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Saint Thomas d’Aquin en vidéo

Plus de 200 vidéos et la barre des 100 000 vues dépassées sur YouTube : le site internet Aquinas poursuit depuis trois ans un développement inattendu ! Avec un positionnement inédit : faire connaître la pensée de saint Thomas d’Aquin en quelques minutes, sans rien renier de la nécessaire exigence.

Isolde Cambournac répond à Aymeric Pourbaix dans France Catholique :

Notre objectif est de rendre la pensée de saint Thomas accessible à tous, gratuitement et dans le monde entier. Pour cela, nous réalisons de courts enregistrements – majoritairement des vidéos, mais aussi audios – où des personnes qui connaissent bien saint Thomas expliquent un point ou l’autre de sa pensée. Nous avons déjà sollicité plus de quinze intervenants parmi lesquels se trouvent les pères Jean-Pierre Torrell, Gilles Emery, Serge-Thomas Bonino, tous dominicains, ou encore François-Xavier Putallaz, philosophe suisse.

Nous voulons offrir aux internautes débutants un «  apéritif  » ou une «  porte d’entrée  », qui leur donne envie d’aller lire les textes de saint Thomas eux-mêmes. Quant à ceux qui sont plus avancés, nous voulons leur offrir un contenu adapté à leur niveau, qui les fasse entrer plus en profondeur dans la pensée de l’Aquinate. Notre site internet iAquinas.comprésente de manière organisée le contenu que nous produisons et aussi du contenu que nous trouvons en ligne. De manière à ce que n’importe quel internaute puisse trouver de quoi se former à la pensée de saint Thomas selon ses intérêts et son niveau. Ajoutons qu’un aspect important de notre projet est sa dimension internationale : nous produisons des vidéos en français, en espagnol et en anglais – toutes sont sous-titrées en français. Nous avons ainsi des intervenants de différentes nationalités qui s’adressent à un public international. […]

La pensée de saint Thomas d’Aquin est riche à plusieurs titres. Tout d’abord, elle offre une réflexion incomparable sur la foi. Saint Thomas d’Aquin est une autorité parmi les théologiens de l’Église catholique. Sa pensée est un trésor pour tous ceux qui cherchent à entrer dans l’intelligence de la foi. Celle-ci a été parfois négligée, comme la pauvreté de certains cours de catéchisme peut en témoigner, et nombreux sont ceux qui aujourd’hui cherchent à se former.

La pensée de saint Thomas offre aussi une méthode qui mérite d’être redécouverte : celle de la question disputée. Cette méthode consiste tout d’abord à se poser des questions, et de bonnes questions : pertinentes et précises. Elle consiste ensuite en un véritable dialogue, où les objections sont écoutées et prises en compte de manière à ne rien laisser perdre de la vérité. Cette méthode est un précieux remède contre les luttes idéologiques actuelles, où un dialogue constructif n’a plus sa place.

Cette pensée s’appuie aussi sur des bases philosophiques qui s’avèrent utiles pour aborder les questions actuelles. Lorsque, dans sa réflexion, saint Thomas se trouve face à une contradiction, il ne divise pas mais se sert de distinctions philosophiques pour chercher à mieux comprendre son sujet. Sa pensée est d’une incroyable profondeur, et nous enseigne à éviter les conclusions trop hâtives. Enfin, cette pensée offre des éléments d’anthropologie qui sont extrêmement précieux, comme on peut le voir par exemple dans les questions sur le rapport du corps et de l’âme, les passions, les facultés de l’âme, etc. Ces questions sont d’actualité et particulièrement lumineuses. Elles sont susceptibles d’intéresser un grand nombre de personnes, croyantes et non croyantes. […]

Exemple :

« Père et mère » : texte lu et distribué dans les églises de France ce dimanche

Réaction de Mgr Bruno Feillet, Président du Conseil Famille et Société de la CEF, évêque auxiliaire de Reims, au projet absurde voté en 1ère lecture à l’Assemblée :

Une fois encore, nous constatons, à regret, une tentative au Parlement qui, au prétexte d’unifier les démarches administratives, déconstruit la réalité familiale. Il n’est pas indifférent pour un enfant de se recevoir, en particulier à travers les formulaires administratifs, d’un père et d’une mère. Loin d’être « arriérée » ou « dépassée » cette pratique de mettre « père » et « mère » permet à chacun d’entre nous de se repérer dans les générations qui se succèdent. L’école, en particulier, se doit de participer à cette perception profondément structurante.

Cette aseptisation administrative de la vie familiale représente le énième avatar de la théorie du genre qui voudrait qu’il soit indifférent d’avoir des parents de même sexe ou de sexe différents. De plus, dans aucune famille, y compris les rares familles où il y a deux adultes de même sexe, on ne se présente comme parent un et parent deux. Faut-il, enfin, se demander qui serait le numéro un et qui serait le numéro deux parmi les parents ? Et en cas de divorce, le numéro deux deviendra-t-il numéro un ? Nous voyons-là tout le ridicule de cet amendement.

Nous espérons que le bon sens puisse reprendre toute sa place pour le bien premier des enfants !

Alain Finkielkraut insulté par des salafistes

Hier, boulevard du Montparnasse, Alain Finkielkraut a été insulté par des “Gilets jaunes” :

 

Interrogé dans Le Parisien, le philosophe déclare :

Je sortais d’un taxi après avoir raccompagné ma belle-mère et je rentrais chez moi à pied. Et là, boulevard du Montparnasse, j’ai croisé des Gilets jaunes que j’ai approchés par curiosité mais je n’avais aucune envie d’aller à la manifestation.

Quelles sont les insultes que vous avez entendues ?

J’entendais très mal mais il y avait des cris de haine, comme « Finkie jette-toi dans le canal », « sale sioniste », ou des insultes en lien avec la Palestine. J’ai eu droit à des gens qui me disaient « taisez-vous », rappelant ce que j’avais crié dans une émission. Je n’ai pas entendu « sale Juif ».

Pour quelles raisons avez-vous été ciblé, d’après vous ?

Il y a chez eux un sentiment d’hostilité très fort à l’égard des Juifs et je paie ma notoriété. Ils visaient avant tout mes liens et mes positions sur Israël.

Qui étaient-ils, d’après vous ?

C’est un groupe de gens politiquement difficilement situables, me semble-t-il un mélange de gens des banlieues, de l’extrême gauche et peut-être aussi des soraliens. Ça m’étonnerait que ce soient des Gilets jaunes d’origine car je suis un des seuls intellectuels à avoir soutenu le mouvement à ses débuts, en pointant qu’il y avait une grande incompréhension par rapport à cette France des méprisés. Je pense que je n’aurais pas subi ce même genre d’insultes sur les ronds-points. J’ai été obligé de fuir de peur qu’ils me cassent la gueule et je pense que ça aurait pu mal tourner mais je n’ai pas été traumatisé, car un cordon de police s’est vite interposé. […]

Jean-Pax Méfret constate aussi que ces “gilets jaunes” ne sont pas authentiques… :

 

Saint-Sépulcre : la prison du Christ de nouveau ouverte

La chapelle abritant le lieu où le Christ a été emprisonné par les soldats romains avant sa crucifixion, après avoir porté la Croix sur la Via Dolorosa, a pu ouvrir à nouveau ses portes après d’importantes réparations, à la fin du mois de janvier 2019. Ce lieu – qui se trouve dans le périmètre du Saint-Sépulcre à Jérusalem – a attendu plusieurs années avant d’être restauré, après d’importants dégâts provoqués par un incendie.

La chapelle se situe dans la partie du Saint-Sépulcre placée sous la protection de l’Eglise autocéphale « grecque-orthodoxe ». En vertu du Statu quo de 1852, cinq confessions chrétiennes en plus de l’Eglise catholique exercent – parfois de façon conflictuelle – la garde du tombeau du Christ.

La chapelle abrite deux trous creusés dans la roche qui ont été utilisés, selon la tradition, pour lier les pieds de Notre Seigneur. Ces deux trous ont été mis à l’abri derrière une vitrine ornée d’une icône représentant les pieds et les mains entravés du Sauveur.

« Les cléricalismes de tous bords passeront ; seule la charité, seul l’amour vrai demeurent. »

A l’heure ou l’institution est ballotée par les scandales, Don Jean Pateau, père abbé de Fontgombault, appelle à entrer dans une vraie obéissance, celle de l’écoute, celle de Marie. Un article publié dans Il est vivant !

Comment avez-vous accueilli la Lettre du Pape au peuple de Dieu ?

Saint François-Xavier, recevant une lettre de saint Ignace, se mettait à genoux pour la lire, manifestant ainsi respect et esprit filial à l’égard de son supérieur. C’est ainsi qu’un fils de l’Église doit réagir en face d’un texte ou d’une parole du Saint-Père; ce qui ne signifie pas pour autant s’imaginer que tout ce qui est écrit ou dit bénéficie nécessairement du charisme de l’infaillibilité. Le pape François a choisi de s’exprimer souvent et dans des circonstances très variées, donnant au monde l’image d’un Pape plus accessible.

En même temps, le Saint-Père n’est pas à l’abri d’une imprécision de langage, d’une erreur matérielle ou même de jugement. Ne pouvant savoir tout sur tout, il est aussi conditionné par la présentation qu’on lui aura faite de telle ou telle question. Quoi qu’il en soit, nous lui devons respect et esprit filial.

Les premiers moines recommandaient dans la lecture de l’Écriture Sainte trois types d’attention: ad verba, ad sensum, ad Deum – aux mots, au sens, à Dieu. Une telle lecture des textes du Pape se révèle particulièrement fructueuse.

L’attention aux mots demande de recevoir le texte tel que le Saint-Père l’a écrit et non à travers un extrait plus ou moins long obtenu dans la presse. L’attention au sens exige de comprendre le texte, son orientation et les points particuliers développés, dans leur contexte. La rencontre de la prétendue pensée du Pape à travers un éditorial, un article de presse, voire la parole d’un clerc, peut laisser à désirer. Sous la plume d’un idéologue, un texte devient aisément un manifeste. Est-ce vraiment la pensée du Saint-Père ? L’attention à Dieu enfin demande de se souvenir que le Pape est un pasteur, et que comme tel, il conduit son troupeau vers le Seigneur.

