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Monseigneur Migliore : Benoît XVI, le “pape vert” ? Quelle réduction…

Non, le Pape n'est pas que "écolo" : Monseigneur Celestino Migliore est chargé de conduire la mission du Saint-Siège au sommet de Copenhague. Dans un entretien à Radio Vatican, il donne les grandes lignes du message qu'il se doit de transmettre.

L'idée principale :

"Le changement climatique s’insère dans le contexte plus ample de la sauvegarde de la Création".

Le rappel d'invariants de l'Église : le devoir de l'homme de sauvegarder la Création et d'aider les plus pauvres.

Mcm "L’environnement est un don de Dieu qui a sa valeur propre, nous devons le cultiver comme le dit la Bible (…)

Je ne sais pas si on peut vraiment parler d’évolution. Mais de toute
manière, il convient de tenir compte de l’accent spécifique dicté par
les circonstances qui, elles, changent. La protection de
l’environnement aujourd’hui reste toujours un devoir moral :
sauvegarder la création de Dieu.
Mais en même temps, elle devient aussi
un devoir de justice envers les plus vulnérables aux calamités
naturelles,
même si les calamités provoquées par l’homme sont limitées.
Puis il y a une responsabilité commune et différenciée, un devoir de
solidarité au sein d’une même génération et entre les générations".

La contribution opportune du Saint-Siège :

"Se mettre d’accord ou préparer le terrain d’un accord contraignant
n’implique pas seulement la définition d’objectifs, d’indicateurs, de
chiffres ou d’une planification
. Cela exige une motivation très ferme,
des perspectives et des priorités qui sont centrées sur la personne
humaine,
les populations des pays pauvres et vulnérables. C’est
justement à ce niveau que le Saint-Siège apporte sa contribution la
plus importante
(…)

on trouve de plus en plus dans les journaux des références à Benoît XVI
comme le Pape « vert ». C’est une définition bienveillante et
sympathique, mais qui manque d’ampleur
. La véritable contribution du
Pape et de l’Église
au débat et à la concertation politique, c’est
plutôt d’offrir des motivations profondes afin que des mesures
législatives et techniques s’inspirent d’une solide culture du respect
et de la promotion de l’environnement
".

C'est ce point précis, la priorité de centrer le débat sur la personne humaine (sa dignité, le respect de sa vie, etc.) que refusent les décideurs politiques et économiques réunis à Copenhague.  C'est sur le devoir de reconnaître cette priorité comme antérieure à toute décision et comme principe à la réflexion sur l'écologie, qu'ont divergé malheureusement plusieurs catholiques malgré l'enseignement clair et répété du Saint-Siège (merci monseigneur pour ce nouveau témoignage) et du Pape comme par exemple sa dernière encyclique Caritas in veritate :

BXVI "Pour préserver la nature, il n’est pas suffisant d’intervenir au moyen d’incitations ou de mesures économiques dissuasives, une éducation appropriée n’y suffit pas non plus. Ce sont là des outils importants, mais le point déterminant est la tenue morale de la société dans son ensemble.
Si le droit à la vie et à la mort naturelle n’est pas respecté, si la
conception, la gestation et la naissance de l’homme sont rendues
artificielles, si des embryons humains sont sacrifiés pour la
recherche, la conscience commune finit par perdre le concept
d’écologie humaine et, avec lui, celui d’écologie environnementale.
Exiger des nouvelles générations le respect du milieu naturel devient
une contradiction, quand l’éducation et les lois ne les aident pas à se
respecter elles-mêmes".

