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Liban : un soldat français blessé succombe à ses blessures. RIP

Un deuxième militaire français de la Finul est mort mercredi 22 avril des suites de ses blessures suite à l’embuscade qui a déjà tué samedi l’adjudant Florian Montorio. Le caporal-chef Anicet Girardin, du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, avait été rapatrié mardi du Liban.

Ces militaires ont été pris dans une embuscade alors qu’ils procédaient à une opération de déminage dans le sud du pays, dans laquelle deux autres soldats français ont été blessés.

Les autorités françaises ont immédiatement attribué l’attaque au mouvement pro-iranien Hezbollah actif dans le sud du Liban, ce que le groupe islamiste chiite a nié.

Une loge maçonnique au RN ?

Evidemment, il faut se méfier des informations colportées par L’Huma. Mais dans le numéro d’hier, on découvre qu’une dizaine de personnes proches ou membres du RN se rassemblent chaque mois au sein d’une loge maçonnique, la loge Suger au sein de la GLNF :

Fake news dans l’Huma

Selon le numéro de L’Humanité d’aujourd’hui, un homme aurait tiré sur des enfants avec une carabine en proférant des insultes racistes, en Haute-Loire:

 

En fait, aucun tir ni propos raciste n’ont eu lieu selon le parquet. Un homme de 65 ans a été placé en garde à vue après avoir été aperçu avec une carabine.

“Aucun tir en direction des personnes présentes n’a été constaté et aucune personne n’a été blessée”, contredit le parquet du Puy-en-Velay. Un enfant de 10 ans entendu en qualité de victime a indiqué que l’arme a été pointée “à une reprise sur lui, ce que n’évoquent pas les autres témoins entendus et victimes”.

“Aucun propos à caractère raciste n’a été évoqué par les témoins ou les victimes. Le mis en cause reconnaît avoir voulu impressionner les enfants dont il disait ne plus supporter les bruits”.

Sur le certificat médical produit par l’enfant mineur, qui a déposé plainte, il est mentionné “0 jour d’ITT” et aucune trace de lésion visible. Il n’évoque aucune insulte raciste dans sa plainte.

“Ni le plaignant, ni ses représentants légaux, ni les témoins auditionnés n’ont fait état de propos à caractère raciste”.

Le problème du détournement de la connaissance vers une intelligence qui ne cherche plus à correspondre à la réalité

Lors de sa rencontre avec le monde de la culture à l’occasion de l’inauguration d’un nouveau campus de l’Université nationale de Guinée équatoriale auquel a été donné le nom du pape, Léon XIV a déclaré :

[…] Dans le jardin du Livre de la Genèse, à côté de l’arbre de vie, se dresse également l’arbre de la connaissance du bien et du mal (cf. Gn 2, 9), dont Dieu ordonne à l’homme et à la femme de ne pas manger les fruits. Il convient de souligner qu’il ne s’agit pas d’une condamnation de la connaissance en tant que telle, comme si la foi craignait l’intelligence ou considérait avec suspicion le désir de savoir. L’être humain a reçu la capacité de connaître, de nommer, de discerner, de s’émerveiller devant le monde et de s’interroger sur son sens (cf. Gn 2, 19).

Le problème ne réside donc pas dans la connaissance, mais dans son détournement vers une intelligence qui ne cherche plus à correspondre à la réalité, mais à la plier à ses propres exigences, en la jugeant selon la convenance de celui qui prétend la connaître. Là, la connaissance cesse d’être une ouverture et devient une possession ; elle cesse d’être un chemin vers la sagesse et se transforme en une affirmation orgueilleuse d’autosuffisance, ouvrant la voie à des égarements susceptibles de devenir inhumains.

Cependant, l’histoire biblique ne prend pas fin devant cet arbre. La tradition chrétienne contemple un autre arbre, celui de la Croix, non pas comme une négation de l’intelligence humaine, mais comme signe de sa rédemption (cf. Col 2, 2-3). Si la Genèse présente la tentation d’une connaissance séparée de la vérité et du bien, la croix révèle au contraire une vérité qui, loin d’imposer sa domination, s’offre par amour et élève l’homme à la dignité avec laquelle il a été conçu dès son origine. Là, l’être humain est invité à laisser guérir son désir de connaître : à redécouvrir que la vérité ne se fabrique pas, ne se manipule pas et ne se possède pas comme un trophée, mais qu’elle s’accueille, se cherche avec humilité et se sert avec responsabilité.

C’est pourquoi, dans une perspective chrétienne, le Christ n’apparaît pas comme une échappatoire fidéiste face à la difficulté intellectuelle, comme si la foi commençait là où la raison s’arrête. Au contraire : en Lui se manifeste la profonde harmonie entre vérité, raison et liberté. La vérité s’offre comme une réalité qui précède l’homme, lui parle et l’appelle à sortir de lui-même, et c’est pourquoi elle peut être recherchée avec confiance. La foi, loin de mettre fin à cette recherche, la purifie de toute autosuffisance et l’ouvre à une plénitude vers laquelle la raison tend, même si elle ne peut la saisir complètement.

Ce faisant, l’arbre de la Croix ramène l’amour de la connaissance à sa source originelle. Il nous enseigne que connaître signifie s’ouvrir à la réalité, en accueillir le sens et en préserver le mystère. Ainsi, la recherche de la vérité demeure-t-elle véritablement humaine : humble, sérieuse et ouverte à une vérité qui nous précède, nous appelle et nous transcende.

En effet, il ne suffit pas qu’un arbre porte du fruit : la qualité de ce fruit compte aussi, car c’est à ses fruits qu’on reconnaît l’arbre (cf. Mt 7, 20). De même, une université se jauge à la qualité des étudiants qu’elle offre à la vie de la communauté, plus qu’au nombre de diplômés ou à l’étendue de ses infrastructures. Tel est le désir sincère que l’Église catholique exprime dans son engagement séculaire dans le domaine de l’éducation : que les professionnels excellent grâce à leurs connaissances et à leur savoir-faire ; fruits mûrs pour une véritable fécondité, capables d’aller au-delà de la simple apparence du succès. […]

Christianisation et islamisation de l’Afrique du Nord

A l’occasion de la visite du pape en Algérie, le numéro d’avril d’Afrique réelle revient sur la christianisation et la déchristianisation de l’Afrique du Nord.

Ce fut la romanité qui ouvrit la voie à la christianisation des Berbères laquelle épousa les limites de l’Empire. Dans toute la Berbérie, à l’exception de la Maurétanie Tingitane, (l’actuel Maroc), la chrétienté fut florissante. Du Ier au VIIe siècle, 175 localités de l’actuelle Algérie et 141 de l’actuelle Tunisie – mais seulement 2 dans l’actuel Maroc -, étaient des sièges épiscopaux. Dans la seule Maurétanie Césarienne, l’actuelle Algérie centrale et occidentale, en 484, il y avait 120 évêques catholiques.

Après la conquête musulmane, au VIIe siècle, en Egypte, en Syrie, au Liban, en Irak, en Jordanie et en Iran, les chrétiens devenus minoritaires et même ultra-minoritaires ont réussi à maintenir leur identité. Rien de tel dans l’actuel Maghreb.

Le RP Cuoq écrivait que :

« (…) dans l’islam importé par les envahisseurs, les chrétiens d’alors voyaient moins une religion nouvelle qu’une hérésie de plus, à l’instar de l’arianisme, du monophysisme ou du donatisme. Un saint Jean Damascène, fonctionnaire chrétien du calife de Damas et Père de l’Eglise, ne considérait-il pas la religion des nouveaux maîtres de l’Orient comme une hérésie chrétienne ? On comprend mieux, dans ces conditions, que des chrétiens berbères aient passé à l’Islam » (Cuoq, 1984 : 118).

La question de l’islamisation des Berbères débouche sur la réalité de la christianisation de l’Afrique du Nord.

Le débat qui est ancien a été relancé par Marcel Bénabou (1976 et 1978), par Yvon Thébert (1978) et par Mériem Sebaï (2005). Un débat que Gabriel Camps résumait parfaitement à travers la question suivante : « Comment l’Afrique du Nord, peuplée de Berbères en partie romanisés, en partie christianisés, est-elle devenue en quelques siècles un ensemble de pays entièrement musulmans et très largement arabisés, au point que la majeure partie de la population se dit et se croit d’origine arabe ? » (…) « Comment expliquer que l’Africa, la Numidie et même les Maurétanies, qui avaient été évangélisées au même rythme que les autres provinces de l’Empire et qui possédaient des églises vigoureuses, aient été entièrement islamisées alors qu’aux portes mêmes de l’Arabie ont subsisté des populations chrétiennes : Coptes des pays du Nil, Maronites du Liban, Nestoriens et Jacobites de Syrie et d’Iraq ? » (Camps, 1987 : 132).

A ces questions, François Decret a donné les éléments de réponse suivants : « (…) la christianisation s’était faite exclusivement à travers la langue latine, qui n’était pas seulement la langue des villes, mais s’était développée dans les régions rurales en relation avec les cités pour le commerce et les marchés. Il reste que, dans bien des zones forestières et montagneuses isolées, le petit peuple utilisait les anciens parlers punique ou libyque et n’avait donc pas accès à la prédication chrétienne. Ainsi, à Fussala, à quarante milles d’Hippone, où la population ne parlait que le punique, Augustin eut la plus grande peine à trouver un clerc pour diriger ce nouveau diocèse. Il en allait tout autrement en Orient où le christianisme s’implanta à travers le copte, le syriaque, l’arménien et autres langues locales. Pour leur part, les Africains (lire Berbères) rejetant Rome et la latinité s’effaçant, le christianisme qui en était tributaire perdait naturellement son support » (Decret, 2002 : 3).

Néanmoins, le christianisme ne disparût pas immédiatement après 647-709, dates de la conquête musulmane du Maghreb.

Les sources latines et arabes montrent ainsi que des communautés chrétiennes de plus en plus réduites subsistèrent dans certaines villes (Carthage, Kairouan, Tlemcen, et certaines cités de l’Aurès). Et cela, même si les chrétiens des villes avaient très majoritairement rejoint l’islam. Ne perdons pas de vue que les citadins avaient le souvenir des circoncellions qui, au IVe siècle, avaient mis toute la région à feu et à sang. Dans le désordre de ces temps de la conquête, les nouveaux venus leur seraient peut-être apparus, dans une certaine mesure, comme des protecteurs.

Les papes continuent d’entretenir des contacts sporadiques avec l’Afrique du Nord, et des évêques africains sont encore mentionnés jusqu’au Xe siècle, bien que de manière de plus en plus rare. Dominique Valérian a montré que les sources latines, bien que très fragmentaires, confirment une survie réelle mais difficile à quantifier du christianisme maghrébin après la conquête. L’érosion progressive s’est faite à partir du statut de dhimmi dans lequel les chrétiens étaient certes « protégés », mais leur soumission aux impositions, aux vexations et aux restrictions, a fini par venir à bout de l’esprit de résistance. L’islamisation qui fut donc administrative entraîna une conversion progressive qui se fit pour des raisons fiscales, sociales ou politiques. Et comme les chrétiens n’eurent plus le droit de construire ou simplement d’entretenir l’extérieur des églises, la dégradation des bâtiments cultuels devint irréversible.

