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Soros démasqué

C’est un des thèmes centraux du rapport que l’European Centre for Law and Justice publie ce mercredi 19 février, et que vous pouvez télécharger sur son site.

Ce rapport met en lumière les relations existant entre plusieurs juges de la Cour européenne des droits de l’homme et des ONG actives devant cette Cour. Il analyse les différents problèmes engendrés par de tels liens et cherche à y remédier.

Notre confrère Valeurs Actuelles en donne un aperçu en consacrant un article à Gregor Puppinck, président du “think tank” à la pointe du combat contre la subversion progressiste, et pour la défense de la civilisation chrétienne.

Persécution des chrétiens au Pakistan : Il faut désormais prier pour Huma Younous

S’appuyant sur la charia, la justice pakistanaise a validé le mariage forcé de la jeune chrétienne dénommé Huma Younous, âgée 14 ans, avec le musulman qui l’a kidnappée. La France s’honorerait à protester au nom des droits de l’Homme :

Huma Younous pourrait devenir le symbole d’une pratique encore répandue au Pakistan: l’enlèvement de jeunes chrétiennes par des musulmans. Âgée de 14 ans, elle a été enlevée le 10 octobre par un homme, Abdul Jabbar, lequel l’a convertie et l’a forcée à se marier avec lui. Les parents ont tenté de récupérer leur fille via une procédure judiciaire, mais le 3 février, la Haute Cour de la province de Sindh a validé cette union (…)

La cour a justifié sa décision en citant la charia, selon laquelle une fille peut se marier dès ses premières règles. Dans certaines provinces du Pakistan, pays qui compte une large majorité de musulmans, la loi islamique prévaut encore sur les autres. L’avocate des parents, Tabassum Yousaf, s’est appuyée sur le Child Marriage Restraint Act, qui vise à limiter les mariages de mineurs, en vain.

«C’est la énième défaite de la justice et une autre preuve que l’État n’attache guère d’importance aux chrétiens en tant que citoyens pakistanais», a-t-elle déclaré (…)

L’affaire Huma est le premier cas de conversion et de mariage forcés porté devant la Haute Cour de Karachi, la capitale de la province où résident les parents. Il s’agit pourtant d’une pratique largement répandue dans ce pays qui compte trois millions de chrétiens, soit seulement 2% de sa population.

«Jusqu’à présent, aucune famille n’avait pu demander justice, parce que les chrétiens sont majoritairement pauvres et peu instruits et qu’ils n’ont pas les moyens de se payer une assistance juridique», a expliqué l’avocate.

 

Asia Bibi : “J’ai beaucoup prié pendant toute ma détention. Seule dans ma cellule, j’imaginais Jésus et je lui parlais”

Le journal la Vie publie la première interview d’Asia Bibi depuis sa libération suite à son acquittement en janvier 2019 après 10 ans de détention au Pakistan. C’est un magnifique témoignage de foi mais aussi utile pour la prise de conscience de la façon dont se déroule la vie des chrétiens dans les pays musulmans :

Après ces longues années passées en prison, je me sens bien. Parfois mon pays me manque, mais le plus important pour moi est d’être en sécurité avec ma famille. C’est ce qui me rend heureuse.

J’avais une vie simple mais bien remplie. Je travaillais comme ouvrière agricole et je récoltais notamment les fruits et les légumes dans les champs alentour. Le soir, je rentrais m’occuper de ma famille. Tout n’était pas facile, mais j’étais heureuse

Je ne sais pas exactement pourquoi cette voisine, Mafia, et sa sœur m’ont accusée de blasphème, mais ce que je sais, c’est qu’elles ne m’aimaient pas, et qu’il était facile pour elles de m’accuser parce que j’étais chrétienne. Et ensuite, personne dans le village ne m’a défendue

Le troisième jour après ma condamnation, alors que je priais, un oiseau est venu se poser sur le rebord de la fenêtre et m’a regardée, raconte-t-elle. Je lui ai demandé : « Viens-tu de la part de Dieu ? Et il est parti. Mais ensuite, il est revenu chaque jour pendant trois ans. J’avais l’impression qu’il me parlait. C’était pour moi le symbole de l’espoir. J’ai beaucoup prié pendant toute ma détention. Seule dans ma cellule, j’imaginais Jésus et je lui parlais. Je lui demandais de me libérer. Ce lien m’a donné de la force et de l’espérance. J’ai toujours cru que la justice allait triompher et que j’allais être libérée.

Je suis consciente que mon histoire a fait de moi un symbole dans le monde entier. Malheureusement, il y a beaucoup d’autres personnes qui ont été accusées de blasphème et qui sont encore en prison aujourd’hui. Je veux porter leur voix et les défendre, comme d’autres m’ont défendue, afin qu’elles soient libérées. J’incite les personnes qui m’ont soutenue dans le monde entier à ne pas les abandonner.

Avec son discours sur le séparatisme islamiste, Emmanuel Macron refait le coup du karcher

Tribune de Jean Messiha dans Valeurs actuelles :

Le communautarisme a été rebaptisé par le Président du nom de « séparatisme islamiste ». On entend d’ici la clameur des soutiens de ce quinquennat qui part en capilotade : « Macron hausse le ton ! ». En vrai, cela ressemble furieusement aux coups de gueule et de mentons sarkozystes sur l’immigration dont « le karcher » était devenu l’emblème (…)

Le séparatisme islamiste est le résultat de la colonisation de peuplement islamique. Tant que cette évidence n’est pas admise par ceux qui détiennent le pouvoir, il n’y a aucune victoire à attendre, il n’y a aucun combat qui peut être victorieux et l’étendard de la République continuera à être considéré comme un bout de chiffon par ceux, très nombreux, qui lui préfèrent le drapeau algérien, marocain, tunisien, turc, malien, etc.

L’immigration, très largement musulmane, qui continue à affluer dans notre pays année après année, renforce inlassablement l’oumma française et son sous-produit, la communauté islamiste, ou simplement fondamentaliste, qui éclipse, par son nombre et sa détermination, les Musulmans de foi ou de culture qui ont fait le choix de vivre en Français.

Mais ne nous méprenons pas. Au-delà du séparatisme islamique, nous devons faire face à un autre phénomène tout aussi délétère pour notre identité : le sécessionnisme indigéniste qui veut que l’arabité et l’africanité deviennent une composante majeure de la société française.

Ne pas arrêter ce flux migratoire et ne pas rapatrier les étrangers dont le comportement est nuisible au pays équivaut à laisser cette adversité consolider ses positions, se ravitailler, amener des renforts. Comment gagner une bataille dans ces conditions ? « Mais de quoi parlent-ils donc ? » s’interrogeront les « progressistes ».

Pour ces derniers, il n’est pas question de faire triompher Marianne face à la figure énigmatique et impérieuse du Prophète de Médine. Il leur faut juste gagner la prochaine élection. Pour ce faire, il faut tenter de faire gober aux gogos qui leur ont fait confiance depuis si longtemps qu’ils « combattent » cette lèpre qui gagne notre pays rue par rue, quartier par quartier, ville par ville et bientôt département par département.

Car au fond de lui-même, le peuple macronien se dit, comme Lionel Jospin : « qu’est-ce que cela peut faire si la France s’islamise ? ». Le voile omniprésent ? « Une liberté vestimentaire ». Les revendications alimentaires et la généralisation du Halal ? « Si cela leur fait plaisir… ». La séparation homme-femme ? « Chacun a le droit à la pudeur… ». Le terrorisme qui ensanglante régulièrement nos rues ? « Vous n’aurez pas ma haine ! ». Ils sont réellement convaincus que ces peuples venus d’ailleurs sont plein de bonnes intentions et qu’ils vont progressivement se gallicaniser au contact de la République.

La naïveté de cette conviction est confondante. L’alarmante radicalisation religieuse d’une immigration venue, il y a quelques décennies, trouver du boulot et qui avait, avec Allah, un lien aussi modéré que celui des catholiques avec Dieu, ne les interpelle nullement. Le basculement d’une partie de la jeunesse musulmane dans le djihadisme ? « C’est à cause des discriminations ». La transformation de territoires entiers en succursales du Maghreb et de l’Afrique sub-saharienne ? « C’est super » car le changement de peuple c’est l’aboutissement des valeurs de la République.

La seule préoccupation de la société Macron & Co est de combattre le « nationalisme ». Plutôt l’islam triomphant que la survivance de la France éternelle, trop blanche, trop intolérante, pas assez « décoloniale », trop attachée à son passé judéo-chrétien et athée.

Plus que jamais mais plus pour longtemps, la nation française est face à un choix historique, existentiel et donc définitif : reprendre le contrôle de son destin et mettre fin à la lente mais implacable aliénation de son identité ou bien préparer ses enfants à vivre dans un pays qui ne sera plus que l’ombre de lui-même.         

La fin des imams détachés ne prendra effet…qu’en 2024

Ce qui est assez incroyable et qui dénote une complète anesthésie générale des Français, c’est que Emmanuel Macron annonce le 18 février la fin des imams étrangers détachés en France…et que Christophe Castaner explique tranquillement le lendemain que cela ne prendra effet qu’en 2024, c’est à dire avec le prochain gouvernement :

Nous travaillons sur la fin des imams détachés en 2024, a indiqué le ministre de l’Intérieur sur France Inter car ceux qui sont là et qui arrivent ont un titre de séjour de trois ans. J’ai indiqué aux pays étrangers qui sont les pays d’origine – le Maroc, la Turquie et l’Algérie – que l’échéance c’est 2024, a-t-il insisté.

Emmanuel Macron et l’islamisme : La faiblesse des mots face au choc des photos

La formule est de Céline Pina en réaction à la photo d’Emmanuel Macron aux côtés d’une femme intégralement voilée à Mulhouse où il devait s’opposer avec force au séparatisme islamiste. Le président de la république, si prompt à dire à un homme en recherche d’emploi qu’il suffit de traverser la rue pour trouver un travail, n’a pas eu le courage de demander le respect de la loi de 2010 sur le port du voile (infraction punie d’une amende et/ou d’un stade de citoyenneté) à cette jeune femme.

Une enquête met à jour une alliance entre Jean-Christophe Lagarde et les caïds de Bobigny

Cette affaire est un véritable scandale qui devrait outrer cent fois plus la classe médiatico-polique que la triste affaire de mœurs concernant Benjamin Griveaux. Si ces révélations sont exactes, Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI et député de la Seine-Saint-Denis depuis 2002, devrait démissionner et disparaître de la vie politique :

Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI et député de la Seine-Saint-Denis depuis 2002 a-t-il pactisé avec “la voyoucratie et le caïdat local” ? C’est ce qu’affirme Eve Szeftel, journaliste à l’AFP basée au bureau de Bobigny entre 2014 et 2018, et auteure de Le maire et les barbares, quand la République pactise avec le crime, qui sort mercredi aux éditions Albin Michel (…)

Dans son enquête, Eve Szeftel raconte comment le député UDI a cherché à s’installer durablement à Bobigny. “Tout commence en 2014. Jean-Christophe Lagarde sait que pour élargir sa base électorale, il a besoin de faire basculer cette ville, bastion communiste et symbole de la banlieue rouge. Et pour cela il va s’appuyer sur la voyoucratie”, explique-t-elle. Ce faisant, il devient, “en quelque sorte, le parrain, l’architecte de ce système”.

Selon elle, ce genre de pactes “avec la voyoucratie et avec le caïdat local, c’est quelque chose de malheureusement assez courant. La particularité de Bobigny, par rapport à d’autres villes, c’est ce que ça va passer par un pacte qui renvoie à l’une des pires affaires criminelles de ces dernières années, l’assassinat d’Ilan Halimi en 2006“.

La stratégie qu’analyse la journaliste de l’AFP “va s’appuyer sur des intimes de Jean-Christophe Soumbou, numéro deux du gang des barbares” : d’abord son assistant parlementaire, “le meilleur ami de Jean-Christophe Soumbou”, mais aussi “la femme de Jean-Christophe Soumbou, qui pose au centre de l’affiche de campagne et qui a été récompensée par un poste de contractuelle en mairie après la victoire. Elle porte toujours le voile, en violation de l’obligation de neutralité dans la fonction publique”. 

Autre acteur majeur du système d’après Eve Szeftel, “le parti des Indigènes de la République, en particulier à travers un cabinet de conseil, qui va jouer un rôle avant et après la prise de pouvoir”. “Un des associés de ce cabinet va faire basculer la campagne en tournant une vidéo accusant les communistes d’être islamophobes. Jean-Christophe Lagarde va d’ailleurs faire un tabac en meeting en reprenant à son compte l’argumentaire décolonial assimilant les communistes à des colons”, dit encore Eve Szeftel. La colistière du candidat UDI, aujourd’hui deuxième adjointe, “portait le voile” rappelle la journaliste. “Il faut employer les grands moyens pour faire tomber cette ville”, analyse la journaliste.

Entre 2010 et 2014, “400.000 euros de sa réserve parlementaire vont être attribués à des associations tenues par des caïds locaux”. À Bobigny, “les caïds et les islamistes, qui parfois marchent ensemble, sont au pouvoir, parce que c’est là qu’il y a l’argent. La politique municipale a été très favorable aux revendications communautaires, comme l’ouverture d’une salle de sport islamique avec horaires réservés aux femmes, subventionnée par la mairie, une école hors contrat inaugurée par la mairie”, détaille la journaliste. Jean-Christophe Lagarde tient, selon elle, “un double discours entre les médias et ce qui se passe sur le terrain, par électoralisme il essaye de jouer sur tous les tableaux”.

