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Pillage des cerveaux : le pape va-t-il dénoncer le projet de loi sur l’immigration ?

Lors de son voyage en République Démocratique du Congo, le pape François a dénoncé le pillage des ressources en Afrique :

En parlant de frein au développement et de retour au passé, il est tragique que ces lieux, et plus généralement le continent africain, souffrent encore de diverses formes d’exploitation. Il y a cette devise qui sort de l’inconscient de tant de cultures et de tant de personnes : “L’Afrique doit être exploitée”, cela est terrible ! Après le colonialisme politique, un “colonialisme économique” tout aussi asservissant s’est déchainé. Ce pays, largement pillé, ne parvient donc pas à profiter suffisamment de ses immenses ressources : on en est arrivé au paradoxe que les fruits de sa terre le rendent “étranger” à ses habitants. Le poison de la cupidité a ensanglanté ses diamants. C’est un drame devant lequel le monde économiquement plus avancé ferme souvent les yeux, les oreilles et la bouche. Mais ce pays et ce continent méritent d’être respectés et écoutés, ils méritent espace et attention : Retirez vos mains de la République Démocratique du Congo, retirez vos mains de l’Afrique ! Cessez d’étouffer l’Afrique : elle n’est pas une mine à exploiter ni une terre à dévaliser. Que l’Afrique soit protagoniste de son destin ! Que le monde se souvienne des désastres commis au cours des siècles au détriment des populations locales et qu’il n’oublie pas ce pays ni ce continent. Que l’Afrique, sourire et espérance du monde, compte davantage : qu’on en parle davantage, qu’elle ait plus de poids et de représentation parmi les nations !

Or, présenté hier en conseil des ministres, le projet de loi “immigration et intégration” du ministre de l’Intérieur prévoit notamment la création d’une carte de séjour spécifique pour les métiers en tension, au premier rang desquels ceux de la santé. Cette mesure permettra aux médecins étrangers de bénéficier plus facilement d’une carte de séjour. Une mesure qui risque de priver certains pays, en particulier ceux d’Afrique, de leurs propres soignants. Rony Brauman, cofondateur de Médecins sans frontières, dénonce :

“Au lieu de régler les problèmes de fond, on se tourne vers ce réservoir potentiel en aggravant les pénuries structurelles dont souffre le continent”.

Le nombre de visas accordés aux jeunes Africains en formation a bondi de 32,5% pour la rentrée 2020-2021, ceux d’Afrique subsaharienne de 41% sur cinq ans. Et, d’après les chiffres provisoires, la hausse s’annonce encore plus forte en 2022.

Mohamed Yousfi, président du Syndicat algérien des praticiens spécialistes de santé publique, souligne :

“Ce que fait la France pour régler le problème de ses déserts médicaux n’arrange ni l’Algérie ni aucun pays pourvoyeur”. “Si l’on ne fait rien, cette tendance va s’accélérer, comme pour le Maroc ou la Tunisie.”

Déjà, en 2021, l’Ordre des médecins tunisien a enregistré 970 départs, contre 500 à 600 habituellement.

Par ailleurs, il est douteux que le projet de loi immigration présenté par Gérald Darmanin parvienne à inverser la tendance. Au lieu de prendre des mesures « à la danoise », ce projet de loi poursuit la politique du « en même temps » en compensant l’annonce de plus d’expulsions de clandestins (une annonce dont on connait l’issue…) par celle de régularisations ciblées sur les métiers manquant de main-d’œuvre, qui finissent par accroître l’immigration.

“Grâce aux Vendéens, la Révolution a dû jeter son masque et révéler son visage de haine de Dieu et de la foi”

A l’occasion de la sortie du film Vaincre ou mourir, voici l’homélie du cardinal Sarah prononcée le 17 aout 2017, lors de son passage au Puy du Fou. Elle est toujours actuelle :

Mes Frères,

Nous offrons ce soir le sacrifice de la messe pour le repos de l’âme de tous les bénévoles du Puy du Fou décédés depuis le début de cette belle œuvre, il y a quarante ans. Par votre travail, vous tous qui êtes ici rassemblés, vous réveillez chaque soir la mémoire de ce lieu. Le château du Puy du Fou, une ruine douloureuse, abandonnée des hommes, s’élève comme un cri vers le Ciel. Entrailles ouvertes, il rappelle au monde que, face à la haine de la foi, un peuple s’est levé : le peuple de Vendée !

Mes chers amis, en donnant vie à cette ruine, tous les soirs, vous rendez vie aux morts ! Vous rendez la vie à tous ces Vendéens, morts pour leur foi, pour leurs églises et pour leurs prêtres. Votre œuvre s’élève sur cette terre comme un chant portant le souvenir des martyrs de la Vendée ! Vous faites vivre ces trois cent mille hommes, femmes et enfants, victimes de la Terreur ! Vous donnez une voix à tous ceux que l’on a voulu faire taire, parce qu’ils refusaient le mensonge et l’idéologie athée ! Vous rendez honneur à ceux que l’on a voulu noyer dans l’oubli, parce qu’ils refusaient de se laisser arracher la liberté de croire et de célébrer la messe ! Je vous le dis solennellement : votre œuvre est juste et nécessaire !

Par votre art, par vos chants, par vos prouesses techniques, vous offrez enfin une digne sépulture à tous ces martyrs que la haine révolutionnaire avait voulu laisser sans tombeau, abandonnés aux chiens et aux corbeaux ! Votre œuvre est donc bien plus qu’une œuvre simplement humaine. Elle est comme une œuvre d’Église. Votre œuvre est nécessaire ! Car nos temps semblent assoupis. Face à la dictature du relativisme, face au terrorisme de la pensée qui, à nouveau, veut arracher Dieu du cœur des enfants, nous avons besoin de retrouver la fraîcheur de l’esprit, la simplicité joyeuse et ardente de ces saintes et de ces martyrs.

« Ils n’avaient que leur chapelet, leur prière et le Sacré-Cœur cousu sur leur poitrine ! »

Quand la Révolution voulut priver les Vendéens et leurs prêtres, tout un peuple s’est levé. Face aux canons, ces pauvres n’avaient que leurs bâtons ! Face à la haine des colonnes terroristes, ils n’avaient que leur chapelet, leur prière et le Sacré-Cœur cousu sur leur poitrine !

