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Débat sur l’évaluation des politiques publiques en matière d’accès à l’IVG

A la demande du groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine – à savoir : les communistes), un débat aura lieu lundi 8 juin à 21h30 à l’Assemblée nationale sur l’évaluation des politiques publiques en matière d’IVG.

A ce sujet, Jean-Michel Beaussant a effectué une comparaison intéressante dans le dernier numéro de L’Homme nouveau, entre la chloroquine, classée sur la « liste 2 » des « substances vénéneuses » par arrêté ministériel du 13 janvier 2020, alors que “en même temps”, comme le déclarerait Emmanuel Macron, le gouvernement a autorisé la délivrance des moyens de contraception d’urgence (MCU) par téléconsultation, en allongeant leur délai d’administration. Les pilules du lendemain (lévonorgestrel) et du surlendemain (EllaOne) – qui relèvent de cet acronyme – sont dispensées, notamment aux mineures, par simple déclaration orale de l’intéressée, « sans prescription médicale, dans l’anonymat et dans la gratuité » ! Et donc sans surveillance médicale, malgré leurs effets secondaires, plus redoutables encore que ceux des pilules contraceptives dites de 3e et 4e générations. Alors même que ces « médicaments » (sic) composés d’hormones sexuelles sont inscrits sur la « liste 1 » des substances vénéneuses, « présentant les risques les plus élevés pour la santé » !

Autrement dit, le gouvernement exonère les MCU (destinés à empêcher des vies) des nouvelles règles drastiques qu’il impose à la chloroquine (destinée à soigner et à sauver des vies).

Cette incohérence sera-t-elle soulevée lors du débat parlementaire du 8 juin ?

Neuvaine au Saint-Esprit: Jour 4

SE LAISSER GUIDER PAR L’ESPRIT

INVOCATION A L’ESPRIT-SAINT

Viens, Esprit du Seigneur, remplis le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.

« Ô très saint et très adorable Esprit, faites-moi entendre Votre douce et aimable voix. Je veux être devant Vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où Il veut et que je ne Lui oppose jamais la moindre résistance ».  (P. François Libermann)

 

Introduction à la Parole de Dieu 

Au jour de l’Annonciation, avant de quitter Marie, l’Ange Gabriel lui dit que sa parente Élisabeth, a conçu un fils elle aussi, malgré son âge, qu’elle en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelle la femme stérile. À cette nouvelle, Marie part en Judée chez Élisabeth. Lors de leur rencontre, l’Esprit-Saint les visite, leur fait comprendre le moment qu’elles vivent et les porte à s’exprimer et à magnifier Dieu.

 

LA PAROLE DE DIEU selon saint Luc (Lc I, 39-56)

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.

Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa Miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et sa descendance à jamais. »

 

MÉDITATION

Sur l’information reçue de l’Ange, l’Esprit Saint la pousse à aller rendre service à Élisabeth. Marie prend donc la décision de partir en Judée ; un voyage d’une petite semaine de marche. Elle prépare le voyage, nous ne pouvons pas penser autrement, en accord avec ses parents et avec son fiancé Joseph. La rencontre est pleine d’émotion. À la salutation de Marie, Élisabeth, remplie d’Esprit Saint, reconnaît et exprime la merveille qui arrive à Marie. Dans son étonnement, elle l’appelle « la mère de mon Seigneur ». L’enfant qu’elle porte, le futur Jean-Baptiste, tressaille en elle. Nous voyons comment les décisions humaines, dans leurs qualités humaines, sont aussi celles de l’Esprit Saint. Croire à la Parole de Dieu et l’accomplir est source de joie et de bonheur.

Marie, tout à la joie, exalte le Seigneur. Elle reconnaît la merveille que le Seigneur accomplit en elle. Elle proclame que le Puissant est miséricordieux, qu’il est fidèle, qu’il est du côté des petits et des humbles. L’Esprit Saint l’introduit déjà dans l’Évangile des béatitudes que Jésus proclamera : bienheureux les pauvres, les doux, les pacifiques…

Nous pouvons regarder nos vies. Quand nous faisons le bien, nos actions humaines n’ont-elles pas une dimension divine grâce à l’Esprit qui vit en nous et nous fait agir ?

 

SILENCE de communion avec Dieu

Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Explique-moi les secrets de la Vie.

 

 

PRIÈRES A MARIE

Je vous salue, Marie pleine de grâce ; Le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu, Priez pour nous, pauvres pécheurs, Maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

 

« Marie, femme de l’écoute, ouvre nos oreilles : fais que nous sachions écouter la Parole de ton Fils Jésus entre les mille paroles de ce monde ; fais que nous sachions écouter la réalité dans laquelle nous vivons, chaque personne que nous rencontrons, en particulier celle qui est la plus pauvre, démunie, en difficulté. Marie, femme de la décision, illumine notre esprit et notre cœur, pour que nous sachions obéir à la Parole de ton Fils Jésus, sans hésitations ; donne-nous le courage de la décision, de ne pas nous laisser entraîner pour que d’autres orientent notre vie. Marie, femme de l’action, fais que nos mains et nos pieds aillent « en hâte » vers les autres, pour apporter la charité et l’amour de ton Fils Jésus, pour apporter, comme toi, dans le monde la lumière de l’Évangile. Amen. »  (Pape François)

 

PRIÈRE A L’ESPRIT-SAINT

« Esprit de Dieu, Esprit de vérité et de lumière, demeure constamment en mon âme par ta grâce divine. Que ton souffle dissipe les ténèbres et que dans ta lumière, les bonnes actions se multiplient. Esprit de Dieu, Esprit d’amour et de miséricorde qui verse en mon cœur le baume de la confiance. Ta grâce confirme mon âme dans le bien, lui donne une force invincible, la constance. Esprit de Dieu, Esprit de paix et de joie, qui réconforte mon cœur altéré, verse en lui la vivante source de l’Amour divin et rends-le intrépide dans la lutte. Esprit de Dieu, hôte très aimable de mon âme, je désire, de mon côté, te garder fidélité. Tant aux jours de joie qu’aux heures de souffrance, je désire, Esprit de Dieu, vivre toujours dans ta présence. » (Sainte Faustine)

 

Je prie pour l’Église, le monde, mon entourage et moi-même

Notre Père…   Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit…

Eugénisme des enfants trisomiques : une mère porte plainte contre le gouvernement britannique

Máire Lea-Wilson, mère d’un garçon trisomique, Aidan, âgé de 11 mois, a décidé de saisir la Haute Cour contre le gouvernement du Royaume-Uni parce qu’il permet l’avortement des fœtus « porteurs d’une anomalie fœtale sévère ». Alors qu’elle était à 34 semaines de grossesse, les médecins ont tout fait pour la persuader d’avorter.

Comme en France où 96% des enfants détectés trisomiques sont éliminés avant leur naissance.

Máire Lea-Wilson « n’imagine pas de vivre sans » Aidan, ni qu’on puisse penser que la vie d’Aidan ait moins de valeur que celle de son grand frère. Elle demande donc que la loi soit la même pour les uns et les autres.

Une jeune femme trisomique, Heidi Crowter, s’est jointe à elle, parce qu’il s’agit d’une « véritable discrimination ».

VACCINATOR, sortie prochainement en France

Jacques Duverger, fidèle lecteur du Salon beige, nous propose cette analyse fouillée :

  1. La guerre du biopouvoir est déclarée.

En 2018, les vaccinations contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, l’Haemophilus influenzae b, l’hépatite B, le méningocoque C, le pneumocoque, la rougeole, les oreillons et la rubéole sont devenues obligatoires avant l’âge de 2 ans pour les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018.

Concernant la Rougeole, les Oreillons et la Rubéole, les deux vaccins disponibles en France sont le Priorix® et le M-M-RVaxpro®.

La Base de données publique des médicaments du Ministère des solidarités et de la Santé nous donne leur composition dans laquelle figure la souche Wistar RA 27/3.

La souche Wistar RA 27/3 est issue des travaux de Stanley Alan Plotkin, qui a isolé une souche de la rubéole et l’a cultivée dans les cellules issues d’un embryon humain avorté, la lignée de cellules WI-38.

La WI-38 (Winstar Institute 38) est une lignée cellulaire diploïde humaine composée de fibroblastes issue de tissus pulmonaires d’un fœtus féminin humain avorté après 3 mois de grossesse. La lignée cellulaire a été isolée par Leonard Hayflick dans les années 1960. Elle porte le nom de WI-38 car elle a été exploitée au Winstar Institute et correspondait au 38ème essai de Leonard Hayflick.

Le Priorix® est commercialisé par GlaxoSmithKline et le M-M-RVaxpro® par MSD Vaccins (Merck). Les deux sont vendus en pharmacie au prix de 12,22 €. Rapporté au nombre de naissances chaque année en France – environ 720000, c’est un marché annuel de 8,8 M€.

  1. Généalogie des lignées WI-38, MRC-5, HEK-293, PER.C6 et WALVAX-2

Il existe d’autres lignées cellulaires provenant de tissus d’embryons avortés et servant à la culture de vaccins.

Concernant la lignée WI-38, Hayflick a reconnu avoir exploité 32 embryons avortés. Le spécimen 38, correspondant à la 38ème expérimentation, sachant que dans 6 cas, il y a eu plusieurs organes disséqués.

La souche Wistar RA 27/3 doit se comprendre comme R=Rubella, A=Abortion, 27=27ème fœtus avorté, 3=3ème tissu expérimenté.

La lignée de cellules MRC-5, issue d’un fœtus masculin humain de 14 semaines avorté, a été développée par le Medical Research Council (MRC).

Elle est utilisée en particulier pour produire des vaccins contre l’hépatite A.

Les cellules HEK293 sont une lignée cellulaire dérivée de rein embryonnaire humain. Au début des années 1970, elles ont été isolées à l’Université de Leiden, aux Pays-Bas. HEK est l’abréviation de Human Embryonic Kidney, 293 correspondant au numéro de l’expérimentation sur le fœtus avorté pour aboutir à cette lignée de cellules.

La lignée de cellule PER.C6 est dérivée de cellules d’un embryon humain de 18 semaines avorté en 1985.

WALVAX 2 est une lignée développée par des chercheurs chinois en remplacement de WI-38 et MRC-5 pour leurs propres vaccins. Cette lignée est issue d’un fœtus féminin de 3 mois avorté de façon sélective avec 9 autres fœtus. La technique d’avortement dite water-bag method a été soigneusement choisie pour que le bébé soit avorté dans la poche amiotique avant d’en extraire des cellules des poumons.

Cette industrie de l’horreur est à la source de nombreux vaccins avec des intérêts financiers considérables. Prenons l’exemple des vaccins commercialisés aux Etats-Unis et au Canada (source : Sound Choice Pharmaceutical Institute).

  1. L’épidémie qui vient

La multiplication exponentielle des cas d’autismes aux Etats-Unis est un sujet de préoccupation majeure, passant de 1 cas sur 10000 en 1970 à 1 cas sur 59 aujourd’hui.

Différentes études mettent en évidence le lien entre les vaccins utilisant de l’ADN d’embryons avortés et les cas d’autismes, et ce quel que soit le changement des adjuvants :

« De l’ADN humain en provenance des vaccins peut être inséré dans nos gènes par recombinaison, un processus qui ne se produit qu’à l’intérieur d’une même espèce et qui peut perturber le développement du système nerveux central, la formation des synapses et la fonction des mitochondries » (H. Ratajczak, Des tissus de fœtus dans les vaccins)

  1. La dictature vaccinale En Marche

L’obsession gouvernementale à entretenir la peur pour imposer un vaccin n’est pas une simple maladresse, c’est une manœuvre criminelle visant plusieurs buts :

  • L’enrichissement d’un réseau proche du pouvoir,
  • L’accélération de la mise en place de la 5G à l’image de la Chine communiste dans une volonté de contrôle social et politique,
  • La mise en œuvre de l’idéologie néo-malthusienne et eugéniste de la Bill & Melinda Gates Foundation.

Cet agenda explique l’acharnement mensonger des médias contre le traitement à l’hydroxychloroquine et leur hystérie vaccinale.

Notons au passage qu’une des pistes de recherche d’un vaccin « anti-covid-19 » par Johnson & Johnson, via sa filiale Janssen, explore une solution à partir de la technologie PER.C6.

Un verset de la Bible associe meurtre et pharmacie, Apocalypse 9 verset 21 :

« Et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements (pharmakeia), ni de leur impudicité ni de leurs vols. » – καὶ οὐ μετενόησαν ἐκ τῶν φόνων αὐτῶν, οὔτε ἐκ τῶν φαρμακειν αὐτῶν, οὔτε ἐκ τῆς πορνείας αὐτῶν, οὔτε ἐκ τῶν κλεμμάτων αὐτῶν.

VACCINATOR, quand la réalité dépasse la fiction … Bientôt dans vos vies !