Dans les oraisons liturgiques à son intention, il est appelé : « Rocher inébranlable capable de confirmer ton peuple dans la foi… »; on demande à Dieu « qu’il entre dans la vie éternelle avec le troupeau qu’il doit guider vers toi ». François ne passe pas ses journées à évoquer le mariage des prêtres, le sacerdoce des femmes et leur place dans l’Église, la communion pour les divorcés remariés, etc. Il en va peut-être ainsi pour les idéologues, ceux pour qui servir l’Église consiste à faire triompher leurs idées. Le Saint-Père conduit la barque de Pierre en des lieux où trop souvent le mensonge a pris la place de la vérité, où la culture de mort supplante celle de la vie, où le carriérisme remplace l’humble don de soi. Il y porte la lumière de la vérité.

La façon de recevoir un texte du Pape n’est donc pas sans conséquence.

Il ne tient qu’à nous que colère et abattement laissent place à la joie, la paix, la rencontre du Seigneur.

Une petite étude fondée sur le nombre de caractères accordé à quelques thèmes illustrera ce propos. Dans sa lettre, le Saint-Père évoque les faits d’abus sexuels (2 %) et leurs conséquences (12 %). Comme cause, il retient tout type de corruption tant par action (tromperie, calomnie, égoïsme, autres formes d’auto-référentialité) que par omission (silence) (19 %).

Il fait mention du cléricalisme (6 %). Enfin, de façon positive, il propose trois voies : la conversion au Christ passant par la prière et le jeûne (33 %), la redécouverte que nous sommes membres d’un peuple (16 %), et enfin des mesures concrètes (13 %). Pourtant, beaucoup n’ont retenu de cette lettre qu’un mot, le cléricalisme… c’est peu.

J’ai donc reçu ce texte dans l’action de grâces pour une parole bienvenue alors que le peuple de Dieu est blessé par les fautes des siens. Je l’ai reçu aussi comme une invitation.

Il y a peu, un ami du monastère m’écrivait: « Je crois que je n’ai pas assez prié pour l’Église. » Nous pourrions tous nous faire cette réflexion. Trop souvent, l’Église est regardée, jugée, du balcon, selon une expression chère au Saint-Père. La mentalité de consommateur occupe le domaine intime de la relation à Dieu, à l’Église, au prêtre. Le Saint-Père nous replace devant la nécessité de la conversion au Christ, de la prière, de la pénitence.

À propos du cléricalisme, cause retenue par beaucoup de lecteurs, comment en sortir ?

Retenir ce mot n’est probablement pas sans arrière-pensée. Un terme aussi général demande à être précisé. Un évêque, un prêtre qui réclame l’obéissance de ses fidèles dans le cadre légitime de sa mission ne saurait être taxé de dérive cléricaliste.

Que les abus sur des mineurs appartiennent à la pédophilie ou à des pratiques homosexuelles (la majorité des cas), le prédateur, membre du clergé, se cache derrière le paravent de son ministère.

La victime, elle aussi, le regarde comme le ministre du Seigneur, un ami par qui Jésus va venir à elle, parfois un ami de sa famille.

Elle admire ses talents de prédicateur, d’organisateur, en a bénéficié.

Elle a pu être fière de le servir à l’autel. Une telle admiration, chez des enfants et jusque dans la communauté chrétienne, a pu faire de ce prêtre une référence, un intouchable. Au lieu de tourner le regard des autres vers Jésus, ce prêtre a accepté que ces regards s’arrêtent sur lui; bien plus, il les a attirés et il en a joui.

Si on souligne aujourd’hui avec insistance les abus sexuels sur les mineurs dans l’Église, il ne faut pas oublier que ces abus ont lieu d’abord au sein des familles (75 %), puis dans le cadre scolaire ou sportif: l’intouchable alors, c’est le père, la mère, un frère, une sœur, un professeur. Il s’agit toujours de l’usurpation de l’autorité liée à une fonction dans le but de posséder celui que l’on devrait servir. Dans le contexte ecclésial, et quand le coupable est un clerc, on appelle cet abus d’autorité, cléricalisme.

Pour autant, de même qu’on ne saurait, sous prétexte qu’il peut y avoir des abus, priver les enfants du cadre familial ou de formation scolaire, il serait désastreux de leur refuser par principe tout contact personnel avec les ministres de l’Église, injustement soupçonnés en bloc. Le chemin de croissance d’une vocation sacerdotale ou religieuse passe souvent par la rencontre d’un prêtre, d’un religieux qui marque une vie et qui révèle dans un cœur l’appel à suivre Jésus.

Quand le Saint-Père invite à se retourner vers Jésus, il offre le remède au cléricalisme. Celui-ci vole le fidèle à Dieu: le prêtre devient le centre; le Christ n’est plus qu’un prétexte. Rendez à Dieu ce qui est à Dieu. Lutter contre le cléricalisme, c’est refuser le prêtre vedette et préférer celui qui endosse l’humble livrée du serviteur : serviteur du Christ et des fidèles dans la célébration de la liturgie, de la vérité dans l’annonce de la Parole, de Dieu dans les âmes. Les termes de leadership, de manager, trop souvent employés dans le contexte ecclésial, résonnent comme un écho “politiquement correct” de ce cléricalisme.

Méfions-nous de ce qui peut renaître sous bien des visages.

Laissons-nous fasciner par le Christ. Les cléricalismes de tous bords passeront; seule la charité, seul l’amour vrai demeurent. […]

La double résurrection du sanctuaire marial de Bargemon près de Draguignan

En 1635 la Vierge Marie apparait à Bargemon, petit village médiéval du Var. Avec message claire et propre au lieu : La conversion en rendant l´honneur du à Dieu.

Cette même année est offerte à la paroisse la statue miraculeuse de Notre Dame de Montaigu. Dès lors les miracles et les grâces octroyés deviennent incommensurables. On parle d´action prodigieuse de Sainte Vierge comme il n´en a jamais eu ailleurs! Les archives relatent de stupéfiants témoignages. On parle de guérisons “spectaculaires” en tout genre et même de résurrections ! C’était à l’époque « LE » Sanctuaire Marial des pèlerins de tout horizons. Avant même Laghet (1652), Le Laus (1664), Rue du Bac (1830), La Salette (1846), Lourdes (1858), Pontmain (1871), L’Île Bouchard (1947) pour ne citer qu’eux. Cette période de grâce s’achèvera à la Révolution.

La statuette miraculeuse demeurera alors cachée durant près de 2 siècles. En 2012 le nouveau curé, le Père Philippe-Marie Métais Fontenel, à peine installé, trouvera quelque temps plus tard, la statuette dans le presbytère. Plus tard encore, une paroissienne lui donne aussi à lire le livre du Frère Raphaël (1641) qui raconte les merveilles de la Sainte Vierge qu´Elle opèrera entre 1635 et 1640. Les archives vont jusqu´à la révolution… Date à laquelle tous s´arrêtera, la statuette disparaitra et le Sanctuaire tombera dans l´oubli…Il ré-intronise aussitôt la Vierge Marie, Notre Dame de Bargemon, au coeur du village et de la vie paroissiale. Les miracles se reproduisent à nouveaux : guérisons, conversions, retour des pèlerins en grand nombre, oeuvres de charité…Très attentif aussi à l’appel du pape François, il ose alors se rendre aux périphéries dans le but d’accueillir nos frères persécutés. Depuis par leur simple présence, leur foi ardente qu’ils n’ont jamais reniée malgré les persécutions de l’islam radical, ils participent pleinement à la vie communautaire de l’église et du village et re-dynamisent ainsi la vie ce sanctuaire OUBLIÉ et éteint depuis 1789.

Un reportage de KTO, destiné à un public averti :

Le Monastère de la Grande Chartreuse (et ses liqueurs !) : petite histoire en 2 minutes

Le monastère de la Grande Chartreuse se trouve, comme son nom l’indique, dans le massif de la Chartreuse, dans les Alpes.

La communauté regroupe quelques moines qui y vivent en ermite et ne prennent qu’un repas par jour. Ils sont notamment mondialement réputés pour leurs Chartreuse Verte et Chartreuse Jaune, produites depuis plusieurs siècles !

Petit tour d’horizon du monastère (et de ses liqueurs) en deux minutes, top chrono, avec Divine Box ! (Une vidéo vous attend à la fin de l’article)

Les frères chartreux vivent depuis 1000 ans au coeur de la vallée de la Chartreuse, dans les Alpes françaises – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

Monastère de la Grande Chartreuse : la vision

En 1084, saint Hugues, alors évêque de Grenoble, a une vision : 7 hommes désireux de louer Dieu au coeur d’une montagne nommée « Chartreuse”. C’est alors que Bruno, universitaire à Cologne, lui rend visite avec ses six compagnons.

Coïncidence ? Pas sûr… Saint Hugues y voit en effet un signe de la Providence et décide d’emmener Bruno dans la montagne, le lieu parfait pour prier ! Le futur saint Bruno est ravi, lui qui voulait quitter le monde afin de vivre pour Dieu seul. Allez hop, on monte le camp !

Saint Bruno, qui a vécu au XIe siècle, est le fondateur du monastère de la Grande Chartreuse – Divine Box

Et de deux !

Bruno décide alors de construire un lieu qui allie vie solitaire et… vie communautaire. Un subtil équilibre qui se retrouve, par ailleurs, dans la construction même du monastère. De petites cellules en bois, indépendantes, sont en effet reliées par une galerie qui débouche sur une église et un réfectoire.

Une fois la construction terminée, Bruno est appelé auprès du pape pour le conseiller, mais ce rôle l’ennuie profondément… Le revoilà donc reparti en Italie, en Calabre, pour fonder la deuxième « Chartreuse » de l’Histoire ! En avant, toute !

