Bannière Salon Beige

Blogs

Nouvelle victoire pour la vie au Texas

Le Planning familial abandonne ses poursuites contre la municipalité de Lubbock, qui restera donc une ville « sanctuaire des enfants à naître ».

En mai dernier, la municipalité de Lubbock votait à une large majorité (de 63%) un arrêt rendant illégal le fait de pratiquer un avortement ou d’aider à un avortement sur le territoire de la commune (sauf pour sauver la vie de la mère).

Le Planning familial avait aussitôt porté plainte devant la justice fédérale. Parce que, à la différence des autres municipalités qui se sont déclarées « sanctuaire des enfants à naître », Lubbock, qui est de très loin la plus grande d’entre elles (plus de 250.000 habitants), a un avortoir depuis l’automne 2020. Le 1er juin 2021, jour d’entrée en vigueur de l’arrêt municipal, le Planning familial arrêtait les avortements. Quelques jours plus tard, le juge James Wesley Hendrix (nommé par Trump), rejetait la plainte, au motif que le Planning familial n’avait pas qualité pour poursuivre Lubbock, puisque la ville n’appliquait pas son arrêt…

Naturellement, le Planning familial faisait appel devant la cour du cinquième circuit. Mais cette cour est celle qui vient de renvoyer devant la cour suprême du Texas l’affaire de la loi de cet Etat qui interdit l’avortement au premier battement de cœur. Comme la cour suprême du Texas est à 100% républicaine, il n’y a aucune chance qu’elle donne raison aux avorteurs. Le Planning familial a donc retiré sa plainte en appel…

Charles Perry, sénateur du sénat du Texas, qui est de Lubbock, a déclaré :

« Je congratule la ville et les habitants de Lubbock pour cela – et pour être devenus la première juridiction des États-Unis à défendre avec succès une interdiction de l’avortement devant un tribunal depuis Roe contre Wade. C’est une réponse à nos nombreuses prières. Avec l’entrée en vigueur de la loi “battement de cœur” du Texas en septembre dernier, et avec Lubbock qui a interdit l’avortement sur le territoire de la ville, l’État du Texas montre la voie en matière de protection de l’enfant à naître, bien que subsiste Roe contre Wade. »

La France, jardin de Notre Dame

Une lectrice nous adresse ce petit billet, nous encourageant tous à rejoindre la belle initiative du chapelet pour la France:

« aux âmes citoyens!

aux armes, les chrétiens ! »

« Si je veux ce que Dieu veut alors je serai saint. » (Saint Maximilien Kolbe)

La prière nous fait ajuster notre volonté à celle de notre Père.

La théologie nous enseigne que TOUT dans le gouvernement Divin est la marque de la Bonté et de l’Amour de Dieu, c’est le travail de toute une vie d’essayer d’emprunter le regard de Dieu pour juger que « tout est bien » (NSJC a Ste Catherine de Sienne).

« Si Dieu permet le mal, nous dit Saint Augustin, c’est que non seulement il peut l’attendre sans crainte pour le châtier mais encore qu’il est capable d’en tirer le bien et de le faire tourner a un plus grand bien. » C’est notre Espérance.

La Tradition de L’Eglise nous enseigne que le mercredi est dédié à Saint Joseph à qui une Parole a été donnée pour guider tous ses actes: « Ne crains pas de prendre Marie chez toi. »

Soyons fiers de notre pays la France, Royaume de Marie, fille aînée de l’Eglise, éducatrice des peuples, elle est le jardin préféré de Notre Dame. Parce que les mauvaises herbes des manifestations scandaleuses, des publicités obscenes, des prières hérétiques, et des massacres d’innocents par centaines de milliers envahissent les parterres de Notre Dame, par l’initiative de LaFrancePrie, nous pouvons faire repousser les âmes chrétiennes, les coeurs purs que sont les véritables Lys de France.

Ils repousseront toujours plus nombreux si d’abord nous les faisons germer dans nos coeurs, nos familles, nos paroisses par une consécration quotidienne à notre Reine du Ciel.

En jardinage il est d’usage d’arracher les mauvaises herbes en les boutant au dehors, dans les jardins de Notre Dame, le miracle des armées du Rosaire, est de pouvoir les convertir.

Dieu le veut, nous pouvons susciter des conversions, nous pouvons influencer la politique, nous pouvons faire que la FRANCE, FILLE AINEE DE L’EGLISE et EDUCATRICE des peuples, DEMEURE chrétienne.

« Je Vous choisis aujourd’hui, ô Marie, en présence de toute la Cour Céleste, pour ma Mère et ma Reine. Je Vous livre et consacre, en toute soumission et amour, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, Vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m’appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande Gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité. Amen. »

L’État craint que les citoyens doutent qu’il soit vraiment Providence

Sous le titre Un rhume tuera la démocratie, Jean de Saint-Jouin publie une tribune sur le site de L’Homme nouveau, dans laquelle il analyse les réactions de l’Etat face au Covid, crise qui a eu l’avantage de révéler des enjeux centraux et très profonds dans nos systèmes politico-administratifs. Bien que ce ne soit pas la grippe espagnole, cette pandémie a provoqué la paralysie des sociétés occidentales. Et l’auteur se penche sur le concept d’Etat-Providence :

Il convient de réfléchir un peu sur ce mot de “Providence” pour trouver la clé de l’énigme. Si ce mot peut avoir une acception proche du rôle de “bon père de famille”, c’est à dire celui qui pourvoit pour ceux qu’il aime, est-ce en ce sens qu’est employé le terme provident dans État Providence? Car, on ne dit pas État provident, ni État pourvoyeur. On dit bien Providence. Or, dans les dictionnaires de langue, le premier sens du mot Providence réfère directement au gouvernement du monde par Dieu. Le petit Robert le définit ainsi :

RELIGION Sage gouvernement de Dieu sur la création ; (AVEC MAJUSCULE) Dieu gouvernant la création. Les décrets de la Providence. 

Être la providence de qqn, veiller à son bonheur. FAMILIER L’État providence. 

Mais quel est le lien entre l’État et la religion? Ne sommes-nous pas, justement, dans une société laïque où la religion n’a plus aucune place dans l’espace public? […]

On dit parfois, à raison, que chaque culture est indissociable de sa religion. Et pour cause. Une religion permet d’apporter un référentiel commun à un groupe social pour interpréter les problèmes fondamentaux de l’existence humaine qui ont une importance dans l’administration de la cité. Cette union, trône-autel, au sens large, se réalise dans un pacte, plus ou moins explicite, entre l’élite dirigeante et les représentants religieux pour défendre un référentiel commun à la base de la société. Cette union est si profonde que la compréhension des problèmes ne peut être la même tant la donne religieuse conditionne la compréhension du réel4. Cette union profonde entre culture et culte, entre vie politique et dogme ne saurait être négligée. Une religion qui décline est le signe certain d’une civilisation qui se meurt. Cependant, avant de rendre l’âme, elle livrera souvent un combat à mort, contre les forces qui semblent vouloir forcer le changement paradigmatique. Que l’on pense aux prophètes de Baal devant Israël, aux druides face aux Romains, ou à Dioclétien face à la religion du Nazaréen.