Chronologiquement, l’érosion se produisit dès les VIIe-VIIIe siècles avec l’affaiblissement des communautés chrétiennes. Au IXe siècle nous notons la raréfaction des évêques, mais une présence chrétienne encore attestée. Les Xe-XIe siècles voient la généralisation des conversions à l‘islam, le christianisme ne semblant plus survivre que dans isolats. Au Xe siècle, à Carthage, nous avons la preuve qu’existait encore une communauté chrétienne. Quelle était son importance ? Nous l’ignorons. En 1053, nous disposons de deux lettres du pape Léon IX adressées à Thomas évêque de Carthage et une autre aux évêques Jean et Pierre. D’où ces derniers étaient-ils les évêques ? Nous l’ignorons, mais il est possible que l’un d’entre eux l’ait été à Tlemcen où El Bekri évoque l’existence de chrétiens et d’une église très fréquentée.

Dans l’actuelle Tunisie, il semblerait que la majorité des derniers chrétiens ait profité de la campagne normande (1146–1153) pour migrer vers la Sicile. Bien leur en prit car, en 1159 quand les Almohades prirent Tunis et les autres villes de la région, les Juifs et les chrétiens eurent le choix entre la mort ou la conversion. Ce fut alors la fin des dernières communautés d’Afrique du Nord. Ensuite, le christianisme disparu quasiment même si, selon Ibn Khaldoun au XIVe il y avait encore des villages chrétiens dans la région de Gafsa dans l’actuelle Tunisie. […]

“La Doctrine sociale de l’Église est une aide pour tous ceux qui souhaitent affronter les « choses nouvelles » qui déstabilisent la planète et la vie en société”

Extrait du discours du pape Léon XIV lors de sa rencontre mardi avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique de Guinée équatoriale :

[…] Augustin estime que les chrétiens sont appelés par Dieu à vivre dans la cité terrestre, le cœur et l’esprit tournés vers la cité céleste, leur véritable patrie. C’est la cité vers laquelle Abraham « se mit en chemin sans savoir où il allait. C’est par la foi qu’il séjourna dans la terre promise, comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers comme lui de la même promesse. Car il attendait la cité aux solides fondements, dont Dieu est l’architecte et le constructeur » (Hébreux 11,8-10). Tout être humain peut apprécier cette conscience très ancienne de vivre sur terre comme de passage. Il est fondamental qu’il perçoive la différence entre ce qui dure et ce qui passe, en se préservant de la richesse injuste et de l’illusion de la domination. En particulier, « le chrétien, vivant dans la cité terrestre, n’est pas étranger au monde politique et cherche à appliquer l’éthique chrétienne, inspirée des Écritures, au gouvernement civil. La Cité de Dieu ne propose pas de programme politique, mais offre de précieuses réflexions sur des questions fondamentales de la vie sociale et politique » (Discours au Corps diplomatique, 9 janvier 2026).

Aujourd’hui, la Doctrine sociale de l’Église est une aide pour tous ceux qui souhaitent affronter les « choses nouvelles » qui déstabilisent la planète et la vie en société, en recherchant avant tout le Royaume de Dieu et sa justice. C’est là un élément fondamental de la mission de l’Église : contribuer à la formation des consciences, par l’annonce de l’Évangile, en proposant des critères moraux et des principes éthiques authentiques, dans le respect de la liberté de chaque individu et de l’autonomie des peuples et de leurs gouvernements. L’objectif de la Doctrine sociale est d’éduquer à affronter les problèmes, qui sont toujours différents, car chaque génération est nouvelle, avec de nouveaux défis, de nouveaux rêves, de nouvelles questions.

En particulier, nous sommes confrontés à des questions qui ébranlent les fondements de l’expérience humaine. Comme j’ai eu l’occasion de le souligner, en comparant notre époque à celle où le Pape Léon XIII a promulgué la Rerum novarum, aujourd’hui « l’exclusion est le nouveau visage de l’injustice sociale. Le fossé entre une « petite minorité » – 1 % de la population – et la grande majorité s’est considérablement creusé. […] Lorsque nous parlons d’exclusion, nous sommes également confrontés à un paradoxe. Le manque de terre, de nourriture, de logement et de travail décent coexiste avec l’accès aux nouvelles technologies qui se répandent partout grâce aux marchés mondialisés. Les téléphones portables, les réseaux sociaux et même l’intelligence artificielle sont à la portée de millions de personnes, y compris les plus pauvres » (Discours aux mouvements populaires, 23 octobre 2025). Par conséquent, il est du devoir impératif des Autorités civiles et de la bonne politique de lever les obstacles au développement humain intégral, dont la destination universelle des biens et la solidarité sont des principes fondamentaux.

On ne peut nier, par exemple, que l’évolution technologique fulgurante à laquelle nous assistons a accéléré une spéculation liée au besoin en matières premières, qui semble faire oublier des exigences fondamentales telles que la sauvegarde de la création, les droits des communautés locales, la dignité du travail et la protection de la santé publique. À cet égard, je fais mien l’appel du Pape François, qui quittait ce monde il y a tout juste un an : « aujourd’hui, nous devons dire “non à une économie de l’exclusion et de la disparité sociale”. Une telle économie tue » (François, Exhort. ap. Evangelii gaudium, 53). Il est en effet encore plus évident aujourd’hui, qu’il y a quelques années, que la prolifération des conflits armés a parmi ses principales motivations la colonisation des gisements pétroliers et miniers, au mépris du droit international et de l’autodétermination des peuples. […]

La Cour de justice de l’UE interdit d’interdire aux enfants l’accès au contenu LGBTQ+

La Cour de justice de l’Union européenne a jugé mardi que la Hongrie avait enfreint le droit de l’UE en interdisant aux enfants d’accéder aux contenus LGBTQXYZ, et a ordonné à Budapest d’abroger cette législation.

L’affaire concerne la loi hongroise de 2021 restreignant ou interdisant la « promotion » de l’homosexualité et de la transition de genre dans les médias accessibles aux enfants, que Budapest a introduite lorsqu’elle a adopté le corpus de règles audiovisuelles de l’UE et ses dispositions relatives à la protection des enfants contre les contenus préjudiciables.

La Commission avait saisi la Cour de justice de l’Union européenne, avec le soutien de 15 États membres et du Parlement européen.

Il serait temps de supprimer cette Cour de la honte.

L’Etat français est une passoire

Et pas seulement en raison de l’absence de frontières.

Sur le plan informatique, le ministère de l’Intérieur semble devenu incapable d’assurer la sécurité des données. Près de 12 millions de comptes sont concernés par l’incident de sécurité qui a frappé le portail de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) le 15 avril, selon le ministère de l’Intérieur, suite à un piratage informatique.

Outre un signalement adressé à la justice, le ministre Laurent Nuñez a saisi “en parallèle l’Inspection générale de l’administration pour établir la chaîne de responsabilité dans cet incident sérieux, la sûreté numérique étant un enjeu collectif majeur”.

Les Sentinelles de l’Invisible : ce que la clôture des Clarisses dit au monde

« Vous n’avez pas abandonné le monde pour échapper aux difficultés du monde ou pour vous désintéresser des problèmes qui tourmentent l’humanité. Ces problèmes, vous les portez tous dans votre cœur… D’une façon cachée, mais authentique, vous êtes présentes à la société et plus encore à l’Église. » — Saint Jean-Paul II, Albano, 14 août 1979.

Pendant des années, j’ai rendu visite à ma grande tante, religieuse chez les Clarisses de Caluire, proche de Lyon. Dans le silence recueilli du monastère, elle semblait posséder une boussole qui nous fait cruellement défaut aujourd’hui. Alors que notre époque confond l’existence avec le mouvement et le salut avec l’horizon, la vie de ces sœurs témoigne d’une vérité oubliée : le plus grand voyage ne se mesure pas en kilomètres, mais en profondeur.

La Clôture : Une libération de l’Infini

On imagine souvent la clôture comme une frontière rigide destinée à soustraire les religieuses au monde. C’est une erreur de perspective. Comme l’enseignait Maurice Zundel, « Dieu est une radicale, éternelle, consubstantielle désappropriation. » L’homme moderne est saturé par son « moi possessif » et sa volonté de puissance.

La clôture monastique agit comme une ascèse de l’espace : en limitant l’horizon géographique, elle force l’ouverture de l’horizon intérieur. Elle permet à la Clarisse de se désapproprier de tout ce qui n’est pas l’Essentiel pour devenir une « pure capacité d’accueil pour l’Infini ». Ce « privilège de la pauvreté » cher à sainte Claire n’est pas une privation, mais une souveraineté : en ne possédant rien, on ne laisse plus aucune idole étouffer la Présence.

Un laboratoire d’humanité face à la “Conspiration du Bruit”

Cette vie est un « laboratoire d’humanité ». Comme le dénonçait Bernanos, notre siècle est une « conspiration universelle contre toute espèce de vie intérieure ». Face à cette horizontalité imposée, les Clarisses imposent la verticalité. Leur quotidien est un « travail d’orfèvre » sur la conscience. Là, elles cessent d’être des consommatrices de paysages pour redevenir les patronnes de leur propre silence. Ce choix est une restauration de l’être : il prouve que l’homme n’est pas un rouage technique, mais un temple.

La “Maternité Spirituelle” au cœur d’Evangelium Vitae

C’est ici que la vocation des Clarisses rejoint l’appel prophétique de Saint Jean-Paul II dans Evangelium Vitae. Face à la « culture du déchet », les sœurs offrent une « présence de substitution » :

  • L’Hospitalité du Silence : Une demeure pour l’enfant à naître Là où le monde voit un projet révocable qui peut conduire à l’avortement, la moniale voit une présence sacrée. Pour l’enfant à qui la société refuse le droit de cité, elle devient une « demeure intérieure ». En se tenant en prière, elle offre à l’enfant une reconnaissance spirituelle que le monde lui refuse. Elle exerce ce que Jean-Paul II appelait le « génie féminin » dans sa forme la plus pure : elle accueille l’enfant dans son propre cœur, lui offrant un « sein spirituel » là où l’hospitalité biologique a fait défaut. Elle assure que personne ne quitte cette terre sans avoir été intensément désiré par un cœur humain.
  • Au Crépuscule de l’existence : le drame de l’euthanasie Là où notre société ne voit souvent qu’un déclin, la Clarisse pose un regard de lumière. Face à la tentation de l’euthanasie, portée par l’illusion que la souffrance dépouillerait l’homme de sa dignité, la moniale se dresse comme un témoin silencieux de l’essentiel. Elle qui a choisi une dépendance totale envers Dieu affirme, par sa vie même, une vérité bouleversante : l’être est infiniment plus grand que l’agir. Elle réhabilite la fragilité en rappelant que la dignité n’est pas un capital que l’on perd, mais un caractère sacré qui demeure intact jusqu’au dernier souffle.

