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Marchons enfants : le direct

13h15 : C’est parti pour le direct!

Affaibli par une crise sociale d’une ampleur inédite depuis plus d’un an, le gouvernement français ne peut continuer à jouer la provocation en s’enfermant dans le déni et le mépris.”

Agnès Thill, présente à la manif :

“Qu’on nous dise clairement qu’un père ne sert à rien”

Caroline Roux d’Alliance Vita et Ludovine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous :

“Nous demandons au gouvernement d’arrêter ce processus qui tend vers l’eugénisme”

“C’est un projet de loi anti-ethique, nous demandons aux sénateurs de le récrire”

La France se rassemble contre ce projet anti-éthique :

 

Les slogans ou le choix du  sourire pour mieux faire comprendre le drame qui se noue :

 

Une fois encore, c’est la foule des grands jours :

 

MANIFESTATION MARCHONS ENFANTS DU 19 JANVIER : RENDEZ-VOUS À 13H, PLACE DE LA RÉSISTANCE

NOUS NE POUVONS PAS LAISSER FAIRE !

  • Mettre la paternité au placard en légalisant la Procréation Médicalement Assistée (PMA) pour les couples de femmes et les femmes seules (« PMA pour toutes ») et en considérant les pères inutiles au point de les effacer de la vie des enfants.
  • Faire volontairement des enfants sans père qui ne connaîtront ni l’amour, ni le visage, ni la voix, ni les conseils… d’un père, et pour toujours.
  • Inscrire sur des actes de naissance que des enfants ont deux mères.
  • Laisser moins de place aux personnes souffrant d’infertilité puisque les médecins auront à réaliser des PMA pour des femmes fécondes.
  • Réduire encore plus le budget Santé et Maladie en remboursant la PMA à des femmes fécondes.
  • Introduire en France le commerce des produits du corps humain : comme tous les pays qui ont légalisé la PMA sans père, la France achètera inévitablement aux banques de sperme aux prix du marché.
  • Développer la procréation technique en incitant à prélever et congeler ses gamètes (ovocytes et spermatozoïdes) pour avoir un enfant plus tard par PMA et ainsi privilégier le travail au service de l’entreprise.
  • Créer une pression sociale nouvelle sur les femmes : Les femmes auront l’illusion qu’elles peuvent reporter leur maternité alors que le taux de réussite de la PMA est de moins de 30%.
  • Faire le contraire de l’écologie : la procréation sera réalisée en laboratoire par des biologistes et contrôlée par l’Etat tout en générant business et profits. Et après la PMA sans père, viendra aussi la Gestation pour autrui (GPA), c’est-à-dire les mères porteuses, pratique exploitant des femmes.

L’Eau d’Émeraude : une lotion monastique qui a plus de 400 ans

L’Eau d’Émeraude est une eau cosmétique et thérapeutique élaborée par des moniales depuis le XVIIe siècle ! Historiquement d’abord par les soeurs bénédictines de Notre-Dame du Calvaire puis ensuite par celles du monastère de Bouzy-la-Forêt. Distillée à partir de miel et de trois plantes aromatiques (romarin, menthe poivrée et sauge), elle est notamment recommandée pour soulager les jambes lourdes ou les bobos, et apaiser les problèmes de peau quotidiens (petites coupures, piqûres d’insectes…).

Pour la petite histoire, l’eau d’Émeraude compte même madame de Sévigné parmi ses aficionados ! Divine Box vous en dit plus dans ce court article de 3mn, suivez le guide !

Soeur Elisabeth de la Trinité dose le remplissage de l’Eau d’Émeraude avec une pédale. – la République du Centre

Mais d’où elle vient cette eau d’Emeraude ?

Nous sommes au début du XVIIe siècle. Une jeune femme pauvre du Loiret, apprentie apothicaire, souhaite se vouer à Dieu et entrer au monastère des bénédictines de Notre-Dame du Calvaire à Orléans. Pour son départ et sa nouvelle vie, son maître lui fait un cadeau : il lui transmet sa recette secrète d’Eau d’Émeraude.

« Avec cela, tes soeurs ne manqueront jamais de pain », lui assure l’apothicaire. Il souhaite en effet les remercier de services rendus quelques années plus tôt. Il espère aussi que le secret de son produit miracle ne disparaisse pas avec lui, son apprentie l’ayant désormais quitté… Fidèles à la promesse, les soeurs se transmettent donc depuis ce temps, de génération en génération, sa mystérieuse recette !

Aujourd’hui, ce sont les bénédictines de l’ordre, installées au monastère de Bouzy-la-Forêt, près d’Orléans, qui sont les gardiennes de la recette de l’Eau d’Émeraude : ingrédients, mélange, infusion, distillation…

Ce sont notamment soeur Anne et soeur Élisabeth de la Trinité qui organisent la production de ce travail communautaire, car elles sont les deux seules soeurs à en connaître tous les secrets ! Elles gèrent le tout dans l’atelier, à quelques mètres du monastère, dans le respect de la règle de saint Benoît : en silence et dans la prière !

L’Eau d’Émeraude est notamment célèbre grâce à Madame de Sévigné, qui après avoir été blessée à la jambe par un accident de carrosse, écrit à sa fille : « Je mets de l’Eau d’Émeraude si agréable… sur ma jambe… elle console et perfectionne tout ».
 Les lettres sont datées du 20 Juin et du 1er Juillet 1685 !

C’est dans le jeune monastère de Bouzy-la-Forêt, fondé en 1999 dans le Loiret, qu’à lieu aujourd’hui la fabrication de l’Eau d’Émeraude

Concrètement, à quoi sert cette eau d’émeraude ?

Chacune des trois plantes aromatiques présentes dans l’Eau d’Émeraude (sauge, menthe poivrée et romarin) lui apporte des vertus particulières qui aident à lutter contre des troubles spécifiques. Des coups aux irritations et piqûres, en passant par les jambes lourdes ou fatiguées, l’Eau d’Émeraude soulage bien des maux. En particulier :
● Permet de lutter contre les petits rhumes de l’hiver, grâce à la sauge.
● Apaise les irritations de la peau, démangeaisons, et autres piqûres d’insectes grâce à l’huile essentielle de menthe poivrée.
● Soulage les rhumatismes, grâce à l’huile essentielle de romarin.
● Possède des vertus purifiantes et cicatrisantes sur les petites plaies et coupures, grâce à l’alcool, au romarin et à la sauge d’Espagne.

L’utilisation recommandée de cette lotion est en compresse ou en friction. Mais pour en savoir plus, vous pouvez regarder le guide complet d’utilisation de l’eau d’Emeraude.

L’Eau d’Émeraude peut s’utiliser pour apaiser de nombreux problèmes cutanés ou musculaires – Divine Box 

Et pour se procurer de l’eau d’Emeraude ? Sur place bien sûr au monastère (73 Route de Mi Feuillage, 45460 Bouzy-la-Forêt) ou bien en ligne chez Divine Box : cliquez ici pour acheter de l’eau d’émeraude.

Acies Ordinata organise une prière silencieuse à Munich

Ce matin, samedi 18 janvier, Acies Ordinata, une assemblée de prière, s’est déroulée à Munich, en Bavière. Acies Ordinata est une coalition internationale de laïcs catholiques fidèles à la tradition de l’Église. Après les deux précédentes assemblées qui se sont tenues à Rome le 19 février 2019 et le 28 septembre 2019, la ville de Munich a été choisie car elle est le siège épiscopal du cardinal Reinhard Marx, archevêque de Munich et président des évêques allemands.

Les évêques allemands, après avoir promu idéologiquement et financièrement le Synode sur l’Amazonie, constituent aujourd’hui le lieu le plus avancé de la Révolution dans l’Église. Le 30 janvier prochain, ils se réuniront en assemblée plénière à Francfort pour discuter de la “Voie synodale” à entreprendre après le Synode sur l’Amazonie. Pour cette raison, les participants à l’Acies Ordinata, comme cela a été fait précédemment dans les autres assemblées, se tiendront pendant une heure, cette fois réunis devant la Theatinerkirche, la grande église des Theatines au centre de Munich. Ils le font en signe de protestation respectueuse mais ferme contre la Conférence épiscopale allemande et son président.

A 16 heures a eu lieu une conférence de presse internationale. Parmi les intervenants: Michael Matt (USA); Alexander Tschugguel (Autriche); Jeanne Smits (France); José Antonio Ureta (Chili); John-Henry Westen (Canada); Roberto de Mattei (Italie).

Le sénateur LR Sébastien Meurant manifestera dimanche

Sur Facebook, le sénateur du Val d’Oise explique :

Je participerai bien volontiers, dimanche 19 janvier prochain, à la manifestation organisée par le collectif « Marchons enfants » contre la version actuelle du projet de loi de bioéthique.