La transformation du fait religieux 

Faisons un bond dans le temps. Il faut bien avouer que notre époque a des caractéristiques des plus étonnantes. Une de celles-ci est la disparition du fait religieux de la vie publique, et de la vie privée de beaucoup de nos contemporains. Il faut évidemment nuancer le propos puisque la proportion d’athés est en réalité très basse, que les sectes pullulent et que les grandes religions existent toujours malgré tout.

Une nuance supplémentaire à apporter à cette disparition du fait religieux consiste aussi à s’avouer qu’il y a une partie du phénomène qui n’a pas disparu mais qui a plutôt muté. En effet, le changement capital de notre époque, c’est la mue de l’État dans le rôle de Providence. On dit que l’Église a eu le génie de se glisser sous les structures de l’Empire romain en décadence et moribond mais dont l’organisation était redoutablement efficace. Il se produit ici un phénomène un peu similaire. L’État s’est glissé dans la robe traditionnelle de l’Église, un peu comme un Bernard l’Ermite. L’Église ayant quitté la coquille depuis un certain temps, l’État est venu y nicher.

En effet, le citoyen lambda, devant les questions de la vie de tous les jours : son pouvoir d’achat, la prospérité économique, les changements climatiques, ne se tourne plus vers Dieu (ou les dieux) mais vers l’État. Au fond, les questions restent les mêmes. Bonheur sur terre, protection du mal, et conjuration de la mort. Toujours cette même attente d’intervention providentielle mais cette fois-ci vers une nouvelle divinité, le dieu-État, l’État Providence. Le réflexe religieux n’a pas tellement disparu finalement.

Et comment l’État réagit-il pour faire vivre ce dogme au cœur des fidèles… En ce qui concerne la mort, il faut bien avouer qu’il avoue sa double impuissance. Comme les religions anciennes, il ne peut pas la prévenir. Bien pire, au contraire de celles-ci, il ne peut même pas promettre un avenir meilleur une fois passée l’arme à gauche. C’est donc une faiblesse majeure dans l’armure qui demande une double réaction. D’une part, une tentative d’occulter la mort. D’autre part, et c’est plus récent, une volonté de vouloir la contrôler. À défaut de pouvoir l’éviter, pourquoi ne pas la commander version “Amazon”. Je l’achète, je choisis quand elle arrive. L’État offre, en quelque sorte, une forme symbolique de victoire sur la mort par l’euthanasie.

En ce qui concerne la souffrance, là, l’État sent qu’il peut agir. C’est d’ailleurs au cœur même du contrat de type religieux avec les citoyens. Cela dépasse une simple considération touchant le bien commun, mais bien une promesse contractuelle. L’État va s’occuper de votre santé, gratuitement. Du moins, en échange pour vos taxes et impôts. Ce sera un système universel qui vous enlèvera la douleur de voir votre voisin souffrir. Nul besoin de vous sentir coupable, l’État s’en occupe aussi. Il s’agit d’une religion monothéiste, qui ne s’accommode d’aucun autre dieu. Aussi, un véritable système privé parallèle, serait risqué, condamnable et ébranlerait la confiance universelle en l’État Providence.

Vous voyez que cet angle, religieux, explique en bonne partie certaines caractéristiques des plus intéressantes. Le médecin atteint un statut druidique, les hauts-dirigeants du système de santé publique sont tous des papabili. Le ministre de la santé porte une triple couronne. La “science” a remplacé la grâce, la santé mentale a été substituée à l’état de grâce. Il y a une classe d’illuminés et un groupe d’hérétiques. Avec la pandémie, on a réussi à imposer un langage obscur et sacré (gestes barrières, cas contacts) ainsi que des gestes cultuels (masques, lavage de mains rituel, injection du sérum de vérité à doses multiples et surtout, apprentissage du petit catéchisme du COVID).

Cette omniprésence de l’État en santé influence profondément la culture. Aujourd’hui, les gens croient tout à fait normal que l’État s’occupe des soins de santé. Comme si cet aspect s’était naturellement ajouté aux fonctions régaliennes qui ne peuvent pas être déléguées. C’est devenu un nouvel endox. La santé c’est le devoir de l’État. Qui remettrait en cause ce dogme, se ferait servir la réduction ad hitlerium habituelle.

Réaction immunitaire 

N’empêche que l’État a eu une frousse monumentale. Car il y a une seule chose que l’État craint, ce n’est pas que le ciel lui tombe sur la tête, mais bien que les citoyens doutent qu’il soit vraiment Providence. S’il advenait, en effet, que, dans un mouvement de conscience soudaine, les foules réalisaient que l’État ne peut pas tous nous soigner… S’il n’y avait plus suffisamment de lits, plus de respirateurs, plus suffisamment d’infirmières. Ce ne serait pas simplement un enjeu administratif ponctuel. Ce serait plutôt le cœur même du contrat socio-religieux qui s’effondrerait. La question est fondamentale. Si l’individu ne peut plus compter sur le système public, c’est que la religion contemporaine a failli et qu’il faut potentiellement la remplacer. Et l’impact pourrait être fatal pour le système d’État Providence. Évidemment, le système ne peut pas le permettre.

J’insiste. Je parle bien du système en tant que tel. Les dirigeants ne prennent pas nécessairement, distinctement ou explicitement conscience de ce phénomène. Cela peut paraître surprenant, voire difficile à croire, mais l’administration publique, bras armé du régime démocratique, est animée par une sorte de principe de survie6. Cette administration a des réflexes de survie et un puissant système immunitaire qui reconnaît les menaces et cherche tout naturellement à les éliminer. Or, un système immunitaire n’hésite pas à réagir de manière exagérée pour chercher à juguler la menace.

Les réactions irrationnelles des États occidentaux depuis plus de deux ans maintenant s’expliquent donc, en partie (et probablement en bonne partie) par une sorte de réaction inflammatoire, une réponse immunitaire exagérée, qui produit un ensemble de comportements plus ou moins rationnels (voir carrément délirants). Ces réponses immunitaires cherchent à démontrer, d’une part, une certaine puissance et, d’autre part, à assurer que les services à la population continuent (le problème n’étant pas tant au niveau du COVID mais au niveau d’autres services bloqués par les lits occupés par le surplus de patients provenant du COVID. C’est là qu’il faut chercher, au moins en partie, les confinements, les ordres et contre-ordres. […]

Lire à la lumière de la doctrine sociale de l’Eglise

Un lecteur nous demande de signaler le blogue Option GKC (pour Gilbert Keith Chesterton) qui propose régulièrement des notes de lecture en lien avec la doctrine sociale de l’Eglise.

Pour donner un aperçu, le dernier article porte sur le fameux roman “Dr Jekyll et Mr Hide”, celui d’avant sur Augustin Cochin et celui d’encore avant sur “La guerre des boutons” – une curiosité éclectique de bon aloi!

Des élus locaux défendent la liberté médicale

Un collectif d’élus locaux nous prie de publier cette tribune:

Nous, élus locaux, sommes interpellés par nos concitoyens privés de soins. Elus pour servir nos administrés, nous ne pouvons nous taire face à leur désarroi grandissant.

Nous déplorons que depuis plusieurs mois, des médecins, des soignants, beaucoup de personnels médico-sociaux, soient suspendus de leurs fonctions, soient mis à l’écart comme des « malpropres » alors qu’ils sont, pour la plupart, irréprochables dans leurs fonctions.

