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#PasDeVague : vague de reflux contre Jean-Michel Blanquer

Alors que plusieurs enseignants partagent sur les réseaux les violences dont ils ont été victimes, un professeur de SVT met en cause le ministre de l’Éducation nationale et son inaction dans la lutte contre les violences à l’école, lorsqu’il était recteur de l’académie de Créteil en 2008. Entre 2007 et 2009, Jean-Michel Blanquer “n’a rien fait” pour endiguer la violence qui sévissait dans l’académie de Créteil, selon Jérémy Destenave qui livre son témoignage au HuffPost. Ce professeur évoque des faits de violences envers des membres de l’équipe pédagogique du collège Karl-Marx de Villejuif.

L’enseignant a interpellé le ministre dans une série de tweet, dans lesquels il évoque des faits remontants à l’année 2008. Il a notamment exhumé une lettre adressée au moment des faits à l’académie de Créteil, dans laquelle il évoque une série d’incidents au sein de cet établissement du Val-de-Marne. Ce dernier met en garde Jean-Michel Blanquer contre “de plus en plus de violences verbales (insultes, crachats) et physiques (gifles, coups, jets d’objets).” En annexe de ce courrier, une liste des incidents rencontrés dans l’établissement: trois gifles à un surveillant, une agression d’un surveillant avec un briquet, ou encore un portable volé à un professeur… Des gestes restés impunis. Malgré les avertissements répétés auprès de l’administration, rien n’a été fait pour endiguer cette vague de violence :

Jean-Michel Blanquer était clairement au courant. Il n’a rien fait, il a été inefficace. (…) Tous mes collègues qui ont voulu porter plainte et parler de leurs problèmes, on leur a mis des bâtons dans les roues. Nous étions abandonnés.

L’académie nous a envoyé des gens qui sont venus nous faire culpabiliser pour nous dire que s’il y avait des soucis c’était de notre faute, c’est parce que nous n’avions pas de bonnes méthodes.

Le ministre de l’Éducation nationale a déclaré sur BFMTV, ce lundi :

“Je sais bien qu’il y a parfois des réalités masquées dans la vie quotidienne de nos élèves et de nos professeurs, il est tout à fait normal qu’elles s’expriment. Ça ne me gêne pas que des gens disent ce qui leur arrive sur le terrain. On se plaint suffisamment des effets négatifs des réseaux sociaux pour ne pas se plaindre quand les réseaux sociaux permettent justement de prendre conscience d’un phénomène.”

Mais tout va aller mieux depuis que Macron a fait interdire les portables…

En réponse à Agnès Buzyn, Alliance VITA annonce une campagne nationale d’alerte et de mobilisation pour l’enfant

Communiqué d’Alliance Vita :

Avant même la fin des auditions à l’Assemblée Nationale des principales associations sur la révision des lois de bioéthique (Alliance VITA sera auditionnée mercredi 24 octobre), Agnès Buzyn a révélé l’insertion dans le futur projet de loi de bioéthique de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) sans père, pour femmes célibataires ou vivant en couple.

 Au nom de la protection des droits de l’enfant, Alliance VITA a décidé de réagir avec force. Contrairement à ce qui est avancé par les promoteurs d’une PMA abandonnant le critère d’infertilité médicale pour en exclure le père, Alliance VITA rappelle que les Français sont profondément attachés au rôle du père et, très majoritairement, à la garantie pour un enfant né de PMA d’avoir un père et une mère (sondage IFOP de juin 2018).

 Pour Tugdual Derville, délégué général d’Alliance VITA :

« Le Président de la République ne peut pas ignorer le risque qu’il prend en provoquant, à quelques mois des Européennes, une bataille sociétale qui diviserait profondément les Français. Il ne peut pas non plus ignorer que ceux qui revendiquent une PMA sans critère d’infertilité et sans partenaire masculin sont très minoritaires, et que leur revendication s’articule d’ores et déjà avec la revendication masculine de la Gestation par Autrui (GPA), alors que cette pratique des mères porteuses instrumentalise le corps des femmes. Par ses déclarations, Madame Buzyn nous incite à nous mobiliser sans tarder pour l’intérêt supérieur des enfants. Nos équipes s’apprêtent à agir dans toute la France dès novembre. »

La dérisoire « affaire » Mélenchon repose la question du rôle de Médiapart dans le pouvoir judiciaire

De Bernard Antony suite à l’affaire Mélenchon :

Les mélenchoniens, mélenchophiles ou mélencholâtres n’ont pas à s’inquiéter. Certes les fulminations colériques de leur lider maximo contre des journalistes de France-Info ont suscité de la réprobation et même quelque apparente indignation dans la classe politico-médiatique.

Mais ils peuvent se rassurer : rien de semblable à la féroce haine excommunicatrice qui se déversa jadis à plusieurs reprises contre Jean-Marie Le Pen ayant certes par trop complaisamment usé et abusé d’un mot inapproprié qui n’était tout de même pas… un détail.

En effet, déjà, on a pu en entendre plus d’un mettre les mélenchonnades sur le compte du tempérament un peu trop colérique du « conducator » du Vieux Port par ailleurs « si cultivé », ajoutent-ils avec une certaine tendresse.

Non, la brouille ne durera pas. Elle ne sera que brouillard vite dissipé car les médias ont objectivement besoin de Mélenchon autant que Mélenchon des médias. Et d’autant plus qu’en réalité ils sont d’accord sur l’essentiel sinon sur tout !

Car, à la vérité, Mélenchon est un parfait conformiste constamment aligné sur l’idéologiquement correct qui règne globalement dans les médias, depuis les écoles de journalisme où tous les sondages effectués au moment des élections ont révélé que les étudiants, sans doute bien recrutés, votaient à gauche ou à l’extrême-gauche à près de 100 %.

Ainsi Mélenchon, en réalité lider « maximots » d’une fraction de France bien soumise, est-il totalement d’accord avec eux tous ou quasiment tous, en parfaite acceptation du meilleur des mondes politico-culturel, celui de tous les pseudo-antiracismes, mais où l’on ne dénonce jamais les racismes réels (anti-français, anti-chrétien, anti-humain…).

Contre « l’islamophobie », contre « l’homophobie », plus et mieux que Mélenchon, ma parole, tu meurs !

Le hic, il est vrai, c’est que ce maluche se croyait un intouchable insoumis totalement à l’abri de petites méchancetés de quelques juges. Il les croyait insoumis à sa manière, et donc plus respectueux de son magistère moral de défenseur des classes populaires que de l’aura d’un Fillon ou de celle d’un Sarkozy, tous deux issus de la putride bourgeoisie dont il n’a cessé d’exprimer une haine de garde rouge.

Mais, triste erreur pour le camarade Mélenchon, ce n’est pas parce qu’un certain nombre de magistrats plus ou moins lénino-trotskystes (ceux du syndicat de la magistrature) ont osé naguère ignoblement afficher sur un « mur des cons » les photos de ceux qu’ils exécraient révolutionnairement, que tous les magistrats seraient sur une ligne d’inconditionnel respect de ses agissements ou de ses modes de financement.

Mais ne voilà-t-il pas que sur son dossier aussi, après les perquisitions, Mediapart a aussitôt obtenu des révélations et notamment sur la découverte d’une source d’argent liquide (12 000 €) sommeillant en quelque tiroir de sa trésorerie. La question à ce stade est de savoir comment, une fois de plus, une fois encore, Mediapart, agence d’information, a pu être informé de ce qui relève en bonne justice des secrets d’une instruction judiciaire.

Sur ce point, l’indignation de Mélenchon est légitime, comme l’était celle de Fillon. Et il ne cesse d’en être ainsi dans de multiples affaires. Car que devient alors le principe si invoqué de l’indépendance de la justice quand au sein de l’institution judiciaire s’instaure à l’évidence l’usage de tout « balancer » à des informateurs des medias ?

Car, au fil des années, l’agence Mediapart, créée par le journaliste Edwy Plenel spécialisé en recueil et diffusion de délations, est devenue comme une véritable institution nouvelle, une institution médiatique parasite, greffée sur l’institution judiciaire, hors de tout contrôle, au mépris de la séparation des trois pouvoirs (législatif, exécutif, judiciaire) censée être le fondement de notre système républicain.

Mélenchon hurle contre cela. Sur ce point il n’a pas circonstanciellement tort, même s’il se manifeste ainsi, lui, l’inconditionnel de Castro et de Chavez, à rebours de son approbation des régimes totalitaires, dans lesquels le parti contrôle non seulement les trois pouvoirs mais aussi le quatrième, le pouvoir médiatique.

Or peu à peu, le toujours lénino-trotskyste Edwy Plenel, fût-il devenu islamophile, perfectionne son modèle de surveillance tchékiste de notre système politico-social, et d’abord, et surtout, de ses semblables idéologiques, par nature les plus suspects, comme l’imprécateur révolutionnaire Mélenchon aux allures de Danton. Plenel n’est certes pas encore comme dans « 1984 » en position de Big Brother exterminateur de tout rival. Mais il distille sans cesse ses venins et tisse inlassablement ses toiles d’araignée.

Mélenchon, hélas, au-delà de son exaspération, ne semble avoir ni la lucidité ni la culture pour remettre en cause ses convictions révolutionnaires archaïques. Car, n’en déplaise, à sa bête noire Macron, c’est d’une véritable et novatrice contre-révolution dont la France a aujourd’hui besoin : celle qui notamment organiserait la distinction des pouvoirs, mais redonnant au pouvoir exécutif rien que sa place mais toute sa place, la première, pour harmoniser les pouvoirs, conduire les politiques de bien commun et arbitrer les intérêts.

Ce n’est qu’ainsi, même « le diable portant pierre », que Mélenchon pourrait être un utile démon…

#PasDeVague : la vérité par des profs victimes de violence et lâchés par leur hiérarchie

Lu ici :

“C’est le #MeToo des enseignants. Depuis quelques jours, le hashtag #Pas de vague a été relayé par des centaines de professeurs sur Twitter, dénonçant les violences dans les établissements et le manque de soutien de leur hiérarchie. Cet élan de protestation intervient après la diffusion d’une vidéo montrant un lycéen de Créteil braquant en pleine classe une arme sur son enseignante. Une arme qui était en réalité un pistolet à billes. Cette vidéo avait provoqué de nombreuses réactions politiques, et notamment celle du ministre de l’Éducation nationale dans un interviewdonné au Parisien”.

Exemples sur Twitter :

“Sortie en plein cours pour aller chez le proviseur pour un 0 mis à un élève qui avait triché. L’élève, qui s’était plaint, était là et j’ai été sommée de m’expliquer. J’ai du “prouver” qu’il avait réellement triché. Sanction ? Aucune.

“Ma collègue insultée de “sale pute” par un élève et qui demande une sanction auprès du principal, réponse de ce dernier : “Oh ! Vous êtes susceptible aussi !”

“On m’a crache dessus et on m’a menacé de me “castagner A la sortie”. Punition : aucune. Je porte plainte. CDE: “bon j’ai posé 3 jours d’exclusion, mais vous êtes dans le répressif, pas dans l’éducatif…”

“J’aurais aimé être soutenue lorsqu’une élève, il y a qqs années, m’a tapé dessus dans un couloir de mon établissement. Mais le conseil de discipline ne l’a pas même exclue. Et on m’a expliqué qu’il fallait prendre les choses moins à coeur. Voilà la réalité du terrain.

“Une élève m’insulte et me menace. Je fais un rapport à la principale. Elle me convoque pour une confrontation (sic) avec l’élève. Elle commence : « Alors Mme Lapnyx, cette élève se plaint que vous ne l’aimez pas… » Bref, c’était à moi de me justifier !!!

Macron refuse d’honorer les maréchaux de la Grande guerre et veut partager l’arme nucléaire avec l’Allemagne

Les armées et les Français vont-ils laisser faire ce parjure? L’histoire de France n’appartient pas à un seul homme et il n’appartient à aucun homme de récrire l’histoire de France :

“La décision de ne pas rendre hommage aux huit maréchaux de la Grande Guerre, dans le seul but de ne pas citer Pétain, est une véritable ignominie.Les noms de ces grandes figures de notre Histoire doivent rester dans les mémoires : Joffre, Foch, Pétain, Gallieni, Fayolle, Franchet d’Esperey, Lyautey et Maunoury.

Alors que la haute hiérarchie militaire souhaitait qu’un hommage soit rendu, non seulement au peuple à travers les Poilus, mais aussi aux militaires de carrière, en célébrant ces huit maréchaux, l’Élysée botte en touche par peur d’un couac avec la communauté juive et les opposants à Pétain.

La France va donc honorer ses Poilus, mais sans honorer leurs chefs prestigieux, artisans de la victoire. C’est une honte. C’est une insulte à notre Histoire, une omission scandaleuse pour de simples raisons politiques, totalement déplacées.