Jacques Duverger, le 25 mai 2020

Le maire utilise l’église pour tenir son conseil municipal, au mépris de l’affectataire

Après Marlène Schiappa qui se mêle de la nomination du prochain archevêque de Lyon, voici un maire qui utilise l’église communale pour tenir son premier conseil municipal. Sans l’avis du diocèse, affectataire de l’église, Stéphane Amilcar, le maire d’Émiéville, petite commune à l’est de Caen, a été élu lundi 25 mai dans l’église du village. Ceci afin de respecter la distanciation physique. Décidément, le COVID justifie tout.

Urne au bout de la nef, isoloir dans le transept, élus à la place des fidèles… L’évêché a réagi :

« Dans l’après-midi (lundi), j’ai reçu un coup de fil du curé de Troarn qui n’était pas content qu’on fasse le conseil ici, puis de la préfecture du Calvados. L’Évêché s’est plaint et le préfet m’a prévenu que l’élection risque d’être annulée. » « Le vote de ce soir risque d’être annulé. L’Eglise a pleuré auprès de la préfecture. Mais pas question de renoncer, ce sont nos impôts qui paient l’entretien de l’église. C’est chez nous ! »

Si les impôts payent l’entretien des lieux de culte, c’est en raison de l’accaparement par l’Etat des propriétés de l’Eglise…

Nouvelle spoliation des biens du clergé. Après avoir volé l’Eglise sous la Révolution puis en 1905, l’Etat compte spolier l’affectataire de ses droits.

Voici les coordonnées de la mairie : 02 31 39 07 12 [email protected]

Pour une stratégie locale de développement de la culture de vie

Chers amis,

Ce confinement a été pour nous un peu comme une retraite pour réfléchir et travailler sur la stratégie à mettre en place dans les prochains mois pour faire avancer la culture de vie, restaurer nos libertés, promouvoir notre identité et faire avancer le Règne de Notre-Seigneur dans nos âmes, dans nos familles et dans la cité. C’est notre façon à nous de préparer le “jour d’après” comme disent les médias officiels!

Collectivement, les catholiques dits “conservateurs” disposent de deux atouts principaux: une présence sur les réseaux sociaux et sur internet plus importante que notre poids démographique dans la société française et une forte implantation locale. C’est donc sur ces deux axes qu’il faut que nous travaillions. Notre ambition, au Salon beige, est évidemment de grossir en termes d’audience. J’y reviendrai prochainement (en attendant, vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire à notre lettre hebdomadaire “de campagne” si vous ne la recevez pas encore: c’est ici). Mais aussi – et c’est probablement plus important à long terme – de servir plus efficacement les initiatives locales multiples (des veillées pour la vie aux écoles hors contrat, en passant par les associations culturelles, les cercles de formation, les troupes scoutes ou les accueils de femmes en détresse – en un mot, tout ce qui, sur un point ou sur un autre, fait progresser la société vers le bien commun). D’une part, c’est le moyen le plus efficace de progresser durablement, et d’autre part, c’est conforme au principe de subsidiarité.

A l’heure actuelle, environ 200 associations locales publient des annonces sur le Salon beige. Nous voudrions passer à un  millier d’ici un an. Et, surtout, nous voudrions lancer des lettres locales (une par département pour commencer) pour que les annonces en question (qu’il s’agisse d’une conférence, d’une kermesse, d’un besoin financier, d’une proposition de service ou d’un appel à bonne volonté) soient le mieux diffusé et donc le plus efficace possible. De ce point de vue, notre objectif est que chaque lettre “départementale” soit adressée au minimum à 1000 lecteurs d’ici un an.

Mais, pour cela, nous avons besoin de vous: signalez-nous les associations amies que vous connaissez (nous les contacterons pour leur proposer de relayer leurs annonces) en remplissant le formulaire ci-dessous et inscrivez-vous (en indiquant votre département) en cliquant ici.

Associations amies

Evidemment, cette étape de diffusion ciblée des annonces locales n’est qu’une première étape. Notre ambition à moyen terme serait que, dans chaque paroisse vivante de France et de Navarre, il y ait un groupe pour accueillir les femmes en détresse, un groupe travaillant sur la liberté scolaire (en créant une école libre ou en “recatholicisant” les écoles voisines par l’implication dans les APEL), un groupe organisant des conférences, etc. Bref, notre ambition – très immodeste, je dois le reconnaître! – serait de rebâtir une Chrétienté vivante à partir des fondations locales.

Guillaume de Thieulloy

Directeur du Salon beige

Le Docteur Raoult les dérange tous : politiques, médias, scientifiques

Est-ce l’influence du lobby pharmaceutique, que nous évoquions hier ? Toujours est-il que les manoeuvres employées contre le docteur Raoult posent question. Youtube a supprimé une vidéo “qui ne respectait pas les conditions d’utilisation de Youtube” :


Un médecin qui démolit la récente étude du Lancet contre la chloroquine (en 2003, la même revue scientifique trouvait que la chloroquine était efficace contre toute forme de coronavirus) est brutalement interrompue :

Alain Duhamel, la boussole politique qui indique le sud, en fait une affaire politique :

Alors rien n’est plus savoureux que de lire les propos du professeur marseillais dans L’Express :

Depuis le début de l’épidémie, vous êtes devenu l’enjeu de batailles d’opinion, jusqu’à Donald Trump, qui vient de déclarer qu’il prenait de l’hydroxychloroquine en préventif. Etes-vous un objet politique consentant?

Oh, tout est objet politique. Je crois que je représente quelque chose d’un choc qui secoue le monde en ce moment : c’est-à-dire qu’on vient vous disputer le monopole de la parole. Ce “droit de dire” dont vous jouissiez – notamment vous, les médias -, on vous le dispute, on vous le vole. On s’en fout de vous. Maintenant, on dit les choses nous-mêmes.

Qui “nous”?

Nous, les réseaux sociaux, YouTube… Prenez le site Our World in Data, qui est une mine d’informations. Il compare, par exemple, aux Etats-Unis, les causes réelles de la mortalité et leur écho dans les médias. Le terrorisme, les homicides et les suicides ne sont responsables que de 2 % de la mortalité, mais ils représentent 70 % de l’information sur les morts dans le Guardian ou le New York Times, contre 30 % sur Google. C’est une distorsion de la réalité, et cela signifie que des journaux comme le Guardian et le New York Times mentent plus que le numérique.

Les réseaux sociaux n’ont peut-être pas les biais institutionnels des “sachants”, mais on y retrouve aussi les pires complots… La désintermédiation n’est pas sans risque, non?

Je suis pour la liberté. Sur les réseaux sociaux, il y a le pire mais aussi le meilleur. Tandis que, dans la presse traditionnelle, il n’y a pas le meilleur. C’est tout juste du moyen ou du médiocre. C’est le mainstream, et ce n’est pas intéressant. Tout le monde voit que vous êtes en chute libre. Quand je fais une vidéo, j’ai trois fois le tirage du Monde. Il faut regarder la réalité en face. Une partie de l’agressivité des médias traditionnels est, je pense, liée au fait qu’on lui vole actuellement son rôle. La seule force qu’avaient les médias, c’était la crédibilité, mais ils l’ont abandonnée. Alors, oui, peut-être qu’en ce sens je représente quelque chose. Je suis d’accord avec l’idée du héros de Hegel. Je pense que, à certains moments, il y a quelqu’un qui représente la nécessité de la raison pour changer les choses. Comme Greta Thunberg, qui, à un moment, a cristallisé l’idée qu’il y avait quelque chose à faire sur le plan du climat. Les ruses de l’Histoire font croire que c’est quelqu’un qui provoque le changement. Mais c’est simplement que les hommes ont besoin de figures pour incarner les évolutions.

Vous êtes un de ces “héros”?

Ce n’est pas à moi de dire ça. Honnêtement, je suis moi-même surpris par l’ampleur prise par cette affaire, alors que je fais juste mon métier. Nous sommes dans une société qui est devenue si areligieuse que la science elle-même est assimilée à une religion. Si on veut mettre un terme à un débat, on dit : “C’est scientifique.” Mais scientifique, ça ne veut rien dire! Il n’y a pas de “communauté scientifique”, il n’y a pas d’unanimité.

Dans vos livres, vous ne cessez de vouloir ramener de la raison et des chiffres par rapport au sensationnalisme des médias, rappelant par exemple que les maladies font de moins en moins de victimes. Vous voilà pourtant le personnage principal d’un épisode complètement fou et irrationnel…

Je ne suis pas d’accord avec cette interprétation : l’irrationalité, elle n’est pas de mon côté. Si vous reprenez le livre Simulacre et Simulation, de Jean Baudrillard, il annonçait en 1981 ce qui se passe aujourd’hui. Ce n’est plus simplement une distorsion entre ce que rapportent les médias et des faits tangibles, cela devient complètement déréalisé. Comment peut-on inventer qu’un des médicaments les plus prescrits soit un truc effroyablement toxique? On l’a tellement répété du matin au soir qu’on a basculé dans la folie. Le Doliprane, première cause d’intoxication au monde, est bien plus dangereux que l’hydroxychloroquine! Il n’y a plus d’accès à la vérité parce que les journalistes ne travaillent pas assez. Plutôt que de regarder les chiffres, ils relaient de ce que dit l’AFP, qui s’est renseignée auprès du ministère. Vous savez bien comment cela fonctionne. Les rares fois où je lis des journaux, quand je prends l’avion, ils disent tous la même chose. Pourquoi les gens ne croient-ils plus ni les journalistes ni les politiques? En revanche, ils ont confiance en nous, les docteurs.

Mais ce ne sont pas les journalistes qui vous ont attaqué bille en tête! Ce sont des agences de santé et des confrères “docteurs” qui ont invité à la prudence sur les risques et bénéfices de votre remède…

Vous confondez les docteurs avec des gens qui ont fait des études de médecine, ce qui n’a rien à voir. Parce que vous n’êtes pas assez malins, vous vous êtes fait intoxiquer. Les experts qui donnent leur avis sur cette question – et qui ont du temps libre parce qu’ils ne travaillent pas – sont des méthodologistes. Pour une épidémie courte et limitée dans le temps comme l’est le Covid-19, ils réfléchissent comme s’il s’agissait du sida. D’ailleurs, toutes les études qui ont été faites sur le sida depuis vingt ans ne servent à rien du tout, c’est du pipeau, car on traite parfaitement les gens. Cela ne sert qu’à vendre des médicaments. Ces spécialistes des maladies infectieuses pratiquent ainsi des essais randomisés [NDLR : une étude comparant un groupe qui bénéficie d’un traitement avec un autre qui reçoit un autre traitement, un placebo ou aucun traitement, et dont la répartition se fait de façon aléatoire] pour savoir si ça fait un peu moins creuser les joues du patient. Tout cela, ce n’est pas de l’efficacité, mais du confort et de l’amélioration. Mais, avec le Covid-19, c’est complètement idiot de vouloir des essais cliniques randomisés. L’épidémie sera terminée qu’on n’aura toujours pas les résultats…

Vous êtes parmi ceux qui, depuis le début de l’épidémie, relativisent son impact sur la mortalité. Mais, d’un autre côté, vous affirmez qu’il faut s’affranchir des pesanteurs de la méthodologie parce qu’il y a une urgence sanitaire… N’est-ce pas contradictoire?

Ecoutez. A Paris, des quadragénaires sont morts. A Marseille, il n’y en a pas. Vous vous en foutez? A un moment, vous n’êtes plus sur Terre. Vous êtes ailleurs. Nous, à l’IHU, on a eu un mort de moins de 70 ans qui avait reçu le traitement hydroxychloroquine et azythromycine, et aucun au-dessous de 60 ans. A Paris, la moitié des gens décédés du Covid-19 avaient moins de 70 ans. C’est honteux. Dans la région parisienne, il y a eu plus de morts pour 12 millions d’habitants qu’à Wuhan, où il y a le même nombre de personnes. Vous êtes lucides là-dessus?

Il y a de nombreux facteurs qui peuvent entrer en compte dans cette différence de mortalité entre Paris et Marseille. A Marseille, bien plus de tests ont été réalisés, la densité et les flux ne sont pas les mêmes et la ville a été touchée plus tard…

Tout ça ce ne sont que des arguments. Vous racontez une connerie de plus parce que vous ne regardez pas les données. On m’a dit que je traite les jeunes qui ne meurent pas. Sauf qu’à Paris il y en a qui meurent! Chez nous, non. Que vous vous fichiez qu’il y ait eu 2 000 morts de plus à Paris, c’est votre problème, ce n’est pas le mien. Il faut arrêter d’être des imbéciles. Bien sûr, on meurt tous à la fin, mais aucun de nous n’est pressé. La mort à 40 ans, ce n’est pas la même qu’à 90 ans. C’est sidérant que vous posiez de telles questions. Cela montre le degré de bêtise auquel on est arrivé. Depuis le XIXe siècle, les maladies infectieuses, on sait ce que c’est. On en fait le diagnostic et on les traite quand on peut. Tous les médecins soignent les malades. C’est la première fois que j’entends dire pour une maladie : “Vous restez chez vous, on ne vous soigne pas.” C’est effrayant. Un docteur a le devoir de soigner. Même si vous n’avez pas de traitement adéquat, il faut soigner – et en particulier pour cette maladie sur laquelle personne n’a travaillé. Par exemple, avec le Covid-19, l’essoufflement apparaît bien plus tardivement que dans d’autres maladies, juste au moment où vous êtes proche de la détresse respiratoire, ce qu’on appelle l’hypoxie heureuse. Vous n’avez plus d’oxygène, mais vous ne vous en rendez pas compte, parce que vous n’êtes pas essoufflé. Nous, on fait des scanners. Chez 70 % des gens qui n’avaient pas de signaux respiratoires, il y a des lésions pulmonaires graves. Si vous n’examinez pas les malades, vous ne pouvez pas le savoir.