Mes frères, les Vendéens ont tout simplement mis en pratique ce que nous enseignent les lectures de ce jour. Dieu n’est pas dans le tonnerre et les éclairs, il n’est pas dans la puissance et le bruit des armes. Il se cache dans la brise légère. Face au déferlement planifié et méthodique de la Terreur, les Vendéens savaient bien qu’ils seraient écrasés. Ils ont pourtant offert leur sacrifice au Seigneur en chantant. Ils ont été cette brise légère, brise en apparence balayée par la puissante tempête des Colonnes infernales. Mais Dieu était là. Sa puissance s’est révélée dans leur faiblesse !

Par leur sacrifice, ils ont empêché que le mensonge de l’idéologie ne règne en maître. Grâce aux Vendéens, la Révolution a dû jeter son masque et révéler son visage de haine de Dieu et de la foi. Grâce aux Vendéens, les prêtres ne sont pas devenus les esclaves serviles d’un État totalitaire, ils ont pu demeurer les libres serviteurs du Christ et de l’Église.

Les Vendéens ont entendu l’appel que le Christ nous lance dans l’Évangile de ce jour : « Confiance ! C’est moi, n’ayez pas peur ! » Alors que grondait la tempête, alors que la barque prenait l’eau de toute part, ils n’ont pas eu peur, tant ils étaient certains que, par-delà la mort, le Cœur de Jésus serait leur unique patrie !

Mes frères, nous chrétiens, nous avons besoin de cet esprit des Vendéens ! Nous avons besoin de cet exemple ! Comme eux, il nous faut quitter nos semailles et nos moissons, laisser là nos sillons, pour combattre, non pour des intérêts humains, mais pour Dieu !

Qui donc se lèvera aujourd’hui pour Dieu ? Qui osera affronter les persécuteurs modernes de l’Église ? Qui aura le courage de se lever sans autres armes que le chapelet et le Sacré-Cœur, pour affronter les colonnes de la mort de notre temps que sont le relativisme, l’indifférentisme et le mépris de Dieu ? Qui dira au monde que la seule liberté qui vaille la peine qu’on meure pour elle est la liberté de croire ?

Mes frères, comme nos frères Vendéens d’autrefois, nous sommes aujourd’hui appelés au témoignage, c’est-à-dire au martyre ! Aujourd’hui en Orient, au Pakistan, en Afrique, nos frères chrétiens meurent pour leur foi, écrasés par les colonnes de l’islamisme persécuteur.

« Nous sommes tous spirituellement des fils de la Vendée martyre ! »

Et toi, Peuple de France, toi, Peuple de Vendée, quand donc te lèveras-tu avec les armes pacifiques de la prière et de la charité pour défendre la foi ? Mes amis, le sang des martyrs coule dans vos veines, soyez-y fidèles ! Nous sommes tous spirituellement des fils de la Vendée martyre ! Même nous, Africains, qui avons reçu tant de missionnaires vendéens venus mourir chez nous pour annoncer le Christ ! Nous vous devons d’être fidèles à leur héritage !

L’âme de ces martyrs nous entoure en ce lieu. Que nous disent-ils ? Que veulent-ils nous transmettre ?

D’abord leur courage ! Quand il s’agit de Dieu, aucune compromission n’est possible ! L’honneur de Dieu ne se discute pas ! Et cela doit commencer par notre vie personnelle, de prière et d’adoration. Il est temps, mes frères, de nous révolter contre l’athéisme pratique qui asphyxie nos vies ! Prions en famille, laissons à Dieu la première place ! Une famille qui prie est une famille qui vit ! Un chrétien qui ne prie pas, qui ne sait pas laisser de place à Dieu par le silence et l’adoration, finit par mourir !

De l’exemple des Vendéens, nous devons aussi apprendre l’amour du sacerdoce. C’est parce que leurs « bons prêtres » étaient menacés qu’ils se sont révoltés. Vous, les plus jeunes, si vous voulez être fidèles à l’exemple de nos aînés, aimez vos prêtres, aimez le sacerdoce ! Vous devez vous poser la question : et moi, suis-je appelé aussi à être prêtre à la suite de tous ces bons prêtres martyrisés par la Révolution ? Aurai-je moi aussi le courage de donner toute ma vie pour le Christ et mes frères ?

Les martyrs de Vendée nous apprennent encore le sens du pardon et de la miséricorde. Face à la persécution, face à la haine, ils ont gardé au cœur le souci de la paix et du pardon. Souvenez-vous comment le chef Bonchamps fit relâcher cinq mille prisonniers quelques minutes avant de mourir. Sachons affronter la haine sans ressentiment et sans aigreur. Nous sommes l’armée du Cœur de Jésus, comme lui nous voulons être plein de douceur.

Enfin, des martyrs vendéens, il nous faut apprendre le sens de la générosité et du don gratuit. Vos ancêtres ne se sont pas battus pour leurs intérêts. Ils n’avaient rien à gagner. Ils nous donnent aujourd’hui une leçon d’humanité.

Nous vivons dans un monde marqué par la dictature de l’argent, de l’intérêt, de la richesse. La joie du don gratuit est partout méprisée et bafouée. Or, seul l’amour généreux, le don désintéressé de sa vie peut vaincre la haine de Dieu et des hommes, qui est la matrice de toute révolution.

« Tout chrétien est spirituellement un Vendéen ! »

Les Vendéens nous ont appris à résister à toutes ces révolutions. Ils nous ont montré que face aux Colonnes infernales, comme face aux camps de concentration nazis, face aux goulags communistes, comme face à la barbarie islamiste, il n’est qu’une réponse : le don de soi, de toute sa vie. Seul l’amour est vainqueur des puissances de mort !

Aujourd’hui encore, plus que jamais peut-être, les idéologues de la révolution veulent anéantir le lieu naturel du don de soi, de la générosité joyeuse et de l’amour. Je veux parler de la famille ! L’idéologie du genre, le mépris de la fécondité et de la fidélité sont les nouveaux slogans de cette révolution. Les familles sont devenues comme autant de Vendée à exterminer. On planifie méthodiquement leur disparition, comme autrefois celle de la Vendée. Ces nouveaux révolutionnaires s’inquiètent devant la générosité des familles nombreuses. Ils raillent les familles chrétiennes, car elles incarnent tout ce qu’ils haïssent. Ils sont prêts à lancer sur l’Afrique de nouvelles Colonnes infernales pour faire pression sur les familles et imposer stérilisation, avortement et contraception. L’Afrique, comme la Vendée, résistera ! Partout les familles chrétiennes doivent être les joyeux fers de lance d’une révolte contre cette nouvelle dictature de l’égoïsme !

