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Est-ce interdit de montrer une crèche de Noël sur BFMTV ?

Affaire Heusèle : “Dans ce dossier il y a la Franc-maçonnerie, on ne peut rien faire”

Dans un documentaire de Karl Zéro exposant l’affaire de Jacques Heusele, un assureur d’Arras menant une double vie et retrouvé mystérieusement suicidé, l’avocat Bernard Méry rapporte les déclarations d’une juge confirmant que la Franc-maçonnerie est bien au-dessus des lois…

Qui était vraiment Jacques Heusèle, ce notable Arrageois apparemment sans histoire retrouvé mort en janvier 2009 dans la Sambre en Belgique ? Ce père de famille en apparence respectable, agent d’assurances prospère menait en réalité une double vie, à l’abri du regard de ses proches. Existence parallèle, multiplication de prêts à la consommation ou encore recours à des réseaux de prostituées, parfois mineures : ce n’est qu’après sa mort que la femme et les enfants de Jacques Heusèle, allant de découverte en découverte, ont compris qui il était vraiment…

Evolution du Produit Intérieur Brut de la France

Vidéo très significative :

Deux nouveaux évêques auxiliaires

Le Pape François a nommé ce vendredi 14 décembre

  • Mgr Alexandre Joly, évêque auxiliaire de Rennes, il était jusqu’à présent vicaire général de l’archidiocèse de Rouen.
  • Mgr Bruno Valentin, évêque auxiliaire de Versailles, il était jusqu’à présent curé de paroisse et vicaire épiscopal de ce même diocèse.

Tarare (69) : Mobilisation contre la PMA

Les Juristes pour l’enfance se sont mobilisés ce matin à Tarare. Les citoyens du Rhône se sont mobilisés pour dire leur opposition à ce projet de légiférer pour étendre la PMA.

Léger recul du totalitarisme au Canada

Lu dans Présent :

Les organisations pro-vie canadiennes viennent d’obtenir une victoire mitigée face au gouvernement de Justin Trudeau. Depuis l’an dernier, pour obtenir une bourse permettant d’embaucher des étudiants durant l’été, les demandeurs devaient signer une déclaration dans laquelle ils affirmaient appuyer un certain nombre de valeurs. Parmi ces prétendues valeurs, figurait le droit à l’avortement.

Les groupes catholiques et chrétiens ne purent donc pas bénéficier de ces bourses, officiellement octroyées pour donner la chance aux étudiants d’obtenir des fonds pour leur année scolaire ainsi qu’une première expérience de travail. Alors qu’on avait refusé une centaine de demandes en 2017, avec la nouvelle déclaration de valeurs plus de 1 500 demandes avaient été rejetées, sans compter celles qui n’avaient simplement pas été déposées.

Eh bien, le gouvernement, qui est d’ailleurs poursuivi pour cette politique inique, vient de faire volte-face et a annoncé que, pour 2019, une telle déclaration ne serait plus obligatoire. Par contre, les organismes doivent s’engager à ce que l’employé ne soit pas rémunéré pour contester les droits reconnus au Canada. Un organisme pro-vie ne pourra donc pas employer quelqu’un en lui demandant de s’impliquer directement ou indirectement dans la défense des bébés à naître.

Il s’agit d’une victoire pour les organisations catholiques, mais partielle, puisque la subvention est soumise à une condition idéologique. Le totalitarisme libéral n’est pas mort, mais il se fait plus nuancé.

Cette discrimination contre les pro-vie ne pouvait pas tenir : même chez ceux qui ne militent pas pour la vie on ne trouve pas que des fanatiques de l’avortement… Et les nouveaux médecins, comme dans tous les pays où l’avortement est légalisé et encouragé, ne viennent pas pratiquer la médecine pour broyer des petits d’hommes…

Terrorisme : la république bananière dans toute sa splendeur …

si toutefois ce témoignage est véridique, naturellement. Pour l’instant, la preuve du contraire n’a pas été médiatisée. Si l’un de nos lecteurs voit quelque chose, qu’il nous le communique !

Michel Houellebecq, un nouveau soutien pour Donald Trump

Le prochain livre de Michel Houellebecq sortira au début du mois de janvier 2019 : Sérotonine. C’est le nom d’un neurotransmetteur dans le système nerveux central, impliqué dans la gestion des humeurs et est associé à l’état de bonheur…

Dans le magazine Harper’s, Michel Houellebecq signe une tribune en faveur du président américain, intitulée : Donald Trump est un bon président.

“Donald Trump est un des meilleurs présidents américains que j’aie jamais vu.”

« Il déchire les traités et les accords quand il pense qu’il ne fallait pas les signer, et il a raison ».

Le président américain

« a été élu pour défendre les intérêts des travailleurs américains. On aurait voulu voir ce genre d’attitude en France plus souvent au cours des 50 dernières années »

Michel Houellebecq comme Donald Trump est hostile envers l’Union européenne :

« Les Européens n’ont ni valeurs communes ni intérêts communs, l’Europe n’existe pas. C’est une idée stupide qui a tourné au cauchemar ».

Sur l’hostilité d’Emmanuel Macron envers les nationalistes :

« Les nationalistes peuvent se parler tandis que, bizarrement, cela ne réussit pas trop aux internationalistes »

Et à propos des anti-Trumps :

« Autant vous habituer à l’idée : en dernière analyse, peut-être que Trump aura été une épreuve nécessaire pour vous. »

Aline Bertrand (RN) : Il serait bon que les hommes affirment la virilité équilibrée de leur nature

Intéressante intervention d’Aline Bertrand, Conseillère régionale RN de PACA, ce matin en séance, à propos d’un rapport sur l’égalité homme/femme :

Monsieur le Président,

Nous prenons acte de ce rapport relatif à l’égalité entre les femmes et les hommes. Nous prenons acte que les subventions diverses et variées ont permis d’informer de leur droit seulement 1% de la population régionale, qu’il y a 0,24% des habitants de la région qui a eu accès au droit et qu’1,25% des lycéens de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ont été sensibilisés sur les questions liées à l’égalité entre les sexes.

Nous prenons finalement acte que tout ceci est inefficace !

De quelle égalité parlez-vous quand, par exemple, l’ambition d’une femme n’est pas de faire carrière mais d’élever convenablement son enfant ? N’est-ce pas une aspiration légitime que de vouloir former les générations futures ?

De quelle liberté parlez-vous quand dans certains quartiers de notre région des femmes ne peuvent ni circuler librement ni s’habiller comme bon leur semble ? À quelques dizaines de mètres d’ici, il y a des “cafés” où vous ne verrez aucune femme.

De quels droits envers les victimes parlez-vous quand, chez nous ou ailleurs, on acquitte un étranger d’un viol parce qu’il n’avait pas les codes culturels de notre civilisation ?

L’immigration, c’est le sujet dont vous ne parlez pas, dont vous ne parlez jamais quant à ces questions d’égalité. Vous subventionnez grassement des associations immigrationnistes. Ces associations qui permettent, encouragent et organisent l’arrivée sur notre territoire d’hommes, oui d’une écrasante majorité de jeunes hommes, qui par coutume ne respectent pas la femme, ses libertés et ses droits.

En août dernier, les Tunisiens ont massivement manifesté contre l’égalité des sexes conformément à leur loi coranique. Quand on connaît la proportion de jeunes tunisiens ou d’origines culturelles identiques dans nos lycées, quelles actions ont été menées par le collectivité régionale ?

Tout récemment dans le Pacte de Marrakech, on parle de « problématique femmes – hommes », pas une fois n’est cité l’égalité entre les hommes et les femmes. Mon collègue Franck Allisio interviendra en fin de séance et si vous êtes réellement pour l’égalité entre les sexes, j’’espère que vous voterez en faveur du vœu qu’il présentera.