N’y a-t-il pas un malentendu autour de votre image? Vous êtes plus populaire au sein de l’extrême droite, de l’extrême gauche ou chez les gilets jaunes. Mais, quand on lit vos ouvrages, on voit que vous êtes pro-progrès, pro-mondialisation, pro-immigration, pro-initiative individuelle, et pas vraiment obsédé par l’égalité…

Je suis libertaire. Mais je ne sais pas qui me soutient, et je m’en fous. Vous croyez que ma popularité m’intéresse? Absolument pas. Je suis un stoïcien, et la seule chose qui m’importe, c’est l’estime de moi-même. Je fais trois métiers. Je suis médecin. Ce matin, j’ai fait des consultations et vu mes malades. Mon rôle est qu’ils soient satisfaits. Je suis enseignant, et mon rôle est de former des gens. J’apprends à mes étudiants à réfléchir. Enfin, je suis chercheur. C’est le temps qui déterminera ma place. On verra bien, de toutes les choses que j’ai découvertes, ce qui restera dans trente ans. Mais ça va, je suis rassuré. Pour tout le reste, c’est mon problème à moi. Je suis content quand on me fait des cadeaux, je suis comme tout le monde, je préfère les compliments aux coups de pied au cul. Mais ça ne me fait moralement pas plus que ça. Cela ne change rien. Dans ce pays, il y a des jalousies inouïes chaque fois que vous réussissez. Vous, les journalistes, on voit bien que vous êtes meilleurs en football qu’en sciences. Vous allez arriver à faire la différence entre Zidane et un gardien de but de deuxième division. Mais, pour la science, vous en êtes incapables.

Vous êtes élitiste, alors que beaucoup de ceux qui vous soutiennent détestent l’élite…

Mais je m’en fous de qui me soutient! Vous allez me reposer la question vingt fois? En revanche, oui, je suis un grand élitiste. D’ailleurs, les élites s’en vont de ce pays. Si vous faisiez votre travail, vous vous rendriez compte qu’en médecine, et en particulier à Paris, c’est un désastre. Tous les mecs que je connaissais qui étaient bons là-bas sont partis. Au mieux, on vous sera d’aucun gré d’être devenu une star dans votre domaine. Au pire, on vous emmerdera. Je vais vous raconter une anecdote. En France, quand Philippe Lazar [statisticien et directeur général de l’Inserm de 1982 à 1996] a pris la tête de l’Inserm, il a décidé que plus personne ne pouvait diriger une unité de recherche plus de douze ans. Il a ainsi foutu dehors, au milieu de leur mandat, le seul Prix Nobel en activité en France, Jean Dausset, Georges Mathé, qui fut un pionnier de l’immunothérapie, et Alexandre Minkowski [fondateur de la néonatalogie en Europe]. Ça, c’est la France. Je me suis disputé avec Yves Lévy quand il était à la tête de l’Inserm. Ce n’est pas que lui : quand on devient directeur de quelque chose ou ministre, il y a une hubris hallucinante, alors qu’un ministre de la Santé ou de la Recherche est en place en moyenne deux ans et demi. S’il vous emmerde trop, vous attendez qu’il cède sa place. Lévy, c’était la même chose. Il voulait me donner des ordres. Mais nous, les PU-PH [professeurs des universités-praticiens hospitaliers], sommes les hommes les plus libres du monde. Au pire, on va à l’étranger. Quand on a un niveau comme celui-là, vous allez où vous voulez.

Il y a une fuite des cerveaux de Paris. Le niveau actuellement des gens au Collège de France, comparé à son passé, c’est inouï. Il faudrait y mettre Piketty et Todd. A l’époque, ils sont allés chercher Bourdieu et Foucault. Il va bien falloir se rendre compte de ce déclin parisien, et comprendre que 2 millions d’habitants, qui ne sont pas meilleurs que d’autres, ne peuvent pas gérer 65 millions de personnes. Il faut partager les responsabilités et les champs de connaissance. Ce n’est plus Versailles.

Les erreurs politiques commises durant cette crise sanitaire doivent-elles être jugées devant les tribunaux, ou cette judiciarisation – y compris dans le domaine médical – vous inquiète-t-elle?

Je suis pour les contre-pouvoirs dans une démocratie. Mais c’est parce que la presse ne joue pas suffisamment ce rôle qu’émerge un autre contre-pouvoir, qui risque de se substituer à elle si la presse ne retrouve pas sa crédibilité. C’est ça le problème. Je me suis retrouvé étiqueté comme faisant des fake news, tout ça parce que je rapportais ce qui se passait en Chine. Cette dénonciation des fake news signifie que quelqu’un aurait le monopole de la vérité. Or, quand on a besoin de faire savoir qu’on a le monopole de la vérité, c’est qu’on ne l’a déjà plus. Et, pour en revenir à votre question, c’est plus l’inverse qui m’inquiète. Je n’avais jamais vu quelque chose comme l’interdiction de l’hydroxychloroquine. Interdire aux médecins de soigner avec un médicament anodin, c’est inédit, alors même que l’Etat a été incapable d’organiser des tests de dépistage. Vous pouvez croire ce que vous voulez, et d’ailleurs je m’en fous, mais vous ne pouvez pas dire qu’un médicament qui est autorisé dans la moitié du monde ne puisse pas être utilisé en France. C’est farfelu. Déjà, je n’étais pas content de l’obligation de vaccination, qui avait été faite dans une logique stalinienne.

Mais l’obligation vaccinale a un peu restauré la confiance des Français dans les vaccins…

Ce n’est pas vrai. La couverture vaccinale avait déjà été restaurée auparavant. Le vrai problème en France, c’est Kouchner, qui, ministre [dans le gouvernement de Lionel Jospin], avait recruté Lucien Abenhaim pour essayer de démontrer que la sclérose en plaques était liée au vaccin contre l’hépatite B, en vain. Quelle faute politique! Le directeur général de la santé Joël Ménard, opposé à l’arrêt de ce vaccin, avait démissionné. Quand j’ai essayé de les avertir, on a dit que Raoult était un suppôt de l’industrie vaccinale.

En revanche, la vaccination contre la varicelle est recommandée depuis vingt ans aux Etats-Unis, et il n’y a pratiquement plus de varicelle là-bas. Celui contre le rotavirus est recommandé en Angleterre, et cela a fait diminuer d’un tiers les hospitalisations des enfants pour gastro-entérites. Quant à la grippe, cela fait depuis bien longtemps qu’on vaccine les enfants dans ces pays, parce que ce sont eux qui la véhiculent, tandis que nous, nous vaccinons les vieux, en sachant qu’après 70 ans ce vaccin marche de moins en moins. Commençons par faire de la science avant de faire de la politique! En France, on peut condamner à la prison à sursis des gens qui n’ont pas voulu faire vacciner leur gosse à 3 mois contre la polio, le tétanos ou la diphtérie, en sachant que ces maladies ne sont pas présentes ici chez les enfants. On applique juste un principe, alors que ce n’est pas un intérêt médical et épidémiologique. Je ne suis pas d’accord avec ça. Pour Alain Fischer [l’immunologue qui a influencé la nouvelle politique de vaccination], la contrainte est la manière de penser. Ce n’est pas la mienne. Je crois d’abord à l’augmentation de la connaissance. Le politique prend ensuite sa décision, et c’est la sienne, en fonction de ses connaissances. Mais la tendance, de plus en plus, est à l’ingérence du politique dans la médecine. Puisqu’ils ne font plus la guerre et n’ont plus d’argent, les politiques font de la médecine. Ils ont ainsi décidé de cette obligation vaccinale plutôt que de faire de l’information qui soit propre et correcte. […]

Vous avez déclaré que, pour la revue de Michel Onfray, vous alliez aussi vous occuper de “l’Etat profond”. Le terme n’est pas anodin…

Je crois que nous vivons une période de l’Histoire qui est l’équivalent de la Renaissance : une bascule du monde. A la Renaissance, l’Europe s’est mise à dominer le monde pour cinq siècles. Je pense que c’est la fin. Les Etats-Unis s’en sortiront peut-être – c’est tellement mélangé là-bas, qu’il y a des ressources étonnantes – mais nous, oui, nous, l’Europe de l’Ouest, nous nous retirons petit à petit et par étapes. Nous ne sommes pas devenus des empires qui partagent. C’est significatif au reste : quand on a commencé à parler d’Hexagone au lieu de parler de France, cela voulait dire quelque chose! On ne considère plus que l’Hexagone, c’est la métropole : on considère que c’est la France. Petit à petit, l’Europe de l’Ouest est en train de perdre son leadership. Elle a perdu son leadership scientifique, c’est très évident. Les Chinois sont bien meilleurs que nous. Et nous n’avons par ailleurs strictement aucune autonomie. Vous voulez des masques? Il faut demander en Chine! Vous voulez de gants? Il faut demander en Chine. Des médicaments? Il faut demander en Inde. On ne produit plus rien. Et ce qui effrayant, en revanche, c’est la proportion du tertiaire. On est passé de 20 % à 80 % de tertiaire. On ne sait plus rien faire, à part produire des administratifs ou des gens qui jouent avec de l’argent.

C’est pour les administratifs que vous avez dit “Etat profond”?

Je ne sais pas si j’ai dit “Etat profond”. En tout cas, il y a un vrai problème, c’est que nous n’avons plus l’esprit de production. Médicalement, on assiste depuis un siècle et demi à un enjeu extraordinaire : l’espérance de vie, qui n’avait quasiment pas changé depuis aussi loin que l’on remonte (période de crises mises à part), s’est spectaculairement allongée, pour atteindre 81 ans. Mais c’est fini, on ne fera pas mieux. Tout de même ça, c’est un tournant. C’est-à-dire que l’on n’a pas mieux, et on n’est pas sûr d’en avoir besoin. Du coup, que fait l’industrie pharmaceutique? Que font les gens qui font des essais thérapeutiques? On a même inventé une méthodologie qui s’appelle les “effets de non infériorité”, c’est-à-dire qu’on sait que cela ne sert à rien avant de commencer. On essaie de démontrer “que ce n’est pas pire”, comme disent les Québécois, que ce qui existe déjà. C’est un tournant!

Vous avez écrit : “L’unanimité n’est jamais raisonnable.” Pourquoi détestez-vous tant le consensus, au point de dire que “le consensus, c’est Pétain”?

Vous savez que dans un tribunal rabbinique, s’il y a unanimité lors d’un vote, on revote? Je suis d’accord avec ça! Pour que 10 personnes pensent la même chose sur une question, c’est soit qu’elles n’ont pas compris la question, soit qu’elles sont achetées, soit qu’il n’y a pas de question.

Il y a la question du consensus et la question de la science. Est-ce que vous récusez la notion de “vérité scientifique”?

C’est un truc pour les enfants, ça, la vérité scientifique! Combien font un et un?

Comme ça, on serait tenté de vous répondre deux…

Eh bien, dans l’ordinateur, ça fait 10 [Didier Raoult fait référence au système binaire]. C’est un système différent. La vérité scientifique, c’est quelque chose qui est vrai à un moment donné dans des circonstances données avec un niveau de connaissances donné. Brecht fait dire à Galilée : “La science est fille du temps.” Quand vous lui demandez comment il voit le monde, un physicien vous explique que, quand on fait de la physique quantique depuis longtemps, on pense qu’il y a plusieurs passés et plusieurs présents. C’est tout le génie et la liberté intellectuelle des gens de science-fiction – l’école de Palo Alto – qui ont pressenti cette façon de voir le monde. Pour moi, l’un des plus grands philosophes du XXe siècle, c’est Philip K. Dick : il a vu que la politique, par exemple, ressemblerait de plus en plus à un simulacre, dans lequel vous avez des hommes et des femmes qui sont des hologrammes…

Des hologrammes?

Oui! Depuis trois quinquennats, je trouve que le casting, c’est des hologrammes. Il faut tant de femmes, tant de couleurs… Ce qui compte, ce n’est pas la compétence, mais la photo sur le perron de l’Elysée! Alors vous avez des hologrammes dotés de cabinets d’énarques qui bidouillent un peu ce qu’ils veulent. J’ai assisté à au moins deux épisodes de ces castings, j’en suis resté sidéré. Ce n’est pas nouveau : Berlusconi faisait ça, mais c’était beaucoup plus franc!

