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La destruction des fondations morales de l’Occident a été accomplie par des politiciens qui ont utilisé l’argument du “moindre mal”

« Prenez garde, restez éveillés : car vous ne savez pas quand ce sera le moment » (Mc 13,33). Cette parole du Christ, l’avons-nous trop entendue ? Michael D. O’Brien, auteur du roman le Père Elijah, propose quelques réflexions sur l’Apocalypse et les épreuves que l’Eglise doit affronter dans les derniers temps qui sont les nôtres. Il appelle les catholiques à rester fermes dans la foi, à refuser le compromis et le “moindre mal” :

Comment avons-nous perdu dans cette nation tellement de nos batailles pour la vérité ? Nous les avons presque toutes perdues parce que des hommes fondamentalement de bonne volonté ont succombé à une fausse interprétation du principe du “moindre mal”. Ils se croyaient de bonnes personnes et en tant que telles ne devaient pas perdre leur siège au parlement ou perdre leur voix dans les sphères d’influence où ils se trouvaient. Ils étaient convaincus que le compromis était la seule manière de préserver des morceaux de bien. Ils comptaient bien trop sur la stratégie et bien insuffisamment sur la grâce. Ils ne voulaient pas être ce que le prophète Siméon a appelé “un signe de contradiction”. Ils ne pouvaient pas supporter d’être des signes qui seraient rejetés. Ils se sont convaincus d’être des réalistes et en sont venus à croire que ceux qui tenaient fermes sur les principes étaient des idéalistes voués à l’échec.

Et c’est toujours la même histoire : du sommet au bas de cette société, érosion, érosion, érosion !

La destruction des fondations morales de l’Occident a été accomplie pratiquement sans résistances par de tels politiciens. Ils ont utilisé l’argument du “moindre mal” pour s’exonérer alors qu’ils votaient des lois immorales, arguant que leurs compromis évitaient de grands maux. C’est le moyen par lequel la révolution socio-sexuelle s’est progressivement imposée, contournant la conscience avec un argument apparemment “moral”. Il manquait à de tels politiciens une compréhension correcte de l’usage légitime du “moindre mal” et ils n’ont pas réussi à résister avec courage.

 

Saint-Etienne : les églises priées de fermer leurs portes en dehors des offices

A la suite de divers signalements, dont un émane du vicaire général, le curé de Saint-Etienne conseille de tenir les paroisses fermées en dehors des temps de célébration ou de permanence pour les confessions durant les prochaines semaines.

La raison de cette préconisation est liée à la présence d’une quarantaine d’immigrés à Saint-Etienne. Un message circulerait indiquant qu’ils seraient pris en charge par des « membres de la jeunesse communistes extérieurs à la ville» qui les inciteraient à squatter des lieux de culte. Alors, pour éviter tout intrusion, il est conseillé, au sein du clergé, de tenir les portes des églises fermées. Ce tour de vis a d’ailleurs été précipité par deux incidents. L’un à l’église de la Nativité et l’autre à la Grande église.

Les murs et les fondations de Notre-Dame ont survécu : symbole des murs porteurs de notre civilisation

Marion Maréchal participe à Yalta à un forum économique. Elle a notamment évoqué l’incendie de Notre-Dame de Paris :

Incendie à Notre-Dame : l’hypothèse d’un « bug informatique »…

Monseigneur Patrick Chauvet, recteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, a évoqué l’hypothèse d’un « bug informatique ». Le système informatique, installé sous la responsabilité du Centre des monuments nationaux, aurait désigné de manière erronée un départ de feu sur le toit de la sacristie, provoquant la première vérification, à 18 h 20, d’une équipe de la cathédrale qui n’aurait évidemment rien trouvé sur place alors que le feu avait déjà pris ailleurs, probablement dans la base de la charpente de la flèche. Ce serait un second contrôle du personnel de la cathédrale, pris de doute, qui aurait constaté à 18 h 40 que la charpente était en feu : 20 ou 25 minutes cruciales auraient dont été perdues à cause de ce bug informatique. Il semblerait que d’autres bugs de ce type aient été signalés par le personnel au Centre des monuments nationaux sans provoquer de réaction de sa part.

Voici des informations provenant de sources internes à la cathédrale :

 

c’est arrivé un 20 avril…

« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)

« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir.”» (Maréchal Foch)

Alors rappelons-nous :

  • le 20 avril : saints du jour français ou en France.
    • St Marcellin, premier évêque d’Embrun († 374)

À Embrun dans les Alpes, vers 374, saint Marcellin, premier évêque de cette ville. Venu d’Afrique, il convertit à la foi du Christ la plus grande partie des Alpes maritimes et fut ordonné pour ce siège par saint Eusèbe de Verceil.

  • St Marcien, moine. († v. 488)

À Auxerre, vers 488, saint Marcien, moine.

  • St Giraud de Salles, chanoine puis ermite († 1120)

Au monastère de Chatellerault en Poitou, l’an 1120, le bienheureux Giraud de Salles, qui, de chanoine pauvre, se fit ermite beaucoup plus pauvre, partisan de la pénitence la plus grande. Il enflamma beaucoup de gens de l’amour de Dieu ou en attira beaucoup au désert, et fonda enfin un grand nombre de maisons de chanoines réguliers.

  • Bx Michel Coquelet, prêtre OMI et martyr (1931-1961)

(*Wignehies, France, 18 août 1931 – † Sop Xieng, Laos, 20 avril 1961)

Michel Coquelet naît le 18 août 1931 à Wignehies, dans l’archidiocèse de Cambrai en France. Il grandira dans le diocèse d’Orléans, puis retourne dans son diocèse d’origine pour achever ses études au Petit Séminaire de Solesmes. En 1948, il est admis au noviciat des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée à La Brosse-Montceaux, puis au scolasticat de Solignac. De son service militaire aux confins du Sahara, il rapporte une véritable passion pour le soin des malades.

Ordonné prêtre le 19 février 1956, il est envoyé l’année suivante à la Mission du Laos. Ses quatre années d’apostolat furent une dure épreuve : dans la montagne, il fut affecté à des villages de néophytes dont la formation chrétienne laissait fort à désirer. Le journal de la mission montre sa souffrance de missionnaire, mais aussi son grand esprit de foi, teinté d’un humour qui était un des traits attachants de son caractère. Il se fit tout à tous, avec le souci d’aller vers les plus pauvres, de visiter les villages, de soigner les malades, et surtout d’annoncer l’Evangile…

Le 20 avril 1961, il est en tournée au service des malades. Les soldats de la rébellion lui tendent un guet-apens à Ban Sop Xieng. Il est tué au bord de la route. Son corps sera jeté dans le torrent, qui irrigue cette terre laotienne où il avait semé avec patience et amour la Parole de Dieu. Ses ‘Kmhmu’ ne l’ont jamais oublié.

Michel Coquelet fait partie des 17 martyrs béatifiés, en un seul groupe, à Vientiane, capitale du Laos, le 11 décembre 2016. Cette célébration a été présidée par le cardinal philippin Orlando Quevedo, oblat de Marie Immaculée (OMI) et archevêque de Cotabato, envoyé au Laos comme représentant personnel du pape François.

  • le 20 avril 1233 : création de l’Inquisition par la bulle Ille humani generis.

L’Inquisition est un tribunal ecclésiastique relevant du seul Saint-Siège, pour poursuivre les hérétiques. Les inquisiteurs se recrutent dans les ordres prêcheurs, Dominicains et Franciscains. La Sacrée Congrégation pour la doctrine de la Foi en est l’héritière.

Jean Sévillia dans son livre Historiquement correct, aux éditions Perrin rappelle ce qu’est l’Inquisition, faisant le vrai bilan des condamnations et surtout expliquant en quoi les Inquisitions romaine, espagnole et médiévale n’ont rien en commun. Cette dernière est une institution d’Eglise qui dépend du Pape ainsi que les inquisiteurs. Certains sont d’ailleurs sanctionnés voir condamnés à la prison à vie, comme Robert le Bougre dans le nord de la France. Sévillia souligne combien cette justice est procédurière, méthodique et bien plus modérée que la justice civile de l’époque qui ne s’embarrasse pas du droit des accusés. Il affirme même que l’Inquisition est vécue comme une délivrance. Les hérétiques sont considérés comme dangereux pour et par la société. A l’époque l’hérésie est considérée par tous comme un crime.