Et suspendus pour quoi ? Pour avoir choisi librement de refuser une thérapie génique, un traitement encore expérimental, qui donne beaucoup d’interrogations quant à son efficacité et au rapport bénéfice/risque de chacun. Inutile d’en rajouter sur ce sujet.

Que fait-on de l’objection de conscience de ces citoyens ?
Que fait-on des lois qui promeuvent le libre consentement de tout acte médical, surtout face à un traitement expérimental ?

Nous avons le devoir de réagir, d’alerter. Cette situation intenable ne peut plus durer. C’est du jamais vu dans l’Histoire de notre Pays ! Tout ce que nous avons accompli en faveur de l’accès aux soins se retrouve gravement menacé par des décisions politiques qui interdisent l’accès aux soins à des citoyens qui cotisent comme les autres pour financer la Sécurité Sociale.

Nous avons des responsabilités auprès de nos concitoyens. Beaucoup sont dépourvus de soins. On manque cruellement de soignants. On a un véritable problème de santé publique et de désertification médicale, nous le savons tous.

La colère et l’indignation montent chez les patients qui ne trouvent plus de médecins, qui n’arrivent plus à se soigner correctement. Ils se sentent pris en otage, oubliés, « suspendus » eux aussi. Et la situation empire…

Nous ne comprenons pas que le respect de la loi et la sanction soient devenus plus importants que le problème de santé globale. L’ARS n’a pas anticipé, ni cherché de solutions. Le remplacement des médecins est même interdit.

  •   Nous demandons expressément au Gouvernement de retirer le décret du 5 août 2021, notamment en abrogeant cette obligation vaccinale qui met en tension notre société et met en péril tout le tissu médico-social. Nous demandons que les citoyens bénéficient des soins des soignants quel que soit le statut vaccinal de ceux-ci.
  •   Nous demandons le soutien et l’appui de nos Sénateurs, de nos Députés, de nos Maires, Adjoints et Conseillers municipaux, afin que ces revendications soient entendues et comprises. Qu’ils nous rejoignent dans cette juste cause.
  •   Nous demandons à l’Agence Régionale de Santé de réintégrer au plus vite ces médecins, ces soignants et tout le personnel médico-social. Nous avons besoin de toutes les forces nécessaires pour soigner et porter secours à la population en détresse.

Catherine Joubert, conseillère municipale, Betz le Château,

Béatrice Arnault, conseillère municipale, Betz le Château,

Delphine Vial, 2nd adjointe, Betz-le-Château,
Jean-François Chandellier, conseiller municipal, Chédigny,

Charlotte Courcoul, conseillère municipale, Beaulieu-les-Loches,

Nicolas Genvrin, conseiller municipal, Beaulieu-les-Loches,

Véronique Sefari, conseillère municipale, Esves le Moutier,

Gaëtan Raguin, conseiller municipal, Vou,

Marie-Nicole Suzanne, conseillère municipale et communautaire, Loches,

Adrien Painchault, conseiller municipal et communautaire, Loches,

Sandrine Plaza, conseillère municipale, Saint Hippolyte,

François Orsay, conseiller municipal, Noizay,

Frédéric Gervais, conseiller municipal, Vou,

Guy Coulon, 1er adjoint, Villedômain,

Thérèse Richeton, 2nd adjointe, Villedômain,

Dorothée Pérot, conseillère municipale, Preuilly sur Claise,

Jean-François Lebourg, conseiller municipal, Esvres sur Indre,

Sylvain Henon, conseiller municipal, Descartes,

Collectif d’Elus en soutien aux soignants et personnels médico-sociaux

elusoutien.soignantsuspendus@gmail.com

Signer ou ne pas signer, telle est la question!

De Stéphane Buffetaut, Elu de Vendée, ancien député européen, Membre du bureau politique du CNIP, pour le Salon beige:

Au commencement était une question technique : comment organiser l’élection du président de la république au suffrage universel ? A qui déférer le droit de présentation, dès lors que l’on entendait quitter le système du collège de grands électeurs pour et permettre cette fameuse « rencontre entre un homme et un peuple ». Ce mythe fondateur gaulliste qui s’avère très nécessaire à notre imaginaire politique car il permet d’affirmer que le Président est « président de tous les Français » et non seulement un chef de bande – celle qui lui a permis d’accéder au pouvoir et de s’y maintenir éventuellement.

Encore fallait-il inventer un mode de sélection des candidats afin d’éviter des candidatures pléthoriques ou farfelues. Le législateur a hésité quant aux modalités d’organisation, de collecte et de publicité des parrainages comme en témoignent les changements apportés à la loi à plusieurs reprises. La loi et non la constitution, contrairement à ce que croyait M. Ferrand, président de l’assemblée nationale, plus féru d’immobilier de bureaux que de droit public.

En 1962, le nombre de parrainages nécessaires avait été fixé à cent. Une loi organique de 1976 le fit passer à cinq cents, avec une étrange règle de publicité par tirage au sort. La loi organique du 25 avril 2016 a imposé la publication intégrale des parrainages. Elle fut déférée au Conseil constitutionnel qui rejeta le recours en refusant l’assimilation du parrainage à un scrutin, ce qui aurait impliqué l’anonymat.

La conséquence immédiate de l’absence d’anonymat fut qu’en 2017 seulement 34% des élus habilités à parrainer (environ 47 000) l’avaient fait. Preuve évidente de l’imperfection et de la nocivité du système.

D’abord parce qu’il démontre que 66%  des élus habilités à parrainer refusent d’assumer la responsabilité que la loi leur confère. Il ne s’agit pas de faire campagne pour tel ou telle, simplement d’assumer un rôle confié par le législateur. Gérard Larcher, en politicien roublard, a bien senti le danger et exhorté les élus à user de ce droit.

Ensuite parce qu’il met au jour une certaine lâcheté des élus et/ou des pratiques douteuses des partis. Car enfin l’argument selon lequel la plupart des élus sont sans étiquette dans les petites communes et que dès lors le maire ne peut prendre position, ne tient pas. D’autant plus si, comme l’a souligné le Conseil constitutionnel, il ne s’agit pas d’un scrutin politique. Dès lors que craignent les élus ? Des rétorsions de la part du président de leur communauté de communes ou de département ? Des pertes de subventions ? Un retrait de soutien lors de futures élections ? Autant de pratiques partisanes mafieuses mais, hélas, tout à fait imaginables. En tout état de cause, il ne s’agit pas de risquer le goulag et cette crainte de mécontenter certains appareils voire certains électeurs n’est pas bien glorieuse.

Risqué pour le « système » lui-même, parce qu’il contribue à ancrer dans les esprits que ce processus arrange bien les partis en place, même moribonds, en empêchant des candidats hors système et crédités d’un certain soutien populaire de se présenter. Les propos de Madame Hidalgo déclarant au sujet des difficultés de Marine le Pen et d’Eric Zemmour pour obtenir les signatures – « C’est la loi qui décide de qui participe en fonction des parrainages. S’ils ne les ont pas, c’est qu’ils ne méritent pas d’y participer » – en disent long à la fois sur la qualité du personnage et sur les objectifs réels du mécanisme. Au demeurant, Valérie Pécresse se place sur le même registre lorsqu’elle refuse de débattre avec Eric Zemmour au motif qu’il n’a pas encore recueilli les cinq cents signatures.