Ah mais vous avez la photo de Macron dans votre bureau…

J’ai tout le monde! [Il montre une série de quatre photos encadrées et disposées à la verticale, le représentant avec Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron.] C’est un hommage à mon père, car j’ai la photo de lui avec de Gaulle. [Cette fois, il montre un petit cadre posé sur la bibliothèque.] Moi, j’ai fait avec ce que j’avais sous la main, hein!

Et Emmanuel Macron, c’est un hologramme?

Entendons-nous : la raison pour laquelle Dick les décrit comme des hologrammes, c’est que la société a atteint un degré de complexité dans lequel vous avez besoin d’un représentant, mais ce dernier ne peut en réalité pas gouverner. Pour les 50 ans des Echos, ils ont fait toute une série de courbes, vous allez pouvoir retrouver cela, vous êtes des journalistes. [Rires.] Et ils montraient que, contrairement à l’impression que nous avions, les politiques ne jouaient aucun rôle dans la cinétique de ce qui se passe. Rien. On a par exemple l’impression que c’est Mitterrand et Jospin qui ont réduit le temps de travail; en réalité, c’est une courbe descendante sans eux. Il n’y a pas d’accident de parcours. Ce n’est pas Macron qui est un hologramme : ce sont tous des hologrammes! Il y a une évolution des sociétés qui est indépendante des choix politiques et qui est caractérisée par une certaine aversion du risque. Je comprends. Dans une société dans laquelle on vit très longtemps et dans laquelle on est globalement riches, on ne voit pas trop pourquoi prendre des risques s’il n’y a pas de réels bénéfices relatifs à escompter. C’est la raison pour laquelle dans les pays où il y a plus à gagner – comme en Asie actuellement – les gens prennent plus de risques.

Un député LREM jugé coupable de harcèlement sexuel : mais que fait Marlène Schiappa ?

Le député LREM Stéphane Trompille a été jugé le 25 mai coupable de harcèlement sexuel. Il était protégé par LREM, selon un article de Mediapart datant de novembre 2019 :

Le groupe LREM refuse d’agir face à un nouveau cas de harcèlement sexuel d’un député

Le député de l’Ain Stéphane Trompille est accusé par une ex-collaboratrice d’avoir tenu des propos à connotation sexuelle. Son groupe parlementaire se drape derrière la présomption d’innocence et attend le jugement prud’homal. Le député LREM Stéphane Trompille est assigné aux prud’hommes pour licenciement abusif par deux ex-collaborateurs dont l’une accuse l’élu de messages à connotation sexuelle. L’audience est programmée le 13 février 2020.

Le député fait appel.

Marlène Schiappa, qui a a tweeté hier pour soutenir une femme candidate à l’archevêché de Lyon (de quoi se mêle César ?!), s’est montrée bien silencieuse…

Stéphane Trompille est un habitué du hors piste : il avait été épinglé en juin 2018 pour avoir exercé au cours de sa première année de mandat l’activité d’assesseur auprès du tribunal des affaires de sécurité sociale de Bourg-en-Bresse, fonction incompatible avec son mandat de député et contraire au principe constitutionnel de séparation des pouvoirs. Le 1er décembre 2018, il a une altercation avec des gilets jaunes et perd son sang froid. Il est finalement maîtrisé, et l’échange est retransmis sur une vidéo amateur.

Qu’est-ce que l’humilité et comment devenir humble?

Entretien avec l’abbé Philippe Laguérie, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur. Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté :

 

Quelques réflexions sur la Communauté Saint Jean

De la part d’un laïc :

Enfant d’oblats, je connais la communauté Saint Jean depuis quasiment ses origines. Et je lui dois beaucoup. De belles figures de prêtres m’ont permis de grandir dans ma vie spirituelle et dans ma foi. Les récentes informations concernant certaines attitudes du Père M-D Philippe et de frères ne peuvent me faire oublier les longs temps d’adoration en présence du Seigneur, les offices mais aussi les bons moments partagés, à Paray-le-Monial, à Rimont, à Saint Jodard…

Avec les années et le recul, après avoir suivi ma route, une route marquée par l’épreuve d’un proche mal accompagné par un frère (qui a depuis quitté la vie religieuse), je me suis souvent demandé quel pouvait être le charisme de cette communauté, que pouvait-il rester de légitime en elle

Aujourd’hui, en essayant de réfléchir à la crise sévère qui l’atteint, je ne peux pas m’empêcher de songer à nouveau à la nature de son charisme dans l’Eglise. Si le Christ est la pierre d’angle de l’Eglise, il en est aussi la tête et la Vierge Marie le cœur. Je pense que pour les frères de Saint Jean, on est un peu dans le même schéma. Plus on regarde vers le Christ et sa Sainte Mère, plus on comprend quel est le charisme de la Communauté. Ignorer cela, c’est ne rien comprendre, ni à l’Eglise, ni à ce qu’elle entend par « charisme ». En effet, un charisme ne peut se discerner que parce que le Christ en permet l’existence pour l’édification de son Corps qui est l’Eglise.

Dans l’ADN de la Communauté, il y a quelque chose qui se situe clairement dans le prolongement du charisme de Saint Dominique, je place volontiers Saint Thomas d’Aquin au cœur de cet ADN, contemplata aliis tradere ; là se trouvent les deux axes qui structurent la vocation des frères de Saint Jean : une intense vie contemplative, nourrie par l’étude du Magistère de l’Eglise, l’Ecriture et la Tradition, et une intense vie apostolique, fécondée par le Christ, l’unique rédempteur de l’homme.

Lorsque l’initiateur d’une congrégation vient à faillir, que la boussole s’affole devant les défaillances graves dûment constatées chez certains, me revient à l’esprit l’épisode de l’Evangile connu sous le nom de « la tempête apaisée ». Relisons-le :

« Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmènent Jésus dans la barque où il se trouvait, et il y avait d’autres barques avec lui. Survient un grand tourbillon de vent. Les vagues se jetaient sur la barque, au point que déjà la barque se remplissait. Et lui, à l’arrière, sur le coussin, dormait. Ils le réveillent et lui disent : « Maître, cela ne te fait rien que nous périssions ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence ! Tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi avez-vous si peur ? Vous n’avez pas encore de foi ? » Ils furent saisis d’une grande crainte, et ils se disaient entre eux : « Qui donc est-il, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » (Mc 4, 35-41)

Nombreux sont ceux qui ont reçu, par l’intermédiaire de frères de Saint Jean, de beaux cadeaux du Seigneur ; certains ont en même temps souffert des lourdes déviances de frères. Sans doute dans tel ou tel prieuré, il en est qui doivent se tourner aujourd’hui secrètement vers Jésus et lui demander : « Maître, cela ne te fait rien que nous périssions ? »

Quand on sait que des personnes se sont converties, ont changé radicalement de vie au contact de la communauté, et que, soudain le scandale arrive, détruisant tant de choses et d’êtres sur son passage, quid alors de ces conversions ? Étaient-elles un leurre, une illusion aux confins de l’imagination et de l’affectivité ?

Ce qui a des racines profondes résiste à la tempête car le fondement de tout c’est Dieu et son amour infini. Une fois encore, qu’il nous soit permis de remettre le Christ au centre ; toute conversion vient de Lui, et il n’est pas étonnant que le Malin veuille détourner par n’importe quel moyen les âmes qui ont préféré la lumière aux ténèbres. Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu nous dit saint Paul (Rm 8,28) … Dans un petit livre, La Divine Providence, saint Claude La Colombière nous éclaire sur la place des épreuves, même les pires, dans le dessein de salut et d’amour de Dieu pour chacun d’entre nous.

Le travail effectué par la congrégation qui vise à effectuer un travail de vérité et à assainir l’expression du charisme est vraiment à saluer. La sainteté de Thomas d’Aquin éclaire cette quête de lumière. Le Père Torell op, a de belles lignes sur ce sujet dans son ouvrage Saint Thomas d’Aquin maître spirituel.

Cherchant à comprendre le sens des événements éprouvants auxquels la communauté Saint Jean a dû faire face, il me semble que la vocation du frère de saint Jean est d’être au pied de la Croix, avec Marie et Jean ; Jean qui devient alors le véritable Père spirituel des frères et sœurs, des oblats. Oui, aujourd’hui, chaque frère ou sœur de saint Jean qui a entendu le cri des victimes d’abus en tous genres, est vraiment crucifié, avec les victimes, avec le Christ.

Qu’il me soit permis de penser qu’il n’a peut-être jamais autant été au pied de la Croix que maintenant, que le charisme tant suspecté devient tout à coup évident, n’est-il pas « frère de saint Jean », n’est-elle pas « sœur de Saint Jean », c’est-à-dire témoin de l’agonie et de la mort de Jésus, mais aussi de la nuit, de l’angoisse qui tombe sur Jérusalem à ce moment-là ? Quel mystère ! Et si tout cela prenait alors un sens parce que le Crucifié, jadis dans la lumière du Thabor, est ressuscité le troisième jour ?  Immanquablement, magnifique signal d’espérance, nous retrouvons une fois encore, à l’aube de Pâques, le grand saint Jean… Quelle vocation ! Suivre le Christ partout où il va, de la crèche à Nazareth, en passant par le lac de Tibériade, le Golgotha et puis les incroyables et pourtant si réelles visites au Cénacle, aux disciples d’Emmaüs, … Quelle lumière ! Quelle Espérance ! Avec Lui nous ressusciterons, nous aussi. Triomphe de la vie et de l’amour, de la justice et de la paix, de l’amour et de la vérité.

Quelle miséricorde aussi ! Les pécheurs repentants de toutes sortes, coupables du pire ou de bricoles, tous revivront pour une joie infinie. Oui, quelle miséricorde du Père ! Et nous, pardonnerons-nous nous aussi ? Pardonnons-nous à ceux qui nous ont scandalisés, qui nous ont blessés ? Certes la faute est toujours condamnable, mais le pécheur, le fauteur, est-il condamné à jamais, mérite-t-il la haine ? L’Evangile nous dit non, et seul le Christ peut nous aider à pardonner à celui qui nous a fait un grand mal. Tant de témoins dans l’histoire n’ont-ils pas pardonnés à leurs bourreaux… nous pensons ici à Maïti Girtanner qui fut atrocement mutilée par un médecin nazi et qui, bien des années plus tard, le reçut chez elle lui accordant un pardon sincère.

Mettre le Christ au centre, y compris et d’abord dans la liturgie célébrée face à la Croix, à l’Orient, à la lumière de Pâques…

Mettre le Christ au centre, dans l’adoration eucharistique, l’oraison, la lectio divina…

Mettre le Christ au centre, dans l’enseignement, la doctrine, n’est-il pas le Verbe de Dieu ? N’est-il pas à la fois docteur et pasteur, celui qui enseigne et qui guérit la brebis blessée ? Sa Parole est tranchante car la vérité sépare le bien du mal, le juste de l’injuste, le vrai du faux. Son joug est doux, il n’enfonce pas celui qui cherche à faire le bien…

Mettre le Christ au centre par la méditation du rosaire, avec Marie. Tous les mystères ne sont-ils pas chemins vers son cœur qui est lent à la colère et plein d’amour ?

Mettre le Christ au centre par le témoignage d’une vie religieuse de pauvreté, de chasteté et d’obéissance vécue à sa suite.

Mettre le Christ au centre, en renonçant à ce qui détourne de la paix profonde : en vivant l’instant présent, dans un esprit de silence et dans l’union à Dieu.

Enfin, considérer avec une immense prudence, internet et le téléphone portable, qui ne devraient avoir qu’une utilité réduite au strict minimum. Comme chez les moines, une connexion et un mobile par prieuré et cela suffit…

Place au silence, pour trouver Dieu et mieux rencontrer le frère. Alors les jeunes continueront de regarder vers Saint Jean et voudront suivre le Christ partout où il va. Et le printemps refleurira…

Bas les masques

Action réalisée cette fois devant la préfecture du Var pour dénoncer la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement :

A Toulouse :

La colère monte contre les restrictions de liberté en Espagne

Dans Présent, Olivier Bault évoque les restrictions de liberté en Espagne :

Tandis que le lundi 25 mai au Parlement européen le socialiste espagnol Juan Fernando López Aguilar, ancien ministre de la Justice de José Zapatero, présentait un rapport à charge contre la Pologne, accusant ce pays de porter atteinte à la démocratie et à l’État de droit (voir ici sur le site Visegrád Post pour plus de détails), un manifeste contre la suppression des libertés fondamentales circulait depuis plusieurs jours en Espagne, repris par de nombreux médias, après avoir été signé par plusieurs dizaines d’intellectuels.