Pétain, héros de Verdun ou traître à la patrie ?

Éternelle question qui a longtemps divisé les Français, coupant le pays en deux, comme le fit en son temps l’affaire Dreyfus, et qui gêne encore le pouvoir, dès lors qu’il s’agit d’honorer la mémoire des héros de 14-18. Ce qui est caractéristique de l’esprit français, c’est cette incapacité à séparer le bon grain de l’ivraie, à faire la juste part des choses, à conserver la part du “bien” tout en rejetant le “mal”, quand il s’agit de juger un grand homme, une figure de l’Histoire comme le maréchal Pétain.

102 ans après sa victoire, le “Héros de Verdun”, le « Lion de Verdun » disent les Anglais, n’est toujours pas réhabilité et ne le sera sans doute jamais. Ceux qui réclament la révision de son procès se heurtent à un mur. C’est quand même consternant. J’ai souvent fait un parallèle entre Pétain et Mao. Non pas pour ce que furent ces deux grands hommes, que tout sépare, mais pour le jugement que leurs peuples respectifs portent sur eux. C’est le jour et la nuit” (suite).

Demain se tient un colloque national sur les Maréchaux de la Grande guerre : l’occasion de redire des vérités?

Sympathiques juges… un trafiquant de drogue remis en liberté

Qui jugera les juges défaillants ?

Un homme, condamné en première instance au mois de juin dernier à 6 ans de prison ferme assortis d’une période de sûreté des deux tiers, a finalement été remis en liberté sine die le 7 octobre dernier. Le détenu a ainsi pu recouvrer la liberté de manière inespérée après un « oubli  » des juges de la cour d’appel de Paris.

Ces derniers devaient statuer sur son sort dans un délai de quatre mois après l’appel déposé par son avocat, Me Yves Levano, le jour de la condamnation en première instance de son client, intervenue le 7 juin dernier devant le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne). Finalement rejugé le 3 octobre, Lamin M., né en Gambie, a vu les juges de la cour d’appel mettre leur décision en délibéré à la date du 7 novembre prochain. Soit au-delà du délai de quatre mois impartis… […]

Intox : le livre de Marc-Olivier Fogiel ne fait pas un carton

Pour appuyer la propagande sur la GPA, Pure People fait croire que le livre fait un carton :

Or, malgré l’intense propagande médiatique, ce livre n’est que 50ème dans le classement officiel editstat des 200 meilleures ventes. A titre de comparaison, le “Destin français” d’Eric Zemmour est toujours classé 10ème après 5 semaines de présence (et après avoir été classé directement 1er). Et ceci, en dépit de la censure des médias.

D’après nos informations, en 12 jours (du 3 au 14 octobre), Fogiel n’a vendu que 4 643 livres. Même les LGBT ne s’intéressent pas à la GPA… Pour rappel : Zemmour vendait plus de 2 000 livres par jour lors de la parution.

Un prêtre dénonce la sous-culture de l’homosexualité du grand séminaire britannique

Le père David Marsden, ancien tuteur de formation au séminaire britannique St. Mary’s à Oscott, en Angleterre, a voulu percer la chape de plomb qui couvre la tolérance, voire la protection accordée à l’homosexualité dans l’Église catholique :

« Je vous écris à tous pour vous demander d’agir et de prendre les mesures nécessaires pour réformer les trois séminaires restants en Angleterre. Les séminaristes orthodoxes [qui respectent le canon] et hétérosexuels méritent un séminaire exempt de sous-culture gay et de personnel de formation homosexuel. »

« Je pense qu’il est de mon devoir d’informer à présent les catholiques fidèles que le collectif homosexuel au sein de la hiérarchie qui a permis à McCarrick de fonctionner sans obstruction est toujours bien vivant aujourd’hui dans l’Église catholique en Angleterre et au Pays de Galles ».

Il a lui-même été démis de ses fonctions pour être entré en confrontation avec cette coterie. Il a été limogé en mai dernier par le recteur du séminaire, le chanoine David Oakley, parce qu’il avait recommandé à un séminariste ouvertement homosexuel de quitter le programme de formation. Le recteur lui a rétorqué que son évêque était « catégorique » sur le fait que cet élève resterait en formation,

« que ce n’était pas ainsi que lui-même et plusieurs évêques interprétaient l’enseignement de l’Église sur l’homosexualité »…

Le père David Marsden rapporte qu’un directeur spirituel du séminaire d’Oscott avait admis devant lui éprouver de l’attirance pour les jeunes hommes et que le chanoine David Oakley n’avait rien fait contre.

« Le recteur est conscient de ce fait mais semble incapable de se confronter avec cet individu. Il a pourtant même noté que les amis qui accompagnent cet homme pour les vacances, chaque année, sont également homosexuels »…

Un autre des directeurs spirituels du séminaire pense aussi que les prêtres homosexuels sont une excellente idée car ils peuvent servir plus efficacement la communauté catholique homosexuelle !

Le père Marsden précise que les archevêques de Birmingham (Bernard Longley) et de Westminster (Vincent Nichols) avaient été informés de ces problèmes à Oscott et « semblaient préférer les ignorer ». L’évêque du diocèse de Menevia, Mgr Thomas Burns (sacré par Mgr Cormac Murphy O’Connor qui, faut-il le rappeler, a été l’objet d’une brève enquête pour abus sexuels, en 2013, interrompue par le pape François lui-même) n’a, lui, jamais caché son approbation…

L’affaire Khashoggi, ou le cynisme occidental face à l’Arabie saoudite

Analyse d’Antoine de Lacoste :

Depuis le début de l’affaire Khashoggi, ce journaliste tué dans les locaux du consulat saoudien en Turquie, l’Arabie saoudite a multiplié les mensonges. Après avoir affirmé que le journaliste était ressorti libre du consulat, elle a finalement admis, devant l’évidence, qu’il y était mort, mais à la suite d’une bagarre. On imagine, en effet, aisément, alors que le journaliste venait chercher des papiers lui permettant d’épouser une Turque, ce dernier cherchant à se colleter avec les barbouzes du consulat…

Personne ne croit à cette thèse et il semble évident que les deux jets ayant fait l’aller-retour Riyad-Istanbul le même jour transportant plusieurs membres des services secrets saoudiens se sont déplacés pour régler le cas Kashoggi.

Ce dernier était un islamiste convaincu, ce que l’on oublie un peu, et ses liens avec feu Ben Laden sont bien connus. Il était ensuite devenu proche des Frères musulmans, donc du Qatar, nouvel et récent ennemi de l’Arabie saoudite de Mohammed ben Salmane. Il semble que ce soit pour éviter de faire partie de la vague d’arrestations qui a frappé le royaume l’année dernière que Jamal Khashoggi avait préféré s’enfuir aux États-Unis. Il y comptait de nombreux amis, avait été fort bien accueilli et, depuis, réglait ses comptes avec le régime saoudien par de nombreux articles publiés dans le Washington Post.

Depuis cette disparition, le monde occidental est bien embarrassé. Si sourcilleux sur le respect des droits de l’homme quand il s’agit de la Syrie, de la Russie et maintenant, pourquoi pas, de la Hongrie, peut-il passer l’éponge aussi facilement sur ce qui s’apparente bien à un crime d’État ?

Alors, comme d’habitude, on fait semblant : Bruno Le Maire annule sa participation au « Davos du désert » prévu à Riyad mais cela « ne remet pas en cause le partenariat stratégique avec l’Arabie saoudite », Emmanuel Macron attend les résultats de l’enquête, le PDG de Thales annule également son déplacement mais, rassurez-vous, le patron de la branche spatiale sera bien là…

Ce qu’il y a de bien, avec Donald Trump, c’est qu’il ne se croit pas obligé de faire semblant. Ses récentes déclarations à Fox Business portent assez haut le cynisme assumé : « S’ils étaient au courant, c’est mauvais. S’ils ne savaient rien, des événements malheureux peuvent arriver. ». Certes, surtout dans un consulat… Il ajoute, finaud : « Nous voulons être malins. Je ne veux pas renoncer à 110 milliards. Il s’agit d’emplois. »

Son amitié pour Riyad est, d’ailleurs, assez ancienne. Ne disait-il pas, lors de sa campagne électorale : « Les Saoudiens, ils m’achètent des appartements. Ils dépensent 40, 50 millions de dollars. Je les aime beaucoup ! » On sait prévoir l’avenir, à Riyad.

La flagornerie occidentale vis-à-vis de l’Arabie saoudite est très ancienne, et cette affaire ne remettra pas en cause une servilité si éprouvée.

Elle embarrasse toutefois le roi Salmane Al Saoud, qui a écarté des cercles du pouvoir deux proches du prince héritier Mohammed ben Salmane. De plus, un des membres des services secrets saoudiens, le lieutenant Saad al-Bostani, présent au consulat, vient de mourir opportunément d’un accident de voiture à Riyad. Mohammed ben Salmane doit comprendre qu’il ne faut pas faire n’importe quoi.

Mais que l’on se rassure : quoi qu’il arrive, au Proche-Orient, les gentils sont Israël et l’Arabie saoudite et les méchants les Iraniens et les Syriens. Ainsi en a décidé la grande Amérique.

Mgr Macaire : ce n’est pas parce qu’on s’habille en civil qu’on sort du cléricalisme

Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France en Martinique, Mgr David Macaire est le plus jeune évêque de France. Présent au synode, il répond à un entretien dans La Vie. Extrait :

Il reste une semaine avant la fin du synode, qu’est-ce qui émerge dans votre groupe comme point fort ?

L’importance de la communauté. Le désir d’une Église plus familiale et de familles plus ecclésiales. La nécessité de faire confiance aux jeunes, mais pas de façon démagogique. Certaines interventions comportaient des éléments un peu démagogiques, comme si écouter les jeunes voulait dire qu’ils avaient la science infuse sur tout ! Il est aussi beaucoup question de comment faire vivre l’échange entre générations pour permettre la transmission d’un héritage, la tradition de l’Église, qui est tout sauf figée. La tradition est quelque chose de vivant. Il s’agit donc de transmettre un héritage en le faisant évoluer pour qu’il en reste toujours la substantifique moelle. L’image de la pirogue a été évoquée : les jeunes rament, donne la vigueur, et l’ancien donne l’orientation ! Et puis émerge aussi l’exigence de qualité des jeunes. S’ils aiment autant les stars de foot c’est qu’ils recherchent l’excellence… Cette excellence, nous pouvons la proposer à travers des figures de saints ! La figure des prêtres est également importante pour eux. Ils réclament des prêtres disponibles, pas des managers qui administrent. Et aussi des prêtres exemplaires.

Vous évoquez l’importance de la communauté et des paroisses… Mais la réalité dans bon nombre de paroisses en France, ce sont des assemblées dominicales vieillissantes et des prêtres fatigués !

L’Église a le savoir faire. Elle sait créer du dynamisme aux JMJ, dans les petits groupes, dans les aumôneries, les patronages, dans les écoles chrétiennes, elle sait être dans des endroits où on a besoin d’elle. Pourquoi la paroisse ne sait-elle pas le faire ? Je pense que ça part du fameux cléricalisme dont parle le pape, et qui ne concerne pas que le prêtre. C’est toute l’Église qui est cléricalisée dans le mauvais sens du terme… On a fait reposer sur le prêtre tous les ministères. Aujourd’hui on lui demande d’être à la fois d’être le chef d’établissement, le gestionnaire, le professeur, l’accompagnateur. D’où le burn out, la vie impossible et l’isolement. Cela ne va pas. Il est temps de revenir à une Église où les prêtres sont des curés d’Ars ou des « Benjamin Bucquoy », comme le héros de Monsieur le curé fait sa crise de Jean Mercier. Qu’ils retrouvent l’essentiel de leur sacerdoce, ce pour quoi ils ont donné leur vie : accompagner des gens – en plus, c’est ce que les jeunes demandent ! –, visiter les pauvres, les familles, célébrer, prier, prêcher, enseigner, partir en pèlerinage avec les fidèles ! Et non pas s’épuiser en réunions. C’est pour cela que les prêtres donnent leur vie. Et ce n’est pas parce qu’on s’habille en civil qu’on sort du cléricalisme, mais quand on est au milieu d’une « communauté de disciples missionnaires », comme dit le pape François. […]

En introduisant dans le concept de laïcité une notion d’égalité des religions, les responsables assurent la promotion de l’islam

Analyse de Ligne Droite :

Normalement, la laïcité devrait conduire à contester l’islam qui est réfractaire à la séparation du politique et du religieux. Mais en introduisant dans le concept de laïcité une notion d’égalité des religions, les responsables de la classe politique et médiatique en viennent à placer sur le même plan le christianisme et l’islam. Ce faisant, ils assurent la promotion de ce dernier tout en dévalorisant notre identité chrétienne.