Ce projet de loi contient en effet tout ce que je rejette dans l’individualisme soixante-huitard que M. Macron incarne à merveille.

Ce projet organise avec la prétendue « PMA pour toutes » un droit à l’enfant – alors que toute société civilisée doit défendre le plus faible et donc, en particulier, promouvoir les droits de l’enfant.

La forte dégradation du cadre de la recherche sur l’embryon est tout simplement effrayante : le texte organise la création d’embryons mi homme-mi animal, sans parler de la possibilité accrue de pratiquer sur des embryons humains des recherches qui sont interdites sur les embryons de chimpanzé !

Avec le diagnostic pré-implantatoire, nous entrons de plain-pied dans une société de l’eugénisme avec la recherche de l’homme parfait.

Pour la famille, cellule de base de la société ; pour la personne humaine, au service de laquelle devrait être toute société réellement humaniste ; pour les plus faibles ; notre mobilisation est indispensable.

J’ajoute que cette manifestation est d’autant plus utile que le sénat – majoritairement à droite – où j’ai l’honneur de siéger, et qui va très prochainement entamer la discussion de ce texte, peut réellement créer la surprise. Non, il n’existe aucun consensus national en faveur de ce monde prétendu libertaire et réellement totalitaire.

Alors, rendez-vous dimanche, place de la Résistance – la bien nommée !

Municipales : Jean-Marie Le Pen lance un appel solennel pour l’unité des forces nationales et de droite

Jean-Marie Le Pen s’est exprimé dans son journal de bord hebdomadaire :

Je voudrais lancer un appel le plus solennel possible aux forces nationales, aux forces de droite qui sont souvent éparpillées dans des groupements ou des groupuscules différents, de pratiquer la politique de non agression. On ne doit pas présenter une liste nationale contre une autre liste nationale.

Il faut se parler, c’est le moment où jamais. Car ce qui les sépare ce sont souvent que des nuances ou des ambitions. Mais cela doit être banni avec une grande fermeté. Il faut absolument faire l’unité des nationaux, l’unité de liste

Mgr Léonard : La supplique exprimée par le cardinal Sarah et Benoit XVI est d’une urgente actualité et parfaitement légitime

Mgr Léonard est archevêque émérite de Malines-Bruxelles et a adressé cette lettre à ses frères évêques :

En tant qu’archevêque émérite de Malines-Bruxelles, je m’abstiens de toute interférence dans le gouvernement des diocèses dont je fus le pasteur, Namur et Bruxelles. Mais je demeure évêque et peux, à ce titre, exprimer des convictions doctrinales ou pastorales, même si elles divergent éventuellement de l’une ou l’autre position de mes anciens collègues de travail.

Même si la chose est inédite et d’un impact infiniment supérieur, un Pape émérite, Benoît XVI en l’occurrence, peut semblablement collaborer légitimement à un livre projeté par un cardinal et, en concertation avec lui, émettre ses convictions théologiques et pastorales, sans manquer à son devoir de réserve. Il ne s’y exprime forcément plus en tant que successeur de Pierre et sa prise de position n’a pas d’autorité magistérielle. Mais sa parole est néanmoins d’un très grand poids.

Sa contribution active au livre projeté par le cardinal Sarah n’est en aucune manière une « attaque » contre le pape François. Benoît XVI, pas plus que le cardinal, ne critique son successeur. Ils lui adressent une « supplication » dans un esprit filial, sans rien retrancher de leur obéissance au pape actuel. Exactement comme quatre cardinaux s’étaient adressés au pape François en lui demandant filialement de dissiper leurs « dubia », leurs « doutes », leur perplexité, concernant certains aspects ambigus du chapitre VIII de l’exhortation Amoris laetitia, à savoir ceux qui touchent l’indissolubilité d’un mariage sacramentel valide, avec ses retombées concernant l’accès aux sacrements de la réconciliation et de la communion eucharistique lorsqu’on se trouve dans une situation permanente de cohabitation conjugale avec un partenaire qui n’est pas son conjoint « dans le Seigneur ».

D’autres ambiguïtés ont surgi ultérieurement. Il est parfaitement pertinent de répondre à la question d’un journaliste en déclarant en substance : « Si une personne homosexuelle cherche sincèrement à faire la volonté de Dieu, qui suis-je pour la juger ? » Mais, comme on ne précise pas en quoi consiste cette volonté de Dieu et quelles sont les conséquences morales qui en découlent, l’opinion publique retient, à tort, de cette réponse ambiguë que les pratiques homosexuelles sont désormais légitimées par l’Église catholique. Ce qui n’est pas vrai.

Semblablement, quand on signe une déclaration commune, avec un haut responsable de l’islam, suggérant que la diversité des religions correspond à la « volonté » de Dieu, il ne suffit pas de corriger oralement l’ambiguïté de cette formulation (le texte publié demeurant inchangé) en disant que Dieu « permet » simplement cette diversité. Il faudrait encore souligner positivement que le dialogue interreligieux ne peut porter atteinte à l’unicité absolue de la Révélation chrétienne, en laquelle le Dieu unique et trinitaire nous offre son amour sauveur en la personne de Jésus. Ce qui n’empêche pas de saluer des « semina Verbi » (des « semences » du Verbe de Dieu), voire des « reliquia Verbi » (des « restes » du Verbe) dans d’autres religions que le judéo-christianisme.

D’autres ambiguïtés se sont introduites dans le récent synode sur l’Amazonie, notamment concernant une certaine vénération de la « Pachamama », de la Terre-Mère. Mais, sur ce point, il faut attendre la publication de l’exhortation post-synodale. On peut espérer que notre pape François y dissipera les ambiguïtés de ce synode.

Une de ces ambiguïtés concernait précisément la question du célibat sacerdotal dans l’Église catholique latine. À cet égard, en communion avec beaucoup d’autres évêques, que j’invite fraternellement à exprimer eux aussi leur ferme position, je rejoins entièrement la supplique que le cardinal Sarah, en étroite concertation avec Benoît XVI, adresse au souverain pontife. Notre espoir est grand d’être entendus, car le pape François a nettement déclaré son attachement au célibat sacerdotal dans l’Église latine. Mais en envisageant quand même des exceptions… Qui, hélas, comme en d’autres matières, sont rapidement universalisées !

La supplique exprimée dans le livre en question est donc d’une urgente actualité et parfaitement légitime. Jamais il ne faut « attaquer » le Pape. Il faut, au contraire, toujours respecter sa personne et sa mission. Mais il s’impose parfois et il est toujours permis de le « supplier » et de lui demander des « éclaircissements ». Ce que nous faisons.

 

L’arrêt Roe contre Wade qui a légalisé l’avortement pourrait être renversé au cours d’un second mandat de Donald Trump

C’est la grande crainte du Planning Familial américain, qui compte donc mettre ses moyens dans la bataille électorale, soit 45 millions de dollars.

Côté pro-vie, l’association Susan B. Anthony, qui milite pour l’abrogation de l’avortement, a annoncé qu’elle dépenserait 52 millions de dollars pour aider Donald Trump à être élu. L’objet premier de l’association est de soutenir les femmes pro-vie candidates à des élections. Elle soutient également les hommes pro-vie qui ont pour adversaires des femmes pro-avortementLa SBA List rassemble plus de 280 000 membres.

La prochaine grande Marche pour la vie à Washington aura lieu le 24 janvier.

A propos de l’extension du vernaculaire dans l’orthodoxie russe

Un an après la parution d’un livre d’entretiens avec le P. Dmitri Smirnov, président da la commission pour l’enfance et la famille du Patriarcat de Moscou, duquel le Salon Beige avait publié les meilleures pages, Guillaume d’Alançon répond brièvement aux questions du Salon Beige en prenant prétexte d’une récente actualité : l’usage élargi du vernaculaire dans la liturgie telle qu’elle est pratiquée dans l’orthodoxie russe.

Que pensez-vous de la récente décision du Patriarcat de Moscou de traduire en langue vernaculaire des textes de la liturgie ?

Je vais essayer de vous répondre comme elle a pu se poser à un catholique. La question de la traduction totale ou partielle des livres liturgiques est à considérer avec beaucoup de prudence. D’un côté, on pourra apprécier le souci missionnaire qui consiste à vouloir rendre plus accessibles les textes, de l’autre l’expérience indique que c’est ouvrir une boîte de Pandore et peut conduire à une crise de la foi.

C’est-à-dire ?

Le souci est ici sans doute de susciter un intérêt renouvelé pour la foi et la pratique, c’est bien, mais cette décision peut produire l’effet inverse. En effet, le délaissement progressif d’une langue sacrée, traditionnelle, ayant porté la foi de millions de croyants depuis tant de siècles, fait courir le risque de faire perdre le sens de la Tradition, de ce qui est saint et sacré, établi depuis les origines. La tentation de l’improvisation sera plus grande parce que la langue est familière au quotidien… Il ne s’agit donc pas de faire preuve de fixisme mais d’entrer dans le mystère de la permanence de Dieu, qui, demeurant au-delà de l’espace et du temps, est véritablement « Celui qui est ».