Parallèlement, est injectée dans les consciences de notre jeunesse une aversion des plus mesquines du mâle blanc hétérosexuel, qui ne serait que pervers, mysogine et agressif.

Pour assurer les vraies libertés des hommes et des femmes, il faut que l’homme européen reprenne sa place dans l’échelle sociale sans se préoccuper des revendications des harpies de gauche. Celles-là même qui acceptent la soumission par le voile ou encore la marchandisation des mères porteuses.

L’idéal viril n’est pas oppressif, il est protecteur. Il serait bon que les hommes affirment la virilité équilibrée de leur nature, qu’ils incarnent l’image de la force et la femme celle du cœur.  Nous vous proposons ce chemin pour être et durer.

La Fondation Jérôme Lejeune investit dans la recherche sur la leucémie aigüe chez les enfants porteurs de trisomie 21

Les enfants porteurs de trisomie 21 présentent un risque de développer certaines formes de leucémie au cours des premières années de leur vie 20 fois plus élevé que la population générale. Malgré l’amélioration des traitements, ces enfants connaissent également un plus fort taux de rechutes.

La Fondation Jérôme Lejeune a investi 116 000 € pour financer deux projets de recherche à visée thérapeutique sur la leucémie aigüe chez les enfants porteurs de trisomie 21.

Le premier projet étudie le rôle du gène DYRK1A dans la genèse de ces leucémies et les voies de traitement potentiel par inhibition du gène DYRK1A.

Le second explore certains mécanismes régulateurs impliqués dans la genèse des leucémies et dans un mécanisme de résistance aux thérapeutiques habituelles.

Ces études réalisées dans la population trisomique pourraient également avoir un bénéfice thérapeutique auprès des enfants non porteurs de trisomie 21.

Les chercheurs ont besoin de vous pour combattre

la déficience intellectuelle d’origine génétique…

Donnons à la recherche les moyens d’avancer !

La France n’a développé aucune politique publique de santé en leur faveur et la Fondation Jérôme Lejeune ne bénéficie d’aucune subvention publique. Pour mener à bien nos missions, nous dépendons donc uniquement de votre générosité. Nous avons besoin de votre soutien financier.

Comment demander aux Français des sacrifices, lorsqu’ils n’ont plus confiance dans leurs élites ?

Du Prince Jean d’Orléans :

Comme mon père le Comte de Paris qui est intervenu plusieurs fois récemment, je suis inquiet de la situation de notre pays.

Le contrat politique et social d’après-guerre ne tient plus. Nous nous accordons tous pour dire qu’il faut changer nos schémas de pensée et nos comportements, ne pas vivre au dessus de nos moyens, respecter notre environnement. Mais si nous n’arrivons pas à résoudre les fractures de notre société, nous n’arriverons à rien. Elle sont nombreuses et profondes, entre les riches et les pauvres, les élites déracinées et la population, les villes et les territoires, les religions.

Les Gilets Jaunes résument ces factures multiples. Ils représentent tous ces Françaises et Français, qui supportent tout depuis plus de trente ans mais qui n’y arrivent plus. Ils n’en peuvent plus de la cherté de la vie, du poids des impôts et taxes, d’un Etat qui ne les défend pas et qui ne les comprend même plus. S’agit-il de la France périphérique ? Je n’aime pas cette expression, elle est très parisienne. J’ai été parisien, mais depuis que je vis à Dreux je vois les choses autrement. D’ailleurs, sur le terrain et dans les territoires où les gens on gardé un certain bon sens, les manifestations de Gilets Jaunes sont autres. Aux ronds-points l’atmosphère est amicale, les échanges sont possibles, les solidarités fonctionnent.

Le grand défi qui attend notre pays, c’est de retrouver au plus vite un dénominateur commun à partir duquel avancer, un socle commun a minima sur lequel nous puissions bâtir un projet fédérateur. Mais comment demander aux Françaises et aux Français des sacrifices, lorsqu’ils n’ont plus confiance dans leurs élites ? Comment se projeter dans l’avenir s’il n’y a pas de vision à long terme ? Comment réunir la population autour d’un projet commun lorsqu’on est l’élu d’une partie de la France contre l’autre ?

Je souhaiterais quand même terminer mon propos sur une note positive. A Dreux, ce 8 décembre, dans le cadre de la fête populaire des Flambarts, la paroisse avait organisé une crèche vivante. Je ne sais si la chose s’est produite de façon fortuite mais les Gilets Jaunes et les forces de l’ordre se sont retrouvés un moment devant la crèche et ont entonné ensemble la Marseillaise. Peut-être que ce petit exemple peut nous donner une espérance pour sortir de cette impasse en vérité et sur des perspectives qui durent ? Courage, même si la situation est difficile !

En cette fête du 8 décembre, où les chrétiens comme moi célèbrent la Vierge Marie, permettez-moi quand même de vous souhaiter, avec un peu d’avance, un joyeux Noël, pour vous-mêmes, vos familles, et tous vos proches.

Jean Sévillia : Les vérités cachées de la guerre d’Algérie

Suite à la publication de son livre, Jean Sévillia est interrogé sur TV Libertés :

Le nouveau ministre de la culture nomme un chamaniste aux Beaux Arts

Franck Riester, ministre de la Culture, a nommé Jean de Loisy à la direction de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA). Jean de Loisy prendra ses fonctions dans les premiers jours de l’année 2019.

Président-directeur du Palais de Tokyo depuis 2011, Jean de Loisy a exercé les fonctions de directeur du Frac Pays de la Loire, inspecteur à la création au ministère de la Culture chargé de la commande publique dans les monuments historiques, directeur-adjoint du musée de Nîmes, conservateur de la Fondation Cartier et du Centre Georges-Pompidou et directeur des programmes de la Mission 2000. Il a aussi été commissaire de Monumenta Anish Kapoor en 2011 au Grand Palais.

En 2012, Aude de Kerros écrivait à propos de l’exposition Les Maîtres du Désordre au musée du quai Branly :

Nous sommes conviés à voir la dernière œuvre de Jean de Loisy au Musée des Arts Premiers, quai Branly. Ce grand personnage de la bureaucratie culturelle, directeur du Palais de Tokyo, grand sachem de l’Art contemporain au Collège des Bernardins, fait « dialoguer » 350 objets ethnologiques avec 20 installations d’artistes contemporains. Cette exposition est le troisième volet d’une trilogie qui complète le grand œuvre de cet homme orchestre, à la fois fonctionnaire, commissaire, artiste et théoricien. En dix ans et trois expositions blockbusters, Jean de Loisy a réussi à faire de l’art contemporain, un nouvel art sacré. Son discours commence avec la « Beauté en Avignon » en 2000, se déploie grâce aux « Traces du sacré » en 2008 et se conclut dans « Les maîtres du désordre » en 2012.

[…] La scénographie est un discours grâce auquel Jean de Loisy nous persuade : les artistes contemporains et les chamanes font appel à des pratiques semblables et remplissent la même fonction, celle de rétablir l’équilibre du monde. Au seuil de l’antre, le visiteur peut lire sur le mur quelques affirmations péremptoires :

Ici règne la dualité : « Le combat nécessaire et sans fin de l’ordre et du désordre, […] indispensable à l’équilibre de l’univers tout entier. »

Ici, abandonnez tout espoir car Dieu n’y peut rien : « Il n’existe pas d’ordre sans ambivalence, tout ordre y compris divin est fondamentalement imparfait. »

Ici, « la mort à l’œuvre et la douleur, les catastrophes naturelles et les guerres témoignent de l’impuissance des dieux et des religions établies, de leur silence ou de leur distance ».