C’est désormais dans le cœur de chaque famille, de chaque chrétien, de tout homme de bonne volonté, que doit se lever une Vendée intérieure ! Tout chrétien est spirituellement un Vendéen ! Ne laissons pas étouffer en nous le don généreux et gratuit. Sachons comme les martyrs de Vendée puiser ce don à sa source : dans le Cœur de Jésus. Prions pour qu’une puissante et joyeuse Vendée intérieure se lève dans l’Église et dans le Monde ! Amen !

Avortement : Alliance VITA déplore le vote du Sénat

Communiqué d’Alliance Vita :

Le Sénat vient d’adopter la proposition de loi qui visait à introduire un « droit » à l’avortement dans la constitution en modifiant le texte initial pour inscrire dans la constitution la “liberté de la femme” de recourir à l’IVG. Alliance VITA déplore ce vote qui ne rend service ni aux femmes ni à la démocratie. L’association dénonce l’incohérence du Sénat qui a rejeté le texte en commission et qui avait déjà repoussé une première proposition similaire en novembre 2022.

Constitutionnaliser l’IVG marquerait une rupture avec le principe de respect de la vie inscrit à l’article 16 du code civil. A titre d’exemple, on peut craindre qu’il devienne alors possible d’exiger une IVG jusqu’à son terme ou en raison du sexe, ce qui est proscrit en France et dans de nombreux pays. D’autre part, cela pourrait aboutir à remettre en question la clause de conscience des soignants et menacer encore davantage la liberté d’expression sur une question sociale et humanitaire qui demeure un douloureux tabou.

En France le nombre d’IVG reste à un niveau élevé avec 223 300 interruptions volontaires de grossesse (IVG) enregistrées en 2021 et un taux record de recours (15,5 IVG pour 1000 femmes âgées de 15 à 49 ans en 2021). En outre, alors que la France traverse des difficultés économiques, un rapport de la DREES a établi que ce sont les femmes les plus pauvres qui avortent le plus souvent (rapport 2020). L’IVG s’avère ainsi un marqueur d’inégalités sociales qui devrait alerter les pouvoirs publics.

Comment peut-on se satisfaire d’une telle situation ? Inscrire l’avortement dans la constitution serait la dernière étape vers la banalisation d’un acte qui met plusieurs vies en jeu.

« Notre société s’est progressivement détournée des détresses et des situations auxquelles peuvent être confrontées certaines femmes et ces gesticulations politiciennes occultent la réalité et empêchent la mise en place d’une véritable prévention de l’avortement et de permettre à celles qui le souhaitent de poursuivre leur grossesse. » conclut Caroline Roux, Directrice générale adjointe d’Alliance VITA.

La réforme des retraites comporte quelques injustices flagrantes

Nous avons interrogé Benoît Perrin, nouveau directeur général de Contribuables Associés :

Selon vous la réforme des retraites va-t-elle dans le bon sens ?

Aujourd’hui, 1,7 actif cotise pour un retraité. Compte tenu d’une natalité en berne, ce système n’est pas tenable à court terme, sauf à baisser drastiquement le montant des pensions (ce qui serait injuste) ou à augmenter encore davantage les cotisations sociales des actifs (ce qui serait tout aussi injuste). Pour autant, la réforme proposée par le gouvernement comporte au moins X angles morts ou plutôt X injustices flagrantes.

La première concerne la base de calcul des retraites : un fonctionnaire verra sa retraite calculée sur les 6 derniers mois, alors que ce sont les 25 dernières années qui sont prises en compte dans le privé.

La seconde repose sur le fait que les fonctionnaires doivent depuis 2005 adhérer à la RAFP (retraite additionnelle de la fonction publique). Ce fonds de pension par capitalisation est réservé aux trois fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière) et aux militaires. Depuis sa création, le régime a délivré un taux de rendement interne annualisé de 5,6% avec une pointe à 7,9% en 2021, année où l’inflation patinait encore sous les 2%. Pourquoi priver le privé de telles performances ? Dans de nombreux pays où la capitalisation a été introduite, on observe que la rentabilité annuelle moyenne des placements en actions est supérieure au « rendement » de la répartition, conditionné par la croissance de la population active et la productivité du travail. En faisant le choix de la seule répartition pour le privé, le gouvernement fait celui de continuer à voir la performance des retraites tricolores décliner par rapport aux pays de l’OCDE équipés d’un système mixte.

Enfin, troisième injustice majeure, si les principaux régimes spéciaux sont enfin supprimés, la réforme ne s’appliquera pas avant 2025 pour les agents concernés. Et ce, alors que la réforme pour le régime général démarre dès le 1er septembre prochain. Pourquoi ce traitement de faveur ?

Bruno Le Maire a récemment déclaré que le gouvernement était déterminé à faire baisser la dette publique. Faut-il le croire ?

On aimerait bien, mais notre ministre des Finances ne nous a que trop habitué au retournement de veste. Le ministre de l’Économie positionne le rétablissement des finances publiques au centre du débat après avoir pratiqué une politique inverse depuis 2017. Mais nos problèmes ne datent pas d’hier. Je rappelle que depuis 1975, pas un seul budget n’a été voté en équilibre par le Parlement français. Aujourd’hui, la dette publique officielle (sans compter la dette « hors bilan » qui tient compte notamment des paiements futurs des retraites des agents publics) atteint 2 956,8 milliards d’euros. Malgré des impôts et des taxes maintenus à des taux exorbitants, l’État dépense plus qu’il ne prélève sur les contribuables, renvoyant sur le dos des générations futures le règlement des dépenses du moment. Contribuables Associés réclame l’abandon de cette politique égoïste et dévastatrice que les dirigeants politiques de tout bord poursuivent depuis des décennies. L’État vit nettement au-dessus de nos moyens, il doit couper dans ses dépenses, traquer les gaspillages et réduire son train de vie. Le Parlement doit exiger l’équilibre budgétaire et le Gouvernement doit concrétiser les bonnes intentions affichées et lancer, sans délai, une campagne de désendettement.

Quelle réforme entreprendre sans délai ?

Il faut revoir les effectifs d’une fonction publique pléthorique. Selon les chiffres fournis par le gouvernement, les effectifs des agents publics ont progressé de 22% depuis 1997. La France compte aujourd’hui 5,7 millions agents publics, Les effectifs du secteur public – plus d’un employé sur cinq en France – sont supérieurs à la moyenne de l’OCDE ; c’est le double de l’Allemagne (11 %) et de la Suisse, où les emplois administrés représentent à peine plus de… 10 % des salariés. Et ce ne sont pas pour autant des pays du Tiers-Monde, bien au contraire… Il existe des solutions : geler les embauches de fonctionnaires et supprimer le statut général de la fonction publique, à l’exception des fonctions régaliennes. C’est l’option choisie par la plupart des grands pays européens – Espagne, Italie, Suisse, Allemagne, Royaume-Uni – qui n’accordent un statut spécial qu’à leurs fonctionnaires régaliens, ceux dont dépend la souveraineté de l’État : diplomates, militaires, policiers, et magistrats. Compte tenu de la sur-administration française, le basculement vers des contrats de droit privé et le gel de l’embauche d’agents publics, hors missions régaliennes, aurait un impact positif sur les finances de la Nation, sans dégrader la qualité du service au public.