N’est-ce pas une bonne idée que de vouloir mieux faire participer les fidèles ?

S’il s’agit de mieux entrer en communion avec Dieu, oui, bien sûr. Il convient toutefois de faire attention à ce concept de participation qui peut cacher un vrai détournement de l’authentique Esprit de la liturgie, cet Esprit qui fait de nous des fils, c’est-à-dire des adorateurs du Père dans la vérité, par l’union au Christ qui s’offre à son Père. Nous le voyons, la compréhension ne consiste pas à s’approprier des informations, des messages ou encore à prendre un rôle comme un acteur de théâtre, mais il s’agit d’ouvrir son cœur, dans la droite ligne de la doctrine monastique sur la prière, et de laisser Dieu nous faire miséricorde. Participer à la liturgie, c’est rejoindre le Christ au fond de notre cœur et accueillir son Salut, sa Lumière. Le Pape Benoît XVI a de belles pages sur ce sujet dans son ouvrage « L’Esprit de la liturgie ».

Vous semblez remettre en cause la place de la parole et des mots. Le Christ n’est-Il pas la Parole éternelle du Père ?

Dans la Bible on peut lire ceci : « Il y a un temps pour se taire et un temps pour parler » (Eccl. 3, 7) Cette alternance doit se retrouver dans la Liturgie, qui est plénitude, le sommet de la vie et de la mission de l’Eglise. Et qu’est-ce qui exprime le mieux cette plénitude sinon ce dialogue entre la parole et le silence. D’ailleurs, n’est-ce pas cela le Mystère de la Foi ? Une parole qui se continue dans le silence, un silence qui déborde de plénitude et qui n’est pas un balcon donnant sur le vide. La force d’une langue sacrée est de nous faire entrer dans le Mystère par analogie. Il n’est pas nécessaire de tout comprendre, de tout dire, de tout entendre. Les amoureux aiment se parler mais aussi se taire ensemble… Il est des choses qui entrent dans l’oreille mais ne rejoignent pas le cœur.

Quelle est la place du silence dans la Liturgie ?

Le silence est présent dans la liturgie à certains moments, tantôt par une absence de chants, de paroles et de gestes, tantôt par ce qui est dit dans la langue sacrée, que je ne comprends pas forcément avec le cerveau, mais qui, cheminant vers les profondeurs de mon cœur, me révèle le logos, le Verbe, Celui qui est « plus intime à moi-même que moi-même » comme le dit saint Augustin.

Un dernier mot pour conclure ?

Le silence intérieur est en même temps la réponse de notre âme à la plénitude de l’Amour Divin qui se communique à nous et cet Amour lui-même. Quel cadeau ! Le mystère de l’Incarnation, de la Nativité de Jésus par Marie, la Mère de Dieu, nous apporte le salut. Et ce mystère nous est révélé par trente années de silence, la vie cachée de Jésus, et trois ans de vie publique, au cours desquelles le Sauveur baptise, enseigne et exhorte. A l’issue de ce bref ministère, trois jours achèvent cette œuvre, qui vont de la croix à la résurrection. Et la liturgie renvoie aujourd’hui cette Lumière à nos pauvres yeux… Amen ! Alleluia !

Si le CHU de Reims a gardé puis tué Vincent Lambert, c’était pour faire un exemple, créer un précédent

Du Dr Dor dans le dernier numéro de SOS Tout-Petits :

À l’évidence, si le CHU de Reims a gardé puis tué Vincent Lambert, c’était pour faire un exemple, créer un précédent ; comme il en avait été pour l’enfant à naître, il devait en être de même pour l’handicapé gravement atteint mais non en fin de vie. Il fallait rendre l’homicide souhaitable, accessible, légal et même légitime. Ainsi progresse la culture de mort.

À la loi Veil sur l’avortement de 1975 – précédée elle-même par la loi Neuwirth de 1967 – devait correspondre la loi Clays-Léonetti de 2005, révisée en 2016.

C’est ainsi que, à la fin de l’affaire Lambert, le Procureur général près la Cour de Cassation, François Molins, déclarait : « Si vous érigez la vie en valeur suprême, c’en est fini de la loi Léonetti et de la loi Veil ». À la fois un aveu et une menace !

La nouvelle loi autorise la mise à mort du grand handicapé par arrêt de l’hydratation et de l’alimentation qualifiées de « traitements », arrêt accompagné d’une sédation profonde. Mais comment peut-on qualifier de « traitements » l’eau et les aliments, alors qu’ils sont une nécessité aussi vitale que l’air que l’on respire ? En aucun cas, ils ne relèvent d’un « acharnement thérapeutique » ou d’une « obstination déraisonnable », mais répondent à des besoins et des soins élémentaires.  Et comment une sédation pourrait-elle effacer l’horreur d’une mort provoquée par la soif et la faim ? Mensonge et cruauté !

Victime en 2008 d’un accident de voiture, Vincent Lambert, traumatisé crânien, fut hospitalisé au CHU de Reims en juin 2009. Il était tétraplégique, aphasique avec quelques vocalisations et dans un état pauci-relationnel de conscience minimale… Il respirait normalement, n’ayant jamais été mis sous machine ; bien que pouvant déglutir, une gastrostomie avait été pratiquée – par facilité et mesure de précaution – pour éviter tout risque de fausse route. Il ne présentait pas de trouble cardiaque, ni de trouble digestif ou rénal… Il s’éveillait et dormait, pouvait entendre, comprendre et réagir selon les moments et les stimulations, tourner la tête, cligner des yeux, pleurer… Infirme, son état était stable et sa conscience relative.

Il y eut quatre tentatives d’arrêt d’hydratation et d’alimentation par « procédure collégiale de fin de vie », prévue par la loi Léonetti. La première dura 31 jours, l’eau étant limitée à 200 ml par 24h. La quatrième – et dernière – fut décisive. Vincent Lambert mourut le 11 juillet 2019 après 9 jours d’agonie, plus de 10 ans après son accident.

À la fois politique, familiale, médicale, juridique, éthique, économique, relayée par les médias, l’affaire Vincent Lambert devint une affaire d’Etat et l’affaire d’Etat, un crime d’Etat.

Politique : au sommet et en dernier ressort, le Président Emmanuel Macron, comme avant lui François Hollande, refusa d’intervenir alors que son gouvernement, comme le précédent, était acquis à l’euthanasie. Décision à la Pilate, car il était le seul à pouvoir faire respecter par son ministre de la Santé les mesures conservatoires.

Familiale : on ne saurait trop souligner l’héroïcité et la ténacité des parents de Vincent Lambert, Pierre et Viviane, intervenant sans cesse auprès des médecins et des instances judiciaires, tâche d’autant plus difficile que la famille était elle-même déchirée, la veuve et un neveu de Vincent, partisans acharnés de la mort de leur mari et oncle. Comment ne pas admirer cette parole de Viviane Lambert : « Je prie tous les jours pour le Dr Sanchez », le bourreau de son fils !

Médicale : le CHU de Reims était une prison pour Vincent Lambert. Sa chambre était fermée à clef depuis janvier 2014, les visites très surveillées y compris pour la famille, pièces d’identité exigées, fantasme d’« enlèvement », interdiction de sortie, sauf pour expertise médicale.

La première, à la demande de ses parents, eut lieu à Liège en juillet 2011, qui concluait à un état pauci-relationnel ; la seconde, à la demande du Conseil d’Etat, eut lieu à la Pitié Salpêtrière, à Paris, en avril 2014. Elle concluait à la compatibilité des examens avec un état dit végétatif mais qui devaient être corroborés par une « analyse clinique et comportementale » qui ne sera jamais effectuée.  Quant à la 3ème expertise, réalisée en 2018 par trois professeurs de médecine, elle conclura, sans ambiguïté, au fait que Vincent Lambert n’était pas en situation d’« obstination déraisonnable», ce qui n’empêchera pas le tribunal administratif de Châlons et le Conseil d’Etat de juger qu’il était en situation d’ « obstination déraisonnable ».

L’état de Vincent Lambert nécessitait une surveillance, une rééducation, de l’hygiène, eau et nourriture, ce qui était réalisable dans un centre qualifié ou même au domicile de ses parents prêts à l’accueillir. Plusieurs centres l’avaient accepté. Les médecins du CHU de Reims qui se sont succédés – Dr Kariger, Dr Simon et Dr Sanchez – se sont toujours refusés à tout transfert.

