de parti, même s’il est d’accord avec ce que nous disons et ce que nous faisons n’agira pas sans l’autorisation de son parti… C’est cette mauvaise foi partisane qui tue notre pays.

Thierry d’Aigremont, secrétaire départemental du RN en Vaucluse a annoncé les candidatures de Xavier Magnien à Orange et Claude Besnard à Bollène ? Serez-vous, ainsi que votre épouse, candidats en 2020 ?

Marie-Claude et moi-même serons bien évidemment candidats et l’avons déjà annoncé dans la presse locale vauclusienne il y a plusieurs mois maintenant.

Je ne suis d’ailleurs pas bien sûr de la cohérence du RN tant dans le choix de ses candidats que dans le désir de combattre, à nouveau, la Ligue du Sud.

En effet, pour Orange le RN a choisi le neveu de mon épouse et pour Bollène un ancien élu de sa majorité… Le tout annoncé par Thierry Mariani, qui a bâti sa carrière dans le chiraquisme puis dans le sarkozysme sur l’anti-frontisme et l’anti-bompardisme… Tant de ressentiments relèvent plus d’attitudes d’amoureuses éconduites que d’une véritable démarche politique… Nombre de communes ou de cantons vauclusiens sont encore tenus par des socialistes, des communistes et autres partis qui sont responsables de la déliquescence de la France. Il est regrettable, par exemple, que le choix de la tête de liste d’Avignon, chef lieu du Département, ne soit toujours pas fait alors que c’était une ville qui devrait être gérée par une droite authentique depuis très longtemps… Je suis sincèrement triste de constater que mon résultat de presque 15 000 voix (40%) au second tour de la législative de 1993 sur la circonscription d’Avignon (avec l’étiquette FN) n’ait plus jamais été dépassé.

En 2014, Marine Le Pen appelait à voter pour Marie-Claude, moi-même ainsi que pour toutes les listes FN de France au nom de la gestion des communes d’Orange et de Bollène… Ce fut fort aimable de sa part, et très utile à son parti. Mais officieusement, le FN mit un terme à cette alliance quelques jours avant le 1er tour des municipales et officiellement après les sénatoriales. Depuis, la Ligue a remporté une communauté de communes et conservé la 4ème circonscription de Vaucluse et ce, face à l’intégralité du spectre politique. En somme nous traçons tranquillement notre sillon, nous défendons la mémoire et l’identité françaises, la sécurité et les deniers publics dans un contexte extrêmement difficile où l’État méprise notre peuple -« cette culture française qui n’existe pas » comme le dit Emmanuel Macron – réduit nos dotations et accueille toute la misère du monde. En un mot, nous essayons de promouvoir le bien commun.

Les appels de Marine Le Pen et de Jordan Bardella étaient intéressants car ils laissaient présager un nouveau fonctionnement politique, localiste et enraciné (des idées auxquelles j’ai toujours été attaché, qui sont les mots d’ordre de la Ligue du Sud et qui ont été employés par le RN pour la 1ère fois au cours des dernières Européennes). Ces concepts et ce qu’ils soutendent sont le parfait antidote au jacobinisme libéral de LaREM et de ses prédécesseurs.

Ces appels s’apparentent manifestement au chant des sirènes. Nous allons donc continuer notre combat comme nous le faisons hors des partis, et avec un certain succès, depuis 2005.

Plus largement, que compte faire la Ligue du Sud pour ces élections municipales ?

En créant la Ligue du Sud en 2010, nous avions fait le choix du localisme ce qui implique d’agir là où nous le pouvons.

Nous ne pensons pas détenir la Vérité, mais je crois que les très nombreuses années de militantisme que Marie-Claude et moi avons « au compteur » nous ont permis de développer une méthode de travail qui est applicable partout. En résumé, si la Ligue du Sud n’a pas vocation à s’exporter, notre méthode oui.