La relance de la natalité française doit être une priorité nationale

Du député RN Christophe Bentz sur Boulevard Voltaire :

L’INSEE a récemment publié les chiffres préoccupants de la natalité française pour 2022. Les Français ont beau être maintenant près de 70 millions, jamais nous n’avions connu un tel coup de frein démographique. Avec 19.000 naissances de moins que l’année précédente, la natalité française enregistre un recul historique et un triste record depuis 1946. L’âge moyen lors du mariage a augmenté et le taux de fécondité a baissé, l’an dernier. L’âge des femmes à la première naissance a crû de près de deux ans en vingt ans. En parallèle, la mortalité augmente et le solde naturel est mécaniquement au plus bas.

Cette situation regrettable n’est pas seulement le fruit d’une mauvaise conjoncture économique qui ne rassure pas les Français, car un climat de confiance dans l’avenir est un climat propice à la natalité. Elle est aussi la conséquence de l’absence de politique familiale de la part des gouvernements successifs depuis quarante ans.

Une politique nataliste et de soutien aux familles permettrait, par ailleurs, d’équilibrer notre système de retraite et de le pérenniser sur le long terme. Dans un système de retraite par répartition, les actifs cotisent pour les inactifs. Sans une natalité dynamique, il n’y a donc pas de renouvellement des générations. C’est l’angle mort de toutes les politiques menées depuis des décennies.

Si la France avait mené une politique de relance de la natalité il y a vingt ou trente ans, le gouvernement aurait moins d’arguments bassement comptables pour tenter d’imposer par la force cette réforme des retraites totalement injuste. La natalité est le principal facteur de croissance, notamment économique. Si la France avait mené une politique nataliste il y a trente ou quarante ans, on aurait désamorcé tous les arguments de ceux qui prônent l’immigration de masse pour compenser nos carences en matière de natalité. Mieux vaut renforcer la solidarité nationale entre générations par la relance de la natalité plutôt que d’opter pour de fausses alternatives qui génèrent plus de problèmes qu’elles n’en règlent.

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Des enfants, les Français aimeraient en faire. En novembre 2020, le panel interrogé par Kantar pour l’UNAF indiquait que les Français voudraient ou auraient voulu 2,39 enfants – soit 0,58 enfant de plus que le nombre d’enfants déjà mis au monde. Ainsi donc,

« le désir d’enfant est bien supérieur à la fécondité […] Cette force du désir d’enfant signifie que si moins de familles s’agrandissent […], ce n’est pas parce qu’elles souhaitent moins d’enfants. Le désir est là, mais il ne trouve pas à s’exprimer. »

C’est au politique d’être à la hauteur de son rôle et de cet enjeu essentiel en répondant avec des choix forts d’incitation à la natalité afin de réunir des conditions favorables aux familles. Pour satisfaire le désir des femmes et l’intérêt général, il faut concilier les contraintes de la vie professionnelle et de la vie privée. Nous pouvons agir sur de nombreux leviers en soutien aux jeunes ménages afin de mieux vivre, mieux nous loger, mieux investir pour l’avenir. C’est le sens des propositions faites par Marine Le Pen lors de la campagne présidentielle – notamment réserver les allocations familiales aux familles françaises, accorder une part fiscale entière dès le deuxième enfant pour réduire les impôts, soutenir les parents isolés ou encore instaurer un prêt public à taux zéro pour les jeunes couples (dont le capital restant dû serait annulé dès la naissance du troisième enfant). Ces mesures concrètes, qui sont loin d’être exhaustives, participeraient toutes à l’épanouissement familial et, par voie de conséquence, à la prospérité nationale. Il nous faut soutenir et relancer la natalité française, cet enjeu primordial pour notre avenir ! C’est un impératif pour la France. Ce doit être une priorité nationale.

Face à la pornographie, l’Académie nationale de médecine appelle… à l’éducation à la sexualité à l’école

Dans un rapport publié le 30 janvier, l’Académie nationale de médecine appelle à repenser l’éducation à la sexualité à l’école.

Selon les données françaises de l’étude européenne Espad qui date de 2003 et porte sur un échantillon de près de 10 000 adolescents âgés de 14 à 18 ans, 80 % des garçons et 45 % des filles ont déjà eu accès à des contenus pornographiques. Un sondage Ipsos réalisé en février 2017 pour l’Observatoire de la parentalité et de l’éducation numérique sur un échantillon représentatif de 1 005 adolescents et adolescentes de 15 à 17 ans, rapportant des informations démographiques sur les jeunes consommateurs. La moitié des adolescents interrogés (53 % des garçons et 52 % des filles) a été exposée involontairement à la pornographie.

« C’est désormais la pornographie qui vient aux jeunes, et non une démarche volontaire ».

Alors pourquoi ne pas bloquer l’accès de ces sites ? L’Etat sait être réactif pour bloquer certains sites d’informations, pro-russes ou autres.

Un autre rapport publié ce 31 janvier en Angleterre alerte sur la normalisation de la violence sexuelle dans la pornographie en ligne et ses répercussions sur la jeunesse. Près de la moitié des jeunes britanniques considèrent que les filles s’attendent à de la violence dans les rapports, et 42 % qu’elles aiment cela. Le Parlement britannique débattra dans les prochains jours du projet de loi sur la sécurité en ligne, qui impose d’importantes exigences de vérification de l’âge sur les plateformes.

Extension du délai d’avortements : des problèmes liés aux foetus nés vivants, aux difficultés psychologiques…

La pratique des avortements entre 14 et 16 semaines d’aménorrhée (SA), permise depuis la loi du 2 mars 2022, ne connaît pas une réelle application sur le territoire. Cette loi était applicable dès le lendemain de sa publication, sans attente de décret d’application. Six à neuf mois après, plus de 1.000 avortements entre 14 et 16 SA ont été réalisées. Mais, comme annoncé, c’est difficile pour les médecins :

sur le plan chirurgical, il a fallu se renseigner sur les méthodes, les pinces, etc., et nous avions notre expérience des IMG [interruptions médicales], on n’a pas attendu la prolongation du délai pour savoir comment prendre en charge les interruptions de grossesse quel qu’en soit le motif au deuxième trimestre.