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7 commentaires

  1. cher Lahire, le “centre”, comme vous dîtes, ce n’est pas l’homme.
    [Je reprends, certes à mon compte, une expression de monseigneur Migliore. Lahire]
    C’est Dieu.
    je sais que ce genre d’expression est très courue. Mais elle exprime parfaitement non pas la théologie chrétienne, mais la pensée maçonnique.
    [Vous auriez raison dans une certaine mesure, si vous n’aviez estompé l’expression “la personne humaine” à laquelle vous substituez “l’homme”. La personne humaine est entendue dans l’Église dans toute ses dimensions – la première étant bien sûre “verticale” (vers Dieu) -. Aussi, après avoir rappelé la primauté de Dieu en rappelant les devoirs de l’Homme envers Lui (dont fait partie le respect de la Création et de la charité envers les plus pauvres), il n’y a aucune difficulté à traiter l’analyse des solutions en rappelant que tout problème humain doit être abordé en gardant présent à l’esprit l’importance première de la sauvegarde de la personne humaine et la nécessité que les solutions soient centrées aussi sur la personne humaine, entendue selon l’enseignement de l’Église et donc respectueuse de la Primauté de Dieu.
    Lahire]

  2. La crise économique doublée de la crise écologique ne sont rien. La vraie crise est une crise morale. La France, pays des droits de l’homme, tue chaque année, 210 000 enfants dans le ventre de leur mère. Et elle a la prétention de faire la morale au reste de l’humanité! De qui se moque-t-on? Les droits de l’homme ne sont rien si les Droits de DIEU ne sont pas respectés. Nous ne récoltons que ce que nous avons semé et nous ne sommes pas au bout de nos surprises si nous n’avons pas la volonté politique de redresser la barre. Les lendemains qui déchantent sont à notre porte, encore un peu de patience et nous allons voir s’effondrer tous ces beaux partis qui n’ont qu’une ambition, non pas le mieux être de leurs concitoyens, mais le pouvoir pour le pouvoir.
    Merci!

  3. cher Lahire,
    ne jouons pas sur les mots.
    Le centre, c’est Dieu, ce n’est pas l’homme (personne humaine ou ceci ou cela).
    Il est faux de parler de “la nécessité que les solutions soient centrées AUSSI sur la personne humaine”. C’est un tour de passe-passe sémantique, l’adverbe AUSSI permettant de tout concilier alors que c’est inconciliable.
    Voyons les choses en face, telles qu’elles sont, dans le silence, et pas en faisant de la prose.
    [Bonne résolution in fine. Merci. Lahire]

  4. C’est un peu réducteur, mais en même temps très représentatif du niveau de culture générale des populations. Au dela du “vert” rien n’existe, par ignorance et propagande incessante toute préoccupation plus élevée est occultée dans les esprits.

  5. à Bourgignol:
    vieille rengaine lefebvriste que de prétendre que depuis Vatican II a été instauré la religion de l’homme au détriment de Dieu. Marteler la primauté de la personne humaine c’est bien rappeler le droit intangible à la vie, don sacré.C’est déjà en soi évangéliser! Cessons donc ces pinaillages de mauvais aloi et saluons le courage de l’Eglise qui ne défaille pas dans sa mission quand elle milite en faveur d’un commandement divin. Désolé mais ce genre de procès d’intention envers l’Eglise contribue, tout comme les sottises modernistes, à déchirer encore un peu plus la tunique du Christ.

  6. Quisutdeus devrait changer son nom en quisuthomo.
    Toute la question est là !

  7. Effectivement, Quisutdeus soulève une vraie question : qu’entend l’Eglise quand elle parle de l’homme et de la personne humaine ? Benoît XVI l’a dit dès son discours d’intronisation : c’est l’homme fait à l’image de Dieu et pour l’Eglise, tout se mesure à l’aune de l’Homme parfait : c’est à dire le Christ fait homme, vrai Dieu de toute éternité, et vrai homme de toute éternité. C’est cela la conception théologique traditionnelle qui ramène tout au Christ, centre cosmique de toute la création et de toutes nos préoccupations et c’est avec ce prisme qu’il faut lire les documents de l’Eglise, et non pas en s’imaginant que l’Eglise et son Enseignement puisse se réduire aux conceptions révolutionnaires des droits de l’homme…
    LA raillerie finale de Bourguignol est-elle bien utile ? Ou est-ce faute d’arguments face à une remarque qui porte ?

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