Des avancées judiciaires de l’Inquisition existent encore aujourd’hui. Ce sont, par exemple, les inquisiteurs qui mettent en place le système du jury pour délibérer de la sentence donnée au jugement. En France, après l’extinction de l’hérésie l’inquisition perd sa raison d’être et la justice d’Etat prend le pas. Ce n’est pas le cas en Espagne.

  • le 20 avril 1314 : décès du pape Clément V.

Bertrand de Got prend le nom de Clément V. Il est le premier des sept papes qui siègent à Avignon entre 1305 et 1377. Il s’installe d’abord à Carpentras. Clément V est passé dans l’histoire pour avoir ordonné la suppression de l’ordre des Templiers et pour avoir, en 1309, déplacé le Saint-Siège à Avignon, toujours sous la pression du Roi de France.

  • le 20 avril 1534 : premier départ de Jacques Cartier pour trouver la route nord des Indes.

Parti de Saint-Malo pour les Indes avec deux navires, Jacques Cartier, qui cherche la route Nord pour les atteindre sans passer par la longue route Sud, découvre le Canada et le Labrador. Il bénéficie du soutien de François Ier pour son voyage. Le Roi lui a accordé une « Commission» qui lui a permis d’armer navires et équipages aux frais du souverain.

Carte du premier voyage de Jacques Cartier.

  • le 20 avril 1744 : bataille de Villafranca, (aujourd’hui Villefranche-sur-Mer).

Dans le cadre de la guerre de Succession d’Autriche, la France et l’Espagne sont opposées aux Britanniques et aux Sardes. Les armées franco-espagnoles ayant traversées le Var, le 1er avril, en vue de s’emparer du comté de Nice, livrent une bataille à Villafranca. Deux jours, les Anglo-Sardes quittent la ville à cause de leurs trop grandes pertes humaines. Les Franco-espagnols s’emparent du comté du Nice, qui va passer de main en main jusqu’à 1860 date de la seconde annexion française.

  • le 20 avril 1792 : lecture du Rapport Condorcet à l’Assemblée constituante.

Ce rapport porte sur l’organisation générale de l’instruction publique, il est rédigé par un homme, qui envisage la possibilité technique de choisir le sexe de l’enfant et qui prône ouvertement la sélection des individus en fonction de leur santé à la naissance.

  • le 20 avril 1792 : Louis XVI déclare la guerre à l’Autriche.

Contraint par l’Assemblée, affaibli par l’échec de la fuite de Varennes de juin 1791, le Roi signe la déclaration de guerre à l’Autriche et la Prusse. La première coalition commence et va accélérer la chute du Roi.

  • le 21 avril 1795: paix de la Mabilais.

Ce traité n’est signé que par une poignée d’officiers supérieurs que ne représentent pas tous les capitaines de paroisses. Des deux côtés il est évident qu’il ne sera pas respecté.

  • le 20 avril 1801 : Pierre Robinault de Saint-Régeant et François Carbon sont guillotinés.

Condamnés pour avoir organisé l’attentat de la rue St-Nicaise contre Bonaparte, ils ont été revêtus de la chemise rouge des parricides.

  • le 20 avril 1814 : adieux de Napoléon à la Garde impériale.

La cérémonie a lieu dans la cour du cheval blanc du château de Fontainebleau. L’empereur part pour l’île d’Elbe.

  • le 20 avril 1825 : une loi punit de travaux forcés toute personne ayant commis un sacrilège.

L’Eglise catholique a recouvré le droit d’enseigner, l’élan de rechristianisation du pays se manifeste aussi par une évolution des lois. Cette loi fait d’un vol dans une Eglise ou de la profanation des hosties, un sacrilège. La loi humaine se met en accord avec la loi divine.

  • le 20 avril 1828: l’explorateur René Caillié entre à Tombouctou.

Il est le premier non-musulman à revenir de la ville, alors tenue par les Peuls. Tombouctou est une cité recluse vis-à-vis de l’Occident. C’est attiré par le prix de 10 000 francs offert par la Société de Géographie au premier européen atteignant Tombouctou, ville interdite aux chrétiens, qu’il se lance dans l’expédition. Il y entre le 20 avril 1828, déguisé en musulman. Il est accueilli triomphalement à Paris, le 5 décembre 1828 (cf. la chronique du jour), par la Société de Géographie. Son célèbre récit de voyage fait ensuite beaucoup de bruit en Europe.

  • le 20 avril 1868 : naissance de Charles Maurras.

Journaliste, essayiste, homme politique et poète français, membre de l’académie française ses écrits marquent la fin du XIXème et toute la première moitié du XXème siècle. A la fin de sa vie il se convertit à la foi catholique.

  • le 20 avril 1884 : le pape Léon XIII publie l’encyclique Humanum genus qui condamne la maçonnerie.

Le pape y résume et rappelle toutes les condamnations de la maçonnerie faites par ses prédécesseurs.

Dans L’Église et les libertés (Editions Nouvelle librairie nationale, page 66) le RP. Dom BESSE commente ainsi l’encyclique en 1913:

« Nous n’avons rien d’aussi complet sur la Maçonnerie et les Sociétés Secrètes. Le dessein qu’elles poursuivent est défini en ces termes : « Il s’agit pour les Francs-Maçons — et tous leurs efforts tendent à ce but — il s’agit de détruire de fond en comble toute la discipline religieuse et sociale, qui est née des institutions chrétiennes, et de lui en substituer une nouvelle, façonnée à leurs idées, et dont les principes fondamentaux et les lois sont empruntés au naturalisme. »

On y retrouve dans son ensemble le plan des hommes de la révolution. Les Francs-Maçons en poursuivent l’exécution, article par article, avec une méthode rigoureuse. Rien ne les arrête. Leur action publique se rattache à une école, où tout est prévu. Ils ont un système politique à eux. C’est celui de Rousseau et des Encyclopédistes: « Voici quels sont en cette matière les dogmes des naturalistes: les hommes sont égaux en droit; tous, et à tous les points de vue, sont d’égale condition. Étant tous libres par nature, aucun d’eux n’a le droit de commander à un de ses semblables, et c’est faire violence aux hommes que de prétendre les soumettre à une autorité quelconque, à moins que cette autorité ne procède d’eux-mêmes. Tout pouvoir est dans le peuple libre; ceux qui exercent le commandement n’en sont les détenteurs que par le mandat ou par la concession du peuple; de telle sorte que, si la volonté du peuple change, il faut dépouiller de leur autorité les chefs de l’État, même malgré eux… En outre, l’État doit être athée. »

On reconnaît là le programme démocratique de la Révolution, que la Maçonnerie a imposé à diverses nations. Le type qui le réalise le mieux est sans aucun doute la République française. »

Un peu avant il écrit page 62 :

 

« Ces sectes ne fonctionnaient pas seulement en France. Les provinces rhénanes, la Bavière, les Pays- Bas, l’Espagne et l’Italie avaient eu les leurs. Elles furent partout l’armée occulte et disciplinée de la révolution, menant contre l’Église catholique une campagne acharnée. Ceux qui négligent ce facteur des événements s’exposent à ne rien comprendre dans notre histoire contemporaine.

Sur ce point, comme sur beaucoup d’autres, les Papes parlèrent en précurseurs. Les dangers qu’ils dénoncèrent les premiers menaçaient la société civile autant que la société religieuse.

Les chefs d’État feignirent de ne point écouter leurs avis. Cette légèreté devait leur coûter cher. Le premier document antimaçonnique émanant du Saint-Siège porte la date du 28 avril 1738. Il est de Clément XII. Le secret absolu, dans lequel cette secte s’enveloppe, lui paraît être pour les gouvernements très dangereux; car, si l’on tient tant à se cacher, c’est évidemment pour faire du mal. On veut le faire en toute sécurité. En conséquence, il interdit, sous peine d’excommunication, aux fidèles de s’agréger à ces sociétés occultes. Benoît XIV renouvela cette défense, le 16 mars 1751.