Ici, vous comprendrez l’essence monstrueuse du monde.

[…]

Jean de Loisy rassure le visiteur. La solution est « en marge des grands panthéons ». Il faut avoir recours à des « hommes-limite », à des êtres marginaux et impurs qui, pour cela même, seront d’efficaces intercesseurs. Jadis ils étaient sorciers, aujourd’hui ce sont des artistes d’« Art contemporain ». Le commissaire note au passage la supériorité de ces derniers sur les artistes de tous les temps car ils sont tout à la fois : artistes, prêtres, chamanes et de surcroît anthropologues : « Je me suis interrogé sur la signification de cette mutation de l’artiste en anthropologue (au sens explorateur de l’humain dans son intégralité), et sur les raisons pour lesquelles les artistes modernes se sont moins intéressés à l’aspect formel des objets primitifs qu’à la puissance psychique qui émane d’eux. »

Est-ce une supériorité ou une dérive totalitaire ? En rêvant ainsi de « l’artiste total », Jean de Loisy ne semble pas percevoir à quel point la distinction et la séparation entre art et sorcellerie a été une libération pour l’homme créateur, et le signe de son entrée dans la civilisation. L’artiste a conquis sa propre liberté en renonçant la volonté de puissance, en laissant au contemplateur sa liberté et en s’acheminant vers un au-delà inconnu et ouvert. […]

Face à cette déception amère causée par le monde mauvais, le commissaire inspiré nous rassure, il y a non seulement des intercesseurs mais aussi des remèdes. Hier comme aujourd’hui, il faut faire confiance aux médiateurs chamanes ou artistes, à leur bricolage sacré, sensé réparer le mal par les voies initiatiques de la transgression. Curieusement on trouve de plus en plus ce discours thérapeutique lorsque l’on analyse les « concepts » qui les accompagnent la production actuelle d’œuvres d’AC. […]

Mais nos puissants intercesseurs ne font pas que cela, nous enseigne Jean de Loisy, ils maîtrisent le désordre car ils y participent : « Celui qui consomme l’innommable peut dire l’indicible », celui qui vit tous les excès et les dégradations peut obtenir, selon lui, leur limitation. Pour sauver le monde il faut en expérimenter la lie comme l’affirmaient nos antiques carpocratiens. Il faut être possédé par les esprits pour obtenir leur collaboration, frayer et négocier avec eux. C’est d’ailleurs là le maître mot : « négocier ». Chamanes et artistes contemporains négocient avec le mal. Nous sommes ici dans le royaume du commerce, de l’échange égal, du marchandage. En AC, la formule duchampienne « donnant-donnant » est aussi un élément essentiel du dogme. […]

Loisy avance dans sa démonstration et fait apparaître avec l’évocation de ces fêtes, l’éternelle rivalité entre le sorcier et le prêtre. L’affaiblissement de la liturgie chrétienne entraîne la réapparition des cortèges de Bacchus et de la « mère folle », sous forme de gay pride ou de « marche des salopes ». Ces nouvelles liturgies sont aujourd’hui les plus spectaculaires, médiatisées et visibles. Catherine Grenier, conservatrice experte en Art contemporain remarquait dans un livre récent, L’art contemporain est-il chrétien ? (Ed. Jacqueline Chambon), combien les rites et croyances abandonnées par le christianisme étaient devenus un matériau détourné et reprogrammé par les plasticiens, performers et vidéastes. Cette exposition exclut curieusement deux types de médiateurs avec l’invisible ou l’inconscient, encore présents dans la monde moderne, les prêtres catholiques et les psychanalystes. Ces derniers sont nombreux à venir voir l’exposition, intrigués par le propos de Jean de Loisy qui sonne le glas de leur pouvoir et aurait scandalisé Freud. Ils se posent la question : mais comment peut-on renoncer à la civilisation ? Et surtout : serions nous devenus inutiles ? […]

Le commissaire-philosophe a terminé sa leçon. Il conclut : L’AC est un art au dessus de l’art, de la religion, de la morale. C’est le sommet de l’art de tous les temps puisqu’il réunit et dépasse désormais ces trois fonctions par la voie négative : « Mettre en turbulence les convictions, rejouer ce qui paraît acquis, élargir notre champ de conscience, faire exploser les règles convenues. » […]

Par ailleurs, comme dans son « œuvre » précédente, « Les traces du Sacré » à Beaubourg en 2008, Jean de Loisy écarte toute référence forte au christianisme, et pour cause ! Selon lui, celui-ci a échoué et fait partie du passé révolu. Les artistes contemporains sont devenus les néo-chamanes d’un monde désormais postchrétien. Tout au long de cette exposition, Jean de Loisy évoque le « surnaturel » mais exclut toute notion de transcendance. […]

Vladimir Poutine a inauguré un monument en l’honneur de Soljenitsyne

Lu sur le blog d’Yves Daoudal :

Mardi 11 décembre, jour du centenaire d’Alexandre Soljenitsyne, sa veuve Natalia et Vladimir Poutine ont inauguré un monument dans la rue de Moscou qui porte déjà son nom.

Vladimir Poutine a fait l’éloge de « l’amour sans frontières » de Soljenitsyne pour sa patrie :

« Même en exil, Soljenitsyne ne permettait à personne de parler de la Russie de manière dédaigneuse, méchante, et il résistait à toute forme de russophobie. Il distinguait clairement la vraie Russie, celle du peuple, et les particularités d’un système totalitaire qui a apporté des souffrances et des épreuves difficiles pour des millions de personnes. Mais le plus important est que la voix d’Alexandre Issaïevitch continue de se faire entendre, que ses pensées, ses idées, trouvent de l’écho dans les esprits et les cœurs des gens. »

L’Homme Nouveau a publié un hors série sur Soljénitsyne.

Terrorisme islamique : gouvernement et majorité aveugles, sourds et muets

Lors de la séance de questions/réponses, mercredi 12 décembre à l’Assemblée nationale, et interrogé par six députés successivement sur l’attentat de Strasbourg, le gouvernement représenté tantôt par Edouard Philippe, tantôt par Christophe Castaner ou Laurent Nunez n’a pas prononcé une seule fois le mot islamiste ou islamique. Pas une fois.

Boris Vallaud (PS) interroge sur l’état de la menace terroriste. Aucune réponse globale, simplement un rappel par Christophe Castaner que

« cet individu est connu depuis très longtemps, hélas ! pour des faits de droit commun. Il a été condamné pour la première fois à treize ans. Ses actions, son comportement systématiquement marqué par la violence, lui ont valu soixante-sept inscriptions. Il a été identifié pour radicalisation, et était suivi pour cela. »

Frédéric Reiss (LR) interroge sur les mesures que le gouvernement entend prendre. Le gouvernement ne répond pas à la question.

Bruno Studer (LREM), à la limite du sanglotement et qui tient à préciser que le terroriste est « un Strasbourgeois né à Strasbourg, un Alsacien né en Alsace, un Français né en France et n’ayant grandi nulle part ailleurs qu’à Strasbourg, en Alsace, en France » (N.D.L.R. : Chériff Chekatt, sans doute donc un indépendantiste alsacien…) demande aussi les mesures prises. Nous sommes rassurés alors d’apprendre que le gouvernement a

« décidé, sous l’autorité du Premier ministre, de réagir immédiatement en élevant le niveau Vigipirate au niveau d’alerte « urgence attentat » ».

