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Jean-Pierre Maugendre poursuivi pour avoir défendu la morale catholique

Comme l’explique le communiqué ci-dessous, notre ami Jean-Pierre Maugendre, président de l’association Renaissance catholique, vient d’être mis en examen simplement pour avoir défendu la doctrine catholique sur le mariage. Nous avions assez dit, je crois, que la loi Taubira n’était nullement, comme le disait la propagande, une loi qui « donnait des droits à certains sans en retirer à personne ». Dès 2013, il était évident que cette loi ne donnerait en réalité aucun droit aux homosexuels (qui pouvaient, comme nous tous, épouser une personne du sexe opposé), mais en retirerait à beaucoup: aux enfants d’abord, privés du droit d’avoir un père et une mère, mais aussi aux femmes rapidement contraintes à l’esclavage des mères porteuses, aux élus et aux fonctionnaires, privés du droit d’agir selon leur conscience, et aussi à nous tous, qui risquions de nous trouver menacés dans notre liberté (et notre devoir) de professer la vérité sur le mariage humain. Nous y sommes. Il est désormais clair, même pour les moins attentifs, que le lobby LGBT ne défend nullement les droits légitimes des personnes homosexuelles, mais veut faire taire par l’intimidation et la menace tous les dissidents – le tout, bien sûr, à grands renforts d’argent public (les révolutionnaires post-soixante-huitards sont devenus des fonctionnaires de la Révolution)! Souhaitons que tous les catholiques de France se réveillent à l’occasion de ce procès et comprennent la gravité des enjeux. Souhaitons que nos évêques se portent aux côtés de « l’accusé » (dont la mise en examen, pour un tel motif, est un honneur). Souhaitons que tous les Français attachés à la loi naturelle comprennent la nature de ce totalitarisme sournois, vigoureusement hostile à toute conscience et à toute loi supérieure. Et souhaitons enfin que ce soit le procès de trop qui manifeste à tous le fanatisme et le sectarisme du lobby! En tout cas, Jean-Pierre Maugendre peut compter sur nos prières et notre soutien. J’allais ajouter: évidemment. Car ce n’est pas seulement son droit que Jean-Pierre Maugendre va défendre devant la justice, mais aussi le nôtre – et, ce qui est plus important encore, celui de l’Eglise.

Guillaume de Thieulloy

Directeur du Salon beige

 

En ce mercredi 24 février Jean-Pierre Maugendre a été mis en examen, comme directeur de publication du site internet Renaissance catholique, par le juge d’instruction pour « provocation à la discrimination à l’égard d’un groupe de personnes à raison de leur orientation sexuelle ». Ceci fait suite à une plainte, avec constitution de partie civile, déposée par l’association Stop homophobie le 30 juillet dernier.

Il est reproché à Renaissance catholique d’avoir publié sur son site, le 13 juin 2019, un article intitulé : L’Eglise du Dieu vivant : la colonne et l’appui de la vérité (1 Tim 3 ,15) tenant « notamment les propos suivants : « Les autorités civiles ne doivent pas établir d´unions civiles ou légales entre deux personnes du même sexe, qui clairement imitent l´union du mariage, même si de telles unions ne reçoivent pas le nom de mariage, puisque de telles unions encourageraient le péché grave pour les personnes concernées et seraient cause d´un grave scandale pour d´autres (cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Considérations à propos des projets de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles, 3 juin 2003) ».

Le texte incriminé était signé des cardinaux Burke, patron de l’Ordre de Malte, Pujats, archevêque émérite de Riga, et des évêques Peta, archevêque de Sainte-Marie en Astana, Lenga, archevêque émérite de Karaganda et Schneider évêque auxiliaire de Sainte-Marie en Astana.   L’association Stop homophobie fait partie de cette constellation d’associations dont la vocation est d’assurer « la veille en temps réel sur les réseaux sociaux et internet » et de lutter « contre les discriminations liées au sexe, au genre ou à l’orientation sexuelle ». Elle intervient en milieu scolaire et professionnel sur ces problématiques et mène des actions judiciaires. Cette association est largement subventionnée par la puissance publique, en particulier la région Ile-de-France dirigée par l’élue ex-LR Valérie Pécresse. Le site de la région Ile de France, sous le titre, « La lutte contre l’homophobie, une priorité pour la Région solidaire » mentionne Stop homophobie parmi les associations bénéficiant régulièrement de fonds publics – 1,1 millions d’Euros entre 2016 et 2020 pour 71 associations-.

Notre avocat sera maître Jérôme Triomphe, bien connu des défenseurs de la vie humaine innocente. Nous espérons vivement qu’au-delà de la mise en cause de notre modeste association de nombreux catholiques :

laïcs, prêtres et évêques comprendront que ce procès sera, en fait, celui de la liberté de l’Eglise à proclamer son enseignement moral, à la lumière de l’Evangile et à rappeler ses exigences, dans une société sécularisée.

Avec l’aide de Dieu nous ne nous déroberons pas ! En ce temps de carême nous confions cette intention à la prière de nos amis, connus ou inconnus. Nous savons que demain, malgré le triomphe apparent des méchants, brillera sur ceux qui se tiennent au pied de la croix la lumière de Pâques.

 

Merci de vos prières

Notre ami Michel Janva vient de perdre sa mère. Merci de prier pour elle et pour ceux qu’elle laisse sur cette terre. RIP

Saint Augustin : un grand voyage spirituel

Voici la recension de Bruno de Seguins Pazzis sur le film Augustin, évoqué récemment.

La vie de saint Augustin de son adolescence à Thagaste dans l’Afrique du Nord romaine jusqu’à sa conversion à l’âge de 33 ans à Milan, puis à Carthage en 411 lorsqu’il est aux prises avec les donatistes et enfin lorsqu’il est âgé, Evêque d’Hippone en 430, ville assiégée par les barbares vandales du roi Genseric.

Avec : Alessandro Preziosi (Augustin jeune), Franco Nero (Augustin âgé), Monica Guerritore ( Monique, la mère d’Augustin), Johannes Brandrup (Valerius),  Götz Otto (Genseric, roi des Vandales), Francesca Cavallin (Justine impératrice, la mère de l’empereur romain Valentinien II), Dominic Atherton (Valentinien II, l’enfant empereur). Scénario : Francesco Arlanch et Sebastian Henckel-Donnersmarck. Directeur de la photographie : Fabrizio Lucci.

La Rai (Radiotelevisione italiana S.p.A),  principal groupe audiovisuel public italien est très certainement au monde la chaine de télévision qui détient le record de production de films et téléfilms qui retracent des vies de saints. C’est le cas de ce Saint Augustin réalisé sous la forme d’un téléfilm d’une durée totale de 200 minutes et proposé en deux parties d’un peu plus d’une heure trente chacune. La réalisation est confiée au canadien Christian Duguay connu en France pour Jappeloup (2013). Son expérience du cinéma à caractère religieux dans le genre religieux est constituée d’un téléfilm sur Jeanne d’Arc en 1999 réalisé pour les Etats-Unis et d’un long métrage Pie XII, sous le ciel de Rome (2010) qui relate comment le Pape Pie XII sauva des milliers de juifs à Rome en 1943. Pour cette vie de Saint Augustin qui sort à présent en France en DVD à l’initiative de Saje Production,  Christian Duguay et ses scénaristes choisissent de structurer les deux parties du film en  deux longs flashbacks. Ainsi la première partie débute lors du siège d’Hippone en 430 par les vandales du roi Genseric et cette séquence est suivie d’un long flashback  qui retrace l’enfance et la jeunesse d’Augustin, sa formation et ses débuts comme avocat, jusqu’à son adhésion au manichéisme,   pour se terminer par un cours passage en 430 durant le siège d’Hippone qui se poursuivra en début de la seconde partie avant de relater dans un second flashback son installation à Milan où il va se convertir au contact de Saint Ambroise, son retour en Afrique à Carthage où se déroule la célèbre opposition avec les donatistes en 411. La fin de ce second flashback ramène donc le spectateur au siège d’Hippone pour en évoquer l’issue. La première partie constitue la partie la moins réussie de l’ensemble. Marquée par une mise en scène plutôt prétentieuse à faire tourner la tête du spectateur avec des mouvements alambiqués de caméra, des angles de prises de vue à donner le vertige, des choix de couleurs peu esthétiques, une musique envahissante, et une insistance inutile dans les scènes d’orgies, oubliant qu’au cinéma, il n’est pas toujours nécessaire de montrer à l’image ce que l’on veut évoquer pour que le spectateur le perçoive… Toute cette première partie finit par donner une impression désagréable de péplum de série B. Heureusement, dans la seconde partie, le calme revient, la musique laisse place à des dialogues qui donnent une dimension spirituelle à l’œuvre. Cette longue biographie de la vie du grand docteur de l’Eglise reste globalement fidèle et didactique pour les plus jeunes. Ainsi, l’épisode du vol des poires est bien relaté, comme les années à Carthage où le jeune homme étudie et se trouve confronté aux mœurs dépravées qui régnaient dans cette cité, son passage à Milan comme professeur de rhétorique à partir de 384, sa rencontre avec Ambroise, l’évêque de Milan, sa mère et sa femme qui l’y rejoignent, sa conversion, son baptême et sa disgrâce qui le suit, son rôle à Carthage pour contrer le donatisme. Enfin, au travers du récit du siège d’Hippone en 430 par les vandales menés par leur roi, Genséric, le cinéaste nous montre un saint Augustin, théoricien de la guerre juste, bien interprété par Franco Nero (Tristana de Luis Buñuel en 1970,  Toscanini de Franco Zeffirelli en 1987, Django Unchained de Quentin Tarantino en 2012,  The Lost City of Z de James Gray en 2017), mais encore plus convaincant comme adulte interprété par Alessandro Preziosi ( Le Mas des alouettes de Paolo et Vittorio Taviani en 2007). Cependant, concernant la fidélité aux faits, l’épisode qui montre Augustin avec la femme dont il eut un enfant, Adeodat, est sans doute quelque peu romancé car, en vérité, on ne sait que très peu de choses sur celle-ci. Selon certains, lors de son séjour à Milan, la mère d’Augustin incita son fils à la renvoyer, selon d’autre, celle-ci le quitta d’elle-même. La restitution du père du future puis jeune Augustin est également sujette à caution le rendant peu sympathique voire détestable. Au moment de la naissance d’Augustin, il est montré comme passant le plus clair de son temps à la taverne, jouant aux dés et dilapidant ses sesterces pendant que la future sainte Monique est prise des douleurs et que l’on  craint même que l’enfant serait mort et qu’il faille réaliser une césarienne. Plus tard, il est montré comme un mauvais mari et mauvais père, même si au moment de mourir lui vient le désir de se convertir… Lorsqu’arrivé à Carthage pour étudier et débuter dans la vie active, il reçoit en cadeau de son ami riche qui l’héberge, celle qui deviendra sa compagne, une belle esclave qui ressemble plus à une odalisque d’un harem musulman alors que nous somme quelques 300 ans avant l’arrivée de l’Islam… Enfin,  on pardonnera volontiers, car c’est sans conséquences sur le fond  quelques anachonismes comme la représentation de soldats romains à Milan en cette fin de 4ème siècle revêtus de l’équipement des légionnaires du Haut-Empire qui prend fin au plus tard vers 235 après Jésus-Christ…  Quoiqu’il en soit, si le film n’est pas de la plus haute qualité, tant sur le plan artistique  que sur le plan historique, il donne une bonne vision d’ensemble de la vie de Saint Augustin, plaçant intelligemment la notion de Vérité (avec un grand V) au centre de la vie du saint, pouvant permettre de découvrir au moins cette immense figure de l’Eglise de Rome et d’approfondir ensuite l’enseignement de ce grand saint. Mais qui mieux que le Saint Père, Benoît XVI, pour parler de ce film  qui lui fût présenté en avant-première le 2 septembre 2009 à Castel Gandolfo avant sa diffusion:

« A la fin de ce grand voyage spirituel, qui s’est réalisé dans le film que nous avons vu, je ressens le devoir de remercier tous ceux qui nous ont offert cette vision. Merci à la Télévision Bavaroise pour l’engagement abondant – et c’est une grande joie qu’une observation plutôt fortuite faite il y a trois ans, ait été le début d’un chemin qui a mené à cette représentation grandiose de la vie de Saint Augustin. Merci à Lux Vide et merci à la RAI pour cette réalisation. En réalité, il me semble que le film est un voyage spirituel dans un continent spirituel très loin de chez nous et cependant très près de nous, parce que le drame humain est toujours le même. Nous avons vu comment, dans un contexte très loin de nous, toute la réalité de la vie humaine est représentée, avec tous les problèmes, les tristesses, les échecs, comme aussi le fait que, à la fin, la Vérité est plus forte que n’importe quel obstacle et retrouve l’homme. Voici la grande espérance qui demeure à la fin : nous ne pouvons pas trouver seuls la Vérité, mais la Vérité, qui est une Personne, vient à nous. Extérieurement, la vie de Saint Augustin semble s’achever de manière tragique : le monde pour lequel et dans lequel il a vécu, est terminé, il est détruit. Mais comme on en a ici témoigné, son message est resté et, malgré les changements du monde, il perdure, parce qu’il vient de la Vérité et mène à la Charité, qui est notre destinée commune. Merci à tous. Nous espérons que beaucoup, en voyant ce drame humain, puissent être trouvés par la Vérité et trouver la Charité.  (Sources www.vatican.va).

