Un des indicateurs de la dévalorisation du baccalauréat est l'évolution du nombre de mentions très bien obtenues au bac
général depuis la fin des années 60:
1967: 0.3%
1974: 0.6%
1990: 0.8%
1997: 1.4%
2004: 3.3%
2006: 4.9%
2010:
7%
En 1987, dans la filière générale, 20% des bacheliers de la
France métropolitaine avaient obtenu une mention
(assez bien, bien ou très bien). Ils sont 56,7 % en 2010.
La conséquence ne s'est pas fait attendre:
"Sciences-Po Paris qui acceptait les élèves avec mention très bien sans
concours, a été obligée d’en durcir l’accès. Aujourd’hui, le prestigieux
institut de la rue Saint-Guillaume ne prend que 30% des candidats qui postulent
avec une mention très bien."


géraldine
La raison pour laquelle “le prestigieux institut de la rue Saint-Guillaume” ne prend pas plus de bachelier, c’est que pour faire plaisir à la Halde, il va prendre des élèves de minorité visible des banlieus, qu’ils feront entrer par la porte de derrière, avec un bac médiocre ou, à la limite pas de bac du tout.
ça s’appelle de la discrimination positive et c’est un moyen très sûr de mettre au pouvoir des moutons facilement manipulables qui obeiront bien les maitres.
Simon
Science-Po… c’est bien le machin qui recrute sur la personnalité, et dont le directeur peste contre les maths en prépa car c’est discriminatoire?
Exupéry
A force de faire de plus en plus de place aux aveugles…les borgnes sont rois !
senex
Filière :”Pièce d’acier pour étirer le métal et le transformer en fil d’une section déterminée”
C’est tout à fait applicable à notre système éducatif.Hélas !
Robert
“Prestigieux”…
Si un de mes enfants me confiait son désir d’intégrer ce temple de la pensée unique, de la pensée gauchiste, de la pensée maçonnique, j’en pleurerais des larmes de sang!
Ysengrin
“le prestigieux institut de la rue Saint-Guillaume…” (Sciences-Po), ou encore “Le prestigieux grand oral…” (ENA)
C’est fout ce besoin qu’éprouvent les gauchistes d’accoler systématiquement l’adjectif prestigieux à leurs écoles favorites, de peur qu’on en doute, peut-être ?
Lusso
Je crois que la mention “Très bien “est attribuée maintenant aux bacheliers qui font moins de 50 fautes d’orthographe dans leurs devoirs…
pg
@ Robert
Au contraire, il serait utile que beaucoup de nos enfants échappent à l’inquisition idéologique pour entrer dans ces deux écoles, afin que tous les diplômés qui en sortent ne soient pas des moutons formatés.
Car pourquoi fuir Sc. Po et l’ENA, plus que Normale Sup ou Polytechnique, HEC ou l’Essec, Centrale, et les nombreuses autres écoles de commerce, de management et d’ingénieurs : l’esprit qui y règne n’est guère plus enviable, ni dans le contenu des idées, ni dans l’atmosphère morale qu’à Sc Po et à l’ENA.
Si nos enfants doivent se terrer, pourquoi leur faire faire des études ?
Thibaud
Juste pour information : Sciences Po n’a jamais accepté 100% de ceux qui postulaient au titre de la mention Très bien : il y a toujours eu une sélection, sous la forme d’une “pré-sélection” (visant à éliminer par exemple ceux qui auraient obtenu la mention Très bien en ayant 20/20 aux matières de sciences exactes (maths, physique, biologie) et des notes moyennes dans les matières littéraires, les seules qui aient un rapport avec Sciences Po) suivi d’un “oral” où le taux de sélection a toujours été le même que dans tous les oraux de concours : 50%. Par conséquent, il est fort probable que la seule évolution ayant eu lieu depuis que cette voie d’accès à Sciences Pipo a été créée il y a une dizaine d’années est que le taux de sélection est passé de 40% à 30%.
Par contre, il est vrai que Descoings avait émis l’idée il y a deux ans (dans le journal de l’UNI-Sciences Po) de supprimer le concours d’entrée à Sciences Po en le remplaçant intégralement par un entretien d’embauche ouvert aux seuls étudiants à Mention Très Bien, arguant que cette mention était un excellent critère de sélection. Suite à une mobilisation de l’UNI qui avait obtenu un article dans Le Figaro et quelques autres journaux, Descoings avait renoncé à ce projet grotesque.
didier
bonjour,
en complément de votre information quelques commentaires intéressants ici
http://spesmethodologie.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=316:baccalaureat-des-mentions-tres-bien-a-foison&catid=61:crise-de-lenseignement&Itemid=56
levraisud
J’invite les auteurs de ces commentaires “aigris” quant aux mentions TB d’une part, et à Sciences PO d’autre part, à mieux se documenter et à réviser leurs positions.
1/ En section ES, il n’y a que 4% de mentions TB – mention accessible dès 16 de moyenne. Donc, une mention TB en ES avec 18 de moyenne (qui est en gros la moyenne requise pour intègrer Sciences Po), ce n’est pas donné à tout le monde, et c’est encore la preuve d’un excellent niveau général, compte tenu des coeffs qui sont tous équivalents dans cette section ES.
2/ Il est vrai qu’en S il y a inflation de mentions TB (10% des bacheliers). C’est dû aux coeffs très élevés sur les matières scientifiques où il est assez facile d’avoir d’excellentes notes pour les bons élèves (plus faciles que sur des matières littéraires).
3/ Sciences Po n’acceptait jusqu’à présent que 22% des candidats au titre de la mention TB (info vérifiable sur leur site). Les mentions TB retenues le sont sur leurs notes au bac (en dessous de 18 de moyenne, peu de chances)+ dossier scolaire de 1ere et Tale + lettre de motivation.
4/ Sur environ 1200 élèves admis chaque année en 1ere année de Sciences Po Paris, environ 250 viennent de pays étrangers, 125 viennent de lycées ZEP (ceux qui vous font frémir), 500 viennent sur mention TB (plus de 2000 dossiers présentés cette année), et 350 environ viennent par concours – concours qui a regroupé cette année plus de 4500 candidats !!!
La sélection reste donc draconienne à l’entrée de cette école qui se classe aujourd’hui parmi les plus prestigieuses de France et du Monde – n’en déplaise à tous ceux qui n’y ont a pas eu accès !!!