Interviewée par Le Point, qui publie les meilleures pages de son ouvrage, Ève Szeftel n’hésite pas à parler de système «quasi mafieux»:

«J’ai recueilli de nombreux témoignages, et ce qui s’est passé est effarant : des opposants passés à tabac, des pressions sur les électeurs y compris le jour du vote…C’est la loi des cités appliquée à la politique. La démocratie aux mains des voyous» (…)

L’auteur dénonce les accointances entre la mairie et le Gang des Barbares, responsable de la séquestration et du meurtre d’Ilan Halimi en 2006. Ainsi Lynda Benakouche, compagne de l’un des membres du gang, était-elle employée de la mairie,chargée de missions aux politiques urbaines et sociales.

Pour obtenir un visa de travail, il faudra désormais parler la langue du pays, être qualifié et avoir une proposition d’emploi

C’est au Royaume-Uni que cela va s’appliquer. Pendant ce temps, Emmanuel annonce du vent sur le “séparatisme” islamiste et refuse de faire le lien entre immigration et islamisation :

Dans le Royaume-Uni post-Brexit, les conditions imposées aux candidats à l’immigration seront beaucoup plus stricte qu’elles ne l’étaient auparavant. Un nouveau système à points, dévoilé ce mercredi, sera utilisé au 1er janvier 2021, à l’issue de la période de transition qui a débuté après la sortie de l’Union européenne le 31 janvier dernier.

Pour obtenir son visa, le candidat devra présenter des compétences spécifiques, parler anglais et avoir déjà une proposition d’emploi avec un salaire minimum annuel de 25.600 livres (30.820 euros). Le niveau de diplôme requis a été abaissé d’une licence à l’équivalent du baccalauréat, pour permettre « une plus grande flexibilité ».

« Nous répondons aux priorités des citoyens en introduisant un nouveau système à points qui fera baisser le nombre d’immigrés », a expliqué la ministre de l’Intérieur, Priti Patel, saluant dans un communiqué un « moment historique » qui « met fin à la libre circulation ».

Et contrairement à ce que l’article sous-entend, cette décision n’est pas due au Brexit mais à la volonté politique de Boris Johnson de faire diminuer l’immigration.

Jean-Yves Le Gallou : “Il y a le droit des peuples à défendre leur identité et à refuser leur invasion”

Voici un vrai débat de fond au sujet de l’immigration sur RT France. Jean-Yves Le Gallou y fait face à l’experte immigrationniste Catherine Whitol de Wenden, directrice de recherche au CNRS, et l’avocate de clandestins Danielle Babin.

En dénonçant l’hypocrisie de Griveaux, Piotr Pavlenski met à nu l’hypocrisie du système politico-médiatique macronien

Très bonne analyse lue sur Sputnik :

Qu’arrive-t-il donc à nos confrères français? Où est donc passée leur bienveillance envers Piotr Pavlenski, «l’insoumis qui provoque Poutine», cet «artiste» qui «se mutile pour dénoncer la violence du régime russe» et qui «s’était imposé comme l’une des dernières voix dissidentes en Russie» où il est «persécuté pour ses convictions politiques»?

Le ton a bien changé, dans la majorité des rédactions parisiennes, depuis que le réfugié politique russe a touché aux cheveux du candidat LREM à Paris et ex-porte-parole du gouvernement.

Celui qui était hier l’invité des plateaux du service audiovisuel public français, où l’on faisait la promotion de son livre, voit aujourd’hui son pedigree placardé dans ces mêmes médias, à commencer par les motifs de son arrestation vendredi 14 février, dans la foulée du retrait de Benjamin Griveaux de la course à l’investiture à la mairie de Paris, pour des violences commises lors du réveillon. Au-delà de l’étonnante réactivité des forces de l’ordre et du fait qu’aucun lien n’est ouvertement fait entre son arrestation le jour même de la chute du candidat macroniste pour une affaire remontant à plus d’un mois et demi, remarquons que lorsque Piotr Pavlenski avait été accusé de violences sexuelles en Russie, provoquant sa fuite à Paris et sa demande d’asile, les médias français s’étaient empressés à sa conférence de presse où il avait pu livrer sa version des faits, accusant le pouvoir russe de fomenter une «machination pour le décrédibiliser».

Des médias qui se sont par ailleurs montrés réticents quant à la diffusion de cette information forte incriminante pour le candidat. Si le doute était permis quant à la véracité de la source de cette vidéo lorsqu’elle fut mise en ligne et commença à circuler le 13 février, certaines rédactions contactées directement par Piotr Pavlenski n’ont «eu aucune hésitation à ne pas publier», ce qui relevait à leur yeux de la vie privée et qu’il ne s’agissait pas d’un harcèlement sexuel, justifiera une journaliste de Mediapart invitée sur le plateau d’une émission du service public. Quelle est la contradiction entre les déclarations de Benjamin Griveaux, défendant sa famille, expliquant qu’il va emmener ses enfants à l’école et ses potentielles pratiques privées?» ajoutera-t-elle.

«Benjamin Griveaux: un père de famille très impliqué aux côtés de sa femme Julia Minkowski», titrait Gala le 27 mars 2019, jour même où le secrétaire d’État chargé des Relations avec le parlement démissionnait pour se lancer dans la course à la mairie de Paris. Le magazine people dépeignait un candidat qui «fait son maximum pour passer du temps avec ses enfants», se confiant sur sa relation avec sa femme, «son roc»… pour autant, celui qui venait tout juste d’être père pour la troisième fois, s’était laissé aller à envoyer des vidéos de lui se masturbant à sa maîtresse. «Il a le droit de faire ce qu’il veut et “les journalistes” n’ont pas à en faire une info!», s’insurgeait une animatrice télé, au tout début de cette affaire.

Réfugié politique en France, la question de la possibilité de le renvoyer en Russie se pose même. Étonnant, venant de ceux qui habituellement sont prompts à s’émouvoir sur des thématiques telles que la déchéance de nationalité pour des terroristes ou l’expulsion de demandeurs d’asile ayant commis des crimes graves. “Ceux qui dévoient la République, qui la déstabilisent pleinement comme ils l’ont fait, n’ont pas leur place sur le territoire français”,lance sur le plateau de L’Opinion Sylvain Maillard (LREM) député En marche de Paris, qui «espère une sanction très forte» (…) Preuves que l’agitation politico-médiatique suscitée par la chute de Benjamin Griveaux fait perdre la boussole à nombre d’observateurs politiques, on remarquera que cet opposant «au régime» de Vladimir Poutine, non content d’être relayé au rang d’«activiste» ou d’«agitateur forcené», est même suspecté aujourd’hui d’accointance avec les services russes (…)

Finalement, l’opposant russe, qui entendait «dénoncer l’hypocrisie» du candidat Griveaux, semble par l’enchaînement des événements mettre à nu l’hypocrisie de bien plus…

Cardinal Sarah : “On a voulu bâillonner Benoît XVI. Il a voulu parler au monde, mais on a cherché à discréditer sa parole”

L’Homme Nouveau publie une longue interview du cardinal Sarah accordé à Edward Pentin pour le National Catholic Register.

Eminence, pourquoi avez-vous voulu écrire ce livre ?

Parce que le sacerdoce chrétien est en danger de mort ! Il traverse une crise majeure.

La découverte du grand nombre d’abus sexuels commis par des prêtres voire des évêques en est un symptôme indiscutable. Le Pape émérite Benoît XVI avait déjà pris fortement la parole à ce sujet. Mais alors, sa pensée avait été déformée et ignorée. Comme aujourd’hui on a tenté de le réduire au silence. Comme aujourd’hui, des manœuvres de diversion ont été montées pour détourner l’attention de son message prophétique. Pourtant, je suis persuadé qu’il nous avait dit l’essentiel : ce que personne ne veut entendre. Il avait montré qu’à la racine des abus commis par des clercs, il y a un défaut profond dans leur formation. Le prêtre est un homme mis à part pour le service de Dieu et de l’Église. Il est un consacré. Toute sa vie est mis à part pour Dieu. Or on a voulu désacraliser la vie sacerdotale. On a voulu la banaliser, la rendre profane, la séculariser. On a voulu faire du prêtre un homme comme les autres. Certains prêtres ont été formés sans mettre concrètement au centre de leur vie, Dieu, la prière, la célébration de la messe, la recherche ardente de la sainteté.

Comme le disait Benoît XVI, « Pourquoi la pédophilie a-t-elle atteint de telles proportions ? En dernière analyse, la raison en est l’absence de Dieu. C’est seulement là où la Foi ne détermine plus les actions de l’homme que de tels crimes sont possibles. »

On a formé des prêtres sans leur enseigner que le seul point d’appui de leur vie est Dieu, sans leur faire expérimenter que leur vie n’a de sens que par Dieu et pour lui. Privé de Dieu, il ne leur est resté que le pouvoir. Certains ont sombré dans la logique diabolique des abus d’autorité et des crimes sexuels. Si un prêtre ne fait pas quotidiennement l’expérience qu’il n’est qu’un instrument entre les mains de Dieu, s’il ne se tient pas constamment devant Dieu pour le servir de tout son cœur, alors il risque de s’enivrer d’une sensation de pouvoir. Si la vie d’un prêtre n’est pas une vie consacrée, alors il est en grand danger d’illusion et de déviation.

Aujourd’hui, certains voudraient faire un pas de plus en ce sens. On voudrait relativiser le célibat des prêtres. Ce serait une catastrophe ! Car le célibat est la manifestation la plus évidente que le prêtre appartient au Christ et qu’il ne s’appartient plus. Le célibat est le signe d’une vie qui n’a de sens que par Dieu et pour lui. Vouloir ordonner des hommes mariés revient à laisser entendre que la vie sacerdotale ne prend pas toute la place, qu’elle n’exige pas un don complet, qu’elle laisse libre  pour d’autres engagement comme un métier qui laisse du temps pour une vie privée. Mais cela est faux. Un prêtre reste prêtre à tout moment. L’ordination sacerdotale n’est pas d’abord un engagement généreux, c’est une consécration de tout notre être, une conformation indélébile de notre âme au Christ prêtre qui réclame de nous une conversion permanente pour y correspondre. Le célibat est le signe indiscutable qu’être prêtre suppose de se laisser entièrement posséder par Dieu. Le remettre en cause alourdirait gravement la crise du sacerdoce

Le pape émérite Benoît XVI partage-t-il ce point de vue ?

J’en suis certain, et il me l’a dit, en tête à tête, à plusieurs reprises. Sa plus grande souffrance et l’épreuve la plus douloureuse de l’Eglise latine, c’est le crime des prêtres pédophiles, des prêtres qui violent leur chasteté (…) Il n’a cessé de souligner l’importance du célibat sacerdotal pour toute l’Église. Je me permets de vous rappeler ses paroles : « Si nous séparons le célibat du sacerdoce, nous en viendrons à ne plus voir le caractère charismatique du sacerdoce. Nous ne verrons plus qu’une fonction que l’institution prévoit elle-même pour sa sûreté et ses besoins. Si on veut prendre le sacerdoce sous cet angle (…) l’Église n’est plus comprise que comme une simple ordonnance humaine. » Mais on a voulu bâillonner Benoît XVI. Je dois avouer ma révolte devant les calomnies, la violence, les grossièretés dont il a été l’objet. Benoît XVI a voulu parler au monde, mais on a cherché à discréditer sa parole. Je sais qu’il assume tout ce qui est écrit dans ce livre avec détermination, je sais qu’il se réjouit de sa publication. Il a voulu écrire et dire publiquement cette joie, mais on voudrait l’empêcher de l’exprimer. Mais raconter en détails, heure par heure, ces manœuvres ne sert à rien. Je préfère ne pas m’étendre sur ces machinations sordides dont les responsables rendront un jour compte devant Dieu.

Les adversaires du sacerdoce ne veulent pas entrer dans le fond du débat. Ils savent que leur argumentation repose sur des erreurs historiques, sur des contre-sens théologiques. Ils savent que le célibat est nécessaire à l’évangélisation en pays de mission. Alors ils essayent de délégitimer le livre lui-même. N’ayant rien à opposer au texte, ils s’attaquent à la couverture. Quelle pitié ! Ils font passer le Pape émérite pour un vieillard âgé. Mais avez-vous lu ce qu’il écrit ? Croyez-vous que l’on peut écrire des pages d’une telle profondeur sans avoir tous ses moyens ? Certains veulent nous faire passer pour des naïfs. Ils tentent de faire croire que nos éditeurs nous ont manipulé et ont profité d’un malentendu pour monter je ne sais quel coup de communication. C’est totalement faux ! Il n’y a aucun malentendu. Notre éditeur français n’a fait que mettre en œuvre ce que j’ai personnellement mis au point avec le pape émérite. J’ai déjà évoqué ce sujet. Je veux rendre encore hommage à la fidélité et au professionnalisme de tous mes éditeurs, en particulier à mon éditeur français. Toutes ces polémiques constituent une manœuvre qui vise à faire diversion pour ne pas parler de l’essentiel, le contenu du livre.

Avez-vous souhaité faire pression sur le Pape François ?

J’ai déjà écrit que « qui est contre le Pape est hors de l’Eglise », mais on s’acharne à m’opposer à lui. Je suis même en tête de la liste des opposants au Pape François. Ces accusations me brisent le cœur et m’attristent profondément. Mais je reste serein et confiant que le Pape ne porte aucune attention à de telles insinuations mensongères.

Je ne suis nullement en opposition au Pape François ! Ceux qui le prétendent tentent de diviser l’Église. Ils mentent et font le jeu du diable. J’ai écrit ce livre en vue d’offrir humblement et filialement ma contribution au Pape dans un esprit de réelle synodalité. Je vous mets au défi de trouver dans tout ce que j’ai écrit une seule ligne, un seul mot de critique contre le Pape !

Mais je suis inquiet. En Allemagne, un étrange synode envisage clairement la remise en cause du célibat. J’ai voulu crier mon inquiétude : ne déchirez pas l’Église ! En vous attaquant au célibat des prêtres, vous attaquez l’Église et son mystère !