Antoine Herth (UDI) demande si nous sommes « face à une nouvelle forme de terrorisme, œuvre d’un islamisme lié aux milieux crapuleux ? ». M. Castaner ne répond pas à la question posée.

Eric Diard (LR) souligne que « ce terrible drame met une nouvelle fois en lumière la menace que représente la barbarie islamiste et notre difficulté à suivre efficacement les individus radicalisés. ». Il s’étonne parce que les mesures prises étaient celles prévues pour un délinquant de droit commun (on attend 6 heures du matin pour se présenter au domicile du «tueur pour l’appréhender en tant que délinquant de droit commun »). Pourtant il était fiché S depuis 2016 et inscrit au fichier FSPRT. Le secrétaire d’Etat Nunez (après que son ministre a bien dit que le terroriste était suivi pour radicalisation) réussit le tour de force de dire tout à la fois que « l’individu a en effet été détecté en détention » et que « malheureusement, l’on n’a jamais détecté de radicalisation ». Et donc,

« parce que c’est notre travail, le cas a bien été évoqué en groupe d’évaluation départemental ; il a bien été décidé d’entraver l’action de cette personne, et si c’est la voie du droit commun qui a été choisie, c’est parce que c’était la seule permise par les textes ».

Enfin en réponse à une question de Jean-Luc Mélenchon qui évoque le « mode opératoire du terrorisme » (sans précision), Edouard Philippe répond en parlant « symboles touchés par chacune des attaques terroristes ». Sans rien de plus.

Ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire. Pourtant, aux dernières informations, il semblerait que ce gouvernement et cette majorité soient toujours responsables de la sauvegarde de la France et des Français.

Le système Macron a échoué : la seule attitude raisonnable aurait été une baisse générale des impôts

A propos des Gilets jaunes, Pierre de Lauzun, haut fonctionnaire spécialisé dans la finance, analyse pour L’Homme Nouveau :

Il y a quelque chose de très profond, c’est une voix nouvelle qui se fait entendre dans le débat public et qui pèsera au moins pendant un temps. Mais la limite de ce mouvement c’est qu’il s’est construit comme un réseau et veut le rester, sans porte-parole ni élaboration commune d’un programme ou de revendications. C’est une limite importante pour qui veut peser dans le débat public. […]

Le journal Le Monde a établi une corrélation assez forte entre les demandes qui apparaissent ici ou là, et les programmes de Jean-Luc Mélenchon il y a un an et, dans une moindre mesure, celui de Marine Le Pen. C’est ce qui fait qu’une revendication profonde et originale, par ce que le géographe Christophe Guilluy appelle la « France périphérique », se traduit de fait par des demandes très classiques comme la hausse des salaires, etc., qui sont peut-être justifiées mais qui ne sont pas originales. Ce qui l’est un peu plus, c’est la demande de démocratie directe, qui pourrait se traduire par des mesures de type référendum populaire, ce qui peut être intéressant au cas par cas, mais pas être un mécanisme permanent. Bref, le mouvement est nouveau mais n’arrive pas vraiment à porter de choses très nouvelles. […]

Le ras-le-bol fiscal est porté par tous, les gens aisés comme les autres. Là où le système Macron a échoué, c’est que ses mesures sont illisibles, avec la suppression de l’ISF ou de la taxe d’habitation d’un côté, et l’augmentation de la CSG de l’autre, plus les autres taxes et, en plus, le fait que les pensions ne sont plus indexées sur l’inflation. La seule attitude raisonnable aurait été une baisse générale de la pression pour tout le monde sans aucune augmentation d’impôt ; sauf que cela suppose de réduire drastiquement la dépense publique. Les gens ont donc le sentiment, qui n’est pas absurde, que ce n’est ni juste, ni équilibré. Ils voient ce dont bénéficient les autres alors qu’eux doivent payer plus. Mais ce que ne voient pas les Gilets jaunes, c’est qu’en réduisant les ressources de l’État, il faut réduire aussi les prestations ; il ne sert à rien de se focaliser sur le coût des parlementaires ou des ministres qui, cumulé, ne pèse pas lourd.

Reste que malgré un système social qui fait l’originalité de la France, les gens ont un sentiment très clair de gaspillage de l’argent public…

Dans les pays scandinaves, la pression fiscale est légèrement moins élevée qu’en France mais les gens ont l’impression d’en avoir pour leur argent. Ici, l’argent est beaucoup moins bien employé. Il faut choisir de mettre de l’argent sur les points prioritaires, et ne pas changer de cap tout le temps. Comment se fait-il par exemple qu’en Allemagne, on dépense moins dans l’éducation mais que les professeurs sont bien mieux payés ? […]

En tout cas, il s’agit d’un vrai mouvement de fond, comme en témoigne Yves Daoudal :

Je ne sais pas ce qu’il en est ailleurs, mais je subodore que dans toutes les campagnes c’est peu ou prou comme chez moi. Les gilets jaunes, ce ne sont pas seulement les braves gens qui sont aux ronds-points. Ceux-là ne sont que les représentants visibles d’une grande partie du « peuple gilets jaunes », ce qui n’est pas assez dit (voire jamais) sur les ondes. Et qui est minimisé en permanence chez les tenants du pouvoir (et cela aussi attise la colère). Par chez moi, c’est au moins les deux tiers des voitures qui ont un gilet jaune derrière le pare-brise, les trois quarts en certains endroits. D’autre part le comptage des manifestants n’a aucun sens, parce que bien sûr ce ne sont pas toujours les mêmes qui sont sur les ronds points 24 heures sur 24. On se relaie, et dans les familles mêmes on y va à tour de rôle selon le temps que laissent les obligations de travail, d’école, etc. C’est quand on prend conscience de cela qu’on voit que c’est un vrai mouvement de fond.

Un mouvement au sein duquel les femmes, premières victimes de la précarité, sont très actives.

Crédit dessin : Clothilde Prévost

Les victimes de Chérif Chekatt…

La Marche Pour La Vie a besoin de vous

La Marche Pour La Vie aura lieu le 20 janvier à Paris. Face aux menaces qui pèsent sur la liberté de conscience des professions médicales, face aux nouvelles transgressions annoncées par la révision de la loi de bioéthique (PMA, libéralisation totale de la recherche sur l’embryon, marchandisation du corps de la femme), la Marche Pour la Vie qui aspire à refonder la société sur le respect de toute vie humaine appelle les français à faire valoir leur droit à l’objection de conscience.

Depuis plusieurs mois, de nombreux bénévoles travaillent pour l’organisation de cette prochaine Marche pour la Vie. Les moyens matériels que nous déployons ont un coût important: pour assurer la sécurité des marcheurs, pour installer un podium au départ et à l’arrivée, pour la location des chars, de la sonorisation, la mise à dispositions d’affiches, de tracts, d’autocollants etc…

C’est pourquoi, nous faisons appel à vous aujourd’hui pour nous aider financièrement par un don qui nous permettra de faire face à toutes ces dépenses :

Vous pouvez aussi adresser vos dons par chèque à la MARCHE POUR LA VIE, 3 rue de l’arrivée, 75015 Paris.

Pour tout don à l’association MARCHE POUR LA VIE supérieur à 10 €, vous recevrez un reçu fiscal vous permettant, si vous êtes imposable, de déduire de votre impôts sur le revenu 66% du montant de votre don (par ex : un don de 100 € ne vous coûtera que 34 €, après déduction fiscale).

C’est arrivé un 14 décembre…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Rappelons-nous :

  • le 14 décembre : saints du jour français ou en France.
    • Saint Nicaise, Archevêque de Reims et Sainte Eutropie Martyrs (Ve siècle)

Nicaise, archevêque de Reims, fut un vrai pasteur des âmes, l’homme de la paix, de la justice et de la charité. “La gloire d’un pasteur, répétait-il souvent, n’est pas de se couvrir des dépouilles de ses ouailles, mais de se dépouiller lui-même pour les revêtir.