Sauver la Présence pour sauver l’Humain

En « sauvant la Présence » en elles, les Clarisses la sauvent pour ceux qui l’ont perdue. Elles exercent la liberté et l’adoration pour ceux qui en sont devenus incapables. Jean-Paul II soulignait que « la vie contemplative est au cœur de l’Église car elle manifeste le primat de Dieu ». En restant fidèles à leur silence, elles empêchent l’humanité de s’effondrer sur sa propre horizontalité technique. Leur silence est la protestation métaphysique la plus radicale contre l’instrumentalisation du vivant.

Conclusion : Devenir souverain de son “Chez-soi” intérieur

Le voyage immobile nous rend souverains car il nous rend à notre dignité de « temple ». La sérénité n’est pas au bout de la route touristique ; elle réside dans le regard de celui qui a refusé de se perdre dans le décor pour trouver le chemin de son propre cœur.

La baisse des vocations n’est sans doute que le reflet de notre peur collective de ce dépouillement. Pourtant, ces monastères sont des poumons spirituels indispensables. Comme nous l’a transmis Maurice Zundel, la vie ne commence vraiment que lorsque l’on découvre que « le Ciel, c’est l’Autre en nous ». C’est là, dans cette liberté conquise sur le tumulte, que l’on apprend enfin à habiter l’éternité.

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Encore un succès de l’école à la maison

Le Figaro étudiant dresse le portrait d’Anne, major 2025 du concours de lettres de l’École normale supérieur (ENS) Ulm. Elle a fini première du concours avec 17,3 de moyenne générale. Elle s’est démarquée par un triple 20/20 aux écrits ; un premier pour la dissertation en français et les deux autres pour les compositions en latin et en grec ! Elle ne coche pas vraiment la case du produit de l’Education nationale, libre, gratuite et laïcarde… Son parcours est un plaidoyer en faveur de la liberté scolaire.

Elle vient d’une famille catholique pratiquante et lisait la Bible.

«En 6e, je lisais Le bourgeois gentilhomme (1670) de Molière  et Les métamorphoses d’Ovide (8 après J-C). Étant d’une famille catholique pratiquante, j’étudiais régulièrement la Bible et je me rappelle que je faisais aussi beaucoup de mathématiques.»

Elle a fait une partie de sa scolarité à la maison.

«Ma mère est professeure des écoles donc elle m’a appris à lire et m’a initiée aux mathématiques. Je n’ai suivi aucun organisme de cours à la maison, elle s’occupait de tout.»

Elle découvre l’école en CM1, à l’âge de 9 ans. Malgré un très bon niveau scolaire, elle est angoissée à l’idée d’aller au collège et souhaite rester chez elle pour étudier.

En 5e, elle est à mi-temps au collège et suit le programme du Centre national d’enseignement à distance (Cned) lorsqu’elle est chez elle. L’année suivante, elle intègre le collège à plein temps.

À l’heure du tout numérique, elle n’est pas sur les réseaux sociaux. Elle n’a même pas de smartphone.

Les ordinations épiscopales de la FSSPX : un aspect théologique

Troisième article de l’abbé Spriet. Le précédent est ici.

Le différend entre Rome et la FSSPX est d’abord non pas liturgique mais théologique. Pour synthétiser, la FSSPX se considère comme étant fidèle à la Tradition. Elle dit que Vatican II est en rupture et en contradiction avec la Tradition de l’Eglise. C’est donc par fidélité à la Tradition d’avant 1962 que la FSSPX s’érige contre le Magistère des papes postconciliaires. La FSSPX se prétend fidèle à la “Rome de toujours” et refuse ce qu’elle appelle la “Rome moderniste”.

Nous connaissons le paradoxe dans lequel la FSSPX s’est enfermée : par fidélité à Rome (à la Rome dite “de toujours”) elle veut désobéir à Rome (à la Rome dite “moderniste”). C’est ce nœud qui fit tellement souffrir intérieurement Mgr Lefebvre au moment des “sacres” de 1988.

Mais en réalité la Rome de toujours c’est bien évidemment la Rome actuelle, la Rome gouvernée par le successeur de Pierre qu’est Léon XIV, Rome dont l’âme est l’Esprit-Saint qui garantit la fidélité du Magistère à la Révélation du Christ. La distinction entre les deux Rome est une vue de l’esprit fausse et mortifère.

En réalité c’est au nom de tous les conciles antérieurs de l’Eglise (et tout particulièrement du concile Vatican I) que l’on peut et que l’on doit, pour rester catholique, accueillir le concile Vatican II et le Magistère des papes qui suit ce concile. C’est une question de foi dans le mystère de l’Eglise.

La fin ne justifie pas les moyens

Ce qui me semble indubitable c’est la bonne volonté des supérieurs de la FSSPX. Ils veulent servir le salut des âmes. Ils veulent servir l’Eglise, garder la Foi catholique et l’enseigner fidèlement. Leur finalité est assurément bonne, voire excellente. 

Cependant tout le monde sait que, pour l’Eglise, la fin bonne ne justifie pas les moyens mauvais comme l’est par exemple une ordination épiscopale sans mandat pontifical et contre la volonté du pape (ce qui est annoncé, jusqu’à preuve du contraire). St Ignace de Loyola explique bien dans ses Exercices spirituels (que la FSSPX prêche et affectionne pourtant) qu’il n’est pas possible de délibérer et de choisir des moyens intrinsèquement mauvais (il n’y a pas “d’élection” possible). La loi de l’Eglise devrait, à elle seule, dirimer (régler) la question pour la FSSPX. Mais, malheureusement, à force de contorsions intellectuelles (“Rome de toujours”, “Rome moderniste”, “Eglise de toujours”, “Eglise officielle” par exemple), la FSSPX en vient à envisager à nouveau (pour une fin certes excellente) l’emploi d’une grave désobéissance au pape en matière grave.

Pour montrer qu’une ordination épiscopale sans mandat pontifical et contre la volonté du pape est un acte intrinsèquement mauvais (de droit divin, de par la volonté du Christ Seigneur), nous pouvons nous appuyer sur un texte très clair de la Suprême Congrégation du Saint-Office de 1951 qui, par mandat spécial du Souverain Pontife (le vénérable Pie XII en l’occurrence), déclare : “ Tout évêque, de n’importe quel rite ou dignité qui sacre un évêque sans que celui-ci ait été nommé par le Siège apostolique, ni confirmé expressément par celui-ci, ou s’il reçoit la consécration, même sous une crainte grave encourt par le fait même, l’excommunication réservée tout spécialement au Siège apostolique. Le décret entre en vigueur à partir de sa promulgation (Documents Pontificaux de S. S. Pie XII, Edition Saint-Maurice Saint Augustin – D’après le texte latin des A. A. S., XXXXIII, 1951, p. 217). C’est clair. Pourquoi est-ce de droit divin ? Parce qu’une loi purement ecclésiastique, spécialement pénale, n’obligerait pas en cas de crainte grave. Cette loi rappelée en 1951 n’est donc pas dispensable. Il n’y a pas de circonstances particulières qui peuvent légitimer de l’enfreindre.

Interpréter les textes du concile à la lumière de la Tradition et du Magistère

Mgr Di Noia, nommé en son temps Vice-président de la Commission Ecclesia Dei, avait vu juste : “en revoyant l’histoire de nos relations depuis les années 1970, on est amené à faire le constat objectif que les termes de notre désaccord au sujet du Concile Vatican II demeurent, en fait, inchangés. Avec son autorité magistérielle, le Saint-Siège a toujours affirmé qu’il fallait interpréter les textes du Concile à la lumière de la Tradition et du Magistère, et non l’inverse, tandis que la Fraternité a insisté pour dire que certains enseignements du Concile sont erronés et donc non susceptibles de recevoir une interprétation en harmonie avec la Tradition et le Magistère. Au fil des ans, cette impasse est restée plus ou moins telle quelle”. 

On tourne en rond. Le point de départ est l’affirmation fausse : il y a des erreurs dans Vatican II ; ce concile est irrecevable. En réalité il faudrait partir de l’affirmation : le concile Vatican II nous est donné par un pape et les évêques en communion avec lui (Mgr Lefebvre a signé lui aussi chacun des textes du Concile) et il faut l’interpréter à la lumière de la Tradition et du Magistère. Tant que la FSSPX ne revient pas sur cette prémisse, les échanges sont un dialogue de sourds. Ils sont stériles.

Lorsque la Note de la Secrétairerie d’Etat du 4 février 2009 précisait que “la condition indispensable pour une future reconnaissance de la Fraternité Saint-Pie X est la pleine reconnaissance du Concile Vatican II et du Magistère des Papes Jean XXIIIPaul VIJean-Paul IerJean-Paul II et de Benoît XVI lui-même”, on mesure le fossé qui sépare malheureusement la FSSPX d’un éventuel accord avec la Rome dite “moderniste” qui est en réalité la “Rome de toujours” parce qu’elle est la “Rome de Pierre” (cf. Vatican I, Pastor aeternus, chapitre 3).

Quel gâchis !

Le travail au noir est-il un vol ?

Tribune de Raymond Croella dans Les 4 Vérités :

Tout travail crée des richesses, et tout travailleur devrait être considéré comme un bienfaiteur de l’humanité. Or le travailleur au noir est chargé d’opprobre. Notre société fonctionne de manière paradoxale: les besoins à satisfaire sont immenses et, simultanément, des millions de personnes sont au chômage ou sous-employées.

Le travail au noir est une soupape de sécurité qui empêche notre société d’exploser en permettant à des chômeurs, à des travailleurs à temps partiel (et à quelques fonctionnaires) de se procurer des revenus complémentaires, et, parfois, d’éviter de tomber dans la délinquance. Le travail au noir est surtout le révélateur le plus criant des aberrations de notre système fiscal et social. Que reproche-t-on au travailleur au noir ? De voler la collectivité en ne payant pas ses impôts et cotisations sociales. Voyons d’un peu plus près ce qu’il en est, et ce qu’il faudrait faire.