Le Dr Nathalie Trignol (centre d’orthogénie du CHU de Tours), coprésidente de l’Association nationale des centres d’IVG et de contraception (Ancic), a identifié les problèmes majeurs pour cette mise en pratique: ils concernent

  • le devenir du corps du foetus, l’absence de circuit formalisé, d’obsèques, de déclaration à l’état civil;
  • le fait que les foetus sont nés “vivants” pendant quelques minutes,
  • les difficultés psychologiques pour les équipes, questionnements éthiques quant au respect du corps;
  • le visuel pour les femmes;
  • la tarification de l’IVG médicamenteuse non revalorisée et la difficulté de respecter le forfait IVG normalement inextensible, sans cotation anesthésiste, sans cotation d’hospitalisation.

Les problèmes majeurs soulevés par l’IVG instrumentale avec dilatation/extraction concernent la formation des professionnels, la peur du geste, des morcellations, perforations ou hémorragies, le manque de matériel spécifique, la clause de conscience sélective entre 14 et 16 SA, le côté chronophage, l’accès au bloc, l’échoguidage qui peut être difficile à regarder, la nécessité d’une hospitalisation la veille en cas de passage au bloc tôt le matin, pour la prémédication.

“Quand la patiente expulse, on l’avertit qu’elle va voir son foetus.”

“nous le mettons dans une petite boîte (le foetus ou le sachet issu de l’aspiration dans la même boîte) et ils vont tous au même endroit”.

Ils sont ensuite “mis à l’incinération, circuit produits humains”.

Des Femen jugées pour violences, exhibition sexuelle ainsi que des faits de participation avec arme

Plus de dix ans après la manifestation de Civitas contre la dénaturation du mariage, perturbée par des excitées, un procès aura bien lieu. Le 24 janvier 2023, la Cour de cassation a rendu un arrêt concernant sept militantes Femen qui avaient été interpellées en 2012. Ayant bénéficié d’un non-lieu dans un premier temps, la cour de cassation a finalement demandé la tenue d’un procès en correctionnelle.

Les sept seront jugées pour des faits de violences, d’exhibition sexuelle ainsi que des faits de participation avec arme à un attroupement et organisation d’une manifestation non déclarée.

Le 18 novembre 2012, l’institut Civitas avait organisé une manifestation, durant laquelle un groupe de Femen était alors apparu, les seins nus et habillées en nonnes. Elles sont accusées d’avoir fait usage d’extincteurs sur les manifestants, parmi lesquels se trouvaient des enfants en poussette.

Constitutionnalisation de l’avortement : le détail des votes au Sénat

Voici le détail du scrutin d’hier soir sur l’amendement n° 1 rect. bis présenté par M. Philippe Bas, sur l’article unique de la proposition de loi constitutionnelle, adoptée par l’Assemblée nationale, visant à protéger et à garantir le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse (Consulter l’amendement). Vous pouvez féliciter les sénateurs qui ont voté contre et exprimer aux autres votre insatisfaction… Il suffit de cliquer sur leur nom dans la liste ci-dessous pour avoir leur fiche sur le site du Sénat, avec leur adresse courriel.


Analyse par groupes politiques

 

Groupe Les Républicains (145)

  • Pour : 16 – MM. Jean-Pierre Bansard, Philippe Bas, Mme Alexandra Borchio Fontimp, M. Mathieu Darnaud, Mme Patricia Demas, MM. Philippe Dominati, Gilbert Favreau, Jacques Grosperrin, Jean-Jacques Panunzi, Cyril Pellevat, Mmes Annick Petrus, Évelyne Renaud-Garabedian, Marie-Pierre Richer, M. Stéphane Sautarel, Mmes Elsa Schalck, Anne Ventalon
  • Contre : 119
  • Abstentions : 7 – M. Jérôme Bascher, Mme Valérie Boyer, MM. Laurent Burgoa, Alain Cadec, Édouard Courtial, Marc Laménie, Cédric Perrin
  • N’ont pas pris part au vote : 3 – M. Gérard Larcher, Président du Sénat, M. Roger Karoutchi, Président de séance, Mme Joëlle Garriaud-Maylam

Groupe Socialiste, Écologiste et Républicain (64)

  • Pour : 64

Groupe Union Centriste (57)

  • Pour : 17 – Mme Annick Billon, MM. Vincent Capo-Canellas, Alain Cazabonne, Bernard Delcros, Stéphane Demilly, Yves Détraigne, Mmes Brigitte Devésa, Nassimah Dindar, Élisabeth Doineau, Amel Gacquerre, MM. Jean Hingray, Laurent Lafon, Mme Valérie Létard, M. Jean-François Longeot, Mmes Daphné Ract-Madoux, Denise Saint-Pé, Dominique Vérien
  • Contre : 28
  • Abstentions : 10 – M. Vincent Delahaye, Mmes Nathalie Goulet, Jocelyne Guidez, M. Olivier Henno, Mme Sonia de La Provôté, MM. Jacques Le Nay, Pierre Louault, Mmes Évelyne Perrot, Lana Tetuanui, Sylvie Vermeillet
  • N’ont pas pris part au vote : 2 – MM. Patrick Chauvet, Jean-Pierre Moga

Groupe Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (24)

  • Pour : 21
  • Contre : 2 – MM. Jean-Baptiste Lemoyne, Alain Richard
  • Abstention : 1 – M. Abdallah Hassani

Groupe communiste républicain citoyen et écologiste (15)

  • Pour : 15

Groupe Les Indépendants – République et Territoires (14)

  • Pour : 7
  • Contre : 2 – M. Pierre Médevielle, Mme Vanina Paoli-Gagin
  • Abstentions : 4 – MM. Jean-Pierre Decool, Jean-Louis Lagourgue, Mme Colette Mélot, M. Dany Wattebled
  • N’a pas pris part au vote : 1 – M. Claude Malhuret

Groupe du Rassemblement Démocratique et Social Européen (14)

  • Pour : 13
  • Abstention : 1 – M. Jean-Noël Guérini

Groupe Écologiste – Solidarité et Territoires (12)

  • Pour : 12

Sénateurs ne figurant sur la liste d’aucun groupe (3)

  • Pour : 1 – Mme Esther Benbassa
  • Contre : 1 – M. Stéphane Ravier
  • N’a pas pris part au vote : 1 – M. Jean Louis Masson
Analyse détaillée

 