En 2013, nous avions effectué à Orange une session de formation qui avait été animée entre autre par Robert Ménard, Xavier Lemoine, des élus d’Orange et de Bollène etc… Nous allons donc réitérer cette session de formation le 7 septembre à Orange afin d’aider tous ceux qui souhaitent s’investir dans la vie publique. C’est notre humble pierre à l’édifice du redressement de notre pays et de notre civilisation. Contrecarrer toutes les politiques mortifères cela commence dès le niveau municipal et, dans ce combat là, ce n’est pas l’étiquette qui fait le courage, mais l’homme ou la femme qui mène la liste.

Plus localement et tout comme il y a 6 ans, nous serons prêts à apporter notre aide et notre soutien aux initiatives qui vont dans le bon sens. Nous avons fait savoir il y a quelques semaines au Général de la Chesnais que notre soutien et notre aide lui étaient totalement acquis. L’essentiel est de sortir Carpentras du Socialo-macronisme.

Enfin, le Vaucluse connait une situation administrative très compliquée. Au Sud, Pertuis risque d’être détachée du Vaucluse pour être rattachée aux Bouches du Rhône. Au « centre », Avignon et son agglomération vont très rapidement chercher à avaler de nouvelles communes pour payer leur inutile et dispendieux tramway. Dans ce contexte, et avec les transferts de compétence de plus en plus nombreux vers les intercommunalités, agir politiquement sans prendre en compte l’enjeu intercommunal est très risqué. Nous allons donc présenter ou soutenir de nombreuses initiatives sur les communautés de communes d’Orange et de Bollène. Le but étant d’assurer, sur des bassins de vie cohérents, la bonne gestion de l’argent des contribuables, ainsi que la défense de l’identité de la sécurité des Nord-Vauclusiens.

Nous travaillons donc, en attendant que les conditions soient réunies pour que tous les hommes de bonne volonté, au-delà des diktats partisans, travaillent ensemble pour redresser la France et l’Europe.

Trump et l’Iran, ou l’illisible stratégie

D’Antoine de Lacoste sur Boulevard Voltaire :

Donald Trump a donné l’ordre d’attaquer l’Iran et puis s’est ravisé quelques minutes avant le début des bombardements. Ce que le New York Times avait révélé quelques heures auparavant a été confirmé par le président américain lui-même : dix minutes avant les frappes américaines contre trois sites iraniens, il a donné l’ordre à ses avions de faire demi-tour.

Il donne des détails dans ses tweets (son mode de communication international) et fait référence à un dialogue avec un des ses généraux :

« J’ai demandé combien de personnes allaient mourir. 150 personnes, Monsieur, a répondu un général. Ce n’était pas proportionné à une attaque contre un drone. » »

On peut être sceptique sur la tenue réelle de ce dialogue, dix minutes avant un bombardement, et l’on peut plutôt supposer qu’il s’agit d’une démonstration de force sur le thème : « La prochaine fois, je le fais vraiment. »

Cette simili-attaque fait suite à la destruction d’un drone américain par des batteries iraniennes. Les Américains affirment que leur drone volait au-dessus des eaux internationales, tandis que les Iraniens soutiennent qu’il était dans leur espace aérien. Difficile de trancher pour le moment, mais on voit mal pourquoi les Iraniens prendraient le risque de déclencher une guerre qui risquerait d’être ravageuse pour leur pays.

Quelques jours auparavant, deux tankers avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz et avaient subi quelques dégâts sans faire de victimes. Les Américains ont diffusé une vidéo affirmant qu’elle était la preuve de l’implication iranienne. Un scepticisme général a accompagné cette affirmation. D’abord, cette vidéo de mauvaise qualité ne démontre pas grand-chose, et puis le monde s’est habitué aux manipulations américaines qui précèdent les conflits qu’ils choisissent de déclencher. Que ce soit au Kosovo, en Irak ou en Libye, les désinformations qui avaient accompagné ces guerres catastrophiques ont ensuite été avérées. On cherche encore les armes de destruction massive de Saddam Hussein…

Mais au-delà de la méthode utilisée, la vraie question, aujourd’hui, est de savoir ce que veut Donald Trump : veut-il attaquer l’Iran ou simplement le menacer ? Mais dans ce cas, pour l’obliger à quoi ? C’est lui qui a choisi de sortir de l’accord nucléaire qui avait pris des années de négociation alors que cet accord était respecté, comme l’ont souligné l’ensemble des dirigeants européens.