Pie VII et Léon XII revinrent à la charge. Ils visaient plus spécialement les sociétés connues en Italie sous le nom de Charbonnerie. Leurs membres se nommaient Carbonari. »

  • le 20 avril 1887 : affaire Schnaebelé.

Le général Boulanger a décidé de lancer l’espionnage en Alsace occupée par les Prussiens. Un commissaire de police français est enlevé par des policiers allemands ; ce qui mène les deux pays au bord de la guerre.

  • le 20 avril 1948 : au fort de Montrouge, exécution de Jean Bassompierre.

Condamné à mort le 17 janvier précédent, les souvenirs de Bassompierre, ont été rassemblés sous le titre de Frères ennemis. Extraits :

« À l’heure où j’écris ces lignes, je suis condamné à mort […]. Contre le mur, au-dessus de ma table, j’ai épinglé la photographie de la mignonne petite Maryvonne, ma filleule chérie, la fille de mon jeune frère Henri, mort pour la France. […] La vie continue, la vie triomphe de la mort, et la mort elle-même n’est qu’un passage vers la vie plus totale, plus heureuse. Je salue ce mois de mars avec joie, car c’est le mois du renouveau du printemps et celui de Pâques. Ce sera peut-être aussi pour moi celui de ma modeste « Passion » ou de ma « Résurrection ». « Que votre volonté soit faite, Seigneur, et non la mienne ! »

En attendant, grâce à Dieu et aux chaudes affections qui m’entourent, je reste confiant et serein ; jamais ma conscience ne s’est sentie aussi légère que depuis que des fers barbares alourdissent mon corps. Je profite de ces heures de loisir pour réfléchir et méditer. (p.175-177)

Les dernières lignes :

« Je ne sais ce que l’avenir me réserve. Si Dieu me prête vie, je souhaite ne pas me laisser absorber par une vaine idéologie, mais au contraire, me consacrer aux réalités de chair et de sang : fonder un foyer, élever mes enfants, faire du bien à mon prochain, c’est-à-dire à celui que la Providence a placé à mes côtés, quel qu’il soit : aujourd’hui, mes camarades de chaîne, demain ma famille, mes amis, mes compagnons de travail, etc. Si j’étais appelé à mener quelque action collective, je m’efforcerais de la placer constamment sous le regard de Dieu, en me souvenant que la meilleure façon de faire rayonner son idéal n’est pas de le prêcher, mais d’abord de le vivre soi-même, d’être un exemple pour autrui. […]

Je vous en supplie, mes amis si chers, mes frères d’armes, voyons nos défauts avant de voir ceux des autres. Réformons-nous avant de vouloir réformer la société. Et surtout, sachons une fois pour toutes que l’on construit dans l’Amour, non dans la Haine. Soyons semblables aux bâtisseurs de cathédrales. Retrouvons notre enthousiasme, notre Foi, ce magnifique élan et cet esprit de sacrifice que furent ceux des premiers S.O.L., ces vrais chevaliers des temps modernes. Les événements les ont dispersés sur les fronts extérieurs de Russie ou d’Afrique et sur les fronts intérieurs antagonistes. Ils n’en étaient pas moins faits de la même pâte, animés des mêmes sentiments, des mêmes aspirations et du même amour de leur sol, rêvant d’une France régénérée et glorieuse. Malgré l’atroce tragédie qui les a parfois opposés, non, mille fois non, eux non plus n’étaient pas des frères ennemis !

Depuis que j’ai écrit la première partie de ces souvenirs, la liste de nos morts s’est encore allongée. Je suis témoin qu’ils nous ont légué en partant des consignes d’amour et de pardon, celles que je vous léguerais à mon tour si je devais entreprendre le grand voyage…

Par conséquent, pas de basse vengeance personnelle, pas de contre-épuration généralisée, aveugle et sectaire ! Vous avez atrocement souffert ; c’est une raison de plus pour ne pas faire souffrir vos frères, même vos ennemis. Il faut d’urgence vider les prisons et les camps politiques. Mais gardons-nous de les remplir encore une fois, de faire de nouveaux opprimés et de nouveaux martyrs !

Que ceux d’entre nous qui ne se sentent pas capables de pardonner s’abstiennent au moins de nuire. Quant à ceux qui étouffent dans notre étroite et mesquine Europe, qu’ils gagnent ce qui reste de nos colonies ou même d’autres pays neufs. On peut se rendre utile partout sur ce globe, sans pour cela renier sa patrie.

Où que nous vivions, montrons au contraire qu’il y a encore des Français de bonne race à l’âme noble et généreuse, dignes descendants de nos chevaliers et dignes enfants de celle qui fut – et que je souhaite voir redevenir – la fille aînée de l’Église ! “(p.230-232) »

Fresnes, mars 1948.

CAM n°13237, cellule 52.

Un des frères de Jean Bassompierre, Henri, aviateur dans les Forces Françaises Libres, a trouvé la mort en 1945 au cours d’une mission en Alsace. Commentaire du P. Bruckberger dans Nous n’irons plus au bois, (p.91) :

“[Les parents de France] sont également informés que, s’ils ont deux fils et qu’il leur arrive par malheur d’en perdre glorieusement un à la guerre, il se peut qu’en surplus on leur fusille un jour le second. Charmante patrie !”

  • 20 avril 2014 : fête de Pâques, résurrection de Notre Seigneur Jésus Christ.

Cette fête est l’évènement central de la religion catholique ; sa date est fluctuante en fonction de la lune. En effet, la date de Pâques est fixée au premier dimanche après la pleine lune suivant le 21 mars ce qui, selon le calendrier de référence, donne souvent un jour de célébration différent pour les Églises occidentales et les orthodoxes.

Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi

1 et 2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. 1 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
V/. Quia edúxi te de terra Ægýpti : parásti Crucem Salvatóri tuo. V/. Est-ce parce que je t’ai tiré d’Égypte que tu as préparé une croix pour ton Sauveur ?
1 Agios o Theós. 1 Ô Dieu saint.
2 Sanctus Deus. 2 Ô Dieu saint !
1 Agios ischyrós. 1 Dieu saint ! Dieu fort !
2 Sanctus fortis. 2 Dieu saint ! Dieu fort !
1 Agios athánatos, eléison imas. 1 Dieu saint et immortel, ayez pitié de nous.
2 Sanctus immortális, miserére nobis. 2 Dieu saint et immortel, ayez pitié de nous.
1 et 2 Quia edúxi te per desértum quadragínta annis, et manna cibávi te, et introdúxi te in terram satis bonam : parásti Crucem Salvatóri tuo. 1 Est ce parce que, durant quarante ans, j’ai été ton conducteur dans le désert, que je t’y ai nourri de la manne et que je t’ai introduit dans une terre excellente ; est-ce pour ces service que tu as dressé une croix pour ton Sauveur ?
1 Agios o Theós. 1 Ô Dieu saint.
2 Sanctus Deus. 2 Ô Dieu saint !
1 Agios ischyrós. 1 Dieu saint ! Dieu fort !
2 Sanctus fortis. 2 Dieu saint ! Dieu fort !
1 Agios athánatos, eléison imas. 1 Dieu saint et immortel, ayez pitié de nous.
2 Sanctus immortális, miserére nobis. 2 Dieu saint et immortel, ayez pitié de nous.
1 et 2 Quid ultra débui fácere tibi, et non feci ? Ego quidem plantávi te víneam meam speciosíssimam : et tu facta es mihi nimis amára : acéto namque sitim meam potásti : et láncea perforásti latus Salvatóri tuo. 1 Qu’ai-je dû faire pour toi, que je n’aie point fait ? Je t’ai planté comme la plus belle de mes vignes et tu n’as pour moi qu’une amertume excessive, car, dans ma soif, tu m’as donné du vinaigre à boire et tu as percé de la lance le côté de ton Sauveur.
1 Agios o Theós. 1 Ô Dieu saint.
2 Sanctus Deus. 2 Ô Dieu saint !
1 Agios ischyrós. 1 Dieu saint ! Dieu fort !
2 Sanctus fortis. 2 Dieu saint ! Dieu fort !
1 Agios athánatos, eléison imas. 1 Dieu saint et immortel, ayez pitié de nous.
2 Sanctus immortális, miserére nobis. 2 Dieu saint et immortel, ayez pitié de nous.
II II
1 Ego propter te flagellávi Ægýptum cum primogénitis suis : et tu me flagellátum tradidísti. 1 J’ai frappé, à cause de toi, l’Égypte avec ses premiers-nés, et tu m’as livré pour être flagellé.
2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. 2 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
1 Ego edúxi te de Ægýpto, demérso Pharaóne in Mare Rubrum : et tu me tradidísti princípibus sacerdótum. 1 Pour te tirer de l’Égypte, j’ai englouti Pharaon dans la mer Rouge, et tu m’as livré aux princes des prêtres.
2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. 2 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
1 Ego ante te apérui mare : et tu aperuísti láncea latus meum. 1 Je t’ai ouvert un passage à travers les flots, et tu m’as ou vert le côté avec une lance.
2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. 2 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
1 Ego ante te præívi in colúmna nubis : et tu me duxísti ad prætórium Piláti. 1 J’ai marché devant toi comme une colonne lumineuse, et tu m’as mené au prétoire de Pilate.
2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. 2 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
1 Ego te pavi manna per desértum : et tu me cecidísti álapis et flagéllis. 1 Je t’ai nourri de la manne dans le désert, et tu m’as meurtri de soufflets et de coups.
2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. 2 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
1 Ego te potávi aqua salútis de petra : et tu me potásti felle et acéto. 1 Je t’ai fait boire l’eau salutaire du rocher, et tu m’as abreuvé de fiel et de vinaigre.
2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. 2 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
1 Ego propter te Chananæórum reges percússi : et tu percussísti arúndine caput meum. 1 A cause de toi, j’ai exterminé les rois de Chanaan, et toi tu m’as frappé la tête avec un ro seau.
2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. 2 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
1 Ego dedi tibi sceptrum regale : et tu dedísti capiti meo spíneam coronam. 1 Je t’ai donné un sceptre royal et toi tu as mis sur ma tête une couronne d’épines.
2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. 2 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
1 Ego te exaltávi magna virtúte : et tu me suspendísti in patíbulo Crucis. 1 Je t’ai élevé en déployant une grande force, et toi tu m’as attaché au gibet de la Croix.
2 Pópule meus, quid feci tibi ? aut in quo contristávi te ? respónde mihi. 2 O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi.
III III
1 et 2 Antiphona Crucem tuam adorámus, Dómine : et sanctam resurrectiónem tuam laudámus et glorificámus : ecce enim, propter lignum venit gaudium in univérso mundo. 1 et 2 Antienne Nous adorons votre Croix, Seigneur ; nous célébrons et glorifions votre sainte résurrection, car c’est par la croix que la joie a reparu dans le monde entier.
1 Psalmus. 66, 2. Deus misereátur nostri et benedícat nobis : Que Dieu ait pitié de nous et nous bénisse.
2 Illúminet vultum suum super nos et misereátur nostri. 2 Qu’il nous manifeste sa bienveillance et nous fasse miséricorde.
1 et 2 Antiphona Crucem tuam adorámus, Dómine : et sanctam resurrectiónem tuam laudámus et glorificámus : ecce enim, propter lignum venit gáudium in univérso mundo. 1 et 2 Antienne Nous adorons votre Croix, Seigneur ; nous célébrons et glorifions votre sainte résurrection, car c’est par la croix que la joie a reparu dans le monde entier.
IV IV
1 et 2 Antiphona Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis : nulla silva talem profert fronde, flore, gérmine. 1 et 2 Antienne O Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits.
* Dulce lignum dulces clavos, dulce pondus sústinet. *O doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez !
1 Hymnus Pange, lingua, gloriósi láuream certáminis, et super Crucis trophǽo dic triúmphum nóbilem : quáliter Redémptor orbis immolátus vícerit. 1 Hymne Chante, chante, ma langue, les lauriers d’un glorieux combat ! Sur le trophée de la Croix chante le grand triomphe ; Raconte comment le Rédempteur du monde triomphe en s’immolant.
2 Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis : nulla silva talem profert fronde, flore, gérmine. 2 O Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits.
1 De paréntis protoplásti fraude Factor cóndolens, quando pomi noxiális in necem morsu ruit : ipse lignum tunc notávit, damna ligni ut sólveret. 1 Dieu compatit au malheur du premier homme sorti de ses mains. Dès qu’il mordit à la pomme funeste, Adam se précipita dans la mort. Dieu lui- même désigna l’arbre nouveau pour réparer les malheurs causés par le premier.
2 Dulce lignum dulces clavos, dulce pondus sústinet. 2 O doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez !
1 Hoc opus nostræ salútis ordo depopóscerat : multifórmis proditóris ars ut artem fálleret : et medélam ferret inde, hostis unde lǽserat. 1 Cette œuvre réparatrice, l’économie de notre salut la réclamait ; Dieu voulait que l’artifice du serpent fût déjoué par un autre artifice ; il voulait porter le remède là où l’ennemi avait causé le tort.
2 Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis : nulla silva talem profert fronde, flore, gérmine. 2 O Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits.
1 Quando venit ergo sacri plenitúdo témporis, missus est ab arce Patris Natus, orbis Cónditor : atque ventre virgináli carne amíctus pródiit. 1 Quand donc fut arrivée la plénitude des temps annoncés, du haut du trône de son Père, le Fils, créateur du monde, fut envoyé. Dans le sein d’une Vierge, il se revêtit de chair et il naquit.
2 Dulce lignum dulces clavos, dulce pondus sústinet. 2 O doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez !
1 Vagit Infans inter arcta cónditus præsépia : membra pannis involúta Virgo Mater álligat : et Dei manus pedésque stricta cingit fáscia. 1 Il vagit, le petit enfant, couché dans l’étroite crèche ; la Vierge, sa mère, enveloppe de langes ses membres emprisonnés, et des bandelettes étroites enserrent les pieds et les mains d’un Dieu.
2 Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis : nulla silva talem profert fronde, flore, gérmine. 2 O Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits.
1 Lustra sex qui iam perégit, tempus implens córporis, sponte líbera Redémptor passióni déditus, Agnus in Crucis levátur immolándus stípite. 1 Le temps de six lustres est écoulé, la durée de sa vie mortelle est accomplie : le Rédempteur, de lui-même, se livre aux tourments de sa Passion ; Agneau divin.il est cloué à la croix, bois très saint sur lequel il s’immole.
2 Dulce lignum dulces claves, dulce pondus sústinet. 2 O doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez !
1 Felle potus ecce languet : spina, clavi, láncea mite corpus perforárunt, unda manat et cruor : terra, pontus, astra, mundus, quo lavántur flúmine ! 1 On l’abreuve de fiel ; il languit ; les épines, les clous et la lance transpercent le doux corps ! De l’eau jaillit ; avec elle, du sang. Terre, océan, astres, monde, que le fleuve vous purifie !
2 Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis : nulla silva talem profert fronde, flore, gérmine. 2 O Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits.
1 Flecte ramos, arbor alta, tensa laxa víscera, et rigor lentéscat ille, quem dedit natívitas : et supérni membra Regis tende miti stípite. 1 Ploie tes rameaux, arbre sublime, relâche tes fibres tendues, fléchis cette rigidité rugueuse que t’a donnée la nature. Offre un soutien plus doux aux membres sacrés du Roi du ciel.
2 Dulce lignum dulces clavos, dulce pondus sústinet. 2 O doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez !
1 Sola digna tu fuísti ferre mundi víctimam : atque portum præparáre arca mundo náufrago : quam sacer cruor perúnxit, fusus Agni córpore. 1 O Croix, seul arbre digne entre tous de porter la victime du monde, seul digne dé façonner l’arche qui guide au port le monde naufragé, car tu fus empourprée du sang divin qui s’échappe du corps de l’Agneau.
2 Crux fidélis, inter omnes arbor una nóbilis : nulla silva talem profert fronde, flore, gérmine. 2 O Croix, objet de notre confiance, arbre illustre entre tous : nulle forêt n’en produit de semblable par le feuillage, les fleurs et les fruits.
Conclusio  Conclusion
1 Sempitérna sit beátæ Trinitáti glória : æqua Patri Filióque ; par decus Paráclito : Uníus Triníque nomen laudet univérsitas. Amen. 1 Gloire soit éternellement à la bienheureuse Trinité. Honneur égal au Père et au Fils, comme aussi au Paraclet. Que le nom du Dieu un et trois soit loué dans tout l’univers. Ainsi soit-il.
2 Dulce lignum dulces clavos, dulce pondus sústinet. 2 O doux bois aimable, ô doux clous, quel doux fardeau vous supportez !