Ont voté pour

Maurice Antiste Ronan Dantec Xavier Iacovelli Cyril Pellevat
Cathy Apourceau-Poly Mathieu Darnaud Olivier Jacquin Annick Petrus
Stéphane Artano Nathalie Delattre Victoire Jasmin Marie-Laure Phinera-Horth
Viviane Artigalas Bernard Delcros Éric Jeansannetas Sebastien Pla
Éliane Assassi Patricia Demas Patrice Joly Raymonde Poncet Monge
David Assouline Stéphane Demilly Bernard Jomier Émilienne Poumirol
Jérémy Bacchi Michel Dennemont Gisèle Jourda Angèle Préville
Jean-Pierre Bansard Yves Détraigne Patrick Kanner Daphné Ract-Madoux
Julien Bargeton Brigitte Devésa Éric Kerrouche Didier Rambaud
Philippe Bas Gilbert-Luc Devinaz Mikaele Kulimoetoke Claude Raynal
Guy Benarroche Nassimah Dindar Marie-Pierre de La Gontrie Christian Redon-Sarrazy
Esther Benbassa Élisabeth Doineau Joël Labbé Évelyne Renaud-Garabedian
Joël Bigot Philippe Dominati Laurent Lafon Jean-Claude Requier
Christian Bilhac Thomas Dossus Gérard Lahellec Marie-Pierre Richer
Annick Billon Jérôme Durain Pierre Laurent Sylvie Robert
Florence Blatrix Contat Nicole Duranton Jean-Yves Leconte Gilbert Roger
Éric Bocquet Vincent Éblé Annie Le Houerou Teva Rohfritsch
Nicole Bonnefoy Frédérique Espagnac Valérie Létard Laurence Rossignol
Alexandra Borchio Fontimp Gilbert Favreau Martin Lévrier Jean-Yves Roux
Denis Bouad Rémi Féraud Marie-Noëlle Lienemann Denise Saint-Pé
Hussein Bourgi Corinne Féret Jean-François Longeot Daniel Salmon
Daniel Breuiller Jacques Fernique Jean-Jacques Lozach Stéphane Sautarel
Isabelle Briquet Bernard Fialaire Monique Lubin Pascal Savoldelli
Céline Brulin Jean-Luc Fichet Victorin Lurel Elsa Schalck
Bernard Buis Martine Filleul Jacques-Bernard Magner Patricia Schillinger
Henri Cabanel Amel Gacquerre Alain Marc Lucien Stanzione
Vincent Capo-Canellas André Gattolin Frédéric Marchand Jean-Pierre Sueur
Emmanuel Capus Fabien Gay Monique de Marco Rachid Temal
Rémi Cardon Hervé Gillé Didier Marie Dominique Théophile
Marie-Arlette Carlotti Éric Gold Franck Menonville Jean-Claude Tissot
Maryse Carrère Guillaume Gontard Serge Mérillou Jean-Marc Todeschini
Alain Cazabonne Jean-Pierre Grand Michelle Meunier Mickaël Vallet
Samantha Cazebonne Michelle Gréaume Jean-Jacques Michau André Vallini
Yan Chantrel Jacques Grosperrin Thani Mohamed Soilihi Sabine Van Heghe
Daniel Chasseing Joël Guerriau Marie-Pierre Monier Marie-Claude Varaillas
Laurence Cohen Véronique Guillotin Franck Montaugé Yannick Vaugrenard
Catherine Conconne André Guiol Pierre Ouzoulias Anne Ventalon
Hélène Conway-Mouret Laurence Harribey Guylène Pantel Dominique Vérien
Jean-Pierre Corbisez Nadège Havet Jean-Jacques Panunzi Pierre-Jean Verzelen
Thierry Cozic Ludovic Haye Paul Toussaint Parigi Mélanie Vogel
Cécile Cukierman Jean Hingray Georges Patient
Michel Dagbert Jean-Michel Houllegatte François Patriat

 

Ont voté contre

Pascal Allizard Marta de Cidrac Annick Jacquemet Laurence Muller-Bronn
Jean-Claude Anglars Olivier Cigolotti Micheline Jacques Louis-Jean de Nicolaÿ
Jean-Michel Arnaud Pierre Cuypers Jean-Marie Janssens Sylviane Noël
Serge Babary Laure Darcos Else Joseph Claude Nougein
Jean Bacci Marc-Philippe Daubresse Muriel Jourda Olivier Paccaud
Arnaud Bazin Véronique Del Fabro Alain Joyandet Vanina Paoli-Gagin
Arnaud de Belenet Annie Delmont-Koropoulis Claude Kern Philippe Paul
Bruno Belin Catherine Deroche Christian Klinger Philippe Pemezec
Nadine Bellurot Chantal Deseyne Florence Lassarade Stéphane Piednoir
Catherine Belrhiti Catherine Di Folco Michel Laugier Kristina Pluchet
Martine Berthet Sabine Drexler Daniel Laurent Gérard Poadja
Étienne Blanc Alain Duffourg Christine Lavarde Rémy Pointereau
Jean-Baptiste Blanc Catherine Dumas Antoine Lefèvre Sophie Primas
Christine Bonfanti-Dossat Françoise Dumont Dominique de Legge Jean-Paul Prince
François Bonhomme Laurent Duplomb Ronan Le Gleut Catherine Procaccia
François Bonneau Dominique Estrosi Sassone Jean-Baptiste Lemoyne Frédérique Puissat
Bernard Bonne Jacqueline Eustache-Brinio Henri Leroy Isabelle Raimond-Pavero
Philippe Bonnecarrère Françoise Férat Stéphane Le Rudulier Jean-François Rapin
Michel Bonnus Philippe Folliot Pierre-Antoine Levi Stéphane Ravier
Gilbert Bouchet Bernard Fournier Brigitte Lherbier Damien Regnard
Céline Boulay-Espéronnier Christophe-André Frassa Anne-Catherine Loisier André Reichardt
Yves Bouloux Pierre Frogier Gérard Longuet Bruno Retailleau
Toine Bourrat Laurence Garnier Vivette Lopez Alain Richard
Jean-Marc Boyer Françoise Gatel Viviane Malet Olivier Rietmann
Max Brisson Fabien Genet Didier Mandelli Bruno Rojouan
François-Noël Buffet Frédérique Gerbaud Hervé Marseille Hugues Saury
Olivier Cadic Béatrice Gosselin Pascal Martin René-Paul Savary
François Calvet Sylvie Goy-Chavent Hervé Maurey Michel Savin
Christian Cambon Daniel Gremillet Pierre Médevielle Vincent Segouin
Agnès Canayer Pascale Gruny Thierry Meignen Bruno Sido
Michel Canévet Charles Guené Marie Mercier Jean Sol
Jean-Noël Cardoux Daniel Gueret Sébastien Meurant Nadia Sollogoub
Anne Chain-Larché Loïc Hervé Brigitte Micouleau Laurent Somon
Patrick Chaize Christine Herzog Alain Milon Philippe Tabarot
Pierre Charon Alain Houpert Jean-Marie Mizzon Claudine Thomas
Alain Chatillon Jean-Raymond Hugonet Albéric de Montgolfier Jean-Marie Vanlerenberghe
Marie-Christine Chauvin Jean-François Husson Catherine Morin-Desailly Cédric Vial
Guillaume Chevrollier Corinne Imbert Philippe Mouiller Jean Pierre Vogel