Saint Augustin distribué en DVD par SAJE Distribution est disponible :

-soit à la vente sur le site www.sajedistribution.com

-soit louable pour être regardé ligne sur lien https://www.lefilmchretien.fr/accueil/saint-augustin

Bruno de Seguins Pazzis

Destructrice continuité macronienne

De Bernard Antony :

Sébastien Lecornu acharné pour le largage de la Nouvelle-Calédonie

Le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a affirmé ce dimanche être favorable à un « nouveau statut » pour la Nouvelle-Calédonie en cas de non au 3° référendum sur l’indépendance qui devrait se tenir avant le mois de septembre 2022.

C’est le même Lecornu qui, très macroniquement adepte du double langage, déclarait au Figaro le 12 janvier dernier : « La République n’est pas faible en Nouvelle-Calédonie ».

Mais il fallait bien comprendre qu’elle n’est pas faible pour imposer son indépendance. Rien d’étonnant que dans le même propos il ait tenu à affirmer : « Ma culture est gaulliste ». En l’occurrence, la culture gaulliste dont veut s’inspirer méphistophéliquement ce Lecornu est celle, à toutes forces et dans les conditions que l’on sait, de la livraison de l’Algérie à l’abomination FLN. Ce ministre souhaite maintenant explicitement que le oui à l’indépendance l’emporte enfin lors d’un troisième référendum, puisqu’il aborde l’hypothèse « en cas de non », ce qui induit à l’évidence le regret qu’il en éprouverait.

Lecornu ne dit pas « en cas de oui à l’indépendance ». On peut en être sûr, si les affaires judiciaires ne le rattrapent pas, il fera tout pour que ce oui triomphe enfin !

Mais si par malheur, encore une fois, ce n’était pas le cas, alors, dit-il, il conviendrait de donner un nouveau statut au Territoire dans la République. En soi, pourquoi pas, en effet ? Mais devant l’insistance qui est la sienne, bien sûr sur ordre macronien, on se doute bien que ce « nouveau statut » ne devrait être qu’une manière déguisée de faire triompher l’indépendance.

Ce Lecornu-là n’est pas « le père du mensonge » mais pour le moins un de ses adeptes.

Pauvre gouvernement noté par les pauvres « tirés au sort »

Je l’avais prédit sur ce blog : les « tirés au sort »pour siéger à la Convention citoyenne pour le climat, aussitôt « fiers comme Artaban », allaient prendre leur rôle très au sérieux. Comme si leur épisodique attribution était due à leur mérite ou à quelque compétence !

Donc voilà que lors de leur dernière session, ils sont mis en devoir de noter le gouvernement sur le projet de loi « climat et résilience ».

Et sur presque toutes les thématiques ils lui ont collé de sales notes.

Et voici que plusieurs de ces conventionnels ne veulent pas en rester là et affirment qu’ils vont désormais s’engager et agir. Aucun doute, la chine, l’Inde et la Russie n’ont qu’à bien se tenir…

Quant aux ministres de la macronnerie, si certains ont déjà émis que sans aucun doute, les conventionnels ont été manipulés. Somme toute, une histoire de manipulateurs manipulés !

Quoi qu’il en soit, Macron a lancé la nouvelle démocratie progressiste dans la voie de la désignation de tous les mandataires de la vie politique par tirage au sort. Sans doute n’est-ce pas ce qu’il a voulu mais désormais le puissant sentiment du « pourquoi pas moi ? » chemine.

Le principe de la loterie nationale devient ainsi le modèle à appliquer et, pour ce qui est de la présidence de la République, ce sera le gros lot ! « Pourquoi pas moi ? Je ne ferais pas plus de bêtises que lui », me disait hier mon excellent boulanger.

Et, en plus, en vendant les billets pour la loterie, ça rapportera un peu à l’État alors que les élections pour l’Élysée, ça coûte très cher au budget de l’État.

Tous vaccinés ?

Pour ou contre ? Doit-on forcer les Français à se vacciner ?

Voici les questions que l’enquête Tous Vaccinés ? pose à des spécialistes dans leur domaine, donnant la parole de manière équitable aux « pour » et aux « contre », afin que chaque internaute puisse se forger un avis éclairé.

Réalisé par le journaliste et caméraman indépendant Armel Joubert des Ouches et produit par Annette Christol, Tous Vaccinés ? est un travail journalistique qui part sans postulat de départ et s’achève sans aucune consigne. En cela, leur démarche est à notre connaissance inédite. Aucune culpabilisation, zéro complotisme, pas d’infantilisation des Français : les faits, rien que les faits, au service de la vérité, forcément très complexe. Tous Vaccinés ? va gêner les partisans d’une vérité officielle comme ceux d’une vérité trop simple.

Florilège de personnalités interrogées :

  • Dr Laurent Alexandre, médecin, haut fonctionnaire, entrepreneur.
  • Dr Louis Fouché, médecin-anesthésiste.
  • Christophe Barbier, journaliste et éditorialiste.
  • Alexandra Henrion Caude, généticienne.
  • Serge Aumont, délégué FO chez Recipharm.
  • Maître Carlo Alberto Brusa, avocat.
  • Olivier Babeau, professeur, économiste et essayiste français.
  • Pr Henri Joyeux, médecin, écrivain, professeur.
  • Jean Leonetti, député, ancien ministre.
  • Dr Eric Chabrière, biochimiste.

L’enquête est en cours de finition et de montage. Elle sortira lundi 8 mars sur les différentes plate-forme de vidéo.

Site officiel : https://www.tousvaccines.fr

Les Verts manquent certainement d’un coup de fourchette bien placé pour se remettre les idées à l’endroit

Le Père Danziec revient dans Valeurs Actuelles sur le choix polémique de la municipalité écologiste de Lyon d’imposer à ses élèves des menus sans viande tous les jours de la semaine :

On s’étonnera sans doute de voir un prêtre aborder un tel sujet en plein carême. Défendre le droit de faire bonne chère ? A l’heure où l’Eglise insiste auprès de ses membres à vivre une période de renoncements culinaires et d’abstinence à table, et cela pour s’unir au Christ dans sa passion douloureuse et rédemptrice ? Tout cela, est-il bien sérieux ? Il faut le dire pourtant, les Verts manquent certainement d’un coup de fourchette bien placé pour se remettre les idées à l’endroit. Après les vaines polémiques autour des sapins de Noël criminels qui déforestent la nature ou du soi-disant Tour de France pollueur des campagnes avec sa caravane distributrice de goodies, il faut croire qu’ils ont encore de la ressource. On aurait tort de penser que la mairie EELV de Lyon, en imposant dans ses cantines scolaires des menus sans viande, surfent seulement sur une ligne végane équivoque. A dire vrai, la folie écologiste heurte ici un pan entier de la civilisation française : la gastronomie ou l’art de la table, lieu privilégié où s’exerce la jolie vertu de charité.

Les hôtes reçus comme le Christ dans les monastères

Le bon sens populaire ne rappelle-t-il pas que le moral des troupes est dans la gamelle ? La règle millénaire de saint Benoît, qui régit les milles détails de la vie communautaire dans les monastères bénédictins, va jusqu’à préciser le devoir de rompre le jeûne pour honorer l’invité de passage : « Tous les hôtes qui arrivent seront reçus comme le Christ, car lui-même dira un jour : “J’ai demandé l’hospitalité et vous m’avez reçu”. À tous on témoignera l’honneur qui leur est dû. Le supérieur rompra le jeûne à cause de l’hôte. » Le célèbre et regretté boulanger Lionel Poilâne, en créant en 2002 l’association “De la question gourmande” avait bien compris la portée élévatrice de nos papilles gustatives. Avec ses amis, dont notamment Paul Bocuse et Alain Ducasse, il avait pris l’amusante décision de s’adresser au Saint-Père le pape Jean-Paul II pour lui demander humblement de requalifier le péché de gourmandise en péché de gloutonnerie ou d’intempérance. En effet, selon la vision éthique de Lionel Poilâne, l’aliment, et les saveurs qu’il dégage, réjouit le corps et l’âme. La gourmandise serait, à cet égard, moins un péché qu’une vertu. Sans rentrer dans des considérations théologiques précises, chacun comprend l’idée. Après sa mort accidentelle en hélicoptère au début des années 2000, sa fille Apollinia se chargera de remettre elle-même au pape le texte posthume de la supplique.

Le festin de Babette ou la civilisation à table

Pour se convaincre de l’importance de la table, point besoin de se plonger dans l’ultime planche de chaque album des aventures d’Astérix et d’Obélix. Point besoin non plus de revisionner Les Visiteurs avec la drolatique envolée pleine d’appétit de Jean Reno à la table de Christian Bujeau et Valérie Lemercier : « Où sont les poulardes ? J’ai faim ! Où sont les veaux, les rôtis, les saucisses ? Où sont les fèves, les pâtés de cerf ? Qu’on ripaille à plein ventre pour oublier cette injustice ! Y’a pas quelques poissons avec de la bonne soivre, un porcelet, une chèvre rôtie, quelques cygnes blancs bien poivrés ? Ces amuse-bouche m’ont mis en appétit ! » Les crêpes à la chandeleur, la bûche de Noël, les chocolats à Pâques, les dragées lors des baptêmes, le festin à l’occasion des noces, toute la culture chrétienne est pétrie de ces déclinaisons festives qui prolongent la joie spirituelle jusque dans l’assiette ou dans la bouche. La première messe du Christ eut lieu lors de son dernier repas. L’Eucharistie, qui est l’autre nom de la sainte Cène, se traduit par “action de grâces”. L’indépassable Festin de Babette, film danois oscarisé en 1988, témoigne justement de la grâce d’un repas préparé avec soin et générosité. L’histoire raconte qu’au XIXème siècle, dans un village luthérien du Jutland, une jeune française, Babette, fuyant les ravages de la Commune, trouve exil comme cuisinière auprès de deux sœurs, filles de pasteur. Après avoir gagné une somme importante grâce à un billet de loterie, la cuisinière va transformer la petite communauté puritaine scandinave. Elle décide de dépenser, en secret, la totalité de la somme remportée pour réaliser un festin magnifique en vue d’apaiser les tensions et de réconcilier les cœurs.

La petite musique culpabilisante sur laquelle jouent les écologistes fait perdre pied avec le réel. Le drame des actions coups de poing des associations antispécistes, tel L214, ne réside pas d’abord dans une appréciation déficiente du monde animal mais principalement dans la haine de l’homme tout court. S’asperger de faux sang devant des boucheries pour dénoncer le « meurtre » des vaches limousines pourrait prêter à sourire si de telles postures n’étaient pas animées par une vision pernicieuse du vivant. A force d’oublier l’ordre de la création et la valeur de l’âme humaine, les antispécistes en viennent à défaire la vie et finissent par désapprendre les vertus simples attachées à la joie d’une bonne entrecôte. L’univers mental de la gauche progressiste relève d’un monde postbiblique où l’homme a oublié que lui seul est doué d’une âme immortelle, créée à l’image de Dieu. « Retirez Dieu aux hommes, disait le curé d’Ars, et ils adoreront les bêtes ». Nous y sommes, et ce monde ne donne pas envie.

Glossaire du langage «sensible» pour la communication interne et externe au Parlement européen

Un glossaire vise à aider le personnel du Parlement européen à communiquer de la manière appropriée dans les domaines du handicap, des questions LGBTI+ ainsi que de l’ethnicité et de la religion.

La règle d’or que nous conseillons à tous les membres du personnel est de demander à la personne concernée les termes qu’elle privilégie. Lorsque cela n’est pas possible, nous vous invitons à consulter le présent glossaire du langage sensible, compilé avec soin par l’Unité Égalité, inclusion et diversité de la DG PERS, en étroite collaboration avec la DG TRAD.