Longtemps la cité de Reims fut docile à sa parole. Mais peu à peu le pasteur, affligé, vit son troupeau glisser dans la corruption et le vice. Les crimes s’y multipliaient de jour en jour, et la voix de Nicaise n’était plus écoutée. Dieu résolut alors d’envoyer à la cité coupable un châtiment exemplaire. Il appela sur elle le glaive des Vandales. Avant de frapper, le Seigneur, usant de miséricorde, députa du ciel un ange pour annoncer au saint évêque le fléau qui allait affliger la ville ingrate.

Nicaise assembla son peuple, et, les larmes dans la voix : “Pleurez, dit-il, gémissez sous la cendre, troupeau infortuné, Dieu a compté le nombre de vos iniquités ; si vous ne faites pénitence, d’effroyables châtiments vont s’appesantir sur vous.” Mais ces salutaires avertissements furent inutiles. L’apparition des Vandales se chargea de justifier la prédiction du saint. Nicaise attendit les barbares à genoux ; l’un d’entre eux se précipita sur lui, et d’un coup de hache lui abattit la tête.

Sa sœur Eutropie allait être épargnée ; mais, craignant des outrages pires que la mort, elle souffleta le meurtrier de son frère, et reçut un coup d’épée au travers du corps. Les barbares s’enfuirent en entendant les anges chanter dans les airs la gloire des martyrs.

  • St Venance Fortunat de Poitiers, évêque († v. 605)

Saint Venance Fortunat est un évêque, qui mit par écrit les actions de nombreux saints et célébra la sainte Croix par des hymnes de grande qualité.

  • St Folcuin, évêque chez les Morins († 855)

Chez les Morins dans le nord de la France, en 855, saint Folcuin est évêque de Thérouanne pendant trente-neuf ans.

  • Ste Odile (Odilia), Patronne de l’Alsace, Vierge, première abbesse du monastère d’Hohenbourg

La fête de sainte Odile a longtemps été célébrée le 13 décembre, qui était aussi la fête de sainte Lucie, elle aussi invoquée par les fidèles pour guérir les maladies oculaires ; par conséquent, on a préféré reporter la fête d’Odile au 14 décembre, pour distinguer les deux fêtes.

Le plus ancien document sur la vie de sainte Odile est un parchemin du Xe siècle où un moine a noté ce que la tradition orale transmettait depuis près de deux cents ans, au mont Sainte-Odile qui domine la plaine d’Alsace.

Au temps du roi mérovingien Childéric II, Aldaric, troisième duc d’Alsace, père de sainte Odile, tenait sous son empire toute la vallée du Rhin, de Strasbourg à Bâle. Aldaric était un chrétien sincère, mais il s’arrachait avec peine aux coutumes barbares ; ses réactions étaient impulsives et même dangereuses : pas de pardon pour qui l’offense. En 660, alors qu’il attendait avec impatience la naissance de son fils premier-né, lui naquit une petite fille aveugle. Son premier réflexe fut de vouloir la tuer, mais devant les pleurs de sa femme, Béreswinde, il accepta de lui laisser la vie à condition que le bébé disparût aussitôt. Béreswinde, bouleversée, se mit en quête d’une nourrice. Odile fut emmenée à Scherwiller, à une trentaine de kilomètres d’Obernai. Devant le beau linge du bébé et les soins particuliers dont il était entouré, les langues allaient bon train. Bientôt Odile ne fut plus en sécurité chez la nourrice et, à un an, dut reprendre la route pour Baume-les-Dames, près de Besançon, où elle franchit les portes d’un monastère.

Pendant toute son enfance, Odile était entourée du silence et de la paix des moniales qui essayaient de lui faire oublier sa cécité : elle apprit à se diriger seule dans le cloître, à reconnaître les appels de la cloche, à chanter par cœur les offices, faisant la joie de ses mères adoptives.

L’évêque Ehrhardt de Ratisbonne arriva un jour au monastère pour, dit-il, baptiser la petite aveugle. Devant la communauté, Ehrhardt prononça les paroles sacramentelles : « Odilia Je te baptise au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. » Odilia veut dire : soleil de Dieu. Au moment où l’eau coula sur son front, Odile ouvrit les paupières… elle voyait ! Après la guérison, l’évêque fit avertir Aldaric qui n’eut aucun geste de repentir. Il avait maintenant quatre fils et une fille, sa fille aînée était oubliée. Odile demeura donc à Palma chez les religieuses qui lui apprirent aussitôt à écrire et à lire dans les livres saints. La souffrance et la cécité l’avaient mûrie : elle faisait preuve d’une force d’âme et d’un détachement extraordinaires. Au fur et à mesure que les mois passaient, Odile sentait grandir en elle le désir de connaître sa famille. Certains voyageurs, qui s’arrêtaient au monastère, lui avaient déjà parlé de son frère Hugon qu’ils disaient aimable et généreux. Par l’intermédiaire d’un pèlerin, Odile lui fit parvenir une lettre qui émut Hugon au point qu’il osa affronter son père.

L’heure du pardon n’avait pas encore sonné, Aldaric ne voulait pas revoir sa fille mais Hugon écrivit cependant à sa sœur de venir au château, pensant que la vue d’Odile ferait tomber la colère de son père. Hélas, à l’arrivée de sa fille aînée la colère d’Aldaric redoubla : il frappa Hugon qui mourut des suites des blessures. Ce fut le dernier accès de colère du terrible barbare qui, désespéré par la mort de son fils préféré, installa sa fille à Hohenbourg et assura sa subsistance. Odile eut la patience de vivre ignorée des siens et se contenta de ce que lui donnait son père qu’elle n’osait plus affronter. Elle ne vivait que pour les pauvres avec qui elle partageait ses maigres ressources. Peu à peu Aldaric se transforma et offrit à Odile le Hohenbourg et toutes ses dépendances à condition qu’elle priât pour lui.

La jeune fille humiliée va devenir la célèbre Abbesse représentée par les statues et les tapisseries. Son cœur profond, son austère vertu, sa grande charité attirèrent plus de cent trente moniales et la plupart des membres de sa famille. Les travaux commencèrent rapidement pour transformer le Hohenbourg en un monastère. Odile qui était une âme d’oraison, couvrit de chapelles tout le sommet de la colline dont la première fut dédiée à Notre-Dame, puis une autre à saint Jean-Baptiste qu’Odile vénérait particulièrement depuis son baptême. Un soir, la moniale chargée d’appeler ses compagnes pour l’office fut éblouie par une violente clarté : Odile conversait avec saint Jean-Baptiste. De jour, de nuit, par petits groupes qui se succédaient, les moniales chantaient sans cesse la louange de Dieu. L’Abbesse était la plus ardente à la prière ; elle aimait la mortification, mais elle était sage et prudente pour ses filles.

Peu de temps après la construction du monastère, Aldaric mourut. Avertie par une vision, Odile le sut en Purgatoire et se mit en prière jusqu’à ce que Notre-Seigneur lui apparût pour lui apprendre l’entrée de son père en Paradis. Une chapelle, dite des larmes, se dresse encore aujourd’hui sur la terrasse du couvent ; la tradition assure qu’une pierre creusée par les genoux de la sainte existe encore devant le maître-autel.