La Sainte Couronne d’épines ne sera pas portée tout au long du chemin de croix

L’incendie qui a ravagé la Cathédrale Notre-Dame de Paris, lundi 15 avril, modifie considérablement l’organisation de la Semaine sainte. Le chemin de croix, présidé par Mgr Aupetit aura lieu de 15h à 16h30, il sera itinérant.

Il partira du Pont Saint-Louis (pour y accéder, merci de passer par le pont Louis Philippe ou le Pont Marie) et il remontera le quai d’Orléans. Il se terminera au pont de la Tournelle.

Contrairement à ce qui a été annoncé la Sainte Couronne d’épines ne sera pas portée tout au long du chemin de croix autour de l’Île de la Citépour des raisons de sécurité.

Par ailleurs, le Chemin de Croix de Montmartre aura bien lieu :

Départ : 12h30 au Square Louise Michel, 6 Place Saint-Pierre, 75018 Paris, en bas des jardins devant la Basilique. Arrivée : 14h00 à la Basilique du Sacré Cœur de Montmartre

o Vendredi Saint – Office de la Passion :

Les quêtes du Vendredi saint servent à l’entretien des églises et au fonctionnement des écoles de Terre Sainte. Mgr Aupetit présidera l’office de la Passion à Saint-Sulpice, le vendredi 19 avril, à 19h.

o Samedi Saint – Vigile Pascale – 21h30

Mgr Aupetit célèbrera la vigile pascale à Saint-Sulpice

o Dimanche de Pâques – St Eustache – 11h00

Mgr Aupetit célèbrera la messe de Pâques à 11h, à Saint-Eustache.

Et je vis un signe

En ce Vendredi Saint, voici un triptyque “et je vis un signe”, suite au drame de Notre Dame de Paris.

Réalisé “a fresco”, cette fresque (3*2m) nous centre sur le seul signe qui nous sauve, la croix!

Par Jean-Joseph Chevalier

Une ONG faisant stationner un bateau au large de la Libye doit être considérée comme coopérant indirectement avec les passeurs

D’Olivier Bault dans Présent :

Alors que l’offensive du maréchal Haftar contre Tripoli lancée le 4 avril dernier fait craindre à l’Italie de nouveaux départs d’immigrants illégaux d’origine subsaharienne depuis les côtes libyennes et également une émigration libyenne depuis la Libye ou passant par la Tunisie, le ministre de l’Intérieur de la Ligue, Matteo Salvini, a émis cette semaine une nouvelle directive visant le fonctionnement des ONG qui opèrent encore en Méditerranée.

La circulaire de Salvini vise tout particulièrement le bateau Mare Jonio battant pavillon italien puisqu’il n’est pas possible à l’Italie dans le cas de ce navire d’agir comme avec le navire Alan Kurdi (du nom de ce petit Syrien dont la mort tragique avait été – et continue d’être – exploitée à outrance par le lobby de l’immigration) de l’ONG allemande Sea-Eye : les 62 migrants récupérés le 3 avril par ce navire n’ont pu être débarqués à Malte le 13 avril qu’après que l’Allemagne, la France, le Portugal et le Luxembourg eurent accepté de prendre en charge l’ensemble ses passagers illégaux. Il y a quelques semaines, l’Italie n’avait en revanche eu d’autre choix que de permettre aux 50 immigrants illégaux du Mare Jonio de débarquer dans le port de Lampedusa (voir Présent du 23 mars), quitte à ouvrir une enquête sur les agissements de son équipage et à promettre de rapatrier rapidement tous les immigrants qui se verront refuser l’asile, ce qui n’est jamais une mince affaire avec les pays africains dont ces immigrants illégaux sont originaires.

La directive de Matteo Salvini spécifie que le simple fait pour une ONG de faire stationner un bateau au large de la Libye doit être considéré par les autorités comme une coopération indirecte avec les passeurs et une incitation à l’immigration illégale en Italie. La circulaire souligne également le risque de présence parmi ces immigrants illégaux de terroristes et il rappelle l’obligation pour les navires des ONG de respecter les « prérogatives en matière de coordination des secours de l’autorité étrangère compétente ». Le commandant du Mare Jonio avait justement été accusé d’avoir désobéi aux consignes reçues des garde-côtes libyens. […]

De St-Patrick à Notre-Dame de Paris

L’archevêque de New York a annoncé jeudi le lancement d’un fonds d’aide à la rénovation de Notre-Dame de Paris, destiné à recueillir les dons des New-Yorkais et qui a rapidement atteint 110.000 dollars. Le cardinal Timothy Dolan a expliqué :

“Depuis quasiment les premiers instants où nous avons entendu l’affreuse nouvelle de l’incendie de Notre-Dame, des New-Yorkais de toutes confessions, catholiques et non catholiques, m’ont contacté pour exprimer leur tristesse et demander comment ils pouvaient aider”.

L’argent collecté dans ce fonds, intitulé “De St-Patrick à Notre-Dame” et destiné aux New-Yorkais “et au-delà”, sera envoyé “directement à l’archevêque de Paris” afin d’

“aider à reconstruire ce magnifique lieu de culte et monument à la civilisation occidentale”.

Le milliardaire philanthrope Kenneth Langone, co-fondateur des magasins de bricolage Home Depot, a invité tous les New-Yorkais à mettre la main à la poche, même pour des sommes symboliques, et à oublier les divisions de la société américaine. Après l’illumination mardi soir de l’Empire State Building et de la flèche du One World Trade Center aux couleurs de la France, les cloches du musée des “Cloisters” –cloître reconstitué au nord de Manhattan devenu musée de l’époque médiévale– devaient sonner jeudi à 14 heures locales.

Quel respect pour les personnes en fin de vie?

Entretien avec Caroline Roux, Déléguée générale adjointe d’Alliance Vita. Une vidéoformation proposée par Notre Dame de chrétienté :

 

«L’idée de faire une flèche différente est saugrenue. Créer une rupture de style, c’est créer une rupture dans la transmission de ce patrimoine»

C’est arrivé un 19 avril…

« Parce qu’un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… » (Maréchal Foch)
« Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir.”» (Maréchal Foch)
Alors rappelons-nous :
• le 19 avril : Saints du jour français ou en France

o St Léon IX, pape (150e) de 1049 à 1054

À Rome, près de saint Pierre, en 1054, saint Léon IX, pape, qui d’abord évêque de Toul, défendit fermement son Église pendant vingt-cinq ans puis, élu au siège de Rome, pendant cinq ans il convoqua plusieurs synodes pour réformer la vie du clergé et extirper la simonie.

o Bx Bernard le Pénitent († 1182)

Martyrologe Romain : Au monastère de Saint-Bertin à Thérouanne, l’an 1182, le trépas du bienheureux Bernard le Pénitent, qui, cherchant à expier par une pénitence très dure des péchés de jeunesse, choisit un exil volontaire: pieds nus, vêtu de tissus de laine, se contentant d’un peu de nourriture, il fit sans arrêt des pèlerinages aux lieux sacrés et finit ses jours sous l’habit monastique.