Ce glossaire est divisé en trois sous-glossaires indépendants:

  1. Terminologie liée au handicap
  2. Terminologie LGBTI+
  3. Terminologie relative à l’ethnicité et à la religion

Ainsi, dans la deuxième partie, il faut éviter de parler du père ou de la mère et privilégier la notion de « parents » :

Dans la partie sur l’ethnicité, les concepts favorables à l’immigration sont privilégiés :

La France, cette démocratie défaillante

Dans un dossier consacré aux menaces sur nos libertés, le mensuel La Nef a interrogé François-Xavier Bellamy. Extrait :

Le relativisme prétendait nous émanciper, il nous a rendus incapables de dialoguer. Si chacun a « sa » vérité, à quoi bon écouter la réflexion d’autrui ? La vie publique n’est plus une conversation, mais une confrontation, par laquelle il faut réduire au silence l’opinion qui me dérange. Le paradoxe est que les idéologies qui se prétendent libérales aboutissent à des pratiques de propagande et de censure de plus en plus intrusives. Prenez les sujets dits « de société » : un professeur de philosophie unanimement reconnu a été exclu de la faculté de Toulouse, dans le silence général, parce qu’il avait été opposé au « mariage pour tous ». Il a été démontré que les chaînes de France Télévisions avaient diffusé des heures de documentaires sur la GPA, tous positifs; cette pratique est pourtant encore illégale. Le CSA n’a jamais répondu aux questions posées sur le sujet, y compris par des élus de gauche… Des exemples de cette nature pourraient être multipliés à l’infini. Ils aboutissent à une autocensure permanente, dont je vois constamment les effets autour de moi dans la vie politique, comme dans les entreprises ou les universités – la ministre de l’enseignement supérieur s’en est elle-même inquiétée récemment.

Beaucoup dénoncent les « démocraties illibérales » en Europe de l’Est; mais le fait est que c’est nous qui devenons un pays « illibéral. » Les études internationales ne sont pas une référence absolue, mais le fait que The Economist ait récemment classé la France parmi les « démocraties défaillantes » confirme ce que nous ressentons tous. La multiplication des contraintes dans l’espace public aboutit en parallèle à un vrai déversoir sous pseudonymes sur les réseaux sociaux, où l’insulte et le mensonge tiennent souvent lieu d’argument. En fait, Benoît XVI l’avait annoncé de manière décisive, nous ne retrouverons le sens de la liberté que quand nous aurons redécouvert le goût de la vérité.

Victoire pour le prêtre de Madagascar

Notre mobilisation d’hier soir sur Hello Asso a permis au P. Pedro de l’emporter: à minuit, le projet vegan obtenait 3405 votes et celui du prêtre 3736 – ce qui a permis à ce dernier de gagner les 1000 euros offerts par le Crédit mutuel. Merci à tous!

Les partis coûteront plus de 66 millions d’euros aux contribuables cette année 2021

Voici des extraits des annexes du décret n° 2021-203 du 23 février 2021 pris pour l’application des articles 8, 9 et 9-1 de la loi n° 88-227 du 11 mars 1988 modifiée relative à la transparence financière de la vie politique. Il s’agit de la répartition de l’aide publique aux partis et groupements politiques pour l’année 2021.

Le montant de cette aide publique est partagé en deux fractions :

  • La première fraction est répartie entre les partis et groupements politiques en fonction du nombre de suffrages qu’ils ont obtenus lors du dernier renouvellement de l’Assemblée nationale. Le montant de cette fraction est minoré pour les formations politiques qui n’ont pas respecté l’obligation de parité des candidatures.
  • La seconde fraction est répartie en fonction du nombre de parlementaires ayant déclaré se rattacher à chacun d’entre eux au cours du mois de janvier 2021

Zemmour candidat préféré des électeurs de droite?

Un lecteur me signale la récente mise en ligne d’un sondage sur le candidat que préféreraient les électeurs de droite sur le site Barbicane Studies. Ce sondage est intéressant dans la mesure où, au lieu de demander à tous les Français, ce qu’ils pensent de la candidature de telle personne (y compris à l’opposé de leurs convictions), il demande aux électeurs de droite pour qui ils préféreraient voter parmi une liste de noms (qu’ils peuvent d’ailleurs compléter). Un sondage analogue existe pour la gauche sur le même site. Il est assez significatif qu’Eric Zemmour dépasse les 30% d’intentions de vote parmi les électeurs de droite (alors que les sondages « classiques » le donnent autour de 13%).  Si vous voulez participer, c’est ici.

Le patriarche Raï au Liban : « Nous avons libéré le territoire, libérons maintenant l’État »

Comme la Pologne en son temps, le Liban a-t-il trouvé son « Jean-Paul II » ?

Devant des milliers de manifestants venus à Bkerké soutenir ses appels pour la neutralité du Liban et la tenue d’une conférence internationale pour un règlement de la crise, le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, a prononcé samedi un discours virulent à l’encontre de ceux qui « paralysent les institutions » du pays, appelant à la « libération de l’État », maintenant que « le territoire a été libéré ».

Le patriarche a prononcé ce long discours malgré les critiques lancées ces derniers jours à son encontre pour ses propositions de sortie de crise, notamment par le Hezbollah. Le patriarche a répondu aux critiques du parti chiite, qui a rejeté toute « internationalisation » de la résolution de la crise libanaise, l’assimilant à une « déclaration de guerre » et une atteinte à la souveraineté du pays. L’objectif de cette conférence internationale n’est pas « le déploiement de soldats et de militaires, ni une atteinte au pouvoir décisionnel libanais », a lancé le dignitaire maronite, insistant sur l’importance de cette initiative pour sortir le pays du faisceau de crises qu’il traverse et sur sa volonté de donner au concept de la neutralité de l’État un « caractère constitutionnel ».

Cette escalade verbale du patriarche intervient malgré des médiations menées dernièrement par le Courant patriotique libre (CPL, aouniste), allié du Hezbollah, et le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim. Le CPL, dont une délégation avait rendu visite au patriarche jeudi, n’avait en effet, contrairement à d’autres partis comme le Parti socialiste progressiste du leader druze Walid Joumblatt, ou les Forces libanaises du maronite Samir Geagea, que faiblement appuyé l’appel du patriarche à une conférence internationale, disant privilégier le dialogue interne.

Parmi les milliers de manifestants venus samedi afficher leur soutien au patriarche, se trouvaient notamment des partisans des Forces libanaises, présents en grand nombre et arborant fièrement le drapeau de leur parti, ainsi qu’une représentation, plus timide, des Kataëb, avec notamment la présence de Youmna Gemayel, fille de l’ancien président Bachir Gemayel, assassiné en 1982. 

« Vive le Liban, uni et unifié, activement et positivement neutre, souverain et indépendant, libre et fort, prônant la coexistence et la tolérance », a déclaré Béchara Raï, régulièrement interrompu par des slogans comme « Révolution ! Révolution ! », « Iran dehors ! » ou « Hezbollah terroriste ! ».

« Vous qui êtes venus de tout le Liban, de tous âges, malgré les dangers du coronavirus, pour soutenir deux propositions, celle de la neutralité et celle d’une conférence internationale pour le Liban sous les auspices de l’ONU, vous êtes venus demander le salut du Liban ».

« le non respect de la neutralité est la cause unique de toutes les crises et guerres que le pays a traversées ». « A chaque fois que le Liban a suivi un axe régional ou international, le peuple s’est divisé et les guerres se sont déclenchées ».

Critiquant les responsables politiques qui « n’ont même pas eu l’audace de s’asseoir à une même table pour régler les problèmes actuels« , il a déploré que le Liban soit actuellement confronté à « un coup d’État en bonne et due forme, contre son peuple et contre le pacte national de 1989« .

« Nous voulons appliquer toutes les décisions qui n’ont pas pu l’être avant, afin que le Liban puisse imposer sa légitimité sur l’ensemble de son territoire, sans partenaire quelconque. Nous voulons soutenir l’armée libanaise, qui est la seule à même de défendre le Liban. Nous voulons un plan rapide contre l’implantation des Palestiniens et pour le retour des déplacés syriens« , a-t-il lancé, précisant qu’il n’attend pas de cette conférence « le déploiement de soldats et de militaires, ni une atteinte au pouvoir décisionnel libanais ».

« Il n’existe pas d’État avec deux pouvoirs en son sein, ni avec deux armées ou deux peuples ».

« Je comprends votre colère et votre révolution. Ne vous taisez pas face à la pluralité des allégeances, face à la corruption, face aux violations aériennes, à l’échec de la classe politique, aux mauvais choix, à l’alignement, à la dilapidation de votre argent, au désordre dans l’enquête sur l’explosion du port, à la politisation de la Justice, aux armes illégales et non libanaises, à la détention des innocents et la libération des coupables. Ne vous taisez pas face à l’implantation des Palestiniens et l’intégration des déplacés syriens, face au coup d’État, à la non-formation d’un gouvernement, à la confiscation de la décision et l’absence de réformes ». « Nous avons libéré le territoire, libérons maintenant l’État de tous ceux qui paralysent ses institutions ».

Chronique des cinglés

Il y a 30 ans, les Inconnus nous amusaient en parodiant Chantal Goya, avec cette chanson Les insectes sont nos amis :

 

Aujourd’hui, les idéologues écolos ne nous amusent plus du tout avec leurs idées toutes plus saugrenues les unes que les autres. Lors du conseil municipal du 21 septembre 2020 à Strasbourg (encore une mairie EELV), Marie-François Hamard, déléguée municipale à la condition animale, qui fut candidate du parti animaliste aux législatives de 2017, propos de cohabiter avec les rats et punaises de lit “qui n’ont nulle part où aller” :

Déshumanisation : La gestion de la crise a généré des dégâts collatéraux infinis

Marie-Estelle Dupont, psychologue clinicienne et psychothérapeute, signe une tribune dans Le Figarovox pour alerter sur les conséquences dramatiques dues au confinement, confirmé par bon nombre de médecins. Elle dénonce une

déstructuration du lien, une subite obsession mêlée d’angoisse et parfois d’un soupçon d’hystérie comme si plus aucune souffrance et aucune autre pathologie n’existaient. Devant l’implacable tableau de chiffres, toute subjectivité devenait potentiel désordre.

Cette hystérie politique, médiatique et collective devant cette pandémie qui n’a strictement rien à voir avec la peste ou la grippe espagnole, qui touche essentiellement les personnes âgées et fragiles et au sujet de laquelle on se demande franchement si la hausse de la mortalité n’est pas d’abord la conséquence du vieillissement de la population, a pour conséquence, en enfermant de force des gens bien portants de

briser leur construction de vie adaptée à leurs besoins réels et parfois déjà très complexes rend certaine l’apparition de diverses maladies et accroît la violence privée.

Marie-Estelle Dupont accuse les politiques :

le besoin de tout contrôler d’en haut en déresponsabilisant l’individu, le «stop-and-go» a impacté lourdement le psychisme des Français, toutes générations confondues.

La psychologue décrit les pathologies rencontrées :

Chronologiquement, le printemps dernier a donné lieu à des troubles anxieux, une augmentation des troubles du sommeil et alimentaires, une demande accrue d’anxiolytiques, et une augmentation des violences domestiques due à l’enfermement. Pourtant, beaucoup ont réussi à le transformer en bilan, en ancrage, en redécouverte de leur vie familiale, lorsque le télétravail et l’école à la maison ne se cumulaient pas.

Mes confrères et moi pensions que l’été permettrait aux Français de se restaurer intérieurement. Nous nous voulions confiants, bien qu’inquiets des troubles psychosociaux: enfants déscolarisés, jeunes arrêtés en plein vol, célibataires et personnes âgées isolés, familles bousculées ou séparées à la fermeture des frontières, violences domestiques accrues dans les situations de maltraitance infantile et de violences conjugales ou d’inceste, syndrome de la cabane chez les personnes hypocondriaques ou phobiques sociales qui craignaient le déconfinement, syndrome de glissement chez ceux pour qui la vie ne valait plus la peine d’être vécue.

Car au nom du principe de précaution et du bien ce qu’on appelle protéger revient souvent à imposer. Drôle d’éthique. Mais nous ne voulions pas dramatiser. Il s’agissait encore dans bien des cas de frustration, d’épreuve, d’adaptation limitée dans le temps, donc on espérait éviter le traumatisme. Septembre nous força à parler de deuxième vague psychiatrique. Toutes les situations commençaient à s’enflammer: les étudiants perdus, les enfants masqués, les restaurateurs et leurs confrères dépossédés de leur activité professionnelle, les petits commerçants exsangues et pris à la gorge par les alternances de confinement et de couvre-feu, les handicapés, les plus âgés, les artistes, les managers, les journalistes, les nouveaux salariés qui ne connaissent pas leurs collègues, les jeunes diplômés qui voient le processus de recrutement désarticulé. Ma synthèse, sombre et non exhaustive, veut simplement rappeler que l’installation dans le temps de mesures sanitaires a impacté plus que lourdement la santé physique et mentale de nous tous. Que le primum non nocere du serment des médecins semble avoir échappé, lui, au principe de précaution.