Pour le côté fiscal, il est évident que les revenus au noir échappent à l’impôt sur le revenu (IR). Or cet impôt progressif est dénoncé par la plupart des économistes comme nocif à la réalisation de l’optimum économique auquel peut prétendre une nation. Cela est particulièrement vrai en France où la moitié de la population en est exonérée, tandis que l’autre moitié subit des prélèvements qui découragent les initiatives et encouragent la fraude (10 % des contribuables supportent 70 % de l’impôt sur le revenu). D’ailleurs Maurice Allais, Prix Nobel d’économie 1988, proposait de remplacer tous les impôts actuels et de les ramener à 3 types d’impôts : – un impôt sur la consommation, la TVA, qui existe déjà. – un impôt sur tous les capitaux investis dans des biens durables (investissements industriels et commerciaux, logements y compris HLM, bâtiments publics et administratifs, etc.) (Attention: contrairement à l’ISF, il s’agit de taxer le capital investi, et non le capital détenu.) – des impôts spécifiques sur les produits dangereux ou polluants (alcool, tabac, carburants, combustibles, etc.) Dans le système actuel, l’honnête contribuable de base subit une double peine: il est taxé une première fois quand il gagne son pain à la sueur de son front (par l’IR), et une deuxième fois quand il achète ce pain (par la TVA)! Il serait plus utile pour la collectivité nationale de s’attaquer à la suppression de l’impôt sur le revenu que de s’appuyer sur son existence pour condamner le travail au noir. En effet, après la « réforme Allais », le travailleur au noir supporterait sa part fiscale à travers sa consommation comme à travers son épargne dès que celleci serait investie.

Examinons maintenant ce qui se passe du côté des cotisations sociales qui, en France, sont presque toutes assises sur les salaires. En fait, les seules cotisations qui devraient rester proportionnelles aux salaires ou revenus sont celles qui ouvrent droit à des prestations proportionnelles aux salaires ou revenus. Il en est ainsi pour les cotisations de retraite et de protection contre le chômage. En n’acquittant pas ces cotisations sur ses revenus perçus au noir, le travailleur clandestin ne pénalisera que lui-même. Il se privera de droits à la retraite ou d’indemnités de chômage auxquels il aurait pu prétendre plus tard. L’autre cotisation sociale importante concerne l’assurance maladie. Le fait d’asseoir cette cotisation sur les revenus relève de la démagogie rebaptisée « solidarité nationale ». En effet, les dépenses de santé varient peu en fonction des revenus. Le paramètre le plus discriminant est l’âge. Les dépenses de santé augmentent tout au long de la vie avec une forte accélération vers 60 ans, et les octogénaires dépensent environ 8 à 10 fois plus pour leur santé que les jeunes adultes. La cotisation la plus logique devrait être une capitation, identique pour tous et acquittée de la naissance au décès. Cette capitation devrait être de l’ordre de 250 euros par mois pour couvrir les dépenses de la branche maladie de la SS. Bien entendu, il faudrait relever du même montant les divers minima sociaux et allocations familiales. Ce système de cotisation étant obligatoire pour tous et ne dépendant pas des revenus, serait également neutre devant le travail au noir. En outre, ce système aurait l’avantage de montrer clairement aux Français quel est le coût réel de leur santé, alors que dans le système actuel personne ne sait combien il paye, ce qui encourage les comportements irresponsables.

Une administration totalitaire

Dans un silence désespérant, l’administration française détruit méthodiquement dans notre pays les dernières exploitations agricoles respectueuses de l’environnement !

Aux questions légitimes que se posent les éleveurs sur l’utilité d’une vaccination contre la Dermatose : pourquoi cette obligation ?, que contient le vaccin ?, qui prendra en charge les effets secondaires ?, la préfecture leur répond : la vaccination est une obligation légale, européenne et nationale !

A ce sujet, quelqu’un vient de publier sur « X » cette vérité :

« La loi, c’est la loi, mais pas pour les pédophiles. La loi c’est la loi, mais pas pour les dealers … »

Dans une crise où des professionnels de l’Ecologie comme Sandrine Rousseau et Marine Tondelier sont aux abonnés absents, où par tradition la solidarité paysanne est loin d’être acquise, où l’intérêt de l’État se résume à la disparition des petites exploitations, on peut se demander d’où viendra le salut du monde agricole ?

Parmi les médias, seule la Chaine « Tocsin » se fait l’écho des cris de détresse des éleveurs confrontés à l’obligation vaccinale de leur troupeau. Toutes les radios et télévisions subventionnées évitent scrupuleusement le sujet !

La semaine dernière, une éleveuse de l’Ariège a ainsi pu témoigner publiquement sur cette chaîne des pressions qu’elle subissait de la part de l’Administration :

« Je travaille depuis dix ans sur un modèle d’élevage sans produits chimiques, et je refuse de remettre en cause l’immunité naturelle de mon troupeau. J’ai développé une agriculture basée sur la prévention : pâturage tournant, alimentation sans céréales, phytothérapie. Je n’utilise ni médicament, ni produits chimiques. Mon troupeau ne présente aucun cas de DNC. »

Pourtant, la Préfecture ne lui a laissé que sept jours pour procéder à la vaccination de son troupeau avec interdiction de vendre les animaux ou de les mener à l’abattoir, après ce sera 250 euros d’amende par animal.

Dans le même temps, un éleveur de Haute-Savoie, sommé par la préfecture de faire vacciner son bétail, a choisi une solution pour le moins expéditive. Il a fait envoyer par son avocat la lettre suivante au préfet de son département :

« Madame la préfète, vous avez adressé un arrêté de vaccination forcée en date du 3 avril 2026 à mon client. Après réflexion, ce dernier a pris la décision de procéder à l’abattage de l’intégralité de son troupeau dans un délai rapproché, mettant ainsi fin à son activité d’élevage bovin. »

Sur la chaine « Tocsin », il a expliqué cette décision par un besoin naturel de rester en cohérence avec ses convictions. Depuis toujours, il veille à élever ses animaux de manière saine et respectueuse de l’environnement. Pour lui, les vacciner remet totalement en question sa démarche, aussi préfère-t-il renoncer plutôt que de se renier. Certains diront : tout ce tumulte pour quelques vaches vaccinées !

En réalité, ce n’est pas tant la vaccination qui pose problème, mais cette volonté délibérée d’obliger les gens à renier leurs convictions en leur donnant des ordres absurdes. Nous avons tous en mémoire, cet ordre hallucinant d’un de nos premiers ministres :

« Pour freiner la progression fulgurante du variant Omicron, à compter du 3 janvier 2022, la consommation dans les bars et les cafés ne pourra plus se faire debout mais seulement de manière assise. »

J’ai eu l’occasion de parler de tout cela dans un précédent article, et déjà à l’époque, il était question non seulement de vaccination mais aussi d’abattage de troupeaux entiers. * *

Déjà à l’époque, certains acceptaient le vaccin contre le Covid-19 pour ne pas perdre leur emploi, ou plus prosaïquement pour aller au restaurant, ou encore sortir en boîte de nuit !

Déjà à l’époque, tout cela faisait penser à la marque de la Bête dont parle l’apôtre Jean dans le livre de l’Apocalypse :

« Je vis monter de la terre une Bête qui avait deux cornes semblables à celle d’un agneau et qui parlait comme une dragon. Elle fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçoivent une marque sur leur main droite ou sur leur front, et que personne ne puisse acheter ou vendre sans avoir la marque, le nom de la Bête ou le nombre de son nom. C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre de la Bête. Car c’est un nombre d’homme et son nombre est six cent soixante six. »

Comme pour donner raison à l’apôtre Jean, une agricultrice bien connue pour tenir tête à l’Administration en refusant vaccin et abattage des troupeaux vient de voir tous ses comptes bancaires bloqués sans autre forme de procès. Même une cagnotte organisée par une association d’agriculteurs pour leur entraide dans cette période de crise a été purement et simplement interdite par la préfecture. Le message est clair : acceptez le vaccin sinon vous ne pourrez plus ni acheter ni vendre !

Bien sûr, le vaccin n’est pas la marque de la Bête, pas plus que le Pass-sanitaire ne l’était durant le Covid-19. Par contre, le reniement de nos convictions, la soumission à des obligations injustes marquent de manière indélébile notre âme et pourrait bien correspondre à cette marque dont parle l’apôtre Jean dans son livre prophétique.

* * Journal d’un croyant de 2026 – Un anniversaire hallucinant

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“La France de Macron perd sa légitimité en transformant les enquêtes pénales en armes pour réprimer la liberté d’expression et la vie privée”

Pavel Dourov, le fondateur de Telegram, soutient Elon Musk, convoqué par la justice française :

« La France de Macron perd sa légitimité en transformant les enquêtes pénales en armes pour réprimer la liberté d’expression et la vie privée. Le ministère de la Justice des États-Unis a refusé d’assister la France dans son enquête sur Elon Musk, qualifiant l’affaire de politiquement motivée.

« Le parquet français prétend être indépendant, mais ce n’est pas vrai : les procureurs français sont embauchés, licenciés et promus par le gouvernement. La police judiciaire – qui fournit souvent des rapports trompeurs aux juges d’instruction – est également contrôlée par le gouvernement.

« Je fais l’objet d’une enquête similaire en France : plus d’une douzaine de chefs d’accusation, chacun passible de dix ans de prison. Fier de me tenir aux côtés d’Elon Musk et des autres personnes visées par la campagne de Macron contre les droits numériques. Dans la France de Macron, faire l’objet d’une enquête est la nouvelle Légion d’honneur. »

Bruno Retailleau fera-t-il mieux que Valérie Pécresse ?

D’Olivier Frèrejacques, président de Liberté politique :

73,8 % des militants Les Républicains ont voté la confiance à Bruno Retailleau en vue de 2027. Un score sans appel qui n’est pas sans rappeler le vote de mai 2025 lors du Congrès LR : 74,31 % des voix s’étaient alors portées sur Bruno Retailleau et le reste sur son concurrent Laurent Wauquiez. S’il n’a pas fait un grand bond dans l’opinion, à en croire les sondages, il semble a minima que Bruno Retailleau ait su garder la confiance de sa base, ce qui est indispensable pour envisager de faire campagne. La base, très majoritairement convaincue, reste désormais à convaincre les cadres du parti qui se montrent ou sont tentés de se présenter comme des concurrents.

Laurent Wauquiez, démonétisé, a fait part de son inquiétude face à la multiplication des candidatures à droite, mais ne semble aujourd’hui pas en mesure de rassembler. D’autres pourraient être tentés d’y aller, à l’image de Xavier Bertrand dont on ne sait jamais trop s’il fait encore partie des LR et qui annonce à chaque scrutin envisager d’y aller sans parvenir à susciter la moindre once d’intérêt, ni chez les votants ni dans les médias.

La candidature de David Lisnard, qui joue sur la fibre libérale-dégagiste, peut aussi faire de l’ombre à Bruno Retailleau en le doublant sur sa droite, notamment sur les questions économiques sur lesquelles l’ancien sénateur entend se différencier du RN. Édouard Philippe, avec son petit parti Horizons, apparaissent aujourd’hui comme le concurrent le plus sérieux. Apprécié de la presse et sorte de candidat post-Macron naturel, il est issu du macronisme mais est parvenu à donner l’impression de s’en être éloigné. Plus à même de chasser les voix au centre, il rassure ceux qui craignent de glaner sur les terres du Rassemblement national…La question du parti présidé par Jordan Bardella est d’ailleurs centrale dans le dispositif Retailleau. À la manière de Nicolas Sarkozy en 2007, Retailleau entend ramener à lui les électeurs RN. Mais vingt ans plus tard et après la déception du quinquennat Sarkozy, il sera difficile de refaire le coup.