Ce qui est sûr, c’est que la situation est maintenant explosive et peut dégénérer à tout moment. Or, une guerre avec l’Iran embraserait toute la région et personne ne peut mesurer les conséquences d’un tel conflit. L’inquiétude monte, y compris chez les plus fidèles alliés des Américains. Les Émirats arabes unis, bras armé des Saoudiens au Yémen, ont ainsi clairement fait savoir qu’une guerre avec l’Iran était inenvisageable. En fait, deux pays seulement appuieraient une attaque américaine : Israël et l’Arabie saoudite. Cette fois, c’est vraiment insuffisant : même les Britanniques et les Allemands sont plus que réticents. Et puis les Russes et les Chinois, dont l’avis ne comptait pas à l’époque du Kosovo ou de l’Irak, ont maintenant leur mot à dire.

Trump peut-il déclencher sa première guerre alors qu’il commence sa campagne électorale ? Cela paraît hautement improbable, mais il a, en tout cas, fabriqué une poudrière.

« Comment évangéliser une société qui rejette Dieu et ses enseignements, méprise le pauvre et le faible et fait l’apologie de la théorie du genre et du transhumanisme ? »

Extrait de l’homélie prononcée par le cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, le dimanche de Pentecôte, 9 juin 2019, en la Cathédrale Saint-Bavon de Haarlem (Pays-Bas) :

[…] « Comment une poignée de douze pauvres pêcheurs, ˝qui étaient des gens sans instruction, ni culture ˝ allaient-ils trouver la force de proclamer l’Evangile jusqu’aux extrémités de la terre ? », et de nos jours : « Comment quelques familles chrétiennes, conduites par quelques prêtres et aidées d’un nombre restreint de religieux et de religieuses peuvent-ils être témoins de l’Evangile de la Vie au milieu d’une société dite « post-chrétienne », c’est-à-dire où Dieu est absent par la volonté de ceux qui la dirigent ? ». Autre question : « Comment les Apôtres pourraient-ils affronter la puissance de l’Empire romain alors à son apogée ? Comment proposer l’Evangile à une société et à une culture avide de « pain et de jeux », sans égard à la dignité humaine des esclaves ? », et de nos jours : « Comment quelques baptisés peuvent-ils régénérer une société placée sous la domination de l’argent et des plaisirs du monde ? Comment évangéliser une société qui rejette Dieu et ses enseignements, méprise le pauvre et le faible et fait l’apologie de la théorie du genre et du transhumanisme ? ».

Et pourtant, fortifiés le jour de la Pentecôte par l’Esprit Saint, voici que Pierre, le chef des Apôtres, a ouvert toutes grandes les portes et les fenêtres du Cénacle, et, sans peur, il a prononcé la première homélie de l’Eglise naissante : on lit dans les Actes des Apôtres :

« Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : ˝Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles… Il arrivera dans les derniers jours, dit Dieu, que je répandrai mon Esprit sur toute créature : vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions, et vos anciens auront des songes. Même sur mes serviteurs et sur mes servantes, je répandrai mon Esprit en ces jours-là, et ils prophétiseront…Hommes d’Israël, écoutez les paroles que voici. Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes. Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies. Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir ».

Et bientôt l’Evangile va s’étendre jusqu’aux confins de l’Empire romain, et du sang des martyrs versé sur les ruines de ce monde décadent, gangrené par ses turpitudes, va naître une semence de chrétiens, prémices de l’Europe chrétienne. Le tableau de la société de cette époque est semblable à celui que nous pouvons dresser aujourd’hui. […]

Par l’action de l’Esprit Saint, l’Eglise est devenue un Corps vivant, le Corps mystique du Christ. Ce Corps nous en faisons partie. Or, trop souvent, nous succombons aux suggestions du Malin, qui est le Diviseur : esprit d’orgueil et de critique, esprit de contradiction et de discorde, esprit de commérage, d’amertume et de désunion… Les fruits de tels mauvais esprits sont manifestes : en effet, d’où proviennent la division dans l’Eglise, les guerres fratricides entre les nations ou à l’intérieur d’une même communauté nationale, ou dans les familles, sinon de l’appât du gain, l’amour excessif de l’argent, la jalousie, et l’absence totale du vrai amour dans les cœurs des hommes ? D’où vient la mort donnée volontairement à l’enfant dans le sein maternel, au malade et à la personne âgée que l’on juge sans valeur et inutile, sinon de l’aveuglement dans lequel nous a placés notre refus d’accueillir la lumière de l’Evangile ? Aujourd’hui, en cette solennité de la Pentecôte, le Saint-Esprit nous convoque au Cœur de l’Église. Demandons-lui la lumière et la vie qui viennent de Dieu. […]