Des bébés qui ne sortent plus ou assistent à des conflits générés par l’alcool ou le manque d’interactions saines. Mais comme les bébés ne parlent pas, on n’y pense pas. Des écoliers qui décrochent et somatisent ou deviennent de bons petits soldats atones. Des adultes saturés qui «ne réfléchissent plus» pour les plus résignés. Des salariés de l’aéronautique ou de l’hôtellerie qui se sentent dans un «no man’s land existentiel» pour reprendre les mots d’un patient. La sensation persistante que confiner, bunkeriser est la seule réponse parce que l’hôpital est à la ramasse depuis trente ans, les gouvernants paniqués des chiffres, les stratégies de traitement inexistantes et le vaccin pas livré. Priver l’être humain de ses sens, de ses liens, c’est le déshumaniser. Il évite la «réa» pour venir en psychiatrie parce que la réaction normale à l’anormal est d’aller mal. Non Monsieur Salomon, la crise n’a pas révélé la vulnérabilité psychique des Français. La gestion de la crise a généré des dégâts collatéraux infinis. Nuance.

Fruits d’une époque et d’un système, nos gouvernants semblent avoir cédé à une sorte de panique devant ce qui n’est qu’une catastrophe naturelle. L’obsession, la peur, la méfiance, prirent toute la place. La vie devint stricte survie du plus grand nombre, et la santé, éviction d’un virus parmi tant d’autres.

Les dégâts psychologiques, psychosomatiques et psychosociaux se sont donc multipliés chez les patients mais surtout chez des individus sans antécédents, qui n’avaient jamais présenté de symptômes. Une sourde culpabilité à penser différemment, ou à faire d’autres constats aussi.

Des enfants heureux en classe se sont mis à pleurer le matin et à avoir mal au ventre lorsque le masque leur a été imposé. Ceux qui portaient des lunettes cessèrent de les porter, et leurs maux de tête allèrent de pair avec l’effondrement des résultats.

Les adolescents et les étudiants, se voyant prescrire tout l’inverse de ce qui est nécessaire pour devenir adultes, confinés derrière un écran dans une chambre se mirent à développer troubles du sommeil, troubles alimentaires, troubles anxieux, pensées suicidaires, scarifications. En pédopsychiatrie, des défenestrations arrivèrent plus souvent qu’il y a un an ou deux. Le recours aux benzodiazépines se banalisa dans une tranche d’âge peu encline à en consommer. En parallèle la consommation de cannabis, ou autres substances illicites, et d’alcool même chez des jeunes ne souffrant pas de la précarité sociale, remplaça les rythmes biologiques sains. Poser des questions aux enseignants, draguer, faire du sport, gagner de l’argent pour s’offrir un voyage était devenu des rêves inaccessibles. Pas d’interactions sociales, pas de sport, pas de raison de se lever le matin finalement, le présent étant confisqué et l’avenir plombé comme me le disait, les larmes aux yeux, un patient de 20 ans dont le père restaurateur ne pouvait plus financer ses études. Ceux-là nous attendent au tournant. Que retiendront-ils de nous dans dix ans ? Leur avons-nous transmis autre chose que la peur ?

Moi-même, en écrivant ces lignes, je m’effraie de ce qui pourrait sembler du misérabilisme. Mais les faits sont têtus. Ce qui peut durer un mois devient un changement anthropologique, au bout de 10. Nos structures mentales et nos organismes ne sont pas adaptés à cette redéfinition de la santé comme simple courbe de circulation virale. Car si on doit parler d’éthique, de vie, de priorités et d’effets papillon, les salles d’attente de mes confrères répondront point par point à la définition de la santé humaine. Être de désirs et de besoins, l’homme se meurt quand il ne vit que pour une peur.

Les adultes en télétravail développent troubles du sommeil, crises d’angoisse et troubles dépressifs, des addictions et des pensées suicidaires. Le travail, virtualisé à l’infini perd son sens et sa consistance. Si le télétravail à temps partiel est un progrès qu’il était temps de faire pour soulager les emplois du temps et limiter les transports, le télétravail à temps complet rétrécit le cerveau. La privation sensorielle perturbe la mémoire et les fonctions cognitives. Quand l’ordinateur est le seul interlocuteur, oui, on se ratatine. Il faut que les cinq sens soient stimulés pour que les centres cérébraux impliqués dans l’apprentissage et le raisonnement, fonctionnent. La désynchronisation des horloges biologiques liée à la lumière bleue des écrans favorise à son tour la dépression.

Certains de mes patients se trompent de jour, en pensant qu’on est le lendemain. Masqués, isolés, dépossédés, suspendus, ils se sentent étranges, dans ce long tunnel où l’on est «en otage» d’un dilemme cornélien que notre époque redoute de trancher.

Mes patients atteints de maladies chroniques ont, lors du premier confinement ressenti une culpabilité à se soigner. Les symptômes psychologiques réactionnels au confinement se mêlent à des interrogations existentielles et politiques : qui parle ? Qui gouverne ?. Le politique s’invite dans les séances, comme après des attentats. Mon travail introspectif devient compliqué. Il faut bricoler avec l’invasion de l’État dans l’intime. Notre place de thérapeute bataille pour se décoller du factuel, d’une attestation, d’un gel hydroalcoolique.

Les plus âgés me disent la même chose que les étudiants : «On est otage d’une peur qui n’est pas la nôtre» ; « Ma vie ne vaut pas la peine d’être vécue sans toucher et voir ceux que j’aime. Je ne suis pas un enfant gâté je suis juste un être pétri de liens » ; «Je ne veux tuer personne mais j’aimerais gérer mon risque et maîtriser mes décisions». « Ceux qui confinent ne sont pas confinés ». Cette perte de confiance, cette blessure d’injustice est au bord des lèvres en consultation. Les larmes aux yeux, une DRH me dit licencier à tour de bras avant sans doute de perdre son emploi.

Au nom de la santé, les besoins physiologiques de lumière et d’activité, d’interactions et de stimulation sensorielle sont niés. Au nom de la solidarité, des étudiants se suicident. Au nom du bien, on doit rester chez soi parfois sans travailler. La psychiatrie aujourd’hui, est en tension. Mère de famille, restaurateurs, étudiants anorexiques qui replongent, pas à cause de la précarité mais de la perte de sens. La consommation de psychotropes touche toutes les classes d’âge et de revenus. Faute de rythme et d’interactions, les pulsions de vie s’affaissent ou se retournent en agressivité dirigée contre soi. L’activité physique comme la culture et les interactions régulent les émotions et l’agressivité. Nous ne sommes pas des monades.

«Ma vie est comme du sable qui me file entre les doigts», m’a un jour confessé une étudiante en thèse. On lui a prescrit l’inverse de ce qui lui est nécessaire pour devenir adulte. Elle n’a pas de sexualité, pas de cours, pas de petit boulot, pas de stage. Elle se sent inutile et potentiellement coupable. Peut-être que c’est plutôt parce que nous avons renoncé à certaines valeurs, ou que nous les avons inversées, et pas du tout parce que nous serions en guerre, que les dégâts psychologiques sont tels.

 

Aujourd’hui il y a un écart entre ce que les gens peuvent faire et la prescription de vivre dans un bunker jusqu’à ce que l’orage soit passé. Alors que nous avons tous ce travail d’humilité à faire qui consiste à réintégrer la notion de risque et de responsabilité, pour équilibrer celles qui ont prévalu, la notion de «droit à» et de sécurité. Aucun état n’assure 100% de liberté et 100% de sécurité. Le travail psychique consiste à résoudre notre ambivalence et pour l’État à lâcher prise. Plus il veut contrôler, plus il fait de dégâts. Car les morts du Covid ne sont pas seulement ce dont on parle. Au bout de 10 mois, même les gens en meilleure forme sont épuisés, à bout de souffle, lassés. La libido a diminué de 40 % à l’automne, le désir d’enfant a chuté, le sentiment de colère et de résignation (plus grave psychologiquement) ont augmenté significativement.

Psychologiquement, céder à la peur en s’interdisant de vivre, est une forme de régression dans un cocon, comme si nous étions des invertébrés psychiques. Les patients de tous âges demandent le mouvement inverse. Un mouvement de vie qui réintègre la vulnérabilité. Plutôt qu’arrêter la vie pour éviter la mort, ce qui les rend malades, ils font entendre dans leurs symptômes psychosomatiques et d’humeur, le fait que non, la santé n’est pas le prolongement statistique de la vie et que cette crise a montré une inversion de valeurs et une incompatibilité entre les priorités politiques et le fonctionnement global et complexe d’un être humain, dont l’existence est d’emblée, réticulaire.

Tysol, l’hebdomadaire du syndicat Solidarność ouvre une version française

Pour ses 40 ans l’hebdomadaire du syndicat polonais Solidarność offre à tous les Français un site d’information, sans politiquement correct, ni nomenklatura !

Sur le site, on trouve une tribune de Jean-Frédéric Poisson, qui milite pour la désobéissance civile :

[…] Qui bafoue les institutions de la Vème République ? Moi, ou ceux qui prétendent donner à trente-cinq citoyens prétendument tirés au sort une mission de contrôle de la campagne de vaccination au même moment où le ministre de la Santé refuse de donner aux députés les informations nécessaires à cette mission qui leur incombe ? Moi, ou ceux qui s’acharnent contre la liberté de culte deux fois de suite malgré les avis négatifs du Conseil d’Etat. Moi, ou ceux qui permettent par décret un fichage des opinions des Français ? Moi, ou ceux qui interdisent aux médecins de prescrire à leurs patients des traitements qui peuvent guérir de la Covid ? Moi, ou ceux qui veulent reconfiner la France entière et la tuer à petit feu, alors que rien n’a démontré son efficacité ? Moi, ou ceux qui interdisent l’ouverture des restaurants et des théâtres tout en permettant l’entassement prolongé des gens dans les gares ou les transports en commun ? Moi, ou ceux qui préfèrent l’interdiction généralisée à la confiance intelligente dans l’initiative citoyenne ? […]

L’abbé Mateusz Markiewicz, prêtre de l’Institut du Bon Pasteur, offre une chronique consacrée au Credo :

[…] je vous propose un cycle de brefs articles consacrés aux vérités principales de la foi chrétienne. Le chemin à suivre nous est donné par la profession de foi, le credo, qui est l’abrégé de tout ce qui est nécessaire à savoir pour un chrétien. Pendant les semaines à venir, je le commenterai, en essayant non seulement vous expliquer le sens des paroles prononcées, mais aussi en montrant comment toutes ces paroles s’expliquent et s’éclairent mutuellement. C’est ainsi que, je l’espère, la foi chrétienne, entendue comme l’ensemble des vérités révélées, pourra être reçue plus facilement par vous et augmenter cette qualité de reconnaître l’autorité et la véracité de Dieu. C’est de lui que je parlerai à partir de la semaine prochaine. Au revoir dans une semaine !

Sabine Faivre dénonce la censure de Facebook à l’encontre des publications mettant en cause l’idéologie du genre, tandis que des extrémistes LGBT jouissent d’une impunité totale.

Etats-Unis : Donald Trump ancre le Parti Républicain à droite

La Conservative Political Action Conference (CPAC), la grande conférence annuelle du Parti républicain, s’est tenue en Floride à Orlando ce week-end et s’est terminée avec une intervention de Donald Trump. Donald Trump a parlé pendant près d’une heure et demie (voir la vidéo ici) et il a montré qu’il dominait toujours le parti Républicain.

Concernant sa candidature pour 2024, Donald Trump a eu cette formule :

« Qui sait si je ne me représenterais pas pour les battre une troisième fois ? »

Une troisième fois ? Parce qu’il estime qu’il a bien gagné la dernière élection.

« Nous sommes engagés dans une lutte pour la survie de l’Amérique comme nous la connaissons ». « C’est une lutte. C’est une lutte terrible, terrible, douloureuse ». « Mais à la fin nous gagnons toujours ». « Le parcours incroyable que nous avons entamé ensemble (…) est loin d’être fini ».

« Avec votre aide, nous reprendrons la Chambre des représentants, nous reprendrons le Sénat, et ensuite un président républicain fera un retour triomphant à la Maison-Blanche — Je me demande bien qui ce sera ».

L’ancien président a affirmé qu’il n’a pas l’intention de diviser le parti :

« Nous n’allons pas créer de nouveaux partis, nous n’allons pas diviser notre pouvoir. Nous serons unis et puissants comme jamais ».