Beaucoup de médecins sont intervenus en sa faveur dont le Dr Ducroq, professeur de neurologie et d’éthique au CHU de Nancy. Choisi par la famille Lambert comme conseiller médical, il dénonçait, en 2013, la procédure collégiale comme une « mascarade », disant que « la décision de mort avait été prise depuis longtemps ».

Juridique : le Conseil d’Etat, la plus haute juridiction administrative française, et la Cour Européenne des Droits de l’Homme confirmèrent à quatre reprises la décision du CHU de Reims d’arrêter l’hydratation et l’alimentation.

En revanche, d’autres instances judiciaires se sont déclarées en faveur du maintien en vie de Vincent Lambert : le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne – au moins dans ses premières décisions – et la Cour d’appel de Paris.

Le 3 mai 2019, le Comité des Droits des Personnes Handicapées de l’ONU demanda à la France – Etat signataire – de maintenir l’alimentation et l’hydratation de Vincent Lambert. La France n’en tint aucun compte, en violation de ses obligations internationales.

Il faut souligner ici la compétence, la persévérance et le talent des avocats de Vincent Lambert, Me Jérôme Triomphe et Me Jean Paillot ainsi que de certaines institutions judiciaires comme l’European Center Law and Justice de Strasbourg.

Ethique : L’éthique est le fondement de la règle des mœurs. Ici, ce fondement devient évanescent, non plus un roc mais du sable – et du sable mouvant – celui du libéralisme, refusant la loi naturelle et la loi divine, mais adapté aux « avancées » de la technologie, source du progrès. Cette éthique n’est plus que consensus et compromission que voile l’hypocrisie.

Jean-François Delfraissy, Président du Comité Consultatif National d’Ethique, déclare à propos de l’affaire Vincent Lambert :

« Je ne pense pas qu’on puisse prononcer le mot d’euthanasie…. Il ne s’agit pas d’un arrêt mais d’une modulation des soins…»  (Figaro du 21.05.2019)

Le Conseil National de l’Ordre des Médecins présente ses condoléances à la famille Lambert, mais précise :

« Respectueux des procédures en cours, le Conseil National de l’Ordre des Médecins est tenu à la réserve quant à son expression publique. Il tient à apporter aux médecins et à leurs équipes tout son soutien moral et confraternel dans les circonstances difficiles de leur exercice, telles que celles vécues lors de l’accompagnement de M. Vincent Lambert ».

Et que dire de la position de ce même Conseil à propos de l’avortement : « Un médecin ne peut pratiquer une I.V.G. que dans les cas et conditions prévus par la loi ». On ne saurait mieux souscrire à la culture de mort. Un médecin l’est-il encore lorsqu’il tue son patient ? Depuis les Grecs et Hippocrate, le médecin n’avait pas ce droit.

Économique : Pourquoi l’avoir gardé si longtemps alors qu’il aurait pu être soigné à moindre frais dans un établissement spécialisé ou au domicile de ses parents ?

Il y aurait 1.700 patients en France dans la situation de Vincent Lambert. On comprend aisément que le cas de Vincent Lambert soit la solution permettant de couper court à des dépenses prolongées.

Conclusion

Contre nature et contre Dieu l’idéologie mortifère ne cesse de s’étendre : en amont, à la source de la vie : la contraception, l’avortement, la PMA avec ses embryons surnuméraires, la GPA, les manipulations génétiques…  et, en aval, l’handicapé que l’on tue.

Cette tuerie fait partie d’une perspective – la plus terrifiante qui soit – celle de « l’homme augmenté », autrement dit le transhumanisme, suite du péché originel : Dieu n’est plus Dieu. L’homme se fait dieu, il refuse et méprise le salut qui lui est offert.

On aura reconnu la transgression de la Franc-Maçonnerie, à la fois revendiquée et cachée, car ce qu’elle cache est inavouable : le culte de Lucifer avec l’offrande des victimes innombrables de la culture de mort et l’arrachement des racines chrétiennes de notre civilisation.

Tout est fait au nom de la Liberté qui ne reconnaît aucune autorité au-dessus de la sienne, raison pour laquelle, en dehors de toute logique, on peut dire une chose et son contraire.

Ainsi dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ». On affirmera que l’enfant non-né n’est ni un être humain ni une personne avant sa naissance. Il n’est qu’une personne « potentielle » sans protection juridique. Il faut attendre sa naissance, ce qui est proprement absurde et monstrueux.

C’est cette même République Française qui abolit la peine de mort et organise le plus grand massacre de toute son histoire : 10 à 15 millions de victimes depuis la loi de 1975 !

Revenons à l’affaire Vincent Lambert. Quelle religion prescrit d’aimer ses ennemis et de prier pour eux ?

À l’évidence, la Liberté ne peut se passer ni de la Vérité ni de l’Amour.

Nota : ce texte a reçu l’approbation de Madame Viviane Lambert, mère de Vincent. Il a été validé par Me Jérôme Triomphe.

Pour participer à la manifestation ”Marchons Enfants”, SOS Tout-Petits a donné rendez-vous ce dimanche 19 janvier à 14h15 à l’entrée de la rue Cognacq-Jay à tous ceux qui voulaient marcher en fin de cortège, comme à l’ordinaire.

Célibat des prêtres, Benoît XVI et le Cardinal Sarah s’expriment

Cette semaine, Le Club se penche sur la sortie du livre : Des profondeurs de nos coeurs, écrit par Benoît XVI et le Cardinal Sarah. Pour en parler : l’abbé Guillaume de Tanouärn, le père Michel Viot et l’abbé Barthe autour de Philippe Maxence.

Aucun malentendu entre Benoît XVI et le cardinal Sarah

Les loups et autres journalistes “progressistes” (y compris certains officiellement catholiques) étant hystériques qu’un cardinal et un pape émérite aient eu le front de défendre la doctrine de l’Eglise universelle sur le sacerdoce et la discipline traditionnelle de l’Eglise latine, font assaut de mauvaise foi pour attaquer le livre du cardinal Sarah et de Benoît XVI. Voici quelques “réinformations” pour y voir plus clair:

Ce livre est-il une attaque contre le Pape François?

Non, les deux auteurs ont dit et redit leur fidélité au Pape.

Est-il vrai que le cardinal Sarah a usurpé la signature de Benoît XVI?

Le livre est composé d’une introduction, d’un texte de Benoît XVI, d’un texte du cardinal Sarah et d’une conclusion. Contrairement à ce qui a été écrit, Mgr Gänswein confirme que Benoît XVI savait que l’ensemble serait publié sous forme de livre puisque le pape émérite en a lu les épreuves.

Est-il vrai que le nom de Benoît XVI sera «retiré» de la couverture ?

Non. Deux éléments devront être modifiés pour la seconde édition et pour les éditions étrangères. La couverture stipulera: «Cardinal Sarah avec la contribution de Benoît XVI». L’introduction et la conclusion de l’ouvrage ne pourront pas être cosignées comme dans la première édition mais figurera cette précision: «Rédigé par le cardinal Sarah, lu et approuvé par Benoît XVI».

Plutôt que d’agresser deux prélats dont la fidélité et l’obéissance au Magistère comme à la Tradition de l’Eglise est bien connue, lisons ce livre (en tête des ventes sur Amazon) pour méditer les arguments.

17 janvier : anniversaire de l’apparition à Pontmain

MÈRE DE L’ESPÉRANCE ET REINE DE LA PAIX

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Notre-Dame (colonne de l’apparition)

Très douce Vierge Marie,
Tu as dans ton apparition à Pontmain,
rappelé l’importance de la prière,
fortifié en nos cœurs l’Espérance
et apporté la Paix.

Daigne accueillir favorablement aujourd’hui
la prière ardente que nous t’adressons
pour que s’établisse dans nos cœurs, nos familles,
notre Nation et toutes les Nations,
la PAIX,
fruit de la justice, de la vérité, de la charité.

Augmente en nos âmes le désir de vivre pleinement notre foi,
sans aucune compromission, dans toutes les circonstances de notre vie.

Aide-nous à toujours comprendre les autres
et à les aimer profondément en Dieu. Amen.

Un patient condamné à mort par un médecin rouvre les yeux

L’hôpital de Bagnères-de-Bigorre avait décidé, sans doute selon la jurisprudence qui a condamné Vincent Lambert, d’arrêter l’hydratation et l’alimentation d’un patient septuagénaire le 3 décembre 2019, hospitalisé à la suite d’un accident cardiaque. Lors d’une audience, vendredi 10 janvier, le juge des référés du tribunal administratif de Pau a suspendu cette décision, après avoir été saisi par la femme et le fils.

L’avocat indique :

Son état était stable”. “Avant le mois de décembre, il a fait une fausse route, qui selon la famille est due à une mauvaise manipulation de l’équipe médicale. Il a contracté une pneumopathie. C’est à la suite de cela que l’hôpital a pris la décision de cesser les soins.”La présidente nous a donné raison, car la décision médicale doit être prise de façon collégiale et ce n’était pas le cas”. L’alimentation et l’hydratation du patient ont repris. Depuis, il a rouvert les yeux et a pu communiquer avec sa femme en battant des paupières. “Il n’avait pas pu le faire depuis un mois, cet homme a dû énormément souffrir”.