Le Hohenbourg était le refuge des pauvres, des malheureux, des malchanceux et des pèlerins qui savaient y trouver bon accueil. Un vieillard tomba en montant vers le monastère. Odile le rencontra un moment plus tard et, comme pour le soulager, il fallait de l’eau, Odile implora le secours de Dieu, frappa le rocher et une source jaillit qui ne tarira jamais. Mais la preuve était faite que tous ceux qui désiraient du secours ne pouvaient parvenir au sommet de la colline. Aussi un autre monastère fut construit en bas. Aucun des deux couvents ne voulait se passer de la présence d’Odile qui allait donc du cloître du haut à celui du bas. En chemin elle aidait les éclopés et les infirmes. De toutes parts on venait la voir car on savait que ses mains étaient bénies. Parfois lorsqu’elle pansait des blessés ou des lépreux, les plaies se fermaient et les douleurs s’apaisaient. Sa préférence allait aux aveugles en souvenir de son infirmité. Elle présidait tout, elle prévoyait tout et s’intéressait à chacun en particulier.

Mais ses compagnes la voyaient de plus en plus lasse. Sentant la faiblesse la gagner, Odile se rendit à la chapelle Saint-Jean-Baptiste ; une dernière fois elle s’adressa à ses filles puis, à l’heure de l’office elle les envoya à l’église. Quand les moniales revinrent de l’office, Odile les avait quittées. Leur peine était grande d’autant plus que leur mère était partie sans avoir communié. Elles se mirent en prière et Odile revint à elle. Après les avoir réprimandées, l’Abbesse réclama le ciboire, se communia et quitta définitivement la terre, le 13 décembre 720.

Elle est fêtée le 13 décembre en Alsace.

  • le 14 décembre 557 : Constantinople touchée par un séisme.

Constantinople est frappée par un tremblement de terre, qui ne la détruit pas. Les témoignages de religieux évoquent un séisme qui les a finalement épargnés. Toutefois, si l’Eglise Sainte-Sophie, consacrée seulement vingt ans plus tôt, n’a pas été rasée, elle est sérieusement endommagée : son dôme s’effondre un an plus tard.

  • le 14 décembre 867 : élection du pape Adrien II.
  • le 14 décembre 872 : mort du pape Adrien II et élection du pape Jean VIII.
  • le 14 décembre 1515 : rencontre entre le Roi de France, François 1er et le Pape Léon X, qui aboutira au concordat de Bologne.

François 1er, vainqueur de Marignan, fait à cheval, le 11 décembre 1515, une entrée élégante et triomphale en la cité italienne de Bologne, où le pape Léon X l’attend. Le Roi de France est en position de force. Ses victoires italiennes lui ont permis d’acquérir le duché de Milan. En contrepartie de son soutien à Florence, gouvernée par les Médicis, la famille de Léon X, le Saint Siège lui a offert Parme et Plaisance. Signé quelques mois plus tôt, le 13 octobre, le traité de Viterbe a officialisé ces accords.

Au cours de l’automne, François 1er accomplit un voyage triomphal dans ses nouvelles possessions ; puis il prend la route pour Bologne où va se tenir un sommet au cours duquel doivent être réglées les relations entre le royaume de France et la papauté. Précédant le cortège papal, vingt deux cardinaux viennent à la rencontre de François 1er, vêtu de velours bleu à fleurs de lys. Le Roi est reçu par Léon X en “fils aîné de l’Eglise”. Contrairement à l’usage, il ne baise pas les pieds du souverain pontife. En guise de salutations, les deux chefs d’Etat s’étreignent, puis échangent discours et maintes politesses…

Depuis 1438, la Pragmatique Sanction, promulguée à Bourges par Charles VII, empoisonne les relations entre la papauté et la monarchie. Déjà, Philippe le Bel, au début du XIVème siècle, a tenté de limiter l’autorité du Saint Siège sur l’Eglise de France. La Pragmatique Sanction a, de fait, donné un statut d’autonomie à cette dernière au travers de deux dispositions importantes. D’abord, les conciles généraux priment sur l’autorité du pape en matière de foi et de réforme. Ensuite, évêques et abbés sont élus et non plus désignés par Rome. Le plus souvent, l’élection devient un moyen déguisé de désignation par le Roi.

Le plus cher souhait de Léon X, soucieux de rétablir le pouvoir de Rome sur l’ensemble de l’Eglise, est d’obtenir la suppression de la Pragmatique Sanction. Après de longues discussions, le concordat de Bologne, qui règle les relations entre Rome et Paris jusqu’à la Révolution. Il est signé le 18 août 1516, approuvé le 19 décembre 1516 par le concile du Latran. Il remplace la Pragmatique Sanction de Bourges et, en ce qui concerne les affaires de l’Eglise de France, détermine clairement la part du Roi et celle du pape. En France, le concordat soulève une vive opposition de la part des gallicans (qui militent pour la restriction de l’autorité papale) et du Parlement qui ne l’enregistre qu’en mars 1518.

Désormais, le système d’élection aux postes ecclésiastiques (archevêques, évêques, abbés, prieurs) est rendu caduc. Le Roi de France présente ses candidats, à qui la papauté accorde l’investiture canonique, si le pape les accepte. L’approbation est soumise à des critères, en particulier d’âge et de formation.

Le concordat de Bologne est aboli unilatéralement par l’Assemblée Constituante, en août 1790.

  • le 14 décembre 1591 : mort de saint Jean de la Croix

Mort au couvent d’Úbeda en Andalousie, saint Jean de la Croix, ou Juan de Yepes naît en 1542 à Fontiveros, en Castille. Carme, poète et mystique, issu d’une famille aristocratique, il se destine à une vocation de Chartreux.

Avec sainte Thérèse d’Ávila, rencontrée en 1587, il participe à la réforme des carmels espagnols, et à la fondation de l’ordre apostolique et contemplatif des Carmes déchaussés. Il a écrit entre autre quatre traités mystiques dont : La montée du mont Carmel, La nuit obscure…). Il est béatifié en 1675 par le pape Clément X, puis canonisé par Benoît XII en 1726.

  • le 14 décembre 1670 : la tragédie “Bérénice” de Racine est jouée à la cour devant Louis XIV.
  • le 14 décembre 1791 : André Mercier, conventionnel rédige une adresse au Roi Louis XVI.

Cette adresse rédigée, au nom du Conseil général, enjoint au Roi d’obliger les prêtres réfractaires à prêter le serment. C’est ce même Mercier, adepte de la secte maçonnique qui a écrit en 1771 un livre aujourd’hui difficile à trouver : L’an 2440.

Au chapitre 1er, intitulé, « Pas si éloigné qu’on pense ! » on y lit :

« La Souveraineté absolue est abolie par les Etats Généraux. La Monarchie n’est plus. La Bastille est renversée. Les monastères sont abolis. Les moines mariés. Le divorce permis. Le pape dépossédé de ses Etats. O Rome, que je te hais ! »

Cité par le Marquis de La Franquerie dans La Vierge Marie dans l’histoire de France, ED. Résiac, page 198.

  • le 14 décembre 1804 : un rapport de police signale une anagramme circulant dans Paris.

“Napoléon, empereur des Français” y devient “Ce fol empire ne durera pas son an”.

Qui fera une anagramme sur la présidence d’hollande?

  • le 14 décembre 1848 : 7 loges de la Grande Loge Centrale (le Suprême Conseil de France) créent la Grande Loge Nationale de France afin de donner à la Franc-maçonnerie un esprit républicain.

 

  • le 14 décembre 1900 : une loi supprime la messe du Saint-Esprit à la rentrée des tribunaux, en France.

113 ans plus tard, nos juges ont l’esprit tellement embrumés qu’ils absolvent les criminels voire les protègent, condamnent les victimes et les stigmatisent en les mettant à l’index sur un ignoble « mur des cons ».