C’est arrivé un 23 juin…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 23 juin 964 : décès du pape Benoit V.
  • le 23 juin 1101 : les armées croisées prennent Ankara.

La ville était occupée par les troupes du sultan Seljûqide Qilij Arslân Dâwûd.

  • le 23 juin 1659 : Hugues de Lionne nommé Ministre d’Etat.

Hugues de Lionne, marquis de Fresnes, est nommé Ministre d’Etat dans le gouvernement formé par Mazarin. Né le 11 octobre 1611, Hugues de Lionne est d’abord diplomate et devient rapidement un proche de Mazarin et de Louis XIII. C’est lui qui négocie le traité des Pyrénées, début 1659, qui met fin à la guerre de Trente ans. Il meurt le 1er septembre 1671.

  • le 23 juin 1668 : naissance Louis François Marie Le Tellier, marquis de Barbezieux.
  • le 23 juin 1675 : un bureau breton du papier timbré est pillé par les paysans en colère.

Le pays Bigouden s’enflamme.

  • le 23 juin 1714 : le maréchal de Villars est reçu à l’Académie française.
  • le 23 juin 1784 : vol réussi de Pilâtre et Proust.

Le ballon “La Marie-Antoinette” s’élève devant le Roi Louis XVI et le roi suédois Gustave, à Versailles, emmenant Jean-François Pilâtre de Rozier et le chimiste Louis Joseph Proust. Ils montent régulièrement, se dirigent vers le nord, traversent les nuages, atteignent 3km et décident de redescendre : ils parcourent 52km et se posent avant la forêt de Chantilly.

  • le 23 juin 1786 : voyage Louis XVI en Normandie.

Après la messe matinale, le Roi Louis XVI commence par décorer les héros français de la Guerre d’indépendance américaine. À bord d’un canot conduit par vingt rameurs et mené par La Bretonnière, puis à bord du Patriote, vaisseau à 74 canons, il assiste à l’immersion du neuvième cône de pierre. Il visite ensuite le fort de l’île Pelée qu’il baptise Fort-Royal.

« Partout, la population ovationne follement ce bon Roi, si simple, et se montrant, par ses questions, si soucieux du bonheur de tous. En route il interroge ses compagnons :

Pourquoi reçois-je ici des témoignages d’amour auxquels je ne suis point habitué ? Les interpellés gardent le silence. Alors son regard se voile : Je vois, il faut qu’on m’ait fait une mauvaise réputation à Versailles. »

Jean François Chiappe dans Louis XVI, (édit. Perrin, Tome II, page 363).

  • le 23 juin 1789 : coup de force législatif, et renoncement royal.

Au cours d’une séance des Etats généraux ouverte le 4 mai 1789, le marquis de Dreux-Brézé, grand maître des cérémonies du Roi, veut faire sortir le Tiers-Etat de la salle. Les députés du Tiers-Etat, galvanisés par Mirabeau, refusent l’ordre de dispersion de l’Assemblée constituante du Roi Louis XVI. Ce dernier très affecté par la mort du Dauphin s’écrie : « Ils veulent rester, qu’ils y restent. »

  • le 23 juin 1786 : l’expédition La Pérouse aperçoit la terre d’Alaska.

“Une longue chaîne de montagnes couvertes de neige…”

  • le 23 juin 1795 : victoire navale britannique à la bataille de Groix.

La bataille de Groix oppose la France et la Grande-Bretagne. Plusieurs escarmouches ont lieu début juin. Le véritable combat débute le 23 juin. L’armée britannique remporte la victoire.

  • le 23 juin 1795 : débarquement de Quiberon.