La famille a porté plainte auprès de la gendarmerie de Bagnères-de-Bigorre, et une enquête a été ouverte pour “traitement inhumain et dégradant, et non assistance à personne en danger.

Eric Zemmour : Le service public, dont France Inter, est devenu une machine de guerre idéologique, une machine de propagande, avec un sectarisme phénoménal

Lu ici :

Le sujet ne pouvait pas ne pas être abordé ! Venus débattre de la liberté d’expression sur le plateau de Face à l’info, Céline Pina et Éric Zemmour ont abordé la polémique créée par la chanson Jésus est pédé, chantée sur France Inter en fin de semaine dernière. « Vous voulez dire le pseudo-comique de France Inter qui dit “Jésus est pédé” », commence le journaliste du Figaro avant de laisser la parole à son contradicteur, d’accord avec lui pour dire qui traiter Jésus de “pédé” revient à mettre « une claque à sa grand-mère ». C’est-à-dire faire faussement acte de transgression pour se sentir puissant.

« Il y a plusieurs sujets dans tout cela », reprend l’éditorialiste un peu plus tard. « Le premier, c’est que le catholicisme est moqué depuis toujours. » Selon lui, si France Inter s’excuse à présent c’est parce que certains catholiques refusent de se laisser marcher sur les pieds et utilisent les méthodes des associations militantes, « et qui donc attaquent en justice ». Mais aussi, « et c’est là où ça devient presque amusant, c’est qu’il y a toute une partie de la gauche qui ne trouve pas scandaleux de se moquer de Jésus mais qui trouve ça scandaleux d’utiliser le mot “pédé”, parce que c’est un mot scandaleusement anti-LGBT ». Et Zemmour de poursuivre : « On en revient donc aux dictatures des minorités et au blasphème d’aujourd’hui », avant d’aborder le troisième point : le parti pris du service public.

« Le service public, dont France Inter, est devenu une machine de guerre idéologique, une machine de propagande, avec un sectarisme phénoménal », explique Éric Zemmour. « Ces gens qui sont soi-disant des comiques ne font des vannes que dans un sens. Ce ne sont pas des comiques, ce sont des commissaires politiques » qui sont là « pour punir et se moquer des dissidents ». Et de conclure, net et tranchant : « L’humour est devenu l’arme de guerre privilégiée des curés du politiquement correct. »

 

Mgr Batut, évêque de Blois, appelle à manifester le 19 janvier

Communiqué de Mgr Batut, évêque de Blois :
A l’approche de la manifestation organisée à Paris ce dimanche contre la PMA sans père et la GPA

Notre pays est secoué actuellement par de graves questions sociales. Ces questions, qui engagent la solidarité des générations dans l’organisation du système des retraites, nous préoccupent et nous concernent tous. Elles ne doivent pas pour autant nous faire oublier les projets de lois sociétales dans lesquels se joue l’humanité de demain : lorsque la procréation est abandonnée à la technique, lorsque la relation la plus fondatrice, celle de paternité et de filiation, est brouillée jusque dans le vocabulaire employé, alors les autres relations (conjugalité et fraternité) s’en trouvent fragilisées à l’extrême, et c’est notre existence tout entière qui devient marchandisée et finalement indéchiffrable. Dans ce domaine, notre société est en train de jouer avec le feu.

Ma position sur ces sujets est déjà bien connue : je m’en suis expliqué dans mon communiqué du 26 septembre où j’annonçais ma participation à la manifestation du 6 octobre. C’est pourquoi il me suffit de reprendre aujourd’hui à l’adresse de tous la parole du cardinal Vingt-Trois en 2013 : « manifestez-vous ! » (…)

 

 

† Jean-Pierre Batut, évêque de Blois

Le 16 janvier 2020

Saint-Laurent-du-Var : une élue LR rejoint la liste RN

Marie-France Corvest engagée à Saint-Laurent-du-Var depuis 25 ans, figure du RPR azuréen, suppléante du député Lionel Luca, adjointe du maire Revel puis déléguée au tourisme du maire Segura, a claqué la porte de la majorité Segura en décembre dernier. Mensonges, immobilisme, soumission à la Métropole, hausse des impôts locaux etc. : elle n’a plus souhaité cautionner les agissements d’un maire de plus en plus détourné des préoccupations des Laurentins.

Marie-France Corvest a décidé de rejoindre la liste de Bryan Masson, candidat à la mairie de Saint-Laurent-du-Var soutenu par la Droite populaire et le Rassemblement National, et figurera en deuxième position sur la liste.

 

L’incendie de l’église de St Laurent était criminel

Je posai la question hier, mais c’est désormais confirmé, d’après un informateur sur place. L’Église de Saint Laurent de la Salanque a été incendiée volontairement. La crèche est calcinée, le plafond a été brûlé par les fortes chaleurs et une partie des bancs a été touchée.

Deux personnes ont été arrêtées.

Les dons pour Notre-Dame serviront à payer des fonctionnaires du ministère de la culture

D’un lecteur :

L’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) qui est chargé de la reconstruction de Notre-Dame aura une quarantaine de permanents. Parmi ceux-ci des salariés de droit privé et des fonctionnaires ou agents publics du ministère de la culture, détachés de leur ministère et payés par l’EPIC.

La masse salariale annuelle sera comprise entre 1 et 2 millions d’euros, prise en charge par l’EPIC qui n’a pour ressources que les dons. Ainsi donc, le Français modeste qui aura fait un réel effort pour donner 50 ou 100 euros, imaginant que son obole se transformera en une portion de pierre ou de poutre de la cathédrale ou bien servira à la rénovation d’un tuyau d’orgue, aura la satisfaction amère de se dire qu’elle pourra atterrir dans la poche d’un fonctionnaire du ministère de la culture. Il est pour le moins étrange que le ministère de la culture ne prenne pas à sa charge les salaires de ses fonctionnaires détachés dont la tâche au sein de l’EPIC relève directement de la mission du ministère au service du patrimoine.  Ceci est d’ailleurs tout aussi valable pour les personnels détachés d’autres ministères.

Au-delà de cette anomalie, on peut aussi douter de la nécessité de la création d’un EPIC – consommant en interne une part non négligeable des dons – pour le projet de restauration d’un élément essentiel du patrimoine de la France. Mais peut-être vaut-il mieux que ce projet ne soit pas dans les mains du ministère de la culture ?

Pour l’archevêque de Paris, les opposants au projet de loi bioéthique doivent descendre dans la rue

Mgr Michel Aupetit a été interrogé sur RCF concernant la discussion du projet de loi bioéthique au Sénat :

“on pouvait penser que les sénateurs avaient une certaine forme de sagesse, et qu’on pouvait compter sur une certaine réserve de leur part. En réalité, il y a une aggravation du texte. On a l’impression qu’il y a une perte totale de conscience. […] On est en train de dériver totalement“.

L’archevêque de Paris revient également sur l’objection de conscience.

“Ce n’est pas un droit, c’est un devoir. Le médecin devient un prestataire de service qui refuse quelque chose. Ce n’est pas tout à fait comme ça que se passe la médecine”.

L’archevêque de Paris ne précise pas s’il manifestera :

Chacun son travail. Mon travail à moi, c’est de dire une parole, lorsque quelque chose ne va pas. Ceux qui n’ont pas la parole, il faut qu’ils s’expriment d’une autre manière : les réseaux sociaux, les manifestations. La manifestation est une façon de s’exprimer“.

Avant d’être ordonné, Mgr Michel Aupetit était médecin. Pour lui, la fonction de médecin évolue au fil de ces lois.

Autrefois j’avais le sentiment qu’il y avait une relation médecin-malade basée sur une confiance mutuelle. On est en train de faire glisser la médecin vers une prestation de service, un phénomène contractuel. Je paye, j’ai droit. Je crois que le médecin met sa compétence au service d’un autre dans le cadre d’une relation de confiance mutuelle“.Si on permettait aux gens de s’intéresser vraiment, les gens se réveilleraient en conscience. Ils ne voient pas réellement quel est le problème. On verra dans cinquante ans les problèmes, comme cela s’est posé pour d’autres choses, comme l’anonymat des dons de gamètes. Il faut anticiper les problèmes, ne pas les subir. Et c’est ce que l’on essaie de faire“.

Dans un éditorial de La Croix, Guillaume Goubert précise que

ces manifestations sont utiles car elles attirent l’attention sur un dossier aujourd’hui occulté par d’autres sujets, en tête desquels la réforme des retraites

Marc-Olivier Fogiel porte la poisse

En avril 2019, le Salon beige titrait “Après avoir fait chuter RTL, Marc-Olivier Fogiel va sur BFMTV”.