Donald Trump a dénoncé la politique d’immigration de Joe Biden, affirmant que le président démocrate vient d’achever « le premier mois le plus désastreux » de l’histoire de la présidence américaine. Il a critiqué une administration « extrémiste, corrompue et incompétente » à un niveau « jamais atteint dans l’histoire des États-Unis ».

« Notre sécurité, notre prospérité et notre identité même d’Américains sont en jeu ».

«nous sommes passés de l’Amérique d’abord à l’Amérique en dernier». «On savait que son administration serait mauvaise, mais pas à ce point». «Ils sont antifamille, antiemplois, antiénergie et antifrontières.»

Selon un sondage réalisé auprès de participants à la conférence, 55 % des personnes disent qu’elles voteraient pour Donald Trump lors de la course pour l’investiture républicaine à l’élection présidentielle de 2024. Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, est deuxième avec 21 %. Sans Trump, DeSantis arrive en tête avec 43 %. A la question de savoir si Trump doit se présenter à nouveau en 2024, 68 % des sondés se disent favorables et 32 % y sont opposés ou n’ont pas d’opinion.

Questionnés sur l’avenir du parti républicain, 95% d’entre eux se sont prononcés pour qu’il poursuive son programme populiste : barrières douanières, politique migratoire restrictive, défense des valeurs républicaines traditionnelles, l’accès sans entrave aux armes à feu ou la lutte contre l’avortement… Trump ou pas Trump en 2024, ce dernier a ancré le parti républicain à droite et le prochain candidat républicain devra en tenir compte.

« Nous ne pouvons pas, nous ne voulons pas, revenir à l’époque de l’échec de l’ancienne direction du Parti républicain » , a déclaré le gouverneur de Floride Ron DeSantis, qui a présenté un nouveau programme très inspiré des idées de Trump. « Nous ne gagnerons pas l’avenir en essayant de revenir en arrière, là où se trouvait auparavant le Parti républicain » , a aussi dit le sénateur de Floride Rick Scott, qui préside le comité chargé de collecter les fonds pour soutenir les candidats républicains au Sénat.

« Si nous le faisons, nous perdrons les acquis du président Trump, nous allons perdre les élections dans tout le pays et, en fin de compte, nous allons perdre notre nation. »

Urgent: Soutien à l’action humanitaire d’un prêtre à Madagascar

Un lecteur nous signale un concours qui touche à sa fin pour attribuer 1000 euros à un projet associatif sur Hello Asso. Pour le moment, deux projets caracolent en tête: un projet humanitaire d’un prêtre à Madagascar et un projet manifestement proche de l’idéologie vegan sur les animaux de laboratoire. Si vous avez deux minutes ce soir, vous pouvez donner un coup de main au prêtre (qui a une centaine de voix de retard pour le moment). Son projet s’intitule: « Aider à nourrir les enfants scolarisés d’Akamasoa / Madagascar ». Et, pour voter (gratuitement), c’est ici.

Saint Augustin, un saint pour notre temps

Le film Saint Augustin sort en DVD. Il est disponible en librairies et sur la boutique en ligne de SAJE et en VOD sur la plateforme lefilmchretien.fr.

Août 430 après JC., quelques années avant la chute de Rome, Hippone est assiégée par les barbares vandales du roi Genséric. Le peuple, terrifié, se laisse gagner par le désespoir. L’évêque d’Hippone, Augustin, âgé de soixante-dix ans, a la possibilité de quitter la ville sur un bateau envoyé par le Pape. Mais, il décide de rester et de mettre sa confiance en Dieu seul. Pourtant cet ancien orateur de la cour impériale n’a pas toujours eu la foi…

Malgré sa soif insatiable de vérité dès son plus jeune âge, Augustin a d’abord commencé par rejeter toutes formes de croyances pour s’adonner aux plaisirs de la cour et conquérir les cercles intellectuels de l’Empire. Mais la foi, la prière de sa mère et l’exemple de Saint Ambroise, évêque de Milan, mettront un terme à son errance…

Ce téléfilm italien en 2 parties (soit 3h20 au total) a été réalisé par Christian Duguay, réalisateur d’Un sac de billes (2017), Belle et Sébastien : L’aventure continue (2015), Jappeloup (2013) et de la récente série Medicis. Avec Alessandro Preziosi, Monica Guerritore & Franco Nero, ce film fut un immense succès en Italie avec 7 millions de vue sur la RAI. Le film retrace le parcours de l’évêque d’Hippone, à travers ses célèbres Confessions, de sa soif de gloire et des plaisirs du monde, qui en font un personnage attachant presque contemporain, à sa conversion et la défense de la Cité de Dieu.

Voici un extrait montrant Augustin et sa mère Monique :

La loi contre le séparatisme, une loi totalitaire et inutile

Eglise universelle : La loi contre le séparatisme, une loi pour rien

Jean-Frédéric Poisson, président de « Via. La voix du peuple », analyse la loi votée en première lecture par l’Assemblée nationale le 16 février, « contre le séparatisme ». Après avoir rappelé les intentions affichées de ce texte, il en démontre le caractère totalitaire et inutile. Au-delà d’avoir provoqué la levée de bouclier de toutes les autorités religieuses contre lui, ce texte ne traite pas la question de fond qui est celle de la compatibilité de l’islam avec notre civilisation.

Eglise en France : Nouvelle baisse des ordinations sacerdotales en 2020

L’abbé Barthe analyse les données rassemblées par le site laveritedeschiffres.net sur les ordinations sacerdotales de prêtres français en 2020. Le constat est accablant : 91 prêtres français, diocésains ou équivalents, ont été ordonnés dans le même temps où il en décédait de l’ordre de 800. Inexorablement, l’Eglise de France s’achemine vers une Eglise sans prêtre alors que, globalement, l’épiscopat français refuse de remettre à l’ordre du jour les méthodes traditionnelles qui permettent à l’infime minorité des communautés attachées à la Forme Extraordinaire du Rite Romain de fournir 20% des ordinations annuelles.

Eglise en Marche : Le film Saint Augustin en DVD

Grâce à Saje Distribution, le film de Christian Duguay : « Saint Augustin » est disponible en DVD depuis le 26 février. Jean-Damien Bouyer nous présente ce film qui fut un immense succès en Italie – 7 millions de vue sur la RAI – et fournit les informations pour se procurer ce passionnant récit de plus de trois heures dans lequel nous voyons évoluer plusieurs saints, aux profils différents mais tous attachants : Augustin, Monique et Ambroise.

Prières à saint Joseph

L’abbaye Saint-Joseph de Clairval publie, à l’occasion de l’année consacrée à saint Joseph, un recueil de prières intitulé Salut, Gardien du Rédempteur !, illustré par des enluminures réalisées par une moniale de l’Abbaye Notre-Dame de Fidélité à Jouques. On trouve ainsi

  • Prières du Pape François
  • Litanies de saint Joseph
  • Le ‘Souvenez-vous’ à saint Joseph
  • A saint Joseph, modèle des travailleurs
  • Prière de saint François de Sales
  • Pour connaître sa vocation
  • Pour les enfants à naître
  • Consécration de la famille à Marie et à Joseph
  • Pour un malade
  • Pour obtenir la pureté
  • Pour demander la grâce d’une bonne mort
  • Ave Joseph
  • Prière pour la France
  • En l’honneur des sept douleurs et allégresses de saint Joseph
  • Pour une neuvaine

Un outil utile pour aborder le mois de mars, consacré à saint Joseph.

La prière peut-elle changer le monde ?

Aymeric Pourbaix reçoit le père Renaud Saliba, recteur du sanctuaire de Pontmain, Ariane Lamy, paroissienne à l’église Sainte-Cécile à Boulogne-Billancourt, Arnaud de Beauchef, auteur de « L’oraison pour tous« , ainsi que Véronique Jacquier, qui aborde notamment l’exemple de sainte Thérèse d’Avila.

« Eclairs de Sainteté », un site de spiritualité catholique

Un nouveau site internet vient de voir le jour intitulé Eclairs de sainteté. Nous avons interrogé la personne qui l’administre :

Vous avez créé un site internet intitulé « Eclairs de Sainteté ». Que peut-on y trouver ?

« Eclairs de Sainteté » est un site catholique, de spiritualité, proposant régulièrement des extraits d’écrits de saints et de docteurs de l’Eglise, de topos d’abbés, parfois d’homélies, de livres spirituels ou qui élèvent l’âme.

On y trouve une alternance de textes brefs, qui se retiennent facilement, et de textes de fond, plus développés. Avec des saints et grands auteurs spirituels connus (mais des citations parfois peu connues), et d’autres moins, pour les faire connaître.  

Pourquoi avoir créé ce nouveau site ?

Encouragée depuis longtemps par un abbé, des amis, ma famille, l’été dernier j’ai lancé une page Facebook, nommée « Eclairs de Sainteté ». En improvisant au départ, puis les idées sont venues très vite. Ce support était alors le plus simple. Récemment, une amie souhaitant déconnecter un peu pendant le Carême, mais regrettant de ne plus pouvoir alors lire ces textes, m’a donné l’idée de créer un site. Tous les textes de la page ont été transférés vers le site, et les deux continuent aujourd’hui de vivre. On y trouve pour le moment environ 180 articles.

Souvent, ce sont des écrits qui m’ont beaucoup aidée et que je connais par coeur. Parfois aussi, des textes que je voudrais à cet instant imprimer davantage dans mon âme. Car comme dit ce cher Saint François de Sales, le troisième et meilleur moyen d’apprendre profondément une chose, est de l’enseigner.

Je prie pour que les textes touchent les lecteurs, éveillent ou ravivent leur désir de Dieu et de Le suivre toujours de plus près.

Quel est le profil de vos lecteurs ? Qui cela intéresse-t-il ?

D’après un récent questionnaire auprès des lecteurs de la page (environ 530 abonnés officiels), environ la moitié d’entre eux va à la messe selon la forme extraordinaire, l’autre moitié selon la forme ordinaire, certains alternant les deux formes. Beaucoup vont à la messe en semaine et le dimanche. La plupart ont entre 20 et 40 ans, mais tous les âges sont représentés. La grande majorité des lecteurs aime et encourage cette alternance de types de textes (brefs ou plus approfondis) et d’auteurs (connus ou à découvrir). Tous remercient.

Ce qui me touche particulièrement : les textes les plus lus et les plus appréciés sont ceux portant sur la confession et la fidélité à la messe.

Comment être informé d’une nouvelle publication ? 

Il est possible de s’inscrire sur le site pour recevoir par mail les articles récents. Et de s’abonner à la page Facebook.

Pour m’écrire : [email protected]

Il est encore possible de répondre au bref questionnaire (et ainsi donner des pistes pour d’autres auteurs ou textes) : 

Un grand merci aux lecteurs pour leur fidélité et leurs encouragements. 

Découvrir l’Action Familiale et Scolaire (2/2)

Extrait d’un exposé historique d’Yves de Lassus, président de l’AFS :

Il y a 70 ans, en 1949, à Saint-Étienne, au cours de son premier congrès, le Centre d’Études Critiques et de Synthèse (CECS) changeait de nom et devenait La Cité catholique d’où naîtra, 26 ans plus tard, l’Action Familiale et Scolaire (AFS). Il est important de connaître cette histoire et de savoir ce que ceux qui nous ont précédés nous ont légué, afin d’en conserver l’esprit pour à notre tour pouvoir le transmettre.

  1. UN LONG HÉRITAGE CONTRE-RÉVOLUTIONNAIRE

La naissance de La Cité catholique, puis de l’AFS n’est pas le fruit du hasard. Si La Cité catholique a pu voir le jour en France peu après la deuxième guerre mondiale, c’est qu’elle y a trouvé un terreau particulièrement favorable : l’école contre-révolutionnaire.

C’est en effet en France que ce courant de pensée est né et s’est développé. Car, pendant plus de deux siècles, les catholiques français ont eu à subir plusieurs assauts particulièrement violents qui les ont conduits à développer une capacité de résistance tout à fait exceptionnelle. Si la France est encore aujourd’hui en pointe dans la résistance à la révolution religieuse et politique, c’est parce que, trop souvent hélas, la France a été le laboratoire de cette révolution.

Il n’est pas possible ici de rapporter l’histoire de l’école contre-révolutionnaire en France. Toutefois, pour bien comprendre la génèse de La Cité catholique, il est nécessaire d’en brosser un rapide tableau. 

  1. Les crises françaises

Depuis la fin du XVIIIe siècle, la France fut confrontée à une série de crises qui lui donnèrent l’occasion de développer une solide doctrine contre-révolutionnaire. La première à laquelle elle dut faire face fut particulièrement grave : la Révolution, dite « française », avec l’abolition de la monarchie.