Une troupe d’émigrés, venus pour appuyer les Français rejetant la république se battant pour leur Dieu et leur Roi débarquent. Les Chouans sont prêts et rejoignent rapidement les émigrés. Faute de débarquement en Vendée, les troupes de Charette et Stofflet mènent des actions non coordonnées. Mal organisée et rongée par les dissensions, l’armée d’émigrés, après une brève avancée, est repoussée et vaincue.

Aucun prince de sang ne participe. Il est loin le temps où le Roi Henri IV se jetait au plus fort de la mêlée, risquant à chaque seconde sa vie et forçant par là ses subordonnés à donner pour la France le meilleur d’eux-mêmes…

  • le 23 juin 1796 : armistice de Bologne.

Bonaparte signe un armistice avec le pape Pie VI. Le pape doit verser à la France 21 millions de lires, livrer des œuvres d’art et des manuscrits précieux, céder Ancône, Ferrare et Bologne. La France, de son côté, renonce à l’idée de détrôner Pie VI.

  • le 23 juin 1812 : Napoléon marche sur Moscou.

L’invasion commence le 23 juin 1812. Une dernière offre de paix de Napoléon est restée sans réponse ; il ordonne d’avancer en Pologne russe. Il ne rencontre aucune ou peu de résistance et avance rapidement en territoire ennemi. La Grande Armée avec 700 000 hommes, la plus grande armée européenne jamais rassemblée, franchit la rivière Niémen pour se diriger vers Moscou.

Le corps d’armée principal de 250 000 hommes est aux ordres de l’Empereur, les deux autres commandés par Eugène de Beauharnais (80 000 hommes) et Jérôme Bonaparte (70 000 hommes). En second échelon, se trouvent deux corps d’armée commandés par Macdonald (32 500 hommes) et Karl Schwarzenberg (34 000 Autrichiens) et une réserve de 225 000 hommes, s’y ajoutent 80 000 Gardes. Le 30 décembre, l’armée, réduite à environ 50 000 hommes, repasse le Niémen…

  • le 23 juin 1894 : fermeture du premier Congrès Olympique.

Le premier Congrès olympique international (CIO) de l’ère contemporaine dont l’objectif est le rétablissement des Jeux Olympiques antiques, a lieu à l’Université de la Sorbonne à Paris. Il s’est ouvert le 16 juin. Le baron Pierre de Coubertin réalise ainsi son rêve. A sa demande, le premier président du CIO est un Grec. Coubertin sera lui-même président de 1896 à 1925.

  • le 23 juin 1956 : loi cadre Defferre.

Gaston Defferre, alors ministre de la France de l’Outre-mer, fait adopter une loi qui reconnaît l’autonomie interne des territoires d’outre-mer. C’est la fin de l’AOF et l’AEF. Cette loi prévoit, par ailleurs, la création de républiques autonomes dans les colonies africaines.

Un tribunal britannique a décidé qu’une mère devait être forcée d’avorter

La mère, âgée d’une vingtaine d’années, souffre d’un trouble d’apprentissage, ce qui signifie qu’elle a un âge mental de six à neuf ans. Elle est enceinte de 22 semaines.

Les médecins ont affirmé qu’un avortement était dans son intérêt mais son assistante sociale n’était pas d’accord. La mère de la femme, une catholique nigériane, a proposé de prendre soin de son petit-fils à sa naissance. Le juge Lieven a néanmoins déclaré qu’il serait trop difficile pour la grand-mère de prendre soin de sa fille et de son petit-fils.

Le juge a dit qu’il s’agissait d’une décision « énorme » et qu’elle était

« très consciente du fait que, pour l’État, ordonner à une femme de mettre fin à sa grossesse alors qu’il semble qu’elle ne le souhaite pas constitue une intrusion immense ».

Bien que la mère veuille aller au bout de sa grossesse, la juge Lieven a déclaré:

«Je pense qu’elle aimerait avoir un bébé de la même manière qu’elle aimerait avoir une belle poupée.»

Le juge a estimé que la mère « souffrirait d’un traumatisme plus grave si on lui enlevait un bébé » pour le faire adopter que si on la forçait à avorter.

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