Ci-dessus, saint Bruno rendant visite au pape Urbain II, à l’appel de ce dernier – Divine Box

La règle du monastère de la Grande Chartreuse

À la mort de saint Bruno en 1101, aucune règle communautaire n’est encore écrite ! Dingue, non ? Même si la coutume orale fonctionne alors à l’époque, en 1121, le prieur général, « Guigues le Chartreux », a le souci de pérenniser l’organisation de l’ordre.

Et hop, en 1127, les « Statuts » (la règle des chartreux) sont approuvés, et se diffusent progressivement aux différentes chartreuses qui se développent partout en Europe… Et pour les petits curieux : oui, les chartreux actuels suivent toujours les préceptes de 1127 !

Ci-dessus, les Consuetudines Cartusiae (Coutumes de la Chartreuse), écrites et mises en forme par le frère prieur Guigues le Chartreux – Divine Box

L’apogée

Heureusement d’ailleurs que tout s’organise, car au XIVe siècle, à l’apogée de l’ordre, on compte 150 chartreuses en activité ! Chaque maison est alors représentée par un prieur, qui s’en réfère au père général, qui est le prieur du monastère de la Grande Chartreuse.

Ensemble, ils tentent de se réunir régulièrement pour discuter des évolutions de l’ordre et… déguster un verre de liqueur (anecdote véridique) ! Mais malheureusement, après de belles années, la suite n’est pas toute reluisante pour ces moines cherchant Dieu dans la solitude…

Au XIVe siècle, le monastère de la Grande Chartreuse connaît son apogée : elle a pu fonder 150 monastères en Europe ! – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

Les complications à la veille de la Révolution

En effet, depuis la fin du XIVème siècle, les guerres provoquent la fermeture progressive des maisons. Le monastère de la Grande Chartreuse lui-même subit notamment de nombreux incendies. Et même si le monastère a toujours été reconstruit à l’identique, les moines ont souvent dû quitter les lieux pour se protéger !

C’est notamment le cas entre 1789 et 1816, quand l’Etat décrète que les biens de l’Eglise appartiennent à la Nation : il n’y a alors plus de maisons vivantes en France. Coup dur ! Et ce n’est pas fini…

Ci-dessus, une gravure du XVIIIe siècle représentant le monastère de la Grande Chartreuse, peu avant la Révolution – Divine Box

La résistance des montagnards

En 1903, une loi dissout les congrégations, dont (évidemment) celle des chartreux, mais le père général de l’époque tente de défendre sa cause. Sa lettre aux autorités, relayée par la presse, crée un (petit) soulèvement populaire : des milliers d’habitants du coin se rassemblent alors sous les murs du monastère pour empêcher l’expulsion des moines !

Mais après plusieurs jours de lutte pacifique, les gendarmes vident finalement le monastère le 19 avril, au milieu des habitants en pleurs. Même les gendarmes, honteux, se découvrent au passage des frères…

En avril 1903, l’armée et les policiers sont réquisitionnés pour expulser les frères chartreux, face au soutien de la population locale – Divine Box

Monastère de la Grande Chartreuse : et aujourd’hui ? 

La vie du monastère de la Grande Chartreuse a repris en 1940, après un exil de 37 ans en Italie… ! Aujourd’hui, ils sont une vingtaine sur place, et suivent toujours les « Statuts »de 1127.

Leur prière est d’abord solitaire en cellule, mais ils se retrouvent en communauté pour la messe, les vêpres (à 18h) et les matines (à 1h du matin !).

En plus de ça, ils étudient et travaillent de leurs mains, par exemple à l’entretien de leur jardin ou à la fabrication des coffrets de Chartreuse ! Sans oublier bien sûr, dans la catégorie produits monastiques, les fameuses liqueurs qu’ils préparent ! On en parle tout de suite…

Aujourd’hui, les frères du monastère de la Grande Chartreuse ont pu se réinstaller depuis 1940 dans leurs bâtiments historiques – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

Mystérieuse Chartreuse

Depuis 1737, les chartreux élaborent des liqueurs à la renommée mondiale, issues d’un mystérieux parchemin reçu en 1605, détaillant la recette d’un élixir végétal aux 130 plantes.

Aujourd’hui, les deux moines qui supervisent la production sont les seuls *au monde* à connaître les ingrédients et le processus de fabrication de chaque liqueur. Un artisanat monastiquerarissime, qui en a fait rêver plus d’un !

C’est pour cela, par exemple, qu’ils ne voyagent jamais dans la même voiture ! On n’est jamais trop prudents… La fameuse chartreuse verte, elle, date de 1764 ! Et voilà, vous savez (presque) tout.

Les frères chartreux réalisent encore, depuis plusieurs siècles, des liqueurs à la recette ultra secrète – Crédit Photo : Chartreuse Diffusion

Et pour acheter les produits/liqueurs du Monastère de la Grande Chartreuse ?

Sur place à la boutique près du monastère bien sûr ! Ou sinon sur la boutique monastiqueen ligne de Divine Box : vous pourrez y acheter la Chartreuse Verte, la tisane des Pères Chartreux, l’élixir végétal de la Grande Chartreuse etc…

Le coin est superbe, n’hésitez pas à vous rendre sur place ! Mais les moines, ermites et très discrets, ne seront probablement pas là pour vous accueillir … 😉

La vidéo

Allez, vous l’avez bien méritée ! Voici une petite vidéo (1:09) de Divine Box, sur le monastère de la Grande Chartreuse :

Evangile illustré

Lc 6, 17.20-26

Jésus descendit de la montagne avec eux et s’arrêta sur un terrain plat. Il y avait là un grand nombre de ses disciples et une grande multitude de gens venus de toute la Judée, de Jérusalem, et du littoral de Tyr et de Sidon.
Et Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara : « Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable, à cause du Fils de l’homme.
Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie, car alors votre récompense est grande dans le ciel ; c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.
Mais quel malheur pour vous, les riches, car vous avez votre consolation !
Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant, car vous aurez faim ! Quel malheur pour vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
Quel malheur pour vous lorsque tous les hommes disent du bien de vous ! C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes. »

Illustration de Jean-Joseph Chevalier

Extrait du livre d’art “Evangile illustré” aux Editions de l’Espérance.

C’est arrivé un 17 février…

“A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 février: saints du jour français ou en France.
    • St Bonose, évêque de Trèves († v. 306)

À Trèves en Allemagne (Gaule Belgique), vers 306, saint Bonose, évêque, qui travailla par son zèle et son enseignement, avec saint Hilaire de Poitiers, à conserver la foi intègre dans les régions des Gaules.

  • St Silvin, évêque à Auchy († v. 717)

À Auchy en Artois, vers 717, la mise au tombeau de saint Silvin, évêque, qui évangélisa le pays des Morins.

  • le 17 février 1332 : Philippe VI émancipe son fils, Jean, héritier du trône, et le fait duc de Normandie.

Le Roi souhaite ardemment partir en croisade. Il garantit ainsi l’avenir surtout que le roi d’Angleterre conteste son accession au trône suite à la mort de son cousin Charles IV dernier des Capétiens directs.

  • le 17 février 1454 : le « Vœu du faisan ».

L’année qui suit la prise de Constantinople, le pape et l’empereur appellent à une nouvelle croisade. C’est, pour les seigneurs de Bourgogne et de Flandres, l’occasion de fastueuses réunions. Ainsi Philippe le Bon, duc de Bourgogne, fait le serment sur un superbe faisan qu’on lui apporte à manger, lors d’un banquet à Lille, de se croiser pour aller délivrer Constantinople, tombée aux mains des Turcs en 1453. Il ne partira jamais.

  • le 17 février 1563 : naissance du duc François de Guise.

Voir la chronique du 24 février.

  • le 17 février 1596 : le duc de Guise empêche la prise de Marseille par les Espagnols.
  • le 17 février 1670 : la France signe une alliance défensive avec la Bavière pour une action concertée à la mort de l’un des monarques, Léopold Ier d’Allemagne ou Charles d’Espagne.
  • le 17 février 1673 : mort de Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière.

Molière connaît une mort assez exceptionnelle pour un comédien : il est victime d’un malaise sur scène, alors qu’il joue le rôle du “Malade imaginaire“. Il a 51 ans. Il faut une intervention de Louis XIV, pour qu’il reçoive une sépulture chrétienne, à laquelle les acteurs n’ont d’ordinaire pas droit. Molière est inhumé le 21 février, au cimetière de l’église Saint-Eustache sans service solennel.

 

  • le 17 février 1781 : naissance de René Laennec, médecin français.

René-Théophile-Marie-Hyacinthe Laennec nait à Quimper. Il devient docteur en médecine en 1804 et est nommé en 1816 à l’hôpital Necker de Paris. Il est l’inventeur du stéthoscope. Il publie en 1819 le “Traité d’auscultation médiate” et devient titulaire de la chaire de médecine pratique au Collège de France en 1822. Il meurt en 1826 de la tuberculose.

  • le 17 février 1795 : Traité de la Jaunaye.

Malgré la défaite de Savenay, la résistance catholique renaît à l’ouest. La situation est simple et se résume, depuis le début des colonnes infernales de Turreau, à l’alternative: « être tué, ou tuer ». L’hiver 93/94 a été marqué par les crimes de Carrier à Nantes, de Francastel à Angers, de Turreau, partout où il passe. La réaction des Blancs est rapide et efficace : chasse et extermination des colonnes infernales, une à une, et des camps retranchés bleus. Car les Bleus ne se risquent plus dans le pays. Ils établissent des camps retranchés qu’ils ne parviennent pas à ravitailler et qui sont rasés.

Les nouveaux maîtres de la France comprennent qu’ils n’auront pas la paix en Vendée sans paix religieuse. Aussi est signé le traité de la Jaunaye avec Charette le 17 février 1795 (Stofflet signe le 2 mai suivant): liberté religieuse, liberté des chefs, indemnités.