Enfin périlleux pour la démocratie elle-même. Selon les enquêtes d’opinion les trois candidats qui peinent à recueillir leurs signatures, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Eric Zemmour, recueilleraient plus de 40% des suffrages. Il serait scandaleux qu’ils soient dans l’incapacité de se présenter et on imagine colère de leurs soutiens si tel était le cas. La démocratie libérale, dont toujours plus de citoyens considère qu’elle est de moins en moins capable de prendre en compte les aspirations du peuple, en subirait un discrédit irrémédiable et justifié. Priver un grand nombre d’électeurs de la possibilité de s’exprimer en faveur des candidats qu’ils souhaiteraient, c’est les inciter à choisir la rue plutôt que les isoloirs pour le faire.

Lorsqu’un mécanisme politique se révèle clairement inéquitable et dangereux, il convient de le modifier sans tarder. Des pistes ont été envisagées à plusieurs reprises : rétablissement de l’anonymat, pétition citoyenne rassemblant tant de milliers de signatures, parrainage étendu aux adjoints au maire et aux conseillers municipaux…Evidemment rien n’a, pour le moment, bougé. La nomenklatura des vieux partis en perte de vitesse a trop intérêt à le conserver. Comme le souligne la vieille formule : « Le système gouverne mal mais se défend bien ». Mais si la droite de rupture et de conviction l’emporte, ce sera une réforme à engager immédiatement, ne serait-ce que pour  montrer dans quel camp se situe vraiment le respect de la démocratie.

Jurisprudence et promotion de la GPA

Le site du barreau de Toulouse revient sur le jugement de la cour d’appel de Versailles du 13 octobre 2020 mettant en demeure l’hébergeur informatique OVH de rendre inaccessible sur le territoire français un site proposant aux Français des prestations de mères porteuses (en l’occurrence le site de la société espagnole Subrogalia), suite à la plainte des Juristes pour l’enfance. On y lit notamment:

Les juges relèvent en l’espèce que « le contenu du site était à l’évidence « manifestement illicite » en ce qu’il contrevenait explicitement aux dispositions de droit français – dépourvues d’ambiguïté – prohibant la gestation pour autrui ». « Il incombait donc à la société OVH d’agir promptement ».

La responsabilité de l’hébergeur est donc retenue.

Une décision judiciaire qui pourrait faire jurisprudence notamment contre les sites diffusant de la pornographie.

Tristesse d’un prêtre devant Traditionis custodes

Un texte (doublé d’une vidéo) de l’abbé Viot sur les restrictions apportées à la célébration de la messe selon le rite romain traditionnel:

En ce début d’année, la tristesse est très certainement le sentiment le plus partagé par les Français,  et ils ne sont sans doute pas les seuls dans le monde.

Parce que je suis prêtre catholique, je crois à la primauté de la prière, et particulièrement à celle que nous faisons monter vers Dieu, dans l’Église, quand nous célébrons la sainte liturgie. Or même cette sainte pratique s’est transformée aujourd’hui en cause de tristesse supplémentaire, et là, je pense que les choses ne vont plus du tout !

J’ai reçu dans l’obéissance filiale le motu proprio Traditionis custodes, parce qu’il émane du Successeur de Pierre, qui l’explique par son souci de ne pas voir s’édifier une Église parallèle à partir de l’ancienne messe, telle que reproduite dans le missel de 1962. Si certains confrères, en France peuvent donner cette impression par leur refus de concélébrer, avec leur évêque, à la messe chrismale, attitude que je regrette, cela ne signifie pas pour autant qu’eux-mêmes, tout comme les catholiques attachés à l’ancienne liturgie, aient la moindre intention de se regrouper dans une autre Église. Pour tous ceux que je connais dans mon pays, il n’y a qu’une seule Église catholique dont le Pape s’appelle François, et il ne saurait y en avoir d’autre !

C’est pourquoi il ne me parait ni juste, ni charitable d’ajouter à la restriction des célébrations de la messe de Saint Jean XXIII, la privation de la célébration en forme ancienne des différents sacrements de l’Eglise. Et laisser entendre que cette pratique religieuse irait à l’encontre du Concile Vatican II, me parait surprenant, dans la mesure où l’on m’a toujours dit, et cela depuis fort longtemps, que ce Concile se situait dans la continuité des précédents. Qu’y aurait-il donc de contradictoire, après Vatican Il, de célébrer un baptême dans la forme dans laquelle il se trouvait après Vatican I, et qui datait déjà de plusieurs siècles ? De plus, et je me crois autorisé à formuler cette critique qui ne remet pas en cause la validité du sacrement donné selon la liturgie moderne, cette dernière a beaucoup trop gommé les exorcismes, entre autre, parce que ses auteurs que j’ai bien connus pour certains d’entre eux, ne croyaient pas au péché originel ! Dans l’intérêt même de l’orthodoxie catholique, la subsistance de ces deux liturgies me parait du plus haut intérêt. D’où ma tristesse devant un possible abandon, voire un interdit de cette ancienne liturgie.

Tristesse aussi pour les mourants. Comment, comme prêtre, pourrai-je refuser à une personne qui meurt de recevoir l’extrême onction comme elle l’a vue reçue par ses parents ou ses grands-parents ? Nos évêques sont nos pères en même temps que nos supérieurs. Je ne les imagine pas nous empêcher d’apporter à un mourant les consolations qu’il est en droit de nous demander.

Tristesse aussi que de ne pas pouvoir promettre la messe des défunts dans sa forme extraordinaire. Ceux qui connaissent bien cette liturgie qui a accompagné la mort pendant des siècle, et qui souvent pour les temps modernes constituait pour certains une des rares occasions d’assister à une messe, en les faisant réfléchir sur la doctrine chrétienne de la mort et les amener à se poser la question de la résurrection, ne pourront qu’être profondément blessés, si on leur ôte le dernier témoignage qu’ils veulent donner de leur vie ici-bas. Et j’ajoute que pour les chrétiens convaincus, il y a dans ce rituel tout ce qui renforce la foi en la résurrection. Tout dans cette forme ancienne concourt à toucher l’âme humaine dans les blessures les plus douloureuses de son deuil. L’espérance en la lumière éternelle chantée dès le début par le requiem aeternam, la prise en charge de l’horreur de la séparation par le chant du dies irae, si l’on s’est donné la peine de le comprendre ! Tout ne s’écroule-t’il pas, avec une impression de fin du monde, et quelquefois sur fond de colère diffuse , quand on apprend la mort de son petit frère ou de sa petite sœur…? On n’a pas envie à ce moment-là de se faire gifler à coup d’alleluia, ou d’entendre chanter sur tous les airs possibles que « Christ est ressuscité ! » Les choses viennent en leur temps, avec le libera me et le in paradisium !

Pardonnez moi de citer un exemple personnel, non pour émouvoir, mais pour essayer de persuader. Pour des raisons médicales, je vis cette expérience de la mort prochaine, et l’espérance d’être accompagné par cette ancienne prière de l’Eglise lors de mon dernier passage dans un sanctuaire catholique est pour moi d’un grand secours. Je ne souhaite pas être obligé d’en priver les autres chrétiens qui me le demanderaient ! Le pourrais-je d’ailleurs ? Je n’en sais rien !