L’Église ne nous appartient pas, elle est un don de Dieu. Elle se perpétue grâce au ministère des prêtres qui sont aussi un don de Dieu et non une création humaine. Chaque prêtre est le fruit d’une vocation, d’un appel personnel et intime de Dieu lui-même. Benoît XVI l’explique avec profondeur dans ce livre. On ne décide pas par soi-même de se faire prêtre. On y est appelé par Dieu et l’Église confirme cet appel. Le célibat garantit cet appel. Un homme ne peut renoncer à fonder une famille et accomplir une vie sexuelle que s’il est certain que Dieu l’appelle à ce renoncement. Notre sacerdoce est suspendu à l’appel de Dieu, et à la prière de l’Église pour les vocations.

Aussi remettre en cause le célibat revient à vouloir faire de l’Église une institution humaine, à notre pouvoir, à notre portée. C’est renoncer au mystère de l’Église comme don de Dieu.

Le Synode sur l’Amazonie  n’a pas envisagé une remise en cause générale du célibat sacerdotal mais seulement des exceptions. Cela ne vous semble-t-il pas possible ?

L’ordination d’hommes mariés est un fantasme d’universitaires occidentaux en mal de transgressions. Je veux l’affirmer avec force : les pauvres, les simples, les chrétiens du rang ne réclament pas la fin du célibat ! Ils attendent des prêtres qu’ils soient des saints, qu’ils soient entièrement donnés à Dieu et à son Eglise. Ils attendent des prêtres célibataires qui incarnent parmi eux la figure du Christ, époux de l’Église. J’ai voulu l’affirmer dans ce livre : il faut aider le Pape François à être du côté des pauvres et des simples et à refuser la pression des puissants, de ceux qui ont les moyens de financer des campagnes médiatiques. Certains organismes ecclésiaux qui manipulent beaucoup d’argent croient pouvoir faire pression sur le Pape et les évêques. On le voit en Allemagne, certains veulent imposer leurs projets à toute l’Église. Prions pour le Pape, il nous faut l’aider à résister aux pressions de ces riches et puissantes œuvres ecclésiales, il nous faut l’aider à défendre la foi des simples, il nous faut l’aider à défendre les pauvres d’Amazonie contre ceux qui tentent de les instrumentaliser en les privant d’un sacerdoce pleinement vécu dans le célibat. C’est d’abord pour soutenir le Pape dans sa mission que ce livre a été écrit.

Par ailleurs, comme le Pape François l’avait souligné à la fin du synode, le vrai problème de l’Amazonie n’est pas l’ordination de diacres mariés. L’enjeu réel est celui de l’évangélisation. Nous avons renoncé à annoncer la foi, le salut en Jésus-Christ. Trop souvent, nous sommes devenus des agents humanitaires ou des animateurs sociaux. En Amazonie, nous manquons de laïcs qui prennent au sérieux leur vocation missionnaire. Nous avons besoin de catéchistes. Permettez-moi de faire référence à une situation que j’ai personnellement connue. Au début de l’année 1976, mon expérience de jeune prêtre m’a mis en contact avec des villages reculés de Guinée. Certains d’entre-eux n’avaient pas reçu la visite d’un prêtre depuis presque dix ans, car les missionnaires européens avaient été expulsés en 1967 par Sékou Touré. Or les catéchistes continuaient à enseigner le catéchisme aux enfants et à réciter les prières de la journée. Ils récitaient le chapelet. Ils se réunissaient le dimanche pour écouter la Parole de Dieu. J’ai eu la grâce de rencontrer ces hommes et ces femmes qui gardaient la foi sans aucun soutien sacramentel, faute de prêtres. Je ne pourrais jamais oublier leur joie inimaginable lorsque je célébrais la messe qu’ils n’avaient pas connue depuis si longtemps. Je crois que si l’on avait ordonné des hommes mariés dans chaque village, on aurait éteint la faim eucharistique des fidèles. On aurait coupé le peuple de cette joie de recevoir, dans le prêtre, un autre Christ. Oui, avec l’instinct de la foi, les pauvres savent qu’un prêtre qui a renoncé au mariage, leur fait don de tout son amour d’époux (…)

Mais n’y a-t-il pas déjà des exceptions à la loi du célibat ?

Une exception est transitoire par définition et constitue une parenthèse dans l’état normal et naturel des choses. Tel était le cas de pasteurs anglicans revenant à la pleine communion. Mais le manque de prêtre n’est pas une exception. C’est l’état normal de toute église naissante comme en Amazonie ou des Eglises mourantes, comme en Occident. Jésus nous a prévenu : « la moisson est abondante mais les ouvriers sont peu nombreux. » L’ordination d’hommes mariés dans de jeunes communautés chrétiennes interdirait de susciter en elle des vocations de prêtres célibataires. L’exception deviendrait un état permanent. Un affaiblissement du principe du célibat, même limité à une région ne serait pas une exception mais une brèche, une blessure dans la cohérence interne du sacerdoce. Par ailleurs, la dignité et la grandeur du mariage est de mieux en mieux comprise. Comme le souligne Benoît XVI dans ce livre, ces deux états ne sont pas compatibles parce qu’ils réclament tous les deux un don absolu et total.

En Orient, certaines Eglises vivent avec une part du clergé marié. Je ne remets nullement en cause la sainteté personnelle de ces prêtres. Mais une telle situation n’est vivable qu’à cause de la présence massive des moines. Par ailleurs, au point de vue du signe donné à toute l’Église par le sacerdoce, il faut souligner un risque de confusion. Si un prêtre est marié, alors il a une vie privée, une vie conjugale et familiale, il doit garder du temps pour son épouse et ses enfants. Il ne peut manifester par toute sa vie qu’il est totalement et absolument donné à Dieu et à l’Eglise. Or Saint Jean-Paul II l’avait affirmé très clairement : l’Église veut être aimé de ses prêtres de l’amour même dont Jésus l’a aimée, c’est-à-dire d’un amour d’Époux exclusif. Il est important, disait le saint pape polonais que les prêtres comprennent bien la motivation théologique de leur célibat. : « Le célibat sacerdotal n’est pas à considérer comme une simple norme juridique, ni comme condition tout extérieure pour être admis à l’ordination. Le célibat est une valeur profondément liée à l’ordination. Il rend conforme à Jésus Christ, Bon Pasteur et Epoux de l’Eglise » (Pastores dabo vobis, 50). C’est ce que nous avons voulu rappeler avec Benoît XVI. Le véritable fondement du célibat n’est pas d’ordre juridique, disciplinaire ou pratique, il est théocentrique. Je vous renvoie à ce sujet à l’extraordinaire discours de Benoît XVI à la Curie romaine le 22 décembre 2006. Le célibat pour Dieu est une absurdité au yeux du monde sécularisé et athée. Le célibat est un scandale pour les mentalités contemporaines. Il montre que Dieu est une réalité. Si la vie des prêtres ne manifeste pas concrètement que Dieu suffit à rendre heureux et à donner sens à nos existences, alors qui le proclamera ? Plus que jamais nos sociétés ont besoin du célibat parce qu’elles ont besoin de Dieu.

Pour certains, le célibat sacerdotal est une norme récente dans l’Eglise catholique, qu’en pensez-vous ?

On est souvent victime d’une profonde ignorance historique à ce sujet. L’Église a connu des prêtres mariés pendant les premiers siècles. Mais dès leur ordination, ils étaient tenus à l’abstinence totale de relations sexuelles avec leur épouse. Benoît XVI le rappelle très clairement dans ce livre. Tout le monde connaît sa profonde culture historique et sa parfaite connaissance de la tradition ancienne. C’est un fait certain et prouvé par les recherches historiques les plus récentes. Il n’y a dans cette exigence aucun tabou, aucune peur de la sexualité. Il s’agit d’affirmer que le prêtre est l’époux exclusif, corps et âme, de l’Église. Il est tout entier livré à elle comme le Christ.Du point de vue historique les choses sont très claires : dès l’année 305, le concile d’Elvire rappelle la loi, « reçue des apôtres » de la continence des prêtres. Alors que l’Église sort à peine de l’ère des martyrs, un de ses premiers soins est d’affirmer que les prêtres doivent s’abstenir des relations sexuelles avec leur épouse. Le Concile stipule en effet : « Il a plu unanimement de porter la prohibition, à savoir que les évêques, les prêtres et les diacres, c’est-à-dire tous les clercs constitués dans le ministère, s’abstiennent de leurs épouses et qu’ils n’engendrent pas d’enfants : que celui, quel qu’il soit, qui l’aura fait, soit déclaré déchu de la cléricature » (can. 33). Si cette exigence avait été une innovation, elle n’aurait pas manqué de provoquer une vaste protestation chez les prêtres. Or elle a été reçue dans l’ensemble paisiblement. Déjà, les chrétiens avaient conscience qu’un prêtre qui célèbre la messe, c’est-à-dire le renouvellement du sacrifice du Christ pour le monde, doit lui aussi s’offrir à Dieu et à son Eglise tout entier, corps et âme. Il ne s’appartient plus. Ce n’est que bien plus tard, en raison de la corruption des textes que l’Orient évoluera dans sa discipline, sans toutefois jamais renoncer au lien ontologique entre sacerdoce et abstinence.

Vous revenez plusieurs fois dans ce livre sur la nécessaire radicalité évangélique. Croyez-vous que nous faisons face à un relâchement de la ferveur ?

Je suis heureux que vous posiez cette question. C’est certainement l’aspect le plus important de ce livre, mais personne ne l’a relevé ni commenté. On se contente de polémiques secondaires et stériles. Je crois que la tiédeur et la médiocrité nous ont envahis. Nous devons aspirer à la sainteté. Benoît XVI, avec un courage prophétique, ose affirmer que : « sans le renoncement aux biens matériels, il ne saurait y avoir de sacerdoce. L’appel à suivre Jésus n’est pas possible sans ce signe de liberté et de renoncement à tous les compromis. » Il pose ainsi les fondements d’une vraie réforme du clergé. Il appelle à un changement radical dans la vie quotidienne des prêtres puisqu’il continue : « Le célibat ne saurait atteindre sa pleine signification si nous nous conformions aux règles de la propriété et aux attitudes de vie communément pratiquées aujourd’hui. » Je suis persuadé qu’en vérité c’est la radicalité de cet appel à la sainteté qui dérange et qu’on ne veut pas entendre. Ce livre dérange parce que le Pape émérite y offre une perspective exigeante et prophétique. J’ai pour ma part essayé de développer cet appel en soulignant que les prêtres doivent trouver les moyens concrets de vivre les conseils évangéliques. Les évêques doivent y réfléchir pour eux-mêmes et pour les prêtres : il nous faut concrètement mettre Dieu au centre de notre vie. La vie de prêtres ne peut être une vie selon le monde. « Nul ne peut servir deux maitres… » L’occident est a bout de souffle. Il est vieux de tous ses renoncements et de ses démissions. Il attend, sans peut-être en avoir conscience, la jeunesse, la verdeur de l’exigence de l’Evangile qu’est la sainteté. Il attend donc des prêtres qui soient radicalement des saints.

L’Italie ouvre à nouveau grand ses portes à l’immigration-invasion

Les Italiens vont très rapidement regretter Matteo Salvini, qui reviendra inévitablement au pouvoir :

La nouvelle ministre de l’Intérieur, Luciana Lamorgese, a présenté lundi 17 février ses propositions de modification des “décrets sécurité” sur l’accueil des migrants (…)

Concrètement, les bateaux des ONG ne pourront plus être bloqués à quai. Les amendes potentielles pour sauvetage de migrants vont être considérablement réduites. Les réfugiés vont bénéficier d’une meilleure protection sociale, avec des moyens accrus dans les préfectures. Les dossiers des personnes de santé fragile ou des parents de mineurs seront examinés prioritairement. Un simple permis de séjour permettra d’accéder aux services sociaux ou d’ouvrir un compte en banque. La durée maximale du processus administratif pour obtenir la citoyenneté italienne sera réduite de quatre ans à deux ans.

Lutte contre le séparatisme islamiste : Emmanuel Macron a oublié d’annoncer la libération de 148 djihadistes en France

Pendant qu’Emmanuel Macron annonçait du vent, voici l’information qui inquiète magistrats et policiers : la libération programmée de 148 djihadistes en France. Tristement révélateur de l’inaction totale de ce gouvernement et des précédents sur ce danger mortel pour la France.

J’ai une vraie inquiétude. On va remettre en liberté des individus très dangereux.” Devant les parlementaires de la commission des lois, le procureur national antiterroriste (PNAT), Jean-François Ricard, n’a pas usé de périphrase. Le danger qu’il pointe se résume en quelques chiffres communiqués en fin de semaine par le ministère de l’Intérieur : en 2020, 45 condamnés pour des faits de terrorisme vont sortir de prison au terme de leur peine, dont cinq femmes. L’an prochain, ils seront 57, et 46 en 2022.

Et les années suivantes risquent d’être marquées par la sortie d’individus au parcours beaucoup plus lourd. Le magistrat n’est pas le seul à manifester sa crainte. La direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), chef de file de la lutte antiterroriste, évoque aussi “un gros sujet de préoccupation”. Pour les services spécialisés, celui-ci a désormais pris le pas sur la question des revenants des ex-territoires de l’État islamique en Syrie et en Irak.

L’ensemble des responsables a en outre rappelé aux députés que la ­menace restait “très forte”. Plusieurs signes troublants ont été relevés dans la période récente : des réseaux de faux papiers et de domiciliation justifiant une situation de pré-alerte. Des détenus libérés, et toujours adeptes du djihad, pourraient y trouver un cadre pour fomenter de nouveaux attentats.

Le PNAT et les services de renseignement redoutent que le niveau de radicalisation des futurs ex-détenus n’ait pas été suffisamment mesuré, alors que le phénomène de l’islamisme en prison ne cesse de croître. À ce jour, 531 détenus sont considérés comme des terroristes islamistes (TIS). Il faut y ajouter 900 condamnés pour des faits de droits communs que l’administration pénitentiaire qualifie de “susceptibles de radicalisation”.