o Bx Conrad (Corrado) d’Ascoli, o.f.m. (1234-1289)
Avec son ami Jérôme, qui deviendra le pape Nicolas IV, il entre chez les franciscains où tous deux enseignent et prêchent. Jérôme qui est devenu Maître Général de l’Ordre, autorise son ami Conrad à aller en Afrique où il opère miracles et conversions. A son retour, il exerce son ministère à Rome puis à Paris où il enseigne la théologie jusqu’au moment où Jérôme devient pape, sous le nom de Nicolas IV et l’appelle à Rome pour en faire un cardinal, mais Conrad meurt en cours de route.

o Bx Marcel Callo, ouvrier et martyr († 1945)
Il est fêté, dans son diocèse de Rennes, le 19 avril, date où il fut arrêté à Zella-Melhis, et le 19 mars, dies natalis, par le Martyrologe Romain.
Marcel naît à Rennes le 6 décembre 1921 ; il est le second d’une famille de neuf enfants. À douze ans, il entre en apprentissage dans l’imprimerie où il travaille comme typographe. Il entre à la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) où il tient à privilégier la vie spirituelle comme source de toute action, dans un monde ouvrier très déchristianisé. Devenu président de la section, il se dépense sans mesure pour assumer les responsabilités pratiques et surtout morales que cela implique.
En 1943, Marcel perd sa sœur dans un bombardement et se voit réquisitionné pour le STO (Service du Travail Obligatoire) : malgré son déchirement (il vient de se fiancer), il accepte de partir, d’une part pour éviter des représailles sur sa famille, d’autre part dans une perspective missionnaire : là-bas également l’apostolat est urgent.
Envoyé à Zella-Melhis, il travaille dans une usine de révolvers et loge dans un camp de 3000 ouvriers environ. Il surmonte une période de détresse et de découragement et organise peu à peu clandestinement la vie chrétienne du groupe. Ses activités le trahissent et il est arrêté le 19 avril 1944 parce que « trop catholique ». Transféré à la prison de Gotha avec les principaux dirigeants jocistes de Thuringe (ils seront douze), il est finalement envoyé successivement aux camps de concentration de Flossenburg (où fut pendu Dietrich Bonhoeffer) et de Mauthausen où il partage les effroyables souffrances de tous les déportés et pâtit avec eux de l’affolement des nazis devant les Alliés. Il travailla surtout à Gusen II, le pire des Kommandos.
Souffrant terriblement de l’estomac, il meurt d’épuisement le 19 mars 1945, assisté par un camarade bouleversé devant son attitude, le colonel Tibodo qui témoigne : « J’ai connu Marcel Callo pendant quelques heures seulement, celles qui ont précédé sa mort en mars 1945, un mois et demi avant la libération. Je ne l’ai connu qu’aux dernières heures de sa vie : il est mort en quelque sorte dans mes bras. Cependant cela m’a suffit pour constater que ce garçon était de beaucoup au-dessus de la nature humaine ordinaire. (…) Si j’ai gardé son souvenir, alors que j’ai passé par plusieurs camps et que j’ai connu de nombreux prisonniers, c’est que Marcel Callo avait un regard vraiment surnaturel. Le témoignage que j’ai donné est au-dessous de la réalité : le regard était plutôt un regard d’espoir, l’espoir d’une vie nouvelle. (…) Ce me fut une révélation : son regard exprimait une conviction profonde qu’il partait vers le bonheur. C’était un acte de foi et d’espérance vers une vie meilleure. Je n’ai jamais vu chez un moribond un regard comme le sien ».
Marcel Callo a été béatifié le dimanche 4 octobre 1987 par Saint Jean-Paul II, à l’occasion du synode mondial des évêques sur la vocation et la mission des laïcs dans l’Église et dans le monde.

• le 19 avril 1024 : élection du pape Jean XIX.

• le 19 avril 1054 : décès de Bruno d’Eguisheim-Dagsbourg, pape sous le nom de saint Léon IX.
Léon IX réunit au début de son pontificat en avril 1049, un concile à Rome pour condamner la simonie et le nicolaïsme. Mais les prélats allemands et français ne viennent pas. Il parcourt alors la chrétienté pour défendre énergiquement sa réforme. Il est canonisé en 1087 par Victor III.

• le 19 avril 1603 : naissance de Michel Le Tellier, marquis de Barbezieux, homme d’état français.
Membre du Grand Conseil en 1624, puis procureur du Roi au Châtelet en 1631, puis intendant de justice dans l’armée de Piémont en 1640 et intendant de justice en Dauphiné. Il est nommé secrétaire d’État de la Guerre par Louis XIV en 1643 sur le conseil de Mazarin.
Il est aussi le père de François Michel Le Tellier de Louvois, plus connu sous le nom de Louvois.

• le 19 avril 1706 : victoire franco-espagnole à la bataille de Calcinato.
La bataille de Calcinato se déroule au cours de la guerre de succession d’Espagne le 19 avril 1706. L’armée franco-espagnole du duc de Vendôme écrase les Autrichiens et ne déplore que 500 morts ou blessés contre 6 000 pour l’autre camp.
• le 19 avril 1999 : affaire des paillotes en Corse.
Un incendie détruit la paillote Chez Francis construite dans l’illégalité la plus totale en bord de mer, sur le domaine public maritime, plage de Cala d’Orzo au sud du golfe d’Ajaccio. L’affaire des paillotes commence.
L’incendie est effectué sur ordre du préfet de Corse, Bernard Bonnet, qui n’assume pas ses ordres et laisse les gendarmes « porter le chapeau ».

• le 19 avril 2005 : élection du cardinal Joseph Ratzinger, qui devient le pape Benoît XVI.
Joseph Ratzinger devient le premier pape allemand depuis plusieurs siècles à l’âge de 78 ans. Né le 16 avril 1927 en Haute-Bavière, ordonné prêtre le 29 juin 1951, sacré archevêque de Munich en mars 1977 et cardinal trois mois plus tard, le nouveau pape était depuis 1981 préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi
Il est élu après deux jours de conclave et quatre tours de scrutin.
Voir la chronique du 28 février sur les raisons de sa renonciation au Trône de Saint Pierre.

In Cena Domini

Ant. ad Introitum. Introitus. Gal. 6, 14.
Nos autem gloriári opórtet in Cruce Dómini nostri Iesu Christi : in quo est salus, vita et resurréctio nostra : per quem salváti et liberáti sumus.
Il faut que nous nous glorifions dans la croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; en qui est notre salut, notre vie et notre résurrection, et par qui nous avons été sauvés et délivrés.

Ps. 66, 2.    
Deus misereátur nostri, et benedícat nobis : illúminet vultum suum super nos, et misereátur nostri.
Que Dieu ait pitié de nous et qu’il nous bénisse ; qu’il fasse luire sur nous la lumière de son visage et qu’il nous fasse miséricorde.

Les quelque 200.000 abeilles des ruches de Notre-Dame ont survécu

Les quelque 200.000 abeilles des ruches de Notre-Dame ont survécu à l’incendie. L’apiculteur Nicolas Géant, qui s’occupe des ruches de Notre-Dame situées sur la sacristie attenante à la cathédrale, explique :

“Les abeilles sont en vie. Jusqu’à ce matin, vers 11H00, je n’avais aucune nouvelle”. “Au départ, je pensais que les trois ruches avaient brûlé, je n’avais aucune information. Mais j’ai ensuite pu voir sur les images satellites que ce n’était pas le cas et le porte-parole de la cathédrale m’a confirmé qu’elles entraient et sortaient des ruches”.

“C’était inattendu. J’ai reçu des appels d’Europe, bien sûr, mais aussi d’Afrique du Sud, du Japon, des Etats-Unis et d’Amérique du Sud”.

En cas d’incendie et dès les premiers signes de fumée, les abeilles se “gorgent” de miel et protègent leur reine.

“Cette espèce n’abandonne pas sa ruche. Elles ne possèdent pas de poumons mais le CO2 les endort”.

Chaque ruche produit en moyenne chaque année 25 kilos de miel, vendu au personnel de Notre-Dame, qui les héberge depuis 2013.

De Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de France

Un lecteur nous propose cette réflexion :

Le Lundi Saint, 15 avril 2019, à Paris, nous avons tous regardé les flammes montant de la cathédrale Notre-Dame, admirant le travail des pompiers et des autres intervenants, et espérant que l’incendie ne se conclurait pas par un tas de ruines de 10 mètres de haut. Vers minuit nous apprîmes, soulagés, que la cathédrale était ravagée mais sauvée. Deo gratias

Dès Mardi Saint matin, bien des précisions sur ce qui est sauvé et ce qui est détruit nous sont parvenues, avec photos de l’intérieur à l’appui. Cela nous permet de VOIR la main de Dieu, par les signes qu’Il nous permet de constater et dont nous pouvons saisir le message providentiel.

Bilan

Les principales œuvres d’expression de la foi sont intactes : la façade, les rosaces, tous les vitraux des XIII et XIV, les statues, les reliques, celles de la couronne d’épines en particulier, enfin l’autel, la Croix centrale, quasi lumineuse sur les photos.

Ce matin ce témoignage de siècles de foi nous apparaît dégagé et purifié, distingué de l’entreprise touristique financièrement juteuse.
La flèche en s’effondrant a ouvert la voûte. La lumière du ciel tombe sur la croix rendue ainsi lumineuse sur toutes les photos : dès le porche, on ne voit qu’elle. Quel message en cette semaine sainte : « la Croix, c’est la Sagesse » nous enseigne St Louis Marie Grignion de Montfort.
Le coq de la flèche, porteur de reliques, gît dans les décombres, au sol. S’il est, on s’en rappelle en cette semaine sainte, le signe choisi par le Christ pour que Pierre prenne conscience de son triple reniement, c’est parce que son chant annonce, après ces ténèbres, la venue de la lumière du soleil qui rend la vie. Ce matin ici le coq chante.

Voûte trouée

Et ce trou dans la voûte nous rappelle aussitôt l’Eglise de l’Ascension à Jérusalem, sur le mont des Oliviers, contruite par les Croisés après 1150, donc contemporaine de Notre-Dame de Paris : église octogonale, de plan centré, dont la coupole était ouverte vers le ciel, à l’air libre, pour signifier l’Ascension. Cette ouverture fut fermée d’une coupole en 1198 quand l’Eglise fut transformée en mosquée.
Le trou de la voûte à Paris, en ce Mardi Saint, d’une part éclaire la Croix qui illumine la semaine sainte, mais de plus en apportant la lumière verticale exprime d’autre part la  Résurrection de Pâques, la lumière du Ciel qui vainct les ténèbres, la mort vaincue par la Mort de l’Homme-Dieu, et, enfin, après 40 jours l’Ascension du Christ.
Le jour de l’incendie en ce début de Semaine Sainte et son résultat expriment un message très fort. Il faut retrouver l’essentiel.

Notre-Dame de France

J’ajoute un autre regard. Si dans les commentaires, pendant l’incendie, on nous a assommés de Victor Hugo dont le roman se déroule dans le décor de la façade, du sacre de l’empereur, bref du XIXè siècle, on a évoqué aussi la flèche de Viollet-le-Duc et des faits politiques importants du XXè siècle .

Il est clair que Notre-Dame à Paris est au cœur de la France et que ce qui la concerne ne concerne pas seulement Paris : c’est en réalité Notre-Dame de France, et l’occasion se présente de la nommer ainsi. Le vocable ND de Paris n’est pas erroné, bien sûr ; il est aujourd’hui insuffisant. Paris capitale abrite Notre-Dame de France.

Notre-Dame en son Asssomption

Le trou de la voûte, s’il évoque l’Ascension du Christ, évoque aussi, dans une cathédrale mariale, l’Assomption de Marie. Et alors la plénitude de signification apparaît quand on sait que Notre-Dame dans son Assomption est depuis le XVIIè siècle la Patronne Principale de la France. Si la fête de la nation est célébrée le 14 juillet, la fête de la France est, depuis près de 400 ans, le 15 août.
Marie, première au Ciel après son Fils, est fille aînée de l’église du Ciel. C’est en ce vocable qu’elle fut choisie comme patronne principale de la France « fille ainée de l’Eglise ».

Chantier international : significatif de l’essentiel

Le chantier international qui va assurément réparer les dégâts de l’actuelle Notre-Dame à Paris privée de ses 15 millions de visiteurs annuels ne doit pas se réduire à tout remettre en place, comme avant.
Il doit bâtir, à Paris, Notre-Dame de France, donnant ainsi aux Français et au monde, la reprise de conscience du sens de l’histoire de la France dans le monde, et de son rôle, de sa mission, au XXIè siècle.
La collaboration internationale doit s’exercer pour bâtir en pleine vérité, et non dans un but seulement touristique, ou commercial, ou culturel, ou politique. La cagnotte catholique servira, notre archevêque de Paris l’a dit clairement, à la rénovation de l’essentiel. Merci Monseigneur.

Conclusion

Le sens providentiel de cet incendie, en son temps et en son lieu, nous incitent tous à nous réveiller dans la joie d’un passé merveilleux qui nous a apporté tant de dons que nous devons transmettre aujourd’hui et demain, dans un monde matérialisé et déboussolé, dans l’immense progrès de son savoir.
Fonder à Paris Notre-Dame de France, cathédrale consacrée en conséquence à Notre-Dame en son Assomption, laquelle est la patronne principale de la France depuis 400 ans, ce n’est pas un choix, c’est une prise de conscience.
Le coup de feu de Dieu est surprenant : c’est bon signe ! Ca réveille !
Qu’importe le moyen employé, accidentel ou volontaire. Ce qui compte, c’est de nous réveiller, de nous lever et de regarder la croix, la lumière du ciel où le Christ et sa mère nous précèdent et veillent sur nous.

Mardi-Saint 16 avril 2019,
Jean-Charles de Coligny

La Couronne d’épines sera portée en procession lors du Chemin de croix à Paris

Le Colonel Michel Rotheÿ, secrétaire général de l’Ordre du Saint-Sépulcre, répond dans Famille chrétienne :

Y aura-t-il une vénération de la Sainte Couronne, ce Vendredi Saint ? 

Hélas, non. En revanche, un Chemin de croix partira demain, à 15h00, d’un point à déterminer, dans le secteur de la cathédrale. À sa tête, la Couronne d’épines sera portée en procession.

Est-ce inédit ?

Je ne puis vous l’affirmer. Y avait-il une vénération sous l’Occupation, par exemple ? C’est un point à vérifier. 

Nous sommes trois jours après l’incendie de la cathédrale. Quel est votre sentiment ?

C’est l’horreur. C’est effrayant ce qui arrive à l’Église de Paris. On est groggy. On ne comprend pas ce qui se passe. On imagine Mgr Aupetit pendant dix ou quinze ans sans sa cathédrale. Certes, il s’installera dans une autre église. Mais la vie catholique à Paris sans Notre-Dame de Paris, on a beaucoup de mal à l’imaginer à ce jour. Pour l’Ordre, c’est difficile pour nos confrères et consœurs. On était extrêmement attaché à la cathédrale du fait de nos responsabilités.

Ce qui est frappant, aussi c’est de voir ce qu’exprime le peuple de Dieu et même le peuple parisien et français. Tout le monde est touché, frappé. Je ne dis pas que tout le monde pleure, mais presque. C’est assez frappant parce qu’on n’avait pas imaginé qu’un tel sentiment puisse exister dans le cœur des Français. Et c’est assez réconfortant pour nous catholiques. On se rend compte que finalement, la foi catholique n’est peut-être pas tant en péril que ça. […]

Notre-Dame : vaisseau d’espoir dans la tempête

Une lectrice du Salon beige nous propose ce texte :

« Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. », Jn, II, 19

Il y a maintenant trois jours, la flèche de notre chère cathédrale s’effondrait dans un immense brasier sous les yeux atterrés des Parisiens, des Français, et même du monde entier. Sous un énorme panache de fumée, des flammes gigantesques jetaient une lueur comme apocalyptique.