Tristesse aussi, en pensant à de jeunes séminaristes des Instituts qui vivent au rythme de la messe ancienne, que de les obliger à se passer de l’ancienne liturgie d’ordination. Eux qui donnent leur vie à l’Eglise, nous leur refuserions cette forme liturgique configurant au Christ Tête, elle qui les a marqués depuis leur jeunesse, qui leur a permis d’entendre l’appel du Seigneur, qui a soutenu leurs études au Séminaire ! À leurs Autorités respectives de leur faire savoir que par la suite, ils devront peut-être célébrer autrement, exceptionnellement,  pour les nécessités du service selon les ordres de leur évêque. Ils l’accepteront mieux à partir d’un acte de charité fraternelle posé pour leur entrée dans le ministère qu’à partir d’un interdit dont la nécessité est loin d’être évidente !

Tristesse aussi devant le spectacle de la division entre catholiques ! En ce temps de prière pour l’unité des chrétiens, pratique ô combien précieuse qu’il est plus que jamais utile de maintenir , je déplore que certains fassent aussi peu de cas de l’unité catholique, au point d’oser diffamer Notre Saint Père, Ministre par excellence de l’Unité. Et j’en arrive, à ma grande honte, à me réjouir que les différents gouvernements politiques n’attachent plus beaucoup d’importance au catholicisme, car ils nous évitent le drame du 14 ème siècle, le grand schisme d’Occident (1378) qui vit deux Papes règner en même temps, puis trois, s’excommuniant les uns les autre , avec les pays qui reconnaissaient leur concurrent ! En évoquant cela j’espère ne pas donner de mauvaises idées à notre Président de la République qui ne serait sans doute pas fâché de mettre le palais d’Avignon à la disposition d’un anti-Pape, élu par une commission indépendante de cardinaux, ouverte aux femmes et aux laïcs et pourquoi pas présidée par Monsieur Jean Marc Sauvé?

Rendez-vous compte de l’aubaine pour le tourisme, et même pour le festival qui compterait une attraction supplémentaire ! Et ce genre d’aventure aurait de plus l’avantage de satisfaire de nombreuses ambitions ecclésiastiques par la multiplication de mitres et de barrettes ! Les rêves en violet et en rouge deviendraient réalité !

Tristesse aussi sur les suites du rapport de la CIASE J’aurai l’occasion d’y revenir, dans un autre cadre et dans les détails, comme d’autres catholiques l’ont fait. Je n’évoque maintenant cette question, que parce que ce que je subodorais arrive. Le rapport de la CIASE avec ses chiffres gonflés commence maintenant à montrer son vrai visage de prétexte pour modifier considérablement l’Eglise catholique.

Ainsi on n’hésite pas à jeter sur la place publique les abus qu’aurait commis un prêtre, mort en 1994, artiste reconnu en matière de vitraux, au point que ceux-ci décorent beaucoup de nos églises. Je ne connais pas ce dossier, mais j’ai vu ces vitraux que je trouve magnifiques ! Il seraient même, parait-il , protégés par les beaux arts. J’apprends que non seulement on continue à déballer ce dossier contre un mort, et qu’on veut remiser tous ses vitraux !

On me permettra alors d’être surpris ! La justice temporelle arrête toute poursuite devant la mort d’un présumé coupable. Comment l’Eglise, lieu de pardon et de miséricorde par excellence peut-elle être tombée aussi bas au point d’arriver à poursuivre des morts devant la justice de l’opinion publique ? Est-ce vraiment une pédagogie chrétienne pour les victimes et un témoignage pour le monde? Veut-on rétablir le triste Concile cadavérique qui se tint en 897, qui vit exhumer la dépouille du Pape Formose, pour être jugée ? Va-t’on, en conséquence, déterrer cet abbé inhumé depuis 28 ans pour faire comparaître ce qui restera de lui devant le tribunal canonique national préconisé par la CIASE, avec, semble-t-il des assentiments épiscopaux ? Il y a de quoi trembler quand on connaît les conséquences de ce qui se passa pour l’Eglise et la société à la suite de l’horreur de 897. Ce fut la perte de confiance en la Papauté , facilitant sa domination par les grandes familles romaines, ancêtres de nos bobos de gauche, qui placèrent leurs rejetons sur le trône de Pierre.

Effectivement, on donna un rôle important aux femmes (à l’époque Théodora et Marozie) comme le suggère la CIASE. Elles influencèrent l’élection de plusieurs Papes, dont elles avaient intimement apprécié les prouesses qui n’avaient pas grand chose à voir avec la théologie ! C’est ainsi que le Pape Jean XII put à 18 ans sacrer Othon 1er empereur ! Et ce genre de direction d’Eglise dura de 904 à 963.

Quant à faire disparaître les œuvres d’art d’un homme qui n’aurait pas vécu selon la morale catholique, je dis qu’on s’engage là sur un chemin dangereux. Si on le poursuit, il va y avoir de grands vides dans nos musées, sans parler de nos églises. Il faudra, et ce ne sera qu’un début, faire disparaître les œuvres du Caravavage, et blanchir la chapelle Sixtine à la chaux !

Et cela encourage les nostalgiques de l’Inquisition à continuer leur œuvre de purification. Ils ont dans leur viseur rien moins que notre Pape émérite, sur lequel on fait peser des soupçons de dissimulation consciente d’actes répréhensibles de prêtres, au temps où il était Archevêque de Munich (1977-1982), et le journal Le Point, décidément spécialisé en démolisseur d’évêques, n’hésite pas à illustrer cette nouvelle par une photo de Benoît XVI, très vieilli les mains jointes et crispées, regardant le ciel, d’une manière désespérée, comme pour implorer un pardon. Honte au responsable de cet article et de cette présentation digne du docteur Goebbels !

Une épuration érigée en système est toujours un assemblage sordide de règlements de comptes. Même justifiée au départ, elle ne peut que mal tourner, si elle perd la raison et se poursuit au delà du convenable pour extirper ce pourquoi on l’a mise en place ! Une épuration fut malheureusement nécessaire en 1944 en France, mais on eut la sagesse de la contrôler progressivement, sans pouvoir éviter de sanglantes erreurs, mais d’avoir le courage politique d’y mettre fin. L’épuration Sauvé peut être pire dans sa durée et ses excès que l’épuration politique à laquelle je viens de faire allusion, parce qu’elle est à fondement religieux, et qu’elle se veut un instrument de vertu. Son auteur n’admet aucune contradiction. Il a présidé à la rédaction d’un nouveau Deutéronome. C’est très exactement dans ces conditions que Robespierre, en toute bonne foi établit la Terreur, en se proclamant chef du parti du bien parce que celui de la vertu ! Voulons nous, au nom de cette même vertu, une Église de Terreur ?

Et cela au moment où notre pays s’effondre dans la médiocrité matérialiste du mondialisme des affaires, où le manque de liberté empêche de parler de légitimes vraies peurs grâce à la propagation des fausses.

Tristesse donc encore devant un tel abaissement de notre pays, dont une élite catholique est complice !

Car j’avoue ne pas comprendre, comment après la comédie que le président de la république nous a jouée, à nous catholiques, lors de sa venue aux Bernardins, et les lois de bioéthique qu’il a fait passer, nos autorités religieuses peuvent aujourd’hui dire qu’elles ne donneront pas de consignes de vote aux prochaines élections présidentielles. Il est vrai que nous ne les avons pas entendues lors de l’allongement du délai d’avortement à quatorze semaines. Effets du rapport Sauvé sans doute, l’Eglise a maintenant honte de parler sur le plan moral !