Éoliennes et massacre de nos paysages : la grande hypocrisie des écolos-gauchistes

L’essayiste Grégory Roose a publié une tribune dans Valeurs actuelles pour dénoncer les éoliennes et le massacre de nos paysages. Extraits :

Alors que le gouvernement vient de décider de doubler le nombre d’éoliennes d’ici 2028, les Français ne cachent plus leur agacement envers ces installations industrielles dont l’imposante verticalité brouille l’harmonie visuelle des campagnes et des bords de mer (…) Notre patrimoine paysager est la première victime de cette « lutte contre le réchauffement climatique » qui se trompe d’adversaire. L’enlaidissement des villes n’aura pas servi à éviter celui des campagnes (…) Après le temps de l’urbanisation sauvage, vient celui de l’écologisation organisée, c’est-à-dire du massacre planifié des paysages légitimé par la sacro-sainte « lutte contre le réchauffement climatique » (…)

Contrairement aux idées émises, elles ne contribuent presque pas à réduire les gaz à effet de serre, et donc le réchauffement climatique, dans une France qui consomme déjà près de 85 % d’électricité décarbonée grâce aux centrales nucléaires et à l’hydraulique. Par pur dogmatisme, le Gouvernement veut continuer à tartiner la France d’éoliennes pour réduire la part du nucléaire à l’horizon 2035. Mais pour couvrir les besoins énergétiques de la France, il faudrait des centaines de milliers d’éoliennes implantées sur des millions d’hectares. Avec 8.000 éoliennes en service en 2019, la France a déjà dépassé le seuil de tolérance. Dans ces conditions, pourquoi encourager ce viol esthétique de nos paysages, partie intégrante du patrimoine identitaire de la France ?(…)

L’implantation d’éoliennes répond à une puissante idéologie « anti-nucléaire » (…) En imposant l’éolien, le lobby écolo « anti-nucléaire » prétend à tort réduire le réchauffement climatique et s’arroge par conséquent le droit d’infliger aux Français de nombreuses atteintes à l’environnement : dégradation du cadre de vie, augmentation de la mortalité des oiseaux, extraction d’acier et de métaux rares, bétonnage intensif de bonnes terres agricoles.

Pour illustrer l’hypocrisie des écolos-gauchistes, la situation du village de Saint-Pierre de Colombier en Ardèche est assez parlante. Une poignée d’écolo-gauchistes s’oppose au projet de la Famille Missionnaire de Notre-Dame de construire au nouvelle église dans le village (voir ici). Les arguments les plus fallacieuxainsi que la diffusion de fake news sont bons à utiliser au nom de l’écologie alors que le combat est en réalité un combat anti-chrétien (voir ici, ici et ici). Le slogan principal de ces opposants écolos-gauchistes est “Stop béton“.

Or, l’Ardèche a inauguré en 2017 le plus gros parc éolien de la région :

Le nouveau parc éolien de la montagne ardéchoise s’étend sur six communes du plateau ardéchois. 29 éoliennes sont réparties sur ce vaste territoire. L’ensemble délivre une puissance de 73,5 mégawatts, ce qui équivaut à la consommation électrique annuelle de 80 000 habitants. C’est le plus gros parc éolien de la région Auvergne-Rhône-Alpes et avec lui, le département de l’Ardèche devient le premier département de la région en matière d’énergie renouvelable (…) Il aura fallu 10 ans pour sortir de terre ces machines aux allures de danseuses hautes de 85 mètres.

Or, il se trouve qu’il faut énormément de béton pour construire des éoliennes (environ 1 200 tonnes) et que ce béton ne sera jamais recyclé à la fin de fin de l’éolienne. Et là, silence complet des écolos-gauchistes :

Ces éoliennes seront dotées de mâts hauts de 85 m, supporteront des pales de 41 m de long. Un gigantisme qui induit des efforts importants sur socles béton (massifs poids), ces derniers reprenant toutes les charges de l’éolienne (…) Chaque socle consomme 425 m3 de béton. Plus de quarante tonnes d’acier sont utilisées pour chaque socle.

Pour soutenir le projet de la Famille Missionnaire de Notre-Dame, un site dédié est accessible.

Marine le Pen ne veut toujours pas entendre parler d’union des droites

Ce n’est pas parce que Marine Le Pen est venue soutenir le candidat ex-LR de Sète (Sébastien Pacull, ancien responsable Les Républicains de l’Hérault) dont les affiches le présentent comme le candidat de l’union des droites…que Marine Le Pen s’est convertie à l’union des droites. Certains s’étaient un peu emballés à le croire et avaient souligné une “révolution culturelle“.

Il n’en est malheureusement rien comme le souligne, avec regret, Guillaume Bernard pour Boulevard Voltaire et pour Atlantico. Extraits :

Quand j’ai vu tomber l’information samedi, en fin d’après-midi, j’ai pensé à une forme de pragmatisme de sa part. Le RN a des difficultés à constituer des listes parce qu’il est dans une situation un peu ambivalente. Il est à la fois l’un des principaux partis français, si on regarde les suffrages ; pourtant, il a très peu de militants, très peu d’élus et très peu de collaborateurs pouvant constituer les listes. Selon moi, par pragmatisme plus que par conviction, Marine Le Pen acceptait l’idée qu’il fallait essayer de trouver des alliés, et non pas absolument faire des ralliés ou des fusions-absorptions. Mais quelques heures après, elle a démenti avoir défendu l’idée de l’union des droites ou de l’unité de la droite. Par conséquent, il semble qu’elle s’enferme dans sa stratégie actuelle du ni droite ni gauche (…)

Le RN est véritablement dans une situation compliquée. On sait qu’il y a des soucis financiers. On sait qu’il y aura peut-être des procédures judiciaires compliquées pour ce parti. On sait que Marine Le Pen est dans une situation un peu fébrile puisqu’elle s’est déjà déclarée candidate aux présidentielles 2022, comme si, d’une certaine manière, elle n’était pas sûre d’être la candidate naturelle et légitime de la droite nationale. Par conséquent, la ligne du parti, non seulement d’un point de vue doctrinal, mais également stratégique, apparaît un peu floue (…)

Je voudrais quand même insister sur le fait que les municipales auraient pu être l’occasion ou le prétexte d’infléchir sa ligne. Il y a la nécessité de trouver de nombreux candidats pour constituer les listes. Or, elle s’enferme dans sa stratégie antérieure qui, pour l’instant, n’a pas abouti. Par conséquent, elle avait l’occasion de couper l’herbe sous le pied de ceux qui étaient susceptibles de représenter et d’incarner la convergence du conservatisme et du populisme. Je pense à Marion Maréchal, à Éric Zemmour ou Jean-Frédéric Poisson. Elle n’a même pas saisi cette occasion-là. Je ne pense pas qu’on puisse penser qu’elle ait essayé de prendre les journalistes à contre-pied. Je pense qu’il y a eu une mauvaise interprétation de certains journalistes. C’est certainement ce qui a conduit à ce que cette fausse information agite le milieu journalistique pendant le week-end (…)

Le RN devrait faire logiquement un certain nombre de concessions et trouver des possibilités d’alliance. Or, il semble que la direction du RN ne cherche sans cesse que de faire des fusions-absorptions et non pas de trouver des alliés libres. C’est ce qui a peut-être conduit vos confrères à extrapoler. Au lieu d’adopter une position qui serait totalement logique, le RN reste la tête dans le guidon. Il ne cherche pas à trouver une stratégie qui permette véritablement de briser le plafond de verre.

(…)

Je crois que le RN aurait tout intérêt d’essayer de capter l’électorat et les élus locaux de droite qui refusent la convergence Macron, étant donné que les digues psychologiques sont tombées. Maintenant elle fait partie de ce personnel politique, à l’image de Nicolas Dupont-Aignant, qui confond l’union avec la fusion/absorption. Dans cette optique, elle veut des ralliés et non pas des alliés. Et c’est toute la limite de sa stratégie.

Elle parie effectivement sur le l’implosion à moyen terme de LR. Mais elle sait aussi qu’elle n’est pas nécessairement la candidate naturelle à droite. A ce titre, le fait qu’elle se soit annoncée comme candidate pour 2022 si tôt est selon moi le signe d’une certaine fébrilité (…)

Il me semble que Marine le Pen s’enferre dans d’idée que le clivage droite/gauche a disparu. Que ce clivage ait évolué dans ses définitions intrinsèques, c’est une chose, mais le spectre politique dans un clivage droite/gauche demeure et les imaginaires qui vont avec aussi. Marine Le Pen s’imagine qu’elle peut trouver du patriotisme à droite comme à gauche. Or le logiciel idéologique de la gauche demeure internationaliste malgré les saillie patriotiques d’un Jean-Luc Mélenchon. Car la LFI n’en finit pas de se laisser tenter par la dialectique communautariste/indigéniste. Elle persiste à confondre le sociologique et l’idéologique : certes elle peut rallier des électeurs de gauche ponctuellement, mais cela ne signifie pas que les clivages idéologiques profonds sont indépassables et cela elle ne peut le nier (…)

L’opposition qu’elle utilise entre mondialistes et patriotes est réelle mais cette opposition se décline sur de nombreux autres sujets : protectionnisme, identité, immigration, bio-éthique… . Or sur ces thèmes là, le clivage demeure très fort voire antagoniste entre droite et gauche (…)

Elle ne pourra gagner qu’en réalisant, au-delà des structures partisane, une convergence idéologique avec des thèmes propres à la droite : autorité de l’état, sécurité, souveraineté comme instrument et pas comme finalité, libertés économique et sociale, principe de subsidiarité dans la société civile, refus de la marchandisation de la personne et bien sûr la question de la défense de l’identité française. Ces thèmes peuvent résumer la droite actuellement au-delà de ses divergences. Ces idées sont partageables par plus de 80% de l’électorat RN/LR/DLR. Cela pourrait représenter, potentiellement, 35 et 40% de l’électorat dés le premier tour.

Infidélité et cancer

Selon une étude publiée le 13 février par des chercheurs internationaux dans la revue BMJ Sexual & Reproductive Health, le nombre de partenaires sexuels au cours de la vie a une influence sur les risques de cancer. Ainsi, les personnes qui ont eu plus de dix partenaires sexuels sont plus susceptibles d’être atteintes par cette maladie.

Selon l’étude, cette tendance a été observée chez les femmes aussi bien que chez les hommes. Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs britanniques, canadiens, italiens, autrichiens et turcs ont interrogé 5722 personnes concernant le nombre de partenaires qu’ils ont eu dans leur vie. L’âge moyen des répondants était de 64 ans.

Comparativement aux femmes ayant déclaré 0 ou 1 partenaire sexuel, celles qui ont déclaré en avoir eu 10 ou plus étaient 91% plus susceptibles de se voir diagnostiquées un cancer. Parmi les hommes, ceux qui ont déclaré 2 ou 4 partenaires sexuels étaient 57% plus susceptibles d’être diagnostiqués d’un cancer que ceux qui ont déclaré en avoir eu 0 ou 1. Cependant, pour ceux qui en ont déclaré 10 ou plus, le risque est augmenté de 69%.

Les scientifiques soulignent qu’il ne s’agit que d’une étude observationnelle, reconnaissant qu’il leur est difficile d’établir un lien de causalité. Cependant, selon eux, «ce risque accru pourrait être dues à certaines infections sexuellement transmissibles bien connues».

Bernard Antony : “On oublie que c’est d’abord de lui-même que le grivois Griveaux a été victime”

Extrait de l’analyse de Bernard Antony :

“(…) L’affaire boulevardière et gravelo-grivoise du pitoyable Benjamin Griveaux aura été la source d’inquiétants signes d’un prédélirant complotisme à la tête de l’État et du mouvement d’une République chaque jour plus cafouilleuse que marcheuse.

Car imputer au gouvernement russe quelque méchante manipulation subversive, disons, de l’égarement auto-filmé de M. Griveaux, ça, il fallait le faire ! Ou alors, chapeau les Popov pour avoir réussi le coup d’envoyer en France un de leurs agents, un artiste du nom de Piotr Pavlenski, se faisant accepter comme réfugié politique et le demeurant après des actes de banditisme.

Et ce dernier, si j’ai bien compris la manœuvre macroniquement suspectée, se débrouillant pour piéger un très ingénu candidat se croyant en marche vers la mairie de Paris, mais trop fasciné par la jeune maîtresse de l’artiste. Comme si, tout simplement, hors de toute barbouzerie, il ne s’était pas agi d’une banale et quelque peu pitoyable affaire de bien triste mâle (Griveaux) voulant piquer la femme d’un autre (Pavlenski) avec des arguments de bonobo.

Et c’est ainsi que le candidat marcheur à la mairie de Paris perdit la tête au point d’expédier via un réseau dit social, à la femelle convoitée, une exhibition autofilmée de son intimité en puissance et en acte. Dans l’espoir d’induire chez elle un réciproque désir de même intensité.

Les esprits simplistes objecteront que Piotr Pavlenski étant un opposant à Poutine, on ne voit pas bien comment ce dernier a pu l’instrumentaliser. La belle affaire, diront les subtils macroniens  : comme si ce n’était pas justement la preuve macronienne au deuxième degré qu’il est un agent de Poutine !

Tout le bonoboland droit de l’hommesque, toute la classe politique, toute la classe médiatico-culturelle, ont donc volé au secours du pauvre Griveaux. Chargeant en même temps le bien méchant artiste russe de l’acte abominable (et celui-là, pour eux,  immoral !) d’avoir balancé des images que Griveaux n’entendait pas voir surgir hors de la sphère très privée de l‘expression de son désir.

On croit rêver devant pareille branquignolade ! 