La laïcité égalitaire

Les tenants du Système ont en effet dénaturé la notion même de laïcité en y introduisant l’idée que l’État et les pouvoirs publics doivent traiter également toutes les religions. Or, cette dimension égalitaire, qui n’est nullement contenue dans le concept de laïcité, est naturellement celle à laquelle les tenants du politiquement correct se réfèrent le plus souvent. Ceux-ci vont dès lors utiliser la laïcité pour mettre sur le même plan la religion chrétienne et la religion musulmane. Ce qui les conduit à faire reculer la première et à légitimer la seconde. N’est-ce pas d’ailleurs ce que l’on observe tous les jours ? L’islam est au centre des préoccupations des médias quand le christianisme en est pratiquement absent.

La laïcité contre notre identité

C’est d’ailleurs au nom de la laïcité, remise à l’honneur par la montée de l’islam, que le Système s’en prend maintenant à toutes les manifestations publiques du christianisme avec, comme objectif, de l’évacuer totalement de la sphère publique. C’est, par exemple, au nom de cette logique que certains réclament l’interdiction des crèches à Noël, que d’autres veulent faire taire les cloches des églises et que d’autres encore font la chasse aux croix dans l’espace public. Pis, lorsqu’on veut réglementer une pratique de l’islam contraire à nos traditions, on cherche à s’en prendre symétriquement à l’une de nos coutumes. Ainsi, l’interdiction du port du tchador a-t-elle été étendue à tous les signes religieux ostensibles, y compris bien sûr au port d’une croix, lequel ne posait pourtant aucun problème.

De plus, cette vision d’un laïcisme symétrique et égalitaire conduit à nier la composante chrétienne de notre identité. Indépendamment de toute considération religieuse, que l’on soit catholique ou non, pratiquant ou non, personne ne peut pourtant nier que notre nation a été façonnée par le christianisme. Il suffit d’observer notre territoire si riche de calvaires, d’églises et de cathédrales ou de s’intéresser à la toponymie des lieux désignés pour beaucoup par le nom d’un saint ou encore de se rappeler que les jours fériés correspondent pour la plupart à des fêtes chrétiennes. Or, si l’on nie cette réalité, si l’on cherche à l’occulter, voire à la détruire, au nom de la laïcité, on gomme tout un pan de notre identité face à l’identité conquérante de l’islam.

La laïcité au service de l’islam

En plaçant ainsi sur le même plan une religion qui a marqué notre nation pendant quinze siècles et une autre qui n’est présente en France que depuis quelques décennies seulement, le Système assure une promotion extraordinaire à l’islam, lui conférant de ce fait un statut de tout premier plan au sein de notre pays. Dévoyée par les tenants de la pensée unique, la laïcité conduit dès lors, indirectement et paradoxalement, à renforcer l’islam en l’installant et en le légitimant sur notre sol, tout en érodant par ailleurs notre propre identité.

L’impératif d’identité

Aussi, pour combattre la montée de l’islam, Ligne droite estime nécessaire de sortir du schéma politiquement correct et de s’appuyer sur le concept d’identité. Car les valeurs républicaines comme celles de la laïcité ne suffisent pas pour asseoir intellectuellement une opposition claire à l’islamisation de notre pays. Seul, le recours au concept d’identité permet de lever toutes les ambiguïtés. Avec lui, tout devient simple et légitime : l’islamisation doit être combattue car l’islam n’est pas compatible avec notre identité, ni sur le plan historique, ni sur le plan religieux, ni sur celui des valeurs. En clair, il ne procède pas de la même civilisation. La défense, ô combien légitime, de notre propre civilisation impose donc d’empêcher l’islam de s’installer massivement sur notre sol.

Mise en concertation de l’utilisation de la force nucléaire française avec l’Allemagne ?

C’est l’alerte de Paul-Marie Coûteaux :

 


Début octobre, Paul-Marie Coûteaux alertait sur le risque que la France partage avec l’Allemagne son siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU :

 

Par ailleurs, lors de la présentation à l’Elysée de « l’itinérance mémorielle et territoriale » (sic) que le chef de l’Etat compte effectuer à l’occasion du centenaire de l’armistice de 1918, il est indiqué qu’il n’y aura pas de défilé ou de parade militaires. Si les armées organisent leur propre cérémonie aux Invalides pour rendre hommage aux soldats de la Grande Guerre, le président de la République ne sera pas présent. Marine Le Pen a réagi :

 

Encadrement de la PMA : la triple infox d’Agnès Buzyn

Invitée du Grand Jury RTL – Le Monde, le ministre des Solidarité et de la Santé a signé 3 « infox » relevées par La Manif Pour Tous :

  1. L’évolution de l’encadrement de la PMA n’est pas une promesse de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron.
  2. Une telle évolution n’est pas encouragée par le Conseil d’Etat ni par le Comité Consultatif National d’Ethique.
  3. Cette mesure n’est pas soutenue par les parlementaires. Aucun des 2 rapports de l’OPECST (Office Parlementaire de l’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques) n’est encore publié, ni les conclusions de la mission d’information parlementaire dont les auditions se poursuivent.

La Manif Pour Tous commente :

Par ses déclarations surprenantes, Agnès Buzyn semble défier le Président de la République et le Premier Ministre en voulant leur forcer la main, loin de leur volonté partagée d’une approche apaisée d’un sujet sensible qui divise en profondeur la société.

Au cours de la campagne pour l’élection présidentielle de 2017, Emmanuel Macron s’était déclaré favorable « à titre personnel » à une évolution des règles encadrant l’accès à la PMA. Mais cette mesure ne figurait pas dans son programme présidentiel. Sur ce sujet de la PMA, Emmanuel Macron a toujours pris le soin de conditionner tout projet législatif à l’existence préalable d’un large consensus. C’est le sens des propos qu’il a tenu dans les colonnes de Têtu le 24 avril 2017 : « je souhaite qu’il y ait un vrai débat de société : si un tel débat aboutit favorablement, je légaliserai la PMA, mais je ne le porterai pas comme un combat identitaire. »

Contrairement aux propos d’Agnès Buzyn, ce n’est donc pas une promesse de campagne. De tels propos sont d’autant plus étonnants que la Ministre des Solidarité et de la Santé a reconnu il y a un mois (23 septembre 2018) sur France Inter que « La PMA, c’est une bombe si l’on décide d’en faire un combat de société. » C’est précisément ce que souhaitent éviter les Français en souhaitant le report d’un débat aussi clivant, sensible et polémique. 56% des Français attendent du gouvernement qu’il « reporte ce débat à plus tard pour ne pas diviser inutilement les Français ». Ils sont également une nette majorité à se prononcer en ce sens parmi les sympathisants de LREM (54%), source : Ifop, septembre 2018.

Deuxième infox d’Agnès Buzyn : la position du Conseil d’Etat et du CCNE. Dire que les feux sont au vert pour l’évolution de l’encadrement de la PMA est une approche tendancieuse et partisane. Le Conseil d’Etat a rendu un avis le 28 juin, puis une décision le confirmant le 28 septembre, dans lequel il souligne que l’encadrement actuel de la PMA est conforme et respectueux du principe d’égalité et ne pose par conséquent aucun problème de discrimination.

En effet, écrivent les Sages,

« les couples formés d’un homme et d’une femme sont, au regard de la procréation, dans une situation différente de celle des couples de personnes de même sexe (…) La différence de traitement, résultant des dispositions critiquées, entre les couples formés d’un homme et d’une femme et les couples de personnes de même sexe est en lien direct avec l’objet de la loi qui l’établit et n’est, ainsi, pas contraire au principe d’égalité. »

En outre, dans son rapport relatif à la révision de la loi de bioéthique publié au début de l’été, le Conseil d’Etat affirme que rien n’oblige le législateur à aller dans un sens ou dans l’autre, tout en développant les conséquences d’une modification de l’encadrement de la PMA. Quant au Président du CCNE, il a constaté « l’absence de consensus sur la PMA » à l’issue des Etats généraux de la bioéthique,

Enfin, la Ministre des Solidarité et de la Santé laisse entendre que les parlementaires seraient favorables à la PMA en l’absence de père pour l’enfant. Cette prise de position est choquante à plus d’un titre. Les travaux parlementaires préparatoires à la révision de la loi de bioéthique sont en cours. La mission d’information parlementaire poursuit actuellement ses auditions et son rapport est attendu d’ici la fin de l’année. De son côté, l’OPECST (Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques) doit rendre prochainement deux avis. Le premier est une analyse de la loi de bioéthique 2011. Selon les premiers éléments qui ont fuité dans la presse, il semble que les membres de l’OPECST confirment l’absence d’évolution scientifique de nature à justifier une évolution de la réglementation actuelle de la PMA. Et l’OPECST laisse entendre qu’en raison de son caractère sociétale, cette question de la PMA n’a pas sa place dans la révision de la loi de bioéthique. L’OPECST doit également publier une analyse des Etats généraux de la bioéthique, lesquels ont montré l’absence de consensus en faveur de la PMA sans père en soulevant de très nombreuses questions humaines et éthiques.

Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous, souligne :

« Par ses propos pour le moins maladroits, Agnès Buzyn laisse entendre que les conclusions des travaux parlementaires sont écrites d’avance et donne une lecture partisane des rapports, avis et déclarations du Conseil d’Etat et du CCNE. Ce faisant, elle donne le sentiment de défier le Président de la République en le poussant à passer en force sur un sujet sensible. Loin des engagements et de la sagesse d’Emmanuel Macron, la méthode d’Agnès Buzyn repose sur de la provocation et du mépris et n’est pas sans rappeler celle utilisée par François Hollande au début de son quinquennat ». « Nous appelons la Ministre des Solidarités et de la Santé à faire preuve de sang-froid et à ne pas en faire un « combat de société″ suivant ses propres termes. Après plusieurs refus, une nouvelle demande de rendez-vous va lui être adressé afin d’aborder ces enjeux de filiation avec la sagesse qu’ils méritent. »

Laurent Wauquiez se déclare contre l’extension de la PMA


Maintenant il faut promettre d’abroger tous ces délires en cas d’alternance politique.

L'”homophobie” en hausse ? Infox

Depuis quelques jours, suite à quelques agressions contre des personnes homosexuelles, souvent commises par des personnes issues de l’immigration, sont utilisées de façon indécente par le lobby LGBT pour museler les défenseurs de la famille et de l’enfant. Le Monde relaie complaisamment cette propagande :

Hier, lors d’une manifestation, peu suivie (seulement des centaines de personnes selon Le Monde) mais médiatisée, contre cette soit-disante homophobie, des membres de l’association hyper-violente Act Up ont diffamé La Manif Pour Tous en brandissant des pancartes avec le slogan “La Manif Pour Tous tue” :

Or, malgré cette propagande, la préfecture de police recense une baisse des faits constatés d’agressions contre les personnes homosexuelles dans l’agglomération parisienne :

Il règne depuis quelques mois l’impression d’une hausse des agressions homophobes, particulièrement dans la capitale. Pour Joël Deumier, président de «SOS homophobie», cette sensation est liée au fait que «les médias en parlent beaucoup plus», explique-t-il sur Europe 1.

D’après les chiffres de la préfecture de police de Paris communiqués au Figaro, le nombre d’agressions est orienté à la baisse: dans l’agglomération parisienne, la préfecture de police de Paris a constaté 151 faits depuis le début de l’année 2018 contre 171 sur la même période en 2017, soit une baisse de 11,70%. Uniquement au sein de la capitale, 74 attaques physiques ont été relevées en 2018 contre 118 sur la même période en 2017 soit une baisse plus importante de 37,29%.

Le nombre de victimes est également en baisse pour les neuf premiers mois de l’année. Au sein de la capitale, 76 personnes ont été victimes d’une agression en 2018 contre 129 l’année précédente. Dans l’agglomération parisienne 154 victimes ont, pour l’instant, été recensées soit dix de moins qu’en 2017.

L’hyper communication actuelle sur l’homophobie n’est qu’une opération de propagande destinée à faire taire les opposants à l’extension de la PMA en les accusant injustement d’être responsables d’une soi-disant recrudescence des violences contre les personnes homosexuelles.

Parmi les complices de cette propagande, il faut citer France 2, chaine publique financée par le contribuable, qui diffuse une série de piètre qualité, qui s’en prend ouvertement à La Manif Pour Tous et s’en prend à des millions de Français :

 

C’est arrivé un 22 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 octobre : saints du jour français ou en France.
    • St Vallier : diacre à Langres et martyr († IVE S.)

Sur le territoire de Besançon, au IVe siècle, la passion de saint Vallier, diacre de l’Église de Langres, tué par des païens.

  • St Mellon : évêque à Rouen († IVE S.)