L’historien et écrivain Pío Moa, haï par la gauche espagnole pour ses ouvrages ayant défait les mythes gauchistes sur la guerre civile de 1936-39, fait partie des signataires. Il a toutefois ajouté sur son blog les réserves suivantes à ce manifeste :

« a) Il ne reste aujourd’hui que des restes de l’État de droit et de la démocratie après la sape de l’indépendance judiciaire, le sauvetage de l’ETA et les lois totalitaires imposées par Zapatero, dans ce qui était un véritable changement de régime accepté et promu aussi par le PP [le Parti populaire de centre-droit, NDLR].

b) Pour cette raison il n’existe aujourd’hui pas d’autre parti constitutionnaliste et démocratique que VOX. »

La gauche espagnole tenterait-elle donc de donner le change au Parlement européen en s’en prenant à la Pologne gouvernée par les conservateurs, qui sont par ailleurs alliés de Vox au PE ? Il est sûr qu’elle peut compter pour cela sur le soutien sans faille des LREM français, parce qu’en matière de démocratie et d’État de droit, la France d’extrême centre de Macron ne vaut sans doute pas beaucoup mieux que l’Espagne d’extrême gauche de Sánchez. […]

Le Grand Orient n’est pas content du Conseil d’Etat!

Son statut d’Eglise officielle du régime n’ayant pas été suffisamment pris en compte par la décision du Conseil d’Etat, le Grand Orient, associé à quelques autres officines laïcardes réunies en convent, pardon en “Collectif Laïque National”, vient de s’insurger contre la liberté de culte.

Il devrait pourtant se réjouir: la plupart des référés étaient le fait de laïcs. Nous aussi, nous devrions nous autoproclamer “Collectif laïque national”! Au passage, il est baroque d’imaginer que les évêques aient mandaté les associations qui ont déposé les référés-liberté.

Il est également assez savoureux de voir que nos frères la Gratouille s’inquiètent d’un “privilège accordé aux cultes et à l’un d’entre eux en particulier” (le très honni catholicisme). Il faut rassurer ces pauvres petits êtres sensibles: le Conseil d’Etat n’a pas voulu conférer de privilège aux cultes, ni au catholicisme.

Je constate aussi avec amusement que ce communiqué est daté du 25 mai qui se trouve être dans le calendrier romain la fête de saint Grégoire VII – oui, oui, le pape qui fit attendre l’empereur Henri IV pendant 3 jours à genoux dans la neige à la forteresse de Canossa! Mais peut-être ignore-t-on désormais rue Cadet ce qui s’est passé à Canossa. A force de ravager la si mal nommée “Education nationale”, il ne faudrait guère s’en étonner.

A vrai dire, tout est délirant et savoureusement rance et ringard dans ce communiqué. L’inversion accusatoire s’y trouve à chaque ligne. Le mépris pour les croyants y est également partout. Et la rage que le droit ait “scandaleusement” résisté à cette moraline maçonnique y est assez tonique. Dieu sait – si je puis dire ! – que je ne suis pas franchement un inconditionnel de la loi de 1905, mais je suggèrerais volontiers à nos modernes inquisiteurs de la relire. Ils y découvriraient peut-être la réfutation de tout ce qui se trouve dans leur communiqué – du fait que la liberté du culte soit effectivement une liberté fondamentale au fait que des aumôneries doivent être organisées dans les hôpitaux. Il semble même qu’au Grand Orient, on ignore la différence entre confinement et déconfinement, puisque, pour “prouver” le traitement “privilégié” des cultes, le communiqué compare la décision du Conseil d’Etat sur le décret de déconfinement avec celle qu’il avait rendue sur le décret de confinement.

A vrai dire, on ne sait trop si on doit s’amuser de ce désopilant pensum ou s’inquiéter de l’effondrement du niveau intellectuel!

Guillaume de Thieulloy

Le Conseil d’État, statuant en référé, vient d’enjoindre au Premier ministre « de modifier, dans un délai de huit jours, le décret du 11 mai 2020 », pour remplacer l’interdiction totale de rassemblement dans les lieux de culte par des restrictions mieux « proportionnées » à l’objectif de santé publique.

Le Collectif laïque national contestait déjà que le Gouvernement réserve, dans le dispositif national de déconfinement, un traitement privilégié aux cultes en avançant, pour leurs rassemblements seuls, la date initiale du 11 juin au 2 juin, en l’absence de toute justification de santé publique.

Le Premier ministre avait en outre annoncé qu’elle serait avancée au 29 mai pour permettre aux catholiques de célébrer la Pentecôte. Ce privilège accordé aux cultes et à l’un d’entre eux en particulier remettait en cause le principe d’égalité des citoyens devant la loi.

C’était dans le prolongement du dispositif d’écoute et de soutien « pastoral » mis en œuvre par certains cultes et promu par les moyens publics ; le numéro vert du Gouvernement a été officiellement communiqué aux équipes médicales et établissements de santé, faisant ainsi de l’État et de ses services publics de santé l’opérateur de la mise en contact de croyants avec certains cultes.

Dans ce contexte, le Conseil d’État ne pouvait que tirer parti de l’absence de cohérence des mesures gouvernementales en rappelant que « la liberté de culte est une liberté fondamentale ». On notera pourtant que les autres libertés fondamentales n’ont pas eu droit aux mêmes égards du Conseil d’État, qui a ainsi admis le prolongement de la détention provisoire de plein droit sans intervention d’un juge (référé du 3 avril 2020).

Le Collectif laïque national s’inquiète de la tendance jurisprudentielle actuelle qui donne à la liberté de culte la prééminence sur toutes les autres libertés fondamentales. Les convictions religieuses sont ainsi érigées en universel des consciences, le cadre républicain de la laïcité se voyant ainsi marginalisé.

C’est tourner le dos au principe fondamental de laïcité, qui repose sur le primat de la liberté de conscience et la séparation entre l’État et les cultes. En ces temps de crise sanitaire, un tel principe est essentiel. Il ne peut être mis entre parenthèses ou aménagé au gré des circonstances.

Le Collectif laïque national dénonce le fait que l’Église catholique ait réussi à obtenir un traitement privilégié que ne demandait aucune des autres autorités religieuses. Il note avec regret que les responsables du culte catholique s’en soient remis pour ester en justice à des personnalités et officines dont plusieurs relèvent de l’extrême-droite intégriste antirépublicaine, dans une convergence inquiétante déjà constatée depuis longtemps sur les questions de société (IVG, mariage, fin de vie, …).

Le Collectif laïque national réaffirme que la République laïque ne repose que sur des citoyens libres et égaux, quelles que soient leurs convictions particulières. Les risques sanitaires encourus spécialement à l’occasion des rassemblements de personnes dans des lieux fermés sont les mêmes pour tous, croyants ou incroyants. Quitte à les préciser, le Gouvernement ne peut en aucun cas renoncer à imposer à l’exercice des cultes, dans l’intérêt général, les restrictions que nécessite la santé publique.

Fait à Paris le 25 mai 2020

NB: Suite à l’appel d’un excellent ami fin connaisseur de la maçonnerie, je précise que l’illustration par la couverture d’un livre du fameux Leo Taxil ne signifie pas que je croie aux mystifications de ce dernier, mais je trouvais amusant d’illustrer l’auto-caricature des frères la Gratouille par l’une de leurs caricatures les plus célèbres!

Neuvaine au Saint-Esprit: Jour 3

POUR ÊTRE SAUVÉ, IL FAUT RENAÎTRE 

INVOCATION A L’ESPRIT-SAINT

Viens, Esprit du Seigneur, remplis le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.

« Ô très saint et très adorable Esprit, faites-moi entendre Votre douce et aimable voix. Je veux être devant Vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où Il veut et que je ne Lui oppose jamais la moindre résistance ».  (P. François Libermann)

 

Introduction à la Parole de Dieu

Que l’Esprit-Saint nous fasse comprendre et goûter la Parole de Dieu. Nous lisons aujourd’hui deux passages, l’un dans l’Évangile selon saint Matthieu, l’autre dans l’Évangile selon saint Jean.

L’Évangile de saint Matthieu commence par la généalogie de Jésus. Cette longue liste des ancêtres du Christ répète toujours : un tel a engendré un tel. Parfois, en cas de circonstance particulière, la mère est mentionnée. J’ai interrompu la liste au verset 4 pour aller directement au verset 15 et montrer comment le langage change pour parler de la venue au monde de Jésus. Joseph ne l’engendre pas. Joseph est présenté comme l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus.

L’autre passage que nous méditons est tiré du Prologue de saint Jean. Il nous permet de voir qui est Jésus et ce qu’il va faire dans le monde.

 

LA PAROLE DE DIEU (Mt I, 1-4 et 15-16)

01 Généalogie de Jésus, Christ, fils de David, fils d’Abraham. 02 Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, 03 Juda, de son union avec Thamar, engendra Pharès et Zara, Pharès engendra Esrom, Esrom engendra Aram, 04 Aram engendra Aminadab, Aminadab engendra Naassone, Naassone engendra Salmone,   […]

15 Élioud engendra Éléazar, Éléazar engendra Mattane, Mattane engendra Jacob, 16 Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.

 

LA PAROLE DE DIEU (Jn 1, 9-14)

Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, et le monde était venu par lui à l’existence, mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu, eux qui croient en son nom. Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu.

Et le Verbe s’est fait chair, il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité.

 

MÉDITATION

Jésus est bien l’un d’entre nous. La généalogie le montre. Il naît au terme d’une lignée d’ancêtres qui ont laissé un bon souvenir, mais parfois aussi un moins bon à cause de leurs péchés. La surprise vient à la fin de la liste, quand il est dit que « Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ ». Il n’est pas dit par qui Jésus est engendré. Le mode passif (fut engendré) indique une action divine. Celle-là même que l’Ange Gabriel a annoncé à Marie. Dans son amour, Dieu aime tellement l’humanité, qu’il devient l’un d’entre nous. Pour nous rétablir dans son amitié.
Autre chose étonnante : la longue liste des engendrements s’arrête complètement : Joseph n’a pas d’enfant, Marie n’a que Jésus, et Jésus arrête la lignée. En fait, Jésus fait entrer dans une fécondité nouvelle, celle qui fait devenir enfants de Dieu. L’Évangile de Jean l’explique : à ceux qui reçoivent Jésus, il donne de devenir enfants de Dieu. Bien sûr, les naissances d’enfants continuent, mais au-delà de leur naissance corporelle, ils sont appelés à la renaissance spirituelle et à devenir enfants de Dieu. L’Église confie cette mission aux parents. Elle la confie aussi aux prêtres ; par le célibat, elle leur demande de se consacrer totalement à cette mission d’engendrement spirituel.

 

SILENCE de communion avec Dieu

Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Explique-moi les secrets de la Vie.

 

PRIÈRE A MARIE

Humble servante du Seigneur,
Amour éveillé par la grâce,
Dieu te choisit.
Heureuse, tu accueilles le message
Du Maître de la Vie.

Terre féconde au vent de Dieu,
Ta glaise nourrit la semence.
Dieu te bénit.
Le Verbe peut germer dans ton silence,
Tu portes Jésus Christ.

Joie de l’Église au long des temps,
Tu portes l’espoir du Royaume:
Christ est vivant!
Éclaire notre route jusqu’à l’aube,
Étoile de l’Avent.

(V 248-1, Berthier, SM)

 

PRIÈRE A L’ESPRIT-SAINT

« Esprit Saint, notre conseiller, achève en nous l’œuvre commencée par Jésus.

Rends intense et continuelle la prière que nous faisons au nom du monde entier. Accélère en chacun de nous l’avènement d’une profonde vie intérieure. Donne l’élan à notre effort pour atteindre tous les hommes et tous les peuples, tous rachetés par le sang du Christ, tous associés à son héritage. Étouffe en nous la suffisance naturelle et élève-nous jusqu’au niveau de l’humilité, de la vraie crainte de Dieu, du courage généreux.

Que nulle attache terrestre ne nous empêche de faire honneur à notre vocation, Que nul intérêt ne puisse, par lâcheté de notre part, étouffer les exigences de la justice. Que les calculs ne réduisent pas aux étroitesses de nos égoïsmes les espaces immenses de la charité. Que tout soit grand en nous : la recherche et le culte de la vérité, la promptitude au sacrifice, jusqu’à la croix et jusqu’à la mort. Que ton Esprit d’amour se répande sur l’Église, sur les institutions, sur chacun de nous et sur tous les peuples. »

(Saint Jean XXIII, Pentecôte 1962)

 

Je prie pour l’Église, le monde, mon entourage et moi-même

Notre Père…   Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit…

Des engagements simples pendant les trois jours de pèlerinage

Cette année, les restrictions imposées aux rassemblements de foules ne permettront pas aux pèlerins de parcourir en grand nombre les routes de Chartres à Paris.