Puis au siècle suivant, après l’échec de la Restauration, la France connut trois révolutions : la révolution de Juillet en 1830, la révolution de 1848, puis la Commune de Paris en 1871, avec l’avènement de la troisième République. Cette dernière crise fut aggravée en 1883 par le décès sans descendance du comte de Chambord, dernier héritier direct de Louis XIV, ce qui posa de façon aigüe la question de la succession au trône et divisa le monde royaliste.

Ensuite, à la fin du XIXe siècle, survint une crise encore plus grave : par l’encyclique Au milieu des sollicitudes (1892), le pape Léon XIII incitait les catholiques français, dans leur grande majorité monarchistes, à collaborer loyalement avec les institutions républicaines pourvu que soient sauvegardés certains principes fondamentaux en matière, notamment, de liberté d’éducation. Cette crise qui avait pour origine le pape lui-même, eut pour conséquence de créer une division supplémentaire parmi les catholiques les plus fidèles au pape. Car une partie refusa de suivre la demande papale ; par exemple, René de La Tour du Pin refusa le Ralliement alors qu’Albert de Mun l’accepta.

Contrairement à ce qu’espérait Léon XIII, le Ralliement accéléra la dérive laïciste et anticléricale, et certains catholiques passèrent de l’acceptation du système républicain à celui des principes inspirateurs de la Révolution française, comme Marc Sangnier (1873-1950) par exemple.

Au début du XXe siècle, la France souffrait ainsi d’une triple fracture : entre catholiques royalistes et républicains, entre légitimistes et orléanistes, enfin entre l’obéissance ou non au pape. C’est alors qu’intervint une nouvelle crise : la séparation de l’Église et de l’État, véritable machine de guerre contre les catholiques.

Quelques années plus tard, une nouvelle crise grave survint : les sanctions prises par le Vatican contre L’Action française, crise d’autant plus grave que pour la deuxième fois, le coup venait du Saint-Siège et divisa encore une fois les catholiques fidèles à Rome.

Soit sept crises majeures en moins de 150 ans : une tous les 20 ans en moyenne ! On comprend que, confrontés à la nécessité constante de se battre, de prendre en mains la défense de leurs propres affaires et d’assumer l’entretien de leurs prêtres, de leurs églises et chapelles, de leurs écoles, cette série de crises engendra chez les catholiques une réaction vigoureuse conduisant à l’élaboration avec le temps d’un corpus doctrinal exceptionnel.

  1. Les réactions

Les premiers à réagir furent Joseph de Maistre (1753-1821) et son correspondant et ami Louis de Bonald (1754-1840). Joseph de Maistre peut être qualifié de fondateur de l’école contre-révolutionnaire. Car il fut le premier à désigner le caractère propre de la révolution :

Il y a dans la Révolution française un caractère satanique qui la distingue de tout ce qu’on a vu et peut-être de tout ce qu’on verra.

Et il émit les premiers éléments pour réagir :

Le rétablissement de la monarchie, que l’on appelle contre-révolution, ne sera point une révolution contraire, mais le contraire de la révolution. (Ibid. p. 216)

Dans L’enjeu, Jean Ousset cite une autre phrase de Joseph de Maistre, malheureusement sans donner la référence :

Elle [la contre-Révolution] doit être le contraire de la Révolution,  non une révolution contraire. C’est-à-dire qu’il faut renouer les liens sociaux au lieu de les briser, qu’elle doit exercer une action coordinatrice en sens inverse de l’action désorganisatrice de la Révolution.

Au début du siècle suivant, apparaît une deuxième génération de penseurs contre-révolutionnaires avec en particulier Antoine Blanc de Saint-Bonnet (1815-1880) et surtout le célèbre journaliste Louis Veuillot (1813-1883). Il faut également mentionner le précurseur des catholiques sociaux, Frédéric Le Play (1806-1882). Parmi eux, figurent également des ecclésiastiques : le père Nicolas Deschamps (sj., 1797-1873), Mgr Jean-Joseph Gaume (1802-1879), le cardinal Louis-Édouard Pie (1815-1880), Mgr Charles-Émile Freppel (1827-1891). On pourrait aussi mentionner dom Prosper Guéranger (1805-1875), père abbé du monastère de Solesmes.

Ensuite viennent des disciples de Frédéric Le Play qui tiennent largement compte des thèses contre-révolutionnaires, notamment René de La Tour du Pin (1834-1924) et Albert de Mun (1841-1914). Mais ce ne sont pas les seuls ; on pourrait aussi citer Montalembert, Léon Harmel, … Avec eux, on trouve également des ecclésiastiques, en particulier Mgr Henri Delassus(1836-1921), Mgr Ernest Jouin (1844-1932), le père Paul Benoit (1850-1915), l’abbé Emmanuel Barbier (1851-1925), etc.Mentionnons aussi Charles Maurras (1868-1952) qui, s’il avait perdu la foi, fut malgré tout appelé par St Pie X « un beau défenseur de la foi ».

De leur côté, les papes appuyèrent ce courant de pensée en publiant des encycliques remarquables, tout particulièrement Pie IX(Quanta cura et son annexe le Syllabus…), Léon XIII (Libertas, Immortale Dei, Rerum novarum…), saint Pie X (E suppremi apostolatus, Vehementer, Lettre sur le Sillon…) et Pie XI (Quas primas, Quadragesimo anno…).

Bien sûr, il n’y eut pas que des Français à réagir. On peut citer Edmond Burke (1729-1797) en Angleterre, Juan Donoso Cortès (1809-1853) en Espagne ou Mgr Leo Meurin (sj., 1825-1895) en Allemagne. Mais les Français furent les plus nombreux à réagir.

Voilà donc l’environnement dans lequel baignèrent les fondateurs de la Cité catholique durant leur adolescence.

  1. JEAN OUSSET ET LA CITÉ CATHOLIQUE
  2. La jeunesse

Jean Ousset naquit à Porto, au Portugal, le 28 juillet 1914, dans une famille catholique et monarchiste qui soutenait L’Action Française. Ses parents ayant été obligés d’aller travailler à Paris, et estimant l’air de la capitale peu propice à un garçon de santé fragile, ils confièrent l’éducation de leur fils unique à ses grands-parents maternels, également catholiques et monarchistes convaincus, des paysans vivant au village de Montalzat, dans le Quercy. De cette éducation, Ousset gardera toujours un amour de la culture rurale et de la France profonde.

Il fit ses études secondaires au collège St-Elme des dominicains d’Arcachon où il fit la connaissance de Jean Masson (1910-1965), futur fondateur avec lui de La Cité catholique. En 1934, tous deux créèrent un petit groupe de travail à Montalzat sous la tutelle de l’abbé Jean Choulot, curé du village, fervent partisan de L’Action Française, lui aussi, et qui avait réuni dans son presbytère une importante documentation sur l’école contre-révolutionnaire.

À cette époque, le père de Jean Ousset lui trouva un travail dans l’artisanat (fabrication de chapeaux), travail qu’il abandonna bientôt pour se consacrer à sa passion : l’art. Il partit pour Bordeaux suivre des cours de peinture et de sculpture. Puis il fit trois ans de service militaire au sein du 9e bataillon de chasseurs alpins.

  1. Le groupe Montalzat

Après le service militaire, il reprit contact avec son ami Jean Masson et l’abbé Choulot. Le Groupe de Montalzat, créé en 1934, fut reconstitué. L’abbé Choulot prit en charge la formation doctrinale du groupe, permettant aux discussions de prendre une direction moins anarchique. Le charisme et la fougue du jeune abbé vont orienter le combat des pionniers de La Cité catholique et seront à l’origine des initiatives ultérieures d’Ousset.

Parallèlement, pour gagner sa vie, Jean Ousset travaillait comme ouvrier dans une usine et va découvrir à cette occasion les méthodes de fonctionnement du Parti communiste, sa « dialectique » et son influence sur les ouvriers.

Le 7 mai 1939, au congrès des étudiants d’Action Française de Bordeaux, alors qu’il n’avait que 25 ans, il lut devant un auditoire, où figurait Maurras, un texte sur le thème L’Action Française, école de vérité. Le lendemain, dans le quotidien de L’Action Française, Maurras exprima son enthousiasme pour les qualités du jeune orateur. Ce dernier alla alors voir Maurras à Paris et lui soumit un projet d’école doctrinale pour L’Action Française. Maurras lui répondit que, comme l’indiquait son nom, L’Action Française partait de l’action, non des idées, ajoutant : « Toutefois si vous cherchez une doctrine, soyez certain qu’il n’y a de doctrine vraie que catholique. Si donc vous êtes catholique, ne le soyez pas à moitié ! »

C’est alors qu’avec Jean Masson il décida de consacrer sa vie à l’établissement de la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ, par un vœu solennel qu’il prononça avec un groupe d’amis devant une statue de la Vierge, à Montalzat, le 15 août suivant. C’était il y a 80 ans.

La guerre dispersa ce premier embryon d’association. Brillant sous-officier, Ousset fut décoré de la croix de guerre, puis fut fait prisonnier en 1940 alors qu’il combattait devant la maison natale de sainte Jeanne d’Arc à Domrémy. Durant sa détention, il fut frappé par l’efficacité des prisonniers communistes pour argumenter et convaincre. Fervent anticommuniste, Ousset en conclut que si la droite et les catholiques disposaient d’une supériorité incontestable sur le plan des idées, les communistes étaient plus efficaces sur le plan de la propagande et de l’action.

Après plusieurs tentatives d’évasion, il fut libéré en 1942 et retourna en France. Ousset adhéra alors au régime du maréchal Philippe Pétain et devint le chef du bureau d’étude du mouvement de jeunesse Jeune légion, structure liée à la  Légion française des combattants de Xavier Vallat, un des bras armés du régime de Vichy. À l’époque, il eut pour collègue … François Mitterrand ! Il devint ainsi le principal animateur des journaux du mouvement : Jeune Légion (1942-1943), puis Bastions(1943-1944) où furent publiées les premières ébauches des études diffusées plus tard par la Cité Catholique. Il publia également deux ouvrages politiques : Histoire et génie de la France (1943) et Fondement d’une doctrine (1944).

  1. La découverte des exercices spirituels

En 1944, grâce une fois de plus à son ami Masson, il fit une rencontre décisive, celle du père François de Paule Vallet (1884-1947), fondateur des Coopérateurs Paroissiaux du Christ-Roi (CPCR), infatigable prêcheur des Exercices Spirituels de saint Ignace de Loyola, qu’il avait ramenés de 30 à 5 jours pour mieux répondre aux exigences des laïcs du XXe siècle.

Le père Vallet était installé depuis 1933 à Chabeuil, dans la Drôme (d’où le nom de « Pères de Chabeuil » souvent donné à sa congrégation). L’une des idées directrices de son œuvre était de rendre au laïcat, par la pratique des exercices spirituels, le sens de ses responsabilités civiques et de l’engager dans l’œuvre d’une restauration de la royauté sociale de Notre Seigneur Jésus-Christ. Pour cela, il s’inspirait ouvertement de l’école contre-révolutionnaire.

Après cette rencontre providentielle, Jean Ousset comprit qu’il fallait réaliser « une action civique catholique non seulement par la doctrine professée (intelligence), mais encore par le recours aux sources inépuisables de la force divine (volonté) », autrement dit une réforme intellectuelle et morale. L’œuvre à fonder apporterait la partie intellectuelle et les exercices spirituels du père Vallet la partie spirituelle et morale.

  1. La création de La Cité catholique

Sous l’impulsion du père Vallet, qui leur avait mieux fait comprendre l’importance de la référence au Christ-Roi, Jean Ousset et Jean Masson reprirent, avec des convictions renforcées, les initiatives amorcées avant la guerre. Après avoir vérifié que rien de semblable n’avait été mis sur pied, ils créèrent une œuvre d’action civique qu’ils appelèrent Centre d’Études Critiques et de Synthèse. Pour Jean Masson, le CECS devait se placer clairement sur « le plan (…) de la contre-Révolution catholique ». La volonté des deux amis était de créer un organisme de laïcs agissant sous leur responsabilité civique à l’avènement d’un ordre social chrétien, grâce au droit reconnu par l’Église à tout catholique de prendre des positions politiques particulières. Il ne s’agissait pas de représenter l’Église mais de s’en faire l’écho « au plan de ces affaires sociales, civiques ou politiques que le naturalisme et le laïcisme révolutionnaire ne cessent de pénétrer ».