Les mêmes causes provoquant toujours les mêmes conséquences… BFM TV commence à souffrir. Non seulement, le soir, “Eric Zemmour triple les audiences de CNews et permet à la chaîne d’être devant BFM et LCI”.

Mais c’est désormais également le cas le matin. C’est désormais CNews qui domine devant BFM TV. “Morandini Live” propulse CNews première chaîne info de France à 10h35 hier, devant BFMTV, LCI et Franceinfo.

François-Xavier Bellamy exclu de la liste Mazières de l’élection municipale à Versailles

François-Xavier Bellamy est pourtant conseiller municipal sortant dans l’équipe de François de Mazières (qui s’est dit “macron-compatible).

Fabien Bouglé lance sa liste et accueille tous les Versaillais de bonne volonté qui veulent faire barrage à la liste macroniste :

Quelques mots de Jean-Paul II : la beauté  du célibat sacerdotal

La continence parfaite, comme le dit le Concile, “ n’est pas requise par la nature même du sacerdoce ” (ibid.). Elle n’appartient pas à l’essence du sacerdoce en tant qu’Ordre, et n’est donc pas imposée d’une manière absolue dans toutes les Églises. Cependant, il n’y a absolument aucun doute quant à sa convenance et même sa congruence avec les exigences de l’Ordre sacré. Elle entre, comme nous l’avons dit, dans la logique de la consécration.

3. L’idéal concret de cette condition de vie consacrée est Jésus, modèle de tous, mais spécialement des prêtres. Il a vécu en célibataire et il a pu ainsi consacrer toutes ses forces à la prédication du Royaume de Dieu et au service des hommes, avec un cœur ouvert à toute l’humanité, comme archétype d’une nouvelle génération spirituelle. Son choix fut vraiment “ pour le Royaume des Cieux ” (cf. Mt 19, 12).

Par son exemple, Jésus donnait une orientation, et celle-ci a été suivie. À s’en tenir aux Évangiles, il semble que les Douze, destinés à être les premiers participants à son sacerdoce, aient renoncé, pour le suivre, à vivre en famille. Les Évangiles ne parlent jamais d’épouses ou d’enfants à propos des Douze, même s’ils nous laissent savoir que Pierre, avant d’être appelé par Jésus, était marié (cf. Mt 8, 14 ; Mc 1, 30 ; Lc 4, 38).

4. Jésus n’a pas promulgué une loi, mais a proposé un idéal du célibat, pour le nouveau sacerdoce qu’il instituait. Cet idéal s’est affirmé toujours plus dans l’Église. […]

Il y a des raisons de noble élévation spirituelle, dont nous pouvons résumer les éléments essentiels en ces termes : l’adhésion plus entière au Christ, aimé et servi avec un cœur non partagé (cf. 1 Co 7, 32-33) ; la disponibilité plus grande au service du Royaume du Christ et pour l’accomplissement de ses propres tâches dans l’Église ; le choix plus exclusif de fécondité spirituelle (cf. 1 Co 4, 15) ; la pratique d’une vie qui ressemble davantage à la vie définitive dans l’au-delà, et donc plus exemplaire en celle-ci. Cela vaut pour tous les temps – pour le nôtre aussi –, comme raison et critère suprêmes de tout jugement et de tout choix, en harmonie avec l’invitation à “ tout laisser ” que Jésus a adressée à ses disciples et spécialement aux Apôtres.

Aussi le Synode des évêques de 1971 a-t-il confirmé : “ La loi du célibat sacerdotal, en vigueur dans l’Église latine, doit être intégralement conservée ” (Le sacerdoce ministériel,II, I, 4, e : SMME 611 ; Ench. Vat., IV, 1219).

6. Il est vrai que la pratique du célibat rencontre aujourd’hui des obstacles, parfois même graves, dans les conditions subjectives et objectives où se trouvent les prêtre. […]

Tout en admettant que le Souverain Pontife puisse évaluer et disposer de ce que l’on doit faire en certains cas, le Synode a réaffirmé que, dans l’Église latine, “ l’ordination presbytérale d’hommes mariés n’est pas admise, pas même en des cas particuliers ” (ibid., II, I, 4f ; SMME 612 ; EV IV, 1220). L’Église considère que la conscience d’une consécration totale, qui a mûri au cours des siècles, a toujours une raison d’être et de se perfectionner toujours davantage. […]

Le don du célibat, si adapté au sacerdoce de la Loi Nouvelle, est largement accordé par le Père, à condition que tous ceux qui participent au sacerdoce du Christ par le sacrement de l’Ordre, et même l’Église tout entière, le demandent avec humilité et insistance.

Mais avant cela, peut-être est-il nécessaire de demander la grâce de comprendre le célibat sacerdotal, qui sans doute comporte un certain mystère : celui de la demande d’audace et de confiance dans l’attachement absolu à la personne et à l’œuvre rédemptrice du Christ, avec un radicalisme de renoncements qui, humainement, peut paraître troublant. Jésus lui-même, quand il le suggère, avertit que tous ne peuvent pas le comprendre (cf. Mt 19, 10-12). Heureux ceux qui reçoivent la grâce de le comprendre et qui demeurent fidèles sur cette voie !

Catéchèse du 17 juillet 1993 (sur le site du Vatican)

Mgr Cattenoz souhaite qu’il y ait beaucoup de monde à la manifestation du 19 janvier

Communiqué de Mgr Jean-Pierre Cattenoz Archevêque d’Avignon aux organisateurs de la manifestation « Marchons enfants » :

« J’aurais aimé pouvoir participer à la manifestation de dimanche prochain, comme je le fis le 6 octobre dernier, mais malheureusement je suis en Italie pour un rassemblement jusqu’à lundi prochain.

Je souhaite vraiment qu’il y ait beaucoup de monde pour dire combien notre société n’a plus de boussole et est prête à tout, chacun ayant le droit de déterminer par lui-même ce qui est bien ou mal pour lui. Non seulement il y a un refus de toute loi naturelle, mais une telle position correspond exactement au péché originel. L’homme ne devait pas toucher à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, mais aujourd’hui, l’homme veut être à lui-même sa propre règle ! Rien de nouveau sous le soleil, sinon l’ampleur que prend ce refus de toute dépendance, surtout de Dieu, le Créateur.

Je serai uni à tous par la prière et dans l’eucharistie de dimanche.
+ Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon. »

France Inter contre Jésus : le blasphème à sens unique

L’AGRIF, dans un communiqué, déclare :

Voici donc que Laurence Bloch, la présidente de France-Inter, radio financée avec l’argent de tous, se pâme aujourd’hui de sa finaude trouvaille : elle a adressé des excuses à la gent LGBT et non aux chrétiens pour la profération sur la radio de l’ignominie « Jésus est pédé » par le misérable Fromet.

Mais pour mieux se couvrir, elle a pitoyablement suivi l’argument de la donzelle Charline Vanhoenacker, chouchou du bobarland radiophonique se portant avec des accents grotesques d’autohéroïsation au secours de son petit camarade Frédéric Fromet.

Au nom de la défense du grand principe intouchable de la « liberté d’expression » et d’une sublime fidélité véritablement d’ordre religieux à la grandeur sacrée de « l’esprit Charlie ». L’indécence de pareille argumentation, au demeurant d’un pitoyable conformisme, est à faire « hennir des constellations », comme aurait dit le grand Léon Bloy.

Comme si le prix du sang de leurs collègues assassinés par les islamistes frères Kouachi octroyait à leurs continuateurs et à ceux du même acabit dans leur dérision et l’abjection scatologique d’être dans un statut d’intouchables de la République.

Nous, à l’AGRIF, nous ne nous prosternons pas à l’invocation du soi-disant « esprit Charlie ». Nous, défendons fermement la liberté d’expression et notamment celle de pouvoir dire que Charlie ne mérite aucun respect.

Aucun respect quand on s’y efforce de défigurer le visage du Christ dans un sommet d’obscénités blasphématoires. Nous disons, nous, que Charlie, subventionné aussi, n’est qu’une misérable, longue et terne continuité d’expression scatologique, de maladive et dégoulinante obsession d’excrémentation. Rien à voir avec la géniale santé paillarde de notre bon François Rabelais. Ce dernier n’eut certainement pas trouvé des qualités torcheculatives à ce torchon défécatoire.

Que d’orgueilleuses privilégiées du système médiatique en fassent leur religion, c’est une chose.

Nous, à l’AGRIF, nous sommes les athées de cette religion-là, nous sommes les anticléricaux de ce clergé-là.

De son côté, Liberté Politique saisit le CSA au sujet de la chanson et prépare le dépôt d’une plainte.