Le thème de cette année « Pour l’honneur de la Sainte Eglise », en rapport avec le jubilé d’or de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, est un appel pressant à s’élancer généreusement sur la voie de la prière et du sacrifice !  C’est pourquoi le pèlerinage de Pentecôte 2020 aura bien lieu, mais sous une forme inédite. Certes nous ne pouvons pas marcher en priant, mais nous pouvons toujours prier en avançant, en progressant pas à pas, en nous élevant avec confiance vers Dieu. En 2020, il n’est pas nécessaire de s’inscrire, mais seulement de remplir, depuis chez soi, des engagements simples pendant les trois jours de pèlerinage :

– Récitation de la prière du pèlerinage
– Chapelet quotidien
– En fonction de ses possibilités : messe, confession, communion, lecture et méditation de textes sur le thème du pèlerinage, œuvres de charité, actes de pénitence…

Pour vous aider à faire votre pèlerinage, un livret numérique d’accompagnement est disponible gratuitement sur le site du pèlerinage. Il sera également envoyé par courriel aux anciens pèlerins inscrits à la lettre d’information.

Pour chaque jour, vous y trouverez un « itinéraire spirituel » : prière du pèlerinage, chapelet médité et lecture spirituelle.

Des messes avec prédication seront retransmises depuis l’église de Saint Nicolas du Chardonnet :

Le samedi 30 mai à 18h30 : messe chantée
Le dimanche 31 mai à 10h30 : messe solennelle
Le lundi 1er juin à 18h30 : messe chantée

Dans les chapelles de la Fraternité Saint-Pie X, le chapelet sera récité les trois jours de 18h00 à 18h30 devant le Saint Sacrement exposé aux intentions du pèlerinage et des pèlerins.

Concours de blasons

Ce soir a lieu la finale du concours de blasons communaux: Quiberon (Morbihan) est opposée à La Lande-Chasles (Maine et Loire) – une excellente façon de faire revivre nos terroirs.

Les résultats seront connus ce soir à 19 h 30 mais la commune de La Lande-Chasles a déjà un net avantage sur Quiberon. A 15 h, on comptabilise déjà plus de 3 200 votants et la commune du Maine-et-Loire a récolté 63,2 % des votes contre 36,8 % pour Quiberon.

Pour voter, c’est ici:

« Rendez-nous le mariage ! »

Le dernier numéro de L’Homme Nouveau consacre un dossier à l’obligation pour des chrétiens de « passer devant le maire », avant le sacrement à l’Eglise, une habitude légaliste qui n’a de raison d’être ni pratique ni morale. Un juriste, un notaire et un avocat contribuent à ce dossier.

En écho à ce dossier, Rémi Fontaine nous propose ce texte :

L’interdiction des mariages pendant la période de confinement a relancé la question de la conditionnalité qu’impose la loi française au mariage religieux, illicite s’il n’est pas précédé par le mariage civil (1). Dans un tweet pertinent, Mgr di Falco interrogeait :

« Et si c’était l’occasion de mettre un terme à cette interdiction qui remonte à la Révolution française ? L’Eglise pourrait répondre à l’attente des futurs époux sans dépendre du bon vouloir des maires. »

Déjà au moment de l’institution du « mariage pour tous » (en 2013) un autre évêque (celui de Luçon) avait demandé :

« Comment pouvons-nous garder comme porte d’entrée obligatoire au mariage religieux un mariage qui n’en est, en réalité, plus un ? »

Rappelons que dans de nombreux pays d’Europe (Espagne, Irlande, Portugal, Grèce, Italie, Pologne…), le mariage confessionnel implique (à la différence de la France) des effets civils de facto et de jure. La soumission pénale du mariage catholique au mariage civil pourrait être tolérée en France si ce dernier renvoyait – même de manière imparfaite – à la loi naturelle comme élément stable et sûr de la vie en société, valable pour tous les citoyens quelque soit leur religion. Mais à partir du moment où la définition du mariage, sous cet angle de l’institution naturelle, n’est plus du tout la même entre l’Eglise et l’Etat, il n’y a logiquement et juridiquement plus aucune raison de faire dépendre l’un de l’autre.

En réalité la loi qui oblige qu’un acte civil enregistre le mariage avant sa célébration religieuse a été votée le 20 septembre 1792, le même jour que la loi autorisant le divorce. Dès l’origine, ce divorce possible altérait la nature propre de la société conjugale : une et indissoluble, ouverte à la procréation et subordonnée à l’éducation des enfants. Contracter un mariage selon ce présupposé révocable l’aliène en effet, le rend même nul et non avenu. Car le mariage n’est pas indissoluble en tant que sacrement mais en tant qu’institution naturelle, même si son caractère sacramentel renforce son unité indissoluble. A ceux qui défendent mordicus le mariage civil comme metaxu (intermédiaire) entre mariage naturel et mariage religieux, on peut répondre qu’il n’est en fait qu’un « abominable concubinage », comme disait Léon XIII en son temps. « Moindre pire » certes au regard de l’union libre ou du pacs…

Comme en toutes choses où convergent nature et grâce, il faut ici distinguer pour unir et non pour opposer. Ceux qui, comme les protestants (2) et les juristes modernes, avant même la Révolution, ont voulu trop séparer le « contrat » ou la « convention » (régie par le pouvoir temporel) de la bénédiction ou du sacrement (conféré par le pouvoir spirituel), sous prétexte de désacralisation, ont réussi à dénaturer progressivement et totalement le mariage. « Ôtez le surnaturel, il ne reste plus rien de naturel » (Chesterton). Lorsqu’on ne veut plus appuyer le naturel par le transcendant, c’est le naturel qui se plie à l’arbitraire. Jusqu’à l’abomination contre-nature du « mariage »gay qui a définitivement torpillé le concept du mariage !

Les couples croyants sont donc contraints aujourd’hui à se « marier » civilement par une loi de plus en plus inique, qui heurte leur conscience. Laquelle loi n’est paradoxalement plus obligatoire que pour eux, puisqu’elle les y oblige avant de se marier religieusement. Face à l’abus de pouvoir manifeste de l’Etat en matière religieuse lors du « confinement », certains ont légitimement demandé à nos évêques de nous rendre la messe. Sachons gré à ceux qui demandent aussi à l’Etat de libérer le mariage catholique de sa parodie séculière : « Rendez-nous le mariage ! » Il arrive un moment où la meilleure façon de défendre la loi naturelle est de faire appel au surnaturel.

Rémi Fontaine

(1) Après les propos de Mgr Dominique Lebrun interrogé à ce sujet sur le site de L’Homme Nouveau (le 4 mai dernier), la revue nous offre (dans son numéro 1712 du 23 mai) les regards d’un juriste (Grégor Puppinck, directeur du Centre européen pour le droit et la justice), d’un notaire (Claude Barthélémy) et d’un avocat (Isabelle Serrurier). Cf. également aux éditions de L’Homme Nouveau, dans la collection Focus, l’opuscule de Denis Sureau : Deux mariages et un enterrement.

(2) « En faisant du mariage un sacrement, ils [les papistes] n’ont rien fait d’autre que chercher une cachette pour toutes les abominations », accusait Calvin (cité par Yves Chiron dans Aletheia n° 208 du 14 novembre 2003), comme certains le prétendent aujourd’hui au sujet de la sacralisation du sacerdoce ministériel, dans un sophisme dont on peut mesurer les effets !

La traditionnelle procession de saint Willibrord au Luxembourg est annulée

Au Luxembourg la célébration publique des offices religieux reste interdite. La situation pourrait évoluer dans le courant de la semaine après que le conseil de gouvernement (équivalent du conseil des ministres) se sera réuni. Mais à l’heure actuelle nul ne sait si des messes publiques auront lieu à la Pentecôte. En France la situation a évolué grâce à la combativité de fidèles. Tel n’est pas le cas au Luxembourg où la notion de liberté du culte est floue.

Aussi, la traditionnelle procession dansante de saint Willibrord à Echternach (Luxembourg) prévue le 2 juin, est annulée. Cette procession se déroule chaque année le mardi de Pentecôte et attire de nombreux pèlerins venus surtout du Luxembourg, de Belgique, d’Allemagne et des Pays-Bas.

Un programme de substitution en ligne est détaillé sur la page d’accueil du site de l’archevêché de Luxembourg. Rendez-vous est pris pour la prochaine procession le 25 mai 2021. Ce sera la dixième après son inscription au patrimoine immatériel de l’UNESCO en 2010.

Après la mort de St Willibrord le 7 novembre 739, les pèlerins affluèrent en masse vers le tombeau du saint. La plus ancienne mention d’une danse sacrée à Echternach est faite dans une séquence du moine Berno de Prüm, abbé à Reichenau de 1008 à 1048. Cette séquence mentionne le jour de fête où la louange du Christ doit être célébrée par un grand tripudium (danse sacrée) en l’honneur de St Willibrord. Elle vise donc une procession dansante précise qui a lieu un jour précis à Echternach.

Cette procession devait connaître une certaine évolution avec le temps. Pour lui assurer une existence durable, elle prit la forme d’une procession dite des croix banales : plus de 150 localités étaient obligées de se rendre à Echternach les jours de la Pentecôte pour y déposer les offrandes imposées. Suite aux nombreuses maladies et épidémies que nos régions ont connues du 11e au 14e siècle, les gens ont décidé de faire le pèlerinage au tombeau de St Willibrod et de se confier à lui en effectuant la procession dansante.

Malgré les interruptions et les interdictions, la procession s’est maintenue jusqu’à nos jours.

Avec une union des droites, La Seyne-sur-Mer peut être libérée de la gauche

Comme nous l’avons fait à Carpentras et à Tarascon, nous nous tournons vers les deux candidats de droite les mieux placés à La Seyne-sur-Mer, dans le Var. La situation y est la suivante :

  • Le maire sortant, à la tête d’une liste socialo-communiste, n’a obtenu que 23,0% des voix au premier tour. On peut toutefois s’attendre à ce qu’il fusionne avec une liste soutenue par EELV, qui a obtenu 13,8%, ou qu’il bénéficie de son désistement.
  • La liste DVD de Nathalie Bicais talonne le maire, avec 21,8%, suivie de celle du RN Dorian Munoz, avec 15,6%. Une liste LR dissidente est elle aussi qualifiée pour le second tour, avec 11,2%.

La possibilité de victoire d’une droite unifiée est réelle: le maire sortant, élu de justesse en 2008, n’a été réélu en 2014 qu’avec 40% des voix, qu’à la faveur d’une triangulaire avec le FN et l’UMP faisant chacun 30%. Son score de 23% au 1er tour est l’un des plus faibles de France pour le maire sortant d’une grande ville, signant un réel désaveu. Issu de l’aile gauche du PS, il est maintenant affilié à un groupuscule qui en est issu.

Autre signe d’optimisme: Nathalie Bicais, fille de rapatriés d’Algérie, n’a pas craint d’accueillir dès le 1er tour sur sa liste un ex-FN comme Damien Guttierez ou le DLF Pascal Tassisto, laissant entrevoir une vraie volonté de rassemblement.

On peut encourager courtoisement les listes de droite à s’unir tant qu’il en est encore temps, malgré les pressions en sens contraire, par exemple via le mail de campagne de Nathalie Bicais: [email protected] ou le compte twitter de Dorian Munoz: @Dorian_MunozRN.

Terres de Mission est de retour

Programme :

Eglise universelle: prières en temps d’épidémie.

Monsieur l’abbé Puga a célébré le 7 mars dernier en l’église Saint Nicolas-du-Chardonnet une messe votive en temps d’épidémie. Il revient sur les origines et la signification des lectures et des prières de cette messe. Enfin, il présente la grande figure de saint Charles Borromée (1538-1584), archevêque de Milan, qui s’illustra particulièrement pendant l’épidémie de peste de 1576.

Eglise en France: Où en est la liberté de culte en France?

Depuis le 17 mars dernier le culte public est officiellement suspendu en France. Depuis le 11 mai, cependant, la situation juridique a évolué et reste néanmoins pour le moins confuse, la volonté des pouvoirs publics de limiter les réunions cultuelles restant, elle, intacte. Monsieur l’abbé Barthe fait le point sur cette situation et analyse ce qu’elle nous dit des rapports de l’Eglise et de l’Etat, aujourd’hui en France.

Eglise en Marche: Coups de coeur du confinement

Jean-Pierre Maugendre partage trois lectures de confinement. Tout d’abord la réédition du célèbre roman d’Eugenio Corti: Le cheval rouge (Editions noir sur blanc, 1420 pages). L’extraordinaire équipée de quelques jeunes catholiques lombards mobilisés sur le front de l’Est en 1941-1942. Passionnant! Puis la très intéressante étude de Pierre de Lauzun sur ce qu’il faut bien appeler le mystère de l’argent: L’argent maître ou serviteur (Mame, 181 pages) Enfin un précieux recueil de réflexions et conseils du maître en vie spirituelle que fut Dom Augustin Guillerand: Silence cartusien (Editions Sainte-Madeleine, 144 pages).

Big Pharma ou Big Mafia ?