Le 25 juin 1795, Charette reprend la guerre pensant avoir été dupé à la Jaunaye. Il le fait peu ou prou à l’annonce du débarquement du comte d’Artois après l’annonce de la mort de Louis XVII. Stofflet fait de même en janvier 1796, mais à regret et sur ordre des princes. Assisté de l’abbé Bernier, il administre son territoire au nom de Louis XVII et imprime du papier monnaie. Mais la Vendée ayant la liberté religieuse ne les suit pas. Stofflet est fusillé en février 96, et Charette en mars.16 juillet 1801: Bonaparte établit un nouveau Concordat

Il reste que comme le souligne François Marie Algoud dans son Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs les accords de La Jaunaie soulignent l’importance tant militaire que politique acquise par le général François-Athanase de Charrette ; entraînent la reconnaissance de la liberté de culte en France et soulignent que :

«  …aux yeux de l’Histoire, qu’un régime d’oppression, s’appuyant sur la Terreur, ne peut s’établir durablement lorsqu’on y résiste de toute son âme. » (*)

(*) Emmanuel Catta dans Revue du Souvenir vendéen, n°191, éditorial, cité par FM Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs, éditions de chiré, page 87)

  • le 17 février 1798 : Berthier transmet au pape Pie VI l’ordre du Directoire de quitter Rome dans les 3 jours.
  • le 17 février 1800 : Bonaparte crée les fonctions de préfets et de sous-préfets.
  • le 17 février 1810 : les Etats pontificaux sont annexés à l’Empire et transformés en deux départements.

Un Sénatus-consulte réunit la ville de Rome à l’Empire. Les 4 articles de la Déclaration gallicane de 1682 sont repris et deviennent loi de l’Empire. Le pape peut s’installer ou à Rome ou à Paris. L’héritier du trône impérial portera le titre de Roi de Rome.

  • le 17 février 1852 : contrôle de la presse renforcé.

Par un décret le 17 février, alors qu’elle avait été suspendue au lendemain du coup d’Etat, la presse est surveillée et contrôlée plus étroitement que jamais par un ensemble de mesures préventives, d’obligations et de sanctions prévues.

  • le 17 février 1859 : les Français prennent Saigon.

Une flotte française, commandée par l’amiral Rigault de Genouilly, remonte la rivière de Saigon, détruit les forts qui la bordent, et envahit la ville de Saigon, suite à l’appel à l’aide des missionnaires français, après le meurtre de plusieurs missionnaires chrétiens européens. Quelques années plus tôt, un prétendant au trône appelé Nguyên Anh s’est allié avec l’un d’eux, Mgr Pigneau de Béghaine afin de reconquérir l’Annam et le Tonkin et restaurer la dynastie des Nguyên. La guerre civile force les Français à intervenir. Après Saigon, ils conquièrent la Cochinchine en 1867.

  • le 17 février 1863 : création de la Croix-Rouge.
  • le 17 février 1871 : Denfert-Rochereau évacue Belfort.

Belfort, dernier bastion français à résistant aux Prussiens, se rend sur ordre du gouvernement mais avec les honneurs militaires. Assiégé depuis le 3 novembre 1870, le gouverneur de la ville Pierre Denfert-Rochereau accepte de rendre les armes. Paris a déjà capitulé le 28 janvier. Le président du gouvernement, Adolphe Thiers, obtient de la Prusse que le territoire de Belfort reste français. En échange, la France doit céder une partie supplémentaire de la Lorraine et accepter que les troupes ennemies défilent dans Paris. Belfort devient grâce à sa conduite héroïque un département français.

  • le 17 février 1914 : le projet d’impôt sur le revenu de Joseph Caillaux est rejeté par le Sénat car “contraire aux mœurs”.
  • le 17 février 1916 : les troupes françaises et britanniques occupent la colonie allemande du Cameroun.
  • le 17 février 1950 : déclaration de J-P Warburg devant la Commission des affaires étrangères du Sénat américain.

« Nous aurons un gouvernement mondial que nous le voulions ou non. La seule question qui se pose à ce sujet est de savoir si le gouvernement mondial sera obtenu par consentement ou par conquête. »

J-P Warburg, mort en 1982 est à l’époque membre du CFR, Council on foreign relations. Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l’intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 236)

  • le 17 février 1966 : mission accomplie pour Diapason.

Le 2ème engin spatial français tourne depuis quelques heures autour de la Terre, sur une orbite très proche de celle qui avait été prévue.

  • le 17 février 1966 : déclaration de la Sacrée Congrégation pour la doctrine de la Foi

« Le 19 juillet 1974, la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi a écrit à quelques Conférences épiscopales une lettre qui leur était uniquement adressée au sujet de l’interprétation du canon 2335 du Code de Droit Canon qui interdit aux catholiques, sous peine d’excommunication, de s’inscrire à des sectes maçonniques ou à des associations semblables.

Parce que cette lettre, devenue du domaine public, a donné lieu à des interprétations fausses et tendancieuses, cette Congrégation, sans préjuger de la future révision de ce même Droit canon, confirme et déclare ce qui suit:

1) en ce qui concerne la question dont il s’agit, la discipline canonique n’a nullement été changée et elle conserve donc toute sa force;

2) par conséquent, ni l’excommunication ni les autres peines prévues n’ont été abrogées;

3) ce qui, dans la lettre citée, concerne l’interprétation du canon dont il s’agit doit être compris, comme cela était dans les intentions de la S. Congrégation, seulement comme un rappel des principes généraux d’interprétation des lois pénales pour la solution des cas particuliers qui peuvent être soumis au jugement des ordinaires d’un lieu. L’intention de la S. Congrégation n’était pas de conférer aux Conférences épiscopales la faculté de prononcer publiquement un jugement de caractère général sur la nature des associations maçonniques, jugement qui impliquerait des dérogations aux normes susdites.

À Rome, au siège de la S. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 17 février 1981. »

Franjo Card. ŠEPERPréfet

Voir la chronique du 26 novembre.

  • le 17 février 1986 : à Versailles commence le 1er Sommet international de la francophonie.

Des représentants de 41 pays, comptant environ 120 millions d’habitants, y prennent part.

  • le 17 février 2001 : une intuition de Jean Raspail se réalise…

Un cargo, « l’East Sea », transportant 908 immigrants clandestins, pour la plupart des Kurdes irakiens, s’échoue sur une plage de Saint-Raphaël après sept jours de mer. Le camp des Saints, livre de Jean Raspail se réalise. En quelques jours il se seront tous dispersés dans la nature. Certains seront arrêtés aux frontières italiennes et allemandes ; frontières qui existaient à l’époque !

  • le 17 février 2002 : fin du cours légal du franc français après 641 ans d’existence.

Le Traité de Maastricht a mis fin aux monnaies nationales. Voici les visages familiers et historiques que les Français ne peuvent plus voir depuis ce jour :

Saint-Exupéry (1900-1944)            

                                   

   Debussy (1862-1918)

Delacroix (1798-1863)

    

Pascal (1623-1662)

Eiffel (1832-1923)

Les premiers francs sont frappés le 5 décembre 1360 à Compiègne, pour payer la rançon du Roi Jean II le Bon, prisonnier des Anglais voir la chronique du 5 décembre. On peut y voir sur le coté « face » de la pièce le Roi Jean II le Bon, à cheval, galopant à gauche, l’épée haute ; figue également sur la pièce une inscription circulaire : IOHANNES DEI GRATIA • FRANCORV REX, traduite par « Jean, par la grâce de Dieu, Roi Francs ».

Le Franc ne subsiste plus qu’à travers les francs CFA et CFP.

  • le 17 février 2004 : au Portugal, 17 personnes sont acquittées des charges d’avortement au terme d’un procès très médiatique qui relance le débat sur un assouplissement de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse.

Les socialistes contre la liberté d’expression au Sénat

Les sénateurs socialistes s’opposent à l’organisation le 23 février au sein du Palais du Luxembourg d’un colloque du mouvement “Un de Nous“, mouvement … pro-vie :

“Si nous respectons la liberté des sénateurs de parrainer des colloques et réunions au sein du Palais du Luxembourg, nous regrettons ce choix délibéré d’un sénateur du groupe Les Républicains de parrainer ce mouvement pour la tenue de cette rencontre”. “Proche de l’Opus Dei, ce mouvement est anti-choix, anti-avortement, anti-mariage pour tous et s’oppose à la diversité des familles”.

“Après la désignation de François-Xavier Bellamy comme tête de liste aux élections européennes par le parti Les Républicains, nous exprimons notre détermination à combattre toutes formes de régression menaçant les droits inaliénables des femmes conquis en Europe et en France”.

C’est Guillaume Chevrollier, le sénateur LR qui parraine ce colloque. Il estime que le communiqué du PS “ne reflète en rien la réalité”.

“Il s’agit une énième fois d’intimider ceux qui s’opposent à la bien-pensance”. [Ce colloque] “porte sur “l’avenir de la culture européenne et le réveil des intelligences”. Où est le mal ?” “Il réunira d’éminents universitaires”.

Selon le programme, la présidence du colloque est assurée par l’ancien ministre espagnol Jaime Mayor Oreja, membre du parti populaire. Font notamment partie des intervenants

  • Katalin Novák, secrétaire d’État hongroise à la famille
  • Rocco Buttiglione, ancien ministre italien de la Culture
  • Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune,
  • Rémi Brague
  • Le Pr Olivier Rey, CNRS, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Pierre Manent

 

Un militaire peut-il exprimer une opinion sur le plan tactique et stratégique ?

En janvier 2018, le général François Lecointre, chef d’état-major des armées, incitait les militaires à s’exprimer, critiquant un mutisme confortable. Certains ne se sont pas fait prier.

Le colonel François-Régis Legrier, chef de corps du 68e Régiment d’artillerie d’Afrique, a publié un article dans le dernier numéro de la Revue Défense Nationale (RDN). Le colonel François Régis Legrier est déjà connu des lecteurs du Salon beige pour son ouvrage sur la guerre juste.

Le colonel Legrier commandait la Task Force Wagram en Irak, c’est-à-dire le détachement d’obusiers Caesar qui appuient la coalition. Son article de sept pages est un retour d’expérience sur l’engagement de l’artillerie dans le conflit actuel, avec un point particulier sur la bataille d’Hajin (Sept. 2018/Janv. 2019). La conclusion de l’article, bien documenté, a fait grincer des dents à l’état-major des armées comme au cabinet militaire du ministre. Au point que la revue a censuré l’article de son site internet, même s’il reste disponible dans la version papier et en pdf pour les abonnés.