Car il faut que ça débloque tragiquement dans le landernau politico-médiatique pour que l’on y oublie que c’est d’abord de lui-même que le grivois Griveaux a été victime. Plus que de la grivellerie de l’artiste moscoutaire motivé par un grand courroux vengeur contre un prédateur amoureux.

Aussi, pourquoi diable aller chercher la main de Poutine dans tout cela ? Comme si celle de Griveaux ne suffisait pas ?

Sauf peut-être à aller chercher et prouver une histoire de coup de parapluie bulgare aphrodisiaque qui aurait été asséné au candidat chéri de Macron par un agent  de la section rose de la Loubianka…

Encore une fois, je ne suis ni poutinolâtre ni poutinophile mais pour aller chercher le maître du Kremlin dans cette affaire de folie grivaldienne, il faut que la macronie parte vraiment en vrille.

On imagine sans mal les yeux écarquillés de Poutine devant les images et les commentaires de cette affaire. Même au KGB, on n’aurait pas imaginé pareille chose !

Griveaux devenant fou de désir ? Sans doute ! Mais, se demande Poutine, n’est-ce pas Macron avec son regard d’allumé et sa fascination pour la psychanalyse qui serait lui aussi atteint de quelque coronavirus psychiatrique ?

Serions-nous si peu à trouver que ça débloque dur dans le landernau politico-médiatique ? Au point que l’on y oublie que c’est d’abord de lui-même qu’a été victime le gars Griveaux ! 

À moins que tout n’ait été supérieurement concocté par de grands initiés pour faire tomber l’insupportable dame Hidalgo et faire élire a sa place la si douce Agnès Buzin à la mairie de Paris ?

L’affaire Griveaux réveille les tentations liberticides du pouvoir macronien

Certains commencent enfin à dénoncer le faux procès fait aux réseaux sociaux et à l’anonymat en ligne dans l’affaire Griveaux.

(…) Les protagonistes majeurs de cette histoire sont parfaitement identifiés. Piotr Pavlenski, un artiste russe aux performances controversés, est celui par qui tout démarre. C’est lui qui, le premier, a posté la vidéo de Benjamin Griveaux sur un site fraîchement créé. L’affaire s’est ensuite emballée après l’intervention de Laurent Alexandre et Joachim Son-Forget, deux personnalités médiatiques influentes (respectivement chirurgien-essayiste et député) qui ont relayé l’information sur Twitter.

On parle donc d’une vidéo postée non pas sur les réseaux sociaux, mais sur un site web tout ce qu’il y a de plus classique, et de relais médiatiques à l’identité connue, loin des trolls anonymes du web. Dans le cas Griveaux, les réseaux sociaux n’ont agi que comme une gigantesque caisse de résonnance. [source]

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Au nom de la préservation de la démocratie, les partisans du gouvernement d’Emmanuel Macron ont pris l’occasion de la sordide affaire Benjamin Griveaux pour avancer des propositions… de recul tous azimuts des libertés publiques.

C’est ainsi que Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, a estimé dans le Journal du dimanche : “L’anonymat est une honte. Le premier des courages est de signer, d’assumer ce que l’on dit“. L’éditorialiste Olivier Duhamel a renchéri sur LCP, en jugeant qu’il fallait “se battre contre l’anonymat“, comparant la situation sur les réseaux sociaux à l’Occupation dans les années 1940.

Sans le savoir, ces commentaires ne s’attaquent pas à l’anonymat, qui n’existe que de façon très marginale sur Internet : sur la plupart des plateformes, c’est derrière un pseudo que certains préfèrent cacher leur identité civile, pour des motifs personnels ou professionnels. Cependant, en cas de harcèlement ou d’insultes, il est tout à fait possible d’être identifié et retrouvé grâce aux informations personnelles fournies (numéro de téléphone, adresse mail). Mettre fin au pseudonymat priverait de nombreuses personnes du droit de pouvoir dialoguer librement sur les réseaux sociaux ; pire, cela permettrait au harcèlement d’être plus ciblé, violent, voire dangereux. L’interdiction des pseudos aurait-elle empêché la diffusion des vidéos de Benjamin Griveaux ? Pas le moins du monde : l’auteur de l’article, Piotr Pavlenski, a signé son acte, ainsi que les deux principaux diffuseurs de la nouvelle sur les réseaux sociaux, Laurent Alexandre et Joachim Son-Forget (…)

Au nom de la “lutte contre la haine“, les députés macronistes semblent prêts à restreindre considérablement la liberté d’expression en ligne. La loi portée par Laetitia Avia propose en effet de confier aux plateformes de réseaux sociaux le soin de censurer en moins de 24 heures les propos jugés “haineux” sous peine de payer de lourdes amendes, et raccourcit ce délai à une heure pour les contenus signalés par la police. Le contrôle de la légalité de ce qui se dit sur Internet échapperait donc complètement à… la justice et aux juges, remplacés par la main des multinationales du numérique, qu’on devine tatillonne (…)

La perspective enchante l’éditorialiste Christophe Barbier, qui a osé sur France 5 prendre comme modèle… la Chine communiste. Moquant “la tiédeur et la pusillanimité des politiques” qui s’inquiètent pour la liberté d’expression, le journaliste s’est étonné : “Les Chinois arrivent à bloquer tous les mots qui parlent de démocratie, pourquoi nous on n’arrive pas à bloquer tous les mots qui franchissent la loi ?

La consigne est claire. Elle passe à côté d’un petit détail : les mésaventures de Benjamin Griveaux ont démarré à partir de la mise en ligne de vidéos et de photos… sur un site Internet créé au Canada, et non un réseau social. [Source]

Repentance coloniale : Au tour de l’Allemagne de s’y soumettre

Très bon rappel historique de Bernard Lugan sur son blog. Extraits :

Outre-Rhin, bien que la parenthèse coloniale n’ait duré que deux décennies, l’exigence de repentance atteint en ce moment des sommets inégalés. Même en France où, pourtant, il n’est pas possible de parler de la colonisation sans avoir préalablement revêtu le cilice de pénitence, l’exigence de soumission au dogme de la culpabilité coloniale n’a pas (encore ?) une telle ampleur.

En Allemagne, il est aujourd’hui impossible, tant elle est longue, de dresser la liste des rues, des places, des squares, des musées, des instituts et des casernes débaptisés au seul motif qu’ils ont un rapport avec la période coloniale ou avec des personnages ayant un lien avec cette dernière. Dirigé par la gauche, le Land de Berlin a même fait de la repentance coloniale un de ses principaux axes politiques (…) Ici, il n’est pas un jour sans qu’il soit demandé aux habitants transformés en chiens de Pavlov de l’auto-flagellation, de psalmodier la liste des péchés ultramarins de leurs grands-parents et de « regarder en face les crimes coloniaux allemands ainsi que le génocide des Herero et des Nama » commis en Namibie, l’ancien Sud-Ouest africain.

Or, dans cette affaire, l’acte d’accusation contre l’Allemagne est un montage datant de la Première guerre mondiale, quand Français et Britanniques qui avaient besoin d’arguments « moraux » pour s’emparer de ses colonies, accusèrent l’Allemagne d’avoir « failli » à son « devoir de civilisation ». Fut alors constitué le dossier à charge de la guerre des Herero réutilisé aujourd’hui par la gauche allemande.

Ce dossier passe totalement sous silence les actes atroces commis par les Herero: familles de colons massacrées, torturées, les femmes dépecées vivantes sous les yeux de leurs enfants, les hommes émasculés puis éventrés… Quand elles tombaient entre leurs mains, et après avoir été violées, les femmes allemandes étaient suspendues par les pieds à un arbre, jambes écartées, puis éventrées et éviscérées, comme des bêtes de boucherie…Or, ce furent à ces mêmes arbres, qu’après les avoir jugés, les Allemands pendirent ceux des Herero qui s’étaient rendus coupables de ces meurtres abominables. Mais, alors que nous n’avons que des témoignages concernant les premiers crimes, les exécutions judiciaires furent quant à elles photographiées et ces clichés furent ensuite utilisés par la propagande alliée pour « démontrer » la « culpabilité coloniale allemande ». Aujourd’hui, ce sont ces mêmes photos qui alimentent la campagne de repentance nationale.

Pour la gauche allemande et pour les Eglises qui soutiennent naturellement, et même avec gourmandise, son combat, tous ceux, civils et militaires qui participèrent, de près ou de loin, à la guerre des Herero sont donc par définition des criminels.

En premier lieu Paul Emil von Lettow-Vorbeck (1870-1964), légendaire officier colonial qui devrait pourtant figurer au Panthéon des gloires allemandes pour sa campagne de l’est africain (1914-1918)[1]. Or, tout au contraire, bien qu’il ait été un adversaire du III° Reich, présenté aujourd’hui comme l’archétype du  « criminel colonial », il est donc devenu une des principales cibles de ce politiquement correct qui achève d’émasculer une Allemagne étouffée sous ses complexes. (…) Des ouvrages indigents et d’une rare malhonnêteté intellectuelle sont également publiés afin de salir sa mémoire (…)

Quand une “journaliste” engagée de BFM se livre à un interrogatoire accusateur contre son invité

Quand la Macronie est attaquée, elle déploie tous ses bons et fidèles petits soldats. C’est une interview hallucinante à laquelle s’est livrée Apolline de Malherbe ce matin sur BFM(acron). Son manque de professionnalisme, ses mimiques, son parti pris et ses questions auxquelles elle avait déjà les réponses ont poussé Juan Branco à faire un signalement au CSA afin que le système soit mis face à ses contradictions. Pour mieux juger, regardez l’intégralité ci-dessous (résumé ici) :

Réaction de Juan Branco :

La fin de l’interview constitue une forme d’accusation, et une atteinte très grave à la présomption d’innocence. Elle m’accuse d’être derrière cette affaire sans aucun élément de preuve. Et elle ferme l’interview là-dessus, donc elle m’interdit de répondre. C’est une accusation très grave portant sur la commission d’une infraction. Mon signalement porte surtout sur la fin de l’interview, mais la fin est éclairée par le reste de l’interview. C’était une interview accusatoire

Nous ne pleurerons pas la disparition politique de Benjamin Griveaux

Il n’est pas inutile de relire ce texte de Juan Branco à propos de l’ascension politique de Benjamin Griveaux que nous avions déjà publié par deux fois (ici et ici). Il faut noter au’aucune plainte en diffamation n’a jamais été déposée contre ces affirmations :

Benjamin Griveaux, lorsqu’il était conseiller ministériel, touchait plus de 10 000 euros par mois au cabinet de la “socialiste” Marisol Touraine pour du “conseil politique”. Cela ne suffisant pas, il partît vendre son “influence” à Unibail (“influence”, terme que l’élite utilise pour “corruption”) pour 17 000 euros par mois. Sa mission? “S’assurer que personne au ministère des finances ne propose d’abolir une niche fiscale favorable à l’entreprise.” Ses moyens ? Les réseaux que l’Etat lui avait confié. Nous étions en 2014.

Entre temps, il octroyait à son ex-futur ami Attal, Gabriel, 23 ans, aucune expérience professionnelle ni diplôme du supérieur au compteur, un salaire de 6 000 euros par mois dans le même cabinet, où il le chargeait de recruter chargés de missions – et parlementaires socialistes qui serviraient à faire en sous-main la campagne de Macron.

Attal était, théoriquement, rémunéré pour servir l’Etat, par le ministère de la santé et des affaires sociales. Il avait pour cela voitures de fonction, secrétaires et chefs cuisiniers à disposition. Il mettrait ces moyens au service de son ambition.

Au même moment, le cabinet Macron explosait les limites imposées par François Hollande en termes de conseillers. Il n’en comptait pas moins de… six en communication. Stéphane Séjourné, ancien lobbyiste, compagnon de Gabriel Attal, propulsé chez Macron après avoir été recruté chez Huchon, et Ismaël Emelien, ancien d’Havas dont la femme y travaillait et qui ferait attribuer des contrats sans appel d’offre à la multinationale pour des montants supérieurs à 300 000 euros sur les fonds de communication du ministère, y organisaient des événements pléthoriques avec les moyens de l’État pour préparer la campagne d’Emmanuel Macron, séduisaient les parlementaires, bref, préparaient eux aussi au détriment du bien commun l’ascension de leur chef.

Gabriel Attal, 29 ans, est devenu député, porte-parole du parti puis ministre grâce au soutien de Stéphane Séjourné, qui dirigeait effectivement le comité d’investitures d’En Marche et s’occupait des nominations du groupe LREM à l’Assemblée. Séjourné – qui a masqué sa relation et les renvois d’ascenseur qu’il mettait en place avec Attal sous le prétexte commode de l’impossible outing, alors qu’ils étaient pacsés – a été nommé à l’Elysée comme conseiller politique, tandis qu’Ismaël Emelien – qui y a recruté Ludovic Chaker, lui-même en charge du recrutement d’Alexandre Benalla, en charge de la mise en place d’une “garde prétorienne” que les menus excès de ce dernier ont fait tomber – était nommé conseiller spécial. Toujours rémunérés aux frais de l’Etat.

Griveaux est lui devenu ministre et porte-parole du gouvernement, avant de faire exploser ses dépenses en cabinet. Tous ont trahi leurs familles politiques d’origine, mais aussi leurs fonctions et cet Etat qui les a rémunérés et propulsés aux plus hautes responsabilités. Alors faut-il vraiment se montrer surpris que le système qui les a propulsés se remette en place maintenant qu’ils sont au pouvoir, qu’ils octroient des salaires délirants à leurs propres conseillers après s’être eux-mêmes servis?