Pour l’heure, et même s’il faut rester très prudent en matière de pronostics électoraux, Bruno Retailleau part de très loin et devra probablement compter sur le fait qu’un concurrent s’effondre pour se placer en alternative. A défaut, il faudra se rallier avant le premier tour pour s’éviter une catastrophe à la Pécresse ou alors peser un peu sur le second tour avec un score au-dessus de 5 %.

“L’Église tient en haute estime l’institution familiale”

Extrait du discours de Léon XIV lors de sa rencontre avec les évêques, les prêtres, les personnes consacrées et les agents pastoraux en Angola :

[…] L’Église tient en haute estime l’institution familiale, enseignant que le foyer est le lieu où tous ses membres sont sanctifiés. Pour beaucoup d’entre vous, assurément, le berceau de votre vocation fut votre famille, qui a accueilli et nourri l’éclosion de l’appel particulier que vous avez reçu. À vos proches, j’exprime donc ma profonde gratitude pour avoir pris soin de votre vocation, vous avoir soutenus et protégés. Dans le même temps, je les exhorte à toujours vous aider à rester fidèles à l’Évangile et à ne pas rechercher de profit personnel dans votre service ecclésial. Qu’ils vous soutiennent par leurs prières et vous inspirent par les bons conseils d’un père et d’une mère, afin que vous soyez saints et n’oubliiez jamais qu’à l’image de Jésus, vous êtes au service de tous.

Le coût total induit par les divorces, les ruptures de Pacs et l’union libre peut être estimé à 11 milliards d’euros de dépenses sociales

Des économistes commencent à dire qu’il serait peut être une bonne idée de limiter les séparations et divorces, au vu des coûts importants pour la société. Déjà en 2005 puis en 2012, les AFC avaient publié une étude sur le coût du “non-mariage” (enfants déstabilisés, familles précarisées, collectivité mise à contribution, mettant en parallèle les bienfaits économiques, sociaux et personnels de la « famille durable » fondée sur le mariage) :

Le coût total induit par les divorces, les ruptures de Pacs et d’union libre peut être estimé à 11 milliards d’euros de dépenses sociales supplémentaires. Si rien ne doit interdire de telles séparations, qui souvent s’imposent, il doit être judicieux d’investir dans la prévention. Aider les couples qui le souhaitent, par du conseil conjugal, s’avère rentable. Ce n’est pas une question morale, mais économique.

Quelles sont les conséquences des séparations (couples mariés, pacsés ou concubins) en termes de budgets publics ? En agrégant les données disponibles et de nécessaires hypothèses, nous avons réalisé une étude exploratoire d’une question rarement abordée.

Un thème peu traité, mais qui mérite de l’être

Cette étude produite pour Familya s’inscrit dans la continuité d’un premier rapport pour la même association Prévenir les ruptures conjugales pour protéger les enfants, publié en 2021. Il cherchait déjà à identifier les conséquences économiquement fâcheuses pour la collectivité des ruptures d’unions conjugales[1]. Dans cet exercice, des cas-types basiques signalaient les principales conséquences financières, sur le plan des dépenses sociales, des séparations. L’étude abordait rapidement des cas singuliers, très dépendants d’hypothèses fortes sur les revenus, les situations de logement, la répartition des revenus entre les deux conjoints, mais ne permettait aucune généralisation.

Il apparaissait que pour une famille de niveau de vie médian, avec deux enfants, le montant de la dépense sociale supplémentaire tournait autour de 6500 euros par an. Jouaient ici principalement les allocations logement et la prime d’activité. Dans le cas d’une famille modeste avec un enfant, le coût social supplémentaire était d’environ 9500 euros par an. Dans cette configuration sont d’abord en jeu les allocations logement et le RSA. C’est dire, en affichant ces sommes substantielles, combien le sujet importe, dans toutes les configurations familiales.

Dans un travail publié en 2015 par France Stratégie, sur le partage des charges liées aux enfants après une séparation, les auteurs Mahdi Ben Jelloul et Pierre-Yves Cusset, avaient eux-aussi estimé sur quelques cas types contrastés le « coût public de la désunion », sans calculer de masse totale[2]. Dans une situation de pauvreté, avec deux enfants, chaque parent gagnant un demi-SMIC, le coût public annuel résultant de la séparation était estimé à 7000 euros. Dans un cas de forte asymétrie, toujours avec deux enfants, mais avec le parent qui garde les enfants gagnant un SMIC, tandis que le parent non-gardien gagne 3 SMIC, ce coût est estimé à 3000 euros.

L’objectif de ce nouveau chiffrage consiste à estimer, avec la plus grande rigueur possible, le coût total pour les finances publiques d’une augmentation des séparations et – corrélativement – les économies espérées d’une plus grande stabilité des couples. À cet effet, on prend en compte un plus grand nombre de cas-types, en cherchant à approcher l’ensemble des situations possibles, au prix, bien entendu, d’une réduction de la complexité.

On révèle ainsi les ordres de grandeur liés aux conséquences des séparations sur les montants globaux des principales prestations sociales et familiales et de l’impôt sur le revenu.  Ce travail exploratoire, versé au débat, contribue à évaluer l’importance des coûts rattachés à des évolutions familiales que rien ne saurait interdire mais qui peuvent parfois se prévenir.

La démarche prend en compte les principales composantes des prestations sociales et l’impôt sur revenu. Pour les prestations sociales (prestations familiales, minima sociaux, prime d’activité, allocations logement, etc.), une séparation conduit très généralement à une augmentation de la dépense publique par la disparition des économies d’échelles réputées réalisées par la vie en couple. Pour la fiscalité, le passage d’un ménage à deux ménages conduit, selon les cas, à une augmentation des recettes – de par la disparition du quotient conjugal – ou à une diminution – lorsque la déduction des pensions alimentaires versées allège notablement l’impôt du plus gros contribuable.

Au terme de l’étude, plusieurs chiffres – à bien comprendre comme des ordres de grandeur raisonnables – méritent d’être mis en avant.

Une année donnée, l’impact moyen d’une séparation est, pour les finances publiques, d’environ 4200 euros. Ces conséquences sont évidemment très différentes selon les situations des couples qui se séparent (niveaux de vie, statut d’activité et revenus propres de chacun des membres du couple, nombre d’enfants, etc.). En termes de conséquences budgétaires collectives – ceci s’expliquant par des impacts surtout tirés par les prestations sociales sous condition de ressource – une séparation d’un couple figurant parmi les 10 % les plus modestes conduit à un surcroît de dépenses deux fois plus élevé qu’en moyenne.

L’impact en année pleine des 425 000 séparations annuelles est d’environ 1,8 milliard d’euros de dépenses additionnelles pour la collectivité. Puisque leur durée moyenne peut être estimée à 6 ans, le coût total de toutes les séparations, avant remise en couple officiel ou décès, approche annuellement les 11 milliards d’euros. C’est, en gros, chaque année, le prix estimé du prochain porte-avions « France libre ». […]

Merci Monsieur Orbán !

Le 12 avril, les Hongrois se sont exprimés en votant pour le parti Tisza (Peter Magyar), c’est leur choix, à eux d’y assumer les éventuelles conséquences.

Je tenais dans cette tribune à remercier Monsieur Viktor Orbán :

Monsieur Orbán,

C’est un jeune qui a la vingtaine d’années qui vous remercie,

Durant seize ans, vous avez apporté une politique que tant de pays espèrent.

En effet, votre politique basée sur les racines chrétiennes, la grandeur et l’indépendance ont redonné espoir à tant d’européens.

En 2010, vous avez hérité d’un Etat libéral-mondialiste, qui perdait ses racines chrétiennes, son histoire. En seize ans, la foi chrétienne est présente, vous avez mis en avant les racines chrétiennes, la fierté nationale. En seize ans, vous avez apporté la fierté du patriotisme, la fierté d’aimer son pays, la fierté du roman national, d’aimer l’histoire du pays.

En 2010, vous avez hérité d’un Etat en situation de faillite. En seize ans, vous avez redressé les finances, vous avez apporté une politique familiale, une politique afin d’aider la jeunesse à accéder à la propriété.

En 2010, vous avez hérité d’un pays qui fut en insécurité. En seize ans, la Hongrie est devenue l’un des pays les plus sûrs de l’Union Européenne.

En 2015, vous avez préféré protéger votre pays, ainsi que l’Europe au moment de la crise migratoire.

En seize ans, vous avez tant fait pour une Europe des Nations, tant demandée par des nombreux européens.

En seize ans, vous avez mené une politique basée sur l’intérêt de la Hongrie.

En seize ans, vous avez adopté une politique d’indépendance en politique étrangère, plaçant la Hongrie comme un interlocuteur et un partenaire de confiance par l’ensemble des pays.

Je n’oublierai pas que vous étiez le premier dirigeant au sein de l’Union Européenne à soutenir et à coopérer avec l’Egypte du Président El-Sissi. Une excellente décision car l’Egypte est un partenaire fiable, garante de la stabilité et de la sécurité de l’Europe.

Ainsi, en seize ans, vous avez redressé la Hongrie, et donné de l’espoir à beaucoup d’européens !

Monsieur Orbán, merci ! Votre politique ne sera pas abandonnée, au contraire, à nous, Français et Européens d’y poursuivre !

Les Hongrois ont choisi une autre décision en votant pour Peter Magyar, c’est leur choix, aux Hongrois d’y assumer les éventuelles conséquences.

(Aux mondialistes, finalement, Monsieur Viktor Orbán est un démocrate puisqu’il a félicité le vainqueur alors que le dépouillement fut à 45%. Ainsi, Monsieur Orbán est un gaulliste).

Source de la tribune : https://journallespoir.wordpress.com/2026/04/20/merci-monsieur-orban/

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Le nouveau Premier ministre bulgare, favorable à un dialogue avec Moscou

Des élections législatives se sont déroulées en Bulgarie. La coalition « Bulgarie progressiste » est arrivé très largement en tête, et de façon spectaculaire. La coalition Bulgarie progressiste, qui remporte la majorité absolue des sièges (une première depuis 1997) est conduite par Roumen Radev : l’homme qui était le président de la République, et qui a démissionné en janvier dernier (trois semaines après l’introduction de l’euro) en ayant compris que s’il voulait que la Bulgarie suive une autre politique il lui fallait conquérir le vrai pouvoir, au lieu de tenter jour après jour de mettre des bâtons dans les roues du gouvernement européiste.

Roumen Radev a commencé sa carrière dans l’armée de l’air. Pilote de chasse sous l’URSS, il s’est par la suite hissé au grade de major-général en 2014. Jusqu’en 1990, il était membre du Parti communiste bulgare. En 2016, candidat sans étiquette, il reçoit le soutien du Parti socialiste (BSP). Sa carrière bascule en décembre 2025, lorsque les Bulgares exigent le retrait du budget présenté par le gouvernement. Un autre sujet s’impose : la corruption qui ronge le pays. Face à la population, l’exécutif démissionne.