Voici sa conclusion :

« Oui, la bataille d’Hajin a été gagnée, au moins sur le terrain mais en refusant l’engagement au sol, nous avons prolongé inutilement le conflit et donc contribué à augmenter le nombre de victimes au sein de la population. Nous avons détruit massivement les infrastructures et donné à la population une détestable image de ce que peut être une libération à l’occidentale laissant derrière nous les germes d’une résurgence prochaine d’un nouvel adversaire. Nous n’avons en aucune façon gagné la guerre faute d’une politique réaliste et persévérante et d’une stratégie adéquate. Combien d’Hajin faudra-t-il pour comprendre que nous faisons fausse route ? »

« La question qui se pose est de savoir si la libération d’une région ne peut se faire qu’au prix de la destruction de ses infrastructures (hôpitaux, lieux de culte, routes, ponts, habitations, etc.). C’est là, l’approche assumée sans complexe, hier et aujourd’hui, par les Américains ; ce n’est pas la nôtre  ».

Néanmoins, le fait d’avoir retiré l’article a provoqué un effet “Streisand”, c’est-à-dire que cela a provoqué sa diffusion plus massive. Ce texte, qui est dans l’espace Opinions de la RDN, un espace normalement réservé à une nécessaire expression libre et n’engageant pas l’institution, n’aurait normalement pas dépassé le cercle restreint d’une partie des lecteurs peu nombreux de la revue spécialisée. Or ce texte émeut le cabinet du ministère (mais peut-être plus bas dans la hiérarchie) qui exige la censure. Cet article, qui sans cela serait resté confidentiel, devient dès lors un événement et est repris par des blogs de défense, lus par plusieurs milliers de personnes chaque jour, qui apprennent l’existence, à la fois de l’article et de la censure dont il fait l’objet.

Michel Goya commente ainsi :

J’ai tendance à considérer, comme l’auteur, que c’est à nous de mener nos combats. En Irak et en Syrie, nous avons suivi les Américains et leur manière. Ce n’était pas forcément une bonne idée, ce qui était assez clair très rapidement. Maintenant la guerre n’est pas terminée, tant s’en faut. Il est plus que temps d’avoir une vision stratégique et une action autonomes, et ne pas se contenter de dire que nous faisons des choses formidables alors que nous imitons à petite échelle des manières discutables et d’annoncer régulièrement des dates de victoire finale toujours démenties (la dernière était…en février 2018), preuve que nous ne maîtrisons pas grand-chose.

Un papier qui n’aurait été lu que par quelques centaines de personnes, qui n’en aurait sans doute jamais fait état par la suite, le sera par plusieurs milliers. Une bonne partie des militaires et de nombreux civils apprennent ainsi que “la grande muette” dont on annonçait la fin est en réalité bien vivante, que les rubriques Opinions sont bidons, et que leurs chefs ne les défendent pas.

Addendum : le texte du colonel Légrier est accessible ici.

Theodore McCarrick réduit à l’état laïc, le cardinal Farrel promu

Le 11 janvier 2019, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a rédigé le décret conclusif du procès pénal contre Theodore Edgar McCarrick, Archevêque émérite de Washington, D.C., par lequel l’accusé a été déclaré coupable des crimes suivants commis par le clerc : sollicitation dans la confession et violations du Sixième Commandement du Décalogue avec mineurs et adultes, avec la circonstance aggravante de l’abus de pouvoir. En conséquence, la peine du renvoi de l’état clérical lui a été imposée. Le 13 février 2019, la session Ordinaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a examiné les arguments présentés dans le recours de l’appelant et a décidé de confirmer le décret du congrès. Cette décision a été notifiée à Theodore McCarrick le 15 février 2019. Le Saint-Père a reconnu le caractère définitif de cette décision, conformément à la loi, qui rend le cas res iudicata, c’est-à-dire non susceptible d’ultérieur recours.

Controversées…

Selon le Larousse, est controversé, ce qui suscite une controverse, des contestations.

Ainsi, BFM conteste le droit de Nicolas Dupont-Aignan d’avoir sur sa liste aux européennes l’ancienne avocate Emmanuelle Gave et son père Charles Gave.

Alors, qu’est-ce que conteste BFM ?

Emmanuelle Gave

  • travaille pour le think-tank libéral-conservateur Institut des Libertés de son père.
  • a signé en octobre la tribune de soutien à l’action du mouvementGénération identitaire contre l’ONG de passeurs SOS Méditerranée,
  • est partisane comme son père d’une union des droites.

Son père, Charles Gave est

  • partisan de la théorie elle aussi “controversée” du “grand remplacement” de la population européenne par une population d’origine immigrée et musulmane,
  • très critique à l’encontre du milliardaire américain George Soros

Charles Gave apportera à la campagne près de deux millions d’euros, soit la moitié de ce que l’État rembourse (4,5 millions d’euros) si la liste obtient 3% des voix.

Il est controversé de ne pas être sur la ligne de BFM…

“Blasphème contre Mahomet” : Demande de réexamen devant la Grande Chambre

La conférencière autrichienne condamnée pour avoir “dénigré” Mahomet demande le renvoi de l’affaire à la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme.

Peut-être vous souvenez-vous de la décision E. S. contre Autriche de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui, le 25 octobre dernier, avait choqué de nombreuses personnes ? La Cour de Strasbourg avait alors, contre toute attente, validé la condamnation d’une conférencière autrichienne pour avoir « dénigré » Mahomet en assimilant son union avec la jeune Aïcha à de la « pédophilie ».

La Cour a donné à ce jugement la qualité « d’affaire phare », c’est-à-dire de référence éclairant sa jurisprudence future. L’ECLJ avait critiqué ici même cette décision.

Or, la requérante, Mme Elisabeth Sabaditsch-Wolff, a demandé à la Cour européenne de bien vouloir rejuger l’affaire en Grande Chambre, c’est-à-dire devant la formation la plus solennelle de cette Cour. Fait rare, elle est soutenue dans cette démarche par plus de 50 000 signataires d’une pétition pour le droit de critiquer l’islam en Europe.

Il s’agit là d’une procédure exceptionnelle qui n’est acceptée que dans 5% des cas, lorsque la Cour estime qu’est en jeu « une question grave relative à l’interprétation ou à l’application de la Convention [européenne des droits de l’homme] ou de ses Protocoles, ou encore une question grave de caractère général ». Or, c’est clairement le cas dans l’affaire E.S. c. Autriche. La décision quant au renvoi sera prise prochainement. Il faut espérer que la Cour l’acceptera, car plusieurs motifs graves plaident en ce sens.

Sur les 11 meurtres antisémites, 0 a été provoqué par l’Extrême Droite

Juliette Meadel remise à sa place :

Terres de Mission et les actes anti-chrétiens

Le 17 février, l’émission Terre de missions reçoit Daniel Hamiche, rédacteur en chef de l’Observatoire de la christianophobie, pour évoquer la recrudescence des actes anti-chrétiens en 2018 – et aussi au début de l’année 2019.

Puis Constance Prazel, déléguée générale de la Fondation de Service Politique, présente le dernier numéro de la revue « Liberté politique » sur l’Eglise dans la tempête.

Enfin, Frère Baptiste de l’Assomption, jeune carme de la province de Toulouse, évoque la vie des religieux carmes et la spiritualité du Carmel.

C’est arrivé un 16 février…

 “A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines.” Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 février 1147 : l’abbé Suger se voit confier la régence du Royaume de France en l’absence de Louis VII parti en croisade.

Le Roi avant de partir en croisade place sa personne et son Royaume sous la protection de Marie et fait dans ce but le pèlerinage de Liesse et celui du Puy.

L’histoire de ce pèlerinage est évoquée par le marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie et l’Histoire de France (Ed. Résiac, page 62-63).

Elle est suffisamment extraordinaire pour qu’on s’y arrête. En 1134, trois frères seigneurs dans le Laonois se croisent. Le sultan d’Egypte les ayant fait prisonniers tente de les faire apostasier, et va jusqu’à leur envoyer sa fille particulièrement belle.

« En discutant sur l’Evangile, Isménie, qui croyait vaincre fut vaincue. »

Elle demanda aux chevaliers de lui sculpter l’image de Marie. Ces derniers demandent à la Vierge de guider leurs mains. « Pendant la nuit la Vierge envoya des anges porter son image rayonnante de piété et sculptée par miracle».La statue était petite, de bois noir, elle représentait la Vierge tenant son Fils debout sur ses genoux.

A leur réveil, les prisonniers se voient entourés d’une éblouissante lumière jaillissant de la statue miraculeuse. Un parfum céleste émane de ce bois venu du ciel. Le lendemain quand Isménie revient, elle croit et demande à prendre la statue dans ses appartements. La nuit suivante Notre dame lui apparaît et lui dit :

«Aie confiance, j’ai prié pour toi mon Fils et Seigneur, il a daigné te choisir comme sa fidèle et bien-aimée servante. Tu délivreras de leur prison mes trois dévots chevaliers, tu seras baptisée, par toi la France sera enrichie d’un trésor incomparable, par toi, elle recevra d’innombrables grâces, par toi, mon nom deviendra célèbre et plus tard, je te recevrai pour toujours dans mon paradis. »

L’évasion commence bien, ils franchissent le Nil. Epuisés ils s’arrêtent pour dormir et se réveillent en France ! A Liance, près du château de Marchais, non loin de Laon, un hameau perdu au milieu des bois et des marécages, dont un des trois chevaliers était le seigneur. Liance, au XV° siècle change son nom en celui de Liesse qui veut dire “Joie” tant la Vierge Marie, par ses faveurs, comblait de joie les pèlerins. Les Trois chevaliers construisent en ce lieu un sanctuaire en remerciement. Selon la tradition du XVI° siècle, les chevaliers sont les fils de Guillaume 1er, sire d’Eppes: Jean, Hector et Henri. On les appelle tour à tour les chevaliers d’Eppes, les chevaliers de saint Jean de Jérusalem ou de Malte. Leur mission terminée, ils retournent dans une maison de leur Ordre. La princesse Ismérie, adjure le coran, reçoit, avec le nom de Marie, le baptême des mains de l’Évêque de Laon, Barthélemy de Vir, le 8 septembre 1134. Elle vécut saintement près de la mère des chevaliers à Marchais, mourut jeune et fut inhumée dans le sanctuaire.