Et elles vont sans doute continuer à le faire après que le président Emmanuel Macron, à la tête de l’Union européenne et candidat non déclaré à la prochaine élection présidentielle ait fait part de son désir de voir inscrire dans la Charte des droits fondamentaux de l’UE le droit pour les femmes à l’avortement. Beaucoup de catholiques attendent une réaction de leurs pasteurs ne serait-ce que pour dire avec fermeté que l’avortement ne saurait devenir un droit des femmes dans une Charte de droits européens. S’il devait en être ainsi, et pour simplement reprendre les propos du Pape François, cela reviendrait à reconnaître l’utilité des tueurs à gages que sont les avorteurs. Et comment peut-on ignorer que l’euthanasie et le suicide assisté sont proposés par ses partisans au président sortant pour la prochaine campagne électorale . Le président Macron ajouterait alors à l’apostasie de son baptême et l’encouragement à l’avortement, deux péchés graves que l’Eglise sanctionne par l’excommunication « latae sententiae! », une aggravation de la culture de mort. Notre Conférence des évêques de France aurait bien du mal à vouloir rester silencieuse, à moins qu’elle espère que les pierres crient ! Mais je ne sais si le peuple des fidèles comprendra , car, en même temps il est à craindre une grosse démobilisation en ce qui concerne le denier du culte par beaucoup de fidèles !

Quant à faire aux catholiques un devoir moral d’aller voter, cela pose question quand des élections ne se jouent pas d’une manière loyale, qu’il existe des moyens de propagande entre candidats qui rendent impossible un vrai débat, et que surtout le vote blanc est compté avec les votes nuls. Personne ne peut dire que l’on est mauvais chrétien et mauvais citoyen si on refuse de cautionner par sa participation ce qu’on considère comme une comédie dangereuse pour son pays ! Pour moi, selon la configuration que nous ne connaissons encore pas, mais que nous devinons, chacun doit se sentir libre de voter ou de s’abstenir. Il ne doit de sainte obéissance qu’à sa conscience ! Ce n’est qu’en admettant cela que l’Eglise vivra la juste neutralité à laquelle elle aspire ! Car en ce moment le peuple chrétien attend des paroles et des actes cohérents, signes de mobilisation et non d’abdication , surtout face à des puissances politiques de plus en plus anti-catholiques !

À la suite de mon propos, certains peuvent se demander s’il est encore possible d’espérer ? Je réponds oui, sans hésiter, si l’on sait manifester très rapidement du courage. Les hommes se croient maîtres de leur destin et de leurs manigances. Ils oublient facilement la toute-puissance de Dieu. C’est elle, qui , avec notre indispensable témoignage, le moment venu se manifestera et fera paraître sa justice. Elle fera triompher les défenseurs de la foi catholique et confondra les imposteurs.

 

Est-il interdit de montrer Marine Le Pen souriante ?

France Inter a diffusé sur les réseaux sociaux un entretien un peu décalé avec Marine Le Pen, baptisé l’« #InterviewPremièreFois ». L’exercice consiste, pour le candidat à l’élection présidentielle, à répondre très brièvement à des questions basiques, retranscrites sur l’écran. Une séquence « plus proche d’une émission de M6 que de l’antenne de France Inter », selon la formule d’une journaliste. Marine Le Pen n’était pas la première à se prêter à cet exercice puisqu’Anne Hidalgo s’y était déjà prêté. Mais sa vidéo n’avait pas provoqué l’ire de la Société des journalistes de la station

Avis de tempête chez LR

Valeurs Actuelles liste les difficultés chez LR :

La candidate rencontre quelques soucis avec la justice, que Libération s’est fait un grand plaisir d’étaler sur la place publique. Deux enquêtes — à charge — dans lesquelles le quotidien de gauche fait état des déboires judiciaires de cette dernière. Détournement de fonds publics, déclarations d’intérêts incomplètes, surfacturations à la Région pour financer l’activité de son mouvement politique, actions minorées dans de grandes firmes internationales, vote au conseil régional sous l’influence de lobbys industrielsLibération persiste et signe, c’est le « jeu du pas vu, pas pris ». Du côté des équipes de la candidate, on se refuse à tout commentaire. Craint-on déjà une nouvelle affaire Fillon ? Pour l’heure, « rien d’alarmant », comme le confie ce cadre LR.

Mais, alors que les affaires financières s’accumulent déjà, sur le plan idéologique, apparaissent quelques tensions latentes. Ce matin, sur le plateau de Jean-Marc Morandini (CNews), Gilles Platret, l’un des vice-présidents du parti met en cause le conseiller régional Patrick Karam qui a amené Valérie Pécresse dans une mosquée islamiste : « Il y a un nom qui a été prononcé : celui de Patrick Karam. J’en parlerai avec l’intéressée, Valérie Pécresse, que je rencontrerai très bientôt. On ne peut pas, dans la République, tolérer que des élus de droite ou de gauche se servent de ça pour gagner des voix. Tout élu qui se sert d’un lieu de culte pour faire sa campagne électorale devrait ne plus pouvoir se présenter aux élections. » Du côté de l’état-major, on s’inquiète non plus du ralliement des cadres, mais des défections de militants pour le mouvement Reconquête ! d’Éric Zemmour. L’alerte est donnée pour fédérer l’ensemble des militants et éviter les « fuites en avant » vers les concurrents directs de Valérie Pécresse. « On a une base LR très radicalisée, ce qui n’est pas le cas de nos cadres. Il y a une dichotomie entre les cadres dans les fédérations et la base » : l’eurodéputée Agnès Evren lance un pavé dans la marre. Sur BFM, d’un ton arrogant, face à Antoine Diers, porte-parole de la campagne d’Éric Zemmour, la présidente de la fédération des Républicains de Paris semble ne pas réaliser la gravité de ses propos. Mais le coup de grâce vient de l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy. Comme le rapporte les Échos, l’ex-chef de l’État n’a pas du tout apprécié l’exclusion arbitraire de Guillaume Peltier ainsi que l’appropriation de l’emploi du mot “Kärcher” par Pécresse. Son soutien se fait attendre. Ce ne sera pas fin janvier — comme initialement prévu — mais en mars voire avril… L’ambiance est morose du côté de la Rue de Vaugirard.

Retour sur une Marche Pour la vie 2022

Suspendu de ses fonctions professionnelles pour avoir organisé un dîner de soutien à Eric Zemmour

Entre mai et novembre 2021, une série de dîners de levée de fonds a été organisée, à Paris mais aussi à l’étranger (Londres, Genève), en faveur de la candidature d’Éric Zemmour à la campagne présidentielle française. Un de ceux-là, le 9 novembre, est organisé par Valérie et Olivier de Panafieu, réunissant 30 personnes autour d’Éric Zemmour. Le couple comptait également parmi les 1 000 invités VIP du premier meeting du candidat à Villepinte en décembre 2021. Olivier de Panafieu était managing partner pour la France du cabinet de conseil en stratégie d’origine allemande Roland Berger.