Le 29 juillet 1946, ils consacrèrent leur œuvre au Christ-Roi à la basilique de Montmartre, puis à la Sainte Vierge à la chapelle Notre-Dame de la Médaille miraculeuse, rue du Bac. La petite équipe s’installa d’abord à Salon-de-Provence où la famille de Masson possèdait une imprimerie. Ils y éditèrent un bulletin qui, au troisième numéro, prit le titre de Verbe, avec unecouverture jaune et blanche, et pour sous-titre Organe de formation civique pour la contre-révolution.

  1. Les premières années

Au cours des années suivantes et ce jusqu’en 1963, Jean Ousset et son équipe furent toujours très attachés aux retraites de Chabeuil. Car les CPCR diffusaient une doctrine et une spiritualité solidement catholiques et contre-révolutionnaires. Et, tout naturellement, ils encouragaient leurs retraitants à s’affilier à La Cité catholique, seule organisation franchement contre-révolutionnaire de laïcs catholiques en France à l’époque. Les dirigeants de la Cité catholique prirent donc l’habitude de faire des retraites à Chabeuil, et incitaient fortement leurs militants à faire de même. L’œuvre de Jean Ousset et Jean Masson et celle du père Vallet s’appuyaient ainsi l’une sur l’autre, La Cité catholique envoyant des retraitants à Chabeuil, Chabeuil donnant à ces retraitants de meilleures assises surnaturelles et une volonté mieux affermie de se consacrer à la restauration chrétienne de la cité. Ce fut une collaboration exemplaire : chacun restait dans son domaine, les clercs s’abstenant de toute forme de cléricalisme, les laïcs évitant d’ »endosser le surplis ».

En 1949, le CECS organisa à Saint-Étienne son premier congrès, au cours duquel il changea de nom pour devenir La Cité catholique. Ce premier congrès ne réunit que 17 participants, mais les suivants connaîtront une progression régulière : 60 à Bordeaux en 1950, 100 à Marseille en 1951, 150 à Dijon en 1953 (le congrès de Nantes en 1952 dut être annulé à cause de l’opposition de l’évêque du lieu), 300 à Angers en 1954, 700 à Poitiers en 1957, entre 1000 et 1500 à Issy-les-Moulinaux en 1960, … avec à chaque fois le soutien de plusieurs évêques français.

À partir de 1952, commença une action particulièrement importante : la publication dans Verbe (du n° 50 – février 1953 au n° 88 – décembre 1957) d’une série d’articles intitulés Pour qu’Il règne sur nous. L’ensemble de ces articles fut ensuite publié en deux tomes intitulés Pour qu’Il règne sur nous… au combat pour la cité catholique. Dossier I (432 pages en 1957) et Dossier II (444 pages en 1958) ; puis en 1959 une version revue et augmentée en un seul tome vit le jour, avec une couverture rouge et intitulé Pour qu’Il règne. Plusieurs autres éditions suivront, notamment en 1970 et 1975, avec à chaque fois une composition légèrement différente.

Outre la publication de Verbe, La Cité catholique agissait également selon un nouveau type d’organisation : les « cellules », petits cercles d’amis pour étudier la doctrine de l’Église et dont l’idée remontait à l’époque du Groupe de Montalzat.

Par sa revue Verbe, écrit Jean Madiran, par son « cour des cadres », par ses ouvrages et par ses « congrès », Jean Ousset a été, pour les générations catholiques d’après-guerre, à la fois un instituteur, un maître à penser, un guide spirituel : au milieu des ténèbres et des contradictions, il fut le gardien de ses frères en Jésus-Christ.

En 1955, Ousset décida de transférer La Cité catholique à Paris, et l’équipe s’installa rue Copernic. Deux ans plus tard, en désaccord sur différents points, Ousset et Masson se séparèrent tout en restant amis, Ousset resta ainsi le seul dirigeant-fondateur aux commandes.

En juillet 1964, La Cité catholique déménagea pour s’installer rue des Renaudes. Ce fut à cette époque que trois des futurs piliers de l’AFS y furent intégrés : Arnaud de Lassus en 1961, Ennemond Beth en 1968 et, un peu plus tard, Louis d’Anselme en 1972.

  1. Une transformation contestée

À la fin des années 1950, La Cité catholique était en plein essor. Mais arriva alors la crise de la guerre d’Algérie, puis, très vite après, la grande démolition conciliaire et post-conciliaire. Dès 1962, un changement d’orientation se dessina à Chabeuil. Peu à peu, dans les retraites, on vit s’atténuer l’insistance sur la royauté sociale de Notre Seigneur et sur les devoirs civiques des laïcs. Certaines des intuitions fondamentales du père Vallet furent négligées. Et l’extraordinaire efficacité résultant de la collaboration sans confusion entre la Cité catholique et les coopérateurs paroissiaux du Christ-Roi alla en s’amoindrissant au fil des années. Parallèlement, les évêques français se montrèrent de plus en plus ouvertement hostiles à La Cité catholique.

En 1963, Jean Ousset, devant ce constat et reprochant en outre à son œuvre d’être devenue un véritable mouvement, ce qu’il ne voulait pas qu’elle soit, prit la décision d’en modifier les structures jugées trop centralisées, et d’en changer le nom : La Cité catholique devint l’Office international des œuvres de formation civique et d’action doctrinale selon le droit naturel et chrétien, en abrégé L’Office. Ce nom, très long, selon R. de Neuville « se voulait délibérément imprononçable, même par le jeu des initiales, pour que l’on ne puisse plus se ranger derrière une étiquette ». 

Cinq ans plus tard, en 1967, le nom fut légèrement modifié : « action doctrinale » fit place à « action culturelle ». Parallèlement, le nom de la revue fut également changé et Verbe devint Permanences. Ces changements furent loin de faire l’unanimité ; notamment Arnaud de Lassus les jugea toujours regrettables, et le recul du temps le conforta dans ce jugement.

  1. Le développement de l’Office et la création de l’AFS

L’Office poursuivit, sous une étiquette différente, les tâches de La Cité catholique, luttant contre l’esprit de chapelle et jouant un rôle de rassembleur. Voulant que son œuvre ressemble à une association d’associations, Jean Ousset suscita la création de groupes auxiliaires, appelés « satellites », dont plusieurs sont encore en activité aujourd’hui : Centre d’Études des Entreprises (CEE), Centre d’Études et de Recherches des Cadres (CERC), Secrétariat d’Information et d’Études Familiales (SIDEF), Secrétariat d’Information pour les Collectivités Locales Et Régionales (SICLER), etc.

C’est ainsi que l’Action Familiale et Scolaire (AFS) vit le jour le 1er octobre 1975, par fusion de deux satellites : l’Action Scolaire et le SIDEF, créés respectivement en 1966 et 1967 par Michel Creuzet et Michel de Penfentenyo.

L’équipe de L’Office continua à organiser des congrès en Suisse avec un succès croissant : à Sion en 1964, puis à Lausanne de 1965 à 1977, avec la participation d’orateurs de renom : Gustave Thibon, Jean Madiran, Louis Salleron, les frères Charlier, … 2500 à 4000 personnes se retrouvaient durant trois jours, donnant l’occasion à des animateurs d’œuvres très variées d’harmoniser et de concerter leurs actions. En 1977, un journaliste du quotidien Le Monde constatait : « Trois jours durant, le palais Beaulieu de Lausanne a sans doute renfermé la documentation contre-révolutionnaire la plus importante d’Europe. »

Ces douze années des congrès de Lausanne furent des années de grand rayonnement : nombreux sont ceux qui trouvèrent dans les cellules de L’Office et à Lausanne une formation et une impulsion qui furent décisives pour leur vie ; beaucoup d’œuvres naquirent, soit des cellules, soit des rencontres faites à Lausanne ; et des concertations internationales purent s’opérer au cours de ces congrès qui réunissaient collaborateurs et amis venant d’une quinzaine de pays.

Malheureusement, après le concile Vatican II, L’Office et les groupes d’amis menant le même combat trouvèrent de moins en moins d’appui dans le monde ecclésiastique. Et les difficultés d’ordre religieux, nées du concile Vatican II, allaient être la cause de multiples divisions, en particulier, la promulgation du Novus Ordo Missae, Ousset n’ayant pas voulu prendre position.

  1. L’essai du « sociabilisme »

Au début des années 1970, Jean Ousset se remit à douter de l’efficacité de son œuvre, jugeant sévèrement d’une part les congrès dont l’organisation prenait, selon lui, trop de temps au détriment du travail de fond, d’autre part les satellites qu’il trouvait trop spécialisés et perdant le sens du combat général.

En 1974, il disparut brusquement : il quitta L’Office, sa famille, ses amis et, sous une fausse identité, il sillonna la France, fit la queue dans les bureaux de placement et accepta divers d’emplois très humbles pour lui permettre, disait-il de « rencontrer, parler, interroger, savoir de près, en direct, où en est le peuple de France ».

Deux ans plus tard, il réapparut et proposa une nouvelle évolution : le sociabilisme, qu’il définissait ainsi :

« Le sociabilisme, n’est pas une manière de convertir les gens à quelque autre système que ce soit. Il a pour but spécifique (très limité) de permettre à des gens de vivre ensemble, même si ces gens ne veulent changer en rien. »

Plusieurs dirigeants de L’Office, notamment Arnaud de Lassus, n’accrochèrent pas avec cette proposition de sociabilisme. Le terme ressemblait trop à ‘socialisme’. Et bien qu’Ousset se soit efforcé d’expliquer qu’il s’agissait d’une action préliminaire, rendue nécessaire par les désastres de l’après-1968, la tentative n’eut guère de succès et s’arrêta au bout de quelques années. Cette époque vit également la fin des grands congrès de Lausanne, le dernier ayant eu lieu en 1977.

III. LA SÉPARATION

Peu après, Ousset et certains dirigeants de L’Office souhaitèrent un remaniement profond de son organisation, lequel créa un climat de tension, au point qu’à la fin de 1979, il fut demandé à trois permanents de démissionner : Michel de Penfentenyo (responsable du SICLER), Ennemond Beth (responsable de l’AFS) et Arnaud de Lassus (responsable des réseaux). Désapprouvant cette mesure, Louis d’Anselme, secrétaire général de L’Office, démissionna lui aussi.

Michel de Penfentenyo décida de poursuivre l’action du SICLER en travaillant chez lui au Chesnay. Les trois autres, ne pouvant plus se rendre rue des Renaudes, prirent l’habitude d’aller dans les locaux du CEE situés avenue Niel, à une cinquantaine de mètres de la rue des Renaudes et essayèrent tant bien que mal de maintenir les activités de l’AFS qui avait à peine quatre ans d’existence. Providentiellement, un mois plus tard, en janvier 1980, le CEE déménagea rue de Logelbach, laissant libre les locaux de l’avenue Niel. L’Action Familiale et Scolaire s’y installa donc définitivement. Alors que jusqu’à présent, elle ne reposait que sur Ennemond Beth, elle se vit dotée du jour au lendemain de bureaux et de trois permanents à temps plein !

De son côté, L’Office poursuivit sa tâche de formation et d’action civiques et culturelles, mais demanda à tous les satellites d’agir désormais en autonomie complète. En 1981, il changea une fois de plus de nom, devenant ICTUS (Institut Culturel et Technique d’Utilité Sociale), puis une autre fois en 1997 pour devenir Centre de formation à l’action civique et culturelle selon le droit naturel et chrétien, pour finalement revenir en 2006 au nom d’ICHTUS, écrit cette fois avec un « h » pour coller à l’orthographe du mot « poisson » en grec.

Petit à petit, les orientations doctrinales et les modes d’action se différencièrent, Ichtus se réfèrant de plus en plus à l’enseignement conciliaire ou post-conciliaire, l’AFS restant indéfectiblement attachée aux enseignements des papes d’avant le concile.

Jean Ousset mourut à Paris dans la nuit du 19 au 20 avril 1994.

IV. LE DÉVELOPPEMENT DE L’AFS

Ainsi, janvier 1980 vit un changement complet dans le fonctionnement de l’AFS : l’organisme devint totalement autonome, disposant de locaux propres et fort de l’appui de trois permanents : Ennemond Beth, Louis d’Anselme et Arnaud de Lassus. De là date l’essor que nous lui connaissons.

  1. Le développement des activités

L’AFS développa ses activités dans huit secteurs : la formation civique générale, la défense de la famille, de l’école et de la vie, les catéchismes, la crise dans l’Église, les actions à l’étranger, enfin les stages et sessions de formation. Pour conduire toutes ces actions, l’équipe dut se renforcer. C’est ainsi qu’arrivèrent François Desjars en 1987, Michel Berger en 1989, Michel Desclos le Peley en 1996, André Frament en 1999… La revue s’étoffa et publia de nombreuses brochures, dont la série Connaissance élémentaire.