À Rouen, au IVe siècle, saint Mellon, évêque, qui annonça, croit-on, la foi chrétienne dans cette ville et y établit son siège épiscopal.

  • St Lupien : abbé près de Mende et martyr († V. 584)

Dans la région de Châlons en Champagne, vers 584, la passion de saint Lupien, abbé de Saint-Privat près de Mende, qui flétrit, dans ses prédications, les scandales de la cour d’Austrasie, subit injustement beaucoup de sévices de la part du comte de la cité, Innocent, et fut finalement décapité.

  • St Léothade : évêque en Aquitaine († VIIE S.)

À Auch en Aquitaine, au VIIe siècle, saint Léothade, évêque.

  • St Modéran : abbé en Lombardie († V. 720)

Au monastère de Bercetto en Lombardie, vers 720, saint Modéran, abbé, qui fut auparavant évêque de Rennes, et s’illustra par son amour de la solitude et sa dévotion pour les lieux saints.

  • St Benoît : solitaire près de Nantes († 845)

Sur le territoire de Nantes, en 845, saint Benoît, qui vécut en solitaire à Massérac.

  • Saint Berthaire : Abbé et martyr(† v. 884)

Membre de la famille royale de France, il embrassa la vie bénédictine dans la prestigieuse abbaye italienne du Mont-Cassin (Latium). Il en devint l’abbé en 856. Il fonda aussi un monastère féminin à Teano (Caserte, Campanie). En 884, les Sarrasins incendièrent le Mont-Cassin et il dut se réfugier avec ses moines à San Germano. Mais les Sarrasins les rejoignirent et il fut assassiné alors qu’il était en prière avec ses frères. Il a laissé des homélies, dont une consacrée à la sœur de saint Benoît, sainte Scolastique, et des poèmes. Un des autels du Mont-Cassin lui est dédié.

  • ·         le 22 octobre : fête de Saint Jean Paul II.

Timbre commémoratif pour ses 70 ans édité en RDA

Voir les chroniques des 2 et 27 avril, du 18 mai. Impossible de résumer sa vie tant ce qu’a fait ce pape, cadeau de Notre Dame au XXème siècle est hors norme.

Tombeau de saint Jean-Paul II dans la chapelle Saint-Sébastien de la basilique Saint-Pierre de Rome depuis le 5 mai 2011.

  • ·         le 16 ou le 22 octobre 741 : mort de Charles Martel.

Né vers 690, fils de Pépin II de Herstal et d’Alpaïde, il devient Maire du Palais d’Austrasie à la mort de son père, et doit faire face aux révoltes des Neustriens de Chilpéric II et de Rainfroi qu’il défait à Amblèves et Vinchy.

Le 25 octobre 732, il est victorieux des pillards arabes d’Abd al-Rahman à Poitiers. C’est suite à cet événement qu’il reçoit le surnom de « Martel » (« Marteau des Infidèles »). En 737, il met fin aux incursions musulmanes par la victoire de Berre sur Omar Ibn Chaled. Victoire moins connue mais tout aussi importante que celle de Poitiers.

Charles Martel, Palais de Versailles.

Il est inhumé dans la Basilique de Saint-Denis.

  • ·         le 22 octobre 1032 : élection du pape Benoît IX.
  • ·         le 22 octobre 1303 : Nicolas Boccasini est élu pape, il prend le nom de Benoît XI.

Fils d’un berger de Trévise, il entre chez les Dominicains, dont il devient Maître général. Il est créé cardinal en 1298 par Boniface VIII, puis pape à la mort de Boniface VIII.

Par amour de la paix, il cherche à réconcilier la papauté avec Philippe le Bel: annulation des bulles lancées par son prédécesseur ; amnistie accordée aux frères Jacques Colonna et Pierre Colonna sans pour autant les réintégrer au Sacré Collège. Cette amnistie est refusée aux acteurs directs de l’attentat d’Anagni : Sciarra Colonna et Nogaret. Il est béatifié le 24 avril 1736 par le pape Clément XII.

  • le 22 et 28 octobre 1480 : traité de Montargis.

Le Roi Louis XI rachète les droits des Penthièvre à la succession de Bretagne pour 50 OOO écus le 3 janvier 1480. Il est reconnu héritier de François II par cinq rebelles bretons au traité de Montargis. Mais les droits au duché se transmettent par succession naturelle et non par achat puisqu’il s’agit d’un duché souverain. Devant le refus de François II de lui faire hommage, Louis XI tente par ce pacte et cet achat de diviser de nouveau la Bretagne. La mort de Louis XI en 1483 ne change rien, puisque Charles VIII reprend la même politique.

Le duché jouissait d’une paix bienvenue après la guerre de cent ans entre la France et l’Angleterre et la guerre de succession de Bretagne. Le trône de Bretagne revint à François II. L’affrontement entre Penthièvre et Montfort s’est conclu par la victoire de ce dernier. A cette époque, le duché est beaucoup plus riche que la France et attire les convoitises tant des Anglais que des Français. Vont s’en suivre 4 guerres :

  • la campagne de 1487, qui finit sur un statu quo;
  • la campagne de 1488, qui s’achève par le Traité du Verger, suite au désastre breton de St Aubin du Cormier; par ce traité le Duc de Bretagne s’est engagé à ne pas marier ses filles sans le consentement du Roi de France.
  • La guerre reprend avec la campagne de 1489. Le 9 septembre précédent, le Duc François II est mort. Anne est couronné Duchesse, le 10 février à Rennes. Ce même jour est signé, dans la ville, un traité entre le duché et l’Angleterre : le roi Henri VII fournit 6 000 hommes de la mi-février à la Toussaint, chaque année, à charge pour la Bretagne de les solder. Le 14 février, deux pactes entre l’Autriche et l’Espagne et l’Autriche et l’Angleterre sont signés à Dordrecht, contre la France ; ils sont complétés le 27 mars par un traité anglo-espagnol à Medina del Campo. Le 3 décembre 1489, les différents belligérants souscrivent à la paix de Francfort, signée entre Maximilien d’Autriche et le Roi de France en juillet de la même année.
  • Le 2 janvier 1491, Alain d’Albret, autre prétendant déchu au trône breton signe le traité de Moulins avec Charles VIII; trop content de pouvoir encore avancer ses pions. Le 4 avril, jour de Pâques, le Roi de France fait son entrée dans la ville qui n’oppose aucune résistance, ayant été évacuée par le maréchal des Rieux. L’armée royale compte 50 000 hommes. La Bretagne est dès lors considérée par les Français comme conquise : des institutions royales sont créées (administration des finances, avec Jean François de Cardonne nommé Général des Finances; le prince d’Orange est nommé lieutenant-général). En juillet, le siège est mis devant Rennes, où Anne résiste avec douze mille hommes, mais trop peu de vivres. Le 27 octobre 1491, convoqués à Vannes par Charles VIII, les États de Bretagne conseillent à Anne d’épouser le Roi de France. Une entrevue préliminaire à Laval pose ces conditions:
    • l’occupation du duché par l’armée du Roi;
    • le vicomte de Rohan est nommé lieutenant général du Roi pour le duché (gouverneur) ;
    • la question du droit au duché est soumise à une commission paritaire de 24 membres ;
    • À l’issue du siège de Rennes, le mariage avec le Roi de France est accepté le 15 novembre, par le traité de Rennes : il garantit 120 000 livres de rente à la duchesse, et 120 000 livres au trésor du duché, pour payer les mercenaires et en débarrasser le duché. Les fiançailles ont lieu le 23 novembre, à Rennes, et le mariage le 6 décembre au château de Langeais.
  • ·         le 22 octobre 1656 : le “miracle de la Sainte-Epine” est authentifié par l’évêque de Paris.

L’événement, survenu le 24 mars 1656, joue un rôle important dans l’évolution spirituelle de Blaise Pascal. Marguerite Périer, sa nièce, a été guérie miraculeusement en touchant une épine de la couronne du Christ. La relique a été prêtée par un ami du monastère de Port-Royal. Marguerite Périer, nièce de Pascal, touchée depuis plusieurs années par une fistule lacrymale, une sorte de tumeur suppurante à l’œil gauche se voit appliquer la relique sur le mal, par la maîtresse des pensionnaires. Quelques heures après, l’enfant se déclare guérie.

Au bout de quelques jours, des médecins délivrent des attestations. En mai-juin, l’archevêché de Paris entreprend une enquête auprès de la miraculée et de nombreux témoins, parmi lesquels se trouvait Pascal. Le 22 octobre, il rend une sentence qui reconnaît le miracle. Voir les chroniques du 24 mars et du 8 juin.

  • le 22 octobre 1797 : naissance officielle du parachute.

Le français Jacques Garnerin brevette sa nouvelle invention : le parachute. Il effectue son premier saut en 1797, au dessus du parc Monceau à Paris, en sautant du haut d’une montgolfière à plus de 915m de hauteur. Mais le nom “parachute” ne vient pas de lui : il avait été créé par le physicien français Sébastien Lenormand qui avait sauté du premier étage d’une maison avec un parasol dans chaque main.

 

  • ·         le 22 octobre 1832 : première agence de presse : l’agence des feuilles politiques.

Le français Charles-Louis Havas crée la première agence d’information mondiale sous le nom: “Agence des feuilles politiques, correspondance générale.” Les nouvelles en provenance des journaux étrangers sont envoyées par pigeon voyageur et traduites dès leur arrivée à Paris.

  • ·         le 22 octobre 1895 : la locomotive d’un train Granville-Paris ne s’arrête pas et traverse la façade de la Gare Montparnasse.

Studio Lévy & Fils

  • ·         le 22 octobre 1941 : 48 otages sont fusillés à Châteaubriant par les Allemands.

Ceci en représailles de l’assassinat, le 20 octobre, du Feldkommandant Fritz Holtz à Nantes,  par un militant communiste, Gilbert Brustlein. Parmi les 48 prisonniers se trouve Guy Moquet.

  • ·         le 22 octobre 1953 : la France accorde l’indépendance au Laos.
  • ·         le 22 octobre 1978 : messe inaugurale du pontificat de Jean-Paul II.

La place Saint-Pierre à Rome est noire de monde : trois cent mille chrétiens, parmi lesquels 4.000 polonais, arrivés le matin même par charters de Poznan, Cracovie ou Varsovie, sont rassemblés sous le soleil d’automne pour assister à la messe d’inauguration du pontificat de Jean-Paul II. Parmi les officiels, Raymond Barre et le prince Rainier, aux premiers rangs. Comme le reste de la foule, ils attendent impatiemment la première homélie du nouveau souverain pontife: Karol Jozef Wojtyla, de son nom de baptême, sorti de l’anonymat international quelques jours plus tôt, lors de son élection inattendue comme pape de l’Eglise catholique romaine. Son premier discours reste dans les mémoires :

“N’ayez pas peur, annonce Jean-Paul II. Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ, à sa puissance salvatrice. Ouvrez, ouvrez les frontières des États, des systèmes politiques et économiques, ainsi que les immenses domaines de la culture, du développement et de la civilisation. N’ayez pas peur!

Aux francophones il dit en français:

“Aux croyants de France et des pays de langue française, j’exprime toute mon affection et tout mon dévouement. Je me permets de compter sur votre soutien filial. Puissiez-vous progresser dans la foi. Et à ceux qui ne partagent pas cette foi, j’adresse aussi mon salut respectueux et cordial. J’espère que leurs sentiments de bienveillance faciliteront la mission spirituelle qui m’incombe, et qui n’est pas sans retentissement sur le bonheur et la paix du monde

  • ·         le 22 octobre 1987 : décès de Lino Ventura à St-Cloud.

Lino Ventura meurt à l’âge de 68 ans. C’est un ancien lutteur professionnel, qui réussit dans le cinéma grâce à sa forte personnalité et à son visage taillé à la serpe qui lui permettent de jouer des rôles de durs et de gangsters. Il utilise une partie de sa fortune pour créer une association d’accueil des enfants handicapés « Perce-neige » qui compte aujourd’hui plus de 40 maisons d’accueil.

Aujourd’hui, en France, c’est Clovis ou le Coran!

Les Français doivent choisir tant qu’ils le peuvent :

C’est arrivé un 21 octobre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 21 octobre : saints du jour français ou en France.
    • Sainte Céline : Mère de saint Rémi de Reims († après 458)

Elle avait épousé, très jeune, Émile, le comte de Laon. Elle lui portait une grande affection et, par son caractère aimable et modeste, ils vécurent dans une grande union de cœur et de foi chrétienne. Ils prirent grand soin de l’éducation de leurs enfants qui devinrent tous trois prêtres.

Le dernier nous est le plus connu, Rémi, né sur le tard, dont ils donnèrent le soin aux clercs de l’église Sainte-Marie de Laon. Il devint saint Rémi, l’archevêque de Reims.