Abstentions

Jérôme Bascher Vincent Delahaye Sonia de La Provôté Cédric Perrin
Valérie Boyer Nathalie Goulet Jean-Louis Lagourgue Évelyne Perrot
Laurent Burgoa Jean-Noël Guérini Marc Laménie Lana Tetuanui
Alain Cadec Jocelyne Guidez Jacques Le Nay Sylvie Vermeillet
Édouard Courtial Abdallah Hassani Pierre Louault Dany Wattebled
Jean-Pierre Decool Olivier Henno Colette Mélot

 

N’ont pas pris part au vote

Gérard Larcher, Président du Sénat Patrick Chauvet Claude Malhuret Jean-Pierre Moga
Roger Karoutchi, Président de séance Joëlle Garriaud-Maylam Jean Louis Massons

Les aveux de Martin Blachier sur toutes les erreurs commises pendant la crise du Covid

Extrait tiré de l’émission «L’Heure des Pros», diffusée le 30 Janvier 2023 sur CNews :

Avec Télérama, pas facile de savoir si un film a du succès

Pour Télérama, 87 000 entrées dans 188 salles en première semaine, c’est tout juste “correct” :

Pour le même magazine, 79 000 entrées dans 187 salles, c’est “le meilleur lancement de la semaine“.

Et ils osent encore se prétendre journalistes…

Avec Eric Ciotti et Laurent Wauquiez, le combat des valeurs et de la droite est très mal parti

Eric Ciotti vient de se prononcer clairement et sans la moindre hésitation pour l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution. Il soutient notamment l’amendement de Philippe Bas:

En Haute-Loire, les deux députés LR, Isabelle Valentin et Jean-Pierre Vigier, tous les deux très proches de Laurent Wauquiez, lui-même d’ailleurs suppléant de la première, ont tous les deux voté à l’assemblée nationale pour cette inscription dans la Constitution. Les députés LR présents pour le vote étaient 22 sur 62. Il fallait donc être motivé et convaincu pour faire partie des 13 ayant voté pour…

Voir l’analyse du scrutin ici.

Enfin, dans un autre registre, Valeurs actuelles vient de révéler que le conseil régional d’Auvergne Rhône Alpes, présidé par Laurent Wauquiez, subventionnait l’association immigrationniste Viltaïs :

Si le projet Horizon ne verra pas le jour à Callac, le projet Viltaïs reste à l’ordre du jour. L’association compte installer plusieurs familles de réfugiés en 2023 et bénéficie de grasses subventions publiques pour mener à bien la répartition des migrants sur le territoire (…)

Si l’association peut mener à bien des projets aussi coûteux, c’est qu’elle bénéficie d’une très généreuse aide de l’État. En 2020, elle a reçu plus de 8,5 millions d’euros pour gérer ses centres d’asile, accueillir et accompagner des réfugiés ou s’occuper de l’intégration de mineurs non accompagnés (MNA). Lesdits financements publics ont triplé de 2014 à 2019 et proviennent majoritairement de l’État dans le cadre d’aides et dispositifs de soutien comme les centres d’accueil des demandeurs d’asile (Cada) et les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS).

L’association jouit également de subventions octroyées par les collectivités territoriales. Outre la région Auvergne-Rhône-Alpes, la commune de Moulins, où siège Viltaïs, a versé 60 000 euros en décembre 2021 et 10 900 euros trois mois plus tard. La ville est tenue par le maire Les Républicains Pierre-André Périssol, ancien ministre d’Alain Juppé. Au total, Viltaïs dispose d’un budget de 18 millions d’euros, en grande partie issu des subventions publiques

Quand LCI débat tranquillement du plan ukrainien de “remigration” des populations russes

Inutile de préciser que la même discussion sur certaines peuplades vivant en France est impensable sur cette même chaîne TV :

En 2024, la croissance économique de la Russie devrait dépasser celle de la zone euro (FMI)

Et pendant ce temps-là, la crise économique menace la France avec l’explosion du prix de l’énergie et une inflation difficilement maîtrisée par Bruno Le Maire qui disait en mars 2022 : “Nous allons provoquer l’effondrement de l’économie russe”. Quel visionnaire !

Alors que l’Europe souffre des conséquences de la rupture avec Moscou depuis l’invasion de l’Ukraine le 24 février 20222, l’économie russe fléchit mais tient le choc. Malgré les sanctions occidentales mises en place depuis près d’un an, l’économie russe ne s’est pas effondrée. Selon un rapport du Fonds monétaire international (FMI), publié le 31 janvier, la Russie est certes tombée en récession l’an dernier mais la baisse de PIB est relativement modeste (-2,2%), loin des prévisions du FMI  réalisées au printemps 2022 qui anticipaient une chute de 8,5 % du PIB russe en 2022. Surtout, l’économie russe ne devrait pas tomber plus bas et repartir à la hausse avec une petite progression de 0,3% en 2023 (soit légèrement en-dessous des perspectives de croissance pour la zone euro établies à +0,7% en 2023) puis d’une hausse de 2,3% en 2024. Une croissance qui serait alors meilleure que celle de la zone euro qui remontera seulement de 1,6% d’après le FMI. [source :  La Tribune]

Le Sénat, majoritairement à droite, vote pour inscrire l’avortement dans la Constitution

Le Sénat s’est prononcé mercredi 1er février, par 166 voix contre 152, pour inscrire dans la Constitution la « liberté de la femme » de recourir à l’avortement, une formulation différente du texte voté à l’Assemblée.

Ce texte doit maintenant retourner à l’Assemblée nationale. Il vise à compléter l’article 34 de la Constitution avec cette formule :

« La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce la liberté de la femme de mettre fin à sa grossesse. »

A la place de liberté, l’Assemblée avait parlé de droit.

Le changement de formulation entrepris par le sénateur Philippe Bas (Les Républicains), substituant la notion de liberté à celle de droit, a manifestement permis l’adoption du texte, qui avait été rejeté lors de son examen en commission. Il a manifestement oeuvré en faveur de la culture de mort en permettant l’adoption du texte par le Sénat, qui avait rejeté un texte similaire il y a plusieurs semaines.