Difficile à croire pour des gens raisonnables et rationalistes comme nous le sommes ; pourtant la liste des miracles reconnus par l’Eglise, au cours des siècles est encore plus stupéfiante et des documents historiques du XVI° siècle témoignent, il suffit de les consulter :

  • Annales de l’Ordre des Chevaliers de saint Jean de Jérusalem. De l’an 1146, Melchior Bandini y raconte les origines de Notre Dame de Liesse. Bosio un siècle plus tard, nous a conservé ces pages.
  • Une inscription précieuse, celle de 1134, année où la légende place le miracle, est retrouvée en 1721.
  • Une lettre de Clément VII, datée d’Avignon, le 28 mai 1384 dit que “dans la chapelle de Notre Dame de Liesse, Notre Seigneur Jésus-Christ, à la prière de la Vierge Marie, prodigue un si grand nombre de miracles que les peuples y accourent de tous les points du monde”. Et il accorde des indulgences aux pèlerins.
  • La légende de Notre Dame de Liesse, d’après le plus ancien texte connu, écrite par le Comte de Hennezel d’Ormois.
  • Le miracle du pendu dépendu (miracle représenté sur un tableau à la sacristie de la basilique) :1139 est la date du premier miracle connu, un malheureux, Pierre de Fourcy, en proie à la misère, avait volé pour nourrir sa famille. Pris en flagrant délit, il est arrêté condamné et pendu trois jours durant ! Il est trouvé vivant par un berger au bout des trois jours. Le condamné raconta :

“J’ai demandé à Notre Dame de Liesse qu’il lui plut de me délivrer. De sa main elle a soutenu mon cou, et a empêché la corde de me serrer.”

  • Au printemps 1146, deux jeunes princes, fils d’Enguerrand II sont capturés par des bohémiens. Aucunes des nombreuses recherches ne permet de les retrouver. Agnès de Beaugency, cousine du Roi Louis VII, supplie Notre Dame de Liesse :

“O vous, dit-elle, qui avez retiré de la prison d’Egypte les trois chevaliers et les avez ramenés sains et saufs à leur mère, daignez, je vous en conjure, me rendre mes enfants. O vous qui avez eu l’angoisse de perdre votre Enfant à Jérusalem, mais qui l’avez retrouvé, ayez pitié de moi.”

Une fois retrouvés leur père et le Roi viennent en pèlerinage et se croisent pour Jérusalem.

  • Après de longues prières à Notre Dame de Liesse, une petite fille avait été accordée à ses parents en 1572. Sa maman reconnaissante l’habillait toujours en blanc en l’honneur de la Sainte Vierge. Quand la fillette eut sept ans, l’amena à Liesse, la consacra à Notre Dame, cette enfant devait devenir l’illustre Madame Acarie, plus tard Marie de l’Incarnation, carmélite béatifiée par Pie VI en 1791.
  • Henri Bourbon, né à La Fère en 1624, eut comme marraine la sœur de Louis XIII, Henriette d’Angleterre. Sa première sortie est pour Notre Dame de Liesse. Cet enfant devint l’un des meilleurs serviteurs de la Sainte Vierge. Archidiacre de la cathédrale d’Evreux, son tombeau fut visité par un nombre prodigieux de fidèles. L’Eglise l’a déclaré vénérable.
  • Un jeune breton, Pierre de Kériolet, malgré sa vie totalement dissolue ne manquait jamais de réciter chaque jour un AVE MARIA. Ayant résolu de se faire mahométan, il se rendait à Constantinople. Attaqué par des brigands qui tuèrent ses deux compagnons, il eut peur, et fit vœu à Notre Dame de Liesse, si elle l’épargnait, d’aller en pèlerinage dans son sanctuaire. Ce bienheureux pénitent mourut en odeur de sainteté à l’âge de 58 ans, au couvent des Carmes de Sainte-Anne-D’auray.
  • Un jeune profès de la Compagnie de Jésus, le P. Picot de Clorivière, ne pouvait être admis au sacerdoce à cause d’un bégaiement très prononcé. Il vint de Liège à Liesse à pied, supplier Notre Dame de lui permettre d’être prêtre. A sa grande joie, il fut guéri et reçu le sacrement de l’Ordre.
  • Charles VII plus tard vint supplier la Vierge de sauver le Royaume, livré presque entièrement à l’Anglais envahisseur. Jeanne d’Arc ne fut-elle pas, un peu plus tard, la réponse de Marie?
  • Louis XI vint à Liesse quatre fois, il y fonda une messe perpétuelle chaque samedi.
  • François 1er, prisonnier de Charles Quint à Pavie, supplia Notre Dame de Liesse de lui rendre la liberté. Aussitôt délivré, il se rendit en toute diligence au sanctuaire pour remercier sa Céleste Consolatrice, Cause de toute joie. Il y revint aussi plus tard. Henri II vint à Liesse avec ses trois fils en 1554.
  • Bossuet raconte comment Henriette de France, sœur de Louis XIII, fut sauvée par Notre Dame de Liesse, d’une tempête effroyable, en 1642 en rentrant d’Angleterre. La reine reconnaissante envoya au sanctuaire “un navire d’argent pesant six vingt dix marcs”.
  • Un marchand de Paris avait un fils de 14 ans paralysé et muet. Combien de temps prolongea-t-il sa prière ? Neuf jours! Le père supplia, insista, fut exaucé. Le malade se mit à bégayer et à marcher. « Bientôt, le père et le fils retournaient à pied à Paris, d’où ils envoyaient à Liesse une attestation signée par vingt-quatre personnes, ayant vu l’enfant avant et après son pèlerinage ».
  • En 1794, les révolutionnaires brulent la statue; cependant dès 1801, les pèlerinages reprennent et les miracles recommencent, des guérisons, des conversions, des grâces de toutes sortes s’épanchent sur les pèlerins. Un paralytique venu à Liesse se redresse subitement après 18 ans d’immobilisation. Un jeune homme muet depuis 10 ans retrouve la parole. Un enfant de Bazeilles (Ardennes) aveugle retrouve soudainement la vue…
  • 18 août 1857, monseigneur de Garsignies, évêque de Soissons couronne une nouvelle statue de Notre Dame de Liesse, en présence de plus de 30 000 personnes. En 1934, 120 000 personnes participent au 800ème anniversaire de la construction du sanctuaire.

L’année, 2014, est le 880ème anniversaire de la construction du sanctuaire demandé par Notre Dame. Un lieu et une bonne occasion pour prier pour la conversion officielle de la France.

Le Roi Louis VII prend l’oriflamme de Saint Denis avant de se croiser.

  • le 16 février 1214 : Jean sans Terre débarque à La Rochelle.
  • le 16 février 1519 : naissance de Gaspard II de Coligny, amiral de France.

Gaspard de Coligny naît le 16 février 1519 à Châtillon-sur-Loing. Amiral et homme politique français, il prend part à tous les conflits qui opposent les protestants aux catholiques. Il est le commanditaire de l’assassinat du Duc François de Guise. Lors du massacre de la Saint-Barthélemy, en août 1572, il est l’un des premiers protestants à être assassiné. (Voir la chronique du 10 février).

  • le 16 février 1560 : décès de Jean du Bellay, cardinal et diplomate français.
  • le 16 février 1649 : l’armée royale prend Montlhéry, la route de la Beauce est coupée par les frondeurs.
  • le 16 février 1722 : Edit qui ordonne l’élargissement, en France, des grands chemins et la plantation d’arbres des deux côtés.
  • le 16 février 1761 : naissance de Charles Pichegru, général français.
  • le 16 février 1770 : Louis XV écrit à sa fille Louise à propos de sa volonté d’entrer au Carmel.

«Monsieur l’Archevêque, chère fille, m’ayant rendu compte de ce que vous lui avez dit et mandé, vous a sûrement rapporté exactement tout ce que je lui ai répondu. Si c’est pour Dieu seul, je ne puis m’opposer à sa volonté et à votre détermination. Depuis dix-huit ans, vous devez avoir fait toutes vos réflexions, ainsi je ne puis plus vous en demander. Il me paraît que vos arrangements sont faits, vous pourrez en parler à vos sœurs, quand vous le jugerez à propos. Compiègne n’est pas possible, partout ailleurs c’est à vous de décider et je serais bien fâché de rien vous prescrire là-dessus. Jamais, une belle-fille ne peut remplacer une fille, elle peut tout au plus distraire. Mon petit-fils m’occupe beaucoup, il est vrai, mais comment se tournera-t-il ? J’ai fait des sacrifices forcés, celui-ci sera de volonté de votre part. Dieu vous donne la force de soutenir votre nouvel état, car une fois cette première démarche faite, il n’y a plus à y revenir. Je vous embrasse de tout mon cœur, chère fille, et vous donne ma bénédiction. »

(Lettre de Louis XV à Madame Louise, 16 février 1771, recopiée dans les Annales du Carmel de Saint-Denis, vol. III, p. 4)

Voir les chroniques du 30 janvier, du 11 avril, du 12 septembre et du 10 octobre.

  • le 16 février 1785 : Lavoisier organise à Paris, une expérience qu’il vient de mettre au point : la décomposition de l’eau en oxygène et en hydrogène.

 
Antoine Laurent de Lavoisier réussit à décomposer l’eau en hydrogène et oxygène.

 

Il est guillotiné en 1794 ; Ayant demandé un délai pour pouvoir achever une expérience, il s’entend répondre par Jean-Baptiste Coffinhal, le président du tribunal révolutionnaire : « La République n’a pas besoin de savants ni de chimistes ; le cours de la justice ne peut être suspendu.

  • le 16 février 1805 : Napoléon déclare au Conseil d’Etat.