  • Sainte Céline : Vierge consacrée (†530) Fête locale

Céline, admirant la vertu de sainte Geneviève, de passage à Meaux où elle habitait, lui demanda de prendre l’habit des vierges. Son fiancé, furieux, voulut s’opposer à ce projet. Geneviève et Céline, dit-on, se réfugièrent dans l’église dont le baptistère se referma miraculeusement sur elles et Céline put garder toute sa vie la virginité et se dévouer aux bonnes œuvres. Sainte Geneviève ne manqua pas de guérir une de ses servantes malade et qui, depuis deux ans, ne pouvait plus marcher.

Si l’on ignore la date de la mort de sainte Céline, on peut situer sa rencontre avec sainte Geneviève entre 465 et 480. Elle fut ensevelie près de Meaux. Un prieuré bénédictin élevé sur son tombeau dura jusqu’à la Révolution où ses reliques, apportées à la cathédrale de Meaux, furent mélangées avec celles d’autres saints et enfouies dans le cimetière. Ses reliques sont encore dans la cathédrale de Meaux et son culte est resté localisé dans le diocèse de Meaux. Il est possible qu’elle ait été vénérée ailleurs (à Troyes), mais on l’a confondue avec la mère de saint Remi, vénérée le même jour, bien que l’une soit vierge et l’autre veuve.

  • St Séverin : évêque († VE S.)

À Bordeaux, au Ve siècle, saint Séverin, évêque, que l’évêque saint Amand reçut avec honneur, venant des régions d’Orient, et qu’il voulut comme successeur.

  • St Viateur : lecteur de l’église de Lyon († 390)

À Lyon, commémoraison de saint Viateur, lecteur, qui fut le disciple et le ministre de l’évêque saint Just, qu’il suivit dans sa solitude en Égypte et dans sa mort.

  • St Mauront : évêque de Marseille († V. 782)

À Marseille, vers 782, saint Mauront, évêque, qui fut aussi abbé du monastère de Saint-Victor.

  • le 21 octobre 686 : élection du pape Conon.
  • le 21 octobre 1066 : soumission des Saxons.

Ecrasés à la bataille d’Hasting, les Saxons se soumettent officiellement au duc Guillaume de Normandie qui conquiert toute l’Angleterre. Officiellement seulement car le Français doit pacifier son royaume par des combats qui durent jusqu’en 107O.

  • le 21 octobre 1096 : les troupes de la croisade populaire de Pierre l’Ermite sont massacrées par les Turcs.

La Terre Sainte est depuis le VIIe aux mains des musulmans. Mais la situation s’aggrave lorsque les Fatimides (dynastie musulmane qui règne en Afrique du Nord, en Egypte, puis au Proche-Orient) prennent la ville sainte en 996. Le Saint Sépulcre est détruit et l’arrivée des turcs musulmans en 1078 bouleverse encore cet équilibre précaire : la destruction du symbole chrétien et les persécutions répétées imposent l’idée que seule une guerre peut délivrer Jérusalem.

  • ·         le 21 octobre 1187 : élection du pape Grégoire VIII.
  • ·         le 21 octobre 1239 : lettre du pape Grégoire IX au Roi de France Louis IX.

“Dieu, auquel obéissent les légions célestes, ayant établi ici-bas des royaumes différents, suivant la diversité des langues et des climats, a conféré à un grand nombre de gouvernements des missions spéciales pour l’accomplissement de Ses desseins.

Et comme autrefois Il préféra la tribu de Juda à celles des autres fils de Jacob et comme Il la gratifia de bénédictions spéciales, ainsi Il choisit la France, de préférence à toutes les autres nations de la terre, pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif, la France est le Royaume de Dieu même, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ.

De même qu’autrefois la tribu de Juda reçut d’en-haut une bénédiction toute spéciale parmi les autres fils du patriarche Jacob ; de même le Royaume de France est au-dessus de tous les autres peuples, couronné par Dieu lui-même de prérogatives extraordinaires. La tribu de Juda était la figure anticipée du Royaume de France.

La France, pour l’exaltation de la foi catholique affronte les combats du Seigneur en Orient et en Occident. Sous la conduite de ses illustres Monarques, elle abat les ennemis de la liberté de l’Église.

Un jour, par une disposition divine, elle arrache la Terre Sainte aux Infidèles ; un autre jour, elle ramène l’Empire de Constantinople à l’obéissance du Siège Romain.

De combien de périls le zèle de ses Monarques a délivré l’Église !

La perversité hérétique a-t-elle presque détruit la foi dans l’Albigeois, la France ne cessera de la combattre, jusqu’à ce qu’elle ait presque entièrement extirpé le mal et rendu à la foi son ancien empire.

Rien n’a pu lui faire perdre le dévouement à Dieu et à l’Église ; là l’Église a toujours conservé sa vigueur ; bien plus, pour les défendre, Rois et Peuples de France n’ont pas hésité à répandre leur sang et à se jeter dans de nombreux périls…

Nos prédécesseurs, les Pontifes romains, considérant la suite non interrompue de louables services, ont, dans leurs besoins pressants, recouru continuellement à la France ; la France, persuadée qu’il s’agissait non de la cause d’un homme mais de Dieu, n’a jamais refusé le secours demandé ; bien plus, prévenant la demande, on l’a vue venir d’elle-même prêter le secours de sa puissance à l’Église en détresse.

Aussi, nous est-il manifeste que le Rédempteur a choisi le béni Royaume de France comme l’exécuteur spécial de Ses divines volontés ; Il le porte suspendu autour de Ses reins, en guise de carquois ; Il en tire ordinairement ses flèches d’élection quand, avec l’arc, Il veut défendre la liberté de l’Église et de la Foi, broyer l’impiété et protéger la justice… “

NB : Cette lettre a été rappelée par saint Pie X, le 13 décembre 1908, lors de la béatification de Jeanne d’Arc, et reçue par le gouvernement anticlérical de l’époque, réuni à la cathédrale pour l’occasion.

  • ·         le 21 octobre 1363 : mort d’Hugues Roger.

Né en 1293, c’est un religieux français du Moyen Âge et le frère du pape Clément VI. Abbé de l’abbaye de Saint-Jean-d’Angély. Son frère le nomme cardinal-prêtre de Tulle en 1342. Camerlingue du Sacré Collège en 1361, il est élu pape par ses pairs le 13 septembre 1362, mais refuse la charge papale.

  • ·         le 21 octobre 1422 : mort de Charles VI dit « le Bien Aimé », par ses contemporains ou « le Fol », par les hussards noirs de la III république.

Son dernier acte en tant que Roi est de signer, sous la conduite de la Reine Isabeau, la traitresse, le Honteux Traité de Troyes de 1420 qui déshérite son fils le Dauphin Charles au profit du Roi d’Angleterre Henri V de Lancastre, lequel devient Roi de France et d’Angleterre et épouse la main de Catherine de Valois, fille du Roi.

Le Dauphin Charles, se proclame Roi de France sous le nom de Charles VII, mais n’a d’autorité que sur un petit territoire autour de Bourges. Le nord du royaume et la capitale Paris, sous la coupe des Anglais et de leurs alliés bourguignons, font officiellement allégeance au roi franco-anglais, un enfant de dix mois, Henri VI de Lancastre. Ce dernier est placé sous la régence du duc de Bedford, et sera couronné roi de France à Notre Dame. Le Dauphin, héritier légitime des Capétiens, et la France semblent sur le point de disparaître. C’est alors qu’une bergère de 16-17 ans Jeanne, la Pucelle, va en quelques mois libérer Orléans, faire couronner le Roi à Reims et chasser l’Anglais du Royaume.

Voir les chroniques du 04 novembre et du 03 décembre.

Charles VI en costume de sacre. BnF, Département des Manuscrits

  • ·         le 21 octobre 1440 : Gilles de Rais, maréchal de France et connétable, confesse ses crimes devant les juges à Nantes.
  • ·         le 21 octobre 1610 : le Roi Louis XIII procède au toucher des scrofuleux.

Suite à son sacre le 17 octobre, le jeune Roi touche et guérit les malades atteints de Scrofule ou écrouelles, nom ancien de l’adénopathie cervicale tuberculeuse chronique. Les archives de France attestent de guérisons miraculeuses des écrouelles. Ce jour-là le jeune Roi en touche près de 900.

  • ·         le 21 octobre 1652 : le jeune Louis XIV rentre à Paris après l’échec de la Fronde des princes.

Paris fait un accueil triomphal à son Roi. Le souvenir que laisse la Fronde dans le cœur du Roi, alors âgé de neuf ans, font que les craintes et les vexations lui inspireront à jamais une méfiance irréductible envers les oligarchies de nobles et de parlementaires. Il s’installe au Louvre et proclame toutefois une amnistie, ordonne l’exil de Gaston d’Orléans et rappelle Mazarin.

  • ·         le 21 octobre 1680 : Louis XIV crée la Comédie Française, par ordonnance royale.

En fusionnant les deux seules troupes parisiennes de l’époque, la troupe de l’Hôtel Guénégaud et celle de l’Hôtel de Bourgogne, le Roi vise à promouvoir les arts et les lettres. La Comédie-Française présente principalement les pièces du défunt Molière, de Racine, ainsi que de Corneille.

  • ·         le 21 octobre 1790 : naissance d’Alphonse de Lamartine à Macon.

Elevé chez les jésuites, c’est un poète et un homme politique français. Dès 1820, sa poésie rencontre le succès. Grand voyageur, il se tourne vers le monde politique à la mort de sa fille. Député, il prend part au mouvement révolutionnaire des  « Trois glorieuses », journées de troubles parisiens qui renversent Louis Philippe. S’opposant aux révolutionnaires, il évite à la France d’avoir le drapeau rouge comme emblème en risquant sa vie face à la foule, s’écriant :

« Le drapeau aux trois couleurs a fait le tour du monde alors que le drapeau rouge n’a fait que le tour du Champ-de-Mars dans le sang du peuple “.

Quelle est l’origine des trois couleurs ? Si le rouge est la couleur de l’oriflamme de Clovis, reçu de Dieu, il est surtout connu comme étant originairement la bannière de l’abbaye de Saint Denis dont le rouge symbolisait le martyre de ce saint, premier évêque de Paris. Le rouge était aussi la couleur du pouvoir impérial divin des empereurs romains, dont ont hérité les papes (chaussures rouges auxquelles le pape François 1ervient de renoncer).

La couleur bleue est associée à celle des armoiries de France et des Rois. Clovis remplace ses armes (trois croissants ou crapauds) par un écu bleu azur parsemé de fleurs de Lys suite à la vision d’un ermite de Joye en Val près de Poissy qui précède sa victoire de Confluant Ste Honorine sur le roi Germain Audoc. Le bleu est également la couleur du manteau (la chape) de saint Martin de Tours, utilisé comme palladium par Clovis, et comme étendard des armées par de nombreux Rois ensuite, lors des batailles ; et c’est pour cette raison que le manteau du sacre royal est bleu. À cette époque l’azur est un symbole de grandeur spirituelle. Le bleu est la couleur du manteau de la Vierge.

Le blanc est devenu la couleur personnelle du Roi depuis Saint Louis, St Jeanne d’Arc et Henri IV. C’est la couleur du commandement sous la monarchie française.

  • ·         le 21 octobre 1805 : bataille de Trafalgar.

Pendant la bataille de Trafalgar, l’amiral Nelson, qui se trouve sur la dunette du Victory, est atteint par une balle qui lui brise la colonne vertébrale. Il remporte cependant la victoire et brise tous les espoirs de Napoléon d’envahir l’Angleterre. Du camp de Boulogne, la grande armée va traverser l’Europe en quelques jours pour triompher à Austerlitz de l’Autriche, et de la Russie en neuf heures de combat.

  • ·         le 21 octobre 1907 : mort du Serviteur de Dieu, Jules Chevalier.

Le 15 mars 1824, Jules Chevalier naît à Richelieu (Indre-et-Loire), en Touraine, au sein d’une famille pauvre qui n’a pas les moyens de lui payer l’entrée au séminaire. Il est baptisé le lendemain. « Peu de temps après mon baptême, ma mère me consacra à la Très Sainte Vierge et au Sacré-Cœur », écrira-t-il. Il souhaite apprendre le métier de cordonnier pour se payer lui-même ses études. Mais à 17 ans, la Providence veille déjà sur lui : son père se voit proposer le métier de garde forestier dans la région de Vatan (Indre), non loin d’Issoudun, dans le diocèse de Bourges. Cette nouvelle situation va permettre à Jules d’aller au petit séminaire du diocèse de Bourges puis au grand séminaire. Subitement, Jules Chevalier découvre que Dieu nous aime avec un cœur d’homme, celui de Jésus. C’est pour lui une véritable découverte, à une époque où l’hérésie janséniste, plutôt forte en France, insiste de manière excessive sur la justice de Dieu. Se jouant de son nom, il décide de créer un groupe de prière et de réflexion au sein du séminaire qui s’appellera les « Chevaliers du Sacré-Cœur ».