Roumen Radev saisit cette opportunité pour annoncer la création de son mouvement ainsi que sa candidature aux élections législatives.

Pendant sa campagne, Roumen Radev n’a pas cherché à dissimuler ses affinités avec le Kremlin, allant jusqu’à projeter une image de lui et de Vladimir Poutine sur écran géant pour clôturer son dernier meeting.

Dimanche soir, il s’est montré plus modéré, prônant la reprise d’un “dialogue pragmatique” avec Moscou. Roumen Radev qui s’était opposé à l’entrée dans la zone euro de son pays et à l’aide à l’Ukraine a tenté de rassurer : “Bulgarie Progressiste prône une voie européenne pour la Bulgarie, une Bulgarie forte au sein d’une Europe forte.” Et d’ajouter : “Je ne suis ni pro-russe, ni pro-américain mais pro-bulgare”.

Passer le mois de mai avec la très sainte Vierge Marie

L’abbé Patrick Troadec (FSSPX) a enseigné en séminaire et exerce son apostolat auprès des familles et des jeunes à Brest. Il a déjà publié chez Via Romana une quinzaine de livrets pour méditer avec les saints et les temps de l’année liturgique. Il vient de publier un livret pour prier Marie au jour le jour durant le mois de mai. De la Genèse à l’Apocalypse, l’Ecriture parle de Marie et célèbre son triomphe. Aussi ce livret propose-t-il une méditation quotidienne en son honneur, durant trente et un jours, à raison de deux pages par jour. Il commente les différentes étapes de sa vie, de son Immaculée Conception à sa glorification au Ciel, en soulignant la place qu’elle occupe dans le plan du salut, unie à son divin Fils. Plusieurs méditations portent également sur des lieux célèbres où elle est apparue pour nous éclairer et nous fortifier. Quelques prières et cantiques terminent ce livret accessible à tous.

Extrait :

Dieu a fait de la sainte Vierge sa trésorière, chargée de nous distribuer ses faveurs et ses dons. Au Ciel, où elle est montée en corps et en âme au jour de son Assomption, elle a reçu, pour ainsi dire, la clef des trésors de la vie éternelle, si bien qu’aucune grâce n’arrive à nous que par son entremise, d’où le vocable de “toute-puissance suppliante” qu’on lui attribue pour désigner de quelle manière elle s’adresse à son divin Fils pour plaider notre cause. Elle ne se contente pas de lui demander distraitement les grâces dont nous avons besoin ; elle le supplie, ce qui montre l’insistance et la force de son intervention auprès de lui.

 

Léon XIV va-t-il régler la question liturgique ?

La dernière émission du Club des Hommes en noir est consacrée à la question liturgique après la lettre adressée au nom du pape Léon XIV par le cardinal Parolin aux évêques français et après la proposition du père abbé de Solesmes d’insérer l’ancien missel dans le Missale romanum.

Ce sujet a mobilisé pour vous les réflexions de l’abbé Grégoire Celier, du chanoine Marc Guelfucci, de Guillaume de Thieulloy et de Jeanne Smits.

L’Œuvre d’Orient organise une nouvelle aide humanitaire dans les villages du Sud-Liban

Communiqué de l’Oeuvre d’Orient :

Aujourd’hui, L’Œuvre d’Orient a pu affréter et accompagner le premier convoi d’aide humanitaire à Debel au Sud-Liban depuis deux semaines en raison de l’intensité des combats. Un camion de 30 tonnes de nourriture et de kits d’hygiène a pu être acheminé grâce au soutien de la Fondation CMA-CGM.

En présence du nonce apostolique, Mgr Paolo Borgia, de Caritas-Liban et escorté par la FINUL, c’est le premier convoi humanitaire qui parvient à rejoindre ce village chrétien où les habitants sont coupés du reste du pays, privés de ressource et menacés de disparaître par les combats alentours qui continuent malgré le cessez-le-feu.

C’est le 7ème camion que l’Oeuvre d’Orient affrète et accompagne au Sud-Liban depuis le début du conflit.

Supprimer nos libertés… pour notre bien!

Jean-Frédéric Poisson, ancien député et président de Via-Parti Chrétien Démocrate, vient de publier La dictature du bien. Il répond au Salon beige:

Votre livre part d’un constat assez dérangeant. Qu’est-ce qui vous a pris de l’écrire maintenant ?

Probablement une forme d’inquiétude… et un léger agacement. Nous vivons dans des sociétés qui passent leur temps à se dire qu’elles sont libres, tout en acceptant de plus en plus de contraintes — mais attention, toujours « pour notre bien ». J’ai voulu prendre au sérieux ce paradoxe. Nous avons des élections, des médias, des droits… et pourtant un sentiment diffus que quelque chose se referme. Le débat public se transforme en tribunal moral, la contradiction devient suspecte, et l’on nous explique très sérieusement que limiter les libertés est parfois la meilleure manière de les protéger. Il m’a semblé qu’il y avait là matière à réflexion — et même, disons-le, matière à inquiétude.

Vous décrivez une « dictature du bien ». Ce n’est pas un peu excessif ?

C’est justement tout le problème : une dictature qui dirait son nom serait facile à combattre. Celle que je décris est beaucoup plus confortable. Elle ne frappe pas, elle accompagne. Elle ne contraint pas frontalement, elle incite, elle corrige, elle « responsabilise ». Elle s’appuie sur des causes incontestables — la santé, l’écologie, la sécurité — pour installer des mécanismes de contrôle de plus en plus fins. Ajoutez à cela la technologie, qui permet de tout mesurer, tout tracer, tout anticiper, et vous obtenez un système extraordinairement efficace… et potentiellement étouffant. Le crédit social chinois en donne une version assumée. Chez nous, disons que nous avançons avec plus de pudeur — mais pas forcément dans une direction très différente.

Au fond, pourquoi lire votre livre ? Pour se faire peur ?

Surtout pas. La peur est déjà un instrument politique très utilisé, je n’avais pas envie d’en rajouter. Mon objectif est plutôt de redonner des repères. Nous sommes saturés d’informations, mais nous comprenons de moins en moins les mécanismes qui organisent nos sociétés. J’essaie de montrer d’où viennent ces évolutions — notamment du cœur même de la modernité libérale — et vers quoi elles peuvent nous conduire. Et puis, il y a une idée simple : rien n’est inéluctable. Encore faut-il voir ce qui se passe. Si le lecteur referme ce livre en se disant « finalement, ce n’est peut-être pas si simple que ce qu’on me raconte », alors j’aurai déjà atteint mon but.

La dictature du bien

 

Euthanasie : un artisan prévient Macron

“Mr Macron,

je vous demande quelques minutes de votre temps pour vous dire ce qu’un ami maçon m’a enseigné au sujet de l’euthanasie, et que vous ne savez pas.”

Sébastien CAIRN, un artisan de France, prévient Mr Macron : avant de faire une loi sur la fin de vie, il faut d’abord savoir une chose…

A tous ceux qui veulent agir pour la Vie : partager ce message à ces amis, le diffuser, est une action simple, mais qui permet de soutenir la cause.

Lien ici :
https://www.youtube.com/watch?v=m89F5579C3c

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Les ordinations épiscopales de la FSSPX : un état de nécessité ?

Second article de l’abbé Spriet. Le premier est à lire ici.

Dans cette petite tribune je vais m’en tenir à la situation de la France : celle que nous connaissons tous.

L’état de nécessité : argument fondamental de la FSSPX

L’abbé Gleize qui semble être “le” théologien de la FSSPX nous dit que : l’ « argumentation fondamentale » [de la FSSPX] “repose sur la réalité de l’état de nécessité, réalité notablement aggravée depuis l’été 1988, et qui réclame, une fois encore, la consécration de nouveaux évêques pleinement catholiques pour le salut des âmes” (…) “l’état de nécessité, la situation de crise généralisée dont l’Eglise est loin d’être sortie et où les détenteurs de l’autorité suprême abusent de leur pouvoir au grand et grave préjudice du salut des âmes”.

L’abbé Gleize rêve-t-il d’une Eglise qui ne serait pas composée d’ivraie et de bon grain (cf. Mt 13, 24-30). C’est une utopie. Veut-il une Eglise de “purs” seulement ? Cela n’a jamais existé (même pas pendant le pontificat de saint Pie X par exemple). Faut-il désobéir au successeur de Pierre en matière grave pour être fidèle à l’Eglise et répondre aux difficultés présentes du moment ? L’abbé Gleize répondra sans doute “oui” alors que la réponse catholique est “non”. La FSSPX ferait mieux de venir combattre “de l’intérieur” et non de s’obstiner à critiquer “de l’extérieur”. Peut-être a-t-elle peur de perdre sa liberté (puisqu’elle s’installe là où elle veut sans mission canonique d’évêques en communion avec le successeur de Pierre) ? Ne choisit-elle pas la solution de facilité ? Est-ce un manque de courage de sa part ? Elle dira sans doute que c’est un acte de prudence. Or il n’est pas prudent de quitter “Pierre” et de désobéir à “Pierre” en matière grave (1). 

Qui se trouve dans un grave état de nécessité ?  

Est-ce l’Eglise “officielle” (2) “conciliaire” (comme disait parfois malheureusement Mgr Lefebvre) ou la FSSPX ? 

La FSSPX estime se trouver dans un certain état de nécessité de procéder à ces ordinations épiscopales, même sans mandat pontifical, parce qu’elle n’a plus que deux évêques en son sein. Ils ne sont pas très âgés mais la FSSPX a considérémotu proprio, que le temps était venu de procéder à de nouvelles ordinations épiscopales. 

Dans sa logique la FSSPX a non seulement le droit mais le devoir de procéder à ces ordinations. Il en va de la survie de la Tradition puisque les personnes fidèles à la Tradition “de toujours” ce sont les membres de la FSSPX et ce n’est pas la “Rome moderniste” de Léon XIV (et de ses prédécesseurs, depuis Vatican II). 

L’état de nécessité existe-t-il vraiment ? 

Est-il vrai de dire que les fidèles laïcs ne trouvent plus les moyens de salut dans les paroisses de France ? Non. Ce n’est objectivement pas vrai. C’est outrancier. Il n’y a pas de crise de l’Eglise mais il y a certes une crise dans l’Eglise (il y en a toujours eu et il y en aura jusqu’au retour de notre Seigneur dans la gloire). Il est possible de dénoncer les difficultés, voire les scandales actuels, mais il faut le faire dans l’Eglise de façon juste (cf. canon 212 (3)) à la manière du cardinal Robert Sarah dans son livre 2050 par exemple ou encore à la manière indiquée dans lprotocle d’accord du 5 mai 1988 entre Mgr Lefebvre et le cardinal Ratzinger. Les fidèles peuvent se confesser, les Messes sont valides, la catéchèse et la prédication (si elle est fidèle au Catéchisme de l’Eglise Catholique par exemple) sont nourrissantes, vraies et justes. A moins de s’ériger en juge du Magistère (ce qui a une saveur protestante). 