Faut-il s’étonner que Attal et Griveaux, aux poches bien remplies, soient devenus respectivement le plus jeune ministre de la Ve République et (croit-il), le futur Maire de Paris, le tout sans n’avoir rien démontré ni fait de leur vie, en faisant appel aux services de Mimi Marchand via Ramzy Khiroun, dirigeant de facto de Lagardère Active (et donc patron de facto de Paris Match) pour leur peopolisation ? Faut-il s’étonner qu’ils l’aient fait après que leur “boss”, Emmanuel Macron, ait recruté la “papesse du people” sur recommandation de Xavier Niel, son “ami”, qui avait lui-même rencontré et utilisé Mimi Marchand alors qu’ils sortaient tous deux de prison, et qui depuis sert et dessert ses amis et ennemis, effaçant les informations qui pourraient les gêner, propulsant les politiques qui pourraient l’aider ? Ce même Xavier Niel dont la fortune dépends de la régulation de l’Etat, qui, en lui retirant des licences, pourrait le réduire à néant comme il l’a rendu milliardaire ? Ce même Xavier Niel qui a investi dans tous les médias parisiens non détenus par des oligarques jusqu’alors, de Mediapart à Le Monde en passant par l’Obs, pour “qu’on ne le fasse pas chier” (dixit), et pour, avec l’aide de son homme de main Louis Dreyfus, s’assurer que les “bons” journalistes seraient recrutés et promus, les autres virés ou inhibés. Ce même Xavier Niel qui, en janvier 2014, lors d’un déjeuner, m’annonçait l’élection de Macron. Macron qui n’était alors que secrétaire général adjoint de l’Elysée, que personne ne connaissait, et qui ferait bientôt les couvertures de tous les médias de Niel, comme il le ferait de tous ceux de Lagardère (…)

Tous ces gens remettent en place à leur échelle le système créé par leur aîné, qui consiste à piller les poches de l’Etat après avoir prétendu se mettre à son service. Rappelons que Macron cumulait les millions à Rotschild à à peine trente ans en y vendant réseaux et connaissances de l’ENA, l’IGF et la commission Attali. Réseaux et connaissances censés lui avoir été attribués pour servir l’État, et non pas se servir soi.

Tous ces gens, par l’élection, pensent avoir été sanctifiés, et par la complaisance que le petit Paris – qui est au courant de toutes ces manoeuvres, les voit et les couvre en direct – leur a octroyé, légitimes pour à leur tour créer leurs réseaux d’affidés.

Voilà comme se constituent en France les “miracles” que la presse va bêtement relayer. Voilà comment l’on se retrouve dirigés par des gommeux sans talents, exploitant et pillant les ressources d’Etat au service de leur intérêt.

Voilà comment un pays s’effondre dans la médiocrité. Spectateurs des mouvements des grands, finançant leurs ascensions et subissant leurs coups et petits mots lorsqu’ils ont besoin de se défouler, il ne nous reste plus qu’à, ébahis par leur maîtrise, les féliciter.

Ces êtres ne sont pas corrompus. Ils sont la corruption.

Un militaire de l’opération Barkhane décédé. RIP

Morgan Henry, sergent-chef du 54e régiment de transmissions, âgé de 29 ans, est mort, le 16 février, sur l’opération Barkhane.
Déployé, depuis novembre 2019, au Burkina Faso, Morgan Henry luttait avec son régiment contre les groupes terroristes islamistes sévissant dans la bande sahélo-saharienne (BSS). Habitué aux opérations extérieures, il a notamment participé aux combats contre Dae’ch en Irak, dans le cadre de l’opération Chammal. Le sergent-chef Henry a été projeté à deux reprises sur ce théâtre entre 2017 et 2018. Accoutumé à l’hostilité de la BSS, il avait connu un premier déploiement, au Mali, dans le cadre de l’opération Barkhane de mai à septembre 2016.

Le corps du sergent-chef Henry a été découvert au sein de son campement. Ce soldat a été décoré de la croix du combattant,  de la médaille d’outre-mer avec agrafes “Moyen-Orient” et “Sahel”, de la médaille de la reconnaissance de la nation et de la médaille d’argent de la défense nationale avec agrafes “Transmissions” et “Missions d’opérations extérieures”.

Donnez un toit (étanche!) aux soeurs d’Azille

Les Chanoinesses de la Mère de Dieu sont filles de saint Augustin. Elles mènent leur vie religieuse à travers la prière et le service missionnaire. La communauté a été reconnue par Rome en 2000 et s’est installée dans le monastère d’Azille, au diocèse de Carcassonne et Narbonne (Aude), en 2008.

Mais… Il pleut au monastère… !!!

Rendez-vous sur leur page Credofunding (plateforme de financement participatif chrétien).

Quatre propositions pour le Carême, en ligne

À l’occasion du Carême, la plateforme Hozana proposons quatre retraites en ligne, pour aider les chrétiens à cheminer et à se préparer à Pâques. En voici un aperçu :

– Le Carême : pourquoi ? Comment ? Du 2 au 6 mars, recevez une courte série de vidéos par Monseigneur Macaire : une semaine pour vous lancer pleinement dans le Carême 2020 !

– Vivez le Carême 2020 à domicile en recevant chaque jour un texte court éclairant votre quotidien à l’aide de l’Évangile. Permettez à vos enfants de le vivre avec vous et de se mettre eux aussi en route vers Pâques grâce à une communauté spéciale pour les 10-15 ans !

– Profitez de ces 40 jours pour vivre une vraie conversion écologique ! Découvrez chaque jour un extrait de Laudato si’, une méditation ainsi que des pistes concrètes d’actions et de questionnements sur l’écologie.- Préparez votre cœur à la Résurrection du Christ avec les frères Carmes : recevez chaque jour un passage de l’Évangile, une phrase carmélitaine, une image et chaque dimanche une belle méditation de la Parole de Dieu avec saint Jean de la Croix !

Quelle liberté pédagogique pour les professeurs ?

D’Anne Coffinier :

La pédagogie de l’Education nationale ne fait plus consensus. On serait d’ailleurs bien en peine de dire en quoi elle consiste. Les IUFM, devenus ESPE puis INSPE, ne suscitent pas l’enthousiasme. On sait qu’on n’y apprendra pas à enseigner. Rien ne s’est arrangé depuis le best-seller de Rachel Boutonnet : Journal d’une institutrice clandestine, paru en 2003 (!). La formation reçue est inconsistante ou déstabilisante. Elle est en tout cas insuffisante pour se lancer sereinement dans une carrière enseignante qui durerait la vie entière. Et il ne faut pas compter sur les inspecteurs pour vous montrer comment « faire classe ». Le temps où ils dispensaient avec maestria un cours magistral à la faveur d’une inspection est bel et bien révolu.

La pure logique voudrait donc que l’Education nationale invite les professeurs à s’emparer courageusement de leur liberté pédagogique, à se forger leurs méthodes propres et à enseigner comme ils l’entendent, pourvu que les résultats académiques de leurs élèves soient au rendez-vous. Mais il n’en est rien. Philippe Champy, l’auteur de Vers une nouvelle guerre scolaire ? , fait remarquer que Jean-Michel Blanquer n’a pas porté au pinacle autant qu’on aurait pu s’y attendre la liberté pédagogique des professeurs. S’il plaide en faveur de l’« école de la confiance », ce n’est en tout cas pas en faveur de la confiance en l’aptitude professionnelle des enseignants à bien enseigner hors de directives précises données par la rue de Grenelle…

Mais lorsque l’«institution » Education nationale ne sait plus recruter les meilleurs ni transmettre des méthodes d’enseignement efficaces, sur quoi pourrait-elle miser, sinon  sur l’aptitude des « personnes » qui enseignent ? A elles de prendre l’initiative, d’innover, de s’adapter pour trouver des stratégies d’enseignement efficaces.  En les accompagnant et en les renforçant par des outils et banques de données numériques, des formations continues et du coaching entre professeurs, en les laissant se constituer en réseaux professionnels d’échange de bonnes pratiques. Voilà ce qui serait sensé.

La seule alternative à la liberté pédagogique des professeurs serait, théoriquement, la mise en place d’un enseignement ultra centralisé, reposant sur des progressions pédagogiques très détaillées et impératives et sur une numérisation avancée des supports utilisés par les professeurs. Ces derniers seraient alors transformés en répétiteurs d’une pédagogie unique et obligatoire, définie de manière centralisée. On pourrait sans doute convoquer la science (en particulier les neurosciences) à la rescousse, pour légitimer ce dirigisme pédagogique. Mais cela constituerait une telle déshumanisation de la formation de la jeunesse, que notre système de libertés s’en trouverait tout entier déstabilisé. Et quel paradoxe de prétendre alors émanciper des personnes par l’instruction, alors que cette dernière reposerait sur des mécanismes liberticides !

Alors, Monsieur le Ministre, oui, nous avons besoin d’une école de la confiance, d’une école qui fasse confiance aux enseignants parce que leur seraient reconnues leur pleine aptitude professionnelle et les responsabilités qui en découlent.  Nul doute qu’une telle reconnaissance, inédite en France, contribuerait à la revalorisation de la condition enseignante dont la profession a tant besoin.

Plutôt que de jouir sans entrave, il est temps de rappeler qu’il s’agit plutôt d’aimer sans limite

Dans Valeurs Actuelles, l’abbé Danziec souligne que la fête de la sainte Valentin masque le grand vide laissé par Mai 68 :

[…] La révolution sexuelle pensait délivrer les désirs humains de leurs contraintes naturelles ou sociales. Elle aura surtout passablement abimé la qualité de leur réalisation. L’ère de la contraception, de l’amour libre et de la décontraction morale a opéré un bouleversement anthropologique majeur dans les relations humaines, et dans ce qu’elles ont de plus intime. Toutes les révolutions ont leur retour de bâtons. La facilité déconcertante avec laquelle est envisagée aujourd’hui l’union de deux êtres dit beaucoup de l’insoutenable légèreté de notre société sur des sujets aussi lourds et sérieux que peuvent être ceux de l’amour, de la fidélité ou de la prévenance de cœur. Non, il n’y a rien d’anodin à déshabiller son être. On ne fait pas l’amour comme l’on fait un gâteau ou un château de sable. Pas plus qu’on ne « fait » la fête ou un enfant. On célèbre quelque chose ; et en cela on offre à l’amour toute sa majesté. On se rencontre, on se retrouve. On échange et on se communique. Dans les choses les plus ordinaires du quotidien comme dans le secret d’une relation. Dans la délicatesse comme dans la tendresse. On se donne d’une façon spéciale. On se transporte aussi. Au final, surtout, on s’élève. Et cela s’apprend. Non pas techniquement, à coup de cours d’éducation sexuelle ou d’objets coquins sensés pimenter ce qui devrait être déjà sublime en soi. Sinon à perdre son âme, l’amour ne saurait devenir un produit de consommation. Imagine-t-on un seul instant le prince charmant assis sur la margelle d’une fontaine proposer à Cendrillon un coup d’un soir ? L’amour, ce ne peut être s’aimer que la nuit. C’est s’aimer pour toujours. La nuance est de taille.

Le 9 février dernier, lors de ses grands entretiens sur la chaine parlementaire (LCP), Maïtena Biraben a ainsi recueilli sur son divan les confidences de Brigitte Lahaie. Invitée particulière parce qu’ancienne actrice de film pour adultes dans les années 70, celle qui est désormais une animatrice parmi d’autres sur Sud Radio s’inquiète : « Je pense vraiment que si les gens étaient plus heureux dans leur vie amoureuse, la société irait mieux. » Mais comment cette dernière pourrait-elle aller mieux quand on la prive de toute transcendance et que l’on nie à cette vie amoureuse les exigences liées à sa survie ? Aimer son conjoint, aimer son pays, aimer sa famille, aimer son Seigneur imposent des sacrifices et réclament fidélité. L’appétit de l’autre, la complétude que l’on trouve dans la fusion des cœurs demande un pas à pas, une approche lente et progressive, un dévoilement prudentiel. Tout le contraire du déshabillage empressé, de « la hâtive et irrépressible jouissance, la brûlure que donne au corps le seul contact d’un corps, le plaisir gâché et gaspillé » dont parle Brasillach avec un indéniable talent dans l’une des plus belles pages de son roman Les Sept Couleurs. Le monde érotisé ne rend pas les gens davantage heureux. Le tout sexuel réduit l’amour humain à sa pesanteur terrestre quand, au contraire, sa dimension charnelle devrait lui donner des ailes.

La Saint-Valentin, loin de célébrer l’amour vrai, exploite les passions humaines pour mieux en tirer profit. Et se rire d’elles ensuite. Or l’ironie de l’amour libéré est sévère. 50 ans après mai 68, à l’heure de tous les possibles et de toutes les permissivités, l’état de l’amour dans la société, entre scandales à répétition et prolifération des célibataires, laisse à désirer. Plutôt que de jouir sans entrave, il est temps de rappeler qu’il s’agit plutôt d’aimer sans limite. Jusqu’à l’oubli de soi. Jusqu’au don de sa vie. Et parfois même son sacrifice. Le sublime ou un ouvrage intime nécessite des efforts, du courage, de l’abandon. De la patience aussi. Si Rome ne s’est pas faite en un jour, l’amour ne saurait se dessiner en une nuit. Il est le travail d’une vie. Et selon saint Jean de la Croix, nous serons même jugés sur lui.

Querida Amazonia, que dit l’exhortation apostolique ? Le Club des Hommes en Noir

Cette semaine, le Club des Hommes en Noir composé des abbés Viot et Tanouärn ainsi que du père Thomas sj et animé par Philippe Maxence propose une première analyse de l’exhortation apostolique Querida Amazonia.

Syrie : un point de situation

En attendant les prochains commentaires d’Antoine de Lacoste, nous vous proposons cette vidéo d’une dizaine de minutes, réalisée par Southfront, un média en ligne qui ne cache pas ses préférences pour les causes non alignées sur les intérêts et les narratifs du “bloc américaniste-occidentaliste“, comme dirait Philippe Grasset de Dedefensa. Les textes de la vidéo sont en anglais, et nous en avons mis la transcription en français en-dessous.