Ordonné prêtre le 14 juin 1851, en septembre 1854, il reçoit sa nomination pour Issoudun qu’il rejoint en octobre avec l’un de ses compagnons, Émile Maugenest. Tous deux aiment se remémorer leurs rêves de séminaristes et leurs ambitions missionnaires. Ils décident d’en parlent au curé d’Issoudun, l’abbé Crozat, qui approuve leurs ambitions et leur promet aide et soutien. Nous sommes à la veille de la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, le 8 décembre 1854. À Issoudun, on s’y prépare par une neuvaine de prière. Le Père Chevalier écrit un contrat avec la Vierge Marie dans lequel il spécifie qu’il la fera honorer d’une manière spéciale si elle donne un signe pour favoriser son projet missionnaire.

Le 8 décembre, au terme de la neuvaine, après la messe, une personne vient promettre au Père Chevalier un don de 20 000 francs or pour des missions, sans plus de précisions. Voilà que Marie a répondu favorablement à sa demande ! « Vous êtes l’envoyé du Ciel. C’est par vous que la Vierge Immaculée nous répond aujourd’hui ! », s’exclame le Père Chevalier. Il discerne avec l’archevêque de l’opportunité de créer l’institut missionnaire dont il a toujours rêvé. Mais le conseil épiscopal est sur la réserve, Mgr demande un temps de réflexion. Finalement, ce dernier reconnaît l’intervention de la Providence et accepte le projet du Père Chevalier, même si son conseil n’y est pas favorable. Début septembre 1855, la première communauté des Missionnaires du Sacré-Cœur est donc installée par le vicaire général de Bourges dans une modeste maison qu’on n’arrivait pas à vendre et qui deviendra l’actuel sanctuaire d’Issoudun. Le Père Chevalier transforme avec ses missionnaires une petite grange voisine en chapelle, mais l’effondrement de son toit convainc bientôt les Missionnaires de construire une église dédiée au Sacré-Cœur.

Il revient au Père Jules Chevalier de tenir sa promesse à l’égard de Marie. Il s’en acquittera en 1857, après trois ans de réflexion et de prière : « Dans notre église, la Vierge Marie s’appellera : Notre-Dame du Sacré-Cœur. » Pour répondre à l’étonnement de ses confrères à l’écoute de ce nouveau titre, il s’exprime dans la revue des Pères jésuites de Toulouse, Le Messager du Sacré-Cœur. Le Père Chevalier explique vouloir honorer les liens qui unissent Marie et le Christ, le Christ et Marie. Il fera faire une première image où Marie debout, les bras ouverts, a devant elle l’enfant Jésus âgé de 12 ans qui bénit. Ce statuaire combine l’attitude de Marie à la rue du Bac (Paris) et Jésus emprunté à un tableau de la Sainte Famille de M. L. J. Hallez. Plus tard, le Père Chevalier fera faire une statue en marbre de Carrare selon la même idée, avec une variante : Jésus ne bénit plus. Le Père demande que, de sa main droite, l’enfant désigne sa mère comme pour nous dire : « Si vous voulez connaître mon cœur (qu’il désigne de sa main gauche), demandez à Marie, elle vous indiquera le chemin. » Le 2 juillet 1864, par une cérémonie grandiose, Mgr de La Tour d’Auvergne inaugurait la nouvelle église à peine achevée, reconnue basilique mineure par un décret de Pie IX du 17 juillet 1874. La statue de Marie, en marbre de Carrare, sera rapidement placée dans une chapelle dédiée à Notre-Dame du Sacré-Cœur.

Ainsi, à Issoudun, Notre-Dame est liée à une personne (le Christ) et non à un lieu (Issoudun). Dans le sillage du Concile Vatican II et de son texte marial ( Lumen Gentium du 21 novembre 1964), et selon l’intuition spirituelle du Père Chevalier, une autre représentation de Notre-Dame du Sacré-Cœur voit le jour grâce au grand calvaire qui est dans le chœur de la basilique d’Issoudun. Marie debout au pied de la croix oriente nos regards et nos cœurs vers le Christ au cœur transpercé. De sa main droite, elle nous invite à aller à la porte de ce Cœur pour y puiser, nous aussi, les eaux vives du Salut. On se souvient que Jean-Paul II dira au terme du Jubilé de l’an 2000 : « Je viens de fermer la porte de l’année sainte mais la porte du Cœur du Christ demeure à jamais ouverte. » À la suite de saint Augustin, le Père Chevalier est sensible à cette notion de la « porte occasionnée par la blessure du soldat ».

« Aimé soit partout le Sacré-Cœur de Jésus »

La société est approuvée par le pape Pie IX par des décrets du 12 juin 1874 et du 12 janvier 1877. Le 25 mars 1881, le Père Chevalier répond favorablement à l’appel du pape Léon XIII qui demande l’envoi de missionnaires en Mélanésie et en Micronésie (îles au nord de l’Australie). Ce nouveau champ missionnaire donne corps à son rêve qu’il synthétise dans la devise donnée à ses missionnaires : « Aimé soit partout le Sacré-Cœur de Jésus» (Ametur ubique terrarum Cor Jesu sacratissimum). Le pape François vient d’honorer cette dimension missionnaire, en choisissant parmi les cardinaux (le 19 novembre 2016), Mgr John Ribat, Missionnaire du Sacré-Cœur et archevêque de Port Moresby (Papouasie-Nouvelle-Guinée).

Après les Missionnaires du Sacré-Cœur (MSC), deux congrégations féminines ont vu le jour : les Filles de Notre-Dame du Sacré-Cœur (30 août 1874) et les Sœurs Missionnaires du Sacré-Cœur (25 mai 1900). Des laïcs MSC se sont aussi associés à la mission au sein de ce que nous appelons aujourd’hui la « Famille Chevalier » qui regroupe religieux, religieuses et laïcs. Les trois congrégations nées de l’ardeur missionnaire du Père Chevalier comptent aujourd’hui plus de 5000 membres dans 53 pays, sur tous les continents. Ils sont engagés dans la pastorale paroissiale, le monde des jeunes, les aumôneries d’hôpitaux, auprès des gens de la rue, à travers des pèlerinages et des retraites spirituelles. Un bulletin de liaison mensuel a été créé tant pour les pèlerins qui viennent nombreux découvrir Marie sous son nouveau vocable, que pour les membres de la Fraternité Notre-Dame du Sacré-Cœur (créée par le Père Chevalier) qui s’y rattachent. C’est ainsi que sont nées en janvier 1866 les Annales d’Issoudun qui existent encore aujourd’hui.

L’ensemble du sanctuaire d’Issoudun porte le nom de Basilique Notre-Dame du Sacré-Cœur. Aujourd’hui, le sanctuaire est ouvert toute l’année. Il accueille les pèlerins qui viennent nombreux de Pâques à octobre de manière individuelle ou en groupe. Chaque jour, il y a la messe à 11h30 (11h le dimanche) et la prière mariale de 17h à 17h30 qui allie, dans une lectio divina avec Marie, la dimension mariale et les vêpres. Il y a aussi un enseignement sur le thème de l’année et des rencontres missionnaires sont proposées pour les groupes. Chaque jour, un accueil dialogue-confession est aussi offert de 9h30 à 11h et de 15h à 17h. Un thème annuel permet de déployer la riche spiritualité du Sacré-Cœur au sujet de laquelle le Père Chevalier aimait dire : « La dévotion à Notre-Dame du Sacré-Cœur est le complément naturel de la dévotion au Sacré-Cœur. »

Le Serviteur de Dieu Jules Chevalier est mort le 21 octobre 1907 à Issoudun après une vie bien remplie et riche de promesses pour l’avenir. Sa cause en béatification a été déposée à Rome le 25 mai 2012. Sept de ses fils spirituels ont été déclarés martyrs en Espagne dans le contexte de la guerre civile de 1936-1939.

  • ·         le 21 octobre 1945 : rejet de la III république.

Un Référendum débouche sur le rejet de la IIIème République et la 1ère Assemblée constituante est élue. Il faut bien donner un vernis légal aux crimes de l’épuration qu’a très largement couverte le gouvernement provisoire de l’époque.

  • ·         le 21 octobre 1956 : début de l’affaire de Suez.

Britanniques, Français et Israéliens débutent une rencontre à Sèvres, sur la question d’une intervention militaire en Egypte. Cette rencontre secrète aboutit à la victoire militaire de Suez, donc une fois de plus à une défaite politique totale. C’est le début de la fin des empires coloniaux pour ces deux pays occidentaux.

  • ·         le 21 octobre 1999 : Hélène Carrère d’Encausse devient Secrétaire perpétuel de l’Académie française.

L’espace Richaud à Versailles devient accessible aux poussettes

Communiqué de Fabien Bouglé et Valérie d’Aubigny, Conseillers municipaux de Versailles Familles Avenir :

Comme vous pourrez le voir sur cette photo, le pictogramme “interdit aux poussettes” a été retiré et les consignes d’accueil changées. Dans un souci de vérité, il nous appartient de partager avec vous cette bonne nouvelle pour les familles accompagnées de jeunes enfants.

Deux remarques :

  • Pour obtenir une réaction de la mairie, la mère de famille dont nous avons publié la lettre hier aura dû utiliser la force de frappe de notre groupe d’opposition, alors que toute requête devrait recevoir une réponse sans sortir les grands moyens.
  • Cette interdiction des poussettes dans un lieu de transmission culturelle est révélateur. L’ouverture de la culture aux jeunes générations n’est-elle pas une mission essentielle des municipalités ?

Une ville comme Versailles, dépositaire d’un patrimoine culturel riche, doit se montrer particulièrement ouverte sur l’avenir et les enfants dans un souci de transmission de l’héritage commun.

Bonnes vacances de la Toussaint à tous les enfants et surtout…bonnes visites !

Là où Emmanuel Macron et tous ceux qui tapent sur Zemmour se trompent, c’est que ce sont les populistes qui vont gagner

La chapelle de l’Immaculée Conception fête ses 10 ans à Notre-Dame de Paris

Le 12 octobre 2008, la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre s’installait dans l’ancienne chapelle des Clarisses à Versailles et fondait la chapelle de l’Immaculée Conception, dépendante de la cathédrale Saint-Louis. 10 ans après, l’abbé Vianney Le Roux a souhaité rendre grâce pour cette fondation et la croissance de cette communauté, qui accueille chaque dimanche des centaines de fidèles dans une chapelle toujours trop petite.

Samedi 20 octobre a été donc célébrée une messe solennelle à Notre-Dame de Paris, où quelques 1300 fidèles ont pu remercier Notre-Dame pour les grâces reçues, en présence de Mgr Chauvet, curé de la cathédrale, l’abbé Marc Boulle, curé de la Cathédrale Saint-Louis de Versailles et actuel chapelain de la communauté de l’Immaculée Conception, et l’abbé Guelfucci, curé de Saint-Eugène, ainsi qu’un certain nombre de prêtres de la Fraternité Saint-Pierre.

Assisté des abbés Augustin Cayla, son 1er vice-chapelain à l’Immaculée (il est actuellement à Besançon), et Jean de Massia, qui y fit sa formation diaconale avant de reprendre la communauté soeur de Saint-Martin de Bréthencourt (et est aujourd’hui partagé entre des études, Butry-sur-Oise et Paris), l’abbé Le Roux a célébré une messe de la Sainte-Vierge, qui s’est terminée par l’ostension exceptionnelle des reliques de la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans un reliquaire qui n’était pas sorti du trésor de la cathédrale depuis 60 ans.

Mgr Chauvet, assisté des chevaliers du Saint-Sépulcre et de prêtres et séminaristes de la Fraternité Saint-Pierre, a présenté la couronne d’épine à la vénération des fidèles :

Voici l’homélie de l’abbé Le Roux :

Il y a dix ans, nous étions quelques centaines et je pense pouvoir n’oublier personne, dans notre chapelle de l’Immaculée Conception que nous avions nettoyée de fonds en combles. Tous les âges. Que des bonnes volontés. Grâce à la confiance et la volonté de Mgr Aumonier et de l’abbé Ribeton, j’ai été rappelé des terres canadiennes. J’ai pu célébrer la première messe pour un bon groupe de fidèles motivés et reconnaissants, un 12 octobre 2008, sur l’autel amovible du pèlerinage de Notre-Dame de Chrétienté, devant une assistance nombreuse, assise sur des chaises de conférence.