« Notre Dame : le coeur de la France en feu. », titre hier Paris-Match. Le coeur de la France, oui, qui a vu tant d’âmes se prosterner devant elle, de Charles Péguy à Paul Claudel ; le coeur de la France, de son histoire, de sa littérature et de sa culture, depuis les rois de France, à Napoléon ou Victor Hugo ; mais aussi le coeur de l’Eglise d’une certaine manière, dont la France est la fille aînée.

On ne peut s’empêcher devant des images si fortes de les trouver symboliques, et elles le sont : la flèche de Notre Dame qui s’écroule en plein choeur, s’est aussi l’Eglise dont le coeur est transpercé par les tourments et les attaques du monde. Mais c’est aussi bien sûr le Coeur Sacré de Jésus, percé de la lance du soldat pour nos péchés.

Trois jours après la mort vient la résurrection. Trois jours après l’incendie vient l’espoir immense de la reconstruction. Car de ce mal indicible Dieu va tirer un bien ô combien plus important. Du Coeur de Jésus transpercé jaillissent l’eau et le Sang, jaillissent des flots de grâce, de miséricorde et de rédemption. De même, de cette cathédrale touchée en plein c(h)oeur la grâce va surabonder, pour l’Eglise, pour la France et pour le monde. Ce n’est pas seulement une église qu’il faut relever, c’est l’Eglise tout entière, voilà ce que Dieu a voulu faire éclater au grand jour en ce début de Semaine Sainte. Cette cathédrale en feu, cette croix géante irradiant au milieu des ténèbres, est un appel à ce que l’Eglise irradie au milieu du monde de par la Lumière de la Révélation qu’elle a reçu du Christ.

Rappelons-nous le sermon prophétique du Cardinal Sarah lors de la messe de clôture du pèlerinage de Pentecôte, à Chartres, l’année dernière :

« Chers pèlerins de France, regardez cette cathédrale, vos ancêtres l’ont construite pour proclamer leur foi. Tout dans son architecture, sa structure, ses vitraux proclame la joie d’être sauvés et aimés par Dieu. Vos ancêtres n’étaient pas parfaits, ils n’étaient pas sans péchés mais ils voulaient laisser la lumière de la foi éclairer leurs ténèbres. Aujourd’hui aussi, toi peuple de France, réveille-toi, choisis la Lumière, renonce aux ténèbres ! »

Blessée mais toujours debout, Notre-Dame est comme la Vierge au pied de la Croix, a rappelé Monseigneur Aupetit. Blessée mais toujours debout, Notre Dame se dresse, immense vaisseau de pierre fendant les flots, comme le fer de lance de la reconquête. Enfin, peut-être, la France va revenir aux promesses de son Baptême. Et les veillées de prière des jeunes place Saint Michel sont une promesse de cette résurrection.

Oui, trois jours après la mort vient la Résurrection, un Bien dépassant ô combien le mal commis. Ce chantier de reconstruction sera le chantier de notre génération, oeuvre de nos mains et de notre foi. A nous d’être dignes de nos ancêtres, de notre peuple de bâtisseurs. Et comme le disait encore le cardinal Sarah :

« L’Occident a été évangélisé par les saints et les martyrs. Vous, jeunes d’aujourd’hui, vous serez les saints et les martyrs que les nations attendent pour une nouvelle évangélisation. Vos patries ont soif du Christ, ne les décevez pas. »

Temps Pascal : « Nous sommes saints des larmes du Christ. »

De Jérôme Cochet, chef de mission en Égypte de SOS Chrétiens d’Orient :

Les jours les plus sacrés du christianisme (selon le calendrier Grégorien et le rit latin) sont arrivés.

Depuis la messe des Rameaux, qui célèbre l’entrée triomphante de notre Seigneur à Jérusalem, le tout à dos d’âne (oui il fallait de la prestance divine pour entrer triomphalement à dos d’âne dans la ville la plus sainte du monde !), les chrétiens du monde entier sont entrés dans la semaine sainte !

Imaginez un instant dans notre société individualiste, consumériste, et bien majoritairement athée ou du moins agnostique : voir les fidèles se réunir et entrer dans le Triduum Pascal.

Il y a encore quelques centaines d’années, cette semaine était fortement attendue, durablement célébrée. Mais de nos jours qu’en est-il ?

Qui sait, qui fait, qui accueille encore la Croix et son message triomphal ?

Notre-Dame a donné la réponse inconsciente à ces questions. Une réponse limpide, simple et grandiose : ce message, nous l’avons tous en chacun de nous bien enfoui dans nos cœurs de catholiques et de Français.

Qui n’a pas été ému, qui n’a pas rendu hommage à la Vierge dont l’écrin splendide était en proie aux flammes au Cœur Sacré de Paris ?

Dans l’inconscience occidentale, Jésus est toujours là ! Sa passion est prégnante, ses souffrances surpassent les maux du temps et sa résurrection fournit l’espoir suprême de toutes nos vies.

Les saints rites du Jeudi Saint, du Vendredi Saint, de la Vigile Pascale et de la messe de la Résurrection nous permettent d’adhérer pleinement au message du Christ ! Que ce soit chez nous sur le continent boréal de Gibraltar à Vladivostok ; mais aussi chez nos frères ainés dans la foi en Orient !

Chez les Syriaques de Syrie et d’Irak, les prêtres et les diacres tournent dans l’église pendant des heures, ensemble, jeunes et plus âgés. Unis pour commémorer la passion du Christ, le tout en récitant des prières en araméen, la langue du Christ et des apôtres ;

Les fidèles arméniens redoublent de voix pour chanter les gloria et les « Alléluia » de Pâques ;

Les admirables coptes d’Égypte prient 24 heures sur 24 pendant plus de 4 jours s’adonnant à une véritable dévotion christique pour la semaine sainte.

Les fiers maronites du Liban, retournent dans toutes les églises du pays, de la mer jusqu’aux plaines fertiles en passant par les hautes montagnes enneigées… pas loin de leurs maisons, Jésus a ressuscité il y a 2019 ans…

L’amour de Dieu nous envahit progressivement, amplement, résolument.

Son arrestation, ses supplices, son chemin de croix, sa crucifixion, sa sépulture, sa résurrection : tout est accompli, Il a racheté nos péchés pour l’éternité et nous laisse le monde en héritage.

Nous sommes bénis de son sang, saints de ses larmes, forts de ses paroles.

La croix plantée de clous, suintant la souffrance et dont le bois sera à jamais imprégnée d’un amour sans limite sera le symbole des croyants qui se lieront au Christ, qui auront mal à ses côtés et qui aimeront jusqu’à leur trépas.

Le Jeudi « in cena domini » : c’est le don du christ à l’humanité, c’est l’Institution de la Sainte Eucharistie.

Notre-Dame a été bâtie pour l’abriter comme toutes les églises du monde, Occident et Orient unis dans le mystère de l’Eucharistie.

Le soir même, nous sommes avec Jésus et les apôtres, endormis dans le jardin de Gethsémani. Nous veillons en attendant l’arrestation du Fils de Dieu.

Il ne se débattra pas et restera avec nous jusqu’au vendredi Saint, jour de jeûne, d’abstinence et de prières. Jour de pénitence. Jour où le doute de l’homme laisse place à la plénitude de la divinité et de la sagesse universelle. Jour où le Seigneur reçoit, porte et embrasse la Croix. Cette croix sera le symbole de l’humanité entière sauvée.

Samedi Saint est là avec la mère de Dieu, avec Notre Dame conçue sans péchés, éternelle et sainte, mère des hommes, qui prie agenouillée, nostalgique, triste et sereine au sépulcre scellé de larmes et d’espoir ; C’est l’attente de la nuit longue mais tant attendue.

La nuit avance et nous célébrerons alors la messe solennelle de la Vigile Pascale.

Alors que tout semble perdu, le chaos heurte les cœurs, les larmes ruissellent sur les visages marqués par l’attente et les prières nocturnes… Mais alors les étoiles scintillent comme jamais auparavant et tout est exaucé, tout est accompli : Jésus ressuscite !

Jésus est toujours là, il nous relève, nous soigne, nous sanctifie, nous guide et nous aime.

Jésus est toujours là…

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