En février 2020, l’armée syrienne a atteint les environs du principal bastion des forces anti-gouvernementales en Syrie, la ville d’Idlib. Cette évolution a choqué les partisans et les dirigeants des groupes armés d’Idlib et est devenue une confirmation visuelle de quelque chose que les puissances occidentales et leurs structures médiatiques ne veulent pas admettre. Le gouvernement du président Bachar al-Assad a non seulement survécu aux 9 années de la guerre sanglante, mais il est aussi apparu du côté des vainqueurs.

La ville d’Idlib est la capitale du gouvernorat d’Idlib. Elle est située à 59 km au sud-ouest d’Alep, et à environ 22 km de la frontière turque. La ville est divisée en six districts principaux : Ashrafiyeh, Hittin, Hejaz, Downtown, Hurriya et Al-Qusur. Avant la guerre, la ville d’Idlib était un centre urbain en pleine expansion. De 2004 à 2010, sa population est passée d’environ 99 000 à 165 000 habitants. La majorité des habitants étaient des musulmans sunnites. De plus, il y avait une importante minorité chrétienne qui a presque complètement disparu en 2020, pour des raisons évidentes.

En 2011, Idlib et sa campagne sont devenus l’un des principaux centres de violence. Des groupes armés anti-gouvernementaux se sont emparés de la ville pour la première fois la même année.

Le rôle clé a été joué par les membres d’Ahrar al-Sham, un groupe militant islamiste radical déclarant l’objectif de créer un État islamique régi par la charia. Ahrar al-Sham a acquis une grande notoriété en tant qu’allié clé de Jabhat al-Nusra, la branche officielle d’Al-Qaida en Syrie. Leur coopération fructueuse s’est poursuivie jusqu’en 2017, date à laquelle les relations entre les groupes se sont refroidies. Leur base de financement a commencé à s’effriter après que les militants aient subi une défaite dévastatrice dans la ville d’Alep. Cela a provoqué une série de contradictions entre les alliés officiels qui ont même donné lieu à des affrontements locaux. En 2020, la coalition d’Ahrar al-Sham et de plusieurs autres groupes armés et financés par la Turquie est connue sous le nom de Front national de libération. Elle entretient toujours une relation importante avec Jabhat al-Nusra, qui a changé de nom pour devenir Hayat Tahrir al-Sham dans le but de cacher son épine dorsale d’Al-Qaïda au public international.

En février 2012, des groupes anti-gouvernementaux ont perdu la ville au profit de l’armée syrienne, qui a lancé une opération militaire de grande envergure dans la région. Idlib est à nouveau tombée entre les mains de militants en avril 2015 après que les forces unies de Jabhat al-Nusra, Ahrar al-Sham, Jund al-Aqsa et plusieurs autres groupes liés à Al-Qaïda aient attaqué la ville de 3 directions. Après cela, les militants ont capturé un autre centre urbain important dans la province d’Idlib – Jisr al-Shughur, la population d’avant-guerre – environ 44 000 personnes.

Depuis lors, Idlib et Jisra al-Shughur ont constamment évolué pour devenir les deux principaux centres d’attraction des radicaux dans la région. Ils comprennent à la fois des membres de divers groupes militants défaits par l’armée syrienne dans toute la Syrie, et de nombreux ressortissants étrangers cherchant à rejoindre un puissant groupe terroriste du Moyen-Orient. Cela a eu un impact sur l’équilibre des pouvoirs au sein des groupes militants opérant dans la région. Ahrar al-Sham a perdu une grande partie de son influence antérieure. En tant que membre du Front National de Libération (NFL), il reçoit des fonds et des fournitures supplémentaires de la Turquie, mais l’alliance entière n’est plus un concurrent de Jabhat al-Nusra. Le NFL a joué le rôle de forces auxiliaires dans la plupart des récentes batailles impliquant Jabhat al-Nsura. Son principal atout est l’accès à un flux constant de fournitures militaires turques, y compris des missiles guidés antichars. Par le biais de la NFL, des armes fournies par la Turquie apparaissent régulièrement dans les mains de Jabhat al-Nusra. La NFL affirme qu’elle compte jusqu’à 70 000 membres. Néanmoins, des sources locales indiquent que le nombre réel de combattants actifs ne peut être estimé à plus de 25 000.

Malgré les revers subis dans la ville d’Alep, le nord de Hama et le sud d’Idlib, Jabhat al-Nusra reste la force la plus puissante du Grand Idlib. Ses principaux QG politiques et militaires sont situés dans la ville d’Idlib. Le groupe a également créé plusieurs dépôts d’armes et des installations de maintenance d’équipements à l’intérieur de la ville. Il place intentionnellement ses propres infrastructures à proximité de cibles civiles en utilisant les locaux comme boucliers humains contre les frappes aériennes et d’artillerie. D’importants dépôts d’armes connus d’Al-Nusra sont également situés à Khan et à Sarmada. Le dépôt d’armes de Khan est installé juste à côté du camp pour les civils déplacés. Le 20 novembre 2019, plusieurs civils du camp ont été tués, lorsqu’un missile de l’armée syrienne a frappé la zone du dépôt d’armes. Un certain nombre de petits dépôts d’armes ont été déplacés vers la zone frontalière turque suite au retrait des militants de Maarat al-Numan et de Khan Shaykhun. Le nombre de militants combattant sous la marque actuelle de Jabhat al-Nusra – Hayat Tahrir al-Sham – est estimé à plus de 30 000.

Jisr al-Sughur et sa campagne sont devenus le nid du Parti islamique du Turkistan, un autre groupe militant lié à Al-Qaida. Il se compose principalement de l’ethnie ouïghoure et d’autres étrangers. L’idéologie du groupe déclare avoir pour objectif de créer un califat dans la région du Xinjiang en Chine, et à terme dans toute l’Asie centrale. En attendant, ils utilisent l’Idlib de Syrie comme point d’ancrage pour acquérir une expérience de combat et des ressources pour des attaques en Chine et en Asie centrale. Ankara, qui utilise diverses formes radicales de pan-turcisme comme outil pour étendre sa propre influence, a fermé les yeux sur l’afflux de terroristes étrangers dans la zone de désescalade d’Idlib. Le nombre de combattants du Parti islamique du Turkistan avec leurs familles est estimé entre 10 000 et 20 000.

L’effectif total des groupes opérant dans le Grand Idlib est estimé à environ 110 000 personnes. Néanmoins, une majorité de petits groupes sont polarisés et démoralisés encore plus que leurs grands frères.

L’opération de l’armée syrienne à Idlib, qui a débuté en décembre 2019, a permis au gouvernement de Damas de reprendre plus de 1 200 km2 à Hayat Tahrir al-Sham et ses alliés, et l’avancée se poursuit. Les forces pro-gouvernementales ont capturé le plus grand sous-district du district d’Idlib de la province – Saraqib Nahiyah (environ 88 000 habitants), et ont pris le contrôle du carrefour des autoroutes M4 et M5. Ainsi, les groupes d’Idlib ont perdu un centre logistique clé, qu’ils avaient utilisé pour approvisionner ses forces et déplacer des renforts entre le nord de Lattaquié, le sud d’Idlib et le nord d’Alep. La perte de Saraqib a également exposé le flanc sud-ouest d’Al-Eis, le principal point fort de Hayat Tahrir al-Sham dans le sud-ouest d’Alep. L’attaque de diversion de l’armée dans la région s’est immédiatement transformée en une véritable offensive. Les troupes gouvernementales ont pris le contrôle d’un certain nombre de colonies, dont le bastion militant d’Al-Eis.

L’armée syrienne a actuellement deux grandes priorités :

Sécuriser l’ensemble de l’autoroute M5, qui relie les villes de Hama et d’Alep. Cela permettra aux forces gouvernementales de redéployer librement les troupes et les équipements juste le long de la ligne de front actuelle. Ainsi, elles disposeront d’un avantage supplémentaire en matière de manœuvrabilité ;

Augmenter la pression sur la ruche de Hayat Tahrir al-Sham, la ville d’Idlib, qui est maintenant située à environ 8 km de la ligne de front active. Il s’agit d’une situation sans précédent, qui ne s’était pas produite depuis 2015. Toute l’année précédente, la ville est restée en sécurité permanente contre toute offensive terrestre des forces gouvernementales. Ainsi, ses dirigeants actuels ne se sont pas donné la peine de créer de solides fortifications. La même approche explique pourquoi la vitesse de l’offensive de l’armée syrienne a augmenté après qu’elle ait passé la ligne de défense principale de Hayat Tahrir al-Sham et de ses alliés près de Khan Shaykhun.

Les avancées rapides de l’armée syrienne ont provoqué une forte réaction négative parmi les puissances non intéressées à supprimer le point d’instabilité d’Idlib, y compris la Turquie. Ankara est un participant officiel du format Astana et un Etat garant de l’accord de désescalade Idlib. Le problème est qu’Ankara n’a pas respecté le point clé des accords d’Astana – elle n’a pas séparé les “rebelles modérés” soutenus par la Turquie des terroristes liés à Al-Qaida qui sont exclus du régime de cessez-le-feu. Toute tentative de ce type révélera inévitablement que les terroristes contrôlent plus de 80% de la partie du Grand Idlib détenue par l’opposition. Ankara devra confirmer officiellement que l’opération de l’armée syrienne contre eux s’inscrit dans le cadre des accords d’Astana. Ceci est inacceptable pour les dirigeants turcs, qui utilisent depuis longtemps diverses mesures militaires et diplomatiques pour empêcher le gouvernement Assad de reprendre le nord-ouest de la Syrie et de consolider sa propre influence dans les zones où les forces turques sont présentes. Dans le cadre de l’accord de démilitarisation (septembre 2018), l’armée turque a également mis en place 12 observatoires censés surveiller le cessez-le-feu. M. Recep Tayyip Erdogan a probablement pensé qu’en agissant ainsi, il revendiquait l’ensemble de l’Idlib pour ses propres jeux géopolitiques.

Au cours des opérations d’Idlib (2019-2020), les forces syriennes ont assiégé 5 postes d’observation turcs et ont même bombardé l’armée turque à plusieurs reprises. En réponse, les dirigeants turcs ont annoncé que leurs forces avaient porté des coups sévères au “régime d’Assad”. Cependant, les frappes n’ont pas arrêté l’avancée de l’armée syrienne. C’est pourquoi l’armée turque n’a cessé d’accroître sa présence militaire dans la partie de la région du Grand Idlib tenue par les militants, y compris dans la campagne de la ville d’Idlib. Selon certains rapports, jusqu’à 1 000 pièces d’équipement militaire turc ont été déployées dans cette partie de la Syrie.

Le 5 février, le président Erdogan a présenté un ultimatum à la Syrie. Il a demandé aux Syriens de mettre fin aux opérations militaires contre les groupes militants Idlib et de se retirer des postes d’observation turcs abandonnant la zone libérée des terroristes au cours des derniers mois. Le leader turc a donné au gouvernement de Damas un délai jusqu’à la fin du mois de février. Si la Syrie rejette l’ultimatum, Erdogan s’est engagé à lancer une action militaire de grande envergure contre l’armée syrienne. Ce n’était pas la première fois que les dirigeants turcs brandissaient une telle menace, et toutes les menaces précédentes semblaient n’être que des paroles en l’air. Néanmoins, cette fois, la situation pourrait évoluer selon un autre scénario. Beaucoup dépendra de l’état des relations entre la Turquie, les États-Unis, Israël et la Russie.

Erdogan ne prendra pas le risque d’une confrontation militaire directe avec la Russie. Cela coûtera trop cher à la Turquie. Néanmoins, si les dirigeants turcs sont sûrs que la Russie n’apporte pas de réponse réelle à une attaque de grande envergure contre l’armée syrienne, il y aura de fortes chances que la Turquie mène une telle attaque. Le gouvernement Erdogan a déjà l’expérience d’une agression directe contre la Russie. En novembre 2015, l’armée de l’air turque a abattu un chasseur-bombardier S-24 russe dans la province syrienne de Lattaquié. Le Kremlin a laissé cette action sans réponse dans la sphère militaire.

Après tout, la guerre turque à part entière avec la Syrie est peu probable car Ankara ne dispose pas de ressources suffisantes pour une telle action. Le scénario le plus possible est une opération militaire de grande envergure menée par les forces armées turques. Même ce mouvement nécessiterait des moyens et des forces qui seraient beaucoup plus importants que ceux impliqués dans les opérations Euphrate Shield, Olive Branch et Peace Spring. Si Erdogan décidait d’approuver cette opération militaire en Syrie, elle saperait l’économie déjà affaiblie de la Turquie, minerait les positions de la Turquie dans la région et compliquerait considérablement ses relations avec l’Union européenne. Par conséquent, l’action militaire turque prendra probablement la forme d’une action de relations publiques quasi-militaire (comme les frappes américaines sur la Syrie en 2017 et 2018).

Les plans turcs pourraient être minés par l’effondrement de la défense de Hayat Tahrir al-Sham à Idlib. Les militants semblent incapables de permettre à l’armée syrienne de percer dans la profondeur opérationnelle de leur défense, où ils n’ont aucune infrastructure de défense nécessaire. Les forces pro-gouvernementales ont donc une chance de porter un coup dévastateur aux militants et d’atteindre au moins les banlieues de la ville d’Idlib jusqu’à la fin du mois.

Etats-Unis : faible enthousiasme pour la primaire démocrate

Selon Christian Daisug dans Présent :

[…] Trois remarques sur ces primaires qui dureront jusqu’à l’été : une faible participation dénuée d’enthousiasme, surtout parmi les jeunes ; avec Sanders, le succès – très relatif – d’un socialiste révolutionnaire qui n’emporte l’adhésion que d’un quart de la gauche ; enfin, le tassement de la campagne de Biden qui représentait jusqu’ici l’espoir des libéraux.