Evidemment, selon la FSSPX, les fidèles n’ont pas accès “au pur Magistère de toujours” puisque Vatican II et le magistère postconciliaire sont mauvais, les sacrements sont parfois invalides (en raison de l’intention peut-être douteuse des ministres). Le cercle est bouclé. La FSSPX s’enferme dans son raisonnement parce qu’elle se permet de juger le Magistère selon ses vues, et le danger c’est le péché de schisme voire l’hérésie (tôt ou tard). 

Comment la FSSPX peut-elle en arriver à tenir une affirmation aussi outrancière et étrangère à la réalité en soutenant que les âmes n’ont plus de quoi se sauver dans l’Eglise dite “conciliaire” ? Je fais deux hypothèses. La première c’est que les prêtres de la FSSPX se sont tellement isolés depuis des années qu’ils ne voient pas ce qui se vit dans les églises de France notamment. Ils croient, de bonne foi ou non, que nous en sommes encore aux années 70, voire que la situation a encore empiré. La seconde c’est que trop de fidèles de l’Eglise catholique romaine (en particulier les clercs) les ont laissés s’isoler dans leur coin et dans leur rhétorique. 

Nous pouvons relire ce que le pape Benoit XVI écrivait dans sa lettre accompagnant le Motu proprio Summorum Pontificum : “En regardant le passé, les divisions qui ont lacéré le corps du Christ au cours des siècles, on a continuellement l’impression qu’aux moments critiques où la division commençait à naître, les responsables de l’Eglise n’ont pas fait suffisamment pour conserver ou conquérir la réconciliation et l’unité; on a l’impression que les omissions dans l’Eglise ont eu leur part de culpabilité dans le fait que ces divisions aient réussi à se consolider. Ce regard vers le passé nous impose aujourd’hui une obligation : faire tous les efforts afin que tous ceux qui désirent réellement l’unité aient la possibilité de rester dans cette unité ou de la retrouver à nouveau”. C’est l’objectif que je me donne dans ces petites tribunes aimablement publiées par le Salon Beige. 

Citons enfin le Conseil Pontifical pour l’Interprétation des Textes Législatifs, en 1997 qui déclarait avec autorité : « En ce qui concerne l’état de nécessité dans lequel Mgr. Lefebvre pensait se trouver, il faut garder à l’esprit qu’un tel état doit être vérifié objectivement, et il n’est jamais nécessaire d’ordonner des évêques contrairement à la volonté du Pontife romain, chef du Collège des évêques. Cela impliquerait en effet la possibilité de « servir » l’Église par une atteinte à son unité dans un domaine lié aux fondements mêmes de cette unité ». Le fondement de l’unité de l’Eglise c’est “Pierre” et c’est “la foi de Pierre” (cf. Mt 16, 1-18). Pas une autre foi. 

Quel gâchis !

(1) J’aurai l’occasion de montrer dans un prochain article qu’une ordination épiscopale sans mandat pontifical et contre la volonté du pape est un acte intrinsèquement mauvais (de droit divin et non de droit purement ecclésiastique).

(2) Mgr Lefebvre dit le 13 octobre 1985 à Nantes, cf. Fideliter, n°48 (nov-déc 1985), p 28 : « Apparemment, nous sommes en marge de l’Église officielle, mais en fait, je vous l’assure, c’est vous qui êtes l’Église. Ce sont nos prêtres et moi-même qui continuons l’Église”. Ou encore “Où est l’Eglise visible ? L’Eglise visible se reconnaît aux signes qu’elle a toujours donnés pour sa visibilité : elle est une, sainte, catholique et apostolique. Je vous demande : où sont les véritables marques de l’Eglise ? Sont-elles davantage dans l’Eglise officielle (il ne s’agit pas de l’Eglise visible, il s’agit de l’Eglise officielle) ou chez nous, en ce que nous représentons, ce que nous sommes. Il est clair que c’est nous qui gardons l’unité de la foi, qui a disparu de l’Eglise officielle. Tout cela montre que c’est nous qui avons les marques de l’Eglise visible (…) Ces signes ne se trouvent plus chez les autres” conférence du 9 septembre 1988, La visibilité de l’Eglise et sa situation actuelle, publication intégrale dans le Bulletin officiel du district de France de la Fraternité Saint-Pie-X, et publication partielle dans Fideliter, n° 66 (nov-déc 1988) p 27-28.

(3) Canon 212 §1. Les fidèles conscients de leur propre responsabilité sont tenus d’adhérer par obéissance chrétienne à ce que les Pasteurs sacrés, comme représentants du Christ, déclarent en tant que maîtres de la foi ou décident en tant que chefs de l’Église. §2. Les fidèles ont la liberté de faire connaître aux Pasteurs de l’Église leurs besoins surtout spirituels, ainsi que leurs souhaits. §3. Selon le savoir, la compétence et le prestige dont ils jouissent, ils ont le droit et même parfois le devoir de donner aux Pasteurs sacrés leur opinion sur ce qui touche le bien de l’Église et de la faire connaître aux autres fidèles, restant sauves l’intégrité de la foi et des mœurs et la révérence due aux pasteurs, et en tenant compte de l’utilité commune et de la dignité des personnes.

Abbé Laurent Spriet

Es-tu non-binaire, fille ou garçon? OK, maintenant tu peux jouer au foot !

Communiqué de presse de Juristes pour l’enfance :

Juristes pour l’enfance déplore la décision rendue par la Cour administrative de Nantes le 27 mars 2026 (24NT02788) et rejetant le recours introduit par l’Association et d’autres requérants contre une délibération de la Ville de Rennes du 18 septembre 2023, relative aux critères d’attribution des subventions aux associations sportives rennaises.

En effet, cette délibération indexe les subventions attribuées par la Ville aux clubs sportifs sur la déclaration de leurs effectifs en plusieurs catégories : femme majeure, femme mineure, homme majeur, homme mineur, non-binaire majeur, non-binaire mineur. Le coefficient prévu par la délibération étant de 20 pour une femme majeure, de 40 pour une femme mineure, de 10 pour un homme majeur, de 30 pour un homme mineur, de 20 pour un adhérent non-binaire majeur et, enfin, de 40 pour un adhérent non-binaire mineur.

Juristes pour l’enfance conteste la légalité de cette délibération car la mise en œuvre de ce critère exige que les clubs sportifs interrogent leurs membres, et notamment des mineurs, sur le fait de savoir s’ils sont “homme”, “femme” ou “non binaire”.

Ce questionnement de tous, y compris les enfants, et même les petits enfants, est incontournable dès lors que la question inclut la possibilité d’être non binaire: la question ne concerne en effet pas le sexe, qui est binaire, mais l’identité de genre, qui ne se confond pas avec le sexe et qui relève du ressenti de chacun  (voir Laurence Vanceunebrock à l’Assemblée nationale le 5 octobre 2021 : l’identité de genre est “le sentiment d’appartenance à une identité féminine, masculine, non binaire ou autre”, “l’identité de genre est l’identité que l’on ressent au fond de soi” ICI).

Atteinte à la vie privée

Dès lors que la déclaration des effectifs en “homme”, “femme” et “non-binaire” oblige à se situer sur le terrain de l’identité de genre, le club de sport ne peut s’en tenir au seul donné du sexe tel qu’il figure à l’état civil. Il doit s’informer sur le ressenti de l’intéressé, qui est seul en mesure de déterminer son identité de genre.

La mise en œuvre de la délibération exige ainsi d’interroger les personnes venues pratiquer un sport sur leur identité de genre : êtes-vous homme, femme ou non-binaire ? Es-tu garçon, fille ou non-binaire ?  

Solliciter les personnes pour qu’elles se rattachent à une catégorie relevant de leur ressenti intime constitue une atteinte à leur vie privée : la délibération contestée ne peut pas être mise en œuvre sans que chaque pratiquant d’un sport soit sollicité pour exprimer son ressenti de genre, ce qui est intrusif et invasif. La délibération est donc illégale pour atteinte à la vie privée.

Mise en danger des enfants

Un club sportif ne saurait décréter l’identité de genre de l’enfant sans lui demander s’il est “non-binaire”, “fille” ou “garçon”. Les parents eux-mêmes ne sauraient répondre à la place de l’enfant.

Le club, les parents, peuvent uniquement constater le sexe de l’enfant. Mais, dès lors que la question se situe sur le terrain de l’ « identité de genre », nul ne peut y répondre de l’extérieur, sans s’enquérir du ressenti intime de l’enfant sur lui-même. C’est bien l’enfant qui devra s’interroger sur son identité de genre et s’identifier lui-même comme garçon, fille ou non-binaire.

L’atteinte à la vie privée et à l’intimité est caractérisée pour tous mais elle est encore plus problématique s’agissant des enfants car interroger des enfants sur le point de savoir s’ils sont garçon, fille ou non-binaire, revient à leur suggérer une problématique qui peut être particulièrement perturbante.

La nécessité pour les clubs de répertorier les enfants en 3 catégories garçons, filles et non-binaires, est une forme de violence bien réelle car une telle interrogation est de nature à susciter confusion, doutes, inquiétudes et perte de repère. L’enjeu est loin d’être théorique en ce qui concerne l’atteinte à la santé des mineurs susceptible de résulter d’une telle confusion, en raison du manque de maturité propre à l’âge des enfants et adolescents ainsi sollicités.

“Lorsque des parents inscrivent leur enfant au foot, c’est pour qu’il joue au foot et non pour qu’il soit interpellé sur son ressenti de genre et plongé dans un contexte de confusion” résume Aude Mirkovic, Présidente de Juristes pour l’enfance. “Les enfants ont besoin de sécurité et de stabilité pour grandir et non des sables mouvants des idéologies”, ajoute-t-elle.

A ce titre, il convient de rappeler de quelle manière le ministère de l’Éducation nationale avait immédiatement rectifié un questionnaire diffusé en 2022 aux collégiens dans le cadre du brevet , à l’occasion d’un test d’anglais intitulé Ev@lang collège, qui invitait les collégiens à s’identifier à l’une des trois réponses proposées : “homme”, “femme”, “autre”. Monsieur Richard SENGHOR, Conseiller d’État mis à la disposition du Ministre de l’éducation nationale, avait qualifié la présence de cette mention “autre” de “regrettable incident” et demandé au prestataire “d’y mettre un terme immédiatement” (voir ICI).

La lutte contre les discriminations ne saurait justifier n’importe quelle pratique

La mairie de Rennes invoque la lutte contre les discriminations pour justifier la déclaration des effectifs des clubs sur ce critère de l’identité de genre, mais cet argument ne saurait valider une pratique invasive et attentatoire à la vie privé : l’objectif de protéger les personnes qui se déclarent non binaires contre les discriminations ne saurait justifier d’interroger toute une population sur son identité de genre.

De même que la lutte contre l’homophobie ne saurait justifier d’interroger les sportifs sur leur orientation sexuelle et de les répertorier en fonction, aucune cause si bonne soit-elle ne justifie d’interroger les membres des clubs sportifs sur leur identité de genre.

