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L'Eglise : Benoît XVI / L'Eglise : L'Eglise en France

Benoît XVI montre “la nécessité pour l’homme contemporain, sûr de lui, bavard et faussement autonome, de calmer le jeu”


PmzsSous la plume du père Michel Zanotti-Sorkine : 

"Le pape n’est pas parti. Loin de là ! Par son geste inattendu et presque unique, le voici qui arrive enfin dans les esprits et passe à l’Histoire. Quel coup de maître de la part du Saint-Esprit qui le conduit ! Le Souffle divin ne pouvait pas faire mieux que ce coup d’éclat qui n’en a pas l’air pour maintenir ce « Joseph », charpentier de la théologie, comme un trésor dans les consciences. Certes, nous ne verrons plus son visage au sourire mesuré — mais tellement vrai ! Nous allons perdre de vue sa silhouette fragile, inquiète, inadaptée aux dimensions de l’univers dont il eut la charge, nous allons peut-être même (ce serait dommage !) égarer ses livres, oublier ses encycliques, laisser sous la poussière d’une étagère son Jésus de Nazareth, mais lui, cet homme, ce prêtre, ce pape, il va rester en nous, je l’assure, comme un être à part, ce que le chrétien doit être. On a salué, y compris ses ennemis bornés et souvent infamants, sa large intelligence et son érudition — il eût été difficile de penser le contraire — mais ses efforts de chaque jour pour tenir l’Église debout et fidèle à son Christ, sous le feu d’un contexte universel qui l’attendait, non en face mais au tournant, peu d’êtres les ont recueillis et salués. Tant pis pour nous qui avons toujours un pape de retard !

Si, par son dernier geste pontifical, qui n’est pas une bénédiction, mais un au revoir de la main, Joseph Ratzinger révèle la grandeur de son être uniquement harnaché à son Dieu, éloigné de toute gloire mondaine, il y a mieux : sans grand bruit de mots, ce qui est un comble pour celui que l’on maintenait dans le camp des intellectuels et même des professeurs qui, paraît-il, ne comprennent rien au réel, il offre à présent une dernière chance à l’humanité en lui montrant par le simple fait de sa démission qui n’est autre qu’un engagement, la nécessité pour l’homme contemporain, sûr de lui, bavard et faussement autonome, de calmer le jeu. Et, par un saut radical dans l’intériorité, de rejoindre sa Source. Demain, si les heures se couvraient d’ombres — on ne sait jamais ! — il est une chose certaine, c’est que nous ne pourrions pas accuser Benoit XVI de silence !

Cet homme nous a dit la vérité, la seule, la vraie qui, aujourd’hui, au grand jour, transpire de son front : à la fin, c’est l’humilité qui gagne !

En se retirant sur la montagne, avec l’Église non plus sur les épaules, mais dans le cœur, celle-ci n’a rien à craindre, puisque la prière des saints comme celle des humbles est infaillible. Bon travail, très Saint-Père… et mille fois merci !"

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4 commentaires

  1. Il se trouve quand même un évêque pour lui faire la leçon : “Lorsqu’on est pape, on assume jusqu’à la mort” a asséné Mgr Minnerath, de Dijon.
    Alors que le Saint Père a déclaré “Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises” Mgr Minnerath parle de “changements pareils introduits comme ça à la hâte sans qu’on mesure toutes les conséquences” !!!!
    Et encore “cette relation mystique de la relation du pape au Christ ne doit pas être effacée par une décision qui fait qu’ont dit, bon, je me retire…”
    http://podcast.rcf.fr/emission/239320/547464

  2. Viva el papa Viva…
    Merci père Zanotti de dire, d’ecrire et d’exprimer ce que nous sentons si profondément… j’en profite pour vous remercier des sermons accessibles sur votre blog de l’amour en éclat..!

  3. Merci, Père Sorkine, d’avoir dit tellement mieux que nous ce que tous nous pensons…On le savait déjà l’homme de toutes les béatitudes, parmi les cœurs purs, les artisans de paix, les affamés de justice,avec toute la force des doux…Alors on voudrait bien ne pas jouer les Madeleine en le regardant partir, en regrettant de ne pas le retenir encore un peu,
    ce Benedictus Patris nostri que le Seigneur nous a prêté pour le temps des semailles.

  4. Mon Père,
    Comme nous l’avons fort bien compris, c’est tous ensemble que nous pouvons avancer sur le droit chemin. Nous vous informons avoir publié votre article sur Benît XVI sur le site BAFS89 dans la rubrique actualité.
    Notre DIEU n’est-il pas avant tout un DIEU d’amour identique au sein de toutes les religions, les églises et nous tous. MERCI.
    La Présidente BAFS89 :
    Mme DE RYCKERE.C

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