Plusieurs sénatrices de gauche ont salué son adoption, qualifiée d’« historique », comme Mélanie Vogel :

« C’est une victoire historique ! (…) Il n’y a plus de débat sur la nécessité de le faire, seulement des discussions à poursuivre sur comment le rédiger ».

Un rejet pur et simple du texte par le Sénat l’aurait enterré. Une proposition de loi constitutionnelle doit être votée dans les mêmes termes par les deux chambres, puis soumise à référendum pour être adoptée définitivement.

Après l’attentat contre Lénine, la Terreur rouge illustre la filiation entre la Révolution française et la révolution bolchevique

Claude Quétel, auteur du livre Crois ou meurs ! Histoire incorrecte de la Révolution Française répond aux questions de France catholique :

La Terreur a-t-elle été la matrice des totalitarismes ?

Claude Quétel : Pour ce qui est du communisme, la parenté est claire et bien établie : la Russie des bolcheviks et, avant elle, la Russie des intellectuels de gauche du début du XXe siècle, vouent un véritable culte à une Révolution française très idéalisée. Ils s’en emparent pour légitimer intellectuellement et historiquement leur propre révolution. Les bolcheviks se considèrent comme les nouveaux jacobins ! Après l’attentat contre Lénine du 30 août 1918, la proclamation de la «  Terreur rouge  » illustre la filiation entre la Révolution française et la révolution bolchevique.

Qu’en est-il des autres totalitarismes : fascisme et nazisme ?

La filiation est moins apparente car on imagine mal un Mussolini ou un Hitler se réclamer d’une Révolution dont le maître mot était le mythique «  Liberté, Égalité, Fraternité  ». Pour autant, on peut identifier un point commun : la Révolution française, tout comme ces régimes, proclame «  l’homme nouveau  », c’est-à-dire l’homme régénéré par la Révolution.

À quoi ressemble cet homme nouveau selon la Révolution ?

Pour le discours jacobin, il est l’homme pétri des Lumières, de l’égalitarisme, de la liberté, des Droits de l’homme… Cette idée provient directement de la philosophie des Lumières, prémisse de la Révolution, qui véhiculait une utopie égalitariste. Mais quand on en arrive à Robespierre, cette notion se radicalise et l’homme nouveau devient l’homme de la vertu révolutionnaire. L’homme nouveau ne surgit jamais par hasard, il n’y a pas de génération spontanée : la notion conduit directement au totalitarisme, puisque l’homme nouveau ne peut être forgé que par un appareil totalitaire.

Doit-on faire la part des choses entre Révolution d’un côté et Terreur de l’autre ou, comme le disait Clemenceau, considérer qu’il s’agit d’un bloc ?

Clemenceau affirme certes que la Révolution est un «  bloc  », mais dans son esprit, c’est un bloc qu’il faut accepter. Quant aux historiens «  orthodoxes  » de la Révolution, ceux des manuels scolaires, ils ne veulent retenir de la Terreur que de rares journées de violence. Mais tout a été violence ! 1793 n’est que l’aboutissement logique des années qui précèdent. On a fait de l’Assemblée constituante (1789-1791) le «  bon élève  » qui forge la France nouvelle, qui proclame les Droits de l’homme… Mais cette Assemblée, bien avant la Convention, est une foire d’empoigne où les députés ne parlent que sous la pression d’une foule politisée qui les insulte et menace de mort les «  monarchiens  », ces députés qui défendent l’idée d’une monarchie constitutionnelle. Les modérés finissent par ne plus oser se rendre à l’Assemblée, où il ne reste que les extrémistes… Aujourd’hui, ces historiens en sont à pratiquement défendre la Terreur elle-même, à la réhabiliter, à la relativiser, en disant par exemple qu’elle n’est que la conséquence de la guerre civile et de la lutte contre les contre-révolutionnaires.

Ce n’est pas l’avortement, mais bien la natalité qui est menacée

Lors de l’examen de la proposition de loi constitutionnelle pour introduire l’avortement dans la Constitution, ce soir, le sénateur Reconquête ! Stéphane Ravier a déposé une motion de censure qu’il a été seul à voter.

Quand Reynald Secher défendait la réalité du génocide vendéen à la télévision

En 1986, Reynald Secher était invité de l’émission Apostrophes pour son livre Le génocide franco-français : La Vendée-Vengé. De la 23e à la 40e minute environ :

“Les vaccins causent un niveau de préjudice sans précédent”

Le professeur Retsef Levi, expert en analyse de la sécurité des médicaments, appelle à la suspension immédiate de tous les vaccins à ARNm anti Covid-19 :

« Ils devraient cesser car ils causent un niveau de préjudice sans précédent, notamment la mort de jeunes et d’enfants »

Il ajoute que ce vaccin d’ARNm est « le produit médical le plus nocif de tous les temps » et « le produit médical le plus inefficace de tous les temps »

Il a 30 années d’expérience dans l’analyse des données dans le cadre de l’étude des risques dans l’une des universités les plus prestigieuses du monde, le MIT.

En Israël, il a détecté une augmentation de 25% des myocardites chez les 16-39 ans pour la première moitié de 2021, ce qui correspond au début de la vaccination.

Stefan Homburg, professeur à l’université Leibniz de Hanovre, constate que les statistiques officielles allemandes montrent une

« baisse des naissances depuis janvier 2022, neuf mois après le début de la vaccination des jeunes adultes ».

« En octobre 2022, les données les plus récentes, les taux de natalité n’avaient pas récupéré »

Cette chute soudaine ne peut pas être expliquée par un changement naturel ou un changement progressif dû aux changements d’état d’esprit.

L’an dernier, une étude menée par l’Institut fédéral de recherche sur la population, une agence officielle du gouvernement allemand, avait déjà conclu qu’« il existe une forte association entre le début des programmes de vaccination et le déclin de la fertilité neuf mois après » en Allemagne et en Suède : 10% en Suède, 14% en Allemagne.

80 ans de mariage

Jamais une union n’avait duré aussi longtemps en Belgique : Maria Angelina Haeseldonckx (97 ans) et Eduard Cuyvers (99 ans) sont les premiers à célébrer les noces de chêne.

Ils ont 4 enfants, 18 arrière-petits-enfants et un arrière-arrière-petit-enfant.

Agés respectivement de 18 ans à peine pour elle et lui de 20 ans, ils se sont mariés en 1943 durant la guerre, alors qu’elle était enceinte.