Aujourd’hui, en union de prière et de charité avec tous ceux qui nous ont  quitté, ceux qui ont déménagés et ceux qui n’ont pas pu venir, nous rendons grâce à Dieu, pour ces dix années où nous avons prié, grandi, muri, ri et souffert ensemble. 10 années de fondation mais surtout de conversion. De nombreuses joies et de vraies peines. Le Seigneur les connaît mieux que nous. Et par sa Mère, Il nous rend capable de les porter. L’Immac’ est née. Elle est d’abord l’œuvre de Dieu. C’est la vie de Dieu, la vie de la grâce qui la fait vivre, mais aussi par l’humble travail des nombreux prêtres et diacres qui s’y succèdent, déjà 16… et par l’œuvre de chacun d’entre vous.

Avec mes confrères de la Fraternité Saint-Pierre dont nous fêtons le 30èmeanniversaire de la fondation, je tiens à vous témoigner notre immense reconnaissance pour votre soutien et votre confiance des débuts jusqu’à aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle nous devons faire une petite pause spirituelle, donner une journée au Bon Dieu dans ce sanctuaire marial, ce lieu chargé d’histoire. Juste pour prendre le temps de remercier pour tant de grâces reçues : les nombreux sacrements donnés et reçus, la belle unité de la communauté, tous ses services, les pèlerinages nombreux, particulièrement en Terre Sainte, Vézelay ou Cotignac, la conférence Saint Vincent de Paul, les groupes de foyers, les chorales, le service de messe nombreux et qui porte du fruit (premiers cérémoniaires sont ordonnés prêtres), de belles unités scoutes du Chesnay et des Europas menées par des maitrises nombreuses et de grande qualité, les écoles, en particulier Saint Joseph des Lys et Sainte Geneviève, la formation de nombreux diacres en vue du sacerdoce… Mais attention l’Immaculée ne rayonnera que dans la mesure où elle restera tournée vers Dieu et que tous ses membres auront le souci de leur salut et resteront tournés vers les autres. Le Christ le dit bien sous la plume de saint Jean : « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on reconnaîtra que vous êtes mes disciples ».

Mes biens chers fidèles, mes bons amis, nous sommes catholiques, nous sommes attachés aux traditions liturgiques et disciplinaires de l’Eglise, mais nous sommes surtout appelés à être d’authentiques et humbles disciples du Christ. Etre disciple n’est pas un titre de gloire. Etre disciple n’est pas un état d’esprit à atteindre plus tard. Etre disciple n’est pas une étiquette. Etre disciple du Christ est une dignité, une responsabilité, un appel exigeant et personnel à la sainteté.

Jésus est notre maître, parce que nous savons qu’Il est la vérité. Mais que faut-il faire pour devenir ses disciples ?

Tout d’abord, le premier moyen pour devenir le disciple de Jésus est de le préférer : « Si quelqu’un vient à moisans me préférer à son père, sa mère, sa femmes, ses enfants, ses frères et sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple ». Dieu premier servi.

L’obstacle : la mondanité spirituelle, si souvent dénoncée à juste titre par le Pape. Ce cancer de la vie religieuse recherche le bien être personnel avant tout, l’entre soi ou esprit consommateur. Il arrête de servir Dieu mais utilise Dieu à  l’intérêt personnel.

Le remède, c’est la croix. Contemplation de la croix et de l’amour de Dieu par une vraie vie de prière personnelle. Sans cela, mes chers amis, nous serons écrasés par les peines ou balayés par la souffrance. Nous allons la vénérer.

A Poissy, le 4 mai 2014, je vous avais dis lors du renouvellement de nos promesses du baptême : « Mes amis, n’ayons peur d’être chrétiens : la foi, la charité et le courage paient. Rien ne peut égaler ou remplacer la bonne nouvelle et la grâce du Christ. Impossible de trouver d’autres raisons d’aimer, d’espérer, d’être pardonnés, d’être consolés, de vivre éternellement. Tout ce qui se dit en dehors du Christ est un océan de médiocrité et d’animalité. Aucun autre nom que celui du Christ ne peut nous sauver. Prêtre, diacre, séminariste, personnes mariées, grands-parents, célibataires, étudiants, guides et scouts, tous les jeunes, les enfants, les bébés, faisons vivre le nom du Christ par notre sainteté de nos vies, l’unité de notre foi et le feu de notre charité. Mes chers paroissiens et amis de l’Immaculée. N’oublions jamais cette vérité qui doit informer nos vies. Baptisés et donc chrétiens, nous sommes fils de Dieu, nous pouvons être les porteurs de la lumière du Christ, nous devons être des missionnaires de l’amour de l’Esprit-Saint. »

J’ajouterais aujourd’hui, nous devons être des disciples de la croix. La croix est le don de Dieu, acceptons-la.

Ensuite, le deuxième moyen est de porter la croix. « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. ». Dieu premier suivi. Le Christ n’est pas une idée, un homme charismatique ou une personne très sage. Ce n’est pas un simple médecin de l’âme, un placebo mondain, culturel ou pratique. Porter sa croix est bien plus que supporter les contrariétés ou les déceptions. Porter sa croix, c’est coopérer personnellement à notre salut, au salut des âmes. Le Seigneur ne peut pas nous sauver malgré nous ou sans nous.

L’obstacle : la paresse spirituelle. Nous repoussons à plus tard ce que le Bon Dieu nous invite à être ou faire aujourd’hui. Prenons Dieu au sérieux. Arrêtons de souffler, de râler, d’arriver en retard ou de mener des sortes de double vie. Mort de toute vie spirituelle.

Le remède, c’est la Sainte Messe. Cœur et poumon de la vie chrétienne. Lieu du sacrifice et du renouvellement de l’Alliance. Eucharistie, nourriture de l’âme. La messe est l’amour du Cœur de Jésus disait si bien le saint curé d’Ars. Rien n’est plus sacré, ni plus beau, ni plus saint que la messe. Cette cathédrale magnifique de pierres et de verres a été édifiée pour qu’y soit célébrée la messe, non pour qu’elle devienne le lieu le plus visité de France. Mes bien chers amis, vous n’aimerez et goûterez les fruits de la messe que si vous en devenez familiers. La messe n’est pas une vitrine, ni un théâtre, ni un rassemblement. Elle est le renouvellement non sanglant du Sacrifice du Christ auquel nous sommes appelés à participer selon la mesure de notre offrande et le degré de charité de notre âme. L’assistance à la messe en semaine change tout. Ceux qui prenne les moyens et le temps peuvent en témoigner.

A Villepreux, le 16 juin 2012, lors de notre consécration au Cœur Sacré de Jésus, je vous avais dit ceci du haut de la chaire de Saint Vincent de Paul : « Notre famille se doit aussi de chercher à observer une vie de la foi toujours plus profonde et unie à Dieu. Il faut maintenir ces trois aspects de la vie chrétienne : la vie sacramentelle et liturgique, la connaissance vraie de Dieu et la vie de la charité, l’amour de Dieu, indissociable de l’amour envers notre prochain. »

La messe est le don du Christ, suivons-la.

Enfin, le troisième moyen est de renoncer à tous les biens. Ne soyons pas comme le jeune homme riche. « Si tu veux posséder la vie éternelle, va, vends tout ce que tu possèdes et suis-moi ». Ce n’est pas simplement se dépouiller, renoncer, abandonner. Savoir se détacher de tout ce qui passe et même parfois ce qui semble acquis, pour le Christ.

L’obstacle majeur : l’orgueil spirituel. La tentation est forte de se glorifier des œuvres comme si elles ne venaient que de nous mais aussi de nos qualités, de nos privilèges spirituels. Ne soyons pas des pharisiens. Ne nous croyons pas tout permis. Ne cherchons pas des excuses. Arrêtons de juger nos frères. Cherchons d’abord à accomplir la volonté de Dieu. Mais c’est impossible seul. C’est pourquoi la dernière volonté du Christ a été de nous donner sa Mère, la Vierge Marie, modèle d’humilité.

Le remède, c’est donc Marie.

A Versailles, le 13 mai 2017, pour notre consécration au Cœur Immaculé de Marie, je vous avais dis : « Avec Marie et grâce à elle, la Sainte Vierge, la Bonne Mère, qui est Maison d’or, Siège de la sagesse et refuge des pécheurs, nous ne serons ni seuls ni perdus ni enchainés ! Nous garderons toujours une joie intérieure, profonde, et authentique. Cette joie qui nous a été donnée et expliquée par le Christ lors du dernier repas : « Je vous ai dit ces choses pour que ma joie demeure en vous et que votre joie soit pleine et parfaite. ». La Vierge a assisté à ce dernier discours. Elle est la dépositaire de ce testament qu’elle nous transmet chaque jour. Frères et héritiers du Christ que nous sommes, nous ne pourrons percevoir cet héritage des mains de Notre-Dame que si nous y mettons toute notre bonne volonté à être humbles, vrais et saints. »

Marie est don de Jésus. Aimons-la.

Mes biens chers amis, acceptons d’aller jusqu’au bout de ce que le Seigneur nous demande. Si nous voulons mériter et porter la qualité de disciple du Christ, il aimer Jésus d’un amour de préférence. Il faut accepter d’embrasser la croix. Il faut accepter de tout quitter. C’est ainsi que nous deviendrons des autres Christ. « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on reconnaîtra que vous êtes mes disciples ». Certes, nous ne sommes pas parfaits et nous ne le serons jamais, mais, ensemble puisque nous formons désormais une grande famille, nous devons lutter, par la croix, dans la messe, avec Marie, pour préférer la vie éternelle à la vie terrestre.

Ave Maria, gratia plena,

Votre présence me rassure.

Votre pureté me guide.

Mon âme vous fait signe.

Mon cœur vous réclame.

Ma pensée vous cherche.

Votre regard m’encourage.

Vos larmes me convertissent.

Mes bras vous servent.

Ma foi vous appelle.

Ma joie vous reflète.

Votre cœur Immaculé me protège.

Votre honneur m’oblige.

Tota pulchra est Maria,

Fac cor nostrum secundum cor tuum.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il !

 

« La neige tombait sur le corps du Chartreux »…

L’enterrement d’un moine à la Grande-Chartreuse.

La rencontre avec le monde des Chartreux laisse une trace indélébile en l’âme, parce qu’elle est rare et touche au plus profond du cœur humain. René de Montozon, en des mots ciselés par son regard contemplatif, nous fait partager cet essentiel avec une force extraordinaire.

Quel est le secret de ces moines qui vivent et meurent sans connaître la peur de tout perdre ?

Là-haut, à la Grande-Chartreuse, le silence résonne comme un appel. Saurons-nous l’entendre ?

Le témoignage oculaire devient alors un reportage intérieur, l’histoire de la rencontre entre l’âme humaine et Dieu, dans la simplicité.

Les pages de René de Montozon ont été écrites dans un style inimitable et avec une sensibilité exquise. Albert de Mun, préfacier illustre en son temps, ne s’y est pas trompé. Oui, ce livre est né avec le vingtième siècle au moment où les persécutions républicaines contre les congrégations religieuses et l’Eglise en général réveillaient la ferveur française.

Il nous a paru opportun de rééditer ces lignes au moment où nombreux sont ceux qui cherchent à mieux comprendre les mystères qui entourent la destinée humaine : l’amour, la maladie, la vie, la mort, la joie, la paix trouvent ici un dépassement exceptionnel par, avec et en Dieu. Aujourd’hui encore, puisse le témoignage des chartreux, et plus largement des moines, éveiller au fond des cœurs de célestes appels. Oui, il est bon de scruter les profondeurs du cœur humain pour y trouver la trace de son Créateur. Oui, il est bon de fermer quelques instants les yeux de chair sur l’agitation du monde et de développer notre regard intérieur sur les choses qui demeurent et ne passent pas.

A celui qui ne se tourne vers Dieu pour découvrir les raisons de vivre et de mourir, l’existence humaine apparaît comme un drame inutile, une aventure sans lendemain. Au nom de la destinée de chacun d’entre nous qui est de voir Dieu et de vivre un amour infini, nous vous avons cru bon de montrer cette puissance d’amour qui attire ceux qui ont choisi de rejoindre pour toujours la solitude et le silence de la Chartreuse. Ce faisant, ils nous invitent à préférer la liberté intérieure en lieu et place des sollicitations sans lendemain. Leur exemple nous encourage : oui, la mort est vaincue parce que le Christ est ressuscité.

Guillaume d’Alançon

Disponible en librairie ou ici.

Abbaye d’Oelenberg : histoire, anecdotes et produits

Ce mois-ci Divine Box vous emmène découvrir l’abbaye d’Oelenberg, en Alsace ! Cette abbaye a une histoire millénaire pleine d’aventures et de rebondissements : si l’on a bien cru sa dernière heure arrivée à la Révolution, elle a rapidement connu son apogée au XIXe ! Ses bâtiments regorgent de trésors des siècles passés, mais aussi de bons produits issus de l’artisanat monastique. Attachez vos ceintures, on y va !