Si la mairie de Rennes veut promouvoir le sport des personnes non-binaires, il lui faut trouver un autre moyen que cette délibération qui impose de porter atteinte à la vie privée de tous et met en danger les enfants.

Saisine du Conseil d’État

C’est pourquoi Juristes pour l’enfance envisage de saisir le Conseil d’État, afin de faire cesser cette mesure idéologique, invasive dans la vie privée des sportifs et en outre dangereuse s’agissant des enfants.

L’armée israélienne souligne que la conduite de ce soldat est totalement incompatible avec les valeurs attendues de ses troupes

L’armée israélienne a enquêté sur l’authenticité d’une image montrant sur les réseaux sociaux un soldat qui frappe une statue de Jésus-Christ avec une masse dans le sud du Liban. Tsahal a confirmé qu’il s’agissait bel et bien d’un soldat de l’armée israélienne.

“À l’issue d’un premier examen (…) il a été établi que cette photographie montre un soldat des forces israéliennes en mission dans le sud du Liban”.

“Des mesures appropriées seront prises à l’encontre des personnes impliquées, conformément aux conclusions de l’enquête”.

Dix ans d’Amoris laetitia : toujours la pagaille

Source :https://fsspx.news/fr/news/dix-ans-damoris-laetitia-toujours-la-pagaille-58592

Une décennie a passé depuis la publication de l’exhortation apostolique Amoris laetitia. François voulait un souffle de « miséricorde », mais dans les faits c’est une source de grave préoccupation doctrinale. Dix ans après, le constat est là : sous couvert de « discernement », c’est trop souvent la confusion qui s’est installée dans les diocèses, fragilisant le dogme de l’indissolubilité du mariage.

Une pastorale de l’ambiguïté

En France, la réception du chapitre VIII d’Amoris laetitia a créé une fracture silencieuse. Dans de nombreux diocèses, comme à Paris ou Lyon, la mise en place de « parcours de discernement » a conduit, de fait, à un accès de plus en plus fréquent à la sainte communion pour les personnes engagées dans une nouvelle union civile.

Pour les défenseurs de la Tradition, cette évolution pose un problème de conscience majeur. Comment concilier les paroles du Christ sur l’adultère avec une pratique qui semble mettre entre parenthèses l’état de grâce requis pour recevoir l’Eucharistie ? Le « cas par cas » semble être devenu la norme, au risque de transformer le sacrement en un simple rite d’intégration sociale.

Des disparités diocésaines révélatrices

La situation variée se fait selon l’orientation des évêques ou des curés locaux, créant une Église à plusieurs vitesses :

– Certains diocèses maintiennent plus fermement la pratique traditionnelle, réitérée par le pape Jean-Paul II dans l’encyclique Familiaris Consortio (1981). L’accompagnement des divorcés-remariés existe, mais il appelle à la « continence parfaite » pour ceux qui souhaitent accéder aux sacrements, respectant ainsi la parole sacramentelle donnée lors du premier mariage.

– À l’opposé, des structures comme les équipes « Reliance » ou certains « pôles missionnaires » urbains – qui semblent surtout démissionnaires au regard de la foi – privilégient une « intégration pleine » sans exiger de changement de vie concret, s’appuyant sur une interprétation subjective de la conscience.

Le spectre du relativisme moral

Dix ans après, la crainte d’un « schisme feutré » ou d’un relativisme moral n’a pas disparu. Pour beaucoup de prêtres de terrain, la pression est forte. « On nous demande d’accompagner sans juger, mais accompagner, c’est aussi éclairer la vérité des actes », confie un jeune vicaire.

La publication de Fiducia Supplicans en 2023 n’a fait qu’accentuer ce sentiment d’un glissement doctrinal où la pastorale finit par effacer le dogme au nom d’une miséricorde mal comprise. Pour s’en convaincre, un témoignage direct a pu être reçu par FSSPX.Actualités : Isabelle et Pierre (les prénoms ont été modifiés) forment un couple « divorcé-remarié » dans un diocèse breton.

Isabelle assiste à la messe dans une paroisse confiée à une communauté nouvelle où le prêtre l’encourage à communier sacramentellement, alors qu’elle reconnait ne pas remplir les conditions d’admission à la sainte communion. Son compagnon pratique quant à lui dans une paroisse traditionnelle où il se limite scrupuleusement à la communion spirituelle. Cet exemple est loin d’être isolé.

Si l’exhortation Amoris laetitia a ouvert sans discernement le banc de communion aux couples qui s’en étaient éloignés à cause de leur état moralement répréhensible, elle a de ce fait semé le doute sur la pérennité de l’engagement chrétien.

Le bilan est celui d’une « charité sans vérité » qui, loin de guérir les âmes, tend à les confirmer dans un état objectif de faute. Elle fait croire que la « miséricorde » nouvellement promue – qui n’est qu’une caricature de la véritable – peut annuler la loi divine et donc sa justice. Permettant ensuite de passer à Fiducia supplicans, qui fait croire que Dieu bénit ces situations qu’il condamne.

Une telle falsification d’une volonté divine clairement énoncée dans l’Évangile par notre Seigneur et Sauveur, Jésus-Christ, est l’un des signes les plus tangibles pour les fidèles – et pour les membres du clergé qui ont encore une théologie et une conscience – de l’état de nécessité dans lequel se trouve l’Église aujourd’hui : nécessité d’une réforme vigoureuse qui rectifie les erreurs qui perdent les âmes.

État de nécessité qui explique aussi la décision des sacres dans la Fraternité Saint-Pie X, pour préserver la pureté de la foi et de la morale dans l’attente de cette réforme qui – l’espérance dans la bonté de son Fondateur nous le commande – ne manquera pas de se réaliser à l’heure qu’il aura choisie.

(Source : La Croix – FSSPX.Actualités)

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“Il faut toujours veiller sur ces formes de religiosité traditionnelle”

Extrait de l’homélie du pape dimanche en Angola :

[…] Nous faisons l’expérience de la compagnie du Seigneur surtout dans notre relation avec Lui, dans la prière, dans l’écoute de sa Parole qui fait brûler nos cœurs comme celui des deux disciples, et surtout dans la célébration de l’Eucharistie. C’est ici que nous rencontrons Dieu. C’est pourquoi il faut toujours veiller sur ces formes de religiosité traditionnelle qui appartiennent certes aux racines de votre culture, mais en même temps risquent de confondre et de mélanger des éléments magiques et superstitieux qui n’aident pas dans le chemin spirituel. Restez fidèles à ce que l’Église enseigne, ayez confiance en vos pasteurs et gardez le regard fixé sur Jésus qui se révèle en particulier dans la Parole et dans l’Eucharistie. Dans les deux, nous faisons l’expérience que le Seigneur ressuscité marche à nos côtés et, unis à lui, nous aussi, nous vainquons les morts qui nous assiègent et nous vivons comme des ressuscités.

À cette certitude de ne pas être seuls sur le chemin s’ajoute également un engagement généreux, capable d’apaiser les blessures et de raviver l’espoir. En effet, si les deux disciples d’Emmaüs reconnaissent Jésus lorsqu’il rompt le pain pour eux, cela signifie que nous devons nous aussi le reconnaître ainsi : non seulement dans l’Eucharistie, mais partout où une vie se fait pain rompu, partout où quelqu’un se fait don de compassion à l’instar de Lui.

“La liturgie traditionnelle est en elle-même missionnaire”

Philippe Darantière, président de l’association Notre-Dame de Chrétienté, présente dans L’Homme nouveau le 44e pèlerinage de Chartres, autour du thème de la mission. Extraits :

L’association « Notre-Dame de Chrétienté » repose effectivement sur trois piliers : Tradition-Chrétienté-Mission. L’an dernier, nous avons traité de la chrétienté avec la doctrine du Christ-Roi, et nous avons aussi eu l’occasion de méditer régulièrement sur la Tradition. Le thème de la mission était moins exploré jusqu’alors et il nous a donc semblé que c’était une manière de répondre à l’appel à une « nouvelle ère missionnaire dans l’histoire de l’Église » lancé par le Pape le 5 octobre 2025. Cette formule est particulièrement forte : il s’agit d’un appel à la mission dans lequel nous devions nous inscrire. Aujourd’hui, nombreux sont les catéchumènes, convertis et recommençants, qui frappent à la porte de l’Église. Nous avons à répondre à leur désir d’être accueillis, à leur soif de formation doctrinale pour vivre pleinement leur foi au sein de l’Église. Il nous faut mettre au service de la mission les vérités de la foi que notre pèlerinage délivre dans ses enseignements.

C’est notamment par ces enseignements que votre pèlerinage est missionnaire…

Plusieurs dimensions de notre pèlerinage lui permettent d’être missionnaire : d’abord la tradition de l’Église qui nous a été transmise pour être propagée, comme le dit saint Paul : « Je vous ai transmis ce que j’ai moi-même reçu » (1 Co 15, 3). Ensuite, la liturgie traditionnelle, qui est en elle-même missionnaire car elle nous met en présence de celui que nous annonçons par le renouvellement non sanglant du sacrifice de Jésus sur la Croix. Enfin, la troisième dimension missionnaire de notre pèlerinage est le témoignage public que nous donnons quand nous traversons les villes, mais aussi la charité vécue entre pèlerins pendant ces trois jours. Notre pèlerinage aspire à être une chrétienté en marche. La mission, pour nous, est inséparable du règne social du Christ qui nous a laissé ce message à destination de nos concitoyens : « Allez, de toutes les nations faites des disciples ». […]

Outre ces trois jours, comment « Notre-Dame de Chrétienté » propose-t-elle à ses pèlerins de vivre concrètement la mission au quotidien ? Que veut dire « mettre notre pèlerinage en ordre de mission » ?

Afin d’être tournés vers ceux qui ne connaissent pas le Christ, il faut prolonger ce que nous vivons pendant ces trois jours, où nous recevons ce qui est nécessaire pour le transmettre à notre tour. « Notre-Dame de Chrétienté » invite donc tous les chapitres à réfléchir à la mission en actes concrets. Le lundi de Pentecôte, l’association distribuera une dizaine de milliers de brochures d’apologétique, une synthèse du livre de Matthieu Lavagna Soyez rationnel, devenez catholiques, afin de donner aux pèlerins des arguments rigoureux pour défendre leur foi. Nous avons aussi produit un tract sur la foi catholique que les pèlerins pourront emporter pour le distribuer ou le déposer dans des lieux de passage. Enfin, nous invitons tous les chapitres à prendre des initiatives missionnaires pour prolonger notre pèlerinage. […]


Il reste encore quelques places pour s’inscrire au 44e pèlerinage de Chrétienté, à la fois au sein des chapitres adultes, mais aussi au sein des équipes soutiens (ramassage des sacs, montage des tentes, mise en place des lavabos, sécurité des bivouacs, kinésithérapeutes… Ecrire à [email protected])

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