Rappelons que les 7 dons du Saint Esprit sont :

– le don de Sagesse ;

– d’Intelligence ;

– de Conseil ;

– de Force ;

– de Science ;

– de Piété ;

– de Crainte de Dieu.

Tout un programme, qui résume bien ce qu’attendent les Français de leur Justice, en qui ils n’ont plus confiance. Elle est loin l’image de Saint Louis sous son chêne !

  • le 14 décembre 1914 : début de la première bataille de Champagne.

Le front Ouest s’est stabilisé et les tranchées sont creusées de part et d’autre de la mer du Nord à la Suisse. Le 14 décembre 1914, les alliés, en supériorité numérique, lancent une offensive générale sur toute la longueur du front. Mais cette guerre de tranchées est plus compliquée que prévu et il est difficile d’y progresser. Les combats s’achèvent le 24 décembre, sauf en Champagne où ils continuent tout l’hiver. Sur le reste du front, on s’observe ; chacun a compris que cette guerre ne se serait pas « fraîche et joyeuse ».

  • le 12 décembre 1947: sixième et dernière apparition de Notre Dame à l’ile bouchard.

Ce dimanche 14 décembre, dès la fin de la grand-messe, la foule envahit l’église. Plusieurs familles ne retournent pas chez elles pour déjeuner, de peur de ne plus trouver ensuite de place. L’église est vidée d’une partie de son mobilier pour accueillir plus de monde. Il y a plus de 2000 personnes à l’intérieur, plus toutes celles qui sont restées dehors. Cette foule récite 4 chapelets en attendant les voyantes. Un autre chapelet sera récité en présence de la Sainte Vierge. A la demande du curé les fillettes lisent un papier :

«Madame, nous vous demandons de bénir Monseigneur l’Archevêque, ses vingt-cinq années d’épiscopat, Mgr l’Évêque de Blois, les deux paroisses, les écoles libres, la mission du Carême, les prêtres du doyenné et de donner des prêtres à la Touraine

La Vierge annonce que le danger pour la France est écarté. Le Chapelet se termine avec des échanges entre chaque dizaine.

Pendant le dernier chant du “Je vous salue Marie ”, que termine l’invocation “Ô Marie conçue sans péché, priez, priez pour la France”, un rayon de soleil, perçant un ciel nuageux très bas, a pénétré par une verrière, au sud de l’église, et se projette obliquement et progressivement, en éventail, sur l’apparition et sur les quatre enfants dont les visages sont transfigurés. Les fleurs qu’elles tiennent à la main semblent recouvertes de diamants. Le phénomène est inexplicable.

Voir les chroniques du 08, 10, 11, 12 et 13 décembre.

Juste 5 ans après le renouvellement de la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie par Pie XII, événement qui marquera un tournant dans la seconde guerre mondiale, Notre Dame choisit donc le lundi 8 décembre, fête de l’Immaculé Conception, pour ”faire prier les petits enfants pour la France en grand danger”.

« Je ne suis pas venu pour faire des miracles » dira-t-Elle. Et pourtant quelques petits miracles jalonneront toutes ces journées. Il y a la marque fugitive du baiser déposé sur le dos de la main des voyantes, puis à plusieurs reprises le soulèvement sans efforts, par Jacqueline Aubry, des deux plus petites voyantes pour embrasser la main que Notre Dame leur tendait. Il y a surtout cette guérison de la maladie des yeux de Jacqueline, annoncée la veille pour le lendemain. Elle achève de convaincre le curé qui assista alors à toutes les autres apparitions. C’est ce jour aussi que le travail reprend dans toute la France alors en grève générale.

Ce 14 décembre, à 13 heures 35, a lieu un miracle inattendu pour récompenser ceux qui priaient avec les enfants depuis plusieurs jours et aussi les « ouvriers de la dernière heure » puisque les enfants avaient précisé que cette apparition serait la dernière. Malgré un ciel sombre et nuageux, un rayon de soleil visible à l’extérieur, pénètre dans l’église par un petit carreau d’un vitrail au sud. En contournant un pilier, il se développe en éventail pour illuminer la scène de l’apparition et les fillettes. Les fleurs qu’elles tenaient encore à la main semblaient recouvertes de diamants tellement elles scintillaient ! Il y eu un ‘’Oh’’ d’émerveillement dans la foule. Pendant près de cinq minutes, ce rayon inonda de lumière tous ceux qui se trouvaient sur son parcours et il était même si chaud et si éblouissant que certain se protégeaient la tête de leurs mains comme en été.

Le curé, sortant de sa réserve habituelle, monte sur les marches de l’autel et dit alors à la foule : « ce rayon de soleil est un rayon envoyé par la Sainte vierge ».

Ainsi, comme à Fatima, à l’Île Bouchard Notre Dame a commandé au soleil. Admirons le pouvoir donné à la Vierge Marie et à son Cœur Immaculé qui, comme promis à Fatima, sera capable de convertir la Russie dès que les conditions précises qu’Elle a exposées il y a bientôt cent ans auront été réalisées par le pape.

  • le 14 décembre 1965 : De Gaulle et l’Europe.

De Gaulle déclare, lors d’un entretien durant la présidentielle :

“On peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l’Europe ! l’Europe ! l’Europe ! Mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien.

Cherif Chekatt a été tué

Cherif Chekatt s’était réfugié dans un entrepôt situé à la plaine des Bouchers, dans le quartier de la Meinau non loin de Neudorf, le quartier où il avait été vu pour la dernière fois mardi.

Cherif Chekatt a été abattu lors de l’opération des forces de l’ordre.

Les Gilets jaunes vont pouvoir manifester samedi…

La crèche de Béziers sera déplacée sur le parvis de la mairie

Alors que 3 personnes ont été tuées sur un Marché de Noël, ce jeudi 13 décembre, le juge des référés a rendu le même jugement qu’en 2017 : la crèche de Béziers ne peut pas rester dans les bâtiments de l’hôtel de ville.

Le maire Robert Ménard va déplacer la crèche sur le parvis de la mairie.

Pierre Pouëssel, le préfet de l’Hérault, avait saisi le tribunal administratif de Montpellier le 5 décembre.

Edouard Philippe exclut finalement l’immigration du futur débat national

Le gouvernement remet une pièce dans la machine à Gilets jaunes… Dans la présentation faite mercredi par le gouvernement, l’immigration était le cinquième axe de la future concertation nationale, souhaitée par le gouvernement en réponse au mouvement des Gilets jaunes. Mais jeudi, le Premier ministre Edouard Philippe a fait marche arrière.

Lundi soir, Emmanuel Macron avait pourtant déclaré :

“Je veux aussi que nous mettions d’accord la Nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde, que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter.

Mercredi, le gouvernement a présenté en Conseil des ministres les cinq axes de la concertation nationale, dont le dernier :

“Quelles sont les attentes et les inquiétudes des Français relatives à l’immigration, dans un contexte de mondialisation et de laïcité parfois bousculée?”.

Mais Edouard Philippe a parlé de quatre thèmes – et non de cinq – pour le débat à venir :

  • Mercredi soir, lors d’une rencontre organisée par l’association Villes de France. Il y aurait fait une allusion au débat sur l’identité nationale sous Nicolas Sarkozy qui “n’avait pas été un succès”.
  • Dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, Edouard Philippe a confirmé jeudi, lors de l’examen de la motion de censure déposée par les groupes d’opposition de gauche.

S’ils reculent là-dessus, inutile de dire qu’ils reculeront aussi sur le reste.

 

Philippe de Villiers chez les Eveilleurs : le mystère Clovis

Soirée sur le thème de “Le mystère de Clovis : quelles leçons pour notre temps ?” avec Philippe de Villiers à l’occasion de la sortie de son livre “Le Mystère Clovis” jeudi 29 novembre 2018 au Théâtre Montansier à Versailles :

Fuir les Talibans pour être abattu par un islamiste en France…

C’est le sort de Kamal, l’une des victimes de la fusillade de Strasbourg du 11 décembre. Touché par balle à la tête, il est actuellement en état de mort cérébrale.

Kamal, âgé d’une quarantaine d’années, avait prévenu ses collègues de travail qu’il partirait un peu plus tôt pour emmener sa famille au marché de Noël. Sur place, “un homme l’a interpellé par son épaule (sic) par derrière en lui disant ‘Hé monsieur’. Il s’est retourné, s’est pris la balle, et est tombé par terre alors qu’il avait son fils dans ses mains.

Ce père de famille est venu en France il y a 15 ans pour fuir l’Afghanistan et la menace des talibans.

L’avortement en Allemagne et en Angleterre

La coalition allemande est parvenue à un accord intermédiaire sur une loi punissant les médecins qui fournissent des informations sur l’avortement. L’interdiction de cette “publicité” subsistera, mais le gouvernement veut clarifier la situation pour les docteurs et hôpitaux qui souhaitent rendre public le fait qu’il offrent ce service. Le fait pour des médecins de faire de la “publicité” pour la pratique de l’avortement est un crime aux yeux du Code pénal allemand, même si la pratique est légale en Allemagne au cours des 12 premières semaines de grossesse.

La nouvelle présidente de la CDU, Annegret Kramp-Karrenbauer, a souligné que “la protection de la vie d’enfants nés ou à naître est primordiale“. Pour cette raison, il était bon qu’une interdiction de la publicité subsiste dans la loi. Les partis de la coalition (CDU et SPD) doivent se revoir en janvier afin de poursuivre la discussion autour de ce dossier et mettre un projet de loi sur la table.

En Angleterre, près de 200 000 avortements ont été pratiqués en 2017, selon le ministère de la santé. Un taux à son plus haut niveau depuis 10 ans, et en augmentation de 4% par rapport à 2016. Parmi ces 197 533 avortements, 98% ont été financés par le NHS : le Service national de « santé »… En parallèle le nombre de naissances a diminué de 2,5%, un chiffre au plus bas depuis 2006. Philippa Taylor, de l’organisation Christian Medical Fellowship regroupant plus de 4000 médecins britanniques, a déclaré :

« Ces chiffres sont alarmants. Près de 200.000 avortements par an, cela signifie que près d’une grossesse sur cinq au Royaume Uni se termine par un avortement ».

En France, le taux de fécondité des femmes a encore baissé, sauf chez les femmes immigrées. Le taux de fécondité est passé depuis 2015 sous le seuil symbolique des 2,00 enfants par femme et est en baisse régulière atteignant 1,88 enfant par femme en 2017. La fécondité des femmes immigrées se maintient en 2016 à 2,73 enfants par femme. Le grand remplacement se poursuit.

Pour brasser du vent, ils savent faire

En pleine crise des gilets jaunes, le gouvernement a décidé de compliquer encore davantage la vie de ceux qui s’opposent à l’implantation de nouveaux parcs éoliens :

S’il y a des gilets jaunes  qui, dans leurs campagnes, subissent les nuisances d’éoliennes et, après les promesses de Macron d’en tripler le nombre, redoutent d’en voir s’installer d’autres, la nouvelle suivante risque fort de décupler leur colère : par un décret publié au Journal officiel le 1er décembre – oui, le 1er décembre, il y a quatre jours, alors que les manifestants étaient plutôt en droit d’attendre un geste d’apaisement du gouvernement – François de Rugy vient de couper aux citoyens le moyen le plus simple de manifester leur opposition à tout nouveau projet d’implantation.

[…] Que dit donc ce décret ? Deux choses très simples : que les Tribunaux administratifs ne seront plus compétents pour juger des recours contre l’implantation d’éoliennes (article 23). Il faudra désormais passer par les Cours d’appel – qui sont souvent plus éloignées et qui, surtout, sont payantes. Une façon de tordre le cou aux petites associations locales, majoritairement démunies.

Et que, pour plus de précaution, le délai légal de protestation sera ramené de quatre mois à deux (article 24). Il faudra donc aller très vite pour étudier les centaines de pages du dossier du permis de construire et, éventuellement, décider d’engager la bataille. On souhaite bon courage aux maires ruraux et à leurs administrés.[…]

Les gueux

Des droits de l’homme aux droits des individus

Grégor Puppinck, auteur Des Droits de l’homme dénaturé, s’est entretenu avec Frédéric Taddéi sur “Interdit d’interdire”, RT France, concernant les 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Principe de la stratégie : connaitre l’ennemi

Cette synthèse en 5 minutes n’est pas nouvelle, mais elle va à l’essentiel, et dans les circonstances actuelles il n’est pas inutile de la rediffuser. Par un fin connaisseur de la chose. Et pour cause…

Trois commentaires toutefois, pour affiner la définition de l’ennemi.

1/ Le “marché”, qui semble être un acteur à part entière dans cette présentation, n’est en fait qu’un lieu, multiple, d’affrontements économiques et financiers. Le véritable ennemi est celui qui en définit les lois à notre détriment, et celui qui – en charge des destinées nationales selon la théorie républicaine – accepte ces lois sans combattre, par soumission ou complicité idéologique, mentale, et vénale. (re) voir notamment ceci.

2/ Conséquemment, il ne s’agit pas de lutter contre le marché, mais contre les acteurs qui en font un outil d’esclavage en les désignant sans ambiguité, et d’éviter donc d’opposer, stupidement ou habilement selon les cas, soumission au marché et recours à un État Providence en charge de protéger le bon peuple contre celui-ci. Dans les deux cas, c’est de l’esclavage, et d’ailleurs la situation actuelle est celle d’un cocooning (reposant sur les déficits publics qui se creuseront jusqu’à la catastrophe financière finale), et qui d’ailleurs s’étiole (à preuve les gilets jaunes), pour soumettre ledit peuple à l’eslavage du marché, de la façon la moins douloureuse possible. Le peuple français vit donc sous un double escalavage, imbriqué: esclave de l’État, lui-même esclave de la ploutocratie apatride.

3/ Conséquemment encore, la vraie libération du peuple de France est de faire renaître en son sein de véritables corps intermédiaires, et de refonder intégralement la manière dont ils sont représentés. Véritables, c’est-à-dire suscités par le pays réel en sa diversité culturelle, sociale, économique, associative, selon ses terroirs, ses métiers, ses familles et leur contribution au bien commun. Les pseudo corps intermédiaires républicains, d’essence à la fois administrative et idéologique, ne sont que la multiplication des chaines de soumission à l’État, évoquée ci-dessus. Ils ont d’ailleurs été créés à cet effet sur les ruines fumantes des organisations communautaires de l’ancienne France, garantes des vraies libertés françaises. Ce sont ces liens de vie sociale etéconomique, et de solidarité naturelle qu’il s’agirait de retisser, à partir du réel d’ici et de maintenant. En construisant un système de représentation qui associe expression démocratique par le vote et compétence sur les sujets soumis au vote, où les éventuels partis politiques n’auraient qu’un rôle limité par les subsides de leurs seuls militants, et l’État serait concentré sur ses prérogatives régaliennes recouvrées, et sur un rôle d’arbitre entre corps intermédiaires libres. Vaste programme, certes…

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