La fondation de l’abbaye d’Oelenberg   

Allez hop, on remonte le temps à presque un millénaire en arrière… Et nous voilà en 1046, date de fondation de l’abbaye d’Oelenberg.

C’est Heilwige de Dabo, comtesse d’Eguisheim et mère du pape de l’époque, Léon IX, qui fit construire ce prieuré pour des chanoines de saint Augustin. Elle voulait en effet perpétuer le souvenir de son autre fils Gérard, mort au cours d’un duel avec un seigneur de Ribeaupierre.

Alors situé sur une colline (« Berg » en patois local), le long d’un cours d’eau (« Oelen »), on appellera tout simplement le prieuré… « Oelenberg » ! La communauté prospère ensuite rapidement, tant en richesses qu’en nombre de moines. En avant, toute !

L’abbaye d’Oelenberg et les guerres

Oui mais malheureusement, la suite est moins fameuse… En effet, les guerres du XIVe ravagent l’abbaye d’Oelenberg. Ruinée et affaiblie, elle est alors placée sous la tutelle d’un seigneur autrichien, puis rattachée aux Jésuites de Fribourg en 1626, et enfin à l’Université de Fribourg en 1774.

À la Révolution, sans surprise, la communauté est dissoute ! En 1794, l’abbaye et la bibliothèque sont vendues comme biens nationaux aux enchères. La bibliothèque est dispersée lorsqu’un industriel mulhousien se porte acquéreur du couvent.

Les moines se réfugient alors en Suisse, tandis que l’abbaye d’Oelenberg passe de main en main, devenant ainsi un pensionnat de jeunes filles en 1821 !

Tableau du XIXe représentant la réunion quotidienne des moines de l’abbaye d’Oelenberg dans leur salle du chapître – Frédéric Lix

Abbaye d’Oelenberg : au boulot ! 

Finalement, en 1825, l’abbaye d’Oelenberg reprend vie avec le retour d’un groupe de moines trappistes, revenus d’exil.

Des bâtiments du passé, il ne subsiste alors que quelques parties : la chapelle Saint-Léon conserve des parties du XIIe siècle dans son chevet. Trois clefs de voûte de la chapelle Saint-Michel sont également conservées, avec des armoiries datant de 1486.

Demeurent également :

  • La partie inférieure du chœur de la chapelle du XIIe siècle
  • La nef baroque (1755)
  • Le transept de l’ancienne église abbatiale (1486)
  • Un grand crucifix du XIVe siècle
  • Deux belles statues de Notre-Dame des XVe et XVIIIe siècles

Les moines tiennent bon et remettent alors l’abbaye d’Oelenberg sur pattes, malgré des épidémies, incendies et autres famines. Là-bas, on y trouve tout ce qu’il faut ! Boulangerie, fromagerie, brasserie, imprimerie, etc…

Au XIXe, les moines sont si nombreux qu’ils partent même créer une fondation en Allemagne ! Début XXe, l’abbaye d’Oelenberg compte 200 moines trappistes (80 prêtres et 120 frères), et fait figure de véritable centre religieux, intellectuel et économique. Chapeau bas !

Une solidarité salvatrice 🤝

Malheureusement, les deux Guerres mondiales furent terribles : les bâtiments sont allègrement bombardés, et les moines obligés de se disperser temporairement.

La reconstruction est difficile, mais, milieu XXe, l’abbaye d’Oelenberg finit par reprendre du poil de la bête grâce à une exceptionnelle mobilisation. Le diocèse de Strasbourg, ses fidèles, et des trappistes néerlandais de l’abbaye de Zundert venus prêter main forte… tout le monde s’y met !

L’abbaye d’Oelenberg ressuscite alors, et laisse même derrière elle une autre ramification : la renaissance de l’abbaye d’Engelszell, relancée par les trappistes d’Oelenberg en 1925. Youpi !

L’abbaye d’Oelenberg telle qu’on peut la voir aujourd’hui, a été reconstruite après les bombardements des deux guerres mondiales, grâce à l’aide du diocèse de Strasbourg et de moines trappistes néerlandais – Divine Box

Abbaye d’Oelenberg : y va ? Y va pas ? 🤔

À la fin du XXe siècle, malgré sa reconstruction, l’abbaye d’Oelenberg n’est plus très en forme… La communauté qui avait jadis compté jusqu’à 200 moines n’en abrite plus qu’une quinzaine. Et les vastes bâtiments nécessitent des travaux toujours plus coûteux.

S’est alors posée la question de quitter l’abbaye d’Oelenberg pour se grouper avec une autre communauté de trappistes… Mais, trop attachés à leur abbaye, les moines ont finalement décider de rester et de tout faire pour préserver Oelenberg ! Hip hip hip ?

Les moines de l’abbaye d’Oelenberg chantent leurs sept offices quotidiens dans leur belle église de style trappiste, c’est-à-dire sobre et dénué – Divine Box

Abbaye d’Oelenberg : et aujourd’hui ?💒

Aujourd’hui, l’abbaye Notre-Dame d’Oelenberg est le seul monastère d’hommes encore vivant en Alsace. Les neuf moines trappistes sur place vivent toujours selon la règle de saint Benoît “ora et labora” : “prière et travail”.

Ils prient ainsi sept fois par jour (premier office à 4h30 !) et travaillent de leurs mains pour assurer leur subsistance. Ils ont délégué la gestion de leurs 150 hectares de terres à des laïcs mais s’occupent de tout le reste : magasin d’artisanat monastique,hôtellerie…

Ils fabriquent aussi, avec leur farine, de délicieux produits monastiques, comme les pâtes de l’abbaye (des larges, des fines, des torsadées). En plus de tout cela, ils concoctent des tartes, des sablés, des macarons et toute une farandole de biscuits. C’est déjà pas mal, non ?

Cliquez ici pour en savoir plus sur l’abbaye d’Oelenberg, et notamment sur ses ruches, ses champs de blé et ses fameux trésors ! Pour découvrir les produits de l’abbaye d’Oelenberg, c’est par là !

Evangile du jour

Mc 10, 35-45
Alors, Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. »
Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? »
Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. »
Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? »
Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé.
Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. »
Les dix autres, qui avaient entendu, se mirent à s’indigner contre Jacques et Jean.
Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur.
Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous :
car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

« Voici que mes deux mains se lèvent pour la demande et que mon corps cherche l’attitude de l’orant. Mais sous Ton regard mes mains n’ont soulevé qu’une flaque d’ombre sous mes doigts devenus comme griffes. Et mon corps s’est comme arrêté dans la pierre que je suis. Donne-moi de devenir source. »

Laurent Calderari, professeur de Philosophie.

Le combat invisible derrière la pornographie visible

À l’occasion de la parution de son livre “sociologie du hardeur“, Lounès Darbois a accordé un entretien à Medias-presse.info dont nous reproduisons le début, puis un extrait en guise d’avertissement aux lecteurs potentiels. La totalité est ici.

Médias Presse Info : Vous recensez les coûts sociaux de la pornographie en première partie du livre, puis dans la seconde vous semblez indiquer que la lutte contre la pornographie cacherait un combat spirituel. Est-ce exact? 

Lounès Darbois : C’est exact. Vous devez comprendre la pornographie de masse comme une prison mentale, comme l’expression visible d’un projet spirituel d’abaissement des hommes occidentaux au rang d’animal. Soljenitsyne savait que “l’on asservit les peuples plus sûrement avec la pornographie qu’avec des miradors” alors qu’il avait lui-même été emprisonné des années au goulag.

Expliquer un combat spirituel va requérir l’emploi de figures allégoriques. Disons que la pornographie est l’une des têtes de l’hydre qui persécute la Civilisation, l’Occident ou l’Eglise, termes quasi-synonymes à mon avis, et que cet hydre a d’autres têtes comme la prédation bancaire, le tam-tam médiatique ou l’injonction à l’avortement.

À quel public votre livre est-il destiné ?

À tous les hommes pris dans le piège addictif de la pornographie, à tous ceux qui en ont réchappé et qui souhaitent prévenir une rechute possible, et enfin à celles et ceux qui souhaitent aider un proche tombé dans cette habitude. Je déconseille fortement le livre aux âmes pures et immunisées qui ont la chance de planer au-dessus de la boue du monde. Ce pamphlet est un électrochoc de 182 pages destiné à éveiller les porno-complaisants en leur démontrant par une enquête sourcée qu’il n’y a pas de porno bénin ; nul besoin de traitement de cheval lorsque l’on est bien portant, d’ailleurs NSJC nous indique n’être pas venu pour les bien portants mais pour les égarés.

Elus catholiques dans la Cité, pour le rendez-vous de 2020

De Marc Paitier, cadre d’Elus Catholiques dans la Cité

« Nos adversaires, nous ont-ils répondu ? Ont-ils opposé doctrine à doctrine, idéal à idéal ? Ont-ils eu le courage de dresser contre la pensée de la Révolution l’entière pensée catholique ?… Non ! Ils se sont dérobés. »

Ces reproches que le socialiste Jaurès adresse aux parlementaires catholiques lors de la discussion de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat sont terribles. Ils conservent toute leur pertinence. Nous passons notre temps à déplorer les lois amorales qui avilissent les âmes, à regretter que le catholicisme n’inspire plus le débat politique, à dénoncer la dictature laïciste et les progrès de l’islam, mais nous continuons à nous dérober. Nous avons laissé, par notre faiblesse, le champ libre aux ennemis de la Chrétienté et aujourd’hui nous sommes paralysés par l’étendue de la tâche pour la restaurer.

Les catholiques n’ont jamais montré un grand sens politique. Beaucoup se sont ralliés à la pensée dominante et ceux qui sont restés fidèles aux exigences de leur foi ont déserté le combat temporel pour lequel ils ont toujours éprouvé des réticences. Faut-il nous replier dans nos forteresses familiales en attendant des jours meilleurs ? Pie XII condamne fermement cette attitude :

« C’est se faire illusion de croire, comme certains, qu’on pourrait désarmer l’anticléricalisme et la passion anticatholique en restreignant les principes du catholicisme au domaine de la vie privée… Les Catholiques maintiendront et amélioreront leurs positions selon la mesure du courage qu’ils mettront à faire passer en actes leurs convictions intimes dans le domaine entier de la vie, publique autant que privé. »

Jean Ousset donne écho aux paroles du Souverain Pontife :

«  le mal étant dans cette défection civique des Français catholiques, le remède ne peut être que dans leur retour au service d’un ordre social authentiquement chrétien. »

Le combat temporel au niveau national et même régional est confisqué par les partis. C’est au niveau local où l’idéologie partisane est la moins présente que l’engagement des Catholiques est le plus approprié. Les prochaines élections municipales programmées pour 2020 leur en donnent l’occasion.Il y a certes, au niveau municipal des domaines d’action qui ne demandent qu’une compétence technique mais il y en a beaucoup d’autres qui contiennent une dimension morale, culturelle, sociale qui peuvent être appréhendés avec un point de vue catholique ou, au contraire, un point de vue laïciste et athée : évènements de la vie locale, commémorations patriotiques, fête de Noël, choix des spectacles, expositions, conférences, soutien aux associations, aide aux familles, aux personnes âgées, entretien des églises et calvaires, politique scolaire, etc. L’élu catholique engagé de façon désintéressée au service du bien commun a un rôle à jouer qui va au delà de son petit mandat. Il est un signe de contradiction, un éveilleur des consciences. Il est celui qui met en lumière la force de l’héritage chrétien. Dans le désarroi de notre société, les gens ont besoin et soif de vérité. Malgré les attaques constantes contre l’Eglise, le contexte est favorable  pour remettre l’identité chrétienne au cœur de l’action. Les obstacles seront nombreux, les échecs possibles, les réussites modestes mais la parole récente d’un de nos grands chefs militaires donne tous son sens à ce combat nécessaire : « l’action la plus modeste à de quoi combler le cœur de l’homme s’il sait l’inscrire sur un assez vaste horizon. »Pour nous, cet horizon est celui du règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ. Il n’y en a pas de plus grand.

Se sentant seules et ne sachant pas comment s’engager dans le combat local qui ne leur est pas familier, certaines bonnes volontés hésitent. L’association ECC 2020 est là pour les aider, leur donner des conseils, les encourager et soutenir leur actionen vue des municipales de 2020…. N’hésitez plus à la contacter, elle attend votre appel.

contact@eluscatholiques.fr

La Russie par elle-même

Par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui a accordé tout récemment un long entretien à RT France, au Figaro et à Paris-Match. Naturellement, et c’est son métier, il défend les intérêts et positions de la Russie, en évoquant les multiples sujets de l’actualité géopolitique et économique. Pour notre affliction, c’est aussi une revue des turpitudes et inconséquences de la (pseudo) politique étrangère française, souvent en pointe dans la mise en oeuvre du nihilisme mondialiste.

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