Une vidéo fournissant d’amples explications sur les liens entre la finance, l’industrie pharmaceutique et l’État :

Neuvaine au Saint-Esprit: Jour 2

DIEU VIENT SAUVER L’HOMME 

INVOCATION A L’ESPRIT-SAINT

 Viens, Esprit du Seigneur, remplis le cœur de tes fidèles et allume en eux le feu de ton amour.

« Ô très saint et très adorable Esprit, faites-moi entendre Votre douce et aimable voix. Je veux être devant Vous comme une plume légère, afin que votre Souffle m’emporte où Il veut et que je ne Lui oppose jamais la moindre résistance ».  (P. François Libermann)

 

Introduction à la Parole de Dieu

 Que l’Esprit-Saint nous fasse comprendre et goûter la Parole de Dieu. Nous lisons aujourd’hui le récit de l’Annonciation. L’Ange Gabriel envoyé par Dieu vient proposer à Marie de devenir la mère d’un enfant qu’elle devra appeler Jésus. Ce nom signifie « Dieu sauve ». A la demande de Marie : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’Ange lui répond : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre. »

 

LA PAROLE DE DIEU    (Lc 1, 26-38)

 L’Ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph ; et le nom de la jeune fille était Marie.

L’Ange entra chez elle et dit : « Je te salue, Comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi. » À cette parole, elle fut toute bouleversée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L’Ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; il régnera pour toujours sur la maison de Jacob, et son règne n’aura pas de fin. »

Marie dit à l’Ange : « Comment cela va-t-il se faire puisque je ne connais pas d’homme ? » L’Ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c’est pourquoi celui qui va naître sera saint, il sera appelé Fils de Dieu. Or voici que, dans sa vieillesse, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils et en est à son sixième mois, alors qu’on l’appelait la femme stérile. Car rien n’est impossible à Dieu. »

Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. » Alors l’Ange la quitta.

 

MÉDITATION

Dieu n’abandonne pas l’humanité, il vient à son secours pour rétablir le lien qui a été brisé par le péché. Après s’être attaché un peuple et l’avoir préparé à mettre sa foi en Lui, il s’adresse maintenant à une jeune-fille de ce peuple. Il lui demande si elle veut bien devenir la mère de celui qui sera le sauveur. Grâce à l’Esprit-Saint qui viendra sur elle, son enfant sera saint et sera appelé Fils de Dieu. Marie dit humblement oui : « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. »

 

SILENCE de communion avec Dieu

 Parle Seigneur, ton serviteur écoute. Explique-moi les secrets de la Vie.

 

 

PRIÈRE A MARIE

L’Ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie
Et elle conçut du Saint-Esprit.

Je vous salue Marie…

Voici la Servante du Seigneur
Qu’il me soit fait selon votre parole.

Je vous salue Marie…

Et le Verbe s’est fait chair
Et il a habité parmi nous.

Je vous salue Marie…

Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu
Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.

Prions. Que ta grâce, Seigneur, se répande en nos cœurs. Par le message de l’Ange, tu nous as fait connaître l’Incarnation de ton Fils bien aimé, conduis-nous, par sa passion et par sa Croix, jusqu’à la gloire de la Résurrection. Par le Christ, notre Seigneur.

Amen.

PRIÈRES A L’ESPRIT-SAINT –  

« Viens, Esprit-Saint, et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière. Viens en nous, père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs. Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur. Dans le labeur, le repos, dans la fièvre, la fraîcheur, dans les pleurs, le réconfort. Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles. Sans ta puissance divine, il n’est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti. Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé. Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé. À tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient, donne tes sept dons sacrés. Donne mérite et vertu, donne le Salut final, donne la joie éternelle. » (Pape Innocent III, 1161-1216)

« Respire en moi, Saint-Esprit, afin que je pense ce qui est saint. Agis en moi, Saint-Esprit, afin que je fasse ce qui est saint. Attire-moi, Saint-Esprit, afin que j’aime ce qui est saint. Affermis-moi, Saint-Esprit, afin que je garde ce qui est saint. Garde-moi, Saint-Esprit, afin que je ne perde jamais ce qui est saint. Amen. »  Saint Augustin

 

Je prie pour l’Église, le monde, mon entourage et moi-même

Notre Père…   Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit…

Une “année de Gaulle” pour diviser les Français ?

Inaugurée par Emmanuel Macron dimanche dernier, l’« année de Gaulle » se propose de faire l’unité des français autour de la figure du Général. Le Père Danziec se montre sceptique :

Pour l’exécutif, les planètes étaient alignées. Toutes les cases pouvaient être cochées. Un anniversaire à célébrer. Une figure fédératrice à honorer. Un message pour rassembler. Il n’y avait qu’une occasion à saisir. Avec piété pour le passé hexagonal, et avec courage face aux éventuels récalcitrants futurs. Indubitablement, comme elle aurait été belle cette “Année Jeanne d’Arc” lancée par le Président de la République à Orléans, lors de fêtes johanniques déconfinées et décomplexées !

Au même endroit déjà, en 2016, Emmanuel Macron, alors qu’il n’était que simple ministre de l’économie de François Hollande, n’avait-il pas prononcé un discours significatif, parsemé d’allusions à sa propre trajectoire de dissident en herbe ? « Elle était un rêve fou, elle s’impose comme une évidence. […] Jeanne fend le système ! » expliquait alors le jeune fondateur d’En Marche.

Pourtant, plutôt que de célébrer le centenaire de l’instauration de « la fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme », adoptée à l’unanimité par la Chambre des députés et le Sénat le 10 juillet 1920 (quelques semaines après la canonisation de Jeanne d’Arc par l’Eglise Catholique), Emmanuel Macron a préféré se déplacer dimanche dernier dans l’Aisne. Destination : les inconnues communes de Dizy-le-Gros et La-Ville-aux-Bois-les-Dizy pour célébrer le 80ème anniversaire de la non moins méconnue bataille de Montcornet. Lors de sa prise de parole, le Président de la République n’eut de cesse de vanter cet art d’être Français, « cet esprit français farouchement libre et fier, déterminé et inébranlable, qui jamais ne meurt, même quand le pays est vaincu. L’esprit français qui toujours permet au peuple de France de se redresser et de reprendre la grande marche de son destin ». On ne s’y saurait mieux pris pour résumer l’esprit de la pucelle d’Orléans. Hélas, il ne s’agissait point d’elle. Par cette formule, Emmanuel Macron détailla dans son discours qui il entendait célébrer : les soldats de l’An 2, les grognards de Napoléon, les poilus de Verdun, les exploits des commandos Kieffer. Comme si le catalogue héroïque de la France était resté vierge jusqu’à la prise de la Bastille. Car de Tolbiac, de Bouvines ou de Marignan, il n’y aura point d’évocations. Ces heures de bravoures militaires resteront inconnues du répertoire historique présidentiel. Ennuyeux.

De Gaulle, un chef d’Etat ferment d’unité ?

Mais quel était précisément l’objectif élyséen d’une telle commémoration ? Ni plus ni moins de lancer une “Année de Gaulle” en saluant « l’esprit de résistance et le refus de la résignation » en référence au général qui participa à la bataille de Montcornet. Une “Année de Gaulle” avec comme points d’orgue le 130ème anniversaire de sa naissance, le 80ème anniversaire de l’appel du 18 juin et le 50ème anniversaire de sa disparition. S’il est entendu que le général de Gaulle représente une part non négligeable de l’Histoire récente de la France, il est permis de s’interroger sur l’opportunité d’un tel choix au bénéfice de l’unité des Français. En militaire, il fut résistant. En politique, il fut résilient. En fondateur de la Vème République, il fut audacieux. L’homme avait certes l’envergure du chef d’Etat, et sans aucun doute la médiocrité du personnel politique contemporain participe à le mettre en valeur aujourd’hui. Mais représente-t-il l’image de la cohésion nationale aussi lisse qu’on voudrait nous le faire entendre ? Alors que suite au pacte germano-soviétique, le radical-socialiste Daladier avait déchu de leur mandat les députés du Parti Communiste français en 1939, c’est avec le général de Gaulle qu’ils reviendront au gouvernement après la guerre. Le passage du « je vous ai compris » à l’abandon de l’Algérie, et des harkis en particulier, indigna de nombreux Français et les fractura en profondeur. Et ce ne fut pas la chienlit de mai 1968 qui redora le blason de l’unité nationale. Au-delà de ces volte-face qui purent jeter un discrédit majeur sur la parole politique, les années de Gaulle, il faut le dire aussi, ce fut encore le développement de la technocratie, le plan des “villes nouvelles” avec Delouvrier, le recours aux intrants chimiques, le remembrement des terres, l’avènement de la culture matérialiste. De Gaulle fut à l’évidence un personnage, un personnage hors du commun dans une période de l’Histoire extraordinaire, mais un personnage clivant.

Et Jeanne d’Arc ? N’était-elle pas la mieux à même pour rassembler les périphéries, les classes moyennes, la France des Gilets Jaunes avec un pouvoir aux abois ? Figure héroïque de la résistance, la petite bergère de Domrémy a déjà réussi le miracle d’unir autour d’elle socialistes, républicains, monarchistes, laïcs et catholiques. Elle n’est sûrement pas à un miracle près. Fondamentalement si Anouilh, Michelet ou Péguy ont chanté ses louanges, c’est parce que la figure de Jeanne ne ment pas. Elle ne souffre pas d’ombre au tableau. Point de Machiavel en elle, ni de barbouzes à son service. Ses deux années offertes à son pays ont fait d’elle une martyre. L’Histoire a fait d’elle une icône. Une mystique engagée non dans le cloître, mais dans les événements complexes d’une guerre centenaire. Une jeune femme de 19 ans qui s’assume et qui reprend ses compagnons d’armes lorsqu’ils jurent sans tomber dans le piège du féminisme étriqué. Une humble paysanne ne sachant ni lire ni écrire, mais qui fait face à un parterre de commissaires ecclésiastiques, soumis aux puissances étrangères, avec l’assurance d’un bon sens qui ne trompe pas. Lors de son procès, l’un d’eux lui demande sournoisement : « Dieu aime-t-il les Anglais ? ». « Oui, mais chez eux ! » répondra-t-elle.

Lorsqu’on y réfléchit, une “année Jeanne d’Arc” n’aurait pas été seulement préférable à une “année de Gaulle”. Parce que l’héroïne nationale et la sainte de la patrie nous enseigne, qu’au milieu des réalités les plus dramatiques, l’espérance reste possible, elle aurait été nécessaire. Et merveilleusement profitable.

Le pèlerinage de Chartres de SOS Chrétiens d’Orient

De Charles de Meyer, Président de SOS Chrétiens d’Orient, dans l’Appel de Chartres :

Chers amis pèlerins,

Alors que, au cœur des troubles liés à l’épidémie de Covid-19, vous envisagez certainement les différentes possibilités de participer au pèlerinage vers Chartres (virtuellement ou localement), SOS chrétiens d’Orient a plaisir à vous saluer, à vous rappeler l’admiration que toute notre association porte pour votre foi et combien elle est heureuse de participer chaque année, avec le chapitre Saints- Benham-et-Sarah, à la cohorte en marche vers Notre-Dame de Chartres.

Nous espérons que les mesures de confinement seront adoucies au Proche-Orient, afin que nos volontaires s’élancent aussi nombreux que possible, en communion avec les pèlerins, vers des sanctuaires locaux ou des lieux saints, en Syrie, en Irak, au Liban, en Egypte et peut être ailleurs encore… Cette simultanéité constitue l’incarnation du pari initial de notre association : puiser dans l’héritage catholique et la vie spirituelle contemporaine de notre pays pour soutenir notre investissement auprès de nos frères aînés dans la foi, les chrétiens d’Orient. Le ressourcement spirituel annuel du pèlerinage de chrétienté caracole en tête des points communs qui unissent nombre de nos volontaires. Elevés dans la foi catholique, instruits de leur mission d’engagement dans la Cité, ils ont souvent participé à la marche avec leur famille, leurs amis, leurs troupes.

Nous sommes ainsi parmi les plus grands redevables de l’obstination des organisateurs et de la confiance des parents, embarquant leur barda, rompant le confort quotidien pour transmettre les trésors du cheminement à leurs enfants. Mieux encore, nous avons la joie de retrouver la Fraternité Saint-Vincent Ferrier sur la route, communauté qui assure notre conseil spirituel tout au long de l’année. De nombreux prêtres d’autres communautés partis en mission avec nos volontaires sont également au rendez-vous. Cette année encore, malgré les circonstances, nous serons tous unis en prière, au même moment, à défaut d’être physiquement ensemble.

De notre côté, nous espérons et prions pour que les volontaires agnostiques ou athées qui intègrent notre mission apprennent à connaitre ce moment de vie chrétienne et y posent les premiers jalons de leur conversion. Parole de président, nous comptons déjà quelques exemples édifiants ! Car ces trois jours de marche sont toujours l’occasion de retrouvailles, spirituelles et humaines. Ces trois jours de marche sont aussi un temps de pénitence, pour interroger nos renoncements, nos mollesses. Même à distance, sur vos chemins locaux ou dans vos prières, nous espérons que vous ménagerez pour nos volontaires, pour leurs familles, une intention qui les renforcera.