“Il n’y aura pas d’Etat politique fixe s’il n’y a pas un corps enseignant avec des principes fixes. Tant qu’on n’apprendra pas dès l’enfance s’il faut être républicain ou monarchique, catholique ou irréligieux, l’Etat ne formera point une nation; il reposera sur des bases incertaines […] et sera constamment exposé aux désordres […]”.

  • le 16 février 1808 : l’armée de Napoléon entre en Espagne.
  • le 16 février 1811 : Napoléon fait une promenade à cheval sur les hauteurs de Chaillot.

La vue lui plaît, un décret annonce la construction sur ce site d’un palais pour le futur Roi de Rome.

  • le 16 février 1852 : la fête nationale et la St-Napoléon sont fixées le 15 août, par décret.
  • le 16 février 1892 : Léon XIII publie l’encyclique Au milieu des sollicitudes, « Inter sollicitudines », en faveur du ralliement des catholiques aux gouvernements laïques.
  • le 16 février 1915 : offensives de 1915.

L’offensive de la 4ème Armée française, du général Langle de Cary, en Champagne débute sur un front de 8km, entre la ferme de Beauséjour et le bois Sabot. Cette offensive qui voulait percer le front de façon décisive va durer un mois pour un gain de quelques centaines de mètres au prix de plusieurs dizaines de milliers de morts.

  • le 16 février 1966 : la France effectue son dernier essai nucléaire en Algérie.
  • le 16 février 1943 : création du STO.

Fin 1942, un décret de l’allemand Sauckel lance le principe du travail obligatoire, celui-ci n’est d’abord valable que pour la zone occupée. Le 16 février, la loi sur le Service du Travail Obligatoire est appliquée et stipule que tous les jeunes gens âgés de 20 à 22 ans peuvent être envoyés en Allemagne, qu’importent leurs qualifications. En juin 1943, Sauckel réclame 220 000 hommes, en août 500 000. Il finira par en exiger un million.

  • le 16 février 1989 : Roger-Patrice Pelat, ami de François Mitterrand, est inculpé dans l’affaire Péchiney pour “recel de délit d’initié”.

Drapeaux et marseillaise dans les écoles : une mesure grotesque

Selon Patrick Garro dans l’Homme nouveau :

[…] QU’ILS commencent, d’abord, par ne pas laisser les enfants de France submergés par des populations étrangères, dans ce qui fut jadis des villes, des villages, des quartiers de France, si tant est que pour eux le drapeau tricolore soit autre chose qu’un pavillon flottant haut sur un vaste camp de tribus éparses.

QU’ILS leur rendent en leurs écoles l’enseignement de leur histoire, chronologique, événementielle, personnelle, que les gouvernements successifs s’acharnent depuis des décennies à avilir, à amputer, à dissoudre dans la sociologie et la géographie, à dénaturer. Qu’il la purge des mensonges dont les doctrines officielles de l’État l’ont gangrenée.

QU’ILS cessent de leur rebattre les oreilles de leurs discours mondialistes destructeurs, dépassés, démentis par les résistances et les souffrances des peuples, et en tout cas incompatibles avec un amour authentique d’une patrie.

QU’ILS cessent d’exprimer leur mépris, ainsi que le fait habituellement M. Macron, pour ce pays et ses habitants.

QU’ILS veillent à ce que l’on enseigne aux enfants de France que ce pays, comme tout pays, a ses propres racines, essentiellement chrétiennes quant aux nôtres, en lesquelles, comme ces pays mêmes, il puise son irréductible identité.

QU’ILS leur parlent de piété, de patrie, de nation, et pour reprendre un mot fameux, « d’unité de destin dans l’universel », un universel qui est d’abord celui d’une société française, définie et marquée par la culture et l’histoire qui lui sont propres.

QU’ILS travaillent à redonner au Français, dont sont issus les enfants de France, le sens et le goût de la famille, où sont donnés les premiers apprentissages de la vie sociale, du respect d’autrui et de l’amour du bien commun.

QU’ILS protègent préférentiellement les écoles et les institutions où ces mêmes valeurs sont enseignées et promues, afin qu’elles rayonnent sur la société tout entière.

QU’ILS brisent résolument la fascination qu’exerce sur eux le sabir anglo-saxon et le modèle socio-économique qui l’accompagne, véhicule d’une sous-culture indigne des enfants de France et de l’héritage qui leur échoit, et qu’ils promeuvent notre langue par l’exemple et l’encouragement.

Bref, QU’ILS se montrent Français, qu’ils acceptent de l’être eux-mêmes, résolument, et qu’ils donnent l’exemple de l’esprit français, au lieu de sombrer mécaniquement dans les clichés, les comportements, les tics, les modes et, il faut bien le dire, tous les travers détestables d’Outre-Atlantique dont l’expérience a assez montré le caractère socialement destructeur ; qu’ils cessent d’y voir des modèles d’épanouissement et de progrès, alors qu’ils ne font qu’y vider ce qui leur reste d’entrailles et de cerveau. […]

Matteo Salvini a fait tout l’inverse des députés LREM

Lu sur Boulevard Voltaire :

[…] Le gouvernement italien, lui ne se moque pas de son peuple : en refusant l’immigration clandestine, il souhaite promouvoir la famille traditionnelle. Pour Matteo Salvini : « Nous ressentons l’exigence d’aider nos enfants à faire des enfants et pas à avoir de nouveaux esclaves pour remplacer les enfants que nous ne faisons plus », « l’avenir et la santé de l’Italie doivent être basés sur son taux de fécondité plutôt que sur le PIB« . En Italie, c’est refus de la main d’œuvre issue des migrations, relance de la natalité, non concession aux lobbys LGBT et promotion de la famille !

Ironie du sort, c’est au mois d’août dernier, que ce même Matteo Salvini a fait exactement l’inverse de ce que propose Valérie Petit en remettant les mentions « pères » et « mères » dans les formulaires du ministère de l’Intérieur italien. Les bambini italiens ont un « papà » et une « mama », nos écoliers français eux, attendront sagement à la grille de l’école que parent 1 ou parent 2 viennent les chercher… Un tout autre programme, à l’heure où la France se précipite à Marrakech pour signer le Pacte de l’ONU d’organisation des migrations sûres, ordonnées et régulières…

Mépris des préoccupations des Français qui souffrent, soucis de complaire à une idéologie d’un côté, enracinement et volonté de redonner fierté au peuple de l’autre. On comprend mieux pourquoi le gouvernement italien ne fait pas mystère de sa sympathie à l’égard du mouvement des gilets jaunes français. Plus préoccupé du sort des classes moyennes. Ce doit être ça un gouvernement populiste… ça fait envie.

Absurdie : bienvenue chez les menteurs

Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif Pour Tous, et Albéric Dumont, vice-président de La Manif Pour Tous, écrivent dans le Figarovox :

«Ce qui est certain, c’est que nous ne ferons pas comme aux Pays-Bas, nous ne retiendrons pas les termes de parent 1 ou parent 2» proclamait Christiane Taubira en janvier 2013. Elle répondait en ces termes à La Manif Pour Tous qui avait fait savoir que, entre autres conséquences, le projet de loi Taubira conduirait à rendre neutres de nombreux termes, comme «mari», «femme» et «épouse» (remplacés depuis par les neutres «conjoint» ou «époux» dans les livrets de famille) ou comme ceux de «père» et «mère» susceptibles de devenir «parent 1» et «parent 2».

Nombre de politiques, suivant la ministre de la Justice, crièrent eux aussi à la désinformation: «Qu’on cesse de dire que père et mère seront remplacés par parent 1 et 2, c’est totalement faux!» tweetait alors Jean-Luc Romero, président de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), militant et élu. Ce tweet semble avoir été supprimé par son auteur lorsqu’a éclaté la polémique sur l’amendement «parent 1 – parent 2».

Et certains médias, de renchérir: «cette formule de «parent 1 parent 2» ou «parent A parent B» qui viendrait remplacer les termes «père et mère» dans la loi est souvent réutilisée par les opposants au mariage homosexuel pour la force de l’image qu’elle véhicule. Elle n’a pourtant aucune réalité concrète» écrivait ainsi un journaliste du site du quotidien Le Monde.

La réalité, c’est que, en 2013, face au buzz provoqué par cette information, dont La Manif Pour Tous avait eu connaissance, le gouvernement de l’époque avait aussitôt reculé et fait retirer «parent 1» et «parent 2» du projet de loi.

Hélas, cela devait revenir sur la table puisque le fondement de la loi Taubira, comme de ses conséquences – la PMA sans père et la GPA – est bien l’idéologie du genre, celle qui, nous affirme-t-on par ailleurs, «n’existe pas»…

La loi Taubira, en effet, considère qu’il est indifférent, pour se marier et fonder une famille, que le couple soit composé d’un homme et d’une femme, ou deux personnes du même sexe. Cette conviction a pour corollaire qu’être un homme ou une femme serait sans conséquence ; et donc que père et mère seraient interchangeables. D’où l’idée que priver sciemment un enfant de père ou de mère n’aurait aucune importance (c’est l’argument: «tout ce qui compte, c’est l’amour»). Et cela conduit à supprimer les termes «genrés» puisque ces derniers renvoient à la différence homme-femme et père-mère.

Il en est de même pour les représentations visuelles d’ailleurs. Avec un peu d’attention, on se rend compte que les logos et autres visuels représentant des couples ou des familles ont été «dégenrés» depuis 2013: les personnages sont de plus en plus souvent neutres: une évolution qui est, disons-le, est un appauvrissement.

En réalité, un enfant n’a pas deux pères ou deux mères. Et l’immense majorité des enfants, même dans les familles recomposées, monoparentales et homoparentales connaissent leur père et leur mère. En général, ce sont bien eux – père et mère – qui sont en charge de leurs enfants, et non l’un des parents et son éventuel nouveau conjoint, qu’il soit de sexe différent ou de même sexe.

Il s’agit donc, en réalité, d’un amendement purement idéologique, qui n’est pas sans rapport avc la légalisation de la PMA sans père – dans laquelle, en effet, le père serait effacé. Dès que l’on déconnecte la filiation de la réalité humaine – à savoir que tout enfant naît d’un homme et d’une femme, a un père et une mère – afin de réaliser un «projet parental» qui réduit le père à une paillette de sperme pour le faire disparaître, pourquoi s’arrêter en chemin?