C’est un dîner dont Olivier de Panafieu se souviendra longtemps. Organisé au domicile parisien du patron de Roland Berger en France, le 9 novembre dernier, il s’agissait d’une soirée de conférence-débat à l’initiative de son épouse en soutien à Eric Zemmour qui y était présent, a-t-il indiqué au site spécialisé Consultor (…)

La réaction du cabinet de conseil en stratégie d’origine allemande ne s’est pas fait attendre. « La société Roland Berger a décidé de suspendre Olivier de Panafieu de ses fonctions de Managing Partner avec effet immédiat », (…).Aucune explication officielle n’est donnée à cette mise à l’écart. Tout juste est-il précisé la mise en place d’une nouvelle gouvernance. [source]

Il ne fait pas bon être de droite en France… (plus de détails ici)

Gilles Platret (LR) interpelle Valérie Pécresse sur l’affaire Patrick Karam. Avant de rejoindre Zemmour ?

Gilles Platret, vice-président de LR et potentiel soutien d’Eric Zemmour, s’est emparé ce matin de l’affaire Patrick Karam, proche collaborateur de Valérie Pécresse accusé de compromission avec des islamistes :

Ce matin, Jean-Marc Morandini présentait un nouveau numéro de “Morandini Live” sur CNews. Au cours de l’émission, Alexandre Del Valle, politologue, est intervenu. “Depuis trente ans, des élus, souvent de droite… J’en avais parlé avec Valérie Pécresse à propos de Patrick Karam et d’elle-même qui avait inauguré la mosquée de Pantin. Je lui avais dit ‘comment vous avez pu inaugurer cette mosquée qui avait diffusé l’appel à lyncher Samuel Paty ?’. On m’a répondu qu’ils ne savaient pas. Peut-être qu’elle ne le savait pas mais son entourage le savait parfaitement”, a-t-il déclaré.

Sur le plateau, Gilles Platret, Maire de Chalon-sur-Saône et vice-président de LR, a alors mis en cause Patrick Karam, vice-président Libre!. “Arrêtons de mettre de la poussière sous le tapis. Ces élus et je n’ai pas de problème à les dénoncer, y compris des noms qui ont été cités par Alexandre Del Valle dans l’entourage de Valérie Pécresse“, a-t-il indiqué.

Et d’ajouter : “Il y a un nom qui a été prononcé : celui de Patrick Karam. J’en parlerai avec l’intéressée, Valérie Pécresse, que je rencontrerai très bientôt. On ne peut pas, dans la République, tolérer que des élus de droite ou de gauche se servent de ça pour gagner des voix. Tout élu qui se sert d’un lieu de culte pour faire sa campagne électorale, devrait ne plus pouvoir se présenter aux élections. Je réagis comme Alexandre Del Valle sur des questions qui se posent sur Patrick Karam : savait-il que ces lieux étaient infestés par l’islamisme ?”.

Je la poserai à l’intéressé. S’il le savait, on avisera à ce moment-là. S’il savait précisément où il conduisait sa présidente de région alors effectivement, il y a une faute politique majeure qui mériterait des sanctions“, a conclu Gilles Platret en précisant “prendre connaissance des faits” (…)

L’affaire Patrick Karam, très proche collaborateur et fidèle de Valérie Pécresse, avait été révélée par Damien Rieu la semaine dernière :

La question que tout le monde se pose est de savoir si Gilles Platret va rejoindre Eric Zemmour. Il avait demandé à ce qu’un débat puisse avoir lieu au sein de LR sur la ligne politique de Valérie Pécresse et avait refusé de répondre clairement à la question. Cela lui avait valu une remontée de bretelles chez Christian Jacob. Depuis, plus de nouvelles de l’intéressé jusqu’à ce matin sur CNews :

Il fait partie des quelques noms qui reviennent souvent comme les possibles prochaines recrues d’Eric Zemmour à droite. Gilles Platret, porte-parole de LR dont il est aussi vice-président, va-t-il suivre Guillaume Peltier ? (…) Platret devait aussi rencontrer Valérie Pécresse la semaine dernière pour, comprend-on, trouver un terrain d’entente (…)

Mais alors vous n’allez pas le croire, la tuile : Platret a «raté son train» et «le rendez-vous a été reporté» à cette semaine, selon l’hebdomadaire dominical. Vraiment pas bol… «Fausse excuse», rétorque surtout un proche de la candidate LR, qui s’étonne de cette marque de désinvolture : «Quand on rencontre une éventuelle cheffe d’Etat, on part la veille et on dort à l’Ibis, non ?» L’homme n’en serait …[source]

Gilles Platret étant (enfin) à Paris, réponse probable dans les jours qui viennent…

 

 

Agnès Evren, porte-parole de Valérie Pécresse, estime que la base de LR est “radicalisée”

Faut-il faire un signalement au ministère de l’intérieur ?. Sans doute Agnès Evren, porte-parole de Valérie Pécresse, envisage d’orienter les sympathisants vers un stage de déradicalisation.

Des prières pour le chanoine Altiere

Un lecteur nous signale que l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre annonce de mauvaises nouvelles sur la santé du chanoine Altiere, hospitalisé pour cause de covid. Prions pour lui.

La France prie : plus de 1700 chapelets publics

Plus de 1700 chapelets publics sont recensés ce mercredi en France. Sans compter ceux qui sont organisés les autres jours.

Retrouvez sur la carte le chapelet le plus proche de chez vous. Et s’il est trop loin, n’hésitez pas à en organiser un et indiquez le ici.

Plus de 85 000 adhérents à Reconquête

Constatés par huissier :

Maintenant, il va falloir les fidéliser, avec notamment des pratiques de démocratie interne.

Il serait utile que les autres partis fassent preuve de la même transparence.

S’il était militant LREM, il y aurait eu la presse et le gouvernement. Mais comme il est militant du RN, tout le monde s’en moque

Enzo Dubois, militant inconditionnel de la candidate du Rassemblement national à la présidentielle, subit des menaces allant crescendo. Lundi 24 janvier en soirée, le jeune homme a été la cible d’un tireur.

« Cela fait quinze jours que je reçois, dans ma boîte aux lettres, des menaces, des insultes. Hier (lundi 24 janvier), c’était la lettre de trop, avec de la viande hachée à l’intérieur. La lettre disait explicitement que j’allais ressembler à ça. Et qu’on allait m’égorger ».

« En sortant de ma voiture, j’ai reçu comme un coup derrière la tête. Mon chapeau a valsé alors qu’il n’y avait pas de vent. Je me suis retourné et j’ai vu deux individus face à moi, dont l’un était armé d’une carabine qu’il rechargeait. Par réflexe, je me suis protégé le visage avec ma valise. Un deuxième coup est parti ».

L’arme utilisée était une carabine à petits plombs.

« J’étais en stress total… On m’a invité à me rendre au commissariat central de Lyon pour déposer plainte. Une enquête pour violences avec arme est en cours (…) Je suis conscient du danger, je sais que la menace pèse sur moi. Mais ce n’est pas pour ça que je vais renier mes convictions politiques ».

Les priorités de Macron s’il est réélu : les questions “d’identité de genre et le bien-être animal”

Emmanuel Macron n’a pas annoncé sa candidature, mais ses proches s’activent pour constituer son nouveau programme et mobiliser les troupes.

“On a la voiture chargée, les clés sur le contact, on attend plus que le pilote”.

Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée, anime des réunions de campagne tous les mercredis soirs, juste à côté du siège de La République en Marche.

Emmanuel Macron a réclamé à tous ses lieutenants une ou deux propositions fortes pour son futur programme. Une cellule a alors été créée pour aller piocher des idées dans la société civile, notamment sur le thème des droits des femmes, de l’agriculture, de l’école ou encore de l’environnement.

Le groupe les jeunes avec Macron sert de thermomètre au président. Parmi les problématiques retenues : le logement, l’écologie et la précarité. Selon l’un des interlocuteurs du chef de l’État, les questions “d’identité de genre et le bien-être animal” sont aussi très présentes.

Enfin, près de 500 comités d’élus ont été structurés.

« Traditionis custodes sans langue de buis » sur KTO, une impression mitigée

De Cyril Farret d’Astiès pour Le Salon beige :

On ne peut que se réjouir de cette initiative courageuse de KTO, remercier le journaliste Étienne Loraillere qui a remarquablement tenu l’émission et être reconnaissant aux intervenants d’avoir su initier un débat salutaire tant il peut sembler difficile entre baptisés de se parler franchement, coincés que nous sommes parfois entre arguments d’autorité et esprit de maquis. D’autres initiatives verront-elles bientôt le jour ? Je ne peux que l’espérer depuis le temps que j’appelle à des échanges francs sur la question liturgique. Pour paraphraser saint Paul, « j’écris avec un peu d’audace ». Audace fondée sur la grâce d’avoir découvert il y a trente ans à l’aube de ma vie d’adulte, le trésor commun de la liturgie que je qualifierais de traditionnelle s’il faut lui donner un adjectif, et bien qu’il me semble de plus en plus que la liturgie est une, qu’elle est par nature traditionnelle, et qu’elle n’a pas besoin d’adjectif.

Je ne peux cependant réprimer un certain regret après cette première émission. Le débat ne parvient pas à aborder la question de fond : pourquoi croyons-nous mordicus que la sainte Église de Dieu ne peut vivre sans la respiration surnaturelle qu’offre la forme traditionnelle de la liturgie ? L’émission donne un peu trop de place à deux écueils dont nous risquons tous de demeurer prisonniers : les blessures réciproques et la sensibilité personnelle. Ces aspects ne sont que superficiels et ne permettent pas de soigner en profondeur la plaie brutalement rouverte qui pourtant donnait quelques signes de cicatrisation.

Peut-être faudrait-il pour de prochains échanges reprendre la question liturgique par le commencement :

Qu’est-ce que la liturgie ?

Est-elle d’abord un culte public ou d’abord une prière communautaire ?

Pouvons-nous posément étudier entre adultes ce qu’est la messe, ce que sont les sacrements, ce qu’est un prêtre sans nous réfugier immédiatement dans l’anathème, la posture outragée ou le compromis trompeur ?

Pour quel motif dans les années 1960 a-t-on réformé de fond en comble la liturgie pour la première fois de toute l’histoire de la chrétienté ?

Si les réformateurs et spécialistes ont pu critiquer (très librement et avec une imagination fertile) la liturgie traditionnelle et la transformer du sol au plafond, de la cave au grenier, au nom d’une nécessaire adaptation aux modes de l’époque, n’est-il pas légitime au nom d’une autre approche et fort de l’expérience des 50 ans de mise en œuvre de la réforme de revoir cette copie ?

Est-il possible de comparer (simplement comparer) les deux rits puisque deux rits il y a ? En particulier les aspects les plus significatifs des deux liturgies et qui, pour le cas concret de la messe, sont principalement la langue, le mode de communion, le canon, l’orientation et l’offertoire. Mais aussi, pourquoi pas, les calendriers, les lectionnaires…

Pouvons-nous convenir que poser au fond la question de la communion dans la main, de la concélébration systématisée, du remplacement de l’offertoire par une présentation des dons, des sous-diacres par des lectrices, n’est pas, et bien loin s’en faut, une déclaration de sédévacantisme ?

Comment faut-il comprendre l’expression « Église conciliaire » utilisée d’un côté comme de l’autre de l’échiquier ?

Faut-il en déduire pour une part — ce que semblent indiquer et le pape François et Mgr Roche dans le motu proprio et les dubia — qu’une nouvelle foi en accord avec la nouvelle prière publique a vu le jour après Vatican II ?

Puisque la réforme a été essentiellement voulue pour deux motifs majeurs qui sont la pleine efficacité pastorale (Sacrosanctum Concilium n° 49) et la clarté des réalités saintes qui sont célébrées (SC. 21), est-il réellement outrageant de poser la question du résultat de cette réforme plus de cinquante ans après alors que, comme aime à le répéter le cardinal Sarah, l’Église semble vivre son Vendredi Saint ?

La réforme a-t-elle atteint ses objectifs ?

Le nouveau printemps qui nous était promis a-t-il éclos ?

Est-il possible de subordonner à un motu proprio tout l’héritage mystique, spirituel, pastoral, civilisateur, artistique, coutumier engendré par la Tradition liturgique de l’Église latine ?

Et puisque citer monseigneur Lefevbre ou Jean Madiran serait malheureusement source d’incompréhension, pouvons-nous, avec le cardinal de Lubac juger que l’Église est confrontée à une crise profonde et qu’elle est menacée d’une apostasie immanente et se laisse entraîner à n’être plus qu’un mouvement de laisser-aller général sous le prétexte de rajeunissement, d’œcuménisme, ou d’adaptation ?

Pouvons-nous avec Gustave Thibon juger que c’est toujours un grand mal de croire dépassé ce qui est irremplaçable ?

Pouvons-nous avec un groupe de théologiens des années 60, être fondés à craindre que, ne mettant plus en évidence le Sacrifice de Jésus, l’ordo Missæ ne le voue en fait à l’oubli ; car ce Sacrifice est une réalité trop surnaturelle pour que l’homme puisse, sans signe, s’en souvenir et en vivre ?

Pouvons-nous avec Yvon Tranvouez, Yann Raison du Cleuziou, Michel Onfray, Paul Vigneron, Maurice Clavel, Guillaume Cuchet et tant d’autres qui ne sont pas directement de notre paroisse, nous demander si, par hasard, la pastorale liturgique mise en œuvre avec une constance et une résolution qui forcent l’admiration ne serait pas pour quelque chose, quelque chose au moins, dans l’effondrement général du catholicisme de l’occident chrétien ?

Pouvons-nous avec Paul VI, être indisposés par les fumées de Satan qui semblent s’infiltrer par quelques interstices ?

Pouvons-nous avec Jean-Paul II demander à ce que soit partout respectées les dispositions intérieures de tous ceux qui se sentent liés à la tradition liturgique latine, et cela par une application large et généreuse ?

Pouvons-nous avec Benoît XVI considérer que ce qui a été sacré pour les générations précédentes ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste ?

Et en retour naturellement, nous attendons avec impatience les questions des tenants de la nouvelle liturgie.

Parviendrons-nous à faire tout cela avec, au cœur, la volonté de rendre à Dieu d’abord ce qui lui est dû, de favoriser le bien des âmes et de servir notre mère la sainte Église ?

Quoi qu’il en soit, encore merci à KTO, aux six intervenants et au journaliste pour cette première qui n’est, je l’espère, que la première !

Cyril Farret d’Astiès

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services