Plus encore, nous vous demandons d’aviver l’espérance de ceux que nous aidons en les unissant à votre prière. Eux aussi, souffrent dans leurs tribulations. Eux aussi, sont confrontés aux discriminations et au mépris. Eux aussi, souffrent parfois d’ombres dans leur foi. Mais eux risquent la mort, l’exil, la disparition, quand nous ployons si souvent devant des périls mondains ou anodins. Nous sollicitons aussi votre cœur pour qu’il s’emplisse de la joie qui nous étreint depuis le retour de nos quatre collaborateurs, portés disparus en Irak durant deux mois ! Qu’une partie du pèlerinage célèbre leur retour sains et saufs, mais qu’il prie aussi pour tous ceux qui, dans le monde, n’ont pas eu cette chance ou qui attendent encore une hypothétique libération. Nous sommes certains que le Seigneur, en ses voies, saura leur faire sentir ce renfort d’espérance dont ils ont certainement tant besoin. Que l’Esprit consolateur de la Pentecôte et les Anges assistent et fortifient tous ceux qui font ainsi, généreusement et sans arrière-pensée, don de leur personne pour aider leur prochain et témoigner de leur foi en Jésus-Christ.

Notre expérience auprès des communautés chrétiennes orientales est une formidable expérience d’humilité. Notre mission est pleine des défis de la Pentecôte : la myriade des langues et le babil de l’anglais international, les barrières culturelles et sociales, les blessures de la désunion ecclésiale forment autant de défis pour nos équipes. Instruments de la charité de dizaine de milliers de familles françaises, qu’ils puissent partager les grâces de la Pentecôte et s’en servir comme inspiration de leur mission. L’hymne du dimanche de Pentecôte prie d’ailleurs l’Esprit Saint de « repousser l’ennemi et de donner la paix sans retard ».

C’est notre ferme engagement de militants des chrétiens d’Orient que de continuer à partager ce témoignage des souffrances de ces Eglises en but à l’islamisme, aux errements des institutions internationales et au vieil amour des hommes pour la guerre. Nous attendons avec vous la joie de la Pentecôte et nous languissons de brandir la bannière de notre chapitre pour retrouver, de quelque manière que ce soit, l’énergie et le secours du pèlerinage de chrétienté.

Nouvelles manifestations devant des préfectures

À l’image de ce qui a été fait à Alençon, Versailles et Angers, c’est à Rennes qu’un mouvement de citoyens a décidé d’alerter les Français sur les dérives liberticides du gouvernement durant la crise sanitaire liée au coronavirus. Les citoyens se sont rassemblés devant le parlement de Bretagne afin de dénoncer également l’absurdité des décisions prises par le pouvoir centralisateur.

De même, des militants d’Action française étaient présents devant la préfecture de la Sarthe au Mans afin de dénoncer la loi liberticides dite Avia ainsi que l’incompétence du système à gérer la crise du coronavirus :

A propos de l’AF, des étudiants se sont fait remarquer en nettoyant des statues de sainte Jeanne d’Arc, souillées à Bordeaux comme à Paris :

En Quête d’Esprit : le référé du Conseil d’Etat, la beauté de la création, de Chartres au Mont-Saint-Michel

La nouvelle émission religieuse de CNEWS est en ligne. Avec Charlotte D’Ornellas, Véronique Jacquier, Jean-Frédéric Poisson, Bertrand Vergely, le frère Bidot, le père Blondeau (recteur de la cathédrale de Chartres) :

Municipales : Patrice de Camaret appelle à tout faire pour battre partout les listes de gauche et macronistes

Déclaration de Patrice de Camaret, arrivé second aux élections municipales à Monteux avec 37%, lance un appel sur Facebook :

Alors que le gouvernement a annoncé la tenue du second tour des élections municipales le 28 juin prochain, rien n’est encore joué dans de nombreuses communes du Comtat, et la mobilisation des électeurs doit être au rendez-vous pour choisir des majorités municipales en phase avec leurs valeurs et leurs aspirations.

J’appelle chacun à faire tout son possible pour battre partout les listes de gauche et macronistes, comme à Aubignan, Morières, Mazan…

Quand plusieurs listes de droite, y compris de droite nationale, sont qualifiées pour le second tour, je les appelle, s’il y a un risque de victoire de la gauche, à tout faire pour s’entendre, notamment par la possibilité de fusion de listes qu’offre la loi électorale. Les électeurs aspirent à l’unité des candidats partageant les mêmes valeurs essentielles.

J’appelle tout particulièrement à l’union des deux listes de droite qualifiées pour le second tour à Carpentras. Une telle union donnera le maximum de chances de battre la liste socialo-macroniste sortante, dont la politique conduit progressivement la capitale du Comtat à un déclin et à une perte d’identité qui seront un jour irréversibles. Bertrand de la Chesnais, candidat divers droite soutenu notamment par le RN et le CNIP, et Claude Melquior, candidat soutenu par LR, peuvent encore enrayer la “machine à perdre” qui a conduit Carpentras au désastre en 2014. En unissant leurs forces, ils mettront la dynamique de leur côté et changeront le destin de leur ville.

Surtout, j’appelle chacun à lutter contre un fatalisme injustifié : la participation très faible ne permet pas de tirer de leçons avérées du premier tour, et, partout, tout est encore possible le 28 juin. L’avenir du Comtat et celui de nos enfants dépend de notre foi en notre capacité, dans l’union des bonnes volontés, à combattre le déclin et à redonner l’espérance à nos compatriotes.

Entrer dans l’oraison avec Marie

Un nouveau livret vient de paraître chez Life éditions : « Entrer dans l’oraison avec Marie ».

Oui, Marie est tellement unie à Jésus que tout en elle est prière… N’est-elle donc pas la mieux placée pour nous apprendre à entrer dans l’oraison, à laisser le silence monter des profondeurs de notre cœur ? « Il n’y a qu’un chemin pour trouver Dieu, c’est la prière. Si on vous dit autre chose, on vous trompe », dit aussi sainte Thérèse d’Avila… Alors, faisons de notre vie une oraison continuelle… et ici-bas nous serons déjà au Ciel.

La neuvaine consiste en une méditation originale pour chaque jour suivie d’une prière originale de consécration à Marie.

Voici quelques extraits :

« O Marie, je peine à faire cesser le bruit qui monte en moi et entre aussi par mes oreilles. Le murmure du monde et les pensées viennent souvent faire le siège de mon âme. Je vous les remets pour que vous les offriez à Jésus et qu’il lave tout dans sa miséricorde. Dites-lui combien j’aspire au silence, à la paix profonde…

Faites de mon âme une maison de silence ; c’est ainsi qu’elle sera une maison d’amour. Si j’avais le malheur de connaître, une fois ou l’autre, l’impossibilité matérielle de réserver un moment à l’oraison, je vous offre cela avec le ferme désir de saisir la première occasion qui s’offre pour vivre ce temps de cœur à cœur. Avec vous je sais qu’une seule parole lancée vers le Ciel avec confiance attire immédiatement la miséricorde de Dieu…

Très Sainte Vierge, je désire prendre ce temps de grâce pour vivre en union avec Dieu, me donner à lui et l’accueillir qui se donne à moi. Vous qui avez embrassé du regard le désert et voyagé dans ces lieux brûlés par le soleil, je veux à mon tour me lancer dans cette traversée pour me détacher de ce qui m’éloigne de l’Amour de Dieu. Que mon cœur s’embrase au contact du Cœur du Christ. »

A faire connaître … disponible en librairie (prix 5,90 euros) ou sur commande par ici.

A propos du « Tout-Miséricordieux »

La qualification de Dieu peut sans doute être considérée comme un point majeur de toute foi.

Sans vouloir faire de la théologie de pointe mais bien plutôt exprimer une foi ordinaire, on peut sans trop se tromper dire deux choses :

  • Dans la foi chrétienne, le Christ nous apprend à dire « Notre Père ». Dieu le Père est le premier de la Sainte Trinité, avec le signe de croix : « Au nom du Père… ». Et le Credo commence : Je crois en Dieu le Père…
  • Dans la foi musulmane, Dieu a 99 qualificatifs. Le premier est : « le Tout-Miséricordieux » ; le 2èmeest « le Très-Miséricordieux ». Trouve-t-on dans la liste un qualificatif  Père ? Non. Rien, nada.

Et maintenant, une question : pourquoi les autorités catholiques, quand elles veulent parler de Dieu à des musulmans, n’emploient-elles que les termes… musulmans ?

Vous voulez quelques exemples ? Allons-y :

  • Le plus récent (et le plus hallal) : le 21 avril 2020, le Père Feroldi, grand ordonnateur du SNRM ((Service national de la Conférence des Evêques de France pour les relations avec les musulmans) qui s’extasie quotidiennement devant les beautés de l’islam, a tweeté le 21 avril, à propos du décès d’un imam, qu’il le confiait au « Tout-Miséricordieux ».

  • Un peu moins récent : après la diffusion le 25 mars 2020 d’un appel à la prière à partir de la grande mosquée de Lyon et certains de la droite française ayant osé y voir un « appel à la prière islamique» (ce qui était exactement le cas), les responsables religieux juifs et chrétiens de la métropole de Lyon ont publié un communiqué de soutien au recteur de la mosquée. On y lit : « Nous sommes les témoins d’un Dieu miséricordieux qui refuse la haine et qui ouvre les portes sur l’espérance ».
  • Plus anciennement, en mai 2019 à l’occasion de la fin du ramadan, l’évêque de Nantes avait appelé sur ses amis musulmans la bénédiction du Dieu, le Tout-Puissant et Miséricordieux après un paragraphe décrivant l’islam comme « enraciné dans les valeurs de la paix, défendant les valeurs de compréhension mutuelle, de fraternité humaine et de coexistence harmonieuse », comme le démontrent si bien chaque jour les attentats musulmans ou les oppressions des minorités religieuses dans les pays musulmans. Tout-Puissant, c’est bien aussi : 8ème dans l’ordre des 99 noms.

Mais il est vrai que l’exemple vient d’en haut. Dans la lettre citée, l’évêque se réfère au document sur la fraternité humaine que venait juste de signer le Pape François après deux voyages dits apostoliques,  l’un aux Emirats Arabes Unis (Abou Dabi) du 3 au 5 février 2019, l’autre au Maroc, les 30 et 31 mars.

Le Salon beige avait alors relevé une sorte de schizophrénie sémantique :

  • Dans le discours prononcé par le Pape lors de sa rencontre avec les prêtres et les religieux au Maroc, le Christ est cité 5 fois, Jésus 10 fois, 4 fois le mot «Père » et 6 fois le mot « amour » (le mot miséricordieux n’est JAMAIS utilisé) et le Pape définissait être chrétien comme « une rencontre, une rencontre avec Jésus-Christ.  Je vous encourage, sans autre désir que de rendre visible la présence et l’amour du Christ qui s’est fait pauvre pour nous pour nous enrichir de sa pauvreté » ; 
  • A contrario, dans les interventions face à des musulmans et dans les documents signés en commun, ces mots disparaissent quasiment (le Christ : cité une seule fois, lors de la rencontre avec les migrants ; Jésus : 0 fois ; Amour : une seule fois, encore lors de la rencontre avec les migrants, et associé à miséricordieux ; Père est cité 1 fois : « Nous ne pouvons invoquer Dieu, Père de tous les hommes, si nous refusons de nous conduire fraternellement envers certains des hommes créés à l’image de Dieu » (Document sur la fraternité)) ; de même d’ailleurs que disparaissait toute annonce de l’Evangile : un seul extrait utilisé, lors de la rencontre inter-religieuse, et qui utilise les mots Loi et Prophète, tellement centraux pour des musulmans : « tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes » (Mt 7, 12).

Par contre, le mot « miséricorde » ou « miséricordieux » est utilisé 7 fois ; en particulier dans l’expression « Le Tout-Puissant, clément et miséricordieux », ou  « au nom du Miséricordieux qui nous a créés ».

A quoi peuvent bien servir des voyages dits apostoliques (qui concerne la propagation de la foi chrétienne  –Larousse dixit…) pendant lesquels on ne reprend que les termes de ses interlocuteurs musulmans ?

A quoi peut bien servir un dialogue institutionnel entre catholiques et musulmans dans lequel n’apparaissent que les termes de la foi musulmane ?

Sans doute à exactement la même chose que dans les contacts entre la Conférence des évêques de France et le pouvoir exécutif sur le sujet de l’exercice du culte en périodes de confinement et de déconfinement : à rien au mieux. A perdre l’expression de la foi au pire.

Alain Besançon le rappelait en suggérant raisonnablement la recherche de bons rapports entre musulmans et catholiques sur le terrain de la morale commune, des vertus communes, mais en évitant à tout prix de se placer sur le terrain religieux parce que c’est là que commence la confusion.

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