Sanders est loin de pouvoir pavoiser. Bien sûr, il semble être capable de combattre en tête du peloton. Mais cette image flatteuse cache deux terribles réalités qui le poursuivront longtemps. D’abord, sa performance de mardi [25,7%] se situe bien en deçà de celle qu’il avait réalisée dans ce même New Hampshire en 2016 contre Hillary Clinton. Il y a quatre ans, Sanders avait obtenu 152 000 voix. Et il s’était placé loin devant sa rivale. Mardi, il a péniblement rassemblé 64 000 voix et ne bat Buttigieg que de justesse. Ensuite, son socialisme inquiète. Son étatisme insidieux et sa redistribution des richesses n’ont pas vraiment convaincu. Sanders, qui est lui-même millionnaire, a cru bon de flirter avec la gauche radicale et d’intégrer à son programme l’ouverture des frontières, une assurance pour les illégaux, de massives dépenses gouvernementales, une flambée des impôts « pour les riches » et une multiplication de la réglementation industrielle. Le scenario idéal pour l’inflation, le chômage et une nouvelle désindustrialisation.

En plus de ces deux handicaps, Sanders se heurte à deux tendances qui semblent solidement enracinées dans l’opinion américaine. Deux tendances reflétées par des récents sondages. Le premier montre que 53 % des futurs électeurs refusent catégoriquement de voter pour un candidat dont le programme recèlerait des accents de socialisme. Le second sondage confirme que Trump est sorti grandi de son procès. Sa popularité n’a fait que croître, surtout auprès des indépendants et des modérés, écœurés par l’imposture démocrate. 66 % des Américains croient que Trump sera réélu en novembre prochain : chiffre enviable que peu de présidents ont pu atteindre à huit mois de leur réélection. Surprenant ? Pas vraiment. A la question : « Y a-t-il parmi les candidats démocrates un personnage capable de battre Trump ? », la réponse reste floue, hésitante. On cherche vainement un nom de rassembleur, un programme de gagnant, un souffle de vainqueur.

Apocalypse et Royaume des Cieux

De Bernard Mitjavile :

Derrière le terme Apocalypse signifiant simplement action de révéler ou de lever un voile en grec, voile qui nous empêche de voir la vérité ultime sur Dieu et sur l’homme, on a souvent tendance à voir une série de catastrophes et de destructions amenant à la fin de l’humanité et la destruction de la terre. Ces visions quelque peu pessimistes sont renouvelées aujourd’hui par des courants radicaux écologistes ou malthusianistes. Or cette compréhension du texte de l’Apocalypse n’a pas grand-chose à voir avec celle des premiers chrétiens persécutés sous Néron ou un autre César et qui attendaient avec espoir et impatience la victoire des forces du bien sur le mal et le retour du Christ.

On retrouve ces scénarios pessimistes chez les « prêcheurs d’Apocalypse » ou collapsologues dénoncés par Donald Trump lors du forum de Davos en janvier dernier, ceux qui nous promettent une chaîne de catastrophes jusqu’à la catastrophe finale ou qui découragent les jeunes d’avoir des enfants en expliquant qu’un nouvel enfant a une empreinte carbone très supérieure à l’achat d’un 4×4 Diesel puissant, ce qui en passant serait bien ennuyeux pour l’équilibrage de nos régimes de retraites basés sur la répartition entre générations.

Ces collapsologues ne tiennent simplement pas compte de la créativité humaine qui tout au long de l’histoire a permis à l’humanité de s’adapter et surmonter des défis au moins aussi importants que les défis actuels.

Grâce à cette créativité, la terre arrive aujourd’hui à nourrir une population de 7 milliards d’individus, ce qui aurait fait frémir d’horreur un Thomas Malthus, ancêtre de certains courants écologiques actuels, qui prônait l’arrêt de toute aide aux nécessiteux ou pauvres en Angleterre pour éviter leur multiplication à une époque où la population mondiale dépassait tout juste le milliard. Pourtant, malgré cette augmentation rapide de la population, le pourcentage de personnes souffrant de malnutrition a décliné régulièrement, pas assez vite au vue des souffrances endurées mais passant quand même de 19% à 11% entre 1990 et 2015.

Cette conception de l’Apocalypse comme destruction finale du monde terrestre part d’une compréhension erronée de la Bible qui a influencé notre culture occidentale. Ainsi la Bible dans la Genèse nous dit que Dieu créa l’homme et l’univers et vit « que cela était bon » dépeignant un Dieu fier de sa création qui a nul désir de voir l’élimination finale du monde minéral, végétal et animal si complexe et remarquable et qui a nécessité des milliards d’années à se développer. Les Psaumes dans l’Ancien Testament contredisent aussi cette idée de destruction finale de l’univers avec le Psaume 33 :6 qui nous dit que Dieu a bâti son sanctuaire « comme la terre quil a fondée pour toujours. »

Malgré cela, cette conception a continué à influencer de nombreuses personnes au cours de l’histoire du christianisme comme on peut le voir dans les peintures et sculptures des églises ou les sermons sur le jugement dernier. Ces idées se basent en général sur une interprétation littérale de la littérature apocalyptique et en particulier de certaines images de l’Apocalypse de Jean, notamment l’idée d’une catastrophe cosmique avec entre autres les étoiles qui tombent sur la terre et autres évènements cosmiques alors que ces étoiles représentent clairement des anges selon une symbolique utilisée à diverses reprises dans la Bible. C’est ainsi qu’un tiers des étoiles sont jetées du ciel sur terre avec le dragon représentant le diable dans l’Apocalypse et dans Isaïe Lucifer est représenté par l’astre du matin ou Vénus.

Cette vision quelque peu pessimiste de l’avenir ou de la fin des temps va de pair avec une dévalorisation du monde terrestre vu comme une « vallée de larmes », dans laquelle les souffrances endurées servent de préparation au paradis céleste. On retrouve cet état d’esprit dans certains chants traditionnels ou Gospels très touchants mais qui décrivent la vie avant tout comme une série de souffrances et d’épreuves que le croyant traverse dans l’attente de passer « de l’autre côté de la rivière » pour retrouver ses parents et amis au paradis.

Cette vision d’une destruction finale du monde physique a placé les prédicateurs chrétiens dans une position de faiblesse face aux marxistes et autres réformateurs sociaux qui, au lieu d’une vallée de larmes, promettaient un monde meilleur sur cette terre, réformateurs qui n’ont pas toujours tenu leurs promesses mais c’est un autre débat.

Ces interprétations divergentes des textes apocalyptiques sont importantes même si l’on ne s’intéresse pas aux religions car elles ont marqué notre culture occidentale, se retrouvant dans toutes sortes d’œuvres d’art ou sermons et réapparaissant à la surface, laïcisées ou déchristianisées, dans des courants marxistes avec le Grand soir, image poétique annonçant la venue de la société sans classes sur terre, ou chez des courants écologistes radicaux qui plutôt que d’annoncer un monde idéal renouvellent aujourd’hui la peur de l’an mil.

Ainsi, dans un entretien au Point en Novembre 2018, Nicolas Hulot, alors qu’il avait récemment quitté le gouvernement, nous annonçait que « dans deux ans et demi », si rien n’était fait pour se conformer aux objectifs en émission de carbone de la conférence de Paris sur le climat, nous attendrions « le point de non retour », avec une série de catastrophes incontrôlables. Nous y arrivons vu que ni les USA, ni l’Inde ou la Chine, ni même la Pologne ou l’Allemagne n’ont fait particulièrement d’efforts, sinon le contraire, concernant leurs émissions en CO2, et donc l’avenir selon ces écologistes est très sombre.

Une autre perspective

Mais cette perspective n’est pas la seule dans le christianisme. Ainsi selon Françoise Breynaert, auteur de « La Venue glorieuse du Christ, Véritable espérance pour le monde », il y a dans le christianisme occidental un problème venant de l’augustinisme, qui laisse imaginer que le monde serait voué à la destruction à l’occasion d’un jugement final. Cette sœur catholique ajoute avec un certain humour que « Si telle est la destinée du monde des prédicateurs, autant détruire le monde tout de suite ! ».

Tout en décrivant des épisodes catastrophiques de la lutte entre le bien et le mal dans un récit riche en symboles, l’Apocalypse de Jean nous parle du jour où Dieu vivra au milieu des hommes sur une terre nouvelle ou plutôt renouvelée, libérée du péché, et « essuiera toutes les larmes et la mort ne sera plus ». Bien sûr, les récits apocalyptiques dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament annoncent des catastrophes diverses mais l’important, c’est l’immense espoir qu’ils représentent ou ont représenté, en particulier pour les premiers chrétiens, d’une victoire des forces du bien sur le mal et d’une réconciliation entre l’humanité et Dieu avec la venue d’une nouvelle terre et de nouveaux cieux, la terre comme les cieux n’étant pas à prendre au sens purement physique et non l’attente d’une destruction finale du monde physique.

L’idée d’un jugement final des vivants et des morts que l’on retrouve dans le Credo catholique est importante comme représentant la victoire du bien sur le mal mais cette victoire ne fait que précéder la venue du Royaume, de la terre et du ciel nouveaux. On peut constater une nette différence de perspective entre, d’une part les différents Crédos des premiers siècles résultants de longs débats entre théologiens et, d’autre part, la simplicité évangélique de la Bonne Nouvelle annoncée à tous, en particulier aux pauvres ou aux captifs, bonne nouvelle de la venue du royaume de Dieu et sa justice.

Pour Jésus, il s’agit de « chercher le Royaume avant toute chose » et l’expression du Notre Père, la prière universelle des chrétiens, « Que ton Royaume vienne, Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ! » indique clairement une dimension terrestre de ce Royaume tel qu’il est enseigné par Jésus.

Cette conception reprend l’espérance messianique juive de la venue du jour où Jérusalem sera libérée de ses ennemis intérieurs dont l’idolâtrie et l’oppression des pauvres et ennemis extérieurs (Syriens, babyloniens, perses, grecs romains et autres), ce qui amènera une ère de paix universelle, de réconciliations entre les hommes avec une nouvelle Jérusalem ou une Jérusalem céleste comme centre , et même entre les hommes et la création avec une image comme celle du loup qui habite avec l’agneau dans une prophétie d’Isaïe.

L’historien Jean Delumeau a montré dans un ouvrage collectif avec le médiéviste Umberto Eco, le paléontologiste Stephan Jay Gould et l’écrivain Jean-Claude Carrière « Entretiens sur la fin des temps » que cet espoir, loin d’engendrer une attitude passive d’attente au cours de l’histoire, a poussé des groupes d’hommes à agir de façon radicale pour créer de nouvelles structures sociales. Il montre l’importance de cet espoir qualifié de millénariste que l’on on retrouve au Moyen Age avec l’idéal du Royaume de Jérusalem sous le règne de Baudouin 6, « le roi lépreux » popularisé par le film « Kingdom of Heaven ». Delumeau rappelle aussi le renouveau du millénarisme avec les écrits de Joachim de Flore avec sa théorie des 3 âges (âge du Père, du Fils et de l’Esprit représentant le règne de la loi, celui de la foi et celui de l’esprit ou l’amour) et son impact chez certains Franciscains qui voyaient St François annoncer cet âge de l’esprit. C’est cette vision qui guidait les Jésuites au Paraguay cherchant à construire une société idéale avec les indiens Guarani. C’est ce même type d’espoir qui poussera les pères pèlerins, fondateurs de l’Amérique à jeter les bases d’une nouvelle société alors qu’ils étaient dans des conditions de survie précaire après leur arrivée en Nouvelle Angleterre, les Mormons à aller dans l’ouest des Etats-Unis cherchant à réaliser loin de tous dans les déserts de l’Utah leur idéal social et religieux.

Ces tentatives teintées de millénarisme ont souvent échoué sur le court terme, comme pour les puritains au 17ème siècle avec le retour en force de l’Eglise Anglicane et une certaine persécution à l’encontre des dissidents ou en Allemagne, lors de la révolte des paysans férocement réprimée et condamnée par Luther suivie par la révolte des anabaptistes à Munster, ville considérée par eux comme la nouvelle Jérusalem. Mais même ces échecs ont été fructueux, ainsi, après diverses persécutions en Europe, ces mouvements par l’intermédiaire des « pères pèlerins » du Mayflower ou d’autres groupes d’immigrants ont influencé les mouvements baptistes ou autres mouvements de renouveau chrétiens aux USA et marqué la société américaine, sans parler de l’influence de ces divers mouvements à travers le monde.

Au-delà de ces divers mouvements, cette attitude s’est traduite par une approche positive à l’égard de la vie et des capacités de l’homme à améliorer sa situation et la société sur cette terre, approche que l’on retrouve dans les courants de la pensée positive représentés en particulier par le pasteur Norman Vincent Peale, auteur du livre à succès la Pensée positive et pasteur qui a été entre autres celui des parents du jeune Donald Trump à New York, ayant ainsi une certaine influence sur le futur président.

Cet état d’esprit  se trouve aussi chez des mouvements chrétiens de type évangéliste promettant la prospérité matérielle comme spirituelle qui touchent les gens aussi bien aux USA qu’au Brésil ou en Afrique. Ces mouvements le font peut-être de façon naïve et maladroite mais ce message rencontre du succès auprès de populations cherchant à sortir de la pauvreté car comme dit le vieux proverbe, « l’espoir fait vivre ».

En conclusion, la vision apocalyptique et le messianisme qui va avec ne doivent pas être compris comme un message de dévalorisation du monde physique mais comme un message d’espoir nous incitant à œuvrer à un monde meilleur. Bien sûr la Bible nous rappelle que « l’on récolte ce que l’on sème », donc, il ne s’agit pas d’avoir une vision toute rose d’une résolution aisée des conflits qui ont marqué l’histoire. La tâche est longue et rude mais les prophéties bibliques n’appellent pas à une attente passive mais, bien au contraire, à semer dans l’espoir « de bonnes semences ».

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