France Inter est devenu récemment la radio la plus écoutée de France. A ce titre, cette chaîne de radio a une responsabilité dans les messages qu’elle émet sur les ondes. Or, cette chanson, par la violence inouïe de ses paroles, a pour unique but de “choquer pour choquer” et constitue un appel à mépriser et haïr la religion catholique et ses fidèles. Nos avocats préparent actuellement une saisie du CSA, par nous-mêmes, ainsi que le dépôt d’une plainte auprès de la justice si le CSA ne prenait pas les mesures qui s’imposent. D’autre part, Liberté Politique examine la possibilité d’une action au pénal contre le pseudo-comique, “auteur” de ce que certains voudraient faire passer pour une “chanson”.

Ceux qui adulent le pape François pour avoir ouvert le débat sur le célibat sacerdotal sont les mêmes qui honnissent Benoît pour y avoir pris part

Dans Valeurs Actuelles, le père Danziec revient sur l’évènement littéraire de ce début d’année :

Prêtre trentenaire, j’appartiens au même titre que mes fidèles à l’“Église enseignée”. J’ai beau catéchiser mes paroissiens et les initier à la connaissance de Dieu, je ne suis pas un maître mais un disciple. Ce que je transmets, je l’ai moi-même reçu et le reçois encore. Je le reçois dans l’Église, et de l’Église. Plus précisément, de l’“Église enseignante”. En théologie, cette distinction d’importance souligne que les vérités de la foi sont transmises et communiquées par le pape et les évêques unis au pape, l’“Église enseignante”. C’est à elle qu’appartient, siècle après siècle, l’exigeante charge d’enseigner, de conserver, de défendre et d’expliciter la doctrine du Christ contenue dans son Évangile, somme de vérités appelée “Révélation” et qui s’appuie à la fois sur les Saintes Écritures (la parole de Dieu) et sur la Tradition (l’enseignement constant de l’Église sur tel ou tel sujet).

Or, en ces temps de confusion, beaucoup de prêtres de ma génération attendaient un signe réconfortant de l’“Église enseignante”. Quelle émotion ce fut donc d’apprendre la sortie du livre-plaidoyer Des profondeurs de nos coeurs en défense du célibat sacerdotal ! Certains commentateurs perplexes estiment que Benoît XVI a manqué de réserve en offrant ces pages au grand public. La confusion qui s’est ensuivie, à propos de l’apposition de sa signature sur l’ouvrage, témoigne de la gravité des luttes d’influence au Vatican.

Il n’empêche, ceux qui adulent le pape François pour avoir ouvert le débat sur le célibat sacerdotal sont les mêmes qui honnissent Benoît pour y avoir pris part. La rédactrice en chef de la Croix qualifie Ratzinger de « disruptif » quand Nicolas Senèze n’hésite pas à parler de « méchant coup dans le dos du pape François ». Erwan Le Morhedec, chroniqueur à la Vie, alerte de son côté sur le risque d’un « magistère parallèle ». Rigoureusement pourtant, un magistère ne peut être qualifié de parallèle que lorsque celui qui l’enseigne n’en a pas le droit, ou bien qu’il en a le droit mais promeut des idées contraires aux vérités contenues dans la Révélation. Or, au-delà de la méthode d’un livre cosigné ou non, voire d’un coup médiatique de l’éditeur Nicolas Diat, il faut bien le dire : en proposant un tel argumentaire, le pape émérite et le cardinal Sarah se trouvent non seulement dans leur droit, mais plus encore dans leurs rôles. Avec la richesse et la complémentarité de leur réflexion, les deux prélats assument de façon nette leur appartenance à l’“Église enseignante”. L’un et l’autre ne sortent pas de leur silence mais nous en livrent le fruit. Et cette parole libérée apparaît davantage comme l’aboutissement d’une longue méditation intérieure que l’expression d’un baroud d’honneur.

Des profondeurs de nos cœurs, en dépit de la notoriété de ses contributeurs, ne relève en rien du pavé dans la mare. Ni même d’une pierre à l’édifice. Il met simplement en valeur l’une d’elles, et nous fait voir combien elle en constitue l’un des piliers. Cet exposé théologique ne consiste pas tant à lutter contre Bergoglio qu’à servir l’Église. Et par là même, justement, à aider son chef suprême à garder sauf l’un des trésors du christianisme. Et non l’un de ses boulets.

Lyon : l’église Saint-Bernard bientôt transformée ?

Communiqué de Nicole Hugon, Présidente de l’association Saint Bernard de Lyon, pour la sauvegarde de l’église  :

Au mépris de toute attente de jugement par le T.G.I (T.J) de LYON qui devrait aboutir courant 2020, et suite à notre assignation en révocation de legs, le promoteur CARRE D’ OR a déposé, pendant les vacances d’été, un permis de construire, qui a été approuvé par la ville de LYON.

Cette action précipitée a pour objectif de nous mettre devant le fait accompli de la transformation de l’église saint Bernard en café restaurant avec bureaux d’affaires avant la délibération des magistrats.

A la réception des pièces demandées par nos soins du Permis de construire, un recours gracieux a été adressé à la mairie de LYON par notre avocat, pour faute de présentation d’un dossier complet, et avec des objections pour non conformité aux obligations du code de l’urbanisme.

Malgré notre recours, la décision a été maintenue favorable par la ville de LYON, pour l’obtention de ce permis de construire.

Nous avons retenu six principales objections de non conformité aux législations ou règlementations en cours soit :

  1. Le manque de places pour le stationnement. En effet, quatre places ont été accordées par la ville de LYON, alors que la législation en impose entre soixante-dix et quatre vingts, au vue de la surface du bâtiment et de ses futures activités,
  2. L’accessibilité aux personnes à mobilité réduite n’est pas assurée, par le manque de transmission de pièces exigibles,
  3. L’accès piéton donnant sur la place Colbert ne permet pas d’assurer la sécurité des usagers,
  4. Le bâtiment en Zone de Protection du Patrimoine et Architectural Urbain et Protégé (Z.P.P.A.U.P) prévoit que les espaces verts appartiennent au patrimoine paysager et qu’ils doivent à ce titre, conserver leur vocation plantée. Or dans le projet, l’on constate que plusieurs arbres seront supprimés et non remplacés,
  5. Pour la création d’un accès rue Général de Sèvre, les services de l’urbanisme n’ont pas consulté la Métropole de LYON en sa qualité de gestionnaire de l’espace public,
  6. La demande de changement de destination est erronée, passant du culturel en centre d’affaire au lieu de cultuel en centre d’affaires,

En conséquence nous assignons la ville de LYON au Tribunal administratif.

La vitalité de la messe traditionnelle en Afrique

Cette vidéo retrace la petite “épopée” des trois ans d’apostolat de l’Institut du Christ-Roi à la Pointe Denis, de l’autre côté de l’estuaire de Libreville, où quand ils sont arrivés il n’y avait rien…!

Bernard Lugan : “Le bilan colonial ne pourra jamais être fait avec des invectives, des raccourcis, des manipulations et des mensonges”

Après un rappel pertinent sur le rôle de la république et de la gauche dans la colonisation, Bernard Lugan publie un nouveau communiqué sur le vrai bilan de la colonisation. Vous pouvez le lire sur son site ou ci-dessous :

La chaîne Arte vient de se surpasser dans le commerce de l’insupportable escroquerie historique qu’est la « légende noire » de la colonisation. Or, le bilan colonial ne pourra jamais être fait avec des invectives, des raccourcis, des manipulations et des mensonges.

Regardons la réalité bien en face : la colonisation ne fut qu’une brève parenthèse dans la longue histoire de l’Afrique. Jusque dans les années 1880, et cela à l’exception de l’Algérie, du Cap de Bonne Espérance et de quelques comptoirs littoraux, les Européens s’étaient en effet tenus à l’écart du continent africain. Le mouvement des indépendances ayant débuté durant la décennie 1950, le XXe siècle a donc connu à la fois la colonisation et la décolonisation.

Quel bilan honnête est-il possible de faire de cette brève période qui ne fut qu’un éclair dans la longue histoire de l’Afrique ? Mes arguments sont connus car je les expose depuis plusieurs décennies dans mes livres, notamment dans Osons dire la vérité à l’Afrique. J’en résume une partie dans ce communiqué.

1) Les aspects positifs de la colonisation pour les Africains

La colonisation apporta la paix

Durant un demi-siècle, les Africains apprirent à ne plus avoir peur du village voisin ou des razzias esclavagistes. Pour les peuples dominés ou menacés, ce fut une véritable libération.

Dans toute l’Afrique australe, les peuples furent libérés de l’expansionnisme des Zulu, dans tout le Sahel, les sédentaires furent libérés de la tenaille prédatrice Touareg-Peul, dans la région tchadienne, les sédentaires furent débarrassés des razzias arabo-musulmanes, dans l’immense Nigeria, la prédation nordiste ne s’exerça plus aux dépens des Ibo et des Yoruba, cependant que dans l’actuelle Centrafrique, les raids à esclaves venus du Soudan cessèrent etc.