Après les «parent 1» et «parent 2», nous aurons évidemment un nouvel amendement – demain ou après-demain – pour inscrire le «parent 3» et le «parent 4». Comment est-ce possible? C’est tout simple: dans le cadre de contrats de co-parentalité dans lesquels des couples homme-homme et femme-femme ont des enfants «ensemble», ou des couples de même sexe avec une personne de sexe différent. C’est illégal aujourd’hui, mais c’est l’une des revendications de l’inter-LGBT et si nous laissons passer la PMA sans père, c’est-à-dire la disparition de la filiation et le détournement de la médecine, les étapes suivantes seraient la GPA et la multi-parentalité.

Heureusement, un certain bon sens reste présent, et se manifeste dans l’ampleur des réactions suscitées par ledit amendement. Et de fait, la vox populi a raison: a-t-on déjà vu un «parent 1» ou un «parent 2»? Un enfant a-t-il un «parent 1» ou un «parent 2»? Non, évidemment! Ces termes n’ont en réalité aucun sens, aucune réalité: ils ne correspondent à rien. C’est un fait: le déni de la réalité père-mère a de multiples conséquences, dont celle de mener à l’absurde.

Finalement, la commission ne convoquera pas Marine Le Pen ni Marion Maréchal

La commission parlementaire de lutte contre les groupuscules d’extrême droite devait les convoquer pour comprendre les passerelles entre le RN et les groupuscules d’extrême-droite. Suite à l’éclat de rire général et prenant compte du risque de passer vraiment pour des guignols (après la bourde d’un député confondant les Scouts Unitaires de France avec des identitaires), le député Muriel Ressiguier, qui préside ladite commission, a annoncé que les convocations étaient annulées.

Parce qu’elles avaient été envoyées par erreur ? Parce que le dossier n’était pas sérieux ? Non : parce que la révélation de cette convocation par Le Figaro a ruiné « l’effet de surprise », a avoué la passionaria de l’Hérault.

Sic

Sponsor porno : Bernard Laporte écrit aux Juristes pour l’enfance

Suite à la réaction des Juristes pour l’enfance contre l’utilisation d’un site pornographique pour sponsoriser un club de rugby, Bernard Laporte, président de la Fédération Française de Rugby, a écrit :

Jean-Michel Blanquer se prend pour Jules Ferry

Envolée de Jean-Michel Blanquer à propos de l’article 2 de la loi pour une école de la confiance. L’article 2 abaisse l’âge de début de l’obligation d’instruction à trois ans.

Comme vous avez souligné les uns et les autres que l’article 2 était un article central du présent projet de loi, j’ai fait un rêve qui peut-être s’accomplira malgré ce que je viens d’entendre. Ce rêve, c’était l’unanimité de la représentation nationale sur un tel sujet. En effet, loin de s’inscrire dans une quelconque filiation partisane, cet article se situe dans une filiation républicaine. J’ai en effet rappelé que cette mesure constituait un marqueur républicain des plus importants parce que la naissance de la République peut être datée des lois Ferry, moment de l’ancrage de la République dans la société grâce à l’école.

Emmanuelle Ménard a rappelé le droit des parents de décider de l’éducation de leur enfant :

Il me semble pourtant qu’au cours de la période allant de 3 à 6 ans il faut, une fois encore, laisser aux familles la possibilité de décider. C’est leur liberté de choix qui est en jeu, ainsi que la relation entre sphère familiale et sphère étatique, condition de la confiance.

Une telle disposition, lorsqu’elle implique une scolarisation à plein temps, ne tient aucun compte du rythme d’évolution des enfants. Elle les soumet à des règles d’assiduité qui n’entrent aujourd’hui en vigueur qu’en CP. Or de nombreux parents choisissent actuellement, pendant la première ou les deux premières années d’école de leurs enfants, de ne les y envoyer que le matin afin de leur éviter trop de fatigue lorsqu’ils sont petits. Là encore, ce devrait être aux parents, les mieux à même de juger des besoins de leurs enfants, de décider de ces questions. […]

Et juste après, le député Xavier Breton a ajouté :

Personnellement, je ne suis pas défavorable à l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire, mais à 5 ans et non à 3. Car l’obligation d’instruction à trois ans nie le fait que les parents sont les premiers éducateurs et soumet les enfants au contrôle de l’État en les soustrayant aux familles – en les en « émancipant », pour reprendre le terme employé par M. le ministre et Mme la rapporteure, comme si leur famille était une malédiction !

L’article 2 a été adopté par 95 voix contre 11.

Les Espagnols ne veulent plus des socialistes

Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a annoncé l’organisation d’élections législatives anticipées le 28 avril. Cette décision intervient au surlendemain du rejet par le Parlement de son projet de budget. Il s’agira des troisièmes élections législatives organisées en moins de quatre ans en Espagne.

Le socialiste, à la tête du gouvernement le plus minoritaire de l’histoire espagnole, n’aura pas réussi à maintenir la fragile majorité formée par les socialistes, la gauche radicale, les indépendantistes catalans et les nationalistes basques, qui lui avait permis de renverser le 1er juin son prédécesseur Mariano Rajoy. Les séparatistes catalans, qui avaient soutenu la motion de censure l’ayant porté au pouvoir, ont rejeté mercredi, avec la droite, son projet de loi de finances au lendemain de l’ouverture à Madrid du procès de la tentative de sécession de la Catalogne de 2017.

Une majorité d’union des droites pourrait être formée avec le Parti populaire, Ciudadanos (libéral) et Vox, le parti populiste en pleine expansion.

Des bourreaux d’enfants, un prédateur sexuel et une fossoyeuse de l’économie chez les Démocrates

Dans Présent, Christian Daisug montre que le triomphe des Démocrates après leur victoire à la Chambre des représentants a été de très courte durée :

La débâcle commença dans l’odieux et l’insoutenable. Fin janvier, Andrew Cuomo, gouverneur démocrate de l’Etat de New York, signa avec enthousiasme et provocation une loi permettant l’avortement jusqu’à la naissance. Pis : un enfant rescapé par miracle de la boucherie pourrait être achevé. Cuomo eut les deux tiers de l’Amérique contre lui. Mais ce champion de l’infanticide fit école. Son homologue de Virginie, le gouverneur démocrate Ralph Northam, sentit qu’il tenait là une idée à exploiter à des fins électorales. Comme Cuomo, il approuva une loi meurtrière et, comme Cuomo, souleva le pays d’indignation. Mais son satanique élan fut stoppé net : une photo d’université le montrait revêtu du manteau blanc et coiffé du capuchon pointu du Ku Klux Klan. Voilà Northam accusé de racisme et acculé à la démission. A l’état-major démocrate, on pensait déjà à son successeur, le vice-gouverneur Justin Fairfax. On y pensait d’autant plus que Fairfax est noir. Malheur ! Il est accusé de viol par deux femmes qui le traînent devant les tribunaux.

Le destin poussa encore plus loin les démocrates dans l’ornière et la fange. Fascinée par le socialisme, happée par l’extrémisme, l’élue démocrate de New York, Alexandria Ocasio-Cortez, voulut se distinguer en proposant un « nouveau contrat vert ». Programme écolo conçu par un fanatisme utopique et nihiliste, ce contrat, s’il était appliqué, détruirait l’industrie, les emplois et la classe moyenne de l’Amérique en moins de dix ans. Qu’importe ! Cinq candidats démocrates à la Maison-Blanche l’ont signé. Leurs adversaires patentés et les électeurs attentifs ont encore près de deux ans pour le leur reprocher. Reste dans cette tragicomédie politique IIhan Omar. Réfugiée de Somalie, démocrate, elle fut envoyée au Congrès par le Minnesota. L’autre semaine, elle se risqua à déclarer que les politiciens américains qui soutiennent Israël sont achetés par les lobbies juifs. On exigea sa démission. Pas d’antisémites chez les démocrates ! Il y a déjà deux bourreaux d’enfants, un prédateur sexuel et une fossoyeuse de l’économie, ça suffit !

La post-vérité et les médias

Alors que la cérémonie des Bobards d’or aura lieu lundi 18 février, voici un extrait d’un article de Vivien Hoch, docteur en philosophie et membre du jury des prochains Bobards d’or, dans Polemia, sur la post-vérité et les médias :

[…] En 2016, le dictionnaire d’Oxford a désigné l’expression post-truth comme mot de l’année. Elle est définit comme « relative aux circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence sur la formation de l’opinion publique que l’appel aux émotions et aux croyances personnelles ». La définition est intéressante, car elle suppose qu’une objectivité des faits est possible, et que cette objectivité a une relation spécifique avec l’opinion publique. Evidemment, le constat d’une contestation contemporaine de l’existence d’une vérité absolue, soit le relativisme généralisé, n’est pas nouveau. Les « circonstances » qui font que la vérité est devenue négligeable, volatile, malléable, c’est notre culture toute entière. La post-vérité est une caractéristique de notre époque toute entière. La post-vérité est la vérité de notre monde. La Doxa, l’opinion fluide et contingente, soumise aux aléas a gagné sa bataille plurimillénaire contre le philosophe.

En liant la post-vérité à la manipulation, les théoriciens du monde moderne ne sont pas si modernes. C’est une manière finalement assez classique de comprendre le politique depuis Machiavel. Mais il est intéressant de noter que la post-vérité est associée à la manipulation de l’opinion via les émotions. Ainsi peut-on lire dans les médias que l’insécurité n’est que « ressentie », suggérant implicitement qu’objectivement elle n’existe pas. On comprend pourquoi la répression judiciaire s’abat sur les –phobies – techniquement des peurs, donc des sentiments, des états émotionnels. Ces derniers deviennent des faits objectifs susceptibles  d’être condamnées. Le monde du sentiment devient judiciarisable, donc contrôlable. La post-vérité est en cela une condition de possibilité du biopouvoir, qui désigne l’ensemble des techniques qui étendent leur contrôle sur la vie et les corps humains. […]

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