À ce jour, outre les 267 numéros de la revue, le fond documentaire de l’AFS contient plus de 400 brochures sur des sujets très variés, classés dans une soixantaine de rubriques autour de sept grands thèmes :

  • philosophie (métaphysique, idéologie, évolutionnisme, …) ;
  • bioéthique (culture de mort, avortement, euthanasie, …) ;
  • religion (doctrine sociale, liturgie, histoire de l’Église, modernisme, …) ;
  • famille ;
  • éducation (autorité, adolescence, enseignement, …) ;
  • histoire ;
  • politique (doctrine, démocratie, laïcité, FM, mondialisme, …).

Importante source documentaire donc, que de nombreux amis nous demandent de faire vivre.

  1. L’affaire des catéchismes

Peu après la séparation entre l’AFS et L’Office, éclata en France l’affaire des catéchismes Pierres vivantes, officiellement publiés le 15 avril 1981. S’agissant de l’éducation à la foi, l’AFS était directement concernée et très vite des articles parurent dans la revue remettant fermement en question le bien fondé de cette réforme. Et à partir d’août 1981, pratiquement tous les numéros de la revue abordèrent la question, parfois de façon succincte, mais souvent avec des dossiers de plusieurs pages. Ainsi, dès sa naissance pourrait-on dire, l’AFS eut à combattre très concrètement sur un sujet d’une importance vitale pour la foi, ayant souvent à lutter contre des ecclésiastiques.

L’année suivante, Ennemond Beth et Arnaud de Lassus se rendirent à Rome pour rencontrer le cardinal Oddi, préfet de la Congrégation pour le clergé, et lui remettre un important dossier sur la question. Le cardinal se montra très intéressé, ce d’autant que Mgr Gilson et Mgr Boffet étaient venus lui présenter le projet à l’automne 1980, et qu’il avait demandé d’effectuer plusieurs corrections. Le cardinal, devant l’intérêt du dossier de l’AFS, s’arrangea pour organiser dès le lendemain une entrevue avec le cardinal Ratzinger, qui venait d’être nommé préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi. Le cardinal Ratzinger se montra lui aussi très intéressé et demanda un dossier complémentaire. Deux semaines plus tard, Ennemond Beth retournait à Rome pour remettre ce dossier au cardinal Ratzinger. Anecdote amusante : dans le compartiment-couchette qu’il occupa, se trouvait également Mgr Boffet qui, cette nuit-là, voyagea sans le savoir avec un de ses principaux détracteurs !

Apparemment la démarche auprès de Rome porta ses fruits, car le cardinal Ratzinger se rendit à Lyon, puis à Paris, les 15 et 16 janvier 1983, pour donner une conférence au cours de laquelle il critiqua sévèrement le nouveau catéchisme des évêques de France, déclarant : « Ce fut une première et grave faute de supprimer le catéchisme et de déclarer « dépassé » le genre même du catéchisme. » Il reprocha le fait « qu’on n’a plus le courage de présenter la foi comme un tout organique en soi, mais seulement comme des reflets choisis d’expériences anthropologiques partielles ».

Pendant les premières années de ce combat, l’AFS eut la chance de bénéficier des lumières d’un personnage exceptionnel : le père Joseph de Sainte Marie, fils de Louis Salleron. Jusqu’à sa mort survenue en 1985, il éclaira les membres de l’AFS non seulement sur les catéchismes en signalant et expliquant les nombreuses erreurs doctrinales qu’ils contenaient, mais aussi sur la nouvelle messe. Plus généralement, il leur fit comprendre la gravité de la crise dans l’Église, et tout spécialement l’étendue de la pénétration du libéralisme dans l’enseignement du Magistère.

  1. Les développements récents ou en cours

S’il faut transmettre ce que nous avons reçu, il convient aussi d’y apporter notre propre contribution, conformément à l’enseignement de la parabole des talents. C’est pourquoi plusieurs éléments nouveaux ou changements sont apparus récemment. Tout d’abord, grâce au dévouement d’un nouveau collaborateur, la présentation de la revue a été améliorée. Élément nouveau le plus visible, il n’est cependant pas le seul.

3.1. Le rapprochement avec le MCF

Depuis juin 2018, l’AFS et le Mouvement Catholique des Familles (MCF) se partagent les locaux de l’avenue Niel que l’AFS occupait seule depuis 38 ans. En effet, les charges devenaient lourdes à supporter et il convenait de trouver un partenaire pour les partager, ce d’autant plus qu’avec le départ de certains permanents, certains bureaux étaient peu occupés. Mais surtout, les activités des deux organismes concourant chacun à aider les familles, l’un sur le plan financier, l’autre sur le plan intellectuel, se complétaient parfaitement.

3.2. La création du fonds de dotation Frédéric Le Play

Suite à ce rapprochement, les deux présidents de l’AFS et du MCF ont souhaité donner plus de poids aux actions au profit de la famille en créant un fonds de dotation avec pour objectif d’avoir à terme une fondation pour la famille, à l’instar de la fondation pour l’école. Agréé par la préfecture de Paris en mars 2018 sous le nom de Fonds de dotation Frédéric Le Play (FFLP), le fond met en place petit à petit les actions qu’il juge utile pour défendre la famille aujourd’hui : information, soutien juridique, intervention auprès de personnalités, etc.

3.3. La mise en place d’un nouveau site internet

L’important fond documentaire de l’AFS étant jugé sous-employé, il a été décidé de le rendre plus accessible. Pour cela, un nouveau site internet a été mis en place au mois de mai 2019 et propose soit sous forme papier, soit sous forme numérique tous les numéros de la revue et une grande partie des brochures. Actuellement, le quart des brochures est accessible. Petit à petit, les autres brochures sont intégrées au site. À terme, l’essentiel du fond documentaire sera accessible depuis le site.

Outre ces actions, d’autres sont envisagées et pourront voir le jour en fonction des ressources que l’AFS pourra trouver pour les conduire : cours de philosophie par internet à destination des parents pour leurs enfants en Première et Terminale, reprise des relations nouées avec le Canada par Arnaud de Lassus de 1990 à 2005, etc.

V. CONCLUSION : L’AFS AUJOURD’HUI

Quelles conclusions tirer de cette histoire ? Essentiellement trois.

Tout d’abord, une grande humilité. Les actuels dirigeants de l’AFS sont convaincus que « nous ne sommes que des nains juchés sur des épaules de géants ». Ils essayent de faire avec les moyens qu’ils ont, conscients que ceux qui les ont précédés restent des modèles difficiles à égaler. De plus, l’équipe actuelle est peu nombreuse, alors que le travail à faire reste toujours important. Mais Dieu aime les petits nombres et se plaît à aider les faibles.

Ensuite, un dévouement sans faille à l’établissement du règne du Christ-Roi. Ceci conduit à dénoncer les erreurs, rappeler la vérité enseignée par l’Église, et plus concrètement, défendre la Cité, à savoir, pour ce qui concerne l’AFS, défendre la famille et l’école.

Enfin, le souci constant de transmettre fidèlement. L’AFS est l’héritière d’une lignée d’acteurs contre-révolutionnaires et se doit de transmettre leur héritage sans le déformer, en l’adaptant simplement aux conditions de notre époque, plus particulièrement dans ses domaines de prédilection que sont la famille et l’école. Il lui faut donc rester fidèle à l’enseignement de l’Église, notamment des papes de Pie IX à Pie XII. Cet esprit de fidélité a été très bien résumé par Bossuet, dans un texte de référence cher à Arnaud de Lassus :

Lorsqu’il s’agit d’expliquer les principes de la morale chrétienne et les dogmes essentiels de l’Église, tout ce qui ne paraît point dans la tradition de tous les siècles et principalement dans l’antiquité, est dès là non seulement suspect, mais mauvais et condamnable ; et c’est le principal fondement sur lequel tous les saints Pères – et les papes plus que les autres – ont condamné les fausses doctrines, n’y ayant jamais eu rien de plus odieux à l’Église romaine que les nouveautés. Quant aux doctrines nouvelles dont on ne s’est jamais avisé, et qui par conséquent n’ont pas été combattues par les Anciens, il n’y a rien de plus nécessaire que de les rejeter, précisément comme nouvelles et inouïes, la Vérité ne pouvant jamais l’être dans l’Église.

C’est pourquoi, dans chaque brochure ou numéro de la revue, pour présenter les fondements sur lesquels l’AFS s’appuie, il est indiqué : « L’AFS se réfère à l’enseignement CONSTANT de l’Église catholique romaine et se soumet à son autorité légitime. » Et pour que nul n’en ignore, le mot « constant » a été mis en lettres capitales. Ainsi l’AFS espère-t-elle maintenir l’esprit qui avait présidé à la fondation du SIDEF et qui se définissait ainsi en 1966 :

1) Former une élite nouvelle décidée à payer le prix nécessaire à sa propre formation et à l’éducation de son entourage.

2) Organiser une concertation d’ami à ami, de foyer à foyer, pour opposer à la « Machine » un jeu de forces solides, multiformes fondé sur la force même de Celui qui a dit : « Ne craignez rien… j’ai vaincu le monde ».

Le monde sombre dans la folie parce qu’il s’est détourné de Dieu. La corruption des mœurs et des esprits gagne à proportion de la laïcisation de la vie sociale. C’est pourquoi tout espoir de salut doit commencer par un enseignement méthodique des principes. C’est la première condition d’un combat efficace contre les systèmes qui ruinent l’ordre humain et dissolvent, par là-même, la famille.

Nous ne pouvons atteindre « la masse » si nous n’atteignons pas d’abord les cadres naturels de la masse. C’est pourquoi notre intention, dans les débuts, est de toucher surtout ceux qui n’attendent que d’être aidés pour se mettre courageusement au travail.

Semper idem !

Yves de Lassus

Prières pour rencontrer l’autre (en temps de confinement)

Les relations humaines et les rencontres physiques sont fortement affectées et réduites du fait de la situation sanitaire. Mais nous devons cependant saisir toute occasion pour « rencontrer l’autre », qu’il soit de nos proches ou simplement sur ma route. Le Pape François évoque, dans Fratelli Tutti la « culture de la rencontre », qu’il nous faut développer.

C’est pourquoi, l’association Priants des campagnes (une initiative pour faire vivre nos églises par la prière fréquente, que nous avons déjà évoqué ici et ) propose un petit livret de prières intitulé « PRIERES pour RENCONTRER L’ AUTRE ». Ce petit livret (15cm x11cm) d’une quarantaine de pages est constitué de courtes prières, qui ont pour but de se préparer à la rencontre du prochain, qu’il soit croyant ou non. La tout est agrémenté de belles illustrations.

Vous pouvez le (ou les) commander par mail en écrivant à Didier Marchaut ([email protected]) qui vous le (ou les) fera parvenir par voie postale, au prix de 5 euros, plus frais de port. Ceux qui l’acquerront pourront aussi susciter de nouvelles commandes en le faisant connaître.

Le produit de la vente de ce livret est entièrement consacré à l’aide à des associations de fidèles et de priants qui ont besoin d’améliorer les conditions d’accueil et de prière dans leur église de campagne afin qu’elle demeure ouverte.

Saint Gérard, apôtre de la Hongrie

En pèlerinage à Venise, le chanoine Gérard Trauchessec a rapporté la vie de saint Gérard Sagredo, moine italien devenu évêque de Csanad en Hongrie au XIe siècle, biographie rédigée en italien en 1900 par Lodovico Crescenzio Dedek, chapelain de la Cour impériale et royale, archiviste de la bibliothèque universitaire de Budapest. C’est cette biographie que publient en français les éditions Via Romana, nous donnant ainsi accès à la vie de l’apôtre de la Hongrie.

Né à Venise en 980, Gérard devient moine puis abbé du monastère bénédictin San Giorgio. Alors qu’il projette d’aller en Terre Sainte, les circonstances le font passer par la Hongrie, où le roi saint Étienne réussit à le retenir pour lui confier l’éducation de son fils Emeric. Ermite puis premier évêque de Csanád, il évangélise les populations, instruisant les fidèles et les invitant à la piété et à la dévotion mariale. Enlevé par les païens avec deux autres évêques, il est lapidé et achevé à coup de lance puis jeté dans le Danube en 1046. Ses reliques ont été récupérées et dispersées entre Venise et la Hongrie.

Fresque orientale, peinture murale, trompe l’œil d’art sacré par Jean-Joseph Chevalier à Ste Maxime

Cette peinture offerte par des pélerins de Terre Sainte à la paroisse de Ste Maxime va servir à rendre présent aux enfants du catéchisme les réalités d’en haut. L’art sacré de Jean-Joseph Chevalier exerce ainsi sa vocation d’évangélisation dans les paroisses qui lui font confiance.

Restant au service de l’Eglise, retrouvez l’artiste sur son site.