A l’évidence, et à moins d’être d’une totale mauvaise foi, les malheureuses populations de ces régions furent clairement plus en sécurité à l’époque coloniale qu’aujourd’hui…

La colonisation n’a pas pillé l’Afrique

Durant ses quelques décennies d’existence la colonisation n’a pas pillé l’Afrique. La France s’y est même épuisée en y construisant 50.000 km de routes bitumées, 215.000 km de pistes toutes saisons, 18.000 km de voies ferrées, 63 ports équipés, 196 aérodromes, 2000 dispensaires équipés, 600 maternités, 220 hôpitaux dans lesquels les soins et les médicaments étaient gratuits. En 1960, 3,8 millions d’enfants étaient scolarisés et dans la seule Afrique noire, 16.000 écoles primaires et 350 écoles secondaires collèges ou lycées fonctionnaient. En 1960 toujours 28.000 enseignants français, soit le huitième de tout le corps enseignant français exerçaient sur le continent africain.

Pour la seule décennie 1946 à 1956, la France a, en dépenses d’infrastructures, dépensé dans son Empire, donc en pure perte pour elle, 1400 milliards de l’époque. Cette somme considérable n’aurait-elle pas été plus utile si elle avait été investie en métropole ? En 1956, l’éditorialiste Raymond Cartier avait d’ailleurs écrit à ce sujet :

« La Hollande a perdu ses Indes orientales dans les pires conditions et il a suffi de quelques années pour qu’elle connaisse plus d’activité et de bien-être qu’autrefois. Elle ne serait peut-être pas dans la même situation si, au lieu d’assécher son Zuyderzee et de moderniser ses usines, elle avait dû construire des chemins de fer à Java, couvrir Sumatra de barrages, subventionner les clous de girofle des Moluques et payer des allocations familiales aux polygames de Bornéo. »

Et Raymond Cartier de se demander s’il n’aurait pas mieux valu « construire à Nevers l’hôpital de Lomé et à Tarbes le lycée de Bobo-Dioulasso ».

Jacques Marseille[1] a quant à lui définitivement démontré quant à lui que l’Empire fut une ruine pour la France. L’Etat français dût en effet se substituer au capitalisme qui s’en était détourné et s’épuisa à y construire ponts, routes, ports, écoles, hôpitaux et à y subventionner des cultures dont les productions lui étaient vendues en moyenne 25% au-dessus des cours mondiaux. Ainsi, entre 1954 et 1956, sur un total de 360 milliards de ff d’importations coloniales, le surcoût pour la France fut de plus de 50 milliards.

Plus encore, à l’exception des phosphates du Maroc, des charbonnages du Tonkin et de quelques productions sectorielles, l’Empire ne fournissait rien de rare à la France. C’est ainsi qu’en 1958, 22% de toutes les importations coloniales françaises étaient constituées par le vin algérien qui était d’ailleurs payé 35 ff le litre alors qu’à qualité égale le vin espagnol ou portugais était à19 ff.

Quant au seul soutien des cours des productions coloniales, il coûta à la France 60 milliards par an de 1956 à 1960.

Durant la période coloniale, les Africains vivaient en paix

Dans la décennie 1950, à la veille des indépendances, à l’exception de quelques foyers localisés (Madagascar, Mau-Mau, Cameroun) l’Afrique sud-saharienne était un havre de paix.

Le monde en perdition était alors l’Asie qui paraissait condamnée par de terrifiantes famines et de sanglants conflits : guerre civile chinoise, guerres de Corée, guerres d’Indochine et guerres indo-pakistanaises.

En comparaison, durant la décennie 1950-1960, les habitants de l’Afrique mangeaient à leur faim, étaient gratuitement soignés et pouvaient se déplacer le long de routes ou de pistes entretenues sans risquer de se faire attaquer et rançonner.

Soixante-dix ans plus tard, le contraste est saisissant: du nord au sud et de l’est à l’ouest, le continent africain est meurtri :

– Dans le cône austral, ce qui fut la puissante Afrique du Sud sombre lentement dans un chaos social duquel émergent encore quelques secteurs ultra-performants cependant que la criminalité réduit peu à peu à néant la fiction du “vivre ensemble”.

– De l’atlantique à l’océan indien, toute la bande sahélienne est enflammée par un mouvement à la fois fondamentaliste et mafieux dont les ancrages se situent au Mali, dans le nord du Nigeria et en Somalie.

– Plus au sud, la Centrafrique a explosé cependant que l’immense RDC voit ses provinces orientales mises en coupe réglée par les supplétifs de Kigali ou de Kampala.

Si nous évacuons les clichés véhiculés par les butors de la sous-culture journalistique, la réalité est que l’Afrique n’a fait que renouer avec sa longue durée historique précoloniale. En effet, au XIX° siècle, avant la colonisation, le continent était déjà confronté à des guerres d’extermination à l’est, au sud, au centre, à l’ouest. Et, redisons-le en dépit des anathèmes, ce fut la colonisation qui y mit un terme.

Aujourd’hui, humainement, le désastre est total avec des dizaines de milliers de boat people qui se livrent au bon vouloir de gangs qui les lancent dans de mortelles traversées en direction de la “terre promise” européenne. Les crises alimentaires sont permanentes, les infrastructures de santé ont disparu comme l’a montré la tragédie d’Ebola en Afrique de l’Ouest ou la flambée de peste à Madagascar, l’insécurité est généralisée et la pauvreté atteint des niveaux sidérants.

Economiquement, et à l’exception d’enclaves dévolues à l’exportation de ressources minières confiées à des sociétés transnationales sans lien avec l’économie locale, l’Afrique est aujourd’hui largement en dehors du commerce, donc de l’économie mondiale, à telle enseigne que sur 52 pays africains, 40 ne vivent aujourd’hui que de la charité internationale

2) Les conséquences négatives de la colonisation

La colonisation a déstabilisé les équilibres démographiques africains

La colonisation a mis un terme aux famines et aux grandes endémies. Résultat du dévouement de la médecine coloniale, la population africaine a été multipliée par 8, une catastrophe dont l’Afrique aura du mal à se relever.

En effet, le continent africain qui était un monde de basses pressions démographiques n’a pas su « digérer » la nouveauté historique qu’est la surpopulation avec toutes ses conséquences : destruction du milieu donc changements climatiques, accentuation des oppositions entre pasteurs et sédentaires, exode rural et développement de villes aussi artificielles que tentaculaires, etc.

La colonisation a donné le pouvoir aux vaincus de l’histoire africaine

En sauvant les dominés et en abaissant les dominants, la colonisation a bouleversé les rapports ethno-politiques africains. Pour établir la paix, il lui a en effet fallu casser les résistances des peuples moteurs ou acteurs de l’histoire africaine.

Ce faisant, la colonisation s’est essentiellement faite au profit des vaincus de la « longue durée » africaine venus aux colonisateurs, trop heureux d’échapper à leurs maîtres noirs. Ils furent soignés, nourris, éduqués et évangélisés. Mais, pour les sauver, la colonisation bouleversa les équilibres séculaires africains car il lui fallut casser des empires et des royaumes qui étaient peut-être des « Prusse potentielles ».

La décolonisation s’est faite trop vite

Ne craignons pas de le dire, la décolonisation qui fut imposée par le tandem Etats-Unis-Union Soviétique, s’est faite dans la précipitation et alors que les puissances coloniales n’avaient pas achevé leur entreprise de « modernisation ».

Résultat, des Etats artificiels et sans tradition politique ont été offerts à des « nomenklatura » prédatrices qui ont détourné avec régularité tant les ressources nationales que les aides internationale. Appuyées sur l’ethno-mathématique électorale qui donne automatiquement le pouvoir aux peuples dont les femmes ont eu les ventres les plus féconds, elles ont succédé aux colonisateurs, mais sans le philanthropisme de ces derniers…

Les vraies victimes de la colonisation sont les Européens

Les anciens colonisateurs n’en finissent plus de devenir « la colonie de leurs colonies » comme le disait si justement Edouard Herriot. L’Europe qui a eu une remarquable stabilité ethnique depuis plus de 20.000 ans est en effet actuellement confrontée à une exceptionnelle migration qui y a déjà changé la nature de tous les problèmes politiques, sociaux et religieux qui s’y posaient traditionnellement.

Or, l’actuelle politique de repeuplement de l’Europe est justifiée par ses concepteurs sur le mythe historique de la culpabilité coloniale. A cet égard, la chaîne Arte vient donc d’apporter sa pierre à cette gigantesque entreprise de destruction des racines ethniques de l’Europe qui porte en elle des événements qui seront telluriques.

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