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C’est arrivé un 19 juin…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 juin 936 : couronnement et sacre de Louis IV d’Outremer, Roi de France, à Laon.

Louis IV, fils de Charles III, âgé de 15 ans, est ramené de son exil d’Angleterre pour être sacré Roi de Francie occidentale, à Laon par l’archevêque de Reims Artaud, après l’intervention d’Hugues le Grand. Il épouse Gerberge de Saxe, sœur d’Otton Ier de Germanie, veuve de Gislebert, duc de Lotharingie.

  • le 19 juin 1097 : prise de Nicée sur les Turcs par les croisés, lors de la première croisade.

Le siège de Nicée commence le 14 mai et s’achève le 19 juin 1097, au cours de la première Croisade. C’est la première action militaire des croisés contre les musulmans et cette victoire permet un arrêt de la progression de l’Islam dans cette région.

  • le 19 juin 1269 : saint Louis impose aux juifs le port de la rouelle.
    • le 19 juin 1299 : traité de Montreuil-sur-Mer.

Ce traité rétablit la paix entre la France, les Flandres et l’Angleterre : Philippe IV le Bel rend au roi d’Angleterre Édouard Ier la Guyenne, mais conserve la ville de Bordeaux.

  • le 19 juin 1464 : l’édit de Luxies crée les premiers services postaux au monde.

Alors que la guerre de cent ans est enfin achevée, le Roi Louis XI impose un système unique au monde: sur les grands chemins du Royaume sont postés des relais officiels distants de 7 lieues pour permettre aux courriers officiels de transiter rapidement. Depuis le « cursus publicus » d’Auguste au premier siècle, tout système de poste avait disparu.

D’abord réservé aux courriers royaux, le système s’étend aux courriers privés dès 1507. Aujourd’hui le statut « d’entreprise autonome d’état » de la Poste plonge ses racines dans ce mélange entre courrier officiel et privé permis par Louis XII, puis développé par Henri III. D’aucuns disent que les « bottes de 7 lieues » du chat botté de Perrault viennent de là.

  • le 19 juin 1522 : Traité de Windsor.

Charles Quint signe avec le roi d’Angleterre, Henri VIII, un traité à Windsor qui prévoit une invasion de la France. C’est alors la sixième guerre d’Italie (1521-1525), qui oppose principalement le Royaume de France à l’Espagne et à l’Angleterre.

  • le 19 juin 1623 : naissance de Blaise Pascal, mathématicien et physicien, philosophe, moraliste et théologien français.

Mathématicien, physicien, philosophe et écrivain Il se penche sur la théorie des probabilités et invente une machine à calculer. Il publie sous le pseudonyme de Louis de Montalte Les Provinciales, dont l’effet est désastreux : les libertins y trouvent un arsenal contre la religion et le clergé catholique. Voltaire en fera le plus grand éloge ! Pourtant, un an avant sa mort, il affirme : « Loin de m’en repentir, si j’avais à les faire, je les ferais encore plus fortes. »

De plus en plus malade, sa prodigieuse mémoire commence à lui faire défaut, il prend l’habitude de noter ses réflexions sur des petits papiers qu’on recueille avec grand soin aussitôt après sa mort, survenue le 19 août 1662. Ordonnées et classées, titrées ” Les Pensées “ étaient destinées à ses amis de Port-Royal. L’ouvrage renferme la démonstration de la crédibilité de la foi chrétienne et de la religion catholique et sont encore une source inépuisable de réflexion encore très moderne au niveau existentiel :

“Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé “. “L’Homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant “.

  • le 19 juin 1631 : décès de François Garasse, jésuite et polémiste redouté de toute la sphère littéraire.

Entré en 1601, dans la Compagnie de Jésus, François Garasse s’investit dans la prédication pour lutter contre le libertinage et l’hérésie. Il attaque en particulier l’Université de Paris qu’il juge pleine de jansénistes prônant le gallicanisme, c’est-à-dire une organisation de l’église catholique française très autonome par rapport à la papauté. Quant au libertinage, au XVIIe siècle, il s’agit pour lui de combattre une liberté de pensée qui peut entraîner un certain libertinage dans les actions et les mœurs. L’abbé Garasse est rejoint dans son jugement par le «frère trois points » François Labbé, quand il écrit :

«On pourrait se demander si le vice sadien et la vertu maçonnique ne représentent pas un même concept, celui de la liberté. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs. (Editions de Chiré, page 89)

Figure importante du conflit entre jésuites et jansénistes, il meurt le 19 juin 1631.

  • le 19 juin 1790 : abolition de la noblesse et du clergé en France.

L’autoproclamée « assemblée nationale » décrète, sous l’impulsion du député Armand-Gaston Camus, que les titres de noblesse et les titres religieux sont abolis. Les nobles deviennent des “ci-devant”. La préséance du clergé sur tous les autres corps de l’Etat disparaît. De plus, un décret retire la nationalité aux Français affiliés à un ordre de chevalerie étranger.

Ce n’est pas le 4 août 1789 ! Ce n’est pas la fin des privilèges ! Voir la chronique du 4 août qui explique ce que sont les « privilèges ou privata Lex », les lois propre à chaque provinces.

  • le 19 juin 1812 : le pape Pie VII, placé par Napoléon en résidence surveillée, arrive au château de Fontainebleau.

Le 12 juin 1812 le docteur Balthazard Claraz sauve la vie du pape Pie VII, alors que, malade et épuisé, il vient de recevoir l’extrême-onction à l’hospice du col du Mont-Cenis lors de son transfert de Savone à Fontainebleau. Il reste auprès du Pape pendant les deux premiers mois de sa captivité. Elle va durer du 20 juin 1812 au 23 janvier 1814, période pendant laquelle le Saint-Père ne sort jamais de son appartement. Pendant ces longs mois, Pie VII appelle Napoléon :

« Mon cher fils », et il ajoute : « un fils un peu têtu, mais un fils quand même », ce qui déconcerte totalement l’Empereur.

  • le 19 juin 1987 : décès de Michel de Saint-Pierre, 71 ans, écrivain français.

Michel de Grosourdy de Saint-Pierre, naît le 12 février 1916 à Blois et meurt le 19 juin 1987 à Saint-Pierre-du-Val, dans l’Eure ; c’est un écrivain et journaliste français. Après ses études à Paris, il décide de partir pour Saint-Nazaire, où il va travailler en usine comme ouvrier métallurgiste. Il s’engage ensuite quatre ans dans la marine, comme matelot pendant la Seconde Guerre mondiale, avant de rejoindre la Résistance.

Durant les années 1950, il collabore à La Nation française de Pierre Boutang et Michel Vivier. Aux éditions de la Table ronde, il assure aussi les fonctions d’agent littéraire, de directeur de collection, de conseiller et aussi d’administrateur. Au sein des éditions France-Empire, il crée et dirige une collection appelée « Catholique ». Il fait partie des fondateurs du journal Présent en 1981. Très antigaulliste, il manifeste à plusieurs reprises son intérêt pour l’action politique, en apportant publiquement son soutien par exemple à Tixier-Vignancour ou au Parti des forces nouvelles. Royaliste et catholique, défenseur de la messe traditionnelle, très antigaulliste, il se lance avec vigueur dans les grands débats qui agitent une société française en pleine transformation.

Parmi ses œuvres principales, citons : Les Nouveaux prêtres, Les Aristocrates, Églises en ruine, églises en péril, Les Nouveaux Aristocrates, Les Écrivains, La Mer à Boire, L’Accusée.

Les franc-maçons à l’offensive contre Notre-Dame de Paris : « Nous n’y voyons pas un lieu de culte »

Jean-Philippe Hubsch, grand maître du Grand Orient de France (GODF) a présenté récemment le bilan de « l’année maçonnique ». Les francs-maçons ne cachent pas leur satisfaction après la décision du président Macron de renoncer à modifier la loi de 1905.

« On a été entendu par le président de la République et je m’en réjouis ».« Nous avons été très actifs, comme lorsqu’on touche aux fondamentaux ». « Toutes les obédiences et la famille laïque se sont rejointes ».

Si le Grand Orient se réjouit de constater qu’il n’y aura « pas de modification substantielle de loi de 1905 », « cela ne nous satisfait pas pleinement. Le combat n’est pas terminé ». Il porte sur deux mesures :

  • l’inscription dans la Constitution des deux premiers articles de la loi de 1905
  • l’abrogation du concordat qui régit les cultes en Alsace-Moselle et celle des régimes particuliers de Guyane et de Mayotte.

Mythomanes se revendiquant « des bâtisseurs de cathédrales », les francs-maçons déclarent à propos de l’incendie de Notre-Dame.

« Ce monument historique national est un lieu de culture. Nous n’y voyons pas un lieu de culte ».

Sic. C’est à eux que Mgr Aupetit répondait :

La cathédrale est née de la foi de nos aïeux. […] Cette cathédrale est née de l’espérance chrétienne qui perçoit bien au-delà d’une petite vie personnelle centrée sur soi pour entrer dans un projet magnifique au service de tous, en se projetant bien au-delà d’une seule génération. […] Oui, cette cathédrale est un lieu de culte, c’est sa finalité propre et unique.

Mgr Leproux : Nous ne sommes pas face à des adversaires de chair et de sang

Homélie de Mgr Leproux lors de la messe d’envoi du pèlerinage le 8 Juin :

«  Sois fort et garde courage », soyez forts et gardez courage : cette parole a résonné dans le cœur de Josué quand il passait du monde de la loi au monde de la grâce ;  c’est avec cette parole que le pèlerinage de l’entrée en terre promise s’est vécu : « sois fort et garde courage ».

Marcher pour passer d’un monde à un autre, pour passer de ce monde où la loi est au-dehors à ce monde où la loi est intérieure, inscrite dans l’âme, donnant à notre volonté l’énergie d’accomplir les commandements de notre Seigneur. Nous célébrons aujourd’hui ce don tout particulier de la force de Dieu qui permet à nos vies d’accomplir ce pour quoi elles ont été créées ! 

En marchant humblement, courageusement, vous allez vous mettre sur les pas de tous les saints, qui de l’Ancienne à la Nouvelle Alliance ont expérimenté la force de Dieu, ont transmis à leur corps et à leur âme toute la puissance du sacrement de la confirmation, toute la puissance des dons de l’Esprit Saint. On ne saurait cheminer dans la foi en s’appuyant sur nous-mêmes ;  on ne saurait avancer dans la foi et mûrir dans la connaissance de Dieu, sans reconnaître que nous ne sommes pas appuyés sur nous-mêmes, sur nos forces mais sur cette force de Dieu.

Sois fort et  garde courage…

Nous ne sommes pas face à des adversaires de chair et de sang ; notre adversaire, nous le savons bien, c’est le diable, esprit jaloux, esprit menteur, celui qui provoque la division, celui qui est l’auteur de la mort, celui qui peut conduire à la mort éternelle. Cet adversaire n’est ni de chair de sang, cet adversaire est d’esprit, et c’est avec l’Esprit de Dieu que nous pouvons résister à Satan, à toutes ses œuvres et à toutes ses séductions. C’est avec la puissance de l’Esprit Saint que nous pouvons résister à la puissance de ce lion qui rugit, cherchant qui dévorer : oui, en marchant, vous allez apprendre à vous appuyer sur la puissance de l’Esprit Saint pour résister à cet esprit jaloux, à cet esprit menteur, source de toutes divisions : divisions des familles, divisions des couples, divisions du monde, sources de guerres, de haines et de tensions.

En cheminant vous apprendrez avec l’Esprit Saint, à être artisans de paix et serviteurs de l’unité, à cheminer dans l’Esprit de Dieu pour ne pas succomber à l’esprit du diable, à laisser votre âme envahie par la charité pour écarter de votre volonté tout ce qui pourrait l’entraver dans son désir d’aimer, et de rendre à Dieu, cette humanité qu’il a créée pour sa gloire.

Cet esprit du diable nous le savons bien est entré dans le monde, et en marchant, en cheminant, vous apprendrez aussi à résister à ce qu’on appelle l’esprit du monde, ou encore à ce qu’on appelle la vanité. Car la ruse du démon est de nous avoir projetés au-dehors de nous-mêmes, pensant que c’est sous le regard des hommes que nous sommes jugés, et cheminant davantage dans le reflet narcissique que les autres nous projettent, plutôt que dans la force intérieure, d’être sous le regard de Dieu.

C’est en réalité une grâce d’humilité que vous allez demander tout au long de cette route, pour ne pas sombrer dans ce drame de l’homme qui se regarde lui-même, qui s’évalue, qui se juge et qui à l’extérieur, imagine que la vie apparaît. Non, nous ne sommes pas des êtres de l’extériorité, nous ne sommes pas à la surface de nous-mêmes dans ces apparences qui tuent, mais nous vivons à l’intime de notre conscience dans ce lieu secret où ce ne sont pas les hommes qui nous jugent, mais Dieu seul, qui est témoin de notre âme.

Marcher, en priant, en silence, se confesser, adorer, écouter la Parole, se laisser enseigner, c’est prendre le chemin de son intériorité, c’est retourner dans son âme pour retrouver le Maître intérieur, l’Esprit Saint qui s’unit à notre esprit pour que nous échappions à la tentation de la vanité, à cet orgueil qui peut abîmer les plus belles causes, qui peut corrompre les plus belles générosités.

Heureux celui qui donne tout ce qu’il est, avec cette humilité gracieuse que le Seigneur avait accordé à la Vierge Marie, et que vous demanderez à Notre-Dame, pour qu’elle vous garde de sortir au-dehors… Pour rester à l’intime, dans ce murmure intérieur qui consiste à être avec Dieu, pour ne pas vivre sous le regard des hommes. L’Eglise du Christ n’est pas appelée à apparaître dans le monde comme celle qui écrase et juge, mais comme la vierge Marie, humble et profonde, capable d’éclairer tout événement, toute histoire.

Si cette marche vous donne la grâce de résister au diable, si cette marche vous donne la grâce de résister à l’esprit du monde, cette marche vous conduira, je l’espère, pour le bien de toute l’Eglise, à résister à vous-même, car nous sommes aussi confrontés à un amour de nous-mêmes, qui peut aussi nous conduire à mépriser Dieu. C’est cela aussi faire un pèlerinage : en mettant un pied devant l’autre, on apprend à se donner sans retour, à perdre sa vie plutôt que de la gagner. Il n’est pas si simple de pouvoir le jour de sa mort, donner jusqu’à son dernier souffle, et ne rien retenir pour soi-même ; il n’est pas si simple, dans la générosité la plus grande, celle d’un consacré, celle d’un prêtre, celle d’un fidèle, de se donner vraiment sans finalement se reprendre. Faire un pèlerinage, marcher, c’est se mettre humblement sous la puissance de l’Esprit Saint, pour être fort et garder courage face à l’épreuve qui consiste à se reprendre soi-même, à construire sa vie, à retourner à ses vieilles ambitions, à revenir à son désir propre, en oubliant la volonté de Dieu, en oubliant le désir du Père.

Le Seigneur nous appelle chacun à donner notre vie, toute notre vie, à la donner sans retour, dans cet élan spirituel qui consiste à ne rien garder pour soi. Que le Seigneur nous donne de ne pas être des chrétiens à moitié, de ne pas demeurer dans cette tiédeur que le Seigneur vomit, mais d’entrer dans cette radicalité évangélique, de donner tout son cœur, toute son âme, toutes ses forces, et dans l’expérience de l’épuisement, dans l’expérience de la fatigue, dans l’expérience du froid, éprouver la puissance de Dieu seul capable de nous accomplir, seul capable de nous permettre de résister au monde, seul capable de nous conduire jusqu’à Dieu.

Que le Seigneur donne à chacun la grâce de l’Esprit, que nous puissions être ensemble, forts et courageux, dans la charité, dans l’humilité, et dans l’offrande totale de notre vie.

Italie : les catholiques votent Matteo Salvini

En un an, le vice-président du Conseil et ministre de l’Intérieur  italien Matteo Salvini est passé de 12% de l’électorat catholique à 27%, devenant le premier parti chez les pratiquants. Salvini montre que les catholiques ne sont pas là pour juger un politique sur sa pratique personnelle de la foi, mais sur ses actes politiques :

[…] Éloquents, ces chiffres témoignent d’un basculement sociologique et idéologique : à la veille des européennes, 27% des Italiens qui disent aller presque tous les dimanches à la messe se déclaraient électeurs de la Lega de Salvini (contre seulement 4% en 2013 et 12% en 2018 !). 24% ont voté pour le Parti démocrate (centre-gauche), 17% pour le Mouvement cinq étoiles (M5S) et 12% pour Forza Italia, le parti en déclin de Silvio Berlusconi. Dans un article de La Reppublica, le politologue Ilvo Diamanti analyse longuement ces chiffres. Pendant que le vote catholique leghiste décollait, l’adhésion des catholiques à la gauche refluait légèrement, sans doute en raison du vieillissement démographique de cette catégorie sociologique. Beaucoup s’étonneront du fait que les catholiques plébiscitent un homme politique ouvertement opposé aux sermons du Pape François sur l’accueil des migrants et un parti de centre-gauche (PD) dont certains représentants plaident régulièrement pour le retrait des crucifix des écoles et cimetières, afin de n’offenser aucun nouveau-venu. Or, si les symboles sont importants – Salvini embrasse ostensiblement la croix de son chapelet, invoque la protection de la Vierge Marie, défend la présence des croix dans les écoles et affiche une icône christique dans sa bibliothèque – le ministre de l’Intérieur accompagne une véritable mutation anthropologique. En bigot qui ne va jamais à la messe, Salvini est un chrétien identitaire qui sait jouer sur du velours, appuyant son conservatisme moral sur des signes forts (rétablissement de la notion de père et mère sur les actes d’état-civil, le soutien à des colloques pro-vie…) tout en maintenant une – relative – fermeté sur l’immigration. C’est parce que la société transalpine incarne le « catholicisme zombie » qu’Emmanuel Todd et Hervé Le Bras avaient théorisé que son ministre de l’Intérieur peut se permettre de brandir les valeurs chrétiennes contre les positions d’une grande partie du clergé, très engagée dans le travail humanitaire en direction des migrants.

[…] Dans les anciens bastions de la DC [Démocratie chrétienne], dont l’emblème était un bouclier orné d’une croix, au Nord-Est, la Lega a pulvérisé tous ses records aux européennes : 49.9% en Vénétie, 42.6% dans le Frioul-Vénétie julienne ! Sur ces terres de petites villes et de petites entreprises, le programme leghiste anti-immigrationniste et favorable à une flat tax au taux unique de 15% a trouvé bon entendeur. Notons au passage que ces deux régions particulièrement prospères sont dirigées par des gouverneurs de la Lega, à l’instar de la Lombardie, fief historique de l’ancien parti sécessionniste. Un tel décollage électoral semble confirmer les thèses du sociologue Giovvani Orsina : comme Berlusconi il y a vingt-cinq ans, Salvini investit le terrain déserté par la dérive sinistrogyne d’une démocratie chrétienne ayant gouverné à gauche (Aldo Moro allant jusqu’à proposer un « compromis historique » aux communistes, ce qui lui coûtera la vie) alors que sa base se droitisait.

Fort de son capital politique, Matteo Salvini n’aime rien tant que jouer les hommes ordinaires qui gouvernent au nom de la « révolution du bon sens », quitte à aller voter en maillot de l’équipe national italienne comme le ferait n’importe quel natio-beauf. En direction des catholiques, il joue simultanément sur plusieurs tableaux. Prenons le dossier de l’immigration clandestine, le nerf de sa guerre contre Bruxelles, la bourgeoisie « radical-chic » et les donneurs de leçon à la Macron. Au lieu de partir bille en tête contre le Pape François comme le premier Zemmour venu, Salvini ménage le pontife en prétendant suivre ses préceptes : sauver des vies « avec fierté et esprit chrétien »… grâce à la baisse de 90% du nombre de débarquements de migrants. « Je le dis au Pape, en Méditerranée je réponds par des actes, pas par des mots », a déclaré le Capitano le 18 mai. Quelques semaines plus tard, le ministre mettait encore un peu plus d’eau dans son vin. Le 7 juin, sur ordre du ministère de l’Intérieur, le port sicilien de Pozzallo a laissé débarquer le remorqueur Asso 25 avec à son bord soixante-deux migrants africains secourus au large de Malte. Partis de Libye, ces soixante hommes et deux femmes s’ajoutent au millier de migrants que l’Italie a dû accueillir en mai. En vingt-quatre heures, 700 migrants ont quitté les côtes libyennes vers l’Italie… Du jamais vu depuis plus d’un an ! A la multiplication des embarcations clandestines, Salvini répond par la carotte et le bâton. Une carotte inattendue : alors qu’il proclamait auparavant ses ports fermés aux migrants, le numéro deux du gouvernement a consenti à laisser débarquer les migrants recueillis à quai par les centres sociaux de la conférence des évêques. Le champion de la croisade anti-immigration s’est même payé le luxe de remercier l’épiscopat italien, précisant que de nombreux prêtres lui expriment (discrètement) leur soutien. En guise de bâton, vient d’être promulgué un décret sécurité-bis qui punit jusqu’à 50 000 euros d’amende chaque navire transportant des immigrés illégaux. […]

Deux catholicismes se font face

De Jean-Pierre Maugendre, président de Renaissance catholique :

À une semaine d’intervalle deux signaux, en apparence contradictoires, ont été émis par les catholiques de France.

D’une part le score électoral très modeste de François-Xavier Bellamy aux élections européennes, même dans les isolats catholiques votant traditionnellement à droite de l’ouest parisien, atteste qu’une part notable de la bourgeoisie catholique accorde plus d’importance à la défense de ses intérêts matériels qu’aux principes moraux défendus par l’Église.

D’autre part, la nouvelle progression très sensible du nombre de participants au pèlerinage de Pentecôte Paris-Chartres (14 000 participants, moyenne d’âge : 21 ans), atteste qu’une part significative, et la plus jeune, du catholicisme contemporain est capable de sacrifier trois journées de vacances pour prier, souffrir, être enseignée, vivre en autarcie une micro-chrétienté itinérante, participer à une liturgie sublime et immémoriale et écouter les paroles de feu et de combat d’un évêque, Mgr Léonard, archevêque émérite de Malines- Bruxelles qu’il n’aurait été possible d’entendre, il y a quelques décennies, que dans la bouche de… Mgr Lefebvre. Les fidèles de ce dernier rassemblant de leur côté 4 000 marcheurs dont 1 600 pour la colonne enfants-adolescents, aux mêmes dates, mais en sens inverse.

Deux catholicismes se font face

Deux catholicismes se font face. Un catholicisme vieillissant, sociologiquement installé, bourgeois, résiduel qui a d’autant plus pris son parti du monde tel qu’il est qu’il y a, confortablement, trouvé sa place. C’est le catholicisme institutionnel, dominant, de la conférence des évêques de France, de l’enseignement catholique, de la direction de l’ICES.

Là-contre, émerge, chaque jour plus puissant, un catholicisme que dans un passionnant essai intitulé Une contre-révolution catholique. Aux origines de la Manif Pour Tous le sociologue Yann Raison du Cleuziou a qualifié de « catholicisme observant ». Ce catholicisme observant, autrefois on aurait dit « intransigeant », se fixe comme objectif prioritaire la transmission intégrale de la foi catholique et n’a pas renoncé à féconder la société civile des valeurs de l’Évangile. Il est un fait que depuis une cinquantaine d’années les deux structures privilégiées de transmission de la foi qu’étaient l’Église et l’école catholique ont largement renoncé à leur mission. Le catéchisme n’est plus enseigné, une liturgie désacralisée fait l’impasse sur la transcendance de Dieu et ses mystères, etc. N’ont réussi à transmettre le dépôt sacré de la foi, sauf exceptions, que les familles qui ont trouvé en elles-mêmes les ressorts moraux, intellectuels et spirituels de la transmission. A l’aune de ce constat, le catholicisme s’est réduit à une partie de la bourgeoisie catholique, accompagnée par quelques prêtres, qui avait les moyens intellectuels de résister à l’apostasie immanente des « nouveaux prêtres » selon l’expression de Michel de Saint-Pierre. Yann Raison du Cleuziou, comme avant lui Guillaume Cuchet dans Comment notre monde a cessé d’être chrétien confirme que seules ces familles observantes ont transmis et transmettent encore la foi. Le catholicisme de gauche est mort, même si son cadavre bouge encore dans les officines épiscopales.

Des lieux de rencontre

La Manif pour Tous, comme le Pèlerinage de Chrétienté à la Pentecôte, a été le lieu de rencontre de ces différentes familles « observantes » soit : la mouvance charismatique (Emmanuel, Béatitudes), les néo-classiques (communautés Saint-Jean, Saint-Martin), les traditionalistes (Communautés Ecclesia Dei et Fraternité Saint Pie X). Les uns et les autres acceptent de vivre en opposition avec les valeurs dominantes de la société post moderne, par fidélité à la loi de Dieu. Le point de clivage le plus apparent entre ces différentes mouvances est, bien sûr, la question liturgique. Les jeunes générations sont, d’un côté comme de l’autre, moins sensibles à cette ligne de fracture sans doute amenée à s’estomper au fil du temps au bénéfice d’une liturgie réformée resacralisée voire de la liturgie traditionnelle. Aujourd’hui 25% des ordinations sacerdotales en France sont effectuées selon la forme extraordinaire du rite romain alors que les traditionalistes ne représentent que 3 ou 4 % des catholiques. De nombreux évêques, que leur histoire ne prédisposait guère à célébrer cette forme du rite romain, s’y mettent peu à peu. Citons Mgr Cattenoz à Avignon, Mgr Rey, de la communauté de l’Emmanuel, à Toulon, Mgr Aillet, de la communauté saint Martin à Bayonne. La fécondité « vocationnelle » de la messe traditionnelle est un fait qui n’est plus à démontrer, uniquement contredit par l’essor de la communauté Saint-Martin. Ce tableau des catholiques observants serait incomplet si n’était notée leur relation « décomplexée » avec l’épiscopat français, fruit d’une histoire tumultueuse. La communauté Saint Martin trouve son origine à Gênes, car son fondateur, l’abbé Guérin était persona non grata en France malgré son acceptation de la réforme liturgique. Pendant plusieurs années, de 1983 à 1989, les pèlerins de la Pentecôte à Chartres n’ont pas eu le droit de faire célébrer la messe dans la cathédrale. Tout est « oublié, pardonné », mais… Inexorablement, pour des raisons simplement biologiques, le poids des catholiques observants est amené à croître dans l’Église de France. Qui sauvera le diocèse de Montauban dont l’évêque, Mgr Ginoux, vient de confier à l’Homme nouveau que la moyenne d’âge de son clergé est de 78 ans et que sur les 30 prêtres actifs de son diocèse la moitié sont étrangers, essentiellement africains ?

Quelle manifestation politique ?

L’émergence politique des catholiques observants s’est faite à l’occasion des manifestations pour la défense du mariage naturel. Traditionnellement ces catholiques étaient la chasse gardée du Front national. Les catholiques traditionalistes étaient nombreux au bureau politique du FN, la fête annuelle des BBR commençait par la célébration de la messe traditionnelle, le programme était très inspiré de la doctrine sociale de l’Église rappelant le caractère sacré de la vie humaine innocente, refusant la banalisation de l’avortement, promouvant le chèque scolaire, favorisant la liberté d’enseignement, etc. Sous la conduite de Marine Le Pen ce programme a été sensiblement édulcoré, le Rassemblement national ayant, désormais, sur l’avortement, l’euthanasie, la loi Léonetti des positions très politiquement correctes. Comme l’ont montré ses entretiens avec Samuel Pruvost dans son livre 2017 Les candidats à confesse la présidente du Rassemblement national semble entretenir un lourd contentieux non avec la foi, dit-elle, mais avec les chrétiens, ce qui ne simplifie pas les choses.

François-Xavier Bellamy, figure nouvelle de la vie politique, vrai ou faux ingénu, l’avenir le dira, intellectuellement très supérieur à l’ensemble de ses rivaux a accepté une mission impossible : assumer des valeurs conservatrices et, disons sommairement, de droite à la tête d’une organisation politique qui depuis des décennies trompe ses électeurs. Signe patent de la confusion des esprits : le successeur, provisoire, de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains est Jean Léonetti, promoteur de la loi portant son nom rendant possible l’arrêt de l’hydratation et de l’alimentation de Vincent Lambert contre laquelle s’est élevé… François-Xavier Bellamy. Le fait est que le résultat des élections européennes n’a en aucune façon constitué un frein aux « avancées sociétales » puisque l’extension de la PMA est au menu de la rentrée parlementaire et que la GPA suivra inéluctablement.

Politiquement, ou plutôt électoralement, les catholiques observants se sentent un peu orphelins. Les sujets de société qui leur tiennent à cœur, car ce sont eux qui assurent la pérennité et la stabilité d’une société et d’une civilisation, ne leur semblent réellement portés par personne.

Vers un catholicisme religieux ?

Ces catholiques ont également conscience d’être une toute petite minorité (2% de pratique religieuse). Cependant l’émoi suscité par l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris a révélé qu’il existait encore, enfoui au fond de l’âme de bien des Français, un catholicisme latent, historique, identitaire et patrimonial. Est-ce que le défi de la contre-Révolution catholique pour les années à venir ne serait pas de faire évoluer cette religiosité d’inspiration catholique, somme toute essentiellement sociologique et affective, vers un catholicisme personnel et religieux. Voilà, peut-être, un bon sujet pour la prochaine réunion des évêques de France ?

Comme Vincent Lambert, ils sont 1500 en France, cérébro-lésés

Cérébro-lésés ou condamnés à mourir, cela dépendra de la décision de la Cour de cassation le 24 juin.

Le Figaro publie l’histoire de trois d’entre eux :

Jean-Pierre Adams, ancien international de football, 70 ans maintenant, est diagnostiqué en état végétatif depuis 1982 à la suite d’une erreur d’anesthésie intervenue pour une banale opération du genou. « Après de brefs passages à l’hôpital, d’où elle l’a exfiltré en 1983 après qu’il y a développé des escarres », Bernadette Adams a toujours gardé son mari à domicile : «Là-bas, on ne s’occupait pas de lui : il avait perdu 11 kilos quand je l’ai repris». Le footballeur pèse aujourd’hui 70 kilos. « C’est bien la preuve qu’il a de l’appétit. Alors, arrêter de le nourrir… Jamais ! ». Elle n’a pas renoncé à le voir retrouver sa lucidité : « J’ai toujours l’espoir de quelque chose. Pourquoi pas ? ». Elle lui prépare un bol mixé de fraises : « Il aime ça et il me le fait bien comprendre», explique Bernadette Adams qui craint plus que tout de mourir avant son époux.

En août 2014, Amélie de Linage fait « une fausse route alimentaire ayant provoqué un arrêt cardio-respiratoire, Amélie est plongée dans un coma artificiel. On tente un réveil quelques jours plus tard, mais l’électroencéphalogramme, qui s’affole, témoigne d’un état de mal épileptique réfractaire à tout traitement ». A sa famille ébranlée, le médecin chef du service réanimation déclare que « son projet de vie, c’est de mourir ». Son mari s’insurge : « Vous n’avez pas à choisir pour elle! (…) Moi non plus d’ailleurs. Laissez-lui juste une toute petite chance de vivre, quel que soit son état ». Un jour, il constate que l’alimentation est coupée et l’hydratation réduite au minimum, il s’emporte, rien n’y fait. Le 5 septembre, on retire à son épouse le respirateur artificiel, « contre toute attente, Amélie récupère cette fonction parfaitement », mais les médecins refusent de remettre en route l’alimentation et l’hydratation. Après quinze jours sans alimentation, Amélie a fondu mais elle « est toujours là »: « Je sentais sa présence », raconte son mari. Mi-octobre, des « reprises de conscience »sont perçues, ainsi que quelques balbutiements. Amélie finit par articuler : « J’ai faim, j’ai soif !». Très handicapée, elle rentre chez elle en décembre 2015 : « Comme Vincent Lambert, j’ai été classée à tort en fin de vie et condamnée à la dénutrition. Aujourd’hui, je suis là pour dénoncer cette injustice, et dire que j’aime la vie ».

Camille avait 18 ans quand, au retour de la fac, « elle s’est fait violemment percuter par une Citroën Saxo blanche ». « Sur l’encéphalogramme, l’activité cérébrale de Camille est faible. Seul signe de vie, ses pupilles sont réactives ». Sa maman raconte : « On nous a simplement dit qu’elle ne serait jamais plus comme avant. On sentait bien qu’il y avait des tensions au sein de l’équipe médicale sur son cas, mais à aucun moment on ne nous a demandé de faire un choix. Camille était là. Elle respirait. C’est tout ce qui comptait. Je ne sais pas si ce serait encore possible aujourd’hui avec les progrès de l’imagerie ». Camille a aujourd’hui 34 ans, elle vit chez ses parents, dans leur maison de la Vienne. « Paralysée, allongée ou en fauteuil, elle peut respirer seule mais est nourrie et hydratée artificiellement ». En état Pauci-relationnel, la prise en charge, lui a permis « des progrès en compréhension fine, et son état d’éveil s’est amélioré » : elle « écarquille ses grands yeux noisette. Son regard est un peu fixe mais sa main droite papillonne autour de son visage. Elle peut brandir son pouce pour dire «oui» et agiter son index pour dire «non». Plaisanteries, jeux de mots, commentaires au second degré… Son visage s’anime à chaque boutade de ses parents ». Marie-Françoise, sa mère, heurtée par l’image de Vincent Lambert sur son lit d’hôpital, en chemise de nuit, ne peut pas eux pas imaginer sa fille « dans une chambre, allongée à regarder le mur toute la journée ». Elle ne comprend pas que les proches ne soient pas plus associés aux décisions médicales d’arrêt des traitements : « La loi Leonetti/Claeys ne devrait pas s’appliquer à nos cas, estime-t-elle. Camille n’est pas atteinte d’une maladie incurable ou en fin de vie ». Elle s’insurge : « Arrêter l’alimentation, c’est inimaginable pour moi. C’est comme si on lui mettait un oreiller sur la tête. Si je le faisais, j’irais en prison. Mais les médecins, eux, ont ce droit ».

Des Français partis combattre en Syrie et rentrés sur le territoire ont été relaxés

Délirant :

Ces derniers mois, dans trois dossiers différents, des Français partis combattre en Syrie et rentrés sur le territoire ont été relaxés du chef d’AMT [association de malfaiteurs terroristes], au motif qu’ils n’avaient pas rejoint l’Etat islamique mais deux autres groupes que ni l’ONU ni l’Union européenne ne classent comme terroristes : les Faucons du Sham et Arhar al-Sham, notamment car cette dernière a récemment changé d’alliances et collaboré avec les services américains.

“En droit, nous considérons qu’il y a un certain nombre de critères qui font qu’une organisation est terroriste non pas parce qu’elle est inscrite sur une liste, mais parce que les actes matériels établis en procédure permettent de dire que cette organisation s’est livrée à des actes d’intimidation et de terreur, ce qui est la définition du terrorisme”, estime pourtant Naïma Rudloff, cheffe du département de lutte anti-terroriste au Parquet général de Paris. Anne-Clémentine Larroque, maître de conférence en questions internationales à Sciences Po, abonde, qualifiant Arhar al-Sham d'”organisation salafo-djihadiste”. Fondée en 2011, celle-ci a participé à des opérations conjointes avec Jabhat al-Nosra – affilié à Al-Qaïda jusqu’en 2016-, ainsi qu’aux côtés de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), ancêtre de l’EI, jusqu’en 2014. “C’est une organisation combattante et armée qui n’est pas placée sous l’égide d’un État”, mais se livre à des “arrestations arbitraires” et “des prises d’otages”, pointe la chercheuse.

Pour ces raisons, les trois dossiers qui se sont soldés par des relaxes, au moins partielles, seront rejugés en appel, le parquet estimant que la justice doit reconsidérer sa position. “Nous établissons qu’Ahrar al-Sham, à une période de son activité, s’est livrée à des opérations de soutien à des organisations terroristes”, martèle Naïma Rudloff. “Elle a un département religieux, elle a une brigade de suicidaires, c’est-à-dire des candidats aux attentats, elle a un service de renseignement, un service de recrutement, un service de cyberattaques…”, liste la magistrate spécialisée. “Son but n’est pas de libérer le peuple syrien, mais d’instaurer l’État islamique en Syrie, au Liban, en Palestine et en Jordanie.” […]

Une autre décision, concernant elle des individus n’ayant pas quitté le territoire français, est passée totalement inaperçue pour le grand public, mais pas du monde judiciaire. Elle a été rendue à l’issue du très médiatique procès d’Abdelkader Merah, le frère de Mohamed Merah. Son co-accusé, Fettah Malki, qui a reconnu avoir vendu des armes et un gilet pare-balles au tueur de Toulouse et de Montauban, a vu sa peine réduite en appel : d’une condamnation à 14 ans de prison pour “AMT”, il est passé à une condamnation à dix ans, pour simple association de malfaiteurs. “Les débats n’ont pas établi que Fettah Malki avait pu avoir connaissance des projets terroristes de Mohamed Merah”, ont estimé les juges de la Cour d’Assises spécialement composée, qui n’ont condamné l’accusé que pour trafic d’armes en état de récidive.

Municipales 2020 : le RN vise une centaine de grandes villes

Dans Présent, Francis Bergeron évoque le conseil national du Rassemblement National, qui se tenait le week-end dernier à La Rochelle :

[…] Marine Le Pen a pris la parole en fin de journée. Son discours a été offensif et pragmatique. La présidente du RN a annoncé que le parti ne présenterait pas de listes là où il est condamné à faire de la figuration, quitte à soutenir des candidats aux profils et thèmes de campagne relativement éloignés de ceux du RN, comme Serge Federbusch à Paris.

La popularité des équipes RN sortantes

L’accent sera mis sur la qualité des candidats, leur formation, leur accompagnement, ensuite, durant leur mandat. Par ailleurs la campagne des municipales concernera en premier chef la dizaine de villes actuellement administrées par des conseils municipaux RN, ainsi que les communes avoisinantes, car tous les sondages montrent la popularité des équipes RN sortantes, et l’influence positive que ces équipes suscitent dans les communes avoisinantes. Perpignan, ville de 122 000 habitants, fait aussi partie de ces cibles gagnables, d’autant que la liste sera dirigée par Louis Aliot, parfaitement aguerri à ce type de défi. Une centaine de grandes villes sont visées par l’offensive électorale du RN, dans un contexte où le « front républicain » ne mobilise donc plus. Marine Le Pen s’est d’ailleurs dite prête à discuter avec des LR.

En riposte les « vigilants » du macronisme annoncent qu’en cas de risque de victoire RN ou d’une autre « formation non républicaine » (sic), le front républicain devra être réactivé, avec désistement systématique au profit de la liste ayant eu le plus de voix. C’est une stratégie purement défensive, mais la dynamique, le mouvement sont du côté du RN.

Défense : la coopération franco-allemande face à la réalité

A l’occasion du salon du Bourget, Aymeric Chauprade, député européen jusqu’en juillet prochain, géopolitologue et fondateur du cabinet de conseil Lee&Yoon GmbH, répond à Valeurs Actuelles. Extraits :

On va sans doute beaucoup parler, durant ce salon, du SCAF, l’avion européen du futur. Est-ce que ce projet matérialise pour vous la réalité du moteur franco-allemand vanté depuis si longtemps ?

Le Système d’avion de combat (SCAF) est une bonne idée. Français et Allemands (rejoints récemment par les Espagnols) coopèrent avec un leadership de la France sur ce projet tandis que pour le char du futur franco-allemand (MGS, Mounted Gun System), le leadership est laissé aux Allemands. Le SCAF est un symbole autant politique que militaire en direction d’une Europe-puissance au sein de laquelle la coopération industrielle franco-allemande doit être motrice. Mais passé l’enthousiasme européiste, il faut quand même regarder la réalité en face.

Tout d’abord, dès que vous avez une volonté d’unité européenne franco-allemande, vous avez une contre-offensive britannique visant à diviser. Paris-Berlin lance le SCAF, Londres lance alors le projet Tempest. Qui les Anglais vont-ils rallier ? Les Italiens peut-être ? Les Indiens ? Ils y ont pensé mais cela semble compliqué pour les raisons que j’évoquais précédemment. Nous sommes donc bien loin d’un futur avion de combat européen unique, acheté par les nations européennes grâce à un « Buy European Act ». Déjà au moins deux projets d’avion du futur européen coexistent, et les Américains continuent en plus à vendre leurs avions de combat aux Néerlandais, aux Belges, aux Slovaques, aux Polonais etc.

Mais revenons au SCAF. Si nous voulons avancer, alors il nous faut rapidement passer aux démonstrateurs. Et pour cela, il nous faut une vraie volonté de la part de Berlin. Quand je vois les députés allemands traîner des pieds au Bundestag, je me demande si nous ne risquons pas un enlisement des projets franco-allemands, aussi bien l’avion que le char. Deuxièmement, il y a un point qui m’inquiète presque encore plus : l’export. Avant de décider de coopérer, Berlin et Paris n’ont pas accordé leur violon sur ce sujet sensible. On le voit dans le cas de la guerre au Yémen, les exportations d’armes sont mises en péril essentiellement par l’Allemagne sous la poussée de mouvements gauchistes. Oui les Allemands m’inquiètent beaucoup quant à l’avenir des exportations d’armes européennes !

Affaire Benalla : la panique a saisi le sommet du pouvoir

La journaliste Sophie Coignard, chroniqueuse au Point, propose une synthèse de l’affaire qui n’en finit pas :

Sophie Coignard a consulté les SMS, actes de procédure et documents qui montrent à quel point la panique a saisi le sommet du pouvoir. On bichonne Alexandre Benalla (pour l’empêcher de dire quoi ?) alors qu’il eût été plus raisonnable de l’éloigner dès le premier jour de l’entourage d’Emmanuel Macron. « Copilote » du car qui descendit à toute berzingue les footballeurs champion du monde pour les mener avant le journal de 20 heures dans les jardins de l’Élysée au mépris des dizaines de milliers de fans massés sur les Champs-Élysées, organisateur de quelques déplacements privés ou manifestations officielles, Benalla a aggravé son cas et accentué la crise dont il était le déclencheur.

Rassemblées en un peu plus de 200 pages, ces scènes sont fascinantes. La lâcheté des uns – Gérard Collomb, Christophe Castaner et Michel Delpuech, préfet de police de Paris – et le sentiment d’intouchabilité des autres (Benalla, Emelien et quelques fonctionnaires de la PP) inquiètent sur le fonctionnement de l’État, mais sont d’une réjouissante fraîcheur quand on les découvre dans un livre. Sauf qu’ici tout est vrai et que cela se passe en France !

Le club des hommes en noir se penche sur le vote des catholiques aux européennes

Pour cette dixième et dernière émission de la première saison, avec l’abbé Celier, l’abbé Barthe, le père Thomas et Daniel Hamiche, sous la direction de Philippe Maxence les sujets suivants ont été abordés :

1°) 37% des catholiques ont voté LREM aux élections européennes (selon un sondage La Croix), comment analyser ce vote ?
2°) Le Coran a été chanté dans la cathédrale Saint-Louis des Invalides, pourquoi ? Comment cela a-t-il été possible ? Quelles sont les conséquences ?
3°) Beaucoup de personnes communient aujourd’hui, est-ce une bonne chose ? Quid de ceux qui n’y semblent pas préparés ? Quelles responsabilités ?

 

Raphaël Enthoven étale son ignorance sur les femmes et l’Eglise

De Gabrielle Cluzel sur Boulevard Voltaire :

En ce moment – bac oblige -, les adolescents se muent en philosophes. Mais les philosophes se muent aussi parfois en adolescents, comme Raphaël Enthoven, enfourchant la licorne des idées toutes faites et le petit poney du politiquement correct. Encore une minute et il va faire des cœurs sur les i et mettre du vernis à paillettes.

Tout commence par une vidéo de Valérie Boyer publiée sur Twitter dénonçant le recul sur l’interdiction du voile pour les accompagnateurs lors des sorties scolaires :

« Une fois encore nous assistons à un renoncement de la laïcité, un renoncement du droit des femmes face à un islam radical qui marque son territoire »

Raphaël Enthoven lui répond vertement :

« Quelle pire avocate de la laïcité qu’une députée furieuse que les mamans accompagnatrices portent le voile, mais qui arbore elle-même une croix bien visible ? […] Grotesque droite. »

Grotesque philosophe, aurait-elle pu lui rétorquer, si elle avait été méchante, alors qu’il rajoute plus loin : « Voulez-vous dire que la croix est un symbole féministe et libérateur ? », évoquant « les femmes réduites aux tâches ménagères depuis des siècles au nom d’un mythe ». (sic)

Parce que Valérie Boyer porte une croix autour du cou, elle n’aurait pas le droit de s’exprimer sur le voile islamique ? Mais n’est-ce pas lui, parce qu’il est homme, et donc ne court pas le risque un jour de se le voir imposer, qui ne devrait pas être autorisé à en parler avec autant de légèreté ? #NoUterusNoOpinion est le hashtag préféré des féministes pour clouer le bec des hommes qui s’aventurent sur le terrain de l’IVG ou de la PMA. Pourquoi, après tout, ne s’imposerait-il pas à Raphaël Enthoven ?

Qu’il nous cite le nom d’une seule femme forcée de mettre une croix pour sortir dans la rue ? Quand il était enfant, nombre de Français allaient travailler ou étudier avec une médaille, une croix, une étoile de David autour du cou sans que nul ne s’en soucie. Et il le sait. Si les mères – les « mamans », comme dit Raphaël Enthoven qui, à ce stade, n’est plus au lycée mais suce son pouce à la maternelle – portaient une petite main de Fatma dorée au bout d’une chaîne dans le creux de leur chemisier, nul n’irait leur chercher querelle. Et il le sait aussi.

Sauf qu’évidemment, ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Au lycée, on traque les pensées inachevées, les comparaisons bancales, les échafaudages intellectuels mal ficelés dont on ne peut tirer le fil sans les faire fracasser contre la réalité. Quelle note mériterait le tweet de Raphaël Enthoven qui pratique la philo de la table rase et du parallèle spécieux ? si on nie le statut particulier du christianisme dans notre pays, si on le renvoie systématiquement dos à dos avec l’islam, il faut accepter pour une égale visibilité de couvrir notre pays d’un vert manteau de mosquées, comme dirait le moine Glaber, de débaptiser les villages, abattre les calvaires, remplacer les jours fériés, etc. Qui y est prêt ? Et la laïcité a été modelée par, pour ou contre – comme l’on voudra, et même les trois à la fois – le christianisme. L’islam n’a jamais prétendu rendre à César ce qui est à César. Tel qu’on le voit s’étendre dangereusement actuellement, l’islam politique serait même plutôt du genre à prendre à César le terrain que celui-ci est assez bête, naïf ou machiavélique – et peut-être, là encore, les trois – pour lui céder.

Raphaël Enthoven, le soir, dans son petit lit blanc quand il s’est brossé les dents, devrait abandonner sur son chevet les livres de Marlène Schiappa pour des auteurs aussi préoccupés de la condition féminine mais un peu plus documentés, comme Anne-Marie Pelletier (Le Christianisme et les femmes, vingt siècles d’histoire) ou André Malraux (« Une religion qui agenouille les hommes devant une femme couronnée manifeste une misogynie plus que suspecte »).

Pour le bac, on met en garde les candidats contre les poncifs et les lieux communs qui ne reposent sur rien. Dommage que les profs de philo qui s’épanchent sur Twitter ne leur montrent guère l’exemple.

Peut-on euthanasier une personne en raison de son handicap ?

Le Centre européen pour le droit et la justice réalise depuis quelques mois une émission mensuelle sur la radio “RCF Alsace”, disponible sur leur site internet.

Lundi 17 juin 2019 à 19h30, leur émission a été consacrée à Vincent Lambert, avec un entretien de Me Jean Paillot, avocat des parents de Vincent Lambert. L’ECLJ est très activement engagé dans la défense de la vie de Vincent Lambert depuis 2015, en particulier auprès des Nations unies et de la Cour européenne des droits de l’homme. La prochaine audience cruciale aura lieu ce 24 juin à la Cour de cassation.

Lancement du Service national universel : Attention, un service peut en cacher un autre

Communiqué des Juristes pour l’enfance :

Le 16 juin, environ 2000 jeunes de 15-16 ans vont rejoindre des centres SNU pour y accomplir un « séjour de cohésion » de 15 jours. Un feu d’artifices médiatique est déjà préparé pour célébrer l’évènement. Et on annonce pour les prochains jours des interventions du Premier Ministre et du Président de la République.

Juristes pour l’Enfance renouvelle fermement son opposition à cette gigantesque opération d’enrôlement de la jeunesse. Et invite les Français à être lucides.

Le SNU, ce n’est pas S comme service, N comme national, U comme universel, c’est :

S comme Stages

N comme Normes

U comme Ubu

S comme stages

Nous l’avons déjà dit : contrairement aux jeunes majeurs de 18 ans ou plus précédemment appelés au service militaire, la cible du nouveau SNU est constituée par les jeunes garçons et filles de 15 ou 16 ans, c’est-à-dire des enfants mineurs encore placés sous la responsabilité et l’autorité de leurs parents (article 371-1 du Code civil ). Il ne s’agit pas de leur donner une formation militaire ni même de les préparer à une formation militaire : aucun membre des forces armées en activité ne participe à l’encadrement de ces jeunes mineurs.

Il s’agit simplement de 2 stages de 15 jours chacun : au cours du premier, intitulé « séjour de cohésion », les jeunes gens, placé en internat, reçoivent des compléments de formation ou une initiation sur une multitude de thèmes qu’ils pourront seulement effleurer ; au cours du second stage, ils accompliront une courte « mission d’intérêt général » auprès d’associations volontaires pour les accueillir … sans les payer !

N comme normes

Si les jeunes « appelés » (sic) des stages de cohésion ne se prépareront pas à devenir des « petits soldats » de la nation, en revanche tout sera fait pour qu’ils deviennent des « petits soldats » du progressisme macronien.

Le « politiquement correct » sera la norme. Un seul exemple : « Un temps de débats est prévu le soir après le dîner. Le 17 juin, autour du match France-Nigéria de la Coupe du monde féminine, il sera question de l’égalité femmes hommes » (déclaration de G. Attal). Il ferait beau voir que les jeunes se contentent de parler de football ce soir-là ! D’ailleurs, dans plusieurs départements, la présence des préfets est annoncée pour ces débats fortement orientés !

En réalité, c’est toute l’architecture du système qui a été pensée en fonction des principes du macronisme, tels qu’ils sont énoncés dans le « manifeste » de ses deux stratèges D. Amiel et I. Emelien « Le Progrès ne tombe pas du ciel » (fayard, avril 2019). Le premier principe « Choisir notre vie » donne son sens aux stages de cohésion ; le deuxième principe « Agir ensemble » justifie les stages d’intérêt général ; le troisième principe « S’engager, devenir des ‘progresseurs ‘ » explique la période d’engagement possible à l’issue des stages.

U comme Ubu

Le maquillage de stages en « service national » n’a, on le sait, qu’une seule raison : faire « comme si » M. Macron tenait sa promesse de campagne de créer un « service militaire obligatoire, ouvert aux hommes et aux femmes, d’une durée obligatoire de trois à six mois ».

Nul doute que le gouvernement s’emploiera le plus longtemps possible à maintenir l’ambiguïté. Il pourra ainsi mettre en valeur des figures de jeunes disciplinés, enthousiasmés, engagés. En faisant l’impasse sur trois « détails » :

– Premier « détail » : les 2000 jeunes dont on parle aujourd’hui ne représentent que 2,5 ‰ de la population de jeunes visée par le gouvernement. Or l’objectif est d’enrôler toute une classe d’âge, soit 800 000 jeunes. Qui ne voit pas qu’en changeant de dimension, le système changera complètement d’aspect ?

– Deuxième « détail » : les 2000 jeunes sont volontaires – ou réputés volontaires. Or l’objectif est de rendre le système obligatoire, avec des sanctions pour les « déserteurs ». Qui ne voit pas qu’en changeant de nature, le système changera complètement d’image ?

– Troisième « détail » : pour accueillir et encadrer 800 000 jeunes, 2 à 3 milliards d’euros seront nécessaires chaque année. L’État ne sait pas encore où il va les trouver. Et surtout, pour porter une nouvelle atteinte aux libertés individuelles des jeunes et pour les soustraire à l’autorité de leurs parents, l’État doit être autorisé par une loi, et sans doute même par la Constitution. Or aucun texte n’a été voté. Qui ne voit donc pas que toute la communication actuelle autour du SNU vise à obliger les Français à prendre des vessies pour des lanternes ?

La France n’est pas le royaume d’Ubu. Juristes pour l’Enfance renouvelle donc solennellement son appel aux parents pour qu’ils refusent l’enrôlement de la jeunesse par l’État, au mépris de leur responsabilité de premiers éducateurs de leurs enfants.

Symphonia, l’épopée musicale arrive à Paris

Après le succès en Vendée et à Nantes, 10 représentations et 3000 spectateurs, la troupe de Symphonia, l’épopée musicale remonte sur les planches ! Les 4, 5 et 6 juillet au Palais des Congrès d’Issy.

Symphonia est un grand spectacle créé et interprété par 90 jeunes artistes vendéens, écrit et mis en scène par Corentin Stemler. Plus de 2h où se mêlent théâtre, danse, orchestre et chœur.

25 partitions, 5 chorégraphies originales, 200 costumes et 4 siècles d’histoire font de Symphonia une expérience unique.

Dans les années 1830, à Paris, le jeune Gabriel Ledzac rencontre le compositeur Rossini. Ce dernier va l’emmener dans un voyage musical qui les entraînera dans toute l’Europe, de palais en cathédrales… et jusqu’aux comédies musicales de notre siècle.

Un spectacle en co-production avec Amaclio Productions, qui a émerveillé depuis 2012 plus d’un million de spectateurs avec la Nuit aux Invalides, la Conquête de l’Air au Grand Palais, les spectacles nocturnes du Mont-Saint-Michel et du Château comtal de Carcassonne.

Plus de renseignements

C’est arrivé un 18 juin…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 18 mai 1429 : victoire de Jeanne d’Arc à Patay.

La bataille de Patay est un événement majeur de la guerre de Cent Ans. Les Français écrasent les Anglais. 2 000 Anglais y sont tués, là où 5 Français seulement meurent, à ce, une époque où l’on combat un contre un. Patay est une victoire miraculeuse et efface Azincourt.

 Cette victoire s’inscrit dans la continuité de la libération d’Orléans et des victoires de Jargeau, Meung-sur-Loire et Beaugency.

C’est d’ailleurs après la dernière bataille où Jehan II d’Alençon, le « Gentil duc », Jehan de Brosse, maréchal de Sainte-Sévère et Sénéchal du Limousin, Ambroise de Loré, Jehan de Dunois «Bâtard d’Orléans », le défenseur d’Orléans, Jehan Poton de Saintrailles (ou Xaintrailles) et Étienne de Vignolles dit «La Hire» se trouvent sous les ordres renforcé par les Bretons d’Arthur de Richemont

2 000 Anglais sont tués contre moins de dix Français. Talbot, leur chef est fait prisonnier. La route de Reims est totalement libérée. Voir les chroniques du 8 mai, du 12, du 15 et du 17 juin.

  • le 18 juin 1538 : Traité ou Paix de Nice entre Charles Quint roi d’Espagne et François Ier Roi de France.

C’est le pape Paul III qui fait signer la Paix de Nice, le 18 juin 1538 au Couvent Ste-Croix hors les murs à Nice, à François 1er et Charles Quint. Le Roi de France et l’empereur d’Espagne s’affrontaient pour s’approprier les terres du duché de Milan suite à la mort de François II Sforza. Le pape leur demande de s’allier, et de lancer une croisade contre l’Angleterre et les Turcs. Le traité prévoit donc que la France conserve ses conquêtes : Bresse, Bugey et une grande partie du Piémont, le Saint Empire Germanique obtient le Milanais et la majeure partie de la Savoie ; une trêve de 10 ans est conclue.

  •  le 18 juin 1574 : Henri Ier de Pologne quitte la Pologne pour devenir Roi de France sous le nom d’Henri III.

Cf. la chronique du 13 février.

  • le 18 juin 1694 : victoire défensive française à Camaret.

L’amiral Osborne commandant une flotte anglo-hollandaise est repoussé par Vauban dans sa tentative de débarquement à Camaret, la pointe ouest de la Bretagne. Une fois de plus le « proverbe » se vérifie : «  Ville attaquée par Vauban, ville prise. Ville défendue par Vauban, ville imprenable. Les anglo hollandais ne peuvent pas atteindre la flotte française stationnée à Brest qu’ils souhaitaient détruire.

La Tour Vauban à Camaret, presqu’île de Crozon.

  • le 18 juin 1742 : Benoît XIV béatifie Jeanne de France.

Cf. les chroniques du 6 février, des 16 et 30 mai.

  • le 18 juin 1793 : les troupes vendéennes menées par Stofflet et d’Elbée prennent Angers.

De Saumur, ce qui reste de la grande armée se met en route par les deux rives de la Loire, sous la conduite de Stofflet et de d’Elbée. La terreur qu’inspirent ses récents succès brise d’avance toute résistance. A son approche, la garnison d’Angers, le Directoire, la municipalité prennent la fuite. Les Vendéens entrent dans la ville sans coup férir, et en prirent possession au nom du Roi, le 17 juin 1793. Le 18 juin une messe d’action de grâce est célébrée en présence de toute la population.

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Laurent Ruquier : «Nous vivons sous la dictature de Twitter et de Marlène Schiappa»

Le présentateur d’On n’est pas couché tient le réseau social et la secrétaire d’État pour responsables du développement de la «pensée unique».

«Twitter a rendu folle une profession à la dérive, qui se tire une balle dans le pied.»

«Nous vivons sous la dictature de Twitter et de Marlène Schiappa».

Pour illustrer son propos, Laurent Ruquier évoque la polémique sur l’esclavage déclenchée par Christine Angot ou sur la mise à pied de Daniel Riolo et Jérôme Rothen de RMC après avoir évoqué les frasques de Neymar.

«Quelques dizaines de signalements au CSA suffisent aujourd’hui à ce qu’une émission soit sanctionnée».

«Aujourd’hui, c’est l’aigreur et la rancœur de ceux qui ne sont plus à l’antenne qui fait des ravages». «On a vu des ex-chroniqueurs d’ONPC, tels qu’Audrey Pulvar et Aymeric Caron, stigmatiser Christine Angot pour sa maladresse, quand personne ne peut pourtant la soupçonner de négationnisme ou de racisme».

Celui qui avait viré le duo Zemmour-Naulleau, qui a fait les beaux jours d’ONPC, les critique néanmoins :

«Qui vient aujourd’hui accuser Angot de racisme? Éric Naulleau. Lequel travaille toujours avec Éric Zemmour. On est vraiment chez les fous, déplore-t-il. Ni l’un ni l’autre ne se sont autocensurés à l’époque, quand Christine Angot et Charles Consigny ont souvent été obligés de mettre le pied sur le frein par peur du ramdam que risquait de provoquer le moindre écart de leur part».

«Ce qui était accepté à l’époque de Zemmour, Naulleau ou Polac ne l’est plus aujourd’hui. Nous avons tout simplement changé d’époque. On ne peut plus rien dire sur quoi que ce soit».

Eric Naulleau dément :

Je n’ai jamais accusé Christine Angot de racisme, mais de connerie et d’imposture, ce que j’avais commencé à faire bien avant qu’elle ne soit chroniqueuse a ONPC.

Et Gilles-William Goldnadel réplique :

“De la part d’un Grand Inquisiteur, excommuniant les hérétiques ex cathedra et refusant les mal pensants , voilà une crainte qui ne manque pas de sel. Qui a vécu par le politiquement correct périra par le politiquement correct .”

Emmanuel Macron a décidé de “restituer” les Îles éparses à Madagascar

Les îles Éparses de l’océan Indien, couramment appelées les îles Éparses, sont de petites îles françaises de l’ouest de l’océan Indien, situées autour de Madagascar. On distingue généralement cinq entités au sein de cet ensemble éclaté : les îles Europa, Bassas da India et Juan de Nova d’une part, situées dans le canal du Mozambique, et les îles Glorieuses et Tromelin d’autre part, situées respectivement au nord et à l’est de Madagascar. Emmanuel Macron a décidé de les restituer à Madagascar d’ici le 26 juin 2020.

Haja Rasolonjatovo, porte-parole du mouvement République souveraine, écrit dans Causeur :

[…] L’ONU considère certes ces terres comme devant être restituées à Madagascar (résolution 34/91 du 19 décembre 1979) et les garder dans le giron français contribue à discréditer cette instance internationale. Mais vu la configuration géopolitique sur place, c’est un mal nécessaire : la France doit, pour le moment, désobéir à l’ONU et conserver les Iles Eparses sous son contrôle car bien plus que les réserves de pétrole, elles sont l’interface des trafics et de l’économie informelle qui nourrit l’islamisme galopant en Afrique. Alors pas de pudeur de gazelles : Madagascar n’a pas aujourd’hui les moyens humains ni techniques de gérer ces enjeux titanesques.

Les îles sont également au centre de l’attention des États-Unis qui les lorgnaient déjà à l’époque de Barack Obama. Dès le mois d’avril 2012, l’US Geological Survey a ainsi remis au président un rapport stratégique sur le bassin de Morondava, selon lequel Juan de Nova et la province malgache regorgeaient potentiellement de quelque 17 milliards de barils de pétrole et 167 000 milliards de pieds cubes de gaz – soit autant que l’Angola. En se faisant passer pour un Mendès France qui cède magnanimement l’Indochine, Emmanuel Macron offre en réalité les Iles Eparses sur un plateau d’argent à ses amis américains qui sans nul doute vont rafler la mise. Bon soldat de la French-American Foundation, notre président – qui a notamment bradé Alstom à General Electric, avec les conséquences sociales que l’on sait – n’en est pas à sa première trahison. […]

A quand la séparation de l’Etat et de la Franc-maçonnerie, Marlène Schiappa ?


La même Agnes Cerighelli, conseillère municipale indépendante de Saint-Germain-en-Laye et ex-adhérente LREM, qui subit les foudres LREM, a été convoquée au commissariat de St Germain en Laye pour 3 tweets… Son audition s’est accompagnée de l’enregistrement de son ADN et de ses empreintes génétiques.

Voilà le tweet litigieux (qui rappelle un procès gagné par Le Salon beige…) :

Le manifeste des médecins contre l’extension de la PMA

Communiqué du Docteur Raphaël Nogier

Suite aux déclarations du Premier Ministre Édouard Philippe, nous signalons que nous sommes 1900 médecins (100 pédiatres, 100 gynécologues, 800 généralistes et toutes les spécialités) signataires d’un manifeste qui rappelle le rôle de la médecine et met en garde contre l’extension de la PMA à des femmes seules et en couples lesbiens. Nous rappelons que la médecine est là pour prévenir les maladies et soigner les malades et non pour servir des désirs de personnes en bonne santé.

L’extension de la PMA aux femmes seules et en couples lesbiens, aujourd’hui condamnée à cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende va à l’encontre du serment d’Hippocrate.

Ce manifeste des médecins est accessible ici. Extrait :

Nous rappelons que :

1) La Médecine est avant tout un art au service des malades. Les deux principaux buts de la Médecine sont prévenir les maladies et soigner les malades.

2) La première devise du médecin est : « Primum non nocere », « Premièrement, ne pas nuire ».

3) Il n’appartient pas au médecin de juger de la vie. Même s’il doit accompagner les couples stériles en désir d’enfant, le médecin n’a pas tous les droits pour faire surgir la vie.

4) Le médecin ne doit pas être au service d’une idéologie quelle qu’elle soit. La sélection des races, l’eugénisme, le dopage, les expériences sur l’homme, la « fabrication » d’enfants en dehors de la complémentarité homme-femme sont étrangers aux buts de la Médecine.

5) Il revient au Conseil de l’Ordre des Médecins, expression de notre profession, de faire respecter les règles de la déontologie médicale.

6) Le médecin est soumis à la loi en tant que citoyen. L’État quant à lui ne doit pas sortir de son rôle en demandant au médecin d’accomplir des actes techniques contraires à l’éthique médicale.

Course « Bouge pour ton père » dans les rues de Bordeaux : la haine LGBT dégouline des murs

D’un lecteur :

J’ai participé à la course « Bouge pour ton père dans les rues de Bordeaux ». Le long du parcours qui traçait les lettres du mot PAPA, des militants LGBT avaient sali les mûrs avec de très nombreux graffitis. Trois points m’ont marqué :

  • La haine n’est pas du côté de la Manif pour tous, elle est du côté du lobby LGBT. Le lobby LGBT et souvent la presse (cf l’article de Sud Ouest du 14 juin) accuse la manif pour tous d’installer des discours de haine. Pourtant les insultes et les slogans orduriers très présents sur les réseaux sociaux proviennent de militants LGBT pas de la manif pour tous. La haine des LGBT est aussi présente sur les tags des mûrs de Bordeaux.
  • Les insultes ont souvent une connotation religieuse et même blasphématoire, pourtant jamais la manif pour tous ne fait appel à des arguments de nature spirituelle. Il n’est pas nécessaire d’être catholique pour s’opposer à la PMA sans père. L’argumentaire est uniquement naturel, jamais moral ou surnaturel. Et pourtant les insultes LGBT sont souvent blasphématoires, cf les 11 tags pris en photo.
  • Les militants LGBT ont le sentiment que ce sont leurs personnes elles-mêmes qui sont rejetées par les militants de la manif pour tous. Quelques personnes de « Bouge pour ton père » ont pu discuter au calme avec 3 militantes LGBT de la contre manif qui nous attendait place des Quinconces à l’arrivée de la course. Ces militantes LGBT se sentent haïes et rejetées par les gens de la manif pour tous car elles fusionnent leur personne, leur point de vue et leur orientation sexuelle. Il me semble fondamental de rappeler la distinction à opérer entre une personne, son orientation sexuelle et ses actes. Toute personne est digne et doit être respectée parce que c’est une personne. Une personne ne se réduit pas à ses actes ou à ses opinions. Les militants de la manif pour tous cherchent à respecter toutes les personnes, y compris les militants LGBT, même si les points de vue qu’ils défendent sont inacceptables pour les partisans de la manif pour tous.

Je n’ai pas mis les slogans blasphématoires…

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Succès de la campagne « Grâce à mon père »

Plus de 1000 affiches dans 70 communes de France depuis le 12 juin : pour la fête des pères, « Grâce à mon père » met en avant les histoires vraies de jeunes qui remercient leurs pères pour ce qu’il leur a transmis.

« Grâce à mon père », c’est plus de 1000 affiches sur des abribus, kiosques et autres supports d’affichage depuis le 12 juin dans 70 communes de France : Paris, Angers, Annecy, Bordeaux, Le Mans, Lille, Lyon, Montpellier, Nanterre, Rennes, Tours, Tourcoing…

Lancée à l’initiative de Générations Avenir, la campagne « Grâce à mon père » remporte un vif succès, aussi bien sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram, YouTube) que dans les échanges directs : les 3 vidéos, devenue virales, ont été vues plus de 350.000 fois, les publications ont touchées plus d’1,8 million de personnes, suscité des dizaines de milliers d’interactions…

Grâce à son père, Hichame aime protéger et il est devenu garde du corps. Marie a la passion de l’art grâce à son père : elle est aujourd’hui ébéniste. De son côté, Gilles a l’amour de la nature grâce à son père et il en a fait aussi son métier : il est viticulteur. Et Charlotte est joueuse de rugby ; à l’entendre, c’est grâce à son père qu’elle a le goût du défi. Toutes ces histoires, toutes ces belles histoires et bien d’autres, touchantes et sincères, sont disponibles sur un site dédié à cette campagne : www.lafetedesperes.fr.

La société a tendance à opposer en permanence les uns et les autres : les femmes et les hommes, les jeunes et les anciens, les biens portants et les malades. C’est dommage. A l’heure où tant de jeunes sont déboussolés, il est bon de revenir au bon sens et de célébrer dignement la fête des mères et la fête de pères. Ces derniers ne méritent pas d’être relégués comme des parents de secondes zone. C’est tout le sens de cette campagne et d’une démarche qui s’inscrit dans la durée. Générations Avenir est une plate-forme, un réseau de jeunes soucieux de faire entendre leurs voix dans le débat public.

« Les défis à relever pour l’avenir de notre société sont immenses. Sans la jeunesse, rien ne sera possible. Nous le voyons depuis quelques mois sur le climat : la mobilisation de la jeunesse trouve un écho au creux de l’oreille des politiques et des journalistes. Solidarité, justice, respect, durabilité, équilibre sont autant d’objectifs à atteindre pour notre société. Cela se traduit par des enjeux très concrets où la jeunesse doit jouer un rôle : la solidarité intergénérationnelle pour relever le défi de la dépendance, l’écologie, le juste équilibre de notre système de retraite, la famille comme lieu privilégié d’épanouissement, d’éducation et d’amour » souligne Bastien Uranga, Président de Générations Avenir. « En tant que jeunes, l’avenir nous concerne au premier chef. Nous devons donc avoir voix au chapitre car demain s’écrit aujourd’hui. Notre objectif est clair : informer, sensibiliser et agir » souligne Charlotte Létrillard, étudiante qui a participé à cette campagne.

Censure de la Commission européenne

Lu ici :

Sputnik avait constaté une baisse de ses chiffres liés à Google et Facebook de manière inexpliquée. La réponse à cette énigme vient d’être apportée par une simple dépêche AFP.

«Dans sa lutte contre la “désinformation”, la Commission a salué vendredi la coopération accrue des plateformes en ligne comme Google, Twitter et Facebook, signataires en 2018 d’un inédit “Code de bonnes pratiques”.»

En langage non diplomatique, la Commission remercie Google et Facebook d’avoir censuré les sources d’information qui lui déplaisent. Cette prise de position conduit purement et simplement à reconnaître que la liberté de penser et d’opinion est désormais combattue à visage découvert par cette même Europe qui s’en revendique partout dans le monde, allant jusqu’à déclencher des guerres pour soi-disant la protéger.

Sputnik dérange pour la simple et bonne raison que les informations qui y sont présentées ne répondent pas à la doxa qui progressivement s’impose dans un Occident s’enfermant dans une vision du monde étriquée et datant du siècle dernier.

Que l’AFP, Reuters, EFE et Associated Press aient exactement la même position sur tous les sujets complexes internationaux devrait au contraire alerter la Commission. Car c’est la définition même de la propagande.

La chevauchée d’Arquus

Les éditions du Triomphe viennent de publier une belle bande dessinée, principalement centrée sur la Grande Guerre – et sur l’aventure de la mécanisation de notre armée (de la cavalerie à l’aviation, en passant par la mitrailleuse) par des industriels aussi profondément visionnaires que patriotes, tels Louis Renault, mais aussi par des généraux que l’histoire a malheureusement trop souvent oubliés, comme le général Estienne, convaincu de l’importance de la mécanisation et de la professionnalisation d’une armée qui continuait à vivre sur la mythologie des soldats de l’an II.

En un temps où nos armées comme notre industrie n’intéressent guère les dirigeants, voilà un bel antidote, puisé dans notre histoire de France, à faire découvrir à nos enfants.

On attend le tome 2 avec impatience!

A commander ici.

Heureusement, Michel Audiard est déjà mort. En ces temps de « genre » et d’ « inclusion », il eût été mis au chômage technique

Dans une école écossaise, un professeur commente à ses étudiants un site web. Sur ce site, il est indiqué qu’il n’y a pas plus de deux genres, et le professeur corrige en indiquant qu’il y a plusieurs genres. Un étudiant (E) est alors exclu 30 minutes du cours pour avoir dit : « Il n’y a que deux genres ». Il a ensuite un entretien avec son professeur (P). Verbatim de l’entretien :

P : Tu as le droit d’avoir une opinion.

E : Dans ce cas, pourquoi m’avoir viré du cours ? C’est pas très inclusif.

P : Pas très inclusif ? Désolé, c’est toi qui n’a pas été très inclusif. Et nous sommes dans une école inclusive. Je disais par rapport au site web qu’il y a plusieurs genres.

E : C’est votre opinion.

P : C’est mon opinion et c’est une opinion qui est acceptable dans cette école. Et la tienne, quand tu dis qu’il n’y a rien d’autre qu’homme et femme.

E : Scientifiquement, il n’y a que deux genres… C’est ridicule d’avoir plus de deux genres.

P : Tu peux garder cette opinion pour toi ? Pas dans cette école.

E : Donc, vous avez le droit de donner votre opinion mais pas moi ?

P : Je ne donne pas mon opinion.  Je suis la politique scolaire d’autorité nationale (NDLR “I am sticking to the national school authority policy”). OK ?

E : Ce n’est absolument pas scientifique.

P :Toutes les politiques ne sont pas scientifiques.

E :Vous ne pouvez pas dire que je ne suis pas inclusif alors que vous ne respectez pas les opinions.

P :Ce que tu disais n’était pas inclusif.

E : Vous m’avez viré du cours. On aurait pu avoir une discussion.

P :Ne règle pas ça ici. Tu peux déposer une plainte officielle.

E : je ne ferai pas ça. Je disais juste qu’il n’y a que deux genres, homme et femme. Tout le reste n’est qu’identification personnelle.

P : Désolé, mais tu as choisi de réagir d’une manière qui est contraire à la politique.

Et dire qu’il y a quarante ans, on aurait ri à gorge déployée en louant l’imagination du dialoguiste. C’est en particulier à des petites choses comme ça qu’on doute du progressisme.

 

Donald Trump : « Je suis pro-vie et j’agirai comme un président pro-vie. » La preuve par les faits

De Christian Daisug dans Présent :

[…] En 2009, il existait aux Etats-Unis 713 officines qui pratiquaient des avortements ; il en reste actuellement 430. Depuis 2013, elles sont 22 à avoir fermé rien qu’au Texas. Dans six Etats, dont le Kentucky, le Missouri et le Mississippi, il n’existe désormais qu’un seul avortoir. Voilà seulement une dizaine d’années, il y en avait partout à travers le pays et même dans les coins les plus reculés. A cette époque, une femme désirant avorter n’avait qu’à parcourir en moyenne une quinzaine de kilomètres pour obtenir ce qu’elle cherchait. De nos jours, la distance dépasse 150 kilomètres.

En plus de ces handicaps qui ralentissent et perturbent toute démarche liée à l’avortement, il a fleuri un peu partout aux Etats-Unis un bouquet de lois dont le but est triple : museler les avorteurs, ficeler les avortoirs et briser l’élan mortel des candidates à l’avortement. A l’initiative de parlementaires républicains, certains Etats ont durci la période d’attente et d’examens pour les femmes enceintes. D’autres Etats ont carrément interdit toute intervention dès qu’il devient possible d’entendre battre le cœur du fœtus. Mais la palme dans ce domaine revient à l’Alabama et au Missouri.

Le gouverneur de l’Alabama signa fin mai une loi conçue, sponsorisée et votée par les républicains des deux assemblées qui fait de ce bastion du sud le sanctuaire de vie le plus emblématique du pays. La loi s’appuie sur le 14e amendement constitutionnel qui dit que toute personne a droit à la vie, la liberté et la prospérité. La Cour suprême n’ayant, en 1973, donné aucune définition d’une personne, le pouvoir législatif de l’Alabama en proposa une – ou plutôt en imposa une : dans le ventre de sa mère, un enfant dont le cœur bat, les oreilles entendent et les nerfs fonctionnent peut être considéré comme une personne. Pour que cet argument conserve toute sa force, la loi ne fait aucune exception en cas de viol ou d’inceste. Seule une mère en danger pourrait ouvrir une brèche vers l’avortement. Quelques jours après le coup de cymbales de l’Alabama, le Missouri voulut lui aussi figurer au tableau d’honneur de la vie. Ses élus républicains ont protégé tout fœtus âgé de huit semaines, sauf si l’état de la mère exige une intervention exceptionnelle. Un coup de canif dans cette disposition coûtera au médecin qui s’y risque quinze ans de prison. 82 % des électeurs du Missouri applaudissent.

Il n’y a pas qu’au Missouri que les Américains applaudissent. Ils le font partout. Ils le font notamment lorsque le président Donald Trump, au cours d’un discours, aborde le drame de l’avortement. Trump restera aux yeux de l’histoire comme le chef de la Maison-Blanche ayant le mieux défendu la vie. Il l’a fait avec d’autant plus de mérite qu’il a eu très souvent en face de lui un Congrès réticent et même hostile. Il a placé deux juges pro-vie à la Cour suprême et une centaine d’autres dans les cours inférieures ; il a permis aux Etats de ne plus financer l’avorteur numéro un, Planned Parenthood ; il a empêché que de l’argent américain permette la prolifération des avortements dans les pays étrangers ; il a obligé les compagnies d’assurances de préciser si l’avortement est couvert dans le contrat passé avec leurs clients ; il a protégé les médecins et les infirmières pro-vie contre les éventuels procès intentés par les hôpitaux ou les cliniques ; il a déchiré un contrat signé sous Barack Obama par le ministère de la Santé qui alimentait les caisses de l’Université de Californie pour ses recherches utilisant des parties de corps d’enfants avortés. En août 2015, au cours de la première interview de Trump en tant que candidat aux primaires, on a voulu le piéger sur l’avortement en essayant de lui arracher une réponse ambiguë de vulgaire politicien. Il répondit : « Je suis pro-vie et j’agirai comme un président pro-vie. » Tout simplement.

Un peuple peut se suicider. Mais il faut que ce choix soit libre et consenti. Même s’il s’agit d’immigration et d’islam ?

Bernard-Henri Lévy aime à asséner des vérités. Il est vrai que, selon Wikipedia, il est tout à la fois écrivain, philosophe, cinéaste, romancier, essayiste, dramaturge, homme d’affaires, intellectuel et chroniqueur. En bref, un homme-orchestre. Il a fait sa livraison hebdomadaire de certitudes dans son Bloc-notes paru dans Le Point du 13 juin. Lisons plutôt :

« Le droit au suicide vaut aussi pour les peuples non moins que pour les individus. Mais à une condition. Que ce choix soit libre et consenti. Qu’il procède d’une décision mûrement et souverainement réfléchie. Et que l’on n’y ait pas été conduit par le harcèlement de tel ou tel pousse-au-suicide dont on sait qu’il serait, dans la vraie vie, passible d’une lourde peine ».

Ah, enfin ! Parler ainsi avec franchise du choix jamais demandé aux Français pour une immigration massive et la constitution de ces zones géographiques où se préparent les sécessions futures ! Enfin, parler du choix jamais demandé aux Français pour le remplacement de la civilisation et la tradition françaises par une civilisation arabo-musulmane ! de certains aspects de la loi et de la civilité françaises par la charia ! d’Emmanuel Macron faisant apposer la signature de la France au bas du pacte de Marrakech ou des autres bonnes âmes assurant que l’immigration est une chance pour la France ! de ces autres bien-pensants assurant qu’il n’y a pas de différence entre un voile islamique et le fichu de nos grand-mères !

En fait non. BHL parlait du Brexit. Le titre de son édito : « Il faut juger les escrocs du Brexit ».

Et il concluait :

« On parle toujours du mal que fait à un peuple la corruption de ses dirigeants. On devrait parler davantage de cette corruption par excellence qu’est l’accoutumance au mensonge. Elle est un poison non seulement pour le corps, mais  pour l’âme des démocraties. Elle en sape non seulement les formes, mais la constitution secrète et fondatrice ».

Comme quoi, même dans du BHL